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interviewTMC / Quotidien (sur YouTube)· 9 mai 2023 9 min

Manif de l'ultra-droite à Paris : le préfet de Police, Laurent Nuñez se défend

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour monsieur Nunez [Musique] l'application du droit rien que l'application de droit en un mot est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi vous avez autorisé ces militants de l'extrême droite à défiler il faut qu'on soit extrêmement précis sur les termes moi j'autorise pas des manifestations elles sont déclarées et j'ai la possibilité de les interdire c'est pas tout à fait la même chose c'est pas parce qu'on n'interdit pas une manifestation qu'on l'a cautionne vous auriez pu l'interdire moi je peux l'interdire et oui mais il y a des conditions juridiques il y a des conditions juridiques il faut que cette manifestation soit susceptible de créer des troubles valeurs publics alors troubles à leur public c'est quoi c'est des dégradations des violences des affrontements entre personnes et en plus il faut que je démontre que vu avec les forces de police dont je dispose je ne suis pas en mesure d'y mettre un terme de contenir c'est trop il y a des conditions juridiques très précises d'ailleurs je tiens à rappeler que le 4 février dernier s'est tenu une marche aux flambeau à l'initiative de l'ultra droite pour célébrer honorer les morts j'ouvre les guillemets du 6 février 1934 et que j'avais interdit cette manifestation mon a été annulé parce que je n'ai pas pu démontrer qu'il y avait un risque de troubles à leur public le juge administratif a considéré que c'était pas suffisant pour caractériser un trouballeur public alors même que j'avais établi que lors des précédentes séquences lors des précédentes manifestations de commémoration de février 34 il y avait eu des incidents ici au cas d'espèces pour cette marche commémorative de la mort d'un militant d'ultra-droite c'est indéniable nous n'avions pas caractérisé d'incident lors des précédentes lors des précédentes manifestations voilà ça c'est l'état du droit ce qui interroge beaucoup de gens c'est que d'un côté il y a eu des arrêtés interdisant des maniques non déclarés contre la réforme des retraites et de l'autre on voit l'extrême droite la plus radicale qui défile on a l'impression pour eux c'est OK et que vous êtes plus sévère avec la manifestants contre la réforme des retraites alors d'abord je vais vous dire quelque chose à Paris et en petite couronne il y a pas eu d'un arrêté qui interdisait les manifestations avec des casseroles c'est pas vrai il y a eu beaucoup de déclarations spontanées il y a eu beaucoup il y a eu bon nombre il y a eu beaucoup de déclarations spontanées notamment lors de la visite des ministres jusqu'à preuve du contraire on les a pas interdites donc j'ai envoyé des forces de l'ordre qui ont contenu manifestants à distance pour éviter évidemment qu'il y ait des troubles à leur public mais jusqu'à preuve du contraire on les a pas interdites et puis je vais vous dire qu'il va pas s'arrêter d'intensité il y a pas d'intensité dans le trou alors publique il y a pas une intensité moi je ne peux interdire que quand il y a un risque de trouble à l'ordre public voilà aucun espèce ça n'était pas le cas ça veut pas dire pour autant que ce qui a été dit ce qui a été fait et cautionner ne pas interdire une manifestation ça veut pas dire qu'on l'a cautionne il faut être très prudent évidemment qu'on va regarder les vidéos pour savoir si on va pouvoir on peut caractériser ou pas des comportements des gestes des propos qui tomberaient sur le quad sous le coup pardon de la loi judiciaire on saisira le parquet je l'ai déjà fait parce que certains individus ont défilé visage dissimulé ce qui est interdit par la loi la plupart immédiatement j'ai déjà saisi immédiatement la procureur de la République et puis il faut faire attention vous savez il y a beaucoup de manifestations aussi des antifascistes vous savez moi mon métier il est difficile moi je je suis sur une ligne de crête je dois être équilibré entre la liberté de manifester d'un côté qui est quand même une liberté individuelle extrêmement forte et puis la nécessité d'assurer la protection de nos concitoyens quand il y a des manifestations d'antifascistes vous avez aussi des slogans qui sont très peu démocratiques et vous avez des individus qui souvent d'ailleurs des filles cagoulées regardez ce type de violence selon garder ce qu'ils nous moi je ne l'ai pas juger le type de violence moi je suis là pour prévenir des troubles valeurs publics c'est mon métier je suis là pour appliquer la loi je suis pressé de police préfet de la République j'applique la loi mais regardez ce qui se passe lors d'une certaine manifestations antifagistes qui pourtant ont lieu et que pour qui pourtant que pourtant nous encadrons et ils s'en tient par exemple chaque joint depuis juin 2013 pour commémorer la mort de Clément Méric il se tient des manifestations ou les manifestants défilent aussi sous des banderoles avec des slogans qui ne sont qui sont peu allant à l'endroit de la démocratie et qui ont aussi le visage découvert donc il s'agit pas d'établir un parallèle je veux simplement vous dire que ne pas interdire une manifestation c'est pas forcément la cautionner moi ce que je mon souci ma préoccupation c'est de prévenir les trous valeurs publics la mouvance d'ultra-droite c'est une mouvance qui a une histoire un passif de violence certains de ses membres ont été condamnés d'autres sont même fichiers est-ce que vous êtes certain par exemple il y avait pas de fichiers d'ultra-droite dans les rues de Paris samedi ah mais à mon avis il y en avait je vais vous dire quelque chose de très simple la peur je vais vous dire quelque chose de très simple vous êtes en train de parler au préfet de police qui a été directeur général de la Sécurité Intérieure coordonne internationale de la lutte anti-terroriste et coordonnateur national du renseignement je crois que j'ai servi donc sous les les ordres d'un pouvoir qui depuis 2017 n'a pas de leçon à recevoir sur sa pugnacité en matière de lutte contre l'ultra-droit vous savez depuis 2017 on a ouvert plus d'une dizaine de dossiers aussi de l'anti terrorisme contre l'ultra droite ce sont plusieurs structures qui ont été dissoutes par les ministres de l'Intérieur susceptif et Notre Ministre on a des sous plusieurs vous savez on a assez peu de leçons à recevoir sur la façon dont on lutte contre l'ultra-droite évidemment que ce sont des comportements qui peuvent déboucher sur la violence qu'on le voit tous les jours évidemment que ce sont des comportements qui peuvent être parfois des comportements factieux aucun espèce il n'y avait pas de trop valeur publique lors des précédentes manifestations et donc je ne pouvais pas juridiquement interdire cette manifestation ça veut pas dire qu'on va pas la traiter en judiciaire et regarder ce qui s'est dit et ça veut pas dire qu'on va pas la traiter en renseignement pour documenter nos bases pour mieux suivre ces groupuscules qui sont effectivement des groupuscularisques pas de troubles alors au public vous dites en tout cas c'est à troublé le public ces images de voir que c'était encore autorisé aujourd'hui est-ce que vous comprenez en tout cas ce trouble des gens qui voient ces images là mais évidemment que je comprends le décalage avec les manifs contre la réforme des retraites mais évidemment que je comprends ce trouble on a des individus qui dégâts qui manifestent tout en noir avec des drapeaux avec des croix celtiques évidemment je comprends que ça puisse susciter un trouble mais évidemment je le comprends mais pour pouvoir interdire une manifestation c'est quand même un cran au-dessus c'est quand même une atteinte au libérale à la liberté de manifester donc il me faut des arguments juridiques et la liberté d'expression il me faut des arguments juridiques évidemment mais comme vous savez d'autres manifestations qui peuvent se tenir peuvent aussi susciter un trouble quand vous avez encore une fois les antifascistes qui sont toutes cagoulés qui créent des slogans anti-démocratie représentative ou quand vous avez des casseurs tout vêtu de noir et qui commettent des violences évidemment que ça peut choquer pour autant pour autant on interdit pas la manifestation donc voilà ça veut pas dire qu'on cautionne ce qui va se dire mais encore une fois j'insiste sur dans la lutte contre l'ultra droite je crois que ce gouvernement et les gouvernements successifs depuis 2017 ont quand même démontré leur pubnacité et d'ailleurs je tiens à signaler que moi-même j'avais été entendu par une commission d'enquête à la demande de la France insoumise à l'époque je crois que c'était en 2018-2019 qui rebalayait toute la politique gouvernementale en matière de lutte contre l'ultra-droite et tous les grands responsables de ce pays en matière de sécurité avaient eu l'occasion de s'exprimer de décrire cette politique qui est extrêmement offensive vous à titre personnel comme vous avez vu ces images qu'est-ce que vous êtes dit personnel quand on l'a vu ces images on sait on s'est dit tiens c'est l'ultra droite de nouveau qui sort et là vous a fait peur ça nous fait pas peur nous on travaille pour un première réaction contient les troubles évitez qu'il y a des débordements ça c'est la première action puis la deuxième c'est d'essayer évidemment de documenter ces groupuscules évidemment on veut documenter ces groupuscules comment est-ce que vous pensez qu'on parvient ensuite à présenter des dossiers de dissolution de structure c'est parce qu'on a pu observer documenter et nourrir des dossiers qui vont nous permettre un jour de demander leur dissolution et ça a été fait par pour plusieurs déstructures d'ultra droite et on va continuer évidemment cette action extrêmement plus nasse est-ce que vous avez hésité allongez pas hésiter moi j'ai analysé le dossier en droit juridiquement je une manifestation d'ultra-droite soit il y a les risques de trop valeurs publics et on peut à ce moment-là l'interdire soit c'est pas le cas et on travaille à ce moment-là on observant ce qui se passe et on est plutôt sur le bodge judiciaire renseignement mais ça veut pas dire qu'on reste les bras ballants inactifs encore une fois je vous renvoie ce qui s'est passé en février dernier mon arrêté d'interdiction d'une manifestation qui avait été organisée pour commémorer j'ouvre encore une fois les guillemets les morts de du 6 février 34 a été annulée par le juge administratif on a considéré qu'il y avait pas de troubles alors publique donc évidemment qu'on réfléchit on se dit tiens ben oui celle-ci forcément le juge administratif va l'annuler donc je vais travailler à prévenir éviter qu'il y ait des débordements et surtout à travailler en renseignement et en judiciaire je remarque que vous parliez des antifas tout à l'heure des casseurs est-ce que pour vous c'est la même radicalité la même violence que l'ultra droite qui a défilé samedi non c'est pas du tout la même chose on peut pas comparer les deux en matière de subversion volante on peut pas comparer l'ultra droite et l'ultra gauche se sont dit ce sont des camps qui s'affrontent mais dans le dans l'image que cela renvoie visage dissimulé dans le le une forme d'adhésion aussi à la violence des deux côtés ça c'est indéniable moi je le renvoie pas je les renvoie pas dos à dos je ne je n'ai pas à me prononcer moi je suis préférée mon job c'est d'éviter qu'il est trop balance publique sur la voie publique et d'une manière plus générale de travailler en profondeur avec d'autres services d'autres services de renseignement notamment pour mieux caractériser les agissements de ces groupuscules lorsqu'ils peuvent conduire à des actions violentes vous dites qu'il y a eu aucun arrêté interdisant des manifs dont déclaré contre la réforme des retraites il n'y a pas eu on a eu des manifestations spontanées notamment lorsque les ministres se déplacent nous sommes avisés quand elles se tiennent et nous tenons à l'écart les manifestants mais nous n'avons pas pris d'arrêter d'interdiction en tout cas j'ai pas ici à Paris en Petit-Couronne je n'ai pas interdit des ailleurs en France ça c'est fait je n'ai pas interdit mode casserole j'ai tenu les manifestants à distance et c'est normal et c'est normal que l'on ne puisse pas aller manifester empêcher une un déplacement d'un ministre et a fortiorer le déplace un déplacement du président de la République c'est normal on a toujours fait comme ça sous la Cinquième République ça a toujours été une règle et moi j'ai un peu d'expérience pour en parler ça a toujours été la règle