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interviewPS - Parti socialiste· 10 juin 2026 18 min

"Oui, Gérald Darmanin doit démissionner" - Olivier Faure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

invité Olivier Fort nous rejoint sur ce plateau, premier secrétaire du Parti socialiste. Venez Olivier Fort, rejoignez-nous. Euh sur ce sur ce plateau, Sarninfo dénonçait le scandale du périscolaire dans une mairie socialiste.

Vous êtes le premier secrétaire du Parti socialiste. Est-ce que vous dites collectivement nous socialistes, nous avons failli ? Ce que je vous dis ce soir, c'est que vous avez un maire qui a été élu il y a quelques semaines, Emmanuel Grégoire, et qui a fait de ce sujet sa première priorité.

Qu'a-t-il fait ? 150 personnes qui étaient au contact des enfants ont été suspendues sur la base simplement de ce qui avait été révélé par les enfants ou par leurs parents. Il a mis en place une commission, une commission indépendante qui va travailler sur le sujet faire en sorte que la transparence soit totalement assurée et permettre donc de rassurer les parents qui ont des enfants qui sont dans le périscolaire à Paris et faire en sorte que ce soit pardon Emmanuel Gré ne débarque pas la mairie de Paris. il était avant en charge il é en charge des ressources humaines.

Les socialistes étaient là avant qu'Emmanuel Grégoire ne n'arrive euh à la tête de la mairie de Paris. Je vous repose la question. Est-ce que vous avez le sentiment que collectivement les socialistes, vous avez pu faillir dans ce dossier ?

Vous avez c'est un échec pour vous ? Écoutez, à chaque fois qu'un enfant est victime, c'est un échec. C'est un échec dont nous devons prendre la responsabilité, en tout cas la part qui nous incombe et loin de moins l'idée de penser que nous avons tout fait parfaitement et partout.

Simplement ce que j'observe c'est que il y a ceux qui quand ils ont le sentiment de ne pas avoir été suffisamment loin dans leur préconisation changent de comportement et ceux qui au contraire s'obstinent. Et ce soir sans doute parlerons-nous de ce qui se passe depuis l'affaire de cette jeune Yana. Et la réalité c'est que malheureusement après un scandale qui est un scandale d'état et bien malheureusement il n'y a aucun changement qui soit Je vous repose la question.

Vous parlez d'un scandale d'état et on l'entend parfaitement à propos de la chaîne de dysfonctionnement, d'erreur, de négligence et aujourd'hui la mort de Liyana et la noncandamation pour le viol d'autres fillettes. Parlez-vous de scandale du périscolaire à Paris ? Bien sûr, il y a eu un scandale du périscolaire parce que il est absolument insupportable que des enfants, ce que nous avons plus précieux Mais alors je pose la question de la responsabilité, c'est c'est une question qu'on a posé à tous nos invités et nos interlocuteurs politiques depuis une semaine.

La responsabilité du garde des saut, la responsabilité des juges. [raclement de gorge] Est-ce que Annie Dalgo, est-ce que aujourd'hui Grégo ont une forme de responsabilité dans le fait de n'avoir pas plutôt mesuré parce que ça fait des années maintenant mesuré à quel point il y avait une faillite systémique ? Il y avait une faillite du système ?

Moi je crois que dès lors qu'ils ont compris qu'il y avait une faillite systémique, ils ont agi et ils ne se sont pas ils sont pas restés les bras croisés, ce qui serait là condamnable totalement. Et ce que je vous dis, c'est que il y a deux types de comportements. Moi, je ne dis pas que les hommes et les femmes politiques sont infaillibles.

Personne ne l'est, ni vous, ni moi. En revanche, il y a deux types de comportements. Il y a ceux qui se remettent en question dès lors qu'ils ont connaissance d'un phénomène qui peut être systémique ou individuel.

Et à partir de ce moment-là, ils agissent. Et ce que je vois, ce que j'observe pour la mairie de Paris, c'est que dès lors que il a été compris qu'il y avait un problème systémique, il y a eu une action qui a été menée. Une question encore sur même, j'allais dire euh la forme de condamnation ou ou d'écarté, on dit le mot, euh ils sont euh suspendus.

Euh j'ai rencontré, j'ai été même abordée dans la rue l'autre jour par une maman dont l'enfant a été victime à l'école Paul Dubois. C'est l'un des premiers scandales du périscolaire à Paris et elle a réalisé uniquement récemment que l'animateur qui a violé son enfant ou dont son enfant dit qu'il l'a violé mais il y a également là des signes médicaux comme pour la petite Rosa. Et bien en fait quand on dit suspendu ça veut dire qu'il est payé en fait qu'il est payé à rester chez lui que ça fait des années que cet animateur il est payé tranquillement par nos impôts suspendus ça veut dire en réalité pour la plupart d'entre eux qui continue à être payé.

Est-ce que vous trouvez ça juste ? Je ne trouve pas ça juste, mais est-ce que vous trouvez juste le fait que l'on puisse en réalité condamner des gens avant la justice ? Et nous sommes dans un état de droit et donc vous comprendrez assez aisément que tant que quelqu'un n'a pas été condamné, on ne peut pas en fait considérer qu'il est définitivement coupable. même si les soupçons qui pèsent sur lui sont évidemment très lourds, même s'il y a des éléments, mais enfin on ne se fait pas justice au- même ou la maire de Paris précédemment n'a pas le droit, y compris euh tout simplement de considérer que quelqu'un est coupable sur la base d'un témoignage, c'est pas le maire qui fait la si mon chiffre est exact animateur qui sont suspendus là simplement ces derniers mois, ils sont toujours payés.

Mais j'imagine parce que malheureusement même si les soupçons pèsent sur eux, vous ne pouvez pas, tant que la justice n'a pas procéder à un jugement, bien vous ne pouvez pas condamner par vous-même. Autrement, c'est que on décide que désormais la justice se fait à la mairie, se fait sur un plateau de télévision, se fait n'importe où. La réalité c'est que l'état de droit on doit le défendre même quand c'est difficile, même quand parfois il y a des dilemmes comme ceux que vous posez ce soir et qui sont évidemment très difficile à comprendre parce qu'on se dit bon on sait en réalité que ces gens-là sont coupables mais tant qu'ils n'ont pas été jugés, vous ne pouvez pas vous-même prendre la décision de les licencier, de les renvoyer, de les de suspendre, y compris leur traitement.

Olivier Fort, le drame vécu par Liana, le fiasco autour de toute cette affaire, vous parlez de scandale d'État ce soir. Est-ce que vous faites partie de ceux qui réclament la démission de Gérald Darmin, le ministre de de la justice ? Dans un premier temps, j'ai considéré que en fait la démission que l'on demande de manière récurrente, presque rituelle avait quelque chose d'assez ridicule.

Mais j'observe maintenant quelle est la défense de Gérald Armanin. Et là, je me dis que oui, effectivement, Gérald Armanin désormais doit démissionner. Pourquoi ? parce qu'il a été ministre de l'intérieur, il a été ministre, il est ministre de la justice, il a été responsable de toute la chaîne pénale et malheureusement aujourd'hui la seule chose qu'il fasse qu'il fasse c'est en réalité de faire porter la responsabilité sur les magistrats.

La réalité c'est que le c'est le système qui est en réalité la cause des dysfonctionnements. [grognement] Vous avez là en fait une un article qui a été ce soir rendu public par Media Part autour d'un rapport qui a été rendu à au ministère de la justice dès 2023. Je vous lis simplement un attendu.

La mission d'inspection écrit ces stock parlant en fait des affaires qui sont non jugés, non instruite peuvent concerner des faits graves d'atteinte aux personnes n'ayant fait l'objet d'aucune investigation depuis plusieurs années, notamment d'agression sexuelle et de viol. Alors, tenez-vous bien que les auteurs présumés sont identifiés voire localisés. Et donc quand vous avez ce type de rapport sur votre bureau, que vous n'agissez pas, que vous laissez en réalité les services d'instruction, les services d'enquête se paupériser au fur et à mesure avec des membres de la police judiciaire qui sont en réalité submergés par les dossiers que vous ne faites rien pour arriver à faire en sorte que ces gens-là puissent traiter les dossiers.

Mais à un moment, il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui soit responsable politiquement. Si encore il avait dit je comprends non pas je m'excuse pour les autres mais je m'excuse parce que je n'ai pas fait mon travail et que je n'ai pas surveillé. Il parle de ces directives mais savez-vous que toutes les directives qui ont été publiées par Gérald Armanin sont chaque fois au lendemain d'une affaire sur le périscolaire.

C'est au lendemain de euh du scandale qui a été révélé par la presse sur l'affaire sur l'affaire Liana. La priorité faite sur les enfants mineurs, elle est postérieure à l'affaire Liana. Comment voulez-vous que nous ayons un ministre de la justice qui nous explique en réalité que il a tout bien fait ?

La réalité c'est qu'il n'en avait jamais fait une priorité. Alors oui, parce qu'il défend aujourd'hui très mal son dossier et parce que aujourd'hui il donne le sentiment de ne pas avoir compris ce qu'il se passait, d'être dans un déni systématique pour un problème qui est lui systémique. Oui, Gérald Armanin devrait démissionner.

Vous dites ils n'ont rien fait. Géraldin, Emmanuel Macron et cera vous diront "On a augmenté les moyens de la justice plus 30 % depuis qu'ils sont arrivés." Emmanuel Macron dit d'ailleurs n'est pas un problème.

Pas un problème de moyens. Donc ils avaient les moyens de faire ce qu'ils auraient dû faire dans cette affaire là. Le problème pour eux il n'est pas là.

Ah oui il est où le problème ? Bah, il est par exemple, on on l'a raconté souvent, il est par exemple dans le fait d'avoir entre les mains une plainte avec des rapports d'examens médicaux qui sont parlants, des rapports d'examens psychologiques qui sont parlants et que avec ces rapports là entre les mains, personne n'a rien fait, personne n'a convoqué ce Jérôme Baret là. Eux vous disent, je dis ce que ce que dit Gérald Malin, vous disent il est là le souci, c'est un souci d'erreur individuelle.

Mais quand vous avez en réalité des magistrats ou des policiers instructeurs, des policiers enfin la police judiciaire qui ont qui sont submergés par le nombre de dossiers, vous croyez que il y a rien qui peut leur échapper ? Vous pensez que ces gens-là sont infaillibles ? La réalité c'est que ça a été dit précédemment par d'autres que moi.

Vous avez en France moitié moins de juges que dans la moyenne européenne. Pour le nombre de procureurs, c'est quatre fois moins. C'est six fois moins qu'en Allemagne, nous avons un budget de la justice qui est très inférieur à tous les budgets de nos voisins européens.

Et donc vous considérez là que ils ont fait complètement le boulot. Je ne dis pas que c'est facile, je ne dis pas que c'est simple, mais je dis que quand [grognement] on sait ce qu'il se passe, quand on sait diagnostiquer les raisons de cet échec majeur, et bien plutôt que de dire il y a pas de problème de moyens, on a tout fait ce qu'il fallait et cetera, si on ne sait pas se remettre en cause, alors les mêmes causes produi les mêmes effets et c'est précisément ce qu'il ne faut pas. une précision de rectification importante.

Vous disiez Gérard Manin, ces consignes face au crimes qui concernent les mineurs date d'après l'affaire Liana. C'est faux. Non, non. la circulaire dont on parle 27 janvier 2025 où il demande de prioriser où il demande de prioriser les affaires qui concernent justement les crimes et notamment les crimes sexuel chez les il a présenté 114 directives en 17 mois deux par semaine.

Alors déjà admettez que qui sont pas du même niveau et cetera qui ne sont pas du même niveau. C'est c'est vrai. mais en fait avec des mentions signalées ou très signalées et je vous donne quand même dans le 1000 la circulaire politique pénale générale du 27 janvier les mineurs victimes n'y figurent qu'en deux lignes sur c pages deux lignes sur cinq pages.

Vous appelez ça une priorité vous pas moi. Et donc ce qui est vrai c'est qu'il y a eu une circulaire du 8 juin du 8 juin 2026 et qui elle est préilleure à l'affaire Liana. C'est donc la raison pour laquelle je vous dis que il y a une politique de communication chez Général d'Arman, mais il n'y a pas une politique de garde des sauts.

Et c'est la raison pour laquelle plutôt que de chercher à se sauver, il devrait chercher à sauver nos enfants. C'est ça que je lui reproche parce qu'aujourd'hui on voit bien que sa défense est exclusivement une défense qui est liée à sa propre fonction ministérielle mais absolument pas au traitement des cas qui sont devant nous. Et malheureusement, moi je ne veux pas que on puisse dire voilà il y a eu Liana et puis il y aura une autre Liana la semaine prochaine et puis le mois prochain parce que nous n'avons rien fait et rien compris de ce qu'il se passait.

Donc oui, nous avons un problème aujourd'hui dans la justice parce qu'il n'y a pas suffisamment de moyens. C'est la préhistoire y compris sur les moyens informatiques. Est-ce que c'est une question de moyens ?

On a parlé des fichiers, on a parlé effectivement du nombre de greffiers ou est-ce que c'est aussi un problème de j'allais dire presque de philosophie, de rapport à la peine, de qu'est-ce qu'on fait ? par exemple, je vous pose la question et on l'a posé aux autres personnes que nous avions face à à nous. Qu'est-ce qu'on fait de ces pédocriminels ?

C'est-à-dire que est-ce que vous considérez que la peine, la prison, c'est une manière aussi de réinsérer avec la possibilité pour des pédocriminels, une fois qu'ils ont purgé leur peine de retrouver la société. Est-ce qu'il faut au contraire qu'il soit ensuite fiché, voire même comme le propose Sarah Knafo de faire comme en Grande-Bretagne ou en Pologne, c'est-à-dire que ces figers soient public, qu'on puisse savoir s'il y a un pédo criminel dans notre rue, à l'école de nos enfants ? Bref, qu'est-ce qu'on fait ?

Est-ce que vous donnez une chance, est-ce que vous acceptez de donner une seconde chance à des pieds de criminels ou pas ? Parlons plus largement des violences sexistes et sexuelles. J'ai entendu ce que disait Sarac Nafo qui parle même d'avoir un fichier de toutes celles et ceux qui sont soupçonnés d'avoir commis des actes d'agression ou de viol.

Mais est-ce qu'elle imagine simplement ce que ça donnerait ? Eric Zemour serait sur le fich. Non mais Eric Zemour serait sur le fichier.

Je vous rappelle que il a lui-même été accusé publiquement par 9 ou 10 femmes d'agression sexuelle et donc il n'a jamais été condamné. Elle dit elle dit c'est public s'il y a condamnation en revanche il y a un fichier qui devrait être accep accessible par la police et la justice s'il y a soupçon s'il y a soupçon et même je crois avoir compris que pour les employeurs, c'était sur la base du soupçon qu'on pouvait effectivement transmettre ces noms sont des employurs d' ce sont des employeurs où il y a un contact avec les enfants. Ouais contact avec les enfants.

Moi je suis pour que je vais être très clair. Moi, je suis pour qu'il y ait un fichier qui soit transmis aux employeurs éventuels dès lors qu'ils sont dans un service public ou qu'il y a un contact avec le public pour qu'il y ait la possibilité pour les employeurs de savoir à qui ils s'adressent et de savoir qui ils emploient. Par ailleurs, pour tous les employeurs euh qui aujourd'hui attend peut-être des changements euh du côté de la loi, ils peuvent dès à présent introduire dans leur contrat de travail des clauses de moralité qui font que dès lors qu'ils ont connaissance de fait et bien ils puissent effectivement les licencier.

Olivier fort, l'une des questions que l'on pose sur la castration chimique puisque c'était la question posée. Non, allez-y, allez-y. Vous êtes pour non contre après vous aurez compris que là on est dans l'effet d'annonce total en fait.

Bruno Raillot dit ça mais il sait très bien que c'est impossible. Pourquoi ? parce que c'est sur la base du volontariat et que justement il veut lever le volontariat.

Oui, ils veut lever le volontariat. Mais comment il fait ? C'est ce que je lui commig à prendre la pilule, il vous a pas répondu parce que précisément il ne sait pas comment on fait.

Moi ce que je vous dis c'est que par exemple il y a une autre possibilité qui n'est pas la cassation chimique mais qui est le bracelet électronique. Dans l'exécution de la peine au lendemain de la sortie de prison, on peut très bien considérer que il y a des bracelets antirrapprochement où on ne peut pas s'approcher d'une école, on peut pas s'approcher d'une crèche, on peut pas s'approcher. Bien sûr qu'il y a des mesures qui sont possibles, y compris techniquement.

Olivier Fort, notre premier invité tout à l'heure, vous le citiziez, c'était Bruno Rotaillot. On parle d'autorité aussi ce soir. Bruno Rotaillot notamment face aux images du PSG, des violences après le match du PSG. euh face à cet exemple et à d'autres vous accusent accuse la gauche, la culture de l'excuse.

Il dit "C'est vous, c'est vous, c'est la gauche qui a créé euh ce désordre-là en France en excusant un certain nombre de délinquants en les envoyant pas en prison, en faisant tout justement pour éviter de les envoyer en prison." C'est ce qu'il disait tout à l'heure. Qu'est-ce que vous lui répondez à Bruno Rotaillot ?

Mais enfin, est-ce que vraiment je dois lui répondre ? Est-ce que vous donnez le sent est-ce que vous croyez que ce soir je vous donne le sentiment d'être quelqu'un qui souhaite que les délinquants se baladent, que les pédocriminels continuent leurs agissements, que rien de tout cela n'est vrai ? Évidemment, la réalité c'est que si on parle d'autorité et si on parle y compris des événements qui ont eu lieu après les débordements et les émeutes urbaines qui ont suivi la victoire du PSG.

Mais là encore, on sait traiter ces questions là, mais il y a une une impréparation totale de la part de l'État. Vous avez là une improvisation totale ce soir-là. En fait, on sait que le PSG peut gagner et que qu'il gagne ou qu'il perde, il peut y avoir des exactions.

Mais la mairie de Paris a demandé à ce qu'il y ait une fan zone. Pourquoi ? pas que les gens qui sont dans la fan zone soient justement ceux qui viennent pour casser, mais précisément pour pouvoir faire le trient pour supporter une équipe, qui viennent finalement faire exploser leur joie dans un lieu qui est déterminé et puis ceux qui viennent pour casser.

Il y a pas eu de fan zone. Moi, j'espère que pour la coupe du monde qui commence, on va quand même se poser des questions, que les élus locaux vont être eux-mêmes interpellés, qu'on va pouvoir travailler avec eux et faire en sorte que l'intérieur, le ministère de l'intérieur puisse travailler avec toutes les mairies de France. pour qu'ils aient la possibilité de savoir comment ils vont gérer ensemble mouvement.

Il cite une loi, il dit aujourd'hui quand vous cassez un abribus, quand vous détériorez euh des biens et ben finalement à la fin personne ne paye vraiment. Et il dit jusqu'en 1981, il y avait une loi qui était une loi une sorte de solidarité collective vis-à-vis. On prenait euh voilà, on prenait les les 20 qui étaient sur place à ce moment-là et en fait il se partageait la facture plutôt que ce ne soit aux habitants de la ville de les payer.

Il dit "Mais ça c'est typiquement un exemple, c'est la gauche en 81 qui a supprimé cette possibilitél vous dites que c'est une bonne chose de l'avoir supprimé et qu'aujourd'hui les abribus par exemple cassés ce soirl ils sont payés par tous les contribuables." Mais ça c'est pas bien. Mais je vais je vais vous répondre pas là.

Vous dites en fait, on asse des gens et puis euh au hasard de enfin on prend une tribune entière dans un dans un stade de foot et puis on dit c'est la tribune qui paye. Non mais enfin faut arrêter des conneries. Pardon mais enfin il y a un moment où il faut quand même enfin le principe même du droit pénal c'est l'individualisation de la peine.

Là vous dites on tape dans le paquet et puis on verra bien. Le problème aujourd'hui de ceux qui maintiennent l'ordre c'est qu'ils ont une logique est une logique d'interpellation. On interpelle le plus grand nombre possible.

Vous savez combien il y a d'interpellations qui se traduisent ensuite par de vraies actions en justice ? Très peu. Pourquoi ?

Parce qu'en réalité, il tape dans le tas et puis [grognement] rien n'est instruit. Il y a pas de documents qui permettent, il y a les les procès verbaux sont faits à la hâte. On a aucun élément de preuve et donc tout ce beau monde ressort aussi sec.

Qu'est-ce qui se passe nos voisins britanniques ? Ça se passe pas du tout de la même façon. Oui, mais ça se passe à Non, mais là vous voulez un bon exemple.

Les Britanniques, qu'est-ce qu'ils font ? Bah eux, ils ne sont pas cherché à taper en tas le soir même de l'événement. Ce qu'ils font, c'est que ils vont tracer en fait des gens qui sont peut-être masqués au moment où ils rentrent dans le magasin en ayant cassé la vitrine.

Mais enfin, ces gens-là, ils repartent dans la rue, on les suit par les caméras, ils vont dans le métro, ils rentrent chez eux, on sait exactement identifier ces gens-là et parfois ça prend 2 ans mais ces gens-là sont retrouvés et on est là sur l'impunité zéro. Et bien écoutez, moi je préfère des gens qui sanctionnent ceux qui sont vraiment coupables plutôt que de sanctionner à l'aveugle y compris des gens qui sont innocents. Ça c'est pas de la politique.