Laurent Jacobelli : "Arrêtons de nous ressortir les vieux dinosaures de l'UMP !" (Europe 1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Marine Le Pen a qualifié de blague le rapport sur les frères musulmans. Comment voyez-vous ce qui s'est passé hier en Conseil de Défense ?
- 0:45RelanceRéponse partielle
Comment analysez-vous la posture du président face au rapport ?
- 1:11FerméeRéponse directe
On avait vraiment le nom des écoles et des associations liées aux frères musulmans ?
- 2:11RelanceÉludée
Pourquoi dites-vous que le président est corrompu ?
- 3:56RelanceRéponse directe
Pourquoi ne dites-vous pas que Retailleau a raison d'aller sur ce sujet ?
- 4:33RelanceRéponse directe
Est-ce que vous cherchez à faire une polémique politicienne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueFait
« D'abord, c'est un gigantesque coup de pub organisé par M. Retailleau. »
- 0:58Invité politiqueFait
« On était au courant qu'il y avait de l'entrisme des frères musulmans dans le sport, dans la culture, dans les écoles, dans certains milieux politiques, dans certaines mairies. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Marine Le Pen avait écrit un projet de loi en 2021. »
- 1:31Invité politiqueFait
« Bruno Retailleau participe de près ou de loin à des partis, ou lui-même en direct, qui ont fait ce gouvernement, qui ont fait les gouvernements de la France. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Les frères musulmans, ce sont des gens qui veulent détruire les principes de notre République, instaurer la charia qui aujourd'hui manipule certaines mairies. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Il n'en aura jamais le courage. »
- 3:25Invité politiqueFait
« Il n'a qu'à écrire directement à l'émir du Qatar, en disant, je vais continuer à accepter vos milliards dans mon pays, et surtout, je ne toucherai pas à l'émanation de votre État, que sont les frères musulmans. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Il y a une convention fiscale avec le Qatar, qui est signée d'État à État, ce n'est pas le président Macron, mais qui est extrêmement avantageuse pour le Qatar, pays qui finance les frères musulmans. »
- 15:31Invité politiqueFait
« En politique, contrairement à la vie quotidienne, ce n'est pas dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. »
- 15:51Invité politiqueFait
« Ces gens aujourd'hui ont ruiné la France, on le sait. On voit le niveau des dettes, on voit le niveau de l'insécurité, on voit la perte de notre identité à cause de l'immigration. »
- 16:44Invité politiqueFait
« Ils soutiennent le même gouvernement. C'est Macroniste de gauche, Macroniste du centre et Macroniste de droite. »
- 19:11Invité politiqueFait
« On ne fait pas la politique du RN avec les socialistes. »
- 19:31Invité politiqueFait
« Sur le régalien, qui est aujourd'hui le problème majeur, on peut travailler ensemble, on y va. »
- 23:32Invité politiquePromesse
« Notre objectif est de baisser les charges et de baisser les impôts. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli48 %
- Présentateur23 %
- Invité11 %
- Invité 29 %
- Invité 36 %
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Bonsoir à vous Laurent Jacobelli, député de Moselle, porte-parole du RN. Alors je l'ai cité tout à l'heure, donc j'imagine que vous allez dire la même chose. Marine Le Pen a qualifié de blague le rapport sur les frères musulmans. Ce qui m'intéresse plus, c'est comment est-ce que vous voyez ce qui s'est passé hier en Conseil de Défense ? C'est-à-dire, vous avez un ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui propose ses 72 pages. Alors j'entends bien qu'il y a des choses qu'on connaissait, des choses qu'on soupçonnait, et il y a des indications qui nous avaient été données.
Mais enfin bon, il y a quand même un rapport circonstancié des services qui est présenté au Président de la République. Et le Président de la République qui, voilà, j'allais dire, met à plus tard les actions dont on pensait qu'elles seraient immédiates. Comment est-ce que vous le voyez ça ?
D'abord, c'est un gigantesque coup de pub organisé par M. Retailleau. Bref, il fait écrire ce que l'on connaissait tous depuis 10, 15 ans.
Tous, tous, tous les 72 pages. Bah écoutez, oui, on était au courant.
On était au courant qu'il y avait de l'entrisme des frères musulmans dans le sport, dans la culture, dans les écoles, dans certains milieux politiques, dans certaines mairies. Marine Le Pen, Jean-Dart de Badella, le disent depuis longtemps, Marine Le Pen avait écrit un projet de loi en 2021.
Mais on avait vraiment le nom des écoles, le nom des assos ?
Oui, on en avait la plupart. Certaines d'ailleurs avaient fait l'objet de notre part, d'un certain nombre d'actions.
Donc coup de pub pour Retailleau, très bien. Et ensuite ?
En fait, pourquoi ? Parce que Bruno Retailleau participe de près ou de loin à des partis, ou lui-même en direct, qui ont fait ce gouvernement, qui ont fait les gouvernements de la France. Et donc depuis 15 ans, ils n'ont rien fait. Donc faire croire qu'on découvre le problème, c'est aussi se redonner une virginité. Sauf que pour le président de la République, c'est aussi une belle claque. Ça veut dire, M. le Président, depuis 2017, vous saviez, vous n'avez rien fait. Et donc après, il y a eu une surenchère. Il a demandé, lui, à ses ministres d'être plus inventif qu'avant. M. Retailleau qui fait des propositions, qui sont dans les cartons depuis longtemps.
C'est un sujet trop sérieux pour en faire un produit marketing. Les frères musulmans, ce sont des gens qui veulent détruire les principes de notre République, instaurer la charia qui aujourd'hui manipule certaines mairies. Il faut faire ce que nous demandons de faire depuis longtemps.
Laurent Jacob, il n'y aurait pas eu de rapport. Vous auriez dit, il n'y a pas de rapport, c'est scandaleux. Maintenant, il y en a un. Vous dites, c'est scandaleux, de toute façon, on sait tout. Moi, ce qui m'intéresse, et vous ne m'avez pas répondu, c'est comment est-ce que vous vous analysez la posture du président ? Il y a deux possibilités. Soit, effectivement, les actions immédiates ne sont pas assez importantes. Et dans ce cas-là, il demande à son gouvernement de dire, non, il me faut des actions qui marchent. Et dans ce cas-là, on se revoit début juin pour un nouveau conseil de défense.
Ou est-ce que c'est parce que Brunard Retailleau a gagné l'élection des LR, et il lui fait de l'ombre ?
Aujourd'hui, c'est impossible de nier qu'on a un problème avec l'islam radical qui fait de l'antrisme et qui, petit à petit, avance ses pions. Alors, ça commençait par les repas à la cantine, les horaires séparés à la piscine, et puis des écoles qui ont basculé, etc. Le président de la République ne peut plus faire comme s'il ne savait pas. Donc, il est obligé de faire semblant de montrer les muscles. Mais les solutions, on les a proposées, il ne les prendra pas. Il n'en aura jamais le courage.
Fermer les mosquées financées par des pays étrangers, proches des frères salafistes, dissoudre les frères musulmans, en tout cas interdire, interdire, il gagne du temps, et je pense qu'on va parler ultérieurement des courriers. Il a envoyé aux pays arabes. Grosso modo, quel signal il envoie ?
Il envoie aux ambassadeurs. Ils envoient aux ambassadeurs, sans prier de passer le message.
Mais rassurez-vous, je ne vais pas y aller. Il n'a qu'à écrire directement à l'émir du Qatar, en disant, je vais continuer à accepter vos milliards dans mon pays, et surtout, je ne toucherai pas à l'émanation de votre État, que sont les frères musulmans.
Vous dites que le président est corrompu ?
Non, non, non, non. Je dis qu'il y a un accord financier. Dites donc, vous êtes taquin. Je dis qu'il y a un accord financier. Aujourd'hui, il y a une convention fiscale avec le Qatar, qui est signée d'État à État, ce n'est pas le président Macron, mais qui est extrêmement avantageuse pour le Qatar, pays qui finance les frères musulmans. Et donc, la rigueur, la fermeté serait de dire, on arrête ça tout de suite.
Pourquoi vous ne dites pas que Retailleau a raison d'aller sur ce sujet-là ? D'autant plus que ce n'est pas un coup marketing, puisque ce n'est pas lui qui l'a commandé, ce rapport-là. Il a été commandé sous le gouvernement Attal, donc ça fait un moment qu'il n'est plus Premier ministre, par Gérald Darmanin, à l'époque ministre de l'Intérieur. Et il publie ce rapport déclassifié, puisqu'il a été mis au courant ces six derniers mois. Il le publie maintenant. Bruno Retailleau, je crois que ça ne date pas d'avant-hier ou d'avant-hier encore avant, son combat contre l'islamisme.
Je vous rappelle qu'il soutenait François Fillon, qui en 2017 a écrit un livre, « Vaincre le totalitarisme islamique » et qui a basé l'essentiel de sa campagne sur ce sujet-là. Je n'ai pas l'impression qu'il découvre. Donc, on a un petit peu l'impression que vous cherchez aussi à faire une petite polémique politicienne, alors que justement, le sujet des frères musulmans et de l'antrisme islamiste aujourd'hui en France est très important. Laurent Jacobéli.
Les solutions, il les connaît comme nous. Pourquoi n'a-t-il pas cherché à les mettre en place ? Vous savez, le Figaro n'a pas reçu les bonnes feuilles de ce rapport par hasard. C'est probablement M. Bruno Retailleau qui les a donnés. Donc, il y a bien effectivement un cadencement de l'information qui correspond à un coup de pub, même s'il n'est pas l'initiateur. Mais à ce moment-là, on explique...
Le Rassemblement National a déjà fourni avec Sébastien des informations qu'on a publiées avant les autres journaux. J'imagine bien, j'imagine bien, bravo.
Si M. Retailleau était sincère, est-ce que vous croyez qu'il honorait... Son premier acte aurait été de nommer M. Daragon secrétaire général adjoint des Républicains ? M. Daragon, dont le JDD, un journal qui, je crois, peut...
Et il regarde Jules Thores en lisant ça.
Exactement. Nous expliquait Valence, terre des frères musulmans, où vous expliquiez finalement qu'il y avait une tolérance de la mairie avec les frères musulmans. Et bien, il se trouve secrétaire général adjoint des LR, à côté de M. Retailleau. Ce même M. Daragon, lorsqu'on a proposé un projet de loi pour la double peine...
Vous dites qu'il est quoi ? Vous dites qu'il est islamo-droitiste ?
Oui. Voilà, clairement. Donc, quand on se sent autour d'islamo-droitistes, je crois qu'on ne donne pas de leçons.
Sébastien Ligné. Le seul problème que j'ai avec votre posture, c'est que je ne comprends pas pourquoi vous ne le célébrez pas comme une victoire. C'est-à-dire qu'on ne peut pas, comme vous l'avez fait pendant des années, prêcher seul dans le désert, ou presque sur la question de l'islamisme et des frères musulmans, dire finalement que personne ne nous écoute.
Et le jour où enfin un gouvernement, qui je rappelle est centriste, où à l'intérieur de ce gouvernement, on a des élus issus de la gauche, quand un gouvernement centriste dit et pose la question des frères musulmans et de l'antrisme, ce qui, il y a cinq ans, aurait été inenvisageable, et vous auriez fêté ça comme une victoire, pourquoi est-ce que vous ne le fêtez pas comme une victoire ? Vous avez eu raison avant tout le monde. Très bien. Mais enfin, le gouvernement, pas du tout de droite, ou plutôt de centre-droite, de centre-gauche, se saisit d'une question qui est d'ordinaire, réservée à la droite, voire à la droite radicale.
Mais ça devrait vous faire plaisir, vous devriez être content ce soir dans notre studio, de se dire finalement, les frères musulmans sont devenus un débat transpartisan.
Moi je réponds aux excellentes questions de Pierre de Villeneau, qui m'a demandé mon attitude par rapport à M. Retailleau, le président de la République, de voir que nos idées aujourd'hui sont reprises par tout le monde, que nos propositions sont reprises par tout le monde. Oui, c'est une victoire. Nous avons gagné la bataille culturelle. Comme même M. Attal, qui traitait de tous les noms Marine Le Pen, lorsqu'elle proposait la fin du voile dans les lieux publics, qui lors d'un débat avec Jordan Bardella, lui a dit que la mesure était populiste et impossible, quand lui-même reprend nos mesures, c'est une victoire culturelle. Alors pourquoi vous les dézinguez à chaque fois ?
Pourquoi vous placer au-dessus de la mêlée et dire, vous voyez, nous avons eu raison, bravo ? Vous dézinguez toute tentative de droitisation du bloc central ?
Non, vous n'êtes pas aussi naïf que ça, je ne peux pas y croire. Ceux qui n'ont rien fait depuis des décennies, ce n'est pas parce qu'ils se mettent à parler comme nous qu'ils agiront comme nous. Le problème, c'est qu'est-ce qu'ils veulent faire ?
Vous ne croyez pas à la phase 2 en fait, c'est ça ?
Bien sûr que non, ils veulent capter, geler ce qu'ils croient être des voix qui doivent aller au Rassemblement National pour dire, on va parler comme eux, les gens du coup ne voteront pas comme eux et puis après on ne fera rien. Sauf qu'on nous a déjà eu, on a connu Nicolas Sarkozy, le Karcher, l'immigration, la sécurité, puis on a vu ce que ça a donné.
Il y a eu un ministère de l'immigration ?
Oui, qui n'a pas duré longtemps. Nicolas Sarkozy a mis en place un certain nombre de pompes aspirantes. Vous pouvez dire que Brice Sortefeux a eu du mérite quand même ? Oui, non mais non, je ne vais pas rendre hommage à ceux qui ont ruiné notre pays, vous ne comptez pas sur moi.
Pour le coup, les chiffres de l'immigration s'ouvre et Sortefeux, ils étaient bien meilleurs qu'aujourd'hui.
Ah bah oui, mais ils étaient bien pire qu'avant. C'est cette droite-là qui a supprimé des postes de... Si, si, je vous le confirme, regardez les chiffres. C'est cette droite-là qui a supprimé des postes de policiers, ces beaux discours, ces belles révélations du jour au lendemain. Moi, je n'y crois plus. Je vais vous dire, j'ai été électeur, moi, lorsque j'étais jeune et naïf de Nicolas Sarkozy. Donc je fais partie de ces déçus qui ont vu ces belles paroles, ces mêmes paroles que le Rassemblement National, avec des gens qui, à la fin, pactisent avec la gauche ou avec le centre. Je rappelle que M.
Bruno Retailleau, contre lequel je n'ai rien personnellement, siège entre des socialistes au gouvernement. Est-ce que vous croyez qu'il va pouvoir avancer ces mesures ? Évidemment, non.
Une pause, 19h26, Laurent Jacobelli, Jules Torres, Sébastien Ligné, et Europe 1, bien sûr. A tout de suite.
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Europe 1, le journal permanent. 19h30. Bonsoir, mademoiselle.
Bonsoir, Pierre. Bonsoir à tous. Le Quai d'Orsay dénonce des propos parfaitement entranciés et injustifiés après les déclarations du chef de la diplomatie israélienne ce matin. Jideon Sarr fait un lien direct entre le meurtre de deux employés de l'ambassade d'Israël aux Etats-Unis la nuit dernière et l'incitation à la haine antisémite et anti-israélienne de la part, selon lui, de plusieurs pays européens, dont la France. Après cette attaque antisémite près du musée juif de Washington, Bruno Retailleau demande au préfet de renforcer la surveillance des sites liés à la communauté juive. Le ministre de l'Intérieur exige des dispositifs visibles et dissuasifs. Le CRIF salue cette décision.
Trois adolescents présentaient un juge en vue de leur mise en examen ce soir, deux jours après le meurtre à la machette d'un mineur de 17 ans sur le parking d'un supermarché à Nogent-sur-Oise. Les suspects, qui ont tous des liens de parenté, reconnaissent leur implication dans ce crime, expliquant avoir agi en représailles. Affirme le parquet de Sanlis. Après dix mois d'enquête, l'Office des mineurs annonce 55 interpellations dans une quarantaine de départements dans le cadre d'une opération de démantèlement d'un vaste réseau de pédocriminels. Les mises en cause, tous des hommes, sont âgés de 25 à 75 ans et échangés via la messagerie cryptée Telegram. Et puis les bons chiffres du tourisme.
Cette année en France, les arrivées par avion progressent de 8% sur un an au premier trimestre. Le nombre de Canadiens en voyage dans l'Hexagone est par exemple à hausse de 30%, tout comme les japonais et les brésiliens. La ministre du tourisme évoque l'élan des JO de Paris et la réouverture de Notre-Dame pour expliquer cette dynamique. Merci Maëlle Assaini. Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
Toujours avec Jules Torres du JDD Sébastien Linné de Valeurs Actuelles, avec Laurent Jacobelli, député RN de Moselle. Je voudrais qu'on écoute Jean-Pierre Affarin qui était sur Sud Radio ce matin, proche de Bruno Retailleau. Il souhaite que le ministre de l'Intérieur, tiens, et Édouard Philippe travaillent ensemble pour 2027. On écoute. Retailleau est quelqu'un de bien.
C'est une bonne personne, honnête, de travailleur qui aime la France. Donc ça, c'est quelque chose de positif. Tout comme Édouard Philippe. Donc je pense que tous les deux sont très utiles. Et donc ils ont intérêt, parce qu'aujourd'hui, il faut quand même créer, d'une part, les émergences politiques, le soutien populaire, parce que beaucoup de gens ont été écœurés par la politique et donc ils pourraient les ramener à la politique. Et ensuite, il faudra construire ce qui est cet espace, qui est l'ancien espace UMP. C'est-à-dire de la droite républicaine populaire et de la droite plus libérale, plus centriste. Et donc il faudra mobiliser tout ça.
Qui sera le mieux pour rassembler le moment venu ? Nous verrons. Je crois que la capacité d'Édouard Philippe, mais je ne suis pas un intégriste, je suis pour qu'il y ait un candidat. Je ne suis pas un intégriste.
Je vois la tête de Laurent Jacobyli se décomposer complètement. Qu'est-ce qui se passe ?
En politique, contrairement à la vie quotidienne, ce n'est pas dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Je crois qu'il faut arrêter maintenant de nous sortir tous ces vieux dinosaures de l'UMP qui ont tout raté, qui donnent des leçons de morale à tout le monde. Moi, ça me rappelle la photo, excusez-moi de le dire, de M. Retailleau élu avec à côté M. Larcher, l'ancien Premier ministre. Honnêtement, ces gens aujourd'hui ont ruiné la France, on le sait. On voit le niveau des dettes, on voit le niveau de l'insécurité, on voit la perte de notre identité à cause de l'immigration. On voit bien les désastres d'une Union européenne devenue intrusive. Ils en sont les artisans.
Et à chaque fois, ils viennent en disant j'ai créé le problème, mais rassurez-vous, je vais le résoudre. Je crois qu'aujourd'hui, il faut une rupture démocratique, il faut l'alternance. Et ce n'est évidemment pas ceux qui incarnent le vieux système qui peuvent le faire. C'est pour ça que Jordan Bardelet et Marine Le Pen sont les personnalités préférées des Français en politique. Je ne crois pas qu'avec des amis comme ça, M. Retailleau ait besoin d'ennemis. Entre M. Copé qui dit qu'on ne peut rien faire contre le voile, maintenant il y en a tellement, il faut l'accepter, et M. Raffarin...
Vous dites qu'Edouard Philippe est le meilleur ennemi de Bruno Retailleau.
Mais c'est la même équipe. Ce n'est pas vrai, Laurent Géle. Ils soutiennent le même gouvernement. C'est Macroniste de gauche, Macroniste du centre et Macroniste de droite.
Je ne suis pas sûr que M. Retailleau soutienne, en tout cas, l'exécutif tel qu'il est. Il a dit qu'il n'était pas Macroniste, qu'il avait beaucoup de désaccords avec le président de Retailleau. On est quasiment en cohabitation. Et d'ailleurs, ça s'est beaucoup rafraîchi entre le président de la République et Bruno Retailleau avec ce conseil de défense, puisqu'ils ne sont pas du tout d'accord sur la réponse même à apporter aux frères musulmans. Mais vous ne pouvez pas dire, à mon sens, que le jupéiste Edouard Philippe est dans le même camp que le filloniste Bruno Retailleau. C'est juste un souhait de Jean-Pierre Raffarin.
Quand on sait l'histoire de la droite, et vous la connaissez par cœur, Laurent Jacobelli, vous savez très bien qu'ils n'appartiennent pas vraiment à la même famille de la droite.
Mais Jules Thorez, vous avez trop de connaissances politiques et trop de cultures journalistiques pour ignorer que ces gens-là, à la fin, se retrouvent autour du même banquet, partagent le même plat, toujours. Mais ce n'est pas toujours la même fin. Ennemis avant les primaires, ennemis après les primaires, ennemis avant le premier tour, amis entre les deux tours. Une fois encore, M. Retailleau a répondu à la question. Ce n'est pas moi, je ne fais que le citer, vous allez être contents, puisque vous semblez bien l'aimer. M. Retailleau a dit qu'entre Edouard Philippe et Marine Le Pen, il préférerait Edouard Philippe.
Donc, entre ceux qui veulent vraiment réduire l'immigration, vraiment lutter contre l'insécurité, vraiment lutter contre l'islamisme, et quelqu'un qui a montré tous ses échecs, il choisira l'échec, parce que c'est au final la même façon.
C'est précisément, est-ce que ce n'est pas à vous, le parti qui est donné entre 30 et 35% des intentions de vote au premier tour, et ce n'est pas justement à vous de tendre la main, et de dire finalement, comme le dit Marion Maréchal notamment, elle dit finalement, moi quand je vois Brune Retailleau, ça me fait de la peine parce que cet homme devrait être chez nous. Est-ce que ça ne devrait pas être votre posture ? Est-ce que ce n'est pas au camp majoritaire, au camp favori, de tendre la main à ceux qui, à droite, pourraient correspondre à certaines de vos valeurs ?
Parce qu'on le sait très bien, dans une assemblée tripartite, avec des camps et des blocs très fragmentés, on a du mal à voir comment, même en cas de victoire en 2027, le RN pourrait gouverner seul avec le RN et seulement le RN. Est-ce qu'il faut accepter aussi, à un moment donné, de tendre la main vers des gens avec qui, honnêtement, Laurent Jacobili, vous n'avez pas tant de différence que ça ?
Dans le discours, vous avez raison, et j'ai même dit à cette antenne, il y a quelques semaines, que s'il voulait la carte du Rassemblement National, je la donnerais à M. Retailleau, et que je lui donnerais même mon poste de porte-parole.
Vous lui cassez du succès d'eau tous les jours, comment voulez-vous qu'il vous rejoigne ? A chaque fois qu'il a eu la radio, on entend un député du RN qui dit, bon, Bruno Retailleau, de toute façon, il ne sert à rien, et puis c'est un centrist, et puis c'est un ministre de la parole.
Ça ne donne pas envie de vous rejoindre. On ne fait pas la politique du RN avec les socialistes. Voilà, si M. Retailleau n'a pas compris ça, c'est dommage qu'il se replonge dans l'histoire récente de notre pays. Vous savez, il y a quelques mois, ce n'est pas si vieux, il y avait des législatives. À ces législatives, on a tendu la main au LR. Le patron des LR, Éric Ciotti, a dit, banco. Voilà, on partage plus, on a plus de points en commun que de différences. Sur le régalien, qui est aujourd'hui le problème majeur, on peut travailler ensemble, on y va. Qu'ont fait ? Les Retailleau, Wauquiez, etc., ils se sont carapatés, ils se sont enfuis, et ils ont été frappés à la porte d'Emmanuel Macron.
Donc, il a eu cette chance, on a tendu la main, il l'a refusé.
Il n'y aura plus d'autres points tendus, c'est terminé.
Mais si demain, M. Bruno Retailleau dit, j'ai compris, je ne peux pas travailler avec l'équipe de M. Macron, il y a trop de socialistes dans ce gouvernement, on n'y arrivera pas. Finalement, Marine Le Pen et Jordan Bardella disent, je veux travailler avec eux, mais évidemment que la probabilité qu'on lui dise banco, elle est là, mais ça dépend de lui. Toutes les bonnes volontés qui veulent sauver ce pays seront les bienvenus. Mais vous savez, je pense qu'au niveau des électeurs des LR, c'est beaucoup plus clair qu'à l'État-major. Vous savez, dans ma circonscription, quand je parle à un électeur LR, jamais l'idée de voter pour un macroniste ou quelqu'un de gauche ne lui viendrait à l'idée.
D'ailleurs, je crois qu'ils ont voté pour nous. Donc, une fois encore, il y a une dichotomie. C'est ce qui vous manque en réserve de voix
pour gagner au second tour d'une élection présidentielle.
Mais nous gagnerons, parce qu'à force de répéter nos thèmes, à force de répéter nos mesures, M. Bruno Retailleau, les ancre dans l'esprit des électeurs LR. Ce qui vous énerve, c'est qu'il se les approprie
et vous dites que ce sont vos mesures à vous. Mais on est dans une période de l'histoire de France qui est compliquée, où on devrait, et plusieurs le disent, et je crois qu'ONRN on le dit aussi, où il faut faire nation. Donc, peu importe celui qui a l'idée en premier, ou en second, ou en troisième, l'idée c'est d'appliquer la chose.
Mais vous avez raison. Mais de croire que nos idées vont être applicables avec M. Bérou, vont être applicables avec Mme Borne, honnêtement, soit c'est de la naïveté, soit c'est de la bêtise, soit c'est du cynisme.
Il y en a un qui est très critique envers la situation actuelle, ce n'est pas la première fois qu'il le dit, mais on n'a pas l'habitude qu'il le dise. C'est-à-dire qu'il est assez discret, généralement, et dans les médias, et dans ses prises de parole, je veux parler du patron d'LVMH, Bernard Arnault, qui était auditionné par la commission d'enquête sénatoriale sur les aides publiques versées aux grandes entreprises. Par une phrase sibylline, il a dit que ce n'était pas génial quand l'État se mêle de la gestion des entreprises privées. Et puis, il a fait cette sortie sur les impôts. On écoute.
6 milliards d'impôts sur les sociétés sont payés par le groupe en 2024. Donc, près de la TVA, charge sociale de LVMH en France, c'est plus de 5 milliards d'euros par an.
Alors, je pose la question à Laurent Jacobelli, député RN du Moselle, le RN à qui on dit que vous avez un programme économique qui est tout sauf libéral. Vous avez là le premier patron de France, l'homme le plus riche du monde. Je crois à peu de choses près qu'LVMH emploie 180 000 personnes. Qu'est-ce que vous lui répondez quand il se plaint de payer trop d'impôts et que c'est surtout mal géré ?
Que la France soit mal géré, c'est une évidence. Que les entreprises françaises, comme les particuliers pétro d'impôt, c'est une évidence. Il a raison. Alors, c'est curieux que ce soit lui qui le dise parce qu'évidemment, il est tellement riche, ses entreprises gagnent tellement d'argent qu'on imagine qu'il pourrait contribuer plus. En revanche, sur le constat qu'il peut faire et qui touche aussi bien le boulanger, la PME, la TPE que LVMH, c'est vrai. L'impôt tue l'impôt. Les normes asphyxient. Les charges sociales empêchent l'emploi. C'est une évidence aujourd'hui. La France manque de productivité. Elle manque de création d'emplois. Pourquoi ?
Parce qu'on a l'impression qu'entreprendre est un crime.
Que travailler est un défaut. Est-ce que, si par exemple, en 2027, le RN arrive au pouvoir, est-ce que vous allez davantage taxer Bernard Arnault ? Ou est-ce que vous voulez dire vous payez déjà 6 milliards, c'est beaucoup, on va faire un effort pour que vous ne soyez pas acculés ?
Alors, je ne connais pas la situation fiscale. Je n'ai pas étudié les comptes de LVMH.
Il a dit 6 milliards chaque année.
S'il respecte la loi, s'il respecte une certaine décence, c'est-à-dire qu'il ne fait pas des fausses sociétés à l'étranger pour ne pas payer d'impôts, je ne vois pas pourquoi on s'en prendrait à lui. Une fois encore, notre objectif est de baisser les charges et de baisser les impôts. Parce que trop d'impôts, ça rouille la machine. Ça l'empêche de fonctionner.
Bernard Arnault, il y a quelques mois, il était sorti du bois, notamment sur la proposition qui a été faite, de taxer de manière exceptionnelle, à hauteur de 40% d'impôts sur les sociétés, les plus grandes entreprises françaises. Est-ce que sur une proposition aussi factuelle et simple que celle-là, 40% d'impôts sur les sociétés, est-ce que vous êtes d'accord ou non pour revenir sur cette réforme si vous arrivez au pouvoir ? Est-ce que 40% d'impôts sur les sociétés, même pour un an, même pour aider à l'effort de guerre, entre guillemets, est-ce que c'est déjà trop ?
Mais une fois encore, toutes les questions de priorité, est-ce que d'abord, on a dégraissé l'État ? Non. Ce n'est pas ma question. Je vous demande si oui ou non 40% sur les impôts sur les sociétés, c'est trop. Mais si vous êtes un tout petit peu patient, vous aurez une réponse à votre question.
Je sens qu'on va se l'allomer et que je n'ai pas votre réponse.
Je suis plutôt connu pour répondre franchement. D'abord, avant de demander une contribution supplémentaire à qui que ce soit, que ce soit une entité morale ou à une personne, il faut d'abord faire la diète de l'État, premièrement. Deuxièmement, chasser la fraude sociale et fiscale. Troisièmement, arrêter de financer une immigration devenue submersive et impossible à financer. Et après, on verra. Et je crois que déjà, on aura épuré les comptes et qu'on aura des comptes à l'équilibre.
Vous voyez comme vous voulez. Merci Laurent Jacob. Merci d'avoir été avec nous.
Laurent Jacobelli