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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 28 février 2020 37 minAutoproduitMixteRetraitesSantéInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

#RDLS107 - Coronavirus, 49.3, retraites, avocats

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Jean-Luc MélenchonFait
    « on a connu une loi qu'avait présenté Pierre Mauroy qui était restée 166 jours à l'Assemblée »
  • 8:00Jean-Luc MélenchonFait
    « la retraite à 60 ans L'augmentation des cotisations etc ... »
  • 19:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « ça devrait faire mourir environ 40% des cabinets d'avocats »
  • 30:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « il y a déjà plus de 40 pays qui sont atteints »
  • 35:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 85% des cas c'est inoffensif »
  • 45:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 90 % les médicaments dont nous avons besoin sont importés »
  • 46:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « il y a en Europe 4 mois de stock sur ces médicaments »
  • 55:00Jean-Luc MélenchonFait
    « si l'hôpital va mal au point de départ, c'est un peu comme les gens eux-mêmes, s'ils vont mal au point de départ, le coronavirus va faire encore plus mal »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

107e édition de la revue de la semaine cette semaine c'est pas Antoine mais Flore qui filme et ça nous fait plaisir à tous les deux si ça vous plaît vous pouvez vous abonner si vous découvrez ça parce que c'est gratuit et ça le restera toujours et on a plaisir à savoir que ça vous intéresse au point qu'il y a sur cette chaîne et grâce à cette unique émission ou presque plus de 400 000 abonnés dorénavant; ça va parler de deux sujets seulement parce que il y a besoin d'un peu d'explications; le premier ça concerne la réforme des retraites, et le deuxième sujet ce sera sur l'épidémie de coronavirus quelques mots de réflexion générale sur le sujet et puis le compte rendu de la rencontre que j'ai eue avec le premier ministre ainsi que les autres Présidents de groupes parlementaires et responsables de partis politiques à sa demande et comme c'est bien normal de le faire quand il y a des grandes causes qui concernent tous les français quelles que soient leurs opinions, quelles que ce soient alors leur situation nous faisons face aux mêmes problèmes tous devant l'épidémie nous sommes absolument et rigoureusement semblables et égaux, en capacité à devenir malades, c'est comme ça! Allez Générique. Bon je commence par vous parler du moment politique avec l'ouverture du débat parlementaire sur la réforme des retraites vous vous souvenez qu'on a d'abord eu une discussion en commission spéciale et puis ensuite ça arrive maintenant dans l'hémicycle c'est à dire c'est l'assemblée plénière qui débat contrairement aux apparences il n'y a pas un texte, il y en a deux; une loi ordinaire qui organise et une loi organique qui elle prend des décisions d'une nature plus structurelle d'accord alors le moment politique On a dit que on faisait de l'obstruction, nous nous avons décidé que l'on répondrait "oui" quand on nous posait la question, pour éviter que toute rencontre et tout dialogue avec la presse tourne autour de: "Est ce que oui ou non vous faîtes de l'obstruction? "Vous, les méchants qui font de l'obstruction!" Ceux qui font ou pas de l'obstruction, complètement secondaire l'obstruction ça veut pas dire grand chose si dans certains cas extraordinaire parce qu'il y a des dizaines de milliers d'amendements on peut dire bon bah!

Un groupe essaie de faire de la thrombose là on est dans des quantités correspondant une loi importante c'est quand même c'est quelque chose qui change la vie de millions de gens pendant des décennies donc quand vous avez le total d'aujourd'hui c'est 40 000 mille amendements ça représente 6, 7 semaines de débat pas plus pour un sujet aussi important on a déjà connu plus, on a connu une loi qu'avait présenté Pierre Mauroy qui était restée 166 jours à l'Assemblée; on a connu une loi où il y avait 130 mille amendements donc vous voyez on a des cas qui pourraient être évoqués avec un dépôt d'amendements beaucoup plus important. On a mené notre affaire en essayant de faire en sorte que tout le contenu de la loi soit discuté ça peut vous paraître curieux mais je demande qu'on comprenne bien: prenons l'exemple de la commission spéciale, on commence la commission spéciale et on nous dit ça durera dix jours pas besoin d'être un très grand expert pour comprendre qu'il faut passer 65 articles de la loi ordinaire et 5 articles de la loi organique, 70 articles de loi en dix jours D'entrée, on comprend tout de suite que ça rentrera pas, que ça ne tiendra pas donc on a mis beaucoup d'amendements pour être sûrs que en début du texte, on pourrait faire discuter sur l'ensemble du texte, l'ensemble des aspects qui sont étalés sur 70 amendements alors évidemment ça exaspère la majorité qui dit: "ah mais, vous commencez à discuter de la valeur du poids à l'article 1 alors que c'est un article 8" ben oui c'est le seul moyen qu'on a d'avoir la garantie que tout soit discuté; quand on arrive dans l'hémicycle c'est de même nature on dépose beaucoup d'amendements et puis d'abord la majorité commence par enlever un certain nombre d'entre eux en les jugeant irrecevables alors pour vous donner une idée, nous on en a perdu comme ça, 135 d'amendements. Qu'est ce qu'il y avait dedans? bah la retraite à 60 ans L'augmentation des cotisations etc ... ils décident que ça n'a pas de rapport avec le sujet, très bien, ils les annulent donc il reste les autres! déposés 17 fois, les autres bah des fois c'est on change un mot, une autre fois c'est un amendement de type humoristique alors ils disent oui c'est un scandale il faut avoir le débat bon là le débat il faut aller au débat de fond; eh bien c'est le débat de fond oui mais il faut améliorer la loi, à bah non!

On n'a pas l'intention d'améliorer la loi on pense qu'elle n'est pas améliorable donc faut que vous compreniez que nous sommes conduits à multiplier des amendements de suppression des alinéas de la loi et de multiplier les amendements d'humour pour pouvoir dire tout ce qu'on a à dire en prenant le prétexte de ces amendements d'accord mais il ne peut pas être question d'arranger la loi c'est pas le sujet. Il y a une grande difficulté avec la république en marche C'est qu'ils ne comprennent pas la vie dans d'un Parlement. Eux, ils sont dans un esprit on va dire managérial Ils croient que comme dans une entreprise, il y a un conseil d'administration, touk touk, on décide et puis après on discute et puis en deux temps trois mouvements, le chef a décidé; hé bien non, on ne gouverne pas comme ça il faut qu'ils se fassent une raison mais eux dans leur imaginaire la France c'est une start up, c'est une entreprise et elle doit être dirigée de cette façon-là et pas d'une autre.

Par conséquent, comme la tendance normale, naturelle, profonde, de tous les peuples du monde entier, c'est de discuter de s'intéresser et d'avoir des vues contradictoires; on peut avoir 2 visions complètement contradictoires, du système des retraites et chacune de ces visions remplit une certaine fonction satisfait certaines conditions et pas l'autre, bon Nous, nous sommes pour un système par répartition qui est redistributif et qui reconnaît la pénibilité de certains métiers en permettant aux gens qui le pratique de partir plus tôt à la retraite, on l'appelle régimes spéciaux d'accord bon eux ils sont préoccupés par autre chose c'est à eux de dire quoi et nous on les accuse de vouloir préparer la retraite par capitalisation mais si vous voulez c'est un débat qui est légitime nous pensons avoir raison et servir l'intérêt général; ils pensent qu'ils servent des intérêts qui sont très importants pour le pays c'est normal c'est comme ça la vie toutes les sociétés donc faut discuter et puis il faut voter et puis il faut trancher mais il n'y a pas un qui arrive et qui dit c'est moi qui ai raison parce que c'est la seule pensée intelligente c'est la mienne et par conséquent c'est celle-là qu'on applique non, or ils vivent dans cette illusion alors bon évidemment, ils s'énervent très vite, ils sont à bout de nerfs ça donne des scènes finalement pitoyables parce que c'est nous qui sommes censés faire de l'obstruction mais c'est eux qui parlent interminablement pour dire qu'on est en train de perdre notre temps donc on a eu un moment un peu drôle où la Présidente de séance dit: "écoutez, faut arrêter de répéter des interventions, pour dire qu'on perd du temps parce qu'elles font perdre du temps" vous voyez le l'affaire, et puis mardi soir alors là c'était le pompon, le rapporteur a, comme on dit a fondu un plomb, tout d'un coup il est parti en vrille il a dit: "de toute façon la République c'est nous et vous vous n'êtes rien" certains parmi vous ont déclaré:" la République c'est moi" et bien moi je vous dis que: "la République c'est nous et vous vous êtes rien", bon c'est des paroles qu'on peut tenir au bistrot ou qu'on peut tenir à la fin d'un banquet arrosé mais on fait pas ça dans l'Assemblée Nationale en parlant à l'opposition quand on est la majorité ils peuvent nous critiquer, et ça ils le font! durement mais on parle pas comme ça; Et puis, il y a quelque chose qui à ce moment-là apparaît, de sa manière de penser il pense qu'ils sont le bien la vertu, ce qui est intéressant, et nous nous sommes une espèce de de bouffée de chaos qui se serait sortie des enfers par effraction et qui viendrait empuantir la beauté du monde voilà et ça le conduit à dire: voilà, "vous êtes rien" je crois que ça va rester dans les annales de la vie parlementaire parce que de la même manière que Macron en disant que dans les gares on croisait des gens qui sont rien, avait en quelque sorte innové dans la brutalité politique, là c'est pareil ça va rester surtout que le gars il prétend qu'il dit ça en me répondant à moi. parce que moi j'ai dit "la République c'est moi" et alors lui dit: "la République chez nous et vous vous êtes rien".

C'est pas très sympa, moi j'ai pas dit que les autres étaient rien. J'en profite d'ailleurs pour vous dire que si j'ai dit: "la République c'est moi" c'est parce que le gars qui était en face de moi m'avait dit: "je suis armé"; je voulais lui dire que ces armes étaient au service de la République et que la République bah c'est les députés! voilà ça c'est le contexte et l'environnement bon, tout le monde a compris.

Il n'y a pas besoin d'être un aigle en stratégie pour comprendre pourquoi ils font ça ils font ça pour créer une ambiance et dire voyez c'est pas sérieux ils fichent la pagaille dans l'Assemblée Nationale donc allez hop zouk 49-3 l'article 49-3 c'est 49 alinéa 3 de la Constitution c'est une disposition qui fonctionne de la manière suivante, le gouvernement dit à l'Assemblée: la loi est considérée comme adoptée si vous ne votez pas une motion de censure. La motion de censure elle est déposée ou pas, et quand elle est déposée, si elle est adoptée, le gouvernement tombe. alors à qui est d'habitude destiné cet article 49-3? il faut vous le compreniez c'est pas fait pour faire taire l'opposition l'opposition par principe même si elle dépose une motion de censure, elle a perdu donc on peut dire que c'est un exercice un peu symbolique nous des fois on peut proposer la motion de censure symboliquement pour dire si on pouvait on ferait tomber le gouvernement et le gouvernement est obligé de répondre à ce qu'on lui dit mais d'habitude le 49-3 c'est le gouvernement et sa majorité le gouvernement peut avoir ça arrive dans la vie de des nations il y a un moment où il dépose une loi puis la majorité commence à dire: ah ben on n'est pas d'accord sur ci, on n'est pas sur là; on n'est pas d'accord, Bon ils multiplient les amendements, si bien qu'à un moment donné le gouvernement a l'impression qu'il perd le contrôle de son texte du fait, de sa propre majorité donc il la met au pied du mur et dit voilà la loi est considérée comme adoptée sauf si vous déposez une motion de censure.

Alors déposer une motion de censure quand on est la majorité c'est quand même pas une habitude très répandue d'ailleurs en général ils ne font pas. Les socialistes avaient eu cette, ce problème Manuel Valls a déposé la motion de censure pour mettre au pas la majorité socialiste puisque, à l'époque il y avait, il leur manqué 2 voix à chaque fois pour arriver à faire 60 voix pour déposer une motion de censure mais Manuel Valls est passé à deux doigts d'avoir une motion de censure socialiste au moment où lui était Premier Ministre socialiste bon donc voila à quoi sert le 49-3; voilà ce qu'ils vont appliquer alors bon pas cette semaine mais vraisemblablement la semaine prochaine parce que comme il faut monter la température on comprend que c'est ça qu'ils veulent faire, préparer les esprits à ça mais je vais vous donner quelques informations pour que vous puissiez bien suivre ce qui va se passer donc le 49-3 peut être déposé qu'une fois, dans la session et il ne peut être déposé que sur un texte la loi ordinaire; tout à l'heure, je vous ai dit, il y a deux textes; s'ils déposent le 49-3 ce sera sur la loi ordinaire à ce moment-là, nous les oppositions déposeront une des motions de censure et elles seront discutées ensemble naturellement l'opposition va perdre parce que la majorité c'est la majorité; à ce moment-là, le texte partira de l'Assemblée Nationale et ira au Sénat, Au Sénat, il n'y a pas de motion de censure possible donc le texte restera le temps que les sénateurs voudront le discuter et il reviendra à l'assemblée nationale où vraisemblablement nous déposerons à nouveau beaucoup d'amendements et où de nouveau le gouvernement pourra re-déposer la motion de censure sur le même texte mais ça c'est dans un mois un mois et demi il restera la deuxième loi, la loi organique, alors elle va vivre sa vie, elle va d'abord être discutée à l'Assemblée Nationale puis au Sénat puis elle reviendra à l'Assemblée Nationale et contre ça le gouvernement ne peut rien donc nous avons devant nous un délai de combat d'explications et il faut l'utiliser à fond pour faire comprendre à tout le monde de quoi il retourne dans ce texte de loi bon voilà ça c'étaient les informations sur le point où on en est de la discussion de la loi après il y a le point politique qui compte aussi beaucoup le régime macroniste c'est considérablement isolé dans la société et j'en veux pour preuve et pour symbole la lutte des avocats vous savez comme moi que les avocats c'est une profession dans laquelle il y a des gens qui gagnent très très bien leur vie et des gens qui la gagnent très mal; ils ont un régime de retraite qui est autonome, ce régime est à l' équilibre jusqu'à 2079 et le la réforme augmente du double les cotisations sociales pour les retraites des avocats, donc les avocats estiment que ça devrait faire mourir environ 40% des cabinets d'avocats d'une part; d'autre part, les avocats qui gagnent très très très très bien leur vie entre eux dans le régime que les macronistes ont prévu pour eux et donc vont devoir cotiser à des fonds par capitalisation pour avoir leur retraite et par conséquent ils considèrent que c'est un une perte de salaire sur résultats hypothétiques qui sera celui des résultats des fonds de pension dans 10 ans 20 ans 30 ans donc voilà alors ça c'est un symbole cette profession parce que ce sont plutôt les classes moyennes et moyennes supérieures et le fait qu'elle ait quitté le macronisme d'une manière assez énergique, est un symbole de l'isolement progressif de plus en plus grand du pouvoir dans le pays voilà ce qui est en train de se passer et naturellement c'est à nous de faire le travail de rendre conscients d'informer le plus grand nombre de gens sur ce qui est en train de se préparer d'accord et si on tient bon on a nos chances de gagner faut pas croire que une quelconque partie est jouée d'avance on est quand même dans un pays remuant qui remue et qui en posant des questions en faisant preuve de ténacité dans l'opposition peut obtenir ce qu'on a déjà vu dans le passé à savoir que le pouvoir comprend qu'il lui en coûte plus de continuer avec sa réforme que d'arrêter, de retirer le texte et de le remettre en quelque sorte en chantier parce que il est rempli d'erreurs, il est rempli d'approximations et il est rempli de trous qui donne, qui devront être comblés par des ordonnances, il est rempli de d'inconnues pour ce qui concerne son financement et que tout ça bon c'est pas très sérieux tout le monde commence à en avoir par dessus la tête y compris parmi des gens aussi divers que le Medef, les danseurs de l'opéra, les avocats, les égoutiers, les cheminots, les traminots enfin une à une toutes les professions du pays se sentent concernés et visés. Bon là, j'ai changé d'endroit, vous vous en rendez compte, je vais faire tout à l'heure avec Mathilde Panot, un meeting pour expliquer l'affaire de la réforme des retraites alors je viens sur le deuxième sujet de cette revue de la semaine qui est le coronavirus.

Jeudi on a été invité, le matin, chez le premier Ministre à Matignon; alors il y avait les Présidents de groupe et les responsables d'organisations politiques; Dans ces conditions, je m'y trouvais comme Président du groupe parlementaire à la France insoumise et Adrien Quatennes pour représenter le Mouvement et puis c'était comme ça pour à peu près tout le monde, alors on nous a fait un exposé sur la situation, depuis, tout ça vous le savez pas ce que ça a été raconté dix fois dans dans la presse, mais je vais vous dire ce que j'ai ressenti: D'abord sur le fond du dossier, ça mérite qu'on y réfléchisse. Et qu'on y réfléchisse sérieusement. L'épidémie, bon c'est une épidémie, ça sert à rien de ce.. d'en rajouter, de s'affoler, de paniquer parce que c'est pas sérieux le faire en effet une épidémie, une pandémie peut se déclencher et il y a déjà plus de 40 pays qui sont atteints, et puis bon 40 pays atteints par quoi? un virus, qui appartient à une famille de virus qui est connue et qui est transmis aux hommes par les animaux.

Alors la première leçon que je veux évoquer devant vous c'est une leçon écologique. Si ça se passe comme ça c'est parce que, pas à cause de la malveillance des bêtes, les malheureuses, elles n'y sont pour rien c'est parce que l'homme détruit les habitats naturels des animaux et donc une partie d'entre eux sont conduits à se rapprocher des habitations humaines et des fois à s'impliquer dans les habitations humaine; alors ça, a plupart d'entre vous le savent, il y a des renards en ville il y a toutes sortes d'animaux qui viennent des environs et qui s'installent et font souche dans les villes souvent ce sont des oiseaux mais pas que, d'autres variétés d'animaux alors quand les animaux arrivent du milieu sauvage ils amènent avec eux les virus qui les contaminent mais ces virus ne sont pas toujours mortels pour ces animaux; les animaux les portent en eux puis voilà ils vivent avec et ne sont jamais malades, et quand ils les transmettent à l'homme et bien ces virus commencent à muter et ils sont d'ailleurs pas toujours mortels; dans le cas du coronavirus auquel nous sommes confrontés, nous avons affaire à une variété qui quand elle contamine quelqu'un 85% des cas c'est inoffensif; c'est à dire que la personne sait même pas qu'elle est contaminée et ça n'a aucune espèce de conséquences c'est pour dire qu'il faut mettre chaque chaque événement de cette nature à sa place Donc ces animaux là en l'occurrence il s'agirait de chauves souris c'est l'hypothèse qui a les chauves souris ont été chassées de leur habitat naturel, et elles s'installent dans les villes, à la faveur de bâtiments abandonnés ou des fois pas abandonnés du tout voilà comment c'est fait la transmission, il faut s'attendre à ce qu'il y ait comme ça encore plusieurs vagues mais ce n'est pas la première fois dans l'histoire de l'humanité que ça se produit, dans le passé la variole et je ne sais combien d'autres maladies nous sont venues par transmission des animaux qui ont été domestiqués par les êtres humains qui sont passées aux êtres humains et les êtres humains qui ont été contaminés, beaucoup sont morts, et les autres ont développé des anticorps si bien que la résistance des communautés humaines à certains virus est plus grande a été plus grande au fil des siècles à mesure que les maladies se propageaient et puis étaient réglées mais enfin bon bref et puis après évidemment quand on a inventé le vaccin et que Louis Pasteur a mis ça au point on a pu combattre de manière très efficace et certaines maladies même les éradiquer complètement de l'espèce humaine alors évidemment la différence est que les européens par exemple transportaient avec eux des virus sans être même malades et quand ils sont arrivés par exemple dans le nouveau monde des dizaines de millions de gens qui n'avaient jamais été contaminés par ce virus les ont chopés d'un coup; il en est mort des quantités absolument inouïe maintenant on parle jusqu'à 100 millions d'indiens qui aurait été tués par les épidémies qui ont été amenées par la conquête espagnole du nouveau monde. Alors ça c'est la première leçon elle est écologique il faut s'attendre à ce que nous devions payer les conséquences de nos activités destructrices dans la nature et la propagation de nouveaux virus est une des conséquences de cette situation.

La seconde, évidemment, elle a à voir avec la mondialisation alors là le chapitre est beaucoup plus ample encore évidemment que quand autrefois un virus arrivait d'Asie il mettait plusieurs mois à arriver jusqu'en Europe donc on en avait des nouvelles avant ça se savait et on prenait quelques précautions comme par exemple organiser des quarantaines systématiques c'est à dire qu'on isolait les gens pendant 40 jours donc par exemple les bateaux arrivaient à Marseille, on débarquait les gens au Frioul pour .. parce que c'est là qu'il y avait la quarantaine; ils attendaient là 40 jours.

Enfin en principe ils attendaient 40 jours parce que des fois, l'appât du gain et la cupidité de la bourgeoisie locale a fait qu'on a permis aux gens de partir plus vite pour que le bateau puisse entrer plus tôt dans le port de Marseille et c'est le cas en 1760 la conséquence a été une vague de peste qui a tué les deux tiers de la population donc je vous donne cet exemple et ces chiffres que vous mettiez les choses en regard les unes avec les autres notamment quand on parle du coronavirus, personne n'envisage que la moitié, le 60%, ou le 70% de la population ça ne se produira pas alors donc c'est pour dire c'est une histoire longue et évidemment à l'époque de la mondialisation tous les rythmes sont beaucoup plus rapides et ça va tellement vite que du coup tout ce qui arrive de Chine est mis en quarantaine pratiquement on empêche de sortir les chinois eux-mêmes prennent des décisions extrêmement énergiques et rigoureuses ils ne laissent pas sortir toutes sortes de marchandises parce qu'ils veulent pas courir le risque de voir des régions du Nil contaminées ce qui est à leur honneur mais le résultat c'est que comme la Chine est l'atelier du monde des centaines de branches de production commencent à manquer de pièces et de matières premières alors vous voyez l'effet paradoxal la mondialisation capitaliste et financière provoque une transmission ou une diffusion beaucoup plus rapide des mauvais événements et pour le reste provoque une paralysie de la production elle-même Ceux qui avaient dit que quand ... plus on élargissait le champ des échanges du libre échange et plus on se donnait la garantie que en toutes circonstances on sera approvisionné bah non c'est juste exactement le contraire qui est en train de se passer sous nos yeux et il faut que tout le monde retienne cette leçon.

Deuxième aspect qui résulte de cette concentration en Chine de la production réelle de l'économie mondiale, c'est que ben on produit là-bas aussi les médicaments alors je parle des médicaments pour le coronavirus; il ne s'agit pas de ça pour l'instant, il s'agit des médicaments en général; comme ils fabriquent tout là-bas, premièrement ils se servent les premiers ce qui est quand même assez normal je veux dire assez prévisible et puis deuxièmement ce qu'ils produisent par ailleurs, sort pas, parce que le médicament il sort, il est conditionné, il y a une boîte, il y a un emballage il y a donc des vecteurs de contamination. Donc on se trouve devant une double cause de pénurie; la première parce que sont consommés sur place les médicaments dont on aurait besoin nous et deuxièmement parce que ce qui n'est pas consommé, ne peut pas sortir à cause des mesures de protection contre la contamination donc c'est la deuxième leçon à tirer de cette situation et à partir de là comment nous les français on se trouve devant cette situation? Autrefois nous étions autonomes sur le plan de la production des médicaments dont nous avions besoin et notamment des molécules de base maintenant c'est fini alors 90 % les médicaments dont nous avons besoin sont importés et il y a en Europe 4 mois de stock sur ces médicaments ça c'est ce qu'on nous dit, bon après faut vérifier si c'est vrai ou pas mais ça vous n'avez aucun moyen de le faire sinon le jour où il y en a plus mais ça veut dire que pour certaines maladies le médicament va être plus rare et plus difficile à obtenir y a des pénuries pratiquement dans tous les compartiments et nous connaissons des des gens qui ont été assez stupides pour s'en vanter et dire que ben ma foi quand c'est la crise finalement pour les grands trusts mondiaux c'est pas la crise parce que ça permet de faire monter les prix parce qu'eux et ça il faut que tout le monde arrive pour de bon à le comprendre le capitalisme est un système qui fonctionne sur la pénurie sur le fait de rendre nécessaire quelque chose puis de le rendre rare, ou en tout cas pas pour tout le monde donc comme il n'y a pas pour tout le monde alors ceux qui veulent l'avoir à tout prix, payent pour ça et payent plus cher que le voisin de manière à être sûr de l'avoir eux-mêmes donc ça ça mais ça remet à l'ordre du jour ce à quoi nous, nous croyons les insoumis et que nous avons déposé un amendement dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale et ainsi de suite; c'est que nous croyons qu'il faut à Pôle public du médicament en France, nous devons redevenir souverain et capable de maîtriser ou d'avoir la capacité de production, même si c'est pas pour dire on produira tout le temps mais on a la capacité de production.

Que pourrait-on faire ? bien s'appuyer sur l'industrie chimique qui est présente dans le pays mais surtout sur les .. ce qu'on appelle les infirmeries dans les hôpitaux du pays alors ça c'est une des leçons majeures que moi je tire pour le futur; comme je suis certain que la catastrophe climatique va couper régulièrement les lignes d'approvisionnement du commerce mondial comme je pense qu'on n'en a pas fini avec les catastrophes locales qui ont un impact sur le monde entier je suis partisan du d'une installation minimum qui nous permette de maîtriser la production des molécules essentielles dont on a besoin en pharmacie.

Alors ça c'est les données générales après on continue dans les leçons qu'on en tire; si vous avez tout d'un coup une énorme vague de contamination par le coronavirus, de contamination et de maladie constatée parce que je vous le répète 85% des cas, on peut être contaminée sans même s'en rendre compte, sans le savoir le microbe vit sa petite vie, le virus vit sa petite vie en vous et puis elle s'achève et puis ben voila vous aurez jamais su que vous avez eu ce virus en vous mais par contre votre organisme aura sans doute commencé à créer les anticorps; ce qui lui permettra de résister une deuxième fois à un autre assaut mais s'il y a une vague de gens contaminés et en situation de détresse on dit détresse pour dire aussi bien des troubles respiratoires un peu grave ou vous avez une situation de détresse parce que vous êtes malade pour d'autres raisons et que le coronavirus, en quelque sorte bien vous rajouter la goutte qui fait déborder le vase ou qui vous rend encore plus malade. A ce moment-là, que va-t-il se passer? ben, il y a l'hôpital public je dis bien l'hôpital public parce que l'hôpital public et lui seul! a les équipements Considérables qui permettent de traiter efficacement et sans danger de contamination les situations d'accueil de patients qui sont contaminés et malades.

Alors, bon voilà, ça nous a été redit à la réunion avec le premier Ministre parce que j'ai demandé si les entreprises de santé des particuliers, privées seraient réquisitionnées comme le service public; on m'a répondu bien sûr, si besoin est, on réquisitionnera que ils participent à la lutte pleinement etc mais la vérité c'est que pour traiter les cas que nous traitons il faut par exemple des salles vous savez où c'est on empêche la circulation de de l'air qui se trouve dedans avec l'environnement, sans la.. on le filtre avant etc etc... et ça c'est à l'hôpital public qu'on a ce type d'installation parce que ça coûte très cher c'est très important en volume et un et en masse de capital absorbé par conséquent la réflexion est la suivante: si l'hôpital va mal au point de départ, c'est un peu comme les gens eux-mêmes, s'ils vont mal au point de départ, le coronavirus va faire encore plus mal là c'est pareil, si l'hôpital va mal, ce qui est le cas, s'il y a une épidémie et une vague de gens qui arrivent, ça ira encore plus mal vous n'avez qu'à vous imaginer ce que ça donne quelqu'un qui est atteint par le coronavirus et qui s'en va dans un service d'urgence saturé il vient il arrive il dit ah je vais pas fort, j'ai ci j'ai là; et comme on lui fait le diagnostic, paf, on découvre qu'il est contaminé.

J'aime mieux vous dire qu'il aura contaminé tous les autres qui se trouvent là et donc il faut que le le l'hôpital public dispose de protocoles, comme on dit, c'est à dire une façon de traiter qui permettent d'encaisser une vague de gens qui demandent quelque chose en particulier. Et ça évidemment ça nécessite des moyens supplémentaires c'est d'ailleurs ce qui a été dit au Président de la République quand il a été à la Pitié Salpétrière. Les toubibs qui étaient là, lui ont dit mais: "qu'est ce que vous croyez? on est déjà nous on est déjà au delà de la limite de débordements si vous jetez un ou 2 seaux de plus là-dedans c'est clair que ça va ça va déborder on sait plus faire face donc c'est la question de l'hôpital public vous voyez à partir de là comment les la situation nous permet de réfléchir de la prendre, de la considérer dans sa globalité et d'y apporter des réponses politiques dans sa globalité c'est pas sérieux de commencer à faire des histoires pendant des heures à la télévision sur le danger du coronavirus pour que tout le monde panique, stresse et éventuellement fasse des bêtises parce que ça veut dire que si vous savez pas mais qu'est ce que vous faîtes? vous prenez le téléphone et vous saturez les services que vous appelez au téléphone ou bien vous allez courir aux urgences ce qu'il ne faut pas faire et ainsi de suite alors là on peut dire que l'on voit les aspects pervers du système de l'information en continu et des médias sensationnalistes bon quand vous voyez la télévision publique passer plus de 20 minutes du journal télévisé à foutre la trouille à tout le monde, vous vous dîtes qu'il y a quelque chose qui tourne pas rond qui n'est pas responsable de la part de ceux qui mettent en scène parce qu'ils pensent que la peur ça fait ça saisit les gens; ça capte leur attention, ils vont regarder la télé plus intensément et quand arrivera le moment de la publicité ça va mieux rentrer dans leur tête.

J'ajoute que pour un certain nombre de penseurs, la crise du... les crises sanitaires participent d'une logique plus globale dans laquelle le système s'installe assez facilement, qui est le système de la peur et de la restriction des libertés ça fait une raison de plus pour réduire les libertés contrôler et, alors évidemment comme il s'agit d'une maladie et qu'elle peut être mortelle personne ne prendra le risque en tout cas pas moi de dire: c'est pas grave on s'en fiche on verra une autre fois et mais le risque inverse il existe aussi c'est de dire c'est une catastrophe mondiale, gigantesque, imminente, tout le monde va mourir et donc on crée des vagues de panique et d'intolérance qui sont assez insupportables alors bon si vous voulez si vous voulez participer à la période en vous faisant très peur et en même temps en ayant une vision politique sur les choses vous n'avez qu'à acheter le roman de Jean Giono "le hussard sur le toit" puisque ça raconte une épidémie de choléra à l'époque mais j'aime mieux vous dire que les épidémies de l'époque c'est une chose que ce que nous vivons; c'était des millions de gens qui perdaient la vie alors non on n'en est pas là et en tout cas moi ce que je recommande, d'abord quand c'est des moments où le pays affronte un danger commun, le microbe il présente pas ses papiers aux frontières et ensuite quand il tape quelqu'un il ne s'occupe pas vraiment de savoir qui c'est ni quelle est sa religion ni quel est son genre, il s'occupe de rien.

Donc c'est ce qu'on appelle un défi commun, tout le monde, tout le monde est mis au défi par cette affaire donc quand c'est comme ça Il faut pas perdre de temps à la polémique; la polémique ce n'est pas un vaccin donc moi je recommande 1 si on nous demande quelque chose, si on nous demande d'être utile, faut dire oui et je l'ai dit au chef du gouvernement. Personne ne peut dire que je fasse preuve de complaisance à son égard on m'a assez reproché le couplet, le contraire mais on ne doit pas manquer à la part de solidarité qui éventuellement peut être attendue de nous; c'est pas parce qu'on va régler des comptes politiques qu'on va améliorer les choses donc on ne le fait pas et la deuxième chose c'est aussi la discipline collective c'est à dire il faut que chacun écoute quelles sont les consignes et en tienne compte et quelles sont les mesures préventives qui sont recommandées; moi je ne suis pas médecin donc je sais pas vous dire faîtes ceci, mangez pas de ça ou autre chose je vous dis juste ce qu'on m'a dit et que je vous redis à vous à cette réunion on nous a dit que la principale précaution c'était de se laver régulièrement les mains régulièrement ça veut pas dire une fois tous les deux jours ça veut dire plusieurs fois par jour notamment chaque fois qu'on a été en contact avec des lieux publics; je sais pas pour moi par exemple qui prends le métro pour aller de chez moi à l'Assemblée Nationale bon moi je me tiens à la barre, je me tiens comme je peux eh bien on me recommande de me laver les mains après ça parce que c'est par le contact et par le contact et lui seul que je risque d'être contaminé on nous a dit bon sauf que si quelqu'un vous éternue à la figure ce qui n'est pas le cas le plus fréquent le plus fréquent le risque que vous avez c'est le contact pour moi c'est des gestes familiers comme ça bon alors vous mettez le doigt sur votre bouche qu'est-ce que vous voulez que ça donne; si vous êtes contaminés ça se répand en vous; c'est comme ça que chaque année on se ramasse tous, toutes sortes de maladies donc il faut respecter les les consignes qui nous sont données en matière sanitaire et et pas faire de zèle pas créer de panique pour rien et à l'inverse ne pas être désinvolte et s'en foutre je me fiche des autres ça m'intéresse pas ce qui va leur arriver parce que quand vous vous lavez les mains si vous avez été contaminé c'est pas que à vous que vous rendez service c'est aussi aux autres; parce que vous ne les contaminerez pas! Voilà, donc, ça c'est les les leçons à tirer de l'affaire coronavirus.

Après moi, je vous demande d'être aussi vigilants sur un point, là ils nous ont bien chauffés tous, hein! Ils nous ont dit que c'était la catastrophe finale, la fin du monde et le reste! bon, vous allez regarder pendant les 10 ou 15 prochaines journées ce qui se passe parce que si on s'aperçoit que tout ce petit monde à surévaluer le danger ça méritera aussi des conclusions !

Et si à l'inverse on l'a sous-estimée parce que la vague nous emporte il faudra qu'on étudie attentivement ce qui a manqué pour ... et pas seulement pour faire des polémiques, pour essayer de régler les problèmes parce que nous autres en tout cas les insoumis, leurs sympathisants, il faut qu'on réfléchisse en disant à notre tour nous dirigeons le pays et nous aurons à faire face à des situations comme celle-là alors autant ouvrir les yeux et les oreilles ce moment, pour apprendre comment on fait ? qu'est ce qu'il faut pas faire ? et qu'est ce qui est bien fait aujourd'hui? parce que vous pouvez être assurés que dans tout ce qui est le les gens qui prennent des décisions ils font pour le mieux; vous n'avez pas de personnes qui se disent là, comment je vais faire pour que le coronavirus se répande parce que ça fait mes affaires, ça n'existe pas ça! faut pas non plus être dans le délire.

Il y a des gens plus ou moins efficaces dans les mesures qu'ils prennent ça c'est clair mais dans ce type de situation il faut savoir tous aller dans le même sens et donner le même type de coup de main bon voilà ça c'était la séquence coronavirus; vous voyez que ça concerne la mondialisation, le libre-échange, l'hôpital public, le service public du médicament et enfin la capacité d'une société à se regrouper pour faire face au danger eh ben ça fait un programme suffisant bon les amis si ça vous a plu sachez que c'est gratuit la fois prochaine si vous revenez c'est gratuit et ça le restera.Mettez un petit pouce bleu parce que ça nous remonte le moral alors je vous ai dit que j'ai commencé avec Flore, qui filmait la première partie de cette revue de la semaine et entre temps je ne sais pas pour quelle raison Antoine est revenu et c'est lui qui est en train de finir de filmer. cette revue de la semaine alors je vous dis à bientôt n'oubliez pas de mettre des petits pouces bleus ça nous fait beaucoup de bien