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interviewLe Média (sur YouTube)· 29 juin 2026 15 min

CHRISTOPHE BARTHÈS : LE MAIRE RN QUI SE PREND POUR TRUMP

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

G le RN on a jamais essayé, ils sont peut-être bien. Gui bah allez à Carcasson, on va voir ce que vous en direz. Bonjour et bienvenue dans le récap.

Nous sommes le lundi 29 juin et aujourd'hui on voyage Cap sur le sud. Bienvenue à Carcasson, sa cité médiévale, son cassoulé et bien sûr son maire d'extrême droite complètement siphoné. J'ai nommé Christophe Bartes.

Juste avant de passer à notre sujet du jour, j'ai un tout petit mot à vous faire passer parce que l'heure est grave, le média pourrait bien disparaître dans les semaines à venir. Pour nous sauver, nous avons besoin de 10000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. Une première étape a déjà été franchie.

Nous avons dépassé le cap des 3000 nouveaux donateurs mensuels. Un grand merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent déjà. Mais voilà, la mobilisation doit continuer.

Le temps presse et à l'approche de 2027, le média seul télé un des deux France doit continuer d'exister. Pour ça, un seul rendez-vous cap sur dk.lemleediatv.fr.

Et revenons-en à Christophe Bartès à Carcassonne. Alors, depuis son élection aux dernières municipales en mars, il ne cesse de se donner en spectacle. Provocation, mise en scène à la Trump et règlement de compte personnel.

Le nouvel édal et ancien député les collectionnent. sa dernière phrase que date de jeudi dernier comme on l'a vu dans le Magnetto en tout début de chronique alors que des manifestants protestaient sous les fenêtre de la mairie contre l'expulsion des syndicats de la bourse du travail, le maire Ern est monté sur le balcon équipé d'un tuyau pour arroser les militants. Le tout est évidemment mis en scène et relayé immédiatement sur les réseaux sociaux du bonhomme accompagné de la légende suivante.

La canicule s'est terminée. Quand on sait que le département de l'aude est en restriction d'eau pour un ancien agriculteur, il est pas très très bien renseigné, monsieur le maire. À moins qu'il se sente au-dessus des lois.

Bon, ce serait pas la première fois au RN. Alors, cette scène lunaire n'est que l'1 épisode de sa guéger lancée notamment contre les syndicats. Comme à chaque fois son courou prend racine dans sa bourse soufflure d'ego, hein.

Il en veut viscéralement à toutes celles et ceux qui osent le contredire. C'est évidemment le cas des syndicats qui ont l'outre cuidance de militer contre l'extrême droite, mais aussi des médias locaux accusés notamment de manquer de neutralité. Alors, permettez-moi de penser que c'est justement tout l'inverse.

Enfin bref, toujours est-il que quand le maire de Carcassonne vous a dans le pif, et ben vaut mieux s'attendre à des représailles corsées. C'est ça le RN au pouvoir. Alors, il perd pas de temps parce qu'à peine 4 jours après son élection, il s'est mise en scène façon Trump.

Donc signant un décret antimandicité hein, objectif revendiqué évidemment faire la chasse aux pauvres dans la cité médiéval. Alors cet arrêté, il a été immédiatement hein contesté par la Ligue des droits de l'homme en justice. Et aussi vite, l'association s'est vu sucrer sa maigre subvention municipale et surtout se faire expulser du local mis à sa disposition.

Le signal était pour le moins clair. Pour les contrepouvoirs, ce sera mise au pas forcé pour tout le monde. Alors, sa croisade contre les syndicats, elle elle date d'une manife he contre ses premières mesures.

Notamment depuis bah le maire, il a décidé de leur rendre la vie impossible en les accusant notamment bah d'être des squatteurs à la bourse du travail hein, ni plus ni moins et de profiter de l'argent public. Alors, ces locaux, ils sont certes municipaux, mais ils sont mis à disposition des syndicats depuis presque 9 décennies, sans que cela n'ait jamais été remis en question. Et ben peu importe, Christophe Barz les a informé de son intention de mettre fin à cette occupation sans titre.

Comme quoi, faut jamais rien considérer comme acquis. Et comme d'habitude, bah tout ça euh ça donne lieu à une débauche de communication aussi gênante que populiste. Le maire d'extrême droite s'est notamment filmé en train d'apporter des cartons de déménagement au syndicalistes en pleine manif.

Alors, vous noterez tout de même au passage qu'il est pas venu seul dans la foule pour faire son cirque. Là, il s'est entouré d'un d'un nombre assez conséquent de policiers municipaux et nationaux. Comme quoi l'argent public, on a vite fait de le claquer pour son propre intérêt.

Alors, dans la même veine, il a aussi coupé les vivres aux médias locaux. On en a parlé particulièrement le groupe La Dépêche du Midi, hein, qui semble lui filer des boutons, fini les partenariats culturels et l'achat d'espace publicitaire au motif que Christophe Bartès refuse, je cite, d'engraisser les médias d'extrême gauche. Rien que ça.

Bon, une presse locale qui nous a euh dénigré, tapé dessus toute la campagne, vraiment pas objective du tout. euh était vraiment là pour nous démolir. Euh donc il était pas question une fois euh arrivé à la mairie que que nous subventionnions euh cette presse.

Mais n'allez pas croire qu'il s'arrête là. Non non, vraiment tous les contrepouvoirs y passent, même les mobilisations lycéennes. Nous sommes toujours quelques jours après l'élection.

Cette fois, le maire s'est infiltré dans une conversation privée où des élèves s'organisaient en vue justement d'une mobilisation contre l'extrême droite. L'élu poste alors ce message menaçant. Je cite, "Nous avons récupéré les pseudos de chaque membre du groupe et les forces de l'ordre sont prévenues en cas de manifestation non déclarée.

Décidément, la démocratie va bon train dans l'ude. Alors, évidemment, ainsi intimidé, les lycéens ont abandonné tout projet de blocus, hein, forcément, mais la méthode utilisée par le maire n'a pas manqué de choquer l'opinion publique. pris la main dans le pot de confiture et ben il a commencé à à nier évoquant un faux compte sauf que raté.

Son propre entourage a fini par reconnaître qu'il s'agissait bel et bien de son compte officiel plaidant de son côté la confusion et l'excès de travail. Et ben, ce qu'il faut pas entendre. Après la cohérence et l'honnêteté, c'est pas non plus vraiment son fond de commerce à Christophe Bartes, hein.

L'une des premières tentatives de buzz qu'il a faumenté, c'était en retirant le drapeau européen du front de la mairie. Alors, c'est légal hein, mais bon, ça a surtout permis de faire savoir au passage tout le bien qu'il pensait de l'institution. Mais patatra, il n'a fallu évidemment que quelques clics aux villes journalistes d'extrême gauche, j'imagine pour rappeler que le maire est beaucoup moins défiant de l'Europe quand il s'agit de faire ses propres demandes de subvention.

Son exploitation agricole a ainsi bénéficié de plus de 300000 € d'aide l'Europe au total. Et puis pareil évidemment à l'échelle de la ville et c'est bien normal, l'Europe a financé l'aéroport local à hauteur de 11 millions d'euros ou encore 3 millions pour l'hôpital. Moi je vous le dis dans quelques mois, c'est pas dit que le maire crache toujours sur l'argent de l'Europe.

Mais en attendant tout ça, ça fait du clic sur internet. Christophe Bartes et ben il fait parler de lui et il adore ça. On l'a bien compris.

On pourrait encore citer son tout aussi médiatique refus de mettre des locaux municipaux à disposition du consulat d'Algérie alors qu'il y avait l'organisation d'élection législatives. Un grand démocrate ce monsieur décidément. Toujours est-il qu'au sein du parti au ORN toutes ces phrases qui pas vraiment alignées avec la stratégie de normalisation et ben ça commence un peu à agacer hein.

Voilà surtout à mesure que la présidentielle se profile évidemment. Typiquement cette histoire de drapeau européen retiré du front là et ben ça fait ressurgir les accusations d'uroscepticisme dont le RN a bien du mal à se défaire. Et même chose quand Bartès se fend d'une déclaration d'amour public à Jeanne d'Arc qui n'est évidemment pas s'en rappeler celle en son temps de Jean-Marie Le Pen époque.

Pas du meilleur effet alors que les cadres tentent gentiment de faire oublier l'héritage du vieux patriarche torsionnaire et collabo entre autres. Alors le Trump occitant comme il aime à se revendiquer ne fait pas vraiment les affaires de l'appareil central. Mais rien de surprenant parce qu'avant d'être maire, Christophe Bartes a été député local et déjà il était bien difficile à canaliser.

Pour mémoire, c'est par exemple lui qui avait posé devant une pancarte va faire la soupe adressée à Sandrine Rousseau et Marine Tondelier lors d'une visite des deux figures écologistes aux agriculteurs locaux. Alors ça manquait bien d'un peu de misogynie tout ça vous en conviendrait. Officiellement, Marine Le Pen, elle assure les CCM libres de gérer leur commune.

Officieusement, c'est un peu une autre chanson, hein. Plusieurs cadres du parti grincent clairement des dents. À moins d'un an de la présidentielle, ils auraient préféré que les nouveaux édils parlent, je ne sais pas sécurité, voirie ou propreté des sujets bien balisés plutôt que de rappeler presque malgré eux ce que le RN s'efforce tant bien que mal de faire oublier. et le maire de Carcasson accro au buzz est l'exemple plus encombrant pour le parti d'extrême droite.

Alors petit point positif, il a quand même tenter de rentrer un peu dans le rang en cette période de canicule. Il a annoncé l'installation de climatiseurs dans les écoles. Évidemment déclinaison locale du grand plan clim non chiffré défendu par Le Pen et ses ouailles.

Et c'est un grand pas pour le climatceptique revendiqué qu'il est. Mais n'en demandez pas plus hein, ce sera le seul geste d'ailleurs. La vague de chaleur exceptionnelle qu'on a vécu bah était tout bonnement absente de l'ultime conseil municipal avant l'été.

Après tout, c'est pas important. Au RN, chasser le naturel, il revient très vite au galot. Et avant de continuer avec le reste de l'actualité, on vous rappelle notre objectif.

Nous avons besoin de 10000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. Aidez-nous à continuer à vous informer. C'est à partir de 5 € par mois et c'est défiscalisable.

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Les premiers chiffres des dégâts humains causés par la canicule commence à nous parvenir. Selon Santé publique France, depuis mercredi 24 juin, 1000 décès supplémentaires ont été observés par rapport au mois précédent. L'institution évoque également une hausse de 40 % des seuls décès à domicile et un phénomène qui touche principalement les plus de 65 ans.

Et on n'a pas encore évidemment fini de constater l'étendue du désastre. Auprès de nos confrères de France info, Philippe Juvin, député LR et chef des urgences à l'hôpital George Pompidou à Paris a déclarer dimanche, je le cite, demain matin, les aides à domicile et les familles vont revenir travailler. On va retrouver des personnes soit en très mauvais état, soit décédées.

Et puis la ministre de la santé dans les colonnes de la tribune dimanche observe de son côté un nombre de décès supérieur à la normale et promet de communiquer en transparence dès que possible, dit-elle. Alors la transparence en plus de la réactivité sont justement deux des choses les plus reprochées au gouvernement entre un Sébastien le cornu jugé trop discret et dont la responsabilité politique est de plus en plus pointée du doigt. Alors, il faut dire que les coupes budgétaires des derniers PLF ont évidemment mis à mal notre système de santé ainsi que la transition écologique, y compris dans leur propre camp hein.

Le duo le Cornu Macron prend pour son grade. Après mon départ de Matignon, je ne suis pas sûr que la planification écologique et énergétique ait été portée avec la même énergie. Ça c'est la l'ancienne première ministre Ellisabeth Borne qui l'a dit.

On reconte visiblement. Nul doute que les prochains jours sauront nous éclairer un peu plus sur ce sujet. Et direction la Kanie, Nouvelle-Calédonie.

Alors, pas de majorité absolue, mais un camp loyaliste qui sort renforcé des élections provinciales qui se sont tenues ce dimanche 28 juin sur l'archipel. C'est la première fois hein que ces élections ont lieu depuis 2019, 2 ans après les émeutes de mai 2024. On rappelle que celle-ci avait été déclenchée par une tentative d'élargir le corps électoral à des résidents plus récents.

Ce scrutin a d'ailleurs vu la participation de 10000 natives supplémentaires suite à la loi organique votée au printemps dernier. Au total, la liste les loyalistes, le rassemblement compte 24 des 54 sièges que compte le Congrès. Et les indépendantistes comptent 26 postes, mais ils sont divisés entre le FLNKS, l'Unipalica et Dynamique autochtone.

Le scrutin a également été marqué par une forte abstention. Le taux de participation se situant à 63 %, c'est plus faible qu'en 2019 lors du précédent scrutin. L'armée israélienne a de nouveau frappé le Liban.

Les attaques ont eu lieu le dimanche 28 juin, soit 2 jours à peine après avoir signé l'accord cadre. C'était vendredi 26 juin. L'armée israélienne a affirmé ciblé des combattants du Esbola.

Le Esbola justement a réagi en déclarant, je cite que ce qu'a fait l'ennemi est une violation flagrante du CC le feu auquel il s'était tenu jusque-là et qu'il surveille et recent ses violations se réservant le droit de défendre sa patrie et son peuple. Fin de citation. Il est vrai que l'accord cadre en question est assez peu équitable he s'ils sont censés apporter une paix et une sécurité selon le chef de la diplomatie américaine Marco Rubiot rien n'est moins sûr dans la réalité.

En effet, dans la foulée de la signature de ses accords, Benjamin Netaniaou a déclaré qu'il ne laisserait pas les populations sud-libanaises revenir chez elle décidant d'en faire sa fameuse zone de sécurité. Il a aussi déclaré, je cite, qu'Israël permettra à l'armée libanaise d'avoir deux zones pilotes dans le sud du Liban. À croire que c'est le Liban qui a envahi Israël.

Le chef du Parlement libanais a quant à lui affirmé que l'accord ne sera pas appliqué en l'État et le Esbola lui a tenté de faire pression sur les autorités libanaises en évoquant la guerre civile si le texte venait à être mis en application. Pendant ce même weekend, les frappes ont également repris entre les États-Unis et l'Iran à peine plus d'une semaine après la signature de leur accord. La situation au Moyen-Orient semble aller de plus en plus vers une impasse.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et puis souvenez-vous, rendez-vous sur capsorda.v.fr FR pour devenir un de nos 10000 donateurs mensuels et sauver notre chaîne avant le 31 juillet.

Nous vous remercions. Très bonne soirée sur le média. [musique] Ah.