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interviewLe Dauphiné Libéré· 20 mars 2026 58 min

Municipales 2026 à Grenoble : Carignon/Ruffin, retrouvez le face à face en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Laurence Ruffin, Alain Carignon, bonjour. Bonjour. Bonjour.

Merci d'avoir accepté de débattre une nouvelle fois ici au cœur de la rédaction Grenoblos du Dauphin et libéré à 3 jours du deuxème tour des élections municipales. Le débat sera filmé. Il sera ensuite visible sur nos réseaux sociaux, notre chaîne YouTube, notre site et on fera l'analyse dès demain dans notre journal papier.

On vous demande un échange respectueux. Le temps de parole de chacun sera décompté. L'écran qui vous sert de boussole est ici.

Pendant près d'une heure, nous allons revenir sur les sujets qui préoccupent les grenoblois et on va commencer tout de suite par une séquence assez politique. Clément, alors on va revenir en arrière sur le premier tour dimanche passé. À l'incarignon, vous avez récolté 27,04 % des suffrages tandis que Laurence Rufin, vous avez obtenu 26,33 % des voix.

Ça veut dire que la moitié des électeurs n'ont voté pour aucune de vos deux listes et je précise également qu'il y a eu 60 % des lecteurs qui sont déplacés. Comment vous analysez ce ces résultats ? Et on commence donc par vous madame Ruffin et vous avez 2 minutes.

Bah écoutez ce qu'on voit c'est que les Grenobois ont largement voté pour un projet de gauche à 58 % que à gauche on était divisé comme souvent. Donc il y avait sep listes à gauche. Donc ça s'est largement réparti sur les sep listes.

Alors qu'à droite bah monsieur Carignon a capté a sifoné la droite des Macronis jusqu'à l'extrême droite. Donc nous notre responsabilité depuis depuis dimanche c'est de faire l'union ce qui est d'ailleurs est attendu par une majorité de Grenoblois. Donc c'est ce quoi nous avons travaillé depuis dimanche faire l'Union et nous nous projetons aujourd'hui et nous proposons une liste de deuxème tour qui fait l'union à gauche autour de de 14 parties et mouvements autour de la société civile du monde économique associatif.

C'est comme ça que nous vous avons composé notre liste et c'est comme ça que nous sommes déterminés à porter un projet parce que nous aimons notre ville, nous sommes fiers de notre ville et nous avons envie que Grenoble reste une ville à gauche, une ville progressiste et une ville écologique. Monsieur Carnion, comment vous analysez ces résultats ? Bah premier tour, j'analyse comme un désaveu de la majorité sortante puisque 70 % des Grenoblis ont voté contre la continuité d'Éric Piol, ce qui correspond d'ailleurs à peu près au sondage que vous avez vous-même réalisé au Dauphiné.

Euh au au 2e tour, nous appelons ces grenois à se manifester pour poursuivre dans le changement et je voudrais quand même les mettre en garde à ce stade euh sur la campagne de de haine dont je suis victime, injurieuse et hordurière avec des tractes dans toutes les boîtes aux lettres et aussi des tractes anonymes qui sont collés sur les arrêts de bus ces derniers jours. Il y a une violence considérable qui s'exerce contre moi et je voudrais mettre en garde les grandes lois pour leur expliquer que ça résulte d'une panique du camp d'en face qui est inquiet de de perdre le pouvoir et qui utilise toutes les méthodes les les plus abjectes pour me salir et salir donc tous les Grenoblois qui nous ont fait confiance. Alors je peux vraiment pas laisser dire ça parce que c'est du mensonge complet.

Moi, je vais dire ce ce qui se passe depuis depuis le début de la campagne. J'ai une campagne d'intimidation, une campagne de mensonge sur les réseaux sociaux. Je vais citer un fait.

Il y a eu un il y a eu des des vidéos qui ont été faites sur les réseaux sociaux. Je vais en citer une qui est particulièrement choquante, mais il y en a plein d'autres. C'est monsieur Medy Benfredge, un de vos soutiens qui a fait une vidéo de moi dans la rue agressé par deux hommes mises par terre.

Et c'est ça les vidéos, c'est tous les jours comme ça. Tous les jours comme ça sur les réseaux sociaux. Donc nos équipes ont décidé de cumuler toutes ces toutes ces tous ces mensonges, toutes ces haines sur ma vie, sur ma famille, sur mon entourage pour dire que stop, on ne veut pas de ces méthodes de voyou dans notre ville, on veut arriver avec des faits.

D'ailleurs, aujourd'hui, moi je suis arrivé avec un dossier parce que j'en ai marre des des moments où on échange et où on me dit que ce sont des mensonges. Donc, je suis avaiit arrivé avec un dossier sur chacun des faits dont on va parler aujourd'hui. Et j'espère que monsieur Carignon fera la même chose.

Mais pardon mais moi je je pardon mais aujourd'hui aujourd'hui il y a des faits. Il y a dans les boîrelettes des tractes injurieux, il y a sur les arrêts de bus tous les grenoblois qui se promènent et qui peuvent le contrôler des tractes anonymes qui sont non signés qui sont collés contre moi avec des propos horduriers. Ça ce sont des faits que sur internet les uns et les autres nous soyons très attaqués.

C'est pas moi qui qui vais dire que je ne le suis pas mais cela c'est pas possible. Là, ça n'a rien à voir. C'est une campagne organisée de diffamation et d'injure et de disqualification qui est considérable d'une très grande ampleur et qui montre et qui et qui démontre que le pouvoir sortant est aux abois et veut utiliser toutes les méthodes pour empêcher le débat qui doit avoir lieu.

Moi, je mets en garde les Grenoblois, je leur dis nous ne répliquerons pas nous ne répliquerons pas à ces tractes orduriers qui sont actuellement distribués dans toutes les boîtes au lettres et sur les arrêts de bus. Mais nous les nous les mettons en garde, nous leur disons "Ne vous laissez pas abuser par cette campagne que je connais bien, dont j'ai l'habitude euh et qui est conduite et qui montre d'ailleurs que la violence qu'Éric POL avait avait organisé au sein du conseil municipal va s'aggraver avec euh Laurence Ruffin et LFI parce que je pense qu'il y a aussi la marque LFI. Madame Ruffin, on va vous laisser 30 secondes pour répondre et après on va passer à la question suivante.

Écoutez, c'est complètement inadmissible. D'abord des tractes et des campagnes d'affichage. Je le regrette.

Moi aussi tous les jours, j'ai des tractes et des affichages dans la rue qui me concernent et effectivement ça n'est pas acceptable d'avoir ce type de campagne. Maintenant, ce qui se passe aujourd'hui entre nous et vous n'a rien à voir. Moi, je suis subi sur votre blog des mensonges quotidiens.

Je subiis sur les réseaux sociaux des montages. On y a d'une violence mais monsieur Carignon, d'une violence inadmissible. C'est de l'intimidation.

Mais je n'ai pas peur. Notre équipe. Je n'ai pas peur.

Dès le début, on m'a dit qu'il y avait une une volonté de me faire arrêter. Mais je vais me battre, je vais me battre parce que je considère que nous devons faire de la politique. Moi je pense que ce ne sont pas des méthodes que nous pouvons accepter dans la démocratie, dans la répos méthodes madame.

La violence, la violence nous l'avons subi par Éric Piol pendant 6 ans. Nous la subissons maintenant avec LF donc qui eu le temps d'échanger sur le sujet. Je vais je vais vous citer quelque chose quand même qui est le directeur de communication l'ancien directeur de communication de monsieur Carignon qui écrit "La rumeur publique est le meilleur allié ou le pire adversaire d'un homme politique. 10 15 personnes suffisent à propager une rumeur.

Vous n'avez pas approuvé ce qui est dit. La rumeur calomnieuse n'est pas attaquable en justice. Je pense que on a c'est pas du tout une justification de la la rumeur, c'est au contraire montrer le danger de la rumeur.

Et moi je ne pratique jamais cela madame. Je me bas sur mon programme et les attaques violentes dont je suis victime aujourd'hui, les injures que vous-même d'ailleurs vous avez reproduit vous-même vous-même. ici dans les débats vous les avez fait vous êtes sans arrêt dans la conseille de donner des informations je donne de l'information parce que vous faites de la désinformation et c'est ça don pendant 6 ans a voulu empêcher le débat et vous voulez l'empêcher également on va passer aux questions de programme.

On va revenir on va revenir sur la situation aussi comment on l'a fait pour le premier tour on l'avait fait aussi pour le premier tour. Donc vous regarderez ces vidéos et les vous regarderez les arrêts de bus et les tractes. Alors on va parler justement de ce deuxième tour en vous demandant qu'est-ce que vous avez fait qu'est-ce que vous faites pour convaincre ces indécis ?

Comment vous allez les voir ? Et on revient pas sur les voilà sur les polémiques concrètement. Qu'est-ce que vous faites hier ?

Vous aviez tous les deux un meeting à l'incarignon, c'est vous qui commencez. Écoutez, nous nous expliquons évidemment qu'il y a un besoin de changement, que la ville a besoin de retrouver donc la sécurité, la propreté et l'attractivité, tous ces éléments qui lui manquent. Et on a aujourd'hui une coalition complètement folle entre Laurence Ruffin et Alan Brunon avec un Allan Brunon qui explique que l'accord tel qu'il a été défini laissera très peu de marge de manœuvre à madame Ruffin.

On y reviendra sur cet aspect tout à l'heure. Oui enfin on y reviendra. Vous me dites qu'est-ce que on va dire au Grenoblois ?

On va leur dire si vous choisissez ce type de coalition, c'est une ville paralysée, c'est une ville chaotique. On va avoir, pardon, mais excusez-moi du mot, mais il a beaucoup été utilisé pour l'Assemblée nationale, une bordélisation du conseil municipal avec des élus à boyeurs qui vont être là dans un conseil et empêcher toute décision. Tout d'ailleurs véritable débat.

Donc pour Grenoble, dans les difficultés que la ville rencontre, élire une telle coalition, c'est choisir la paralysie. On avait d'ailleurs un peu vécu ça à la métropole. avec ces ces différentes gauches qui s'affrontaient et qui ont paralysé le développement du territoire.

Madame madame, moi je vois qu'il n'y a aucune proposition. [rires] C'est j'en suis ravi. C'est c'est juste non, je j'entends que votre campagne c'est de faire campagne contre nous mais c'est comme ça depuis le début.

Alors nous en fait ce qu'on fait c'est que on s'est lancé dans une grande campagne. Hier on a fait un grand meeting où il y avait plus de 1000 personnes avec un grand rassemblement des partis politiques puisqu'on en a 14 qui nous soutiennent mais aussi de la société civile parce que je crois qu'il y a une grosse mobilisation aujourd'hui euh des musiciens d'artistes de personnalités politiques qui ont envie que Grenoble reste une ville progressiste, une ville écologique, une ville à gauche. Crois que moi, moi je suis très fier de ma ville.

Je vais vous dire quand je parle de Grenoble, j'ai envie qu'on en parle bien. Je n'ai pas envie qu'on parle sans cesse des difficultés qui ont dans la ville, même si j'en suis je suis préoccupée par l'amélioration des conditions de vie dans la ville et je souhaite vraiment porter cela. Maintenant, pourquoi je me suis engagé à Grenoble aujourd'hui ?

Je me suis engagé parce que je suis une grenobloise, j'ai choisi cette ville. J'étais dans le monde économique, j'ai porté un projet qui se porte très bien puisque Alma est une structure qui euh euh qui est classée parmi les 6 % des entreprises les plus solides, une entreprise dans laquelle les gens vont bien. Je me suis engagé dans le monde associatif à Grenoble, dans le monde coopératif et je me suis dit que j'avais envie que cette ville, elle continue à rayonner, à briller, à faire en sorte qu'on vive bien dans cette ville et c'est comme ça que je m'engage.

Depuis dimanche, nous sommes à la fois très fortement sur le terrain en porte à porte tous les soirs, en discussion avec les habitants et avec les habitantes, en mobilisation des réseaux associatifs, économiques avec un très grand nombre de soutiens qui nous disent qu'on ne peut pas faire un retour vers le passé et qui ont envie de porter un projet vers l'avenir, un projet de coopération, de protection, d'audace que nous portons. Donc nous sommes en mobilisation très large autour de la gauche, mais pas que. Et c'est ça qui est intéressant, c'est-à-dire que moi je m'adresse à tous les Grenoblois et Grenobloises en disant en fait c'est un projet de de bien vivre dans votre ville aujourd'hui et demain que nous portons.

C'est un projet pour ne pas repartir dans le passé et on voit qu'il y a une très forte mobilisation aujourd'hui. Alors après le premier tour, on l'a vu très clairement sur la carte de vote des bureaux, il y a une fracture assez nette dans la ville. C'est-à-dire que le sud est plutôt en votre faveur, monsieur Carignon, le nord pour vous, madame Ruffin.

Est-ce qu'on peut réconcilier et dire oui à Grenoble dans ces conditions ? Vous avez là aussi 2 minutes pour répondre. C'est à vous madame Ruffin.

Je pense que ce que nous devons porter, c'est un projet pour tous les Grenoblois et Grenobloises. Un projet à la fois qui s'intéresse à la question du logement, du transport, de la santé, de la sécurité, de la du cadre de vie, du commerce de proximité. et on doit tout autant s'adresser aux plus jeunes comme aux aînés, au quartier du centre comme au quartier plus périphérique ou du sud.

Et ça c'est le projet que nous avons envie de porter. Et dans ce cadre-là, le fait d'avoir une alliance large de la gauche, parce que quand vous regardez et quand vous faites l'union à gauche, ben en fait, on voit bien que dans des quartiers sud, comme dans les quartiers nord, nous redevenons très largement majoritaires. Et c'est aussi ça le projet que nous devons porter demain, avoir une attention au quartier populaires à la fois en allant discuter avec les personnes et en prenant en compte leur avis, mais aussi en faisant en sorte par exemple qu'il y ait des euh de la santé qui soit accessible dans les quartiers, qu'on travaille particulièrement sur le périscolaire, sur les associations sportives, les associations culturelles pour faire en sorte que la vie se passe partout dans la ville.

Est-ce que ça vous a étonné madame Ruffin ce ce découpage ? Non, ça m'a pas étonné. Ça m'a pas étonné euh mais je crois que c'est un travail de longue haleine, c'est-à-dire que on là notre alliance va nous permettre finalement d'équilibrer nos résultats au 2è tour, mais dans dans la durée, il nous faudra travailler pour faire en sorte que globalement parce que globalement il y a quand même une très forte abstention dans un certain nombre de quartiers au-delà des résultats.

Donc je pense que notre responsabilité c'est aussi d'aller réintéresser les habitants de tous les quartiers. C'est aussi pour ça qu'on a fait des matchs de foot dans les quartiers, qu'on a fait la BD qui permet aussi de s'adresser à des à des jeunes parce que Grenoble est une ville jeune avec 60000 étudiants. S'adresser à des personnes qui s'intéressent pas à la politique et se dire "Demain, on devra trouver des moyens de discuter, de faire émerger les préoccupations d'autres manières pour faire en sorte que la ville elle se fasse tous ensemble et pas avec les personnes qui qui avec certaines personnes qui se sentent ébloyé de la politique." Merci monsieur Caragnon, comment est-ce que vous vous analysez ce cette répartition des votes ?

Vous avez prononcé le mot réconcilier Grenoble. Euh c'est l'objectif de notre liste. Il y a deux métropoles, une qui gagne et une qui perd.

Une qui est oubliée, qui a été ghettoïée par des politiques du logement catastrophiques, avec une popérisation considérable et des populations très en difficulté ont fait vivre à des familles modestes des situations que ni Laurence Ruffin ni moi ne supporterion. Et ça c'est une politique municipale qui a été conduite avec l'abandon, vous le savez, fermeture des MJC, prémol, théâtre, plateau, municipalisation de de la Cordée. Dans tous ces quartiers, ça a été l'abandon complet, le mépris qui a été qui a caractérisé la politique dite de gauche.

Et c'est la raison pour laquelle il y a une réaction des populations. Quand Laurence Ruffin dit en intégrant LI, nous intégrons ces personnes. Mais LFI ce c'est un groupe d'opposition donc onintègre rien du tout et on ne résout absolument pas ces problématiques.

Nous nous voulons mettre nous avons un plan un plan de prévention tout à fait développé. Nous voulons que pas un jeune de moins de 18 ans ne bénéficie pas d'une activité hors temps scolaire qui soit organisée entre la ville et les associations. Nous voulons ensuite au-delà de 18 ans mettre une organisation qui nous permette de donner de faire des passerelles avec la métropole qui réussit et j'ai réuni toutes les entreprises pour le faire pour qu'elles soi ensuite là demain pour aider ces jeunes à trouver des portes de sortie en parallèle bien sûr à au rétablissement de de la sécurité dans les quartiers car il y a une demande considérable de sécurité et demande des caméras de vidéoprotection il demande une police qui puisse sortir et venir chez eux y compris le soir et la nuit nuit évidemment, ce qui signifie que qu'elle puisse se défendre.

Donc c'est cet ensemble-là qui est très cohérent, très complet, qui va nous permettre de répondre à ces populations qui d'ailleurs pour la plupart d'entelle qui ont voté euh euh pour euh Alan Brunon contre la municipalité sortante, puisqu'il a fait campagne contre la municipalité sortante en disant que Laurence Ruffin, c'était la prolongation du mépris de la politique municipale. Donc ces populations qui ont voté en croyant voté contre, elles vont elles sont pas elles sont lucides, elles ont compris qu'elles étaient trahi et donc je pense que elles vont continuer à voter pour un changement. Merci.

On va justement parler des alliances maintenant. Monsieur Carignon, vous avez vous aviez trouvé un accord avec Renaissance et Modem avant le premier tour. Euh le candidat du RN, Valentin Gabrique, vous avez fait de lourds appels du pied au débat du premier tour qui s'était tenu ici.

Vous n'avez pas répondu à ces appels. Vous savez, moi j'ai je depuis le départ j'ai 240 engagements pour Grenoble. Nous avons travaillé depuis 2 ans dans des groupes en recevant tous les acteurs de la ville, les acteurs culturels, les acteurs sociaux, les acteurs économiques.

Nous avons élaboré ce ce projet d'une façon qui est qui a été vraiment un dialogue citoyen énorme et qui répond aux aspirations de la ville. Nous l'avons construit ensuite une liste extrêmement diversifiée avec des personnalités très différentes. Beaucoup d'acteurs associatifs, de présidents du autre quartier, de d'acteurs du secteur de la solidarité, du social, de tous les niveaux qui se sont engagés.

Et donc je n'ai jamais triché. J'ai toujours dit que ma liste serait la même au premier, au second tour. Euh, je n'ai pas trahi mes valeurs.

Moi euh je n'ai pas changé, j'ai défendu la même chose et nous défendons la même chose aujourd'hui. Et moi, je simplement je dis aux Grenoblois qui ont manifesté leur volonté de changement en ne votant pas, en désavouant quand même la majorité sortante. Une majorité sortante qui n'a pas osé défendre son bilan, une majorité sortante qui a caché le maire sortant la plupart du temps.

Et donc je dis à ces grenoblois là, comment pourriez-vous retonner confiance aux même en pire ? Parce que là, nous avions 13 éléfis au conseil municipal qui feraient de l'opposition permanente, ce qui serait une situation impossible pour le maire. Il n'y aurait pas de maire.

Est-ce que vous appelez les électeurs du RN à voter pour vous ce ? tous les électeurs du premier tour, ceux qui ont voté pour Alan Brunon, ceux qui ont voté pour monsieur Gabriac, ceux qui ont voté pour monsieur Gerby, ceux qui ont voté pour Romain Gentil, tous les électeurs qui veulent un vrai dialogue, qui veulent que on les respecte tous, qui ne veulent pas de cette violence politique qu'on a vécu pendant 6 ans qui a consisté à exclure tout ce qu'il ne pense pas, comme la majorité municipale qui est en train de reproduire Laurence Rupfin. enfin en en injuriant au fond ceux qui votent pas pour eux.

Moi je ne veux pas. Donc moi je je ne le veux pas. Je pense que notre le travail du maire c'est la médiation, la coordination et la cohésion de la ville.

Merci. On va rester sur les alliances. Ce candidat de divers Gerb n'a pour l'instant pas donné de consigne de vote.

Son parti en revanche Horizon, parti qui le soutient, a lui appelé hier à réaffirmer son soit d'alternance à Grenoble face au risque que représente la candidature de Laurence Ruffin et de ses nouveaux coliciers de LFI. Est-ce que vous, monsieur Carignon, demandez à monsieur Gerby de se prononcer en votre faveur ? B non, moi je ne demande vraiment rien à personne.

Je je m'adresse vraiment pas du tout. Je suis pas pour les combinaisons d'appareils de type de ce qu'a fait Laurence Rufflin parce que je pense pas que ça corresponde, pardon mais à la politique moderne. Ça paraît pas très moderne ce système de d'intégrer un groupe qui va être dans l'opposition et qui va vous combattre pour pouvoir être élu.

C'est pas des pratiques tellement pardon mais euh euh exemplaires. Et donc euh moi je moi je moi je moi je souhaite je souhaite vraiment euh je dis aux hommes, chacun euh se décide en conscience mais moi je m'adresse au Grenoblois et et c'est eux que que j'appelle à voter pour le changement. Alors on va justement rester dans ces alliances en venant vers vous.

Vous êtes allié donc avec un accord technique, c'est comme ça que vous l'appelez. Donc avec les filles dont le candidat, vous avez quand même pas épargné, on l'avait vu ici pendant la campagne, il avait eu aussi des mots très durs envers certains de de vos codistiers. Euh il a même dit euh hier en conférence de presse que cet accord vous laisserait très peu de marge de manœuvre.

Vous l'avez vous l'avez évoqué. Il veut même avoir un groupe autonome au conseil municipal. Comment avec tout ça vous allez pouvoir gouverner cette ville ?

Bah écoutez, c'est très simple. D'abord, moi j'ai toujours porté l'union, contrairement à ce que vous dites. Toujours, c'està-dire vous m'avez toujours entendu dire que je voulais porter l'union de la gauche des écologistes et des citoyens.

Et d'ailleurs, nous avions commencé avec une union large. Ce que nous portons aujourd'hui, c'est 14 parties et mouvements de gauche, des mouvements très diversifiés que nous rassemblons. La gauche humaniste, la gauche progressiste, la gauche écologiste et qui fait l'unité de ce qui porte nos valeurs à Grenoble.

Et c'est ce que nous avons voulu rassembler aujourd'hui. C'est une liste qui est composée pour partie de personnes engagées dans ces parties et pour moitié des personnes engagées dans la société civile, dans le monde associatif, dans le monde culturel, dans le monde sanitaire. Moi-même, je ne suis pas issue de l'ancienne majorité.

Donc je je n'ai pas vous voulez me faire porter un bilan qui n'est pas le mien. Moi, je suis porte et ben si l'équipe actuelle. Euh aujourd'hui, moi je suis à la fois très fière de m'inscrire dans cette histoire de Grenoble, une histoire démocratique et écologique.

Et en même temps, je suis issue de la société civile et je porte un nouveau projet pour Grenoble. Et je crois que c'est ce qui est attendu aujourd'hui. Un projet qui soit à la fois très fort sur ses valeurs, très fort sur des valeurs euh de de féminisme, d'antiracisme, de lutte contre les discriminations, d'humanisme et en même temps une attention au quotidien à bien faire les choses.

Et ce que j'ai toujours fait dans ma vie professionnelle et ma vie associative. Mais quand Al Brunon dit que vous aurez peu de marge de manœuvre, c'est quand même euh fort. Comment vous le comment vous le prenez vous ?

Ben non, moi je le prends. Je je considère que aujourd'hui la majorité nous Ou Grenoble avons la majorité dans le futur conseil municipal. Donc ça veut dire que le projet qui est proposé c'est bien le projet de de Oui.

Grenoble, le projet que nous avons. Alors on va pas faire une bataille de mesures, he on a 150 mesures, mais je crois pas que ça soit l'objectif de dire qui a aussi été construit de façon très coopérative puisque je pense que il y a que ça que je sais faire. Donc euh on l'a fait avec les habitantes et habitants par des multiples entretiens et réunions pour arriver à ce projet que nous avons présenté au premier tour et que nous présentons au 2e tour et nous sommes majoritaires.

C'était ça l'objectif de du rassemblement, c'était de dire nous oui Grenoble voulons être majoritaire dans la future majorité. En revanche, comme en 2024 dans le cas de nouveau front du nouveau Front Populaire, la gauche face à des moments graves, c'est se rassembler. Elle a su se rassembler contre le RN.

Aujourd'hui, en 24 heures, nous avons su nous rassembler contre monsieur Carignon et l'extrême droite à Grenoble. C'est contre cela que nous avons fait que nous voulons faire barrage et que nous faisons front. Alors, elle a su se rassembler, mais il y a quand même un homme qui euh qui a beaucoup fait parler de lui cette semaine, c'est Romain Gentil, candidat d'hiver gauche.

Et euh et lui euh dès dimanche soir quand on l'a rencontré, bah lui, il vous faisait des appels du pied. On sait qu'il y a eu des négociations, on sait qu'elles ont échoué. Euh sa liste représente quasiment 10 % donc c'est pas négligeable.

Qu'est-ce qui s'est passé exactement avec lui ? Bah moi, je voulais faire l'union large. Donc j'ai ouvert les discussions dimanche avec LI avec place publique et Ferrar euh les deux étaient d'accord pour avoir une union large.

Donc je le soulligne parce que je trouve que c'est quand même un fait rare en France. Euh nous avons ouvert les discussions jusqu'à très tard dans la nuit, jusqu'à minuit 1h du matin, le lundi. Euh nous avions une deadline d'impression et nous avions moi j'avais dit à Romain Gentil que nous avions la possibilité d'avoir des places complémentaires, ce qui ne se fait jamais en fait quand une liste n'atteint pas les 10 % bah en fait elle n'est pas elle ne peut pas passer au deuxème tour.

Et moi, j'avais eu le souci de tendre la main parce que je considère que c'est important de rassembler de rassembler très largement. Donc, j'ai tendu la main en disant qu'il pouvait y avoir des places proposées sur notre liste, mais comme j'avais le souci de pouvoir gouverner la ville de main, nous souhaitions rester majoritaire. Donc, c'est en cela où la discussion était n'était pas facile et je n'ai pas eu de réponse à mon message, à mon dernier message en disant "Nous avons une deadline, voici la proposition." Ça s'est pas fait, je le regrette.

Mais maintenant, l'idée c'est de dire à tous les électeurs que nous avons euh des ressemblances programmatiques, euh que nous bien sûr nous avons des valeurs commune à gauche et que je parle à l'ensemble des électeurs de gauche, mais pas que d'ailleurs, plus largement euh aux Grenoblois et Grenobloises. Qu' a combien de places vous étiez prêt à monter pour l'intégrer ? Trois places.

Nous avions proposé trois places puisque l'idée c'était de dire bah en fait, il y a une possibilité d'une union mais pour une liste qui n'a pas passé les 10 %. Donc je le soulligne à nouveau, c'est quand même quelque chose qui usellement ne se fait pas. Peut-être que je peux expliquer le pourquoi on a fait alliance.

Alors si vous vous me demandez sur quel temps de retard pourquoi on a fait front parce que alors c'est de son des faits dont je vais parler hein. Qu'est-ce qui a fait pourquoi on a fait front ? Il y a eu plusieurs raisons.

D'abord parce que nous le souhaitions pas d'un mouvement qui était trop proche de l'extrême droite au pouvoir agronob. Pourquoi je dis ça ? Parce que vous avez fait venir monsieur Zémour lors de vos meetings.

Parce que vous avez posé à côté de monsieur Perez parce que attendez je peux parler bien sûr. Parce que monsieur Perez était à côté de vous parce que vous avez voulu rentrer le député Renn parce que vous avez voulu rentrer dans le journal Minute en dans le capital du journal Minute qui est quand même un journal d'extrême droite. Mais non je n'arrête pas parce que vous nous êtes exprimé dans le monde mais ce n'est pas une fake.

Si vous voulez je vous donne j'ai préparé les informations hein pour vous les donner si vous le souhaitez. Euh vous vous êtes exprimé dans le monde avec des propos racistes contre les Romes et les Albanais. Oui, nous considérons que nous ne voulons pas d'une majorité qui soit trop proche de l'extrême draque.

Donc ça c'est la première raison. 2è raison, nous ne souhaitons pas un homme qui est et l'homme qui a fait le plus de prison en France, l'homme politique qui a fait le plus de prison en France qui représente Grenoble. Monsieur Carignon a été a été a été condamné pour corruption et bien social.

Il s'est enrichi personnellement au détriment des Grenoblois. Et bien écoutez, je vais jusqu'au bout. J'ai aussi l'effet ici.

Fa prenez votre micro. C'est faux. Voilà.

Euh on vous laisse encore 15 secondes après. Il faut qu'on avance. Je finirai je finirai plus tard.

Voilà. En tout cas, il y a plusieurs raisons qui ont fait front contre un projet que nous ne voulions pas voir revenir à Grenoble. Oui, on vous laisse répondre.

Je veux dire quelques mots sur les faits que c'est la méthode avré qui est connue, c'est le déroulement de d'attaque d'attaque d'attaque violente mais je je ne vais en prendre qu'une, c'est sur le racisme parce que ça m'affecte beaucoup. J'ai été maire 12 ans, il y a aucune personne que vous puissiez avoir trouvé qui se lève dans Grenoble et qui dit "J'ai été victime de discrimination ou de racisme dans la ville pendant qu'Alin Carignon était maire." parce que si vous l'aviez trouvé il y a bien longtemps que vous l'auriez monté sur les très tôaux.

Et la deuxième chose sur les Romes, j'ai cité effectivement les Romes contre les que je ne stigmatis aucunement. Pourquoi ? Parce que 50 places des géants depuis 3 ans des Romes occupent squattent des tous les re-de-chaussées et que les les habitants madame Ruffin vivent dans des conditions intolérables.

Appelez monsieur Rachid Benchmeta demander au Camerounais qui veut partir de là la vie qu'ils vivent. J'ai vu chacun de ses habitants et j'ai vu chacun de ces hommes. Vous vivez dans le confort.

Je vis dans le confort. La différence entre vous et moi, c'est que moi, je ne veux pas faire vivre aux autres ce que je ne vis pas moi-même. Et cette situation là, madame Ruffin, ce n'est pas du racisme.

D'ailleurs, depuis 10 ans, je demandais que le candrome de la rue d'Hidro soit évacué. Éric P répondait ce que vous me dites. Racisme, stigmatisation.

Une semaine avant le premier tour, il a évacué ce camp qui était un camp qui développait la prostitution. Madame Ruffin, ce que vous voulez, ce que vous voulez faire vivre au Grenoblois en utilisant, vous avez dépassé votre temps de parole sur tout le débat. Ce que vous voulez faire vivre au Grenoblois, ils ne veulent plus le vivre.

Non, moi je pense que vous mélangez le fait que évidemment on ne peut pas supporter quelque chose d'intolérable dans la vie des gens et le fait de tenir des propos raciste dans minutes. Vous avez voulu rentrer dans le capital de minutes. Qu'est-ce que vous racontez madame ?

Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? D'accord. Est-ce que vous permettez du coup que je vous donne ensuite les informations ?

Allons-y très rapidement s'il vous plaît qu'on ait le temps de balayer les autres sujets après. C'est un journal qui qui tient des propos des propos racistes sur mais je vous les donnerai après comme ça vous pourrez madame les quartiers qui votent pour moi, ils ont un démenti à ce que vous. Justement pour ça que je trouve important de partager de l'information sur ce plateau parce que non, c'est de l'information.

C'est de l'information. Le monde, je pense que tout le monde l'a vu. Je vous encourage aussi à lire le journal du conseil municipal qui était qui a tenu des propos antisémites quand vous étiez maire.

Je dis ça parce qu'en fait vous avez l'air de demander des faits. J'ai trouvé des faits. Sur votre liste d'ailleurs en 43e, j'ai vu qu'il y avait le représentant départemental de notre nation et voilà en fait des faits de de des faits mais non mais attendez monsieur car mais c'est ce n'est pas ridicule, c'est une manière de prouver votre proximité à l'extrême droite.

Votre antime de façade est ridicule parce que ce sont les grenobl qui en sont victimes. Allez on va passer au sujet suivant. Alors pour poursuivre on vous a préparé quelques vidéos.

Ce sont vos anciens adversaires du premier tour. On en a gardé quatre qui ont des questions à vous poser. On va commencer avec Thomas Simon donc le candidat du Grenob Alpe collectif qui a obtenu lors du premier tour un peu moins de 5 %.

Madame Ruffin, c'est à vous qu'il adresse une question, elle est ici. Laurence Ruffin, face à ce projet de démantellement du service public de monsieur Carignon, qu'est-ce que vous en pensez ? Et vous, à l'inverse, qu'est-ce que vous allez faire pour protéger les services publics à Grenoble ?

J'ai vu que vous aviez un projet d'austérité, enfin que je partage et sur ce sujet-là, nous souhaitons très fortement renforcer les services publics parce que nous pensons que c'est aussi une manière de mettre de l'égalité dans la ville. Donc les services publics, bah au sens large. D'abord, je vais parler de l'école puisque ça sera notre premier budget, l'école et le périscolaire.

On considère que c'est là où on fait la différence dans l'accompagnement des jeunes, dans le fait qu'il n'y ait pas de décrochage, dans le fait que l'éducation, ça reste un élément majeur dans la société. C'est aussi la question des transports et notamment des transports publics. Nous y reviendrons, je pense, mais que nous soutenons fortement.

C'est la question aussi de la sécurité en mettant en place de la police de quartier pour avoir une attention à à chacune des des quartiers de la ville et pour bien vivre dans sa ville. C'est avoir une attention à la santé. notamment en ce moment, bah on a la lutte pour que le JHM, la MUTET, notre MUET à laquelle on tient temps, reste une structure espque, donc publique au service de la santé des Grenoblois et Grenobloises.

Donc le cœur de notre projet d'ailleurs, Lucy Casté a témoigné sur le fait que qui est la grande défenseur des services publics en France a témoigné sur le fait que notre programme s'inscrivait pleinement dans le renforcement et la défense des services publics à Grenoble. Merci. Très bien.

On va passer à la deuxième question. Elle est pour vous cette fois, monsieur Carignon. C'est Hervé Gerby.

La question Alain Carignon. Faire des compromis est une nécessité. Quand est-ce que cela devient une trahison ?

Ça devient la la trahison, c'est quand on trahit ses valeurs. Je peux je considère moi que l'alliance hiver, c'est une trahison de valeur pour Laurence Ruffin et c'est une trahison des électeurs pour Alan Brun. Moi, pour ma part, je suis prêt à tous les compromis euh qui qui permettent d'avancer sur les sujets Grenoblois. un compromis qui paralyserait la fonction de maire comme Laurence Rufin, je ne le ferai jamais parce que je considère que cette fonction doit être remplie dans toute sa plénitude, qu'on doit pouvoir agir avec son conseil municipal et qu'on doit pouvoir répondre aux préoccupations des Gronoblois.

Donc oui, au dialogue, au compromis, j'en ai témoigné dans les fonctions que que j'ai exercé. Tous ceux qui ont travaillé avec moi le savent et donc là-dessus, je suis tout à fait disponible. Alors, on passe à vous avec Valentin Cabriac, le donc l'excandidat du Rassemblée nationale.

Je répète qu'il avait donc récolté 5,20 % des suffrages. Ma question s'adresse à Laurence Ruffin, la désormais candidate de Jean-Luc Mélenchon. Vous proposez de recruter 50 policiers municipaux sans en donner le détail.

Vous proposez de créer une brigade de l'environnement et une brigade des logements vacants. À quoi vont servir ces 50 policiers municipaux ? a gérer les plantes vertes.

Nous souhaitons renforcer la police municipale pour avoir une présence très forte sur le quartier. Donc une une police bah pour remplacer la police de proximité que monsieur Sarkozi, l'ami de monsieur Carignon, a supprimé et et mais c'est quand même lui qui l'a supprimé. Et donc la police bah c'est ça du coup la police de proximité, la police de quartier, ça serait une police qui est très fortement en lien avec les habitants et habitantes à pied ou à vélo pour créer de la confiance et remonter de l'information à la police nationale.

Donc c'est un petit peu ce qui est fait aujourd'hui au village olympique qui est qui et qui porte vraiment ses fruits. Et donc notre idée c'est de le mettre en place à Saint-Bruneau, à l'Alma quartiers de la ville de telle manière à améliorer la sécurité en proximité. Juste rebondir.

Vous avez aussi une brigade des logements vacants. Comment ça s'organise ? Ah oui, on a alors c'est tout à fait autre chose.

Donc j'ai j'ai oublié de dire que aussi on mettait en place une brigade de nuit avec la police euh municipale. Sur la question de la brigade des logements vacances, c'est pas du tout le même registre hein puisque l'idée là c'est plutôt de dire euh on a aujourd'hui euh des Grenoblois et Grenobloises qui dorment dehors. Je pense notamment mais pas que puisque bah au livreurs à vélo qui bah dont un certain nombre continue à vivre à loger à la métropole mais aussi à ses familles qui sont logées dans les écoles à à toutes ces personnes qui finalement n'ont pas de toit. alors qu'il y a des logements vides à Grenoble ou des bâtiments vides.

Donc le travail que nous souhaitons réaliser, c'est de mettre en place une brigade qui identifiera les bâtiments et les logements villes puisqueaujourd'hui on a une question d'identification qui est nécessaire pour ensuite travailler avec les propriétaires ou travailler avec l'administration si c'est un bien public pour mettre ces locaux à disposition des personnes qui sont aujourd'hui sans abri. Et je pense que pour tout le monde, ça nous paraît impensable de savoir qu'il y a des logements vides et en même temps de voir qu'il y a des personnes qui dorment dans la rue. Donc je crois qu'on est très attendu sur ce sujet.

Merci. Et on termine donc avec Romain Gentil. Je rappelle qu'il avait euh récolté 9,99 % des voix.

Et donc c'est pour vous Alain Carignon. Alain Carignon, on vous a vu proche de plusieurs personnalités d'extrême droite. Éric Zémour, Thierry Perez, Valentin Gabriac.

Quel est aujourd'hui votre positionnement vis-à-vis du Rassemblement national ? Oui, écoutez, d'abord, je je dois dire que le le monsieur Jean-Luc Mélenchon était beaucoup plus proche de Éric Zemour que moi. Il assistait à son anniversaire et cetera quand Éric Zémour était journaliste au Figaro.

Nous le fréquentions tous, tout le monde le connaissait mais je n'étais pas aussi proche que Jean-Luc Mélenchon. Ensuite, mes valeurs n'ont jamais changé. J'ai proposé au Grenoblois un projet. ce projet, les électeurs du Rassemblement national qui sont au Grenoblois, je les appelle à le voter comme les électeurs de LFI, d'Alan Brunon et comme les électeurs de Romain Gentil.

Je leur demande de le partager. Je considère tous ces électeurs comme des Grenoblois à part entière. Je ne méprise personne et je ne vais aucunement jeter le discrédit sur les grenoblois qui ne votent pas pour moi.

Parce que le rôle d'un maire, c'est de concilier, c'est de rassembler, c'est de regrouper pour faire avancer la ville. Il faut que nous quittions ce champ que nous avons vécu, ce champ de ruine que nous avons vécu avec Eric Piole. Donc on va passer à des questions plus thématiques et on a choisi de se concentrer sur chacun euh une de vos mesures.

Je précise que donc on vous interroge sur votre mesure et que vous aurez la possibilité de répondre euh à votre adversaire. Après on commence avec vous Laurence Ruffin. L'une des mesures emblématiques, bah c'est la baigna de dans l'Isl.

Comment vous faites concrètement pour la rendre baignable ? Combien ça va coûter et comment vous financez ce projet ? Alors, je pense qu'un sujet que nous portons fortement, c'est comment on continue à vivre demain dans une ville qui se réchauffe.

Demain, pendant un mois et demi par an, il fera plus de 35°gr et on n' pas envie que ceux qui peuvent se permettre partent à la montagne et les autres doivent vivre en ville. Donc on a un gros plan sur ce sujet à la fois de réhabilitation des logements mais aussi de végétalisation de la ville, d'avoir un sac un parc à moins de 5 minutes de chez soi et effectivement aussi d'avoir une proximité avec l'eau et en particulier avec nos rivières parce que bah on sait que il y a peu de piscine. On sait que globalement en Europe les villes s'orientent de plus en plus vers les rivières.

Il y a quelques degrés de moins quand on est aux alentours des rivières. Donc ça permet d'avoir un rafraîchissement naturel et c'est déjà ça qu'on porte en fait, c'est de se rapprocher de se réconcilier avec nos rivières comme ça se fait dans beaucoup d'autres villes. Donc c'est aménager les rivières pour pouvoir soit tremper les pieds dans l'eau, soit se baigner réellement.

Et en fait c'est un aménagement qui est très très simple. Quelques centaines de milliers d'euros donc c'est pas un problème de financement. C'est pas du tout comme à Paris où on a des problèmes de qualité d'eau et d'aménagement.

Nous on sait aujourd'hui que la RS avec les données qu'on a l'eau est très est très est propre. Elle est utilisable facilement. La question c'est plutôt de sécuriser la baignade, de faire en sorte que quand les grenoblois et Grenoblois ont envie de se baigner, naturellement ils s'informent un peu comme quand on va la montagne en fait, se dire bah est-ce que c'est les bonnes conditions pour se baigner ?

Et c'est d'identifier potentiellement deux zones de baignable. Euh à cette à cette étape, en fait, on considère que les deux zones par exemple autour des deux pôles d'aviron à l'île verte et à la Presquille sont des zones qui pourraient être compatibles à un aménagement avec des petits pontons. Et encore une fois, là l'idée c'est d'expérimenter et de voir à l'usage comment on avance.

Mais c'est vraiment une mesure qui a à la fois de convivialité, de baignade. Voilà. Merci monsieur Carignon.

Vous avez un petit peu de temps pour répondre à cette proposition. Non, écoutez Alan Bon a dit ce qu'il en pensait sur les priorités de Grenoble. Évidemment l'accès à l'eau, personne ne peut être défavorable à cela, mais l'ISER baignable financer vraiment sérieusement c'est 3 millions d'euros.

Donc c'est ça le vrai chiffre. D'ailleurs, vous l'aviez vous-même un peu lâché et donc c'est la vérité. Et donc c'est ça la vérité.

Donc ça ne se fera pas. Enfin dans cette formulation-là, il y a aucun problème. Madame RF ne bénéficie d'aucun crédit pour ça.

Euh on sait que la ville est exangre. Romain Gentil qui a témoigné tout à l'heure dit toujours fait des analyses très sérieuses sur le budget de la ville en disant que l'augmentation des dépenses de fonctionnement qui se poursuivait rendait obligatoire la suixie, c'est-à-dire l'obligation d'impôt. Donc une dépense comme celle-ci par exemple, elle est exclue.

Donc c'est dommage. Par contre que évidemment on favorise l'accès à l'eau peut-être aussi du drac sécurisé. Donc ça c'est possible, il faut essayer de le faire.

Mais aujourd'hui euh la dans les urgences de Grenoble, il y a euh les impôts, euh il y a la sécurité, euh il y a la propreté, euh il y a l'attractivité, il y a donc des des choses beaucoup plus urgentes que ça. Merci monsieur Carignon. Vous vous proposez euh si vous êtes élu dimanche, de lancer un audit général euh notamment pour fusionner les services de la ville et de la métropole.

Selon vous, ça permettrait de gagner 80 millions d'euros par an. Comment est-ce que vous comptez-vous y prendre ? Et qu'est-ce que vous allez dire aux agents qui vont être concernés ?

Vous savez, je l'ai déjà je l'ai déjà fait comme maire comme maire dans les 12 années que que où j'ai été maire, on avait des services que don les les Gronlois qui l'ont vécu se souviennent, une propreté de la ville, une police montée, enfin on avait des services très développés surtout mais en 12 ans avec Pierre Gascon, mon premier agent, on a supprimé 400 postes parce qu'on a réorganisé les services sous Piole, on est passé de 3000 à 4000 salariés à la ville et la métropole compte 2000 salariés. Donc c'est tout ça pour une efficacité de service que les Grenoblois peuvent juger. Donc l'idée si vous voulez c'est de regrouper tous les doublons prenant un seul service, le service de la propreté.

Vous avez un service de la propreté de la ville et un service de la métropole. La métropole ramasse les poubelles, la ville ramasse les corbeilles. Je voyais encore des agents ce matin en allant à notre débat qui me parlait qui me disait c'est totalement désorganisé.

Donc cette réorganisation permet de l'efficacité. Bien sûr en dialogue avec les services, les fonctionnaires ont heureusement des emplois protégés qui sont sauvegardé et sur le temps on fait ces économies de fonctionnement, on gagne en efficacité. C'est la seule solution.

Euh sinon, c'est obligatoirement l'augmentation d'impôts. Euh Romain Gentil a dit, les 200 postes nouveaux créés par la ville après l'augmentation de 30 % d'impôts vont produire l'augmentation d'impôts de 2027. Madame Ruffin, sur cette fusion des services, qu'est-ce que vous en pensez ?

Alors, moi je pense qu'on doit gagner en efficacité. Après, c'est vrai que ça me fait doucement rigoler de ces leçons de sur la gestion parce que vous évoquez le bilan que vous avez dans votre mandat. Vous avez endetté la ville de 146 millions d'euros, c'est-à-dire 20 fois plus que ce qu'il n'y a eu comme endettement dans les 12 dernières années.

La ville, et c'est la caisse de la caisse des comptes qui le dit, a mis 30 ans à s'en remettre. Vous avez amené un bailleur social actice au bord du dépôt de bilan et où il est aujourd'hui. Vous aujourd'hui vous n'avez plus le droit aujourd'hui vous avez une interdiction à vie.

Ça veut dire encore aujourd'hui une interdiction à vie d'administrer un office de logement. Donc ce que vous alors vous pourrez vérifier, je pourrais vous donner les informations. Très bien.

Et l'autre point sur la question fiscale c'est pendant le mandat de monsieur Carignon, en fait la fiscalité a augmenté a augmenté de 27 %. C'est-à-dire que la gestion était tellement catastrophique qu'à un moment donné, il y a eu une augmentation fiscale. J'ai aussi les informations.

De notre côté, ce que nous portons, c'est l'idée d'avoir une gestion attentive. Euh nous avons fait un projet qui était dans le cadre fiscal actuel, sans augmentation de la fiscalité, avec un budget qui est sobre. Il y a un économiste d'ailleurs qui a fait des analyses des de nos différents programmes.

Euh nous avons une attention à avoir une forme de sobriété, à mettre de la proximité parce que je crois beaucoup que la proximité, c'est ce qui va permettre d'améliorer l'efficacité. Par exemple, sur la question de la propreté, mettre en place des permanences du quotidien. très en proximité des gens avec des agents qui sont en proximité.

Ça permet à la fois de mieux respecter des agents parce que moi je crois beaucoup à la question des agents et de ce qu'il portent en terme de services public et je les respecte beaucoup et je pense qu'il faut les mettre le plus possible en proximité des gens pour être valorisés dans leur travail et pour être plus efficace. Alors écoutez sur ces plansl financier qui est très important parce que c'est capital donc sous ma mandature il y a eu zéro augmentation du taux de taxe pendant 12 ans. Zéro augmentation de la fiscalité [rires] locale.

Zéro augmentation de taxe de taux d'impôts pendant 12 ans et une baisse en 1985 du taux pour absorber la vous savez la hausse naturelle. Donc euh Laurence Ruffin, c'est faux. C'est vrai.

Ensuite, nous avons réduit les dépenses de personnel dans les frais de fonctionnement pour les descendre en dessous de 50 %. Elles sont aujourd'hui à plus de 60, ce qui rend la ville catastrophique pour ça. Ça c'est le les deux éléments très importants.

Ensuite, Laurence Ruffin dit "Je le fais, je vais toutes mesures que je que je prends, le lac baignable, le RSA des jeunes, la gratuité des transports, euh le musée de peinture de la place de Verdin, tout ça, je le fais à fiscalité constante. C'est faux, c'est impossible. Elle le sait, vous le savez.

Vous le savez puisque vous dites que vous savez compter, vous le savez. Vous savez bien qu'aujourd'hui la ville en l'état où elle est, elle doit juste faire face à ce qu'elle a et si vous ajoutez allez 10 20 30 40 50 millions de il faut les prendre en impôt. Mais les éléments de fiscalité madame dono attz on va pas se battre sur un bouti parce que moi je vais vous montrer [rires] parce que je sais que je n'ai pas bougé les par je parle de la fiscalité locale.

Ce que je vous propose, [rires] c'est que ce que je vous propose, c'est qu'on on le regardera et on fera comme la dernière fois. On fera comme la dernière fois on a fait c'estàd qu'ona un papier le je vous demande de vérifier si vous êtes de Grenoble les taux de tax. J'ai dit la fiscalité veut dire quoi ?

Ça veut dire quoi la fiscalité ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça veut dire la fiscalité ?

Ben donnez-la au Grenoblois, on débat. Qu'est-ce que ça veut dire la fiscalité ? Qu'est-ce que ça veut dire la fiscalité locale ?

Vous étiez à 4137 € par habitant. Mais qui ? Eh bien non mais je vous donnerai en fait on va passer un temps fiscal.

Je veux Non, c'est ce qui est intéressant c'est de voir que ce que vous l'aviez pas faitér n'i pas augmenté les taux des impôts. Alors un sujet moins polémique mais qui vous oppose tout de même c'est les transports. Euh puisque vous êtes pas d'accord sufin vous proposez les transports gratuits le weekend uniquement le weekend vous monsieur Carignon proposez transport gratuits ponctuellement.

Je pense par exemple à au fête de fin d'année. Laurence Ruffin. Comment vous financez cette cette gratuité ? comment vous la mettez en place.

Alors, nous ce qui nous semble important, c'est à la fois de changer les pratiques parce qu'aujourd'hui on voit qu'il y a 70 % des Grenoblois qui se déplacent à pied, à vélo ou en transport en commun et que ça va dans le bon sens parce que c'est une manière à la fois de d'améliorer le pouvoir d'achat he parce qu'aujourd'hui l'essence ça coûte très cher, c'est plus de 2 € le litre. Donc je pense qu'on a une attention à faire en sorte qu'on puisse passer de voiture et être libre. Euh les transports en commun y répondent mais pas que.

Donc on veut à la fois avoir des transports en commun qui soient qui desservent au mieux toutes les zones de Grenoble plus tôt le matin, plus tard le soir. Donc une un travail sur les fréquence aussi, un travail sur euh le weekend effectivement. Pourquoi le weekend ?

Parce que ça c'est à la fois c'est acceptable financièrement dans les calculs qu'on a fait aujourd'hui, mais c'est aussi une manière de changer les habitudes dans sa semaine. C'est aussi une manière de faire venir les gens dans le centre-ville qui est quand même une de nos préoccupations. Comment on fait un centre-ville vivant, des commerces de proximité qui fonctionnent, mais aussi permettre d'aller à la montagne pour ceux qui ne peuvent pas se le permettre.

La question c'est pas seulement les transports en commun. Au-delà des transports en commun, c'est de faire en sorte que dans la ville, on circule correctement à pied. On a un grand plan piéton dans la ville, mais aussi l'aménagement des qu de liser parce qu'on a des qu magnifiques qu'on pourrait valoriser.

C'est aussi la végétalisation et l'ombrage de telle manière à ce que l'été ça reste agréable et aussi un plan vélo puisqueon est fier d'être la première ville du vélo en France. Donc avec un plan vélo pour aller en particulier vers les quartiers suds de la ville. Merci.

Sur ce point du transp vous pouvez pas répéter votre question. Vous avez dit comment vous financez ? Oui, c'est vrai.

Comment vous le financez ? C'est vrai que je voulais Allez-y je parce que je sais que vous allez dire que c'est que c'est pas finançable. Ce qui est que voyez c'est très intéressant.

Vous avez dit madame enfin comment vous financez la gratuité des transports donc du weekend qui est entre 10 et 15 millions d'euros par an en redondant parce qu'évidemment il faut le Madame WF n'a pas répondu évidemment parce que qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut que ces 10 15 millions soient votés par la métropole au SMAG. le SMAC qui est très endetté par la gestion Mongaburu et qui doit renouveler toutes ses rames de trame parce que les grands prévisionnistes avaient oublié que il fallait changer les rames de tram.

Donc évidemment la métropole ne le peut pas. Pourquoi ? Elle a 16 millions de trous cette année et elle a son siège à payer.

Donc ce que dit madame ne se produira pas. Exactement comme Éric Piol avait promis la gratuité des 14 25 ans pour les faire voter pour lui. Euh en 2014, ils ont voté pour lui puis ils ont oublié, ils ont grandi que cette promesse n'a jamais été tenue.

Donc là, il s'agit vraiment d'un discours, c'est très très intéressant de de voir que comment fonctionne cette candidate et son équipe. Au fond, c'est une tromperie parce que quand on voit la la situation financière ville-métropole, madame Ruffin, je pense qu'elle sait compté, elle sait que c'est pas finançable hors hausse massive d'impôts. Mais vous n'avez pas répondu à la question.

Alors c'est-à-dire moi alors les alors on reste sur la sur le financement et après on revient en 30 secondes comme ça on fait 30 30. Alors sur le financement, on a trois objectifs. D'abord, c'est gagner de l'efficacité.

Je vous l'ai dit tout à l'heure, gagner l'efficacité en particulier par la proximité. C'est le travail qu'on a réalisé. d'identifier sur chacun des sujets comment on gagne de l'efficacité sur nos services avec un bah notamment par exemple sur la question de la propreté.

On sait qu'on peut gagner de l'efficacité sur le sujet en travaillant avec nos agents sur le service. Donc ça c'est un sujet que je porte fortement. Je vais l'illustrer quand même parce que je pense qui est important c'est le passé et notre vie professionnelle.

Moi j'ai géré des structures, j'ai géré beaucoup de structures. Toutes mes structures ont toujours été bénéficiaires tout le temps de de et elles ont été classées dans les entreprises les plus solides. Je dis ça parce qu'à un moment donné, c'est la question de l'expérience qu'on met sur la table.

Moi, j'arrive avec cette expérience. Le 2è volet, c'est de dire que pour financer, il faut être un peu imaginatif. Donc être imaginatif, c'est aussi aller chercher du financement ailleurs, du financement sur nos investissements auprès de l'Europe.

Ce que j'ai fait par exemple dans le mouvement coopératif, ce qui nous a permis de doubler de multiplier par de nos emplois en 12 ans, mais c'est aussi aller chercher du financement de l'épargne citoyenne. Par exemple, quand on a fait du Ralex, bah on a fait un une levée auprès des citoyens qui avaient envie que leur épargne serve à quelque chose et on a mis en place une levée en 4 jours, on a eu 22 millions d'euros. Donc en fait, il faut être imaginatif pour faire en sorte queon puisse financer des projets nouveaux par la ville parce que moi je crois que on a plein de choses à faire dans la ville et qu'il y a des des habitants qui ont contribuer.

Écoutez, oui, je reste juste donc du coup sur la question euh vous les transports, est-ce que ça va être suffisant de faire des transports gratuits ponctuellement pour inciter ? Comment vous incitez les les gens à prendre les transports ? Nous n'avons nous n'allons pas financer par l'imagination parce que ça se termine par l'impôt.

Mais madame Ruffin dit sans arrêt allusion à son expérience professionnelle et à sa réussite professionnelle. H je vous en félicite parce que je n'en doute pas mais P aussi a une grande réussite professionnelle. Il avait une société qui a été subventionnée par des fonds publics dont il a tranché.

Vous utilisez autant de parle pour euh pas répondre à la question hein ? Je Oui. Non mais je Oui.

Qu'il a transféré à Singapour et je doute pas qu'il fasse des Bout. Mais arrêtez avec vos mensonges là. C'est un mensonge que que quoi ?

Qu'il a transféré à Singapour. Que la société a été transférée à Singapour. La quelle société ?

La société dont il est actionnaire. Éric P. Non mais actionnaire à moins d' % c'est ça que vous dites ?

Non 10. Mais donc je je non ce que non ce que [rires] ce que je veux dire c'est que je ne doute pas qu'à titre personnel dans leurs affaires Éric Pio ou Laurence Ruffin gère bien. Moi ce qui m'intéresse c'est la gestion de la ville.

Éric Pio gère peut-être bien son entreprise et elle fait probablement des bénéfices dans un paradis fiscal mais par contre il a augmenté les impôts des Grenobois de 30 %. Moi, c'est ça qui m' Mais donc sur sur ces transports, s'il vous plaît, sur ces transports, quand Laurence Ruffin dit qu'elle va payer par l'imagination euh le le la gratuité des transports, elle ne le fera pas. Et donc vous pour les transports, qu'est-ce que vous proposez ?

Nous voulons relancer le développement du trame qui a été arrêté depuis 12 ans. Nous voulons que comment vous allez déborder du temps de parole, il vous reste 10 secondes sur la question des transport. faire un plan piéton et avoir des gratuités ciblées.

Mais voilà pour mes 10 secondes. Alors, on va passer à la culture. Euh Grenoble est clairement une ville qui a des atouts culturels indéniables.

Je pense que ça vous en êtes d'accord. deè plus grande collection d'art modernes des multiples musées, multiples de spectacles MC2 mais c'est pas forcément l'image qui lui colle à la peau euh quand on pense à Exlébain et à Musilac, quand on pense à Lyon et Nut de Fourvière viennent à son festival de jazz, même la côte Saint-André à Berli mais Grenoble voilà, c'est une ville où parfois on passe un peu plus que qu'on s'y arrête pour aller en montagne. Comment vous vous pensez réenchanter Grenoble ?

Et vous avez 2 minutes et c'est madame Ruffin, pardon, excusez-moi, qui commence. D'accord. Alors sur la culture, moi je pense queon peut être très fier de ce qui se passe à Grenoble, de notre histoire culturelle et on a trois grand volets qu' on poursuit dans la culture.

D'abord, c'est le fait de dire qu'on doit permettre à tout le monde d'accéder à la culture. Donc c'est cette question de comment on permet à chacun d'aller à la fois à la bibliothèque et au musée qui resteront gratuits demain, mais aussi à des festivals comme Merci Bonsoir ou le cabaret frappé qui seront aussi gratuits demain. Ça c'est aussi une manière de donner accès à la culture.

Nous voulons aussi travailler sur la tarification sociale, par exemple dans les le théâtre municipal, des billets suspendus, le fait d'offrir de jouer sur la solidarité ou des sujets des en tout ce qui permet en tout cas d'avoir un accès large à la culture. Le deuxième volet pour nous, c'est de considérer que nous devons soutenir les acteurs culturels. On a un fourmillement magnifique à Grenoble d'acteurs culturels avec une remise en cause et une fragilisation à la fois parce que il y a un retrait d'un certain nombre d'institution mais aussi parce que la droite d'extrême droite remett en cause la question du droit d' la liberté de création et de diffusion.

Donc ce que nous souhaitons c'est maintenir la les subventions et donner de la visibilité sur plusieurs années. Avoir un comité d'avis, un comité culturel qui permette de la transparence et donc de la liberté de création pour avoir une pluralité qui nous semble essentielle à création. Enfin, sur la question de quel type de projet on veut soutenir à Grenoble, en fait, on veut soutenir des projets qui sont des projets des équipements et des projets qui sont partout dans la ville.

Ça ça nous semble important à la fois dans les équipements mais aussi dans les rues à la fois dans des esp des espaces que nous devons rénover comme l'espace 600 mais aussi nous allons soutenir les arts au parc Bachelard pour avoir des des des cultures très différentes. voir aussi une rénovation de l'ancien musée de peinture parce que nous voulons une rénovation très progressive que nous avons budgetté pour faire en sorte que ce lieu magnifique, ce patrimoine soit remise en état, soit un lieu à la fois de culture hip hop et en même temps de culture urbaine puisqu'on en a pas à Grenoble et en même temps un lieu de montagne qui serait une manière de bien représenter notre ville, de faire vivre notre ville donc et globalement c'est aussi d'avoir plus d'utilisation des équipements comme le palais des sports par exemple qui n'est aujourd'hui utilisé que 63 jours par an. Monsieur Carignon, justement madame Ruffin, parler de liberté de création, c'est vous ce que vous reprochez justement aussi notamment par rapport au théâtre la grosse problématique de cette municipalité qui a voulu verrouiller le le secteur culturel.

Ça a produit des effets très très négles. On le voit très bien sur le théâtre municipal qui a perdu 400 spectateurs par la gestion municipalisée. Alors nous, on a cette ville qui est effectivement un foisonnement culturel extraordinaire.

Il y a à la fois un foisonnement euh de d'artistes, de créateurs et puis des grands équipements MC2, le le Muséum, le musée de peinture, le le magasin qui malheureusement a a très mal fonctionné ces ces dernières années. Euh et donc euh il faut qu'on s'appuie sur ces grosses structures, qu'on continue à les conforter et puis qu'on soutienne toutes celles et tous ceux qui veulent cré qui veulent créer dans Grenoble. Il faut leur donner des espaces, il faut leur donner des directions de théâtre à eux pour que effectivement on retrouve cette cette liberté et ce foisonnement parce que euh moi je je constatais que il y avait des attentes extraordinaires.

Moi je rappelle que j'ai amené le musée de peinture. J'ai créé la la salle de musique le ciel de musique nouvelle à une époque où c'était pas du tout la mode. J'ai amené le KNAC.

On a financé la rénovation de de MC2. Donc si vous voulez euh on peut à nouveau faire cette relance culturelle avec effectivement des partenaires départementaux, régionaux et nationaux comme on a su le faire. Il faut aussi le l'ancien le nouveau musée de peinture a besoin de rénovation aussi peut-être d'extension.

Il faut que tous ces équipements-là, nous les reprenions pour que ils rayonnent à nouveau. On a besoin à la fois d'un rayonnement culturel extérieur et d'un foisonnement intérieur qui soit soutenu dans une grande liberté en supprimant toute la bureaucratie et les obligations qui ont été créées. On va passer à une dernière question sur vos programmes ou vos idées.

En tout cas, une question qui revient souvent chez nos lecteurs, c'est celle de la participation et de l'implication des citoyens. Comment est-ce que vous prévoyez de l'organiser ? Quelles seront les priorités que vous comptez donner et sur quelle structure vous prévoyez de vous appuyer ?

Monsieur Carignon, c'est vous qui répondez en premier. On va se contenter d'une minute, s'il vous plaît. Nous voulons rendre le pouvoir aux citoyens comme nous l'avons fait.

Je rappelle que comme maire, j'ai fait le premier grand référendum pour décider du tramouet. Depuis 12 ans, la participation a été éteinte. Les unions de quartiers, tous les partenaires protestent, que ce soit depuis Villeneuve pour le lac ou pour que jusqu'à Berria, tous les partenaires protestent contre le fait que cette participation à Grand Noble a été éteinte et qu'on a perdu une richesse de création et d'idées qui est vraiment dommage pour la ville.

Donc nous allons recréer cela, recréer cette participation, signer la charte que les unions de quartiers, le comité d'union de quartier a proposé pour que les les Gronoblois puissent à nouveau avoir la parole. Nous allons à la fois refaire confiance au Grenoblois et leur redonner le pouvoir. Merci madame Ruffin.

Alors bah écoutez, ça c'est un peu l'histoire de ma vie, la participation, la coopération. Donc c'est le premier pilier de notre projet. Comment faire avec les habitants ?

Il faut il ne faut pas faire pour mais faire avec. Donc faire avec à tous les niveaux. D'abord, ça part par euh ce qui est un peu l'image de la démocratie, c'est le référendum.

Donc nous portons le référendum à partir de 16 ans, mais aussi pour les personnes étrangères qui habite Grenoble. euh notamment bah sur des questions d'aménagement. On peut penser à l'îépublique en se disant bah il y a plusieurs schémas pour demain lequel nous retiendrions.

C'est une manière de mettre la discussion et de faire voter sur différents projets. Mais faire de la coopération, c'est aussi le faire pour aménager sa propre son propre sa propre rue, changer les méthodes. C'est vraiment le point que je j'apporte, c'est comment on change les méthodes quand on veut par exemple piétoniser une rue, comment on en discute avec les commerçants, avec les habitants, avec les associations. et aussi se dire que à chaque fois qu'il y a des associations qui peuvent faire, par exemple le périscolaire, comment on s'appuie sur des associations pour remettre du savoir-faire de la passion.

Et enfin, je parlerai des copes. C'est ce c'est la question du faire avec puisque nous sommes très proches de Barcelona Encomu qui et c'est la question, c'est par exemple pour rénover son immeuble, pour planter dans la rue, pour faire des jardins partagés, ça crée du lien, ça fait du participatif, ça va chercher des gens qui sont peut-être moins habitués à discuter et je pense que c'est une superbe manière de faire ville ensemble. Parfait.

Merci. On arrive sur la fin de ce débat. Pour conclure, on va vous proposer à chacun en 30 secondes de nous faire une petite un petit appel aux électeurs.

Vous avez 30 secondes pour les convaincre. Monsieur Carignon, c'est vous qui débutez. Je suis candidat parce que je trouve que cette ville est en difficulté et je veux mettre mon expérience et ma passion de la ville au service des Grenoblois.

J'appelle les GBlois qui veulent retrouver de la sécurité, de la propretée, de l'attractivité et la fierté de leur ville à voter pour eux dimanche et à voter pour Grenoble. Merci madame Ruffin. Dimanche, les Grenoblois vont avoir un choix à faire entre deux projets de société.

Moi, j'aime ma ville. Je suis fière de la trajectoire démocratique, sociale, écologique de la ville de Grenoble. Et j'encourage tous les Grenobois à se mobiliser fortement pour dire non à la corruption et pour dire oui à Grenoble à un projet ouvert, à un projet antiraciste, à un projet démocratique, à un projet qui nous permet d'être fier et de continuer à aller de l'avant parce que c'est ça que nous voulons, c'est encore incarner demain la fierté d'une ville qui sait avoir de l'audace et qui sait protéger les gens sur le logement, sur la sécurité, sur la propreté, sur tout ce qui fait qu'on vit bien dans sa ville et dont on est fier de sa ville.

Parfait. Ben merci beaucoup. C'est la fin de ce débat et nous on vous donne rendez-vous pour le deuxème tour dimanche prochain.

Et d'ici là, vous avez toute l'actualité des municipales sur le dauphiné.com.