"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
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- 0:46OuverteRéponse partielle
Un mouvement faiblement suivi hier. Vous pensez avoir été entendu ?
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Cette unité syndicale est-elle vouée à l'échec ?
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Qu'est-ce que l'échelon européen peut changer ?
- 3:13RelanceRéponse directe
Comment ça ?
- 3:45RelanceRéponse directe
Donc il n'y a plus ni Europe ni France.
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Est-ce qu'il faut armer davantage l'Ukraine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Invité politiqueFait
« Je pense que ça ne suffira pas pour être entendu très clairement. »
- 1:01Invité politiqueFait
« Ça c'est vrai dans beaucoup, beaucoup d'entreprises privées où les salaires ne suivent pas la flambée des prix et avec les retards de salaires qui sont pris, y compris. »
- 1:26Invité politiqueChiffre
« Alors là, c'est pour l'industrie de l'armement, c'est pour les financiers, mais ils vont reprendre 700 millions sur le budget de l'éducation nationale, vous voyez. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Pour moi, c'est vraiment le symbole de la politique anti-ouvrière du gouvernement. »
- 2:38Invité politiqueFait
« En 1983, c'était la retraite à 62 ans. En 1983, le pays était cinq fois moins riche qu'aujourd'hui. Alors comment pouvions-nous faire cela en 1983 ? Pourquoi plus aujourd'hui ? »
- 3:14Invité politiqueFait
« Elle a été créée par les capitalistes. Ils ont voulu créer un marché, un marché européen. »
- 3:55Invité politiqueFait
« Le capitalisme, il a colonisé le monde entier. Colonisé le monde entier. »
- 4:24Invité politiqueFait
« Non. »
- 4:33Invité politiqueFait
« En réalité, c'est une guerre qui oppose les puissances impérialistes occidentales, États-Unis, France, État européen, derrière l'OTAN, à la Russie. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Les gagnants de cette guerre en Ukraine, ça sera les oligarques ukrainiens, les oligarques russes, et ça sera aussi les financiers européens et américains. »
- 7:22Invité politiqueFait
« Ah mais pour respecter les intérêts des capitalistes, de l'agriculture, ça je veux bien le croire. »
- 8:12Invité politiqueFait
« il nous mène de crise en crise et de guerre en guerre. »
- 9:11Invité politiqueFait
« Pour moi, l'Europe, c'est l'emballage politique, institutionnel d'une société qui est organisée en classe sociale. »
- 11:31Invité politiqueFait
« Les avancées qui ont pu avoir lieu sont le fait des luttes collectives, des rapports de force, des combats sociaux, et ça s'est fait dans les pays les plus riches. »
- 12:51Invité politiqueChiffre
« Un million par jour, qu'est-ce que c'est que cette société-là ? »
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Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. L'invité de la matinale, Pierre-Hugues Dubois. Votre invitée ce matin, Pierre-Hugues, est la chef de file de lutte ouvrière et candidate aux élections européennes, Nathalie Arthaud. Bonjour Nathalie Arthaud. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin. On continue notre tour d'horizon sur RCF, des têtes de liste aux élections européennes. Nous avons déjà reçu notamment Manon Aubry, François-Xavier Bellamy, Marie Toussaint. Et nous vous recevons au lendemain d'une journée de mobilisation des fonctionnaires sur leurs salaires.
Les syndicats de la fonction publique ont appelé ce mardi les quelques 5,7 millions de fonctionnaires à faire grève. Un mouvement faiblement suivi hier. Vous pensez avoir été entendu ?
Je pense que ça ne suffira pas pour être entendu très clairement. Donc c'était en effet un mouvement de grève pour dénoncer à la fois les salaires, les salaires en berne. Ça c'est vrai dans beaucoup, beaucoup d'entreprises privées où les salaires ne suivent pas la flambée des prix et avec les retards de salaires qui sont pris, y compris. Alors là, dans la fonction publique, c'est évident, mais dans beaucoup d'entreprises privées, c'est pareil. On est vraiment pris en tenaille. Voilà, pris en tenaille entre ces bas salaires et puis cette flambée des prix. Donc il y avait ça, les conditions de travail, cet écœurement de voir qu'il y a des milliards et des milliards.
Alors là, c'est pour l'industrie de l'armement, c'est pour les financiers, mais ils vont reprendre 700 millions sur le budget de l'éducation nationale, vous voyez. Donc voilà, on se rend compte que finalement tout ce qui est utile à la population, c'est vrai pour l'éducation, c'est vrai pour les hôpitaux, c'est vrai pour les transports en commun. Eh bien tout ça est à l'os. C'est à l'os parce qu'on est dans une société et avec un gouvernement qui n'en a que pour les plus riches au bout du compte.
Et pourtant, faible participation hier, mais forte unité syndicale. Cela fait cinq ans que l'ensemble des fédérations de fonctionnaires n'avaient pas parlé d'une même voix. Il y a un an, presque jour pour jour, c'était la réforme des retraites. Là aussi, l'unité syndicale n'avait pas suffi non plus. Est-ce que cette unité, elle est vouée à l'échec ?
Mais c'est une question de rapport de force. Et tant que le monde du travail ne se mettra pas massivement en colère et en révolte, j'ai envie de dire, eh bien oui, on reculera. Parce que c'est ça. Nous, reculons. Vous savez, cette réforme des retraites, donc là, c'est l'année de l'anniversaire, comment dire, funeste de son vote. Pour moi, c'est vraiment le symbole de la politique anti-ouvrière du gouvernement. Vous vous rendez compte qu'en 1983, c'était la retraite à 62 ans. En 1983, le pays était cinq fois moins riche qu'aujourd'hui. Alors comment pouvions-nous faire cela en 1983 ? Pourquoi plus aujourd'hui ? Parce qu'encore une fois, l'argent, il est capté à un pôle de la société.
Et ceux qui travaillent sont méprisés, sont...
On l'entend, vous portez la voix du combat social en France. Vous êtes candidate aux européennes. Qu'est-ce que l'échelon européen peut changer ?
Moi, je pense qu'il faut porter notre voix de travailleur à tous les échelons. Mais je n'ai absolument aucune illusion sur ce que représente aujourd'hui l'Union européenne.
Comment ça ?
Elle a été créée par les capitalistes. Ils ont voulu créer un marché, un marché européen.
Ce que vous dites, c'est que l'Europe, c'est une Europe de capitalistes et que le concept européen est un concept de capitalistes ?
Non, pas le concept. Parce que moi, je rêve d'un monde uni et sans frontières. Moi, mon rêve, c'est que chaque être humain puisse un jour dire « Mon pays, c'est la terre. Mon pays, c'est la terre. Et ma patrie, c'est l'humanité. » Donc moi, mon aspiration profonde, c'est qu'il n'y ait plus ces frontières.
Donc il n'y a plus ni Europe ni France.
Et c'est qu'il n'y ait plus ces frontières. C'est qu'il n'y ait même plus de concurrence entre les êtres humains. Il n'y ait plus cette guerre économique. Mais ça, ça veut dire renverser le capitalisme, très clairement. En fait, si vous voulez, le capitalisme, il a colonisé le monde entier. Colonisé le monde entier. Et donc, oui, c'est lui qui domine à tous les échelons. France, Europe, au niveau du monde. Et c'est le problème. Pour moi, le problème, c'est véritablement cette société capitaliste qui nous condamne aux crises et qui nous condamne aussi aux guerres.
Eh bien, justement, j'allais y venir. Le Parlement européen est aussi marqué par la guerre aux portes de l'Europe en Ukraine. Est-ce qu'il faut armer davantage l'Ukraine, par exemple, Nathalie Arthoud ?
Non. Non, il faut... Pour nous, cette guerre, cette guerre, c'est pas une guerre qui oppose les Ukrainiens russes. En réalité, c'est une guerre qui oppose les puissances impérialistes occidentales, États-Unis, France, État européen, derrière l'OTAN, à la Russie. C'est une guerre de rivalité et d'influence qu'il y a dans cette région de l'Est de l'Europe par la peau des Ukrainiens interposés. En réalité, les Ukrainiens sont les victimes, sont les otages d'une guerre pour la suprématie économique et politique. Donc, c'est une guerre impérialiste que je dénonce.
Et concrètement, on fait comment ? Avec la guerre à nos portes, il vaut mieux quand même se battre pour la paix ?
Comment l'arrêter, cette guerre ? Eh bien, moi, je pense que ça, ça viendra des peuples. Ça viendra des opprimés, des exploités, des populations russes, ukrainiennes, d'ici aussi de France, qui demanderont des comptes à leurs gouvernants. Leurs gouvernants qui ne savent effectivement faire qu'une chose, c'est-à-dire nous mettre en concurrence les uns avec les autres, nous plonger dans une guerre économique féroce qui régulièrement, en effet, se traduit en affrontements armés. Il faut arrêter avec ça. Mon seul espoir, mon espoir de paix ne peut venir finalement que d'une révolte, d'une révolte des populations, des populations en Russie, en Ukraine et ici.
Et pourtant, ces populations ne se révoltent pas.
Oui, mais c'est bel et bien le programme. C'est bel et bien la perspective. Parce que tant qu'on est gouverné par des politiciens qui ne jurent que par cette accumulation... Alors, pour les uns, c'est les oligarques. Il faut que les oligarques russes fassent, accumulent des milliards et des milliards. Mais ici, ici, en France...
Vous mettez tout le monde sur le même plan, russes, ukrainiens ?
Non, moi, je ne parle pas de russes. Et justement, je ne fais pas de bloc, ni les russes, ni les ukrainiens. Je pense que dans tous les pays, et c'est vrai, ici aussi en France, il y a des riches, il y a des pauvres. Il y a des exploités, il y a des exploiteurs. Ils n'ont pas les mêmes intérêts. Vous savez, moi, je peux vous donner les gagnants de cette guerre. Les gagnants de cette guerre en Ukraine, ça sera les oligarques ukrainiens, les oligarques russes, et ça sera aussi les financiers européens et américains. Pourquoi ? Parce qu'ils défendent leurs intérêts dans tout ça. Ça sera les marchands d'armes aussi. Ils sont déjà les vainqueurs de cette guerre.
C'est tous ceux qui sont déjà en train de parier sur la reconstruction de l'Ukraine, qui sont en train de faire des affaires là-dessus. Et vous savez, quand on nous dit le poulet ukrainien, le poulet ukrainien, il est géré par des holdings financières capitalistes où il y a des fonds qui sont américains, qui sont européens. Donc c'est toujours pareil. C'est toujours pareil. C'est effectivement pour les plus riches toutes ces guerres. Pour les paysans, pour les ouvriers, pour les plus pauvres, les soldats, eh bien ça sera qu'une défaite terrible.
Et d'ailleurs, l'Union européenne vient de trouver un accord pour plafonner les importations de volaille, de maïs et d'avoine. C'est quand même une réponse de l'Europe. L'Europe, elle fait des choses aussi pour respecter les Européens.
Ah mais pour respecter les intérêts des capitalistes, de l'agriculture, ça je veux bien le croire. Ça je veux bien le croire. Mais pour respecter les petits paysans qui essayent de vivre avec leur travail, ça c'est encore une autre chose. Pourquoi ? Parce qu'ils les livrent toujours pareil à la loi des plus gros. Vous savez, qu'est-ce qu'ils font contre l'actalisme ? Qu'est-ce qu'ils font contre les trusts de l'agroalimentaire qui écrasent et qui étranglent les petits agriculteurs avec leur prix toujours plus bas, alors qu'eux, ils nous font payer quand ils les revendent aux consommateurs bien plus chers.
Nathalie Arthaud, vous continuez à vous présenter, apportez vos convictions, on l'entend à nouveau ce matin, alors que votre score se situe généralement entre 0 et 1%. Qu'est-ce qui fait que vous y retournez cette année encore ?
Mais c'est ma révolte. C'est ma révolte. Voilà, je ne peux pas accepter que l'ensemble de la population se sacrifiait sur les tels des profits. Je ne peux pas accepter qu'on ait cet horizon unique, le capitalisme, alors même que, je le redis, il nous mène de crise en crise et de guerre en guerre. Moi, j'ai une conviction, c'est qu'on peut organiser la société autrement, de façon collective, à condition que ce soit ceux qui la font tourner, le monde du travail qui dirige. Vous savez, les travailleurs, les ouvriers, les femmes et les hommes des classes populaires n'ont aucun intérêt à partir en guerre contre d'autres travailleurs du monde, aucun intérêt à les exploiter.
Donc, pour moi, en effet, si on a cet idéal de faire surgir une société sans les inégalités, sans l'exploitation, sans cette course au profit et au marché, eh bien, en effet, il faut s'appuyer sur cette force-là du monde du travail.
Et si on revient à l'Europe, qu'est-ce qui, aujourd'hui, selon vous, dans le fonctionnement de l'Europe, ne fonctionne pas, dysfonctionne ? Qu'est-ce que, si vous étiez élue demain, vous feriez concrètement pour changer l'Europe ?
Pour moi, l'Europe, c'est l'emballage politique, institutionnel d'une société qui est organisée en classe sociale. Donc, moi, le problème, ce n'est pas l'emballage, c'est vraiment le fonctionnement même de la société qu'il faut mettre en cause. Je n'accepte pas, moi, qu'il y ait des classes sociales. Comment accepter qu'il y ait des femmes et des hommes qui soient condamnées à l'exploitation, condamnées, finalement, à bosser sans avoir jamais rien à dire ? C'est ça, le monde du travail.
Et donc, vous êtes candidate uniquement pour changer ça ?
Je suis candidate pour porter cette voie, à la fois des intérêts du monde du travail et cette affirmation qu'il va falloir renverser cette société capitaliste que le monde du travail en est capable.
Et on le disait, petit score, mais gros engagement, Nathalie Arthaud. Qu'est-ce qui vous fait continuer le combat ? Alors, où est-ce que vous puisez, quand même, les forces pour mener votre lutte ?
Ben, je... Voilà, c'est ma révolte et ma conviction. Ma conviction que le capitalisme n'est pas éternel. n'est pas éternel et que, oui, il nous impose aujourd'hui de grandes souffrances, de grandes souffrances, des inégalités terribles, mais en même temps, tout ça, ça débouche aussi sur des révoltes, ça débouche aussi sur des insurrections. Eh bien, oui, il faut avoir cet idéal-là, cet idéal qu'on peut construire une société sans le marché, sans cette loi du profit, à condition, donc, que ce soit le monde du travail qui se porte à la tête de la société, qui est riche.
J'ai lu dans une interview qu'un jour, vous aviez donné que vous étiez arrivée à lutte ouvrière par le catholicisme, ça m'a intriguée.
Je ne dirais pas par le catholicisme, non, ça fait partie de mon histoire, plus exactement, et de mon histoire où, en effet, il y avait cette aspiration à l'égalité, justement, à l'égalité, et je crois que ça, c'est un rêve ancestral, en réalité, l'égalité des hommes et des femmes sur cette planète. Mais, clairement, ça ne peut pas se mettre en place dans le cadre de cette société-là capitaliste où, finalement, il y a ce fossé qui se creuse dès la naissance entre ceux qui concentrent les capitaux et donc le pouvoir sur les autres et ceux qui en sont démunis, qui n'ont que leur bras et leur cerveau pour vivre.
Vous opposez très fortement, effectivement, ces classes sociales. Quand on regarde ces classes sociales, quand on regarde l'avancée sur le dernier siècle, par exemple, sur les 100 dernières années, il y a eu des avancées extrêmement significatives dans l'égalité, il y a eu des avancées sur tout un tas de sujets, sur le travail, sur la santé, sur l'éducation. Ces avancées, est-ce que vous les reconnaissez, au moins, Nathalie Arthaud ?
Les avancées qui ont pu avoir lieu sont le fait des luttes collectives, des rapports de force, des combats sociaux, et ça s'est fait dans les pays les plus riches. D'abord, ça ne s'est pas fait dans les pays les plus pauvres, et ça, c'est le revers aussi de la médaille. C'est que, finalement, il ne faut pas raisonner qu'en fonction, si vous voulez, de ce qui se passe ici, dans un des pays les plus riches de la planète, c'est que ce qui se passe dans ce pays-là est aussi le fruit de toute l'histoire d'un pays qui a colonisé une bonne partie de la planète et qui a pillé un tas de pays, et qui continue d'ailleurs de le faire. Donc, le revers de la médaille, c'est quoi ?
C'est ce qui se passe au Soudan, c'est ce qui se passe en RDC, c'est ce qui se passe au Sahel, c'est ce qui se passe en Palestine, le revers de la médaille, c'est aussi cette guerre atroce à Gaza, parce que vous savez ce qui se passe au Moyen-Orient, c'est aussi le fruit de la colonisation et des calculs des grandes puissances. Donc, moi, je ne vois pas de progrès à l'échelle du monde. Et je vois même que dans les pays riches, où vous avez souligné une évolution des progrès sur un temps long, moi, ce que je vois, c'est qu'on est en train de reculer. Sur quoi, par exemple ? On est en train de reculer sur les inégalités. Il y a un fossé qui se creuse aujourd'hui au niveau des inégalités.
C'est quand même incroyable. Incroyable de voir des femmes et des hommes qui triment tous les jours, qui se retrouvent obligées de dormir dans leur voiture, par exemple, qui n'ont pas le logement, qui n'arrivent pas à se nourrir, à se chauffer, alors même qu'à l'autre pôle, vous avez des femmes et des hommes qui peuvent récupérer un million par jour. Un million par jour, qu'est-ce que c'est que cette société-là ?
C'est minoritaire.
Mais c'est minoritaire, mais ce sont eux qui ont le pouvoir. Ce sont eux qui décident de ce qu'on produit, comment on le produit, où on investit, où on n'investit pas, et y compris qui mettent leur argent dans la spéculation. Donc le problème, ce n'est pas que les inégalités, c'est le pouvoir qu'une minorité concentre entre ces mains aujourd'hui.
On entend votre colère ce matin en un mot. Qu'est-ce qui vous donne encore de l'espérance aujourd'hui ? Quelle est votre espérance ?
Je suis sûre que les femmes et les hommes qui, aujourd'hui, vivent dans cette société et qui sont confrontés à toutes ces difficultés, à toutes ces horreurs, ils vont chercher le chemin de changer les choses. Ils vont le chercher. Il n'y a pas le choix. Il va falloir s'en sortir de tout ça. Et donc, il va falloir, en effet, secouer toute cette société. En tout cas, moi, mon combat, c'est de dire aux femmes et aux hommes qui font tourner la société, vous savez, ils font le plus difficile au bout du compte, qui reprennent confiance en leurs forces, qui reprennent confiance dans la légitimité de leurs intérêts et qui reprennent le combat. Le combat, je le redis, pour changer toute la société.
Merci beaucoup. Nathalie Arthaud, je rappelle que vous êtes chef de file de lutte ouvrière, candidate aux élections européennes qui auront lieu le 9 juin prochain. Merci d'avoir été l'invité de la matinale. Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Nathalie Arthaud