"Macron et l'humilité, ça fait trois" / Jeux Olympiques, NFP : Manu va t-il craquer ?
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Salut à toutes et à tous, vous regardez Les Indiscrets de Nils Vilqueux, programme que nous testons aux médias et qui sera sur la grille de la saison prochaine, si vous, notre public, nos uniques mécènes, vous nous en donnez les moyens. Soutenez-nous sur tnt.lemédiatv.fr et signez notre pétition contre la décision de l'ARCOM de refuser de nous attribuer une fréquence, alors même que les milliardaires n'ont jamais autant monopolisé cet espace public. L'idée de ce programme, c'est de regarder derrière le rideau de fumée des éléments de langage, de voir de près le théâtre d'ombre qu'est la politique.
Et le taulier de ce programme, c'est Nils Vilqueux, journaliste indépendant, journaliste politique jusqu'au bout des doigts. Il recueille les confidences des politiques de tous bords. Et aujourd'hui, nous allons parler de la lucicasté mania et avant ça, de l'opération de séduction de Macron avec les JO ou comment le président profite des Jeux, alors même que la journée de l'ouverture officielle a commencé de manière assez chaotique, Nils. Oui, c'est le cas de le dire, Théo.
La pression était forte sur Macron avant les JO dans les domaines de la sécurité et du transport. C'est des domaines régaliens, donc des domaines présidentiels. Et on peut dire que ça commence très mal avec ces attaques contre le réseau ferroviaire SNCF. à quelques heures de la cérémonie d'ouverture. On rappelle que 320 000 spectateurs sont attendus au bord de scène pour profiter de cette cérémonie d'ouverture. Et puis surtout, il y a la présence de pratiquement tous les chefs d'État de la planète. Et puis surtout, un milliard de téléspectateurs en retransmission mondialisée qui sont prévus. Donc effectivement, il y a une très grosse pression pour le président.
Et d'ailleurs, en début de semaine, j'en discutais avec un conseiller ministériel qui me disait si ça se passe bien, Emmanuel Macron peut espérer en bénéficier un petit peu dans l'opinion, avoir quelques retombées positives. Et évidemment, si ça se transforme en catastrophe, tout lui retombera dessus. Voilà, on peut dire que ça commence mal. La France, elle va accueillir des athlètes dans des jeux qui sont les jeux les plus durables de l'histoire. On a divisé par deux les émissions de CO2. Les jeux les plus inclusifs, les jeux les plus paritaires, totalement paritaires. Pour la première fois. Pour la première fois. Et donc, on va accueillir le monde. C'est une immense fierté.
Donc c'est une France accueillante. Ensuite, c'est une France audacieuse. Avoir l'audace d'organiser cette cérémonie d'ouverture sur la scène comme on l'a fait, aucun pays ne l'avait tenté avant. C'est une France fière ensuite de son histoire, de son récit. Et le long de la scène, je ne veux rien dévoiler. Mais on aura des artistes du monde entier et de la France, d'immenses artistes de variétés classiques qui vont dire un peu d'une histoire française qui est une histoire universelle.
Parce qu'on tourne effectivement cette émission vendredi matin. Alors, Macron aurait l'intention de rester dans la posture de spectateur lors de ses JO, sans caméra ni photographe autour de lui. Ce serait une épreuve d'humilité et de proximité, insiste son entourage selon le Parisien.
Est-ce vrai ce mensonge, Nils ? Bien sûr, Théo. Macron est quelqu'un d'extrêmement humble. Alors évidemment, ça fait beaucoup rigoler dans la classe politique, mais notamment en Macronie, ce nouveau positionnement du président. Macron et l'humilité, ça fait trois en rigolait encore un ancien de sa campagne qu'il a accompagné en 2017, juste avant l'enregistrement de cette émission. À l'impossible, nul n'est tenu. Et alors l'autre info, c'est que Macron est épuisé. Il n'arrive plus à réfléchir correctement. Et ce qui est inédit, c'est qu'il le reconnaît lui-même auprès de ses équipes les plus proches. C'est ce que m'a dit ma source à l'Élysée.
Et ça m'a été confirmé par au moins deux autres de ses interlocuteurs réguliers. Alors évidemment, l'Élysée garde le silence là-dessus, parce que ça ne cadre pas avec l'image de la France triomphante qu'Emmanuel Macron tente de donner. Mais le président est quand même épuisé par la séquence politique, le chaos qu'il a lui-même créé. Et donc à la place, pour donner le change, le palais de l'Élysée présente l'image d'un président qui a mené le combat pour la cérémonie d'ouverture au bord de la Seine. Et donc ses collaborateurs expliquent que c'est là où le président a joué un rôle important auprès des acteurs spécialistes de ces sujets de sécurité.
Quand on lui disait qu'il faudrait déployer des moyens qui sont trop importants et trop coûteux pour sécuriser les bords de Seine, lui expliquait « Moi, ma question, ce n'est pas de savoir ce que vous en pensez, c'est de savoir comment on peut le faire ». Et donc on voit que Macron essaye de se mettre dans une posture un peu au-dessus des partis, un petit peu au-dessus de la mêlée et d'essayer d'être un président des solutions. Alors de là à penser qu'il fait un parallèle avec les partis politiques et la situation de chaos qu'il a lui-même provoquée, il n'y a qu'un pas.
La presse explique aussi que le président veut écouter les Français à travers les élus de son camp et recoller les morceaux avec les députés de l'ancienne majorité après la dissolution et le traumatisme des législatives. On en avait parlé lors de la dernière émission. Et donc il a mené une série de repas à l'Élysée avec certains d'entre eux. Ça n'a pas toujours fonctionné. Il s'est quand même retrouvé assez solitaire, au moins pour l'un d'entre eux, sur les 20 invités. Il y en a seulement trois qui se sont pointés, d'après mes informations. Et les gens vraiment n'en peuvent plus, en fait, d'Emmanuel Macron, y compris des élus, des proches, très fidèles.
Moi, les mots qui reviennent le plus, c'est il est perché, il est dans une autre dimension, c'est un robot émotionnel. Il séduit les gens, il les jette. Et c'est un peu le sentiment général des députés macronistes qui le suivent parfois depuis 2017 avec la dissolution. Et d'ailleurs, le nouveau groupe à l'Assemblée s'appelle Ensemble. Ensemble, mais seul au monde, c'est un peu la devise des députés entre eux. Alors, évidemment, Macron s'en défend. Il n'est pas question de l'accuser, d'avoir une vision idéalisée de la situation politique.
On peut regarder ce qui est arrivé à Thomas Soto, qui s'est attiré les foudres présidentielles, pour avoir reproché au président d'avoir une vision idéalisée de l'Assemblée. Regardez ce qu'il a dit. Et vous savez, je vais vous dire, moi je suis très fier qu'on soit une démocratie vivante qui a su tenir des élections inédites, qui ressort avec un paysage politique inédit, des responsables qui vont devoir s'élever au-dessus d'eux-mêmes, nous tous, et qui va se voir organiser des jeux uniques. C'est ça la France. Et donc c'est une France... Vous n'avez pas une vision un peu idéalisée, un peu idyllique de la situation ?
J'imagine les oppositions qui vous regardent, qui vous écoutent, qui doivent se dire, mais on ne vit pas dans le même monde avec Emmanuel Macron. Mais pourquoi ? Parce que c'est ça qu'il y a des jeux. Parce que c'est le bazar à l'Assemblée, parce qu'il n'y a pas de gouvernement, parce qu'il n'y a pas de perspective. Mais pardon, mais il y a un gouvernement en charge des affaires courantes qui sera là. Certes. Il y a des forces politiques qui sont le fruit de la confiance des Français et de leur vote, qui doivent donc être à la hauteur de leurs responsabilités. Et donc, je ne suis pas du tout idyllique. Je dis juste, c'est nous. Soyons fers de ça, soyons à la hauteur des événements.
Et donc, on va être à la hauteur de ces jeux. Et vous savez, ces jeux, c'est une bonne métaphore de la situation politique. On a été ensemble, en juillet 2017, à Lausanne, convaincre. On a eu les jeux en septembre 2017. Si je raisonnais comme tout le monde aujourd'hui, je vous dirais impossible d'organiser des jeux. Avec une maire de Paris qui est élue socialiste, avec une présidente de la région Île-de-France qui est élue de droite, et un président qui a une force du centre. On l'a fait. Donc, voilà, vous voyez qu'il est très piqué dès qu'on remet en cause les solutions qu'il propose politiquement.
Alors, pour Emmanuel Macron, Nils, les JO reflètent la situation politique de la France. C'est un peu lunaire, on peut l'admettre, mais c'est ce qu'il pense.
Oui, et puis, il y a quand même un jeu là-dedans. La posture de Macron, elle n'est pas sans rappeler celle d'un certain François Mitterrand, qui donc s'est retrouvé lui-même en difficulté politique après la victoire de la droite. Ça remonte, moi c'est l'année de ma naissance. En 1986, regardez, c'est assez troublant.
J'assume mes responsabilités, et je les assumerai, quelle que soit la majorité politique et quels que soient les événements. Bref, j'ai rempli mon mandat. Alors, à partir de là, qu'est-ce qu'on peut me reprocher, qu'est-ce qu'on peut me dire ? Je crois que mon devoir, c'est de tenir compte de la volonté populaire. Si les électeurs ont désigné une majorité claire, dont les contours seront précis, et mon devoir est de chercher ou de désigner comme Premier ministre une personnalité sortant de ce milieu.
Oui, il devra tenir compte aussi, le Président de la République, des conditions de certains pour éventuellement être à vos côtés. Non, non, non, on ne pose pas de conditions au Président de la République.
Donc on voit Mitterrand qui dit « on ne pose pas de conditions au Président de la République ». Et ça rappelle un petit peu ce qu'a dit Macron sur France 2 et TF1, en refusant de nommer Lucie Casté, dont on parlera par la suite. Mais CGO, Théo, c'est quand même surtout un grand moment pour faire des affaires, pour le business, pour Emmanuel Macron. Et d'ailleurs, on peut remarquer le programme de Macron ce jeudi à 13h.
Il a reçu à l'Élysée Elon Musk, James Quincy, le PDG de Coca-Cola, le PDG d'Alibaba, Joey Tsai, Brian Chesky de R&B, mais aussi Bernard Arnault, forcément, LVMH, Nicolas Navias de la banque BPCE, Alexandre Bompard, le PDG sur le départ de Carrefour, Sébastien Bazin, le PDG d'Accord. Alors la liste est trop longue pour qu'on les cite tous, mais voilà, il y avait tout quand même, une quarantaine de grands patrons de groupes internationaux aussi présents à Paris. Et donc l'opération séduction du président envers les patrons, c'est pour les rassurer, répète l'Élysée à la presse, face à la crise politique que traverse le pays.
Et il faut le rappeler que le président a lui-même provoqué avec la dissolution. Et pour l'Élysée, ce qui compte, c'est de montrer à ses investisseurs que c'est une politique qui a été menée dans la continuité, dans le temps. Il faut redonner de la certitude aux investisseurs.
Alors c'est un grand moment pour Emmanuel Macron, mais il veut être seul sur la photo, tu m'as dit avant l'enregistrement de cette émission.
Oui, oui. Et alors ça tombe très bien puisque le gouvernement et des missionnaires ironisaient un macroniste de la première heure. Et puis il donne un peu l'impression, y compris d'ailleurs dans le camp présidentiel, que c'est un peu lui tout seul sur la photo. C'est un peu le gamin qui roule avec son jouet à lui, perciflé l'un de ses anciens proches qui a depuis complètement décroché avec lui. Et donc c'est vraiment la grande opération de charme du président. Il se met en scène dans des vidéos. On le voit par exemple là sur ces images déjeuner avec des athlètes au village olympique.
Donc c'est vraiment pour montrer que le président est très impliqué dans ses Jeux olympiques, que c'est ses Jeux olympiques à lui. Et il n'y a vraiment personne d'autre en fait sur la photo. Sur les images, c'est quand même assez grandiose dans le genre opération de communication. Alors en plus, la grande opération de charme avec les patrons, puisqu'il s'agit bien d'eux, elle s'est poursuivie le soir même au carrossel du Louvre, où il avait quand même invité plus de 500 invités avec Brigitte Macron. Donc on peut les apercevoir sur quelques photos.
Et puis il y avait ce menu concocté par Alain Ducasse, dont on peut révéler en exclusivité un cookpot de homard bleu ou encore un croustillant de sarrasin, framboise et hibiscus. Alors le coup de ces agapes, évidemment, n'a pas été communiqué au grand public ni à la presse. Ce serait trop simple de faire preuve de transparence. Mais dîner sous la pyramide du Louvre, il y a encore une référence à Mitterrand qui est assez prégnante. Regardez ces images de l'ancien président, qui sont captées par Antenne 2 à l'époque, qui reçoit les dirigeants du G7 le 7 juillet 1989 sous la pyramide du Louvre également.
Et donc à l'époque, les chefs d'État avaient dégusté du champagne d'Ompérignon, qui était tiré à même le tonneau.
Alors, il y a ce qu'il dit, François Mitterrand pense Bruno Roger Petit. C'est qui Bruno Roger Petit d'ailleurs ?
Bruno Roger Petit, on en a parlé dans nos émissions, tu sais bien, c'est le conseiller mémoire, autoproclamé mémoire du président, qui est chargé de donner un squelette idéologique, qui est chargé de consacrer la mémoire d'Emmanuel Macron, qui est un président sans passer d'ailleurs, puisque ses origines, même s'ils ont été documentés, documentés et son ascension sociale et politique, restent quand même assez mystérieuses.
Et donc Bruno Roger Petit, qui est un ancien journaliste par ailleurs, qui a été un grand éditorialiste, est chargé de donner du corps à Emmanuel Macron et surtout de l'inscrire dans une histoire qui est celle des grands dirigeants français, comme De Gaulle, comme Mitterrand, Louis XIV, pourquoi pas ? Même si, évidemment, il ne s'est pas évoqué, mais on pense évidemment à Louis XIV, parce que c'est le roi de l'absolutisme et que Macron quand même se fait remarquer par un comportement, somme toute, assez absolutiste. Et donc ses proches, en fait, l'encourage un petit peu dans cette tendance.
Il y a aussi Jonathan Guémas, qui est l'ancienne plume de Gérard Collomb, qui est devenue celle de Macron. Mais alors la seule différence avec François Mitterrand, par exemple pour la pyramide du Louvre, c'est que c'est François Mitterrand qui avait fait construire la pyramide du Louvre. Donc il était un peu chez lui, entre guillemets. Et puis il y a aussi un fossé entre l'image glorieuse de la France attachée à son passé, la vie glamour. On pense à Émilie in Paris sur Netflix ou au film Amélie Poulain. C'est un peu ça, en fait, les Jeux Olympiques qui sont organisés par les Macons, comme on peut le voir sur les vidéos ou les images qui sont diffusées par l'Elysée ou par le gouvernement.
Et on a un peu l'impression que les Français sont réduits à un peuple nostalgique, avec un peu l'obligation d'être heureux et fiers de ces Jeux Olympiques, même si une grande partie des Français est laissée de côté. Et ça a été trop peu montré, je trouve, dans les médias mainstream. Alors que justement, nous, aux médias, on a quand même fait parler ces Français qui se sentent un peu abandonnés.
J'ai peur, j'ai peur que j'accouche dans la rue. Je suis à 7 mois, alors 115 me dit chaque jour qu'il n'y a pas de place. Les assistants disent, on a fait tout ce qu'on pouvait faire à contacter 115, ils disent qu'il n'y a pas de place. Donc nous, on va faire comment maintenant ? On ne travaille pas. Même pour manger, c'est difficile.
Et pendant ce temps, sur la scène internationale ?
Alors oui, sur la scène internationale, c'est un peu la catastrophe pour Emmanuel Macron. Et les JO, d'ailleurs, ces JO sont une manière de le faire revenir au niveau diplomatique. On pense quand même à ces hésitations, ces allers-retours sur l'Ukraine, les promesses trahies à Zelensky, la position de la France absolument catastrophique sur le massacre qui a lieu en Palestine. On pense aussi aux actions extrêmement choquantes et colonialistes de l'État français en Nouvelle-Calédonie qui ont beaucoup fait couler d'encre et qui ont fait beaucoup parler à l'étranger. Et donc, on voit qu'effectivement, c'est une grande opération au service d'Emmanuel Macron de réhabilitation.
Alors là, la dernière nouvelle lubie présidentielle, c'est d'avoir réussi à inscrire les JO d'hiver aux Alpes françaises. Les JO d'hiver de 2030 ? Exactement, Théo. Et évidemment, ça ne va pas de soi puisque c'est quand même une aberration écologique et économique au moment où justement les Alpes sont en train de s'effondrer à cause du réchauffement climatique. Voilà, il y a des chutes de masses montagneuses pratiquement quotidiennes ou toutes les semaines. Et donc, il a mené cette opération avec le soutien des dirigeants locaux régionaux, museliers et voquiers au niveau régional, donc à la fois PACA et Auvergne-Rhône-Alpes.
Et donc, la presse régionale comme le Dauphiné, par exemple, dont on peut voir l'article, se parle d'un pari gagnant pour les Alpes françaises. Je ne suis pas certain qu'au niveau... Et d'ailleurs, mes confrères, par exemple, de Mediapart ou d'autres médias ne sont pas certains qu'au niveau environnemental, les Alpes françaises gagnent vraiment avec ces jeux. Mais c'est surtout politiquement, en fait, que c'est intéressant comme séquence parce que c'est la preuve qu'il y a bien une alliance qui est à l'œuvre entre les macronistes et la droite, puisque Macron s'est allié avec Wauquiez sur ce dossier.
Et si on avait besoin d'une preuve que la coalition que le président appelle de ses voeux avec un premier ministre de droite dans les mois qui viennent manquait, eh bien là, on a vraiment une preuve qui est assez évidente que Macron marche avec la droite. Et d'ailleurs, j'ai une source ministérielle qui m'expliquait que, certes, le président, l'Élysée, parle d'un pari gagné pour ces JO d'hiver. Mais enfin, on rappelle aussi que la France était la seule à être en lice pour ces JO. Donc évidemment, ça facilite la victoire parce qu'aucun autre pays ne veut de ces JO d'hiver en plein réchauffement climatique.
Alors, si le NFP n'arrive pas à avoir de premier ministre, Macron espère pouvoir continuer avec son gouvernement jusqu'en septembre en mode avec les JO, puis les vacances, ça passe crème. Oups !
Oui, c'est ça, c'est vraiment un peu l'idée. Mais il prend quand même un gros risque, Emmanuel Macron, en jouant un peu la détente comme ça, parce que si la situation perdure, en fait, les gens vont se poser la question de la responsabilité du président de la République, qui est, on le rappelle, quand même le garant des institutions, qui est censé être au-dessus de la mêlée.
Et par exemple, s'il nomme un gouvernement avec la droite de coalition à la rentrée, si le gouvernement est renversé, on peut imaginer par la gauche, et puis avec un vote RN ou la gauche avec des éléments du centre, enfin, peu importe, la question même de la position du président, elle finira par être posée par un certain nombre d'opposants. Et c'est ce que pointe d'ailleurs, notamment, Marine Tondelier cette semaine, c'est ce qu'elle pointait à la télévision. Regardez.
Moi, je voulais quand même qu'on s'arrête deux secondes sur ce que fait Emmanuel Macron, parce que je trouve qu'il bénéficie toujours d'une présomption de crédibilité. Tout le monde est très bienveillant envers lui, je pense même nous en réalité. S'il était d'extrême droite, je veux juste qu'on se projette, si un président ou une présidente d'extrême droite faisait ce qu'il est en train de faire, on hurlerait au coup d'État politique, au push institutionnel, on serait en train de dire qu'on n'est plus dans la liberté publique et que la démocratie est en danger. Ne faisons pas de politique fiction. Non, mais attendez, ce n'est pas fiction, c'est parce que c'est en train de vraiment se passer.
Ce qu'il est en train de faire, si quelqu'un d'extrême droite le faisait, on serait tous très inquiets de nos institutions est très très inquiets pour la République.
Justement, Nils, qui dit Marine Tondelier, dit NFP, dit gauche, et si on parlait un peu de la gauche et de Lucie Casté ?
Alors, on va en parler, je voulais juste terminer avant, puisque la gauche s'organise justement contre Emmanuel Macron et sa volonté de régner un peu sans partage. Il faut quand même rappeler qu'Olivier Faure a envoyé une lettre au Conseil d'État au nom du PS pour s'inquiéter de la durée du gouvernement provisoire et on a appris au moment où on enregistre cette émission que les sénateurs communistes ont déposé une proposition de loi visant à préciser le statut de gouvernement démissionnaire pour éviter le dévoiement des institutions par Macron.
Donc ça, ça a été annoncé sur Twitter X et donc ce serait un texte qui sera examiné situation oblige pas avant la session d'octobre et concrètement, les communistes, alors ils proposent de limiter la durée d'un gouvernement démissionnaire à seulement 8 jours contre le temps que veut le président actuellement et aussi d'interdire définitivement le cumul ministres, même démissionnaires et députés. Tu sais ce dont on avait parlé la semaine dernière et qui provoquait un débat puisque les députés, les ministres députés ont pu voter pour l'élection de Yael Brown-Pivet au perchoir à l'Assemblée.
Et pour terminer, les députés écolos ont déposé donc jeudi au Conseil d'État une question, au Conseil constitutionnel, pardon, une question prioritaire de constitutionnalité visant à prouver que la loi organique qui organise l'incompatibilité entre un mandat de député et des fonctions ministérielles contrevient à l'esprit de la Constitution. Alors, ils l'ont déposé devant le Conseil d'État et si le Conseil d'État juge que cette question prioritaire de constitutionnalité est recevable, il la transmettra alors au sage du Conseil constitutionnel.
Justement, on revient sur la gauche et sur Lucie Casté, vraie révélation ou mirage de la gauche unie ? Alors,
c'est un peu la nouvelle cocluche de la gauche, Lucie Casté, c'est un peu le nom tiré du chapeau par le PS pour Matignon à l'extrême dernière minute. puisque les négociations ont duré vraiment jusqu'à mardi jusqu'à la dernière minute. En fait, il s'agissait quand même, soyons honnêtes, pour le nouveau Front populaire et ses dirigeants de proposer une candidature avant le passage d'Emmanuel Macron au JT le soir même.
Donc, il s'agissait de damer le pion au président et voilà, en toute honnêteté, à part les journalistes parisiens qui suivent la gauche ou Anne Hidalgo et la ville de Paris, elle était quand même inconnue au bataillon et d'ailleurs, elle en parle en toute franchise dans ses interviews comme ici sur BFM.
Sondage ce matin élabe pour BFM TV, 58% jugent que le président ne doit pas vous nommer à Matignon. ça vous surprend ce résultat ? Ce sondage, il est parfait, merci de l'avoir commandé. En réalité, il y a 48 heures, j'étais totalement inconnue des Françaises et des Français. Aujourd'hui, on a 41% des Français qui disent qu'Emmanuel Macron doit me nommer Premier ministre. Ça veut dire que les Français souhaitent que l'on sorte de la paralysie parce qu'on ne peut pas attendre pour répondre à leurs problèmes. Alors pour l'instant, c'est non.
mais les Insoumis ont dit depuis quelques jours qu'on va appeler une mobilisation de la société, je cite l'expression, pour vous imposer, vous, Lucie Casté, à Matignon. Ça veut dire quoi ? Des manifestations, des happening ? Comment ça va se passer ? En réalité, la société civile, les syndicats, le monde syndical, la société civile organisée, les associations, les mouvements associatifs, ils sont déjà organisés. Ils attendent que l'espoir qui s'est levé se traduise aujourd'hui en actes. Depuis mardi, on n'entend peu les syndicats dire qu'il faut que Lucie Casté soit à Matignon.
Il y a eu un communiqué de presse de la CGT hier qui demande au président de la République de sortir de la paralysie.
Et sa nomination, elle a d'ailleurs été annoncée et c'est un signe quand même par des médias de gauche indépendants, par exemple Politis ou Luma et ensuite seulement par des gros médias comme BFM. Et mes confrères et mes consœurs n'avaient pas grand-chose à se mettre sous la dent et donc, comme d'habitude, quand les journalistes n'ont rien vraiment de nouveau à dire, ils usent de superlatifs.
Donc on parle d'une excellente directrice des finances à la ville de Paris, d'un parcours professionnel remarquable, de quelqu'un de brillant et d'ailleurs, c'est assez drôle parce que même la France Insoumise qui d'habitude n'est pas la dernière à râler, ne lui trouve que des qualités et j'en discutais avec des cadres du parti qui m'expliquaient qu'elle était vraiment super, elle était géniale. Bon, on parle quand même de quelqu'un qui a été conseillère d'Anne Hidalgo avant de rejoindre sa direction des finances et des achats à la ville de Paris. Et donc, un opposant à fort qui n'est pas très copain avec les Insoumis me disait, c'est quand même le bal des faux-culs à gauche.
Ce n'est pas complètement faux.
Alors, il y a quand même des sujets d'embarras qui sont apparus.
Oui, oui, alors très vite quand même, Lucie Casté a montré quelques hésitations comme la présence des athlètes israéliens à Paris pour les Jeux Olympiques. Alors, elle s'en est un peu sortie par une pirouette en disant ils sont là, maintenant, il faut que la diplomatie française s'oriente pour faire cesser les massacres à Gaza en utilisant des moyens de pression politique. Mais bon, elle a semblé quand même un petit peu déstabilisée et d'ailleurs, le journaliste ne s'est pas gêné à BFN ne s'est pas gêné pour lui faire remarquer.
Alors, vos convictions politiques, votre positionnement à gauche. Depuis le 7 octobre dernier, l'attaque d'Israël, la gauche s'écharpe sur une question très simple et pourtant, la réponse est assez compliquée. Le Hamas, selon vous, est-il une organisation terroriste ? Oui. Sans problème. Le programme du nouveau Front populaire est extrêmement clair à ce sujet. Il y a une priorité. C'est que les massacres en cours à Gaza cessent et que les otages soient libérés. Ceux qui ont dit le contraire se sont disqualifiés, selon vous ? Je ne souhaite pas commenter ça.
Ce conflit du Porche-Orient, toujours, votre nouvel allié LFI, je ne sais pas si vous connaissez encore Thomas Porte, a jugé, je le cite, que les athlètes israéliens n'avaient pas leur place en France pour ces Jeux olympiques. Et vous ? Pour moi, la priorité, je le dis encore une fois, c'est que les massacres en cours à Gaza cessent. Je pense que toute l'énergie de la diplomatie française doit être mise sur cette priorité. De voir cet israélien que l'on va la voir défiler demain soir à Paris, vous dites qu'ils sont les bienvenus ou ça vous choque de les voir défiler avec leurs maillots ? Ils sont là.
Maintenant, nos forces, les forces de la diplomatie française doivent être orientées pour faire cesser les massacres à Gaza, y compris en utilisant des moyens de pression, de pression politique pour que Israël cesse cet agissement à Gaza. Je vous sens un peu embarrassé ? Non, pas du tout. Le programme est très clair. Est-ce que vous pouvez dire clairement ? Moi, je trouve qu'ils ont leur place. Ou non, ils n'ont pas leur place ? Je vous le répète, ils n'ont leur place ? La priorité, c'est que les massacres cessent et c'est que la justice internationale puisse faire son travail à ce stade. Tu n'avais dit pas langue de voix, pourtant. Je ne sais pas de la langue de voix.
Et à gauche, elle provoque aussi, et notamment au Parti Socialiste, sa candidature, la proposition de la direction du PS fait aussi jaser. Il provoque aussi des oppositions. On a Hélène Geoffroy. Alors, Hélène Geoffroy au PS, elle est peu connue du grand public. C'est la mère de Vaud-en-Velin. C'est un peu une apparatchik du Parti. C'est surtout une proche de François Hollande. Elle est très anti-fort et anti-LFI. Et donc là, elle profite en fait de cette nomination du CIC-ST pour tirer à boulet rouge sur la stratégie de la direction du Parti Socialiste avant le Conseil national qu'elle présidait jeudi soir.
Et donc, elle explique aux Parisiens que la stratégie actuelle du nouveau Front populaire n'incarne pas la gauche de gouvernement. Et donc, il y a eu une réunion hier du Conseil national qui a été assez animée selon mes informations. Alors, en général, quand on vous dit qu'une réunion a été animée, ça veut dire que les socialistes se sont engueulés. C'est un peu comme les écolos. Et donc, sur des questions essentielles telles que le nucléaire, le rapport aux athlètes israéliens, au RN, Lucie Casté est mal à l'aise et ça se voit, me disait l'un des alliés d'Hélène Geoffroy.
La critique est aussi reprise par le courant de Nicolas Maillère-Rassignol qui est le maire de Rouen qui est aussi un opposant à Fort. Et on comprend en fait que ces deux courants du PS se verraient bien diriger un gouvernement dans une coalition de circonstances. Il faut rappeler quand même que le Parti socialiste est revenu en force aux européennes, revient de très très loin et que notamment François Hollande a été réélu député et que manifestement il n'a pas l'intention de rester les bras croisés.
Alors certains estiment au sein du PS que le contexte électoral, c'est-à-dire le contexte qui avait cours au moment du second tour des législatives avec la mise en place d'un barrage républicain contre le RN, appelle à ce qu'ils appellent un élargissement. C'est quoi cet élargissement, Nils ? Oui, mais ça, c'est une vieille lune à gauche. Tu sais,
ça remonte déjà à l'ancien congrès du PS pour désigner le patron du Parti socialiste. À l'époque, il y avait eu un vent de rébellion contre Olivier Faure pour sa réélection. Et donc, c'est un peu tous les anti-France insoumise, en fait. Et d'ailleurs, le texte d'orientation d'Hélène Geoffroy avait réuni autour de 20% des voix lors de ce dernier congrès. Et donc, Geoffroy, Hélène Geoffroy et ses partisans au PS, le rapprochement, en fait, avec LFI mis en place aux législatives de 2022 leur reste en travers de la gorge. Ils accusent, en fait, Olivier Faure d'avoir fait du PS une filiale de la France insoumise. Mais honnêtement, ce n'est pas la totalité du PS.
On parle d'un millier d'élus avec à peine quatre sénateurs. Donc, ce n'est quand même pas énorme. Et simplement, ils sont effectivement très en colère contre Olivier Faure et la France insoumise. Alors, du côté de Lucie Casté, j'ai voulu faire réagir son entourage. On m'explique effectivement qu'au fond, ça ne concerne pas Lucie Casté. On m'a même dit que c'est un coup de la droite du PS qui veut régler ses comptes avant la création potentielle d'un gouvernement de gauche. Et effectivement, ces désaccords étaient connus auparavant. Alors, mal à l'aise, elle est effectivement parfois mal à l'aise dans les médias.
Mais on me rappelle aussi dans son entourage, on la défend en disant qu'elle est quand même devenue l'une des chefs de la majorité en à peine 48 heures. Et donc, qu'il faut aussi qu'elle trouve ses marques, que la question du positionnement à trouver n'est pas toujours évidente et qu'elle veut évidemment respecter l'ensemble des partis de la coalition de gauche. Elle veut se positionner au-dessus de la mêlée. Et donc, voilà, elle est en phase de structuration, comme on dit aux partis socialistes.
Alors, on m'explique qu'en attendant que les JO passent et que l'été se passe, puisque Macron a décidé que rien ne bougeait en République, on m'explique que Lucie Casté, elle échange quotidiennement avec les quêtes-chefs du parti, qui sont Olivier Faure, Emmanuel Boupard, Fabien Roussel et Marine Tondelier. Donc, elle fait des visios avec eux où elle communique par message. Elle l'a fait, par exemple, jeudi après-midi. Le sujet n'est pas un nom donné par une formation politique. L'exemple que nous venons d'avoir avec M. Chassaigne d'ailleurs dit tout cela.
C'est un candidat tout à fait estimable, expérimenté et il n'a pas eu la majorité, il n'a pas été élu au perchoir, à la présidence de l'Assemblée nationale. Et donc, la question n'est pas un nom, la question c'est quelle majorité peut se dégager à l'Assemblée pour qu'un gouvernement de la France puisse passer des réformes, passer un budget et faire avancer le pays. Et donc, dans ce contexte, je vais essayer de vous dire comment je vois le chemin. Moi, ce que j'attends aujourd'hui des forces politiques, c'est qu'elles soient à la hauteur de ce qu'elles ont fait dans l'entre-deux-tours. Toutes les forces politiques qui se sont mises d'accord pour ces désistements...
Mais ce n'était pas la même chose, c'était un barrage. Non, pardon, ce n'est pas un programme commun. Ce n'est pas un programme commun, mais personne, l'enseignement, c'est que personne ne peut appliquer son programme commun.
Macron est hermétique au charme de Lucie Casté et il a balayé sa candidature de manière assez méprisante, on va dire. Ça a dû créer des effets. Oui, effectivement,
et puis, il fait semblante de s'en fiche, comme on peut le voir dans la vidéo ou l'interview, mais en réalité, il a donné des consignes. Enfin, lui et son entourage ont donné des consignes pour vraiment la critiquer, la pilonner, comme on dit dans la presse. par exemple, le soir même, le mardi soir, donc le soir où elle a été désignée par la gauche, j'ai sollicité un conseiller de l'exécutif qui m'ont dit « mais Lucie qui ? De qui vous me parlez ? C'est n'importe quoi ?
» Donc, il y a une espèce de dénigrement qui se met en place de Lucie Casté et puis à travers elle de toute la gauche puisque les macronistes, les éléments de langage, c'est qu'elle serait proche du député LFC Thomas Porte accusé d'être un coupeur de tête de la France insoumise puisqu'il a posé avec un ballon, avec une photo de Dussault pendant la réforme des retraites. On la traite aussi de caricature de la gauche bobo. Alors bon, ça c'est assez drôle venant des macronistes, une caricature de bobo. Quand on en voit certains, on peut rigoler. Et il faut surtout voir à travers ces attaques que la candidate de gauche ne laisse pas Macron aussi indifférent qu'il voudrait le faire croire.
Il y a des attaques notamment sur le bilan financier de la mairie de Paris.
Oui, c'est des attaques qui sont quand même un peu injustes là encore parce qu'elle est directrice financière d'une collectivité, elle n'est pas responsable de la situation financière de Paris. J'en ai parlé avec un bon connaisseur du sujet qui en plus a fait ses classes à droite, donc qui n'est pas au Parti Socialiste, qui n'est pas à gauche, qui connaît bien ses sujets, qui a travaillé pour une municipalité, qui me disait mais au-dessus d'elle, il y a quand même le directeur général des services de la ville de Paris qui est quand même beaucoup plus capé. Il y a aussi les élus en premier lieu qui votent les budgets de la ville de Paris.
Elle, elle n'est pas du tout dans le décisionnaire, elle est dans l'exécution. Après, il y a quand même certaines critiques qui sont légitimes à son sujet. C'est vrai qu'elle n'a jamais été élue, elle n'a jamais occupé un grand poste de la République. On ne peut pas dire par exemple que c'est l'équivalent de Castex comme on l'a souvent dit
dans les médias. Elle ne fait pas d'ombre aux insoumis mais en même temps, elle a quand même été à la direction du Trésor deux ans sous Macron. Est-ce que tu as dit une source à Bercy ?
Oui, c'est ça. C'est un peu le refrain des macronistes. Tu vois, c'est pour essayer de diviser la gauche, de dire mais regardez, au fond, elle est un peu comme nous en fait.
Elle a travaillé à la direction du Trésor donc c'est probablement une des directions les plus prestigieuses sinon la plus prestigieuse de Bercy mais les macronistes ils oublient aussi qu'elle est passée par traque fin et elle s'est quand même fait une petite réputation sur le dossier brûlant de la haute délinquance financière et ça a quand même son importance parce que regarde si on tire un parallèle on a appris dans le monde ce vendredi au moment où on enregistre l'émission que le gouvernement continue de refuser d'agréer l'association anticorruption anticorps alors anticorps c'est pas n'importe quelle association elle est à l'origine de la mise en examen d'Alexis Collère qui est le secrétaire général de l'Elysée et donc qui a été mise en examen en 2022 pour des décisions qu'il avait prises dans l'affaire de l'armateur qui est allée au Suisse MSC avec lequel il avait des liens familiaux il y a eu aussi la tour triangle à Paris où Elisabeth Borne est mise en cause en tant qu'ancienne directrice générale de l'urbanisme à la mairie de Paris ou encore une grosse affaire très trouble qui sont les contrats russes d'Alexandre Benalla et donc le nom de Lucie Casté qui est effectivement passée par Traquefin qui lutte pour les services publics pour défendre les services publics et une
cofondatrice du collectif nos services publics
voilà exactement et donc qui lutte pour avoir une république plus exemplaire fait peut-être plus peur à l'Elysée que l'Elysée ne veut bien le dire et ce refus aussi finalement d'accorder l'agrément à Antica regarde c'est une belle preuve de démocratie en France et elle a inspiré notamment le dessinateur Alan Barth et donc il va falloir suivre évidemment les développants de cette affaire comme on le fait souvent et toujours aux médias
Merci Nils et merci à vous d'avoir regardé cette émission qui est dans sa phase de test dites-nous comme vous le faites depuis un certain nombre d'épisodes ce que vous en avez pensé en commentaire si vous nous regardez par Youtube et via email si vous nous regardez à la télé le média vous le savez était engagé dans une course de fonds qu'il a amené le 12 juillet dernier devant l'Arcom pour obtenir un canal TNT notre candidature n'a pas été acceptée nous contestons cette décision rendez-vous sur tnt.le-médiatv.fr pour signer la pétition pour nous aider à porter notre voix notamment notre recours devant le conseil d'état restez connectés au média de la boule
à la fin au déjeuner le 12 juillet le 12 juillet le 12 juillet le 12 juillet le 12 juillet
Emmanuel Macron