Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 30 août 2018 67 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleRetraites

Macron, les Gaulois... et l'impôt à la source #cdanslair 30.08.2018

Source d'origine 8 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:44OuverteRéponse partielle

    Pourquoi votre avis Jean-Marc Daniel ? C'est une de trop ou est-ce qu'il a raison ?

  • 3:56OuverteRéponse directe

    Sur l'acceptabilité des réformes en France, ce serait la première fois ?

  • 6:48OuverteRéponse directe

    Quel intérêt politique il a à faire ça ?

  • 14:06OuverteRéponse directe

    Le pouvoir hésiterait-il à mettre en œuvre le prélèvement à la source ?

  • 15:20OuverteRéponse directe

    Il faut quand même rappeler que cette réforme du prélèvement à la source, ce n'est pas Emmanuel Macron qui l'a décidée, elle vient de François Hollande. C'était quoi l'idée ?

  • 31:20OuverteRéponse directe

    Le ton se crispe sur la méthode. Même le MEDEF commence à émettre des doutes sur la stratégie et le cap de l'équipe Macron. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron en visite au Danemark a une nouvelle fois ironisé sur la difficulté de réformer le pays en évoquant cette fois-ci les Gaulois réfractaires au changement. »
  • 3:06PrésentateurFait
    « Édouard Philippe dit « Je dois dire que dans un pays, le nôtre, que l'on présente parfois comme un pays irréformable ou comme un pays figé, rétif à toute forme de transformation assumée, ma conviction est assez claire, notre pays, dans les 20 dernières années, a connu des transformations majeures, dont certaines sont positives, ont été permises par le travail, la constance, l'effort de l'ensemble de la société française. » »
  • 11:39PrésentateurFait
    « On se donne jusqu'au 15 septembre, pour voir si on le fait ou pas. »
  • 12:05PrésentateurChiffre
    « Tous les sondages d'opinion disent que les Français sont très majoritairement favorables. »
  • 12:10PrésentateurPromesse
    « Nous ferons la réforme de l'impôt à la source. Et en fin janvier de l'année prochaine, les Français paieront leur impôt à la source. »
  • 15:54PrésentateurFait
    « Il y a eu quand même des signaux avant l'été, on a vu par exemple que le cas des employés à domicile n'était pas réglé, comment ils allaient déclarer le revenu. »
  • 21:41PrésentateurFait
    « Il y a le prélèvement à la source. »
  • 28:52PrésentateurChiffre
    « Notamment, ce qui concerne les APL, c'est un milliard d'euros d'économie attendue, la contemporanéisation des APL. »
  • 36:00PrésentateurFait
    « il avait dit qu'on aurait la possibilité quand on démissionnait d'avoir recours à l'assurance chômage »
  • 36:14PrésentateurFait
    « il allait faire des efforts pour relancer l'activité européenne, pour relancer son positionnement européen »
  • 36:27PrésentateurFait
    « il fallait lutter contre l'addiction à la dette publique »
  • 36:52PrésentateurFait
    « les gens râlent parce qu'ils ont la conviction qu'on va à moitié de ce qui avait été annoncé »
  • 37:48PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a fait des grandes réformes qu'il avait dites, qu'il les a fait intégralement, exactement comme il l'avait prévu »
  • 43:28PrésentateurFait
    « sur l'assurance chômage, il va y avoir une négociation, certes à partir d'un document de l'État, mais une négociation entre le patronat et les syndicats »
  • 44:42PrésentateurFait
    « la mesure concernant 16 millions de retraités qui, pour la première fois, désindexent »
  • 45:58PrésentateurFait
    « Richard Ferrand est en train de réfléchir à des amendements pour que ce soit modulé en fonction du niveau de revenu des retraités »
  • 49:15InvitéFait
    « il est clair qu'aujourd'hui, en effet, se structure une opposition forte entre nationalistes et progressistes »
  • 49:22InvitéFait
    « je ne cèderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine »
  • 52:15PrésentateurFait
    « Angela Merkel est assez empêchée de faire cette alliance »
  • 1:03:56PrésentateurFait
    « ça avait commencé sous Michel Rocard »
  • 1:04:03PrésentateurFait
    « On a fait la mensualisation et puis après on a réintroduit l'impôt à la source »
  • 1:06:32PrésentateurFait
    « Le gouvernement avait dit on sera jugé sur les résultats au bout de 18 mois »
  • 1:06:39PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron est-il réfractaire à la voix de la rue ? »

Temps de parole

  • Présentateur80 %
  • Invité6 %
  • ?5 %
  • Invité 23 %
  • Locuteur 43 %

≈ 39,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Locuteur

Bonsoir

0:10
Présentateur

à toutes et à tous, nous attendons vos questions SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Il a remis ça. Emmanuel Macron en visite au Danemark a une nouvelle fois ironisé sur la difficulté de réformer le pays en évoquant cette fois-ci les Gaulois réfractaires au changement. Les oppositions se sont indignées contre cette nouvelle charge. Le président s'est justifié, pas simple de réformer la France, encore moins quand le climat politique et économique se tend. D'ailleurs aujourd'hui c'est la réforme de l'impôt à la source prévue en janvier qui semble désormais sur la sellette.

Le président avance désormais avec prudence, peut-être inquiet par la réaction des Gaulois devant leur fiche de paix. C'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. Jean-Marc Daniel, vous êtes économiste, vous êtes professeur d'économie à l'école supérieure de commerce de Paris-Europe et vous enseignez aussi à l'école des mines. Citons ce soir votre livre, le gâchis français publié aux éditions Talendier. Raymond Souby, vous êtes expert en gestion des ressources humaines et des politiques sociales. Vous êtes président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo. Françoise Fressoz, vous êtes journaliste, éditorialiste pour le journal Le Monde.

Cécile Cornoudet, vous êtes éditorialiste politique au journal Les Echos. Citons votre article publié hier dans votre journal et intitulé Obsession du pouvoir d'achat. Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Alors c'est vrai que c'est une nouvelle petite phrase dont Emmanuel Macron a le secret. Il va à l'étranger et puis il semble faire la leçon aux Français sur leur capacité à encaisser la réforme. Alors cette fois-ci il a parlé des Gaulois qui seraient réfractaires au changement. Elle ne passe pas cette petite phrase aujourd'hui. Pourquoi votre avis Jean-Marc Daniel ? C'est une de trop ou est-ce qu'il a raison ? Je crois qu'il y a trois niveaux.

D'abord il y

1:49
Locuteur

a

1:49
Présentateur

un hebdomadaire qui n'est pas représenté ici mais qui avait dit très récemment les susceptibles en disant qu'on est dans une société où les gens sont de plus en plus susceptibles. Et donc effectivement Emmanuel Macron joue un peu sur du velours dans la communication. Il est en face de lui des gens susceptibles. Il agite un peu le chiffon rouge et immédiatement tout le monde réagit. La deuxième chose je pense c'est que le mot gaulois a pris un sens, une connotation nouvelle.

2:11
Locuteur

C

2:11
Présentateur

'est-à-dire que le gaulois c'est astérix pour nous. Et puis aussi il y

2:15
Locuteur

a

2:15
Présentateur

eu toutes ces polémiques sur nos ancêtres les Gaulois. Tout ce discours sur nous ne sommes pas les Gaulois. Ce qui est intéressant d'ailleurs c'est qu'il y a un siècle quand les républicains mettaient en avant nos ancêtres les Gaulois, Ernest Lavis et ces gens-là, ils disaient que les Gaulois c'est le vrai peuple parce que l'aristocratie, la noblesse c'est les héritiers des Francs,

2:34
Locuteur

c

2:34
Présentateur

'est des Bruts,

2:35
Locuteur

c

2:35
Présentateur

'est plus ou moins des Germains, le clergé contre lequel on va se battre, dont on va se séparer,

2:40
Locuteur

c

2:40
Présentateur

'est les héritiers des Romains. Le vrai peuple c'est les Gaulois. Et maintenant être Gaulois au contraire ça devient une espèce de... Non on n

2:46
Locuteur

'est

2:46
Présentateur

pas des Gaulois,

2:47
Locuteur

on

2:47
Présentateur

est beaucoup plus complexe, beaucoup plus métissé. Et puis alors la troisième remarque que je ferais c'est qu'effectivement c'est réfractaire à la réforme. Je crois que cette semaine aussi à l'université du MEDEF, M. Roux de Bézieux, le nouveau président du MEDEF, lui a dit écoutez... Enfin il a dit au Premier ministre, la première chose qu'on attend de vous c'est la constance. Nos trois mots pour nous c'est constance, compétitivité, compétence. Et je crois qu'un des problèmes pour les Français c'est le sentiment qu'il n

3:13
Locuteur

'y a

3:13
Présentateur

pas de véritable constance.

3:14
Locuteur

C

3:14
Présentateur

'est-à-dire qu'ils ne

3:15
Locuteur

sont

3:15
Présentateur

pas tellement rétifs à la réforme, ils ne comprennent pas pourquoi en six mois ce qu'on leur a compté a changé. On reviendra sur l'impôt à la source, mais on nous a expliqué que dans l'impôt à la source il allait y avoir de la croissance parce que les gens allaient désépargner parce qu'ils avaient mis de l'argent de côté pour payer l'impôt. Et comme ils auront à payer certains, moins d'impôt, que ce sera prévu immédiatement, ils vont désépargner. Maintenant on nous dit au contraire, ils vont être traumatisés par leur faille de paix. Et donc ils vont arrêter de consommer. D'ailleurs à tel point qu

3:42
Locuteur

'on

3:42
Présentateur

va changer la police de caractère

3:43
Locuteur

sur

3:44
Présentateur

le budget de paix. Mettez-vous à la place des Français. On leur dit que le taux de croissance dépend de la taille des

3:50
Locuteur

lèvres sur votre

3:51
Présentateur

bulletin de salaire. Je pense qu'ils peuvent avoir une espèce de doute sur la maîtrise de la réforme. Raymond Souby, sur l'acceptabilité des réformes en France. Ce serait la première fois, on dirait, bon d'accord, il veut nous faire passer un message. C'est la troisième fois qu'il dit à l'étranger, en gros, que les Français ont du mal avec la réforme. Il essaie de se convaincre que ce n

4:11
Locuteur

'est

4:11
Présentateur

pas de sa faute. Oui, d'abord sur le mot gaulois, ce qu'il a dit à l'étranger,

4:15
Locuteur

ça

4:16
Présentateur

fait partie de la geste macronienne. Autrement dit, il parle très régulièrement des Gaulois. Vous prenez toute une série de ses discours depuis un an et même avant, en dehors de ses discours de président, il parlait des Gaulois, il aime parler des Gaulois, ça lui plaît de parler des Gaulois. Donc ce n

4:32
Locuteur

'est

4:32
Présentateur

pas un événement exceptionnel dans la vie macronienne. En fait, je crois que

4:39
Locuteur

ce

4:39
Présentateur

qui se passe un peu, c'est qu

4:42
Locuteur

'il

4:44
Présentateur

a été élu sur le thème «

4:47
Locuteur

L

4:48
Présentateur

'ancien monde,

4:49
Locuteur

ça

4:49
Présentateur

ne marche plus

4:50
Locuteur

».

4:50
Présentateur

Un. Deux. Donc,

4:53
Locuteur

je

4:54
Présentateur

vais le changer. Trois.

4:57
Locuteur

Vous

4:57
Présentateur

n'avez encore rien vu.

4:59
Locuteur

Ah

5:00
Présentateur

si, on a un peu vu là quand même.

5:01
Locuteur

Oui,

5:01
Présentateur

alors on a commencé à voir les premières réformes,

5:07
Locuteur

celles

5:08
Présentateur

jusqu'à maintenant déjà en nombre assez importantes, et importantes par elles-mêmes. Mais le principe macronien

5:14
Locuteur

est

5:15
Présentateur

que ça ne doit jamais s'arrêter. Bref, que c'est le mouvement perpétuel. Parce que c'est l'homme qui incarne la réforme. C'est l'élu qui... Mais je ne dis pas ça en manière critique, qui... Bon. Et par conséquent,

5:27
Locuteur

il

5:27
Présentateur

doit... Alors, plus il y a de réforme, moins on comprend.

5:32
Locuteur

Parce

5:33
Présentateur

que déjà, la capacité d'entendement vis-à-vis d'une... à l'égard d'une réforme n'est pas simple. On parlera peut-être tout à l'heure de parler moins à la source.

5:40
Locuteur

On

5:40
Présentateur

peut en parler. C'est vrai de chacune. Bon. Donc déjà, plus il y a de réforme, plus c'est compliqué à comprendre. Chaque réforme fait des mécontents. Pourquoi ? Parce qu'en France,

5:51
Locuteur

vous

5:51
Présentateur

annoncez... D'abord, vous avez un sondage. Faut-il faire une réforme sur

5:55
Locuteur

écrasante

5:56
Présentateur

majorité ?

5:57
Locuteur

Oui.

5:58
Présentateur

La réforme sort. Mais non, ce n

6:01
Locuteur

'est

6:01
Présentateur

pas ça qu'il fallait faire. Et puis moi, dans tout ça, etc. Bon. Donc, les mécontentements sont progressifs par rapport aux réformes. Donc, il y a de plus en plus de mécontentements. Et enfin, dernier point, et barré, le...

6:16
Locuteur

L

6:16
Présentateur

'État,

6:17
Locuteur

il

6:17
Présentateur

est plus facile de décider des réformes

6:20
Locuteur

que

6:21
Présentateur

de les appliquer et de les faire vivre. Et donc, de leur faire produire des résultats. Tout simplement parce que l'État

6:28
Locuteur

est

6:29
Présentateur

armé... Il y a plein de gens très intelligents. Il est armé pour concevoir des réformes,

6:34
Locuteur

les

6:34
Présentateur

décider, les faire voter. Il est beaucoup moins armé pour les exécuter. Et quand il y

6:39
Locuteur

en

6:39
Présentateur

a beaucoup, ça devient de plus en plus difficile. Donc, il y

6:42
Locuteur

a

6:42
Présentateur

une impression un peu de multiplication, de confusion.

6:47
Locuteur

On

6:47
Présentateur

y voit moins clair. Quel intérêt politique, Françoise Fressoz, il a à faire ça ?

6:51
Locuteur

On

6:51
Présentateur

ne

6:51
Locuteur

va

6:51
Présentateur

pas passer l'émission à commander une petite phrase. Ça pourrait rester une petite phrase. Et il

6:55
Locuteur

y

6:55
Présentateur

en a une d'autres, d'Emmanuel Macron. Mais on a l'impression que ça raconte aussi, justement, ce que vous expliquez, Raymond Souby. Cette volonté de dire aux Français, on continue, on ne s'arrête pas là, même si c'est compliqué. Et ça aussi, on va en parler parce que le climat a quand même vraiment changé. Je crois que d'abord,

7:11
Locuteur

c

7:11
Présentateur

'est son cri du cœur.

7:12
Locuteur

C

7:12
Présentateur

'est-à-dire que depuis qu'il est élu, effectivement, il est là pour dire « Je suis celui qui va réformer envers et contre tout. C'est ma mission pendant cinq ans et je ne m'arrêterai pas. » L'effet politique, on l'a immédiatement vu, les premiers à réagir, c'est la France insoumise. En disant « Touche pas la Gaule, touche pas aux Gaulois. Nous, on est pour la défense du modèle social. »

7:29
Locuteur

Donc,

7:29
Présentateur

ça lui permet aussi de refaire cette espèce d'opposition entre Macron et

7:34
Invité

la France insoumise en laissant les autres oppositions un peu plus sans voix parce qu'elles ont été prises de vitesse. Mais la difficulté que je vois, c'est qu

7:42
Locuteur

'il y a

7:42
Invité

une sorte de contradiction avec le positionnement d'Édouard Philippe qui devait occuper cette rentrée. Et je cite les mots

7:48
Présentateur

qu'il a eus au MEDEF mardi, qui sont absolument aux antipodes de ce que dit Emmanuel Macron. Édouard Philippe dit « Je dois dire que dans un pays, le nôtre, que l'on présente parfois comme un pays irréformable ou comme un pays figé, rétif à toute forme de transformation assumée, ma conviction est assez claire, notre pays, dans les 20 dernières années, a connu des transformations majeures, dont certaines sont positives, ont été permises par le travail, la constance, l'effort de l'ensemble de la société française. »

8:16
Locuteur

Donc, c

8:16
Présentateur

'est vraiment aux antipodes de l'analyse d'Emmanuel Macron qui vantaient les Danois contre les Français. Et Édouard Philippe, lui, il est plutôt dans l'idée de dire « On a fait des réformes importantes. » Il cite notamment la réforme de l'armée, il cite le passage à l'euro. Donc,

8:30
Locuteur

il

8:30
Présentateur

y a une difficulté de positionnement et on voit quand même qu'Emmanuel Macron reprend la main sur son Premier ministre avec un discours beaucoup plus agressif. Peut-être aussi parce qu

8:39
Locuteur

'il

8:39
Présentateur

doit faire diversion après la démission de Nicolas Hulot. Oui, pourquoi ? Parce que quel était le message de Nicolas Hulot ? C'est « On n'a pas été assez ambitieux sur les réformes écologiques. » Qu'est-ce qu'est le message de ce budget 2019 ? C'est « Il y a la croissance qui est moins forte que prévue, donc on cherche des arrangements, etc. » L'impression qui est donnée, c'est peut-être que c'est moins ambitieux en termes de réformes que par rapport à l'année dernière. Par exemple, on

9:06
Locuteur

avait l'ISF,

9:07
Présentateur

on avait la réforme du travail où c'était assez spectaculaire. Si vous écoutez hier Jean-Michel Blanquer pour sa rentrée scolaire, il dit « On va continuer le dédoublement des classes. » Il

9:18
Locuteur

y a

9:18
Présentateur

rien de nouveau, là encore. Et je pense qu'Emmanuel Macron s'inquiète d'une possible hollandisation, d'une perception que finalement il est moins transgressif que ce qu'il avait dit. Et donc il sait que là, en disant cette phrase, ça va raviver le président arrogant qui ne comprend pas les Français, qui se moquent d'eux. Certains

9:36
Locuteur

ont parlé de

9:36
Présentateur

mépris, lui a

9:37
Locuteur

dit « Ça ne

9:37
Présentateur

me

9:37
Locuteur

n

9:37
Présentateur

'est pas du mépris. » Mais il veut montrer qu'il est toujours réformateur, quitte à prononcer une phrase qui va faire polémique.

9:44
Locuteur

Les

9:44
Présentateur

Gaulois réfractaires aux réformes mais un président qui avance désormais avec prudence.

9:49
Locuteur

En

9:49
Présentateur

déplacement d'un marque, le chef d'État a expliqué qu'il attendait des clarifications sur la mise en œuvre de l'impôt à la source, une hésitation de dernière minute pour une réforme qu'on pensait pourtant sur les rails. Pierre Millet, Nicolas Baudry-Dasson.

10:07
Locuteur

Quand

10:08
Présentateur

Emmanuel Macron compare les Danois aux Français.

10:11
Locuteur

Ce

10:12
Présentateur

peuple luthérien qui a vécu les transformations des dernières décennies

10:16
Locuteur

n

10:17
Présentateur

'est pas exactement

10:18
Locuteur

le

10:19
Présentateur

Gaulois réfractaire aux changements.

10:22
Locuteur

Un

10:23
Présentateur

trait d'humour

10:23
Locuteur

selon

10:24
Locuteur 3

le président, obligé de se justifier aujourd'hui.

10:27
Locuteur

Car

10:27
Locuteur 3

la petite phrase

10:28
Locuteur

fait

10:29
Invité

grand bruit. Il est quand même inadmissible

10:31
Locuteur

d

10:32
Invité

'entendre un président de la République critiquer, caricaturer les Français.

10:35
Locuteur

Quand

10:36
Invité

il est à l'étranger, il l'avait fait en Roumanie.

10:39
Locuteur

En

10:39
Invité

Grèce, il avait qualifié les Français de fainéants.

10:42
Locuteur

Et

10:42
Invité

maintenant, devant la reine du Danemark, il nous caricature en Gaulois réfractaires.

10:49
Locuteur

Par

10:50
Présentateur

ses propos d'une sottise confondante, Macron au Danemark est non seulement très méprisant contre son propre peuple, mais aussi très ignorant sur les Gaulois qui étaient de formidables inventeurs.

11:01
Locuteur

Une

11:01
Invité

nouvelle polémique pour une rentrée gouvernementale décidément très compliquée.

11:06
Locuteur

À

11:06
Invité

la démission

11:07
Locuteur 3

surprise de Nicolas

11:08
Invité

Hulot, s'ajoutent les chiffres de la croissance, plus faibles que prévus.

11:12
Locuteur

De

11:13
Invité

quoi faire douter le gouvernement. Depuis 48 heures, l'exécutif semble hésiter sur une de ses réformes phares, le prélèvement de l'impôt à la source. Mercredi, le canard enchaîné révèle que le président serait prêt à reporter la mise en place de la mesure, initialement prévue pour le 1er janvier 2019.

11:34
Locuteur

On

11:34
Locuteur 1

se donne jusqu'au

11:35
Locuteur

15

11:35
Locuteur 1

septembre,

11:36
Locuteur

pour

11:37
Présentateur

voir si on le fait

11:37
Locuteur 1

ou pas.

11:39
Invité

Pourtant, dans les médias, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, continue d'affirmer que sa réforme sera maintenue. D'autant plus que cette semaine était lancée la grande campagne d'information sur le sujet.

11:51
Locuteur

Ce

11:51
Locuteur 6

sera le ministre qui fera l'impôt à la source et qui le fera avec les

11:55
Invité

collecteurs d'impôts, avec les entreprises, avec les citoyens. Vous savez, c'est rare de pouvoir écrire à tous les Français, de leur dire « on va changer votre mode de paiement de l'impôt pour

12:04
Présentateur

vous, ce sera plus simple, plus pratique ». D'ailleurs, tous les sondages d'opinion

12:06
Locuteur

disent

12:07
Présentateur

que les Français sont très majoritairement favorables.

12:09
Locuteur

Nous

12:10
Invité

ferons la réforme de l'impôt à la source. Et en fin janvier de l'année prochaine, les Français paieront leur impôt à la source.

12:15
Locuteur

Mais

12:16
Invité

cet après-midi, coup de théâtre. Depuis Helsinki, Emmanuel Macron n'exclut plus de faire marche arrière.

12:23
Présentateur

J'ai plutôt l'intention de conduire cette réforme à son terme, mais j'ai demandé au ministre compétent

12:28
Locuteur

de

12:29
Présentateur

répondre à toutes les questions qui se posent encore avant

12:31
Locuteur

de

12:33
Présentateur

donner des directives finales. Des hésitations qui témoignent d'un cas parfois obscur et

12:39
Invité

qui pose de plus en plus de problèmes au sein même de La République en marche. Déjà en avril dernier, le député Jean-Michel Clément quittait le groupe parlementaire LREM à cause d

12:48
Locuteur

'un

12:49
Présentateur

désaccord sur la loi Asile-Immigration.

12:51
Locuteur

D

12:51
Présentateur

'autres tirent aujourd'hui la sonnette d'alarme.

12:54
Locuteur

C

12:54
Présentateur

'est le cas de François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône.

12:59
Locuteur

«

13:00
Présentateur

Il est nécessaire de donner des lignes directrices. Et elles manquent dans La République en marche. Et quand arrivent des sujets de société, on peut parler de la loi Asile-Immigration, on peut parler des aides sociales, on peut aussi parler évidemment de la transition

13:14
Locuteur 10

écologique qui nécessite une remise en cause. Eh bien, il y a des difficultés internes.

13:20
Locuteur

»

13:21
Invité

Preuve du désordre qui règne actuellement à l'Elysée, le départ inattendu de Nicolas Hulot a forcé le gouvernement à repousser à la semaine prochaine son séminaire de rentrée.

13:31
Locuteur

«

13:31
Présentateur

Alors naturellement, nous allons parler du prélèvement à la source, mais juste un mot quand même, c'est assez inhabituel de voir Emmanuel Macron prendre la parole à multiples reprises à l'étranger lors d'un déplacement sur la scène européenne pour commenter la vie politique française. »

13:44
Locuteur

« D

13:44
Présentateur

'autant que l'idée de départ,

13:45
Locuteur

c

13:45
Présentateur

'était plutôt Edouard Philippe va faire la rentrée sur les questions nationales et lui va se consacrer à préparer la campagne pour les européennes. Mais je pense qu'ils se sont dit que la rentrée est trop compliquée pour que le président ne s'exprime pas. Et sur l'impôt à la source,

14:03
Locuteur

il y a

14:04
Présentateur

une cacophonie.

14:05
Locuteur

» Alors, on va y venir.

14:06
Présentateur

Cette question que je voudrais vous poser d'une téléspectatrice ou d'un téléspectateur de C'est dans l'air. « Le pouvoir hésiterait-il à mettre en œuvre le prélèvement à la source ? » La question, elle est posée. Oui,

14:14
Locuteur

c'est le président

14:15
Présentateur

lui-même qui la pose contre son ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, manifestement. Manifestement, Edouard Philippe aussi serait pour le faire. Mais c'est Emmanuel Macron qui a introduit dans l'interview du Premier ministre une réponse sur l'impôt à la source en disant « Attendez, la porte n

14:33
Locuteur

'est

14:33
Présentateur

pas fermée, on fera un bilan le 15 septembre pour voir ce qui se passe. » Parce qu'ils ont peur que techniquement ce ne soit pas abordé. Mais surtout, ils ont très peur qu'en matière de pouvoir d'achat, les Français aient facialement l'impression que leur feuille de paye diminue et que ça freine la consommation, donc la croissance. Il y a eu des chiffres de juillet de l'INSEE qui disaient que déjà il y

14:57
Locuteur

a

14:57
Présentateur

eu un ralentissement de la consommation et que surtout les Français anticipent que leur pouvoir d'achat ne va pas augmenter. Donc ils n'ont pas vu encore qu'il y allait avoir une baisse des cotisations sociales, une suppression d'une partie de la taxe d'habitation. Donc si on a cet impôt à la source qui facialement diminue le salaire, l'effet psychologique peut être très fort. – François François François.

15:21
Locuteur

–

15:22
Présentateur

Alors il faut quand même rappeler que cette réforme du prélèvement à la source, ce n

15:25
Locuteur

'est

15:25
Présentateur

pas Emmanuel Macron qui l'a décidé, elle vient de François Hollande. Bon, c'était quoi l'idée ? Une partie de la gauche aurait voulu fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG et donc pour cela il fallait que les prélèvements se fassent au même moment. Finalement François Hollande a dit il n'y

15:40
Locuteur

aura

15:40
Présentateur

pas de fusion mais on va quand même faire ce prélèvement à la source. Emmanuel Macron arrive, il se donne un an en disant on n'est pas prêt. Puis il a l'air de donner son feu vert. Il y

15:49
Locuteur

a

15:49
Présentateur

deux choses qui le font hésiter aujourd'hui, il y a la peur du bug quand même technique. Et là il y

15:54
Locuteur

a

15:54
Présentateur

eu quand même des signaux avant l'été, on a vu par exemple que le cas des employés à domicile n'était pas réglé, comment ils allaient déclarer le revenu. Il y avait le cas aussi de ceux qui avaient des niches fiscales, des allègements d'impôts, comment calculer. Donc il y

16:07
Locuteur

a

16:07
Présentateur

eu une peur de ça. Et puis il y a effectivement ce ralentissement de la croissance ce qui fait que pour 2019,

16:12
Locuteur

ce

16:12
Présentateur

qui est primordial pour le gouvernement, c'est d'éviter que la croissance se réduise un peu plus. Donc éviter toute mesure psychologique qui pourrait donner l'impression aux Français qu'ils perdent en pouvoir d'achat. Alors Gérald Darmanin lui a été très serein en disant mais il y a déjà eu la mensualisation de l'impôt,

16:29
Invité

les gens sont habitués, mais là c'est facialement sur votre feuille de paye que vous voyez que finalement vous gagnez peut-être 10, 20% de moins que ce que vous avez. Et donc il y a cette crainte du choc psychologique. Et ce qui est étonnant c'est qu'effectivement le débat se pose juste avant les arbitrages le 15 septembre et on sent qu'il

16:45
Locuteur

y

16:45
Invité

a des divergences là assez

16:46
Locuteur

fortes

16:47
Présentateur

entre Matignon et Darmanin qui poussent à fond la réforme et l

16:52
Invité

'Elysée qui dit mais attention,

16:53
Locuteur

on

16:53
Invité

ne peut pas dans cette année absolument cruciale parce que la croissance diminue, on ne peut pas avoir un bug sur une réforme qui au fond, quel est le sens profond ? Qu'est-ce qu'elle peut apporter très profondément aux contribuables ? C'est aussi la question qui est posée.

17:06
Présentateur

Et voilà comment un président réformateur plein d'ambition est arrêté par le chiffre de la croissance. On aurait été dans la configuration de l'année dernière avec une croissance plutôt tonique, peut-être n'aurait-il pas eu ces états d'âme qu'il a aujourd'hui sur une réforme dont on nous disait quand même, on a fait des émissions sur le prélèvement à la source, que c'était fait, que c'est comme le passage à l'euro, que les administrations de Bercy sont très haut niveau pour préparer cette réforme là.

17:31
Locuteur

Le

17:32
Présentateur

taux de croissance a changé la donne. Oui, encore une fois,

17:34
Locuteur

je

17:34
Présentateur

crois que c'est… Alors, il

17:35
Locuteur

y

17:35
Présentateur

a à la fois le taux de croissance, il y a surtout, je crois, la crainte du bug informatique. Parce que vis-à-vis du taux de croissance, encore une fois, quand on regarde quand elle a été lancée l'opération, tout le monde nous a expliqué que ce fait de mettre des épargnes allait avoir comme conséquence plutôt de booster la croissance. Thierry Breton, qui n'était pas dans ce cas-là, mais qui avait été à l'origine de la première étude qui a été faite de façon un peu sérieuse à Bercy, mettait en avant souvent ce qu'on appelle l'exemple islandais, c'est-à

18:00
Locuteur

-dire

18:00
Présentateur

le prélèvement à la source en 1988-89, qui s'est traduit par une augmentation de la croissance. Pardonnez-moi,

18:05
Locuteur

je

18:05
Présentateur

vous coupe.

18:05
Locuteur

Je

18:05
Présentateur

vais être bien sûr de comprendre. Quand vous parlez de désépargne, c'est sous-entendu, les gens n'ont plus besoin de mettre de l'argent de côté pour payer leurs impôts, donc ils vont davantage consommer.

18:13
Locuteur

Voilà,

18:13
Présentateur

les gens, par exemple, les gens qui prennent leur retraite, qui est l'exemple que l'on prend, quand on pense à la retraite, on aurait payé l'année prochaine, on est à la retraite, on doit payer normalement dans l'ancien système les impôts sur l'année précédente, donc sur un revenu nettement supérieur à celui qu'on va avoir à sa

18:25
Locuteur

disposition.

18:26
Présentateur

Et donc dans ce système-là, on met de côté, et en réalité on s'aperçoit qu'on a moins à payer, et donc ce qu'on avait mis de côté, on le dépense. Et donc il y a cette idée que le prélèvement à la source a comme conséquence au contraire de booster la croissance. C'est le discours qu'on a tenu au tout début du dispositif. Et maintenant on est en train de tenir le discours

18:42
Locuteur

inverse,

18:42
Présentateur

complètement inverse. Or quand on regarde les études qui ont été faites, en fait il n

18:46
Locuteur

'y a

18:46
Présentateur

aucun impact sur la croissance, et quand vous regardez les projections qui sont faites par l'OCDE comme le FMI sur notre taux de croissance de l'année prochaine, et que vous voyez prélèvement à la source, c'est référencé comme étant non significatif. Alors qu'est-ce qui se passe en réalité ?

19:00
Locuteur

C

19:00
Présentateur

'est que la croissance est en train de ralentir, indépendamment de ce mécanisme-là, et donc il

19:04
Locuteur

y

19:04
Présentateur

a une sorte d'impression pour le gouvernement que la situation leur échappe, ça se dérobe sous leurs pieds.

19:10
Locuteur

C'est

19:10
Présentateur

la fébrilité. Et donc oui, c'est ça, ils sont dans une situation fébrilité. Ils avaient anticipé grosso modo qu'ils avaient un ou deux ans devant eux avant de leur ralentissement économique. On leur avait dit, écoutez, c'est l'histoire de Kennedy et de Christine Lagarde, c'est qu'il faut profiter du beau temps pour réparer la toiture. Et donc j'avais dit, il va faire bon pendant un certain temps, on a un peu un temps devant nous. Sauf que la pluie commence à arriver, et la toiture n'est toujours pas réparée. Comme je renvoie à une petite communication de la responsable du FMI qui s'occupe de la France, qui est une francophone, qui dit, il reste encore beaucoup de gouttières. Et donc on n

19:43
Locuteur

'a

19:43
Présentateur

pas beaucoup réparé la toiture au moment où la croissance se dérobe. Et la croissance se dérobe, elle se dérobe pour des facteurs qui sont des facteurs structurels, des facteurs sur lesquels ça va être difficile de les corriger. C'est-à-dire que l'augmentation du prix du pétrole, la tension sur les taux d'intérêt, et au niveau financier, ce qui se passe en Turquie, qui est en train de rebondir en Afrique du Sud,

20:01
Locuteur

qui

20:01
Présentateur

est en train de rebondir en Indonésie, qui est en train de rebondir en Inde, va forcément impacter la croissance mondiale. On commence à le dire même sur les États-Unis. Et donc il est dans un contexte où indépendamment même du prélèvement à la source, qui reste un événement assez franco-français et à mon avis relativement anecdotique, il n'aura plus les marges de manœuvre qu'il espérait et il n'a pas redressé la situation des finances publiques dans l'année où il aurait pu le faire. Ça plaide pour la prudence, la frilosité et avancer à ne pas compter sur les réformes qui pourraient être politiquement coûteuses, comme le prélèvement à la source.

En fait, le sujet de prélèvement à la source, il ne devrait pas être compliqué. Je rappelle que la plupart des pays ont le prélèvement à la source. C'est un peu plus compliqué en France parce qu'il y

20:45
Locuteur

a

20:45
Présentateur

le foyer fiscal, etc. C'est le problème de la réforme de trop. Déjà ? Oui. Je dis, le président accumule les réformes parce que son principe, c'est d'être le réformateur. Moi, je fais ce qu'avant, on n'a jamais fait.

21:02
Locuteur

Et

21:02
Présentateur

donc, il y a toute une série de réformes

21:05
Locuteur

qui

21:05
Présentateur

sont là devant nous, en dehors du prélèvement à la source. Je rappelle qu'il

21:08
Locuteur

y a

21:08
Présentateur

la réforme des retraites qui est un sacré paquet. Il y a la réforme de l'Unedic qui n'est pas non plus extrêmement triste. Il y a donc toute une série de mesures dans le tuyau. Et puis, il

21:22
Locuteur

y a

21:22
Présentateur

la mesure qui a été annoncée

21:24
Locuteur

de

21:24
Présentateur

désindexer les retraites

21:26
Locuteur

par

21:27
Présentateur

rapport à l'inflation. Dans le système français, les retraites sont indexées sur les prix. Là, on dit, mes enfants, 0,3% pendant deux ans. Ce qui est un sujet énorme qui impacte 16 millions de retraités.

21:39
Locuteur

Et

21:40
Présentateur

en plus,

21:41
Locuteur

il

21:41
Présentateur

y a le prélèvement

21:42
Locuteur

à

21:43
Présentateur

la source. Donc, le problème du prélèvement à la source, ça peut être la réforme de trop

21:48
Locuteur

qu

21:49
Présentateur

'au fond, on aurait pu s'éviter en décalant d'un an. Parce que c'est ça le sujet.

21:53
Locuteur

Pourquoi

21:53
Présentateur

s'embêter à le faire maintenant en multipliant les risques alors que dans un an, ce sera peut-être plus facile, plus contrôlé, etc. Parce que le problème du prélèvement à la source,

22:05
Locuteur

c

22:06
Présentateur

'est que c'est fait pour être beaucoup plus simple.

22:09
Locuteur

Et

22:09
Présentateur

ce sera beaucoup plus simple.

22:11
Locuteur

Mais

22:11
Présentateur

à l'instant

22:12
Locuteur

où

22:13
Présentateur

on l'implante, c'est beaucoup plus compliqué

22:15
Locuteur

à

22:16
Présentateur

comprendre. Donc, des Français, irrités par d'autres sujets, d'abord, essaient de comprendre le système,

22:23
Locuteur

de

22:24
Présentateur

lire les documents, déjà, ce n

22:27
Locuteur

'est

22:27
Présentateur

pas simple, se voient perturbés dans leurs habitudes, voient que leurs fiches de salaire sont réduites. Tout ça,

22:35
Locuteur

c

22:35
Présentateur

'est peut-être, alors que ce n

22:36
Locuteur

'est

22:36
Présentateur

pas nécessaire, pour dire la vérité, ce n'est pas nécessaire comme réforme. Ce n

22:40
Locuteur

'est

22:40
Présentateur

pas nécessaire aujourd'hui. Il

22:41
Locuteur

n'y a

22:41
Présentateur

pas d'urgence,

22:42
Locuteur

ça vous l'a dit. Il n'y a aucune urgence.

22:43
Présentateur

Il n'y

22:43
Locuteur

a

22:43
Présentateur

aucune priorité. Ça peut être la réforme de l

22:45
Locuteur

'autre.

22:46
Présentateur

Et je crois que ce qui fait hésiter Emmanuel Macron, c'est faut-il ? Certes, je l'ai dit, je me suis engagé, et je fais tout ce que j'ai dit, mais quand même, n'est-ce pas la réforme pas très utile

22:57
Locuteur

et

22:57
Présentateur

pas très utile maintenant ?

22:59
Locuteur

Je

22:59
Présentateur

rappelle que vous avez été conseiller social auprès de Nicolas Sarkozy. Comment est-ce qu'on sait

23:05
Locuteur

qu

23:05
Présentateur

'on est à la réforme de trop ? Parce que là, on vous découvre, Emmanuel Macron, ça c'est vraiment nouveau, qui donne l'impression de mesurer ses pas, de mesurer son allure, et de dire peut-être, cette réforme du prélèvement à la source, il faut bien jauger d'ici au 15 septembre pour ne pas justement aller au-devant d'une forme de colère et avec des conséquences économiques. Comment est-ce qu'on sait qu'on est à la veille d'une réforme de trop ? Les indicateurs, c

23:30
Locuteur

'est

23:30
Présentateur

quoi ? Les sondages

23:31
Locuteur

?

23:31
Présentateur

Si vous me permettez, on ne le sait qu'après. Première réponse que je voulais

23:37
Locuteur

vous

23:37
Présentateur

faire.

23:37
Locuteur

C'est modeste. Il

23:38
Présentateur

faut quand même essayer d'anticiper. Il faut quand même essayer d'anticiper. Et

23:42
Locuteur

dans

23:43
Présentateur

l'échelle, dans les réformes,

23:45
Locuteur

il

23:46
Présentateur

y a une échelle qu'on peut, moi je l'avais établie autrefois en m'amusant, c'est l'échelle des risques.

23:52
Locuteur

Il

23:53
Présentateur

faut noter les réformes dans l'échelle des risques de 0 à 10. Cette réforme, elle est belle.

23:59
Locuteur

8

24:00
Présentateur

sur 10 de risque, quand même. Faisons attention. Donc, il faut, lorsqu'on conçoit une réforme

24:07
Locuteur

et

24:08
Présentateur

qu'on est séduit par elle, puisqu'on la conçoit, réfléchir quand même

24:12
Locuteur

à

24:12
Présentateur

l'impact, non seulement à l'impact sur la réalité, mais à l'impact sur l'État. Donc, c'est ça qu'il faut mesurer. Et ce que fait actuellement Emmanuel Macron, c'est au fond, il est en train de jauger sur l'échelle de 0 à 10

24:27
Locuteur

cette réforme. Le risque,

24:28
Présentateur

avouez que c'est nouveau, Françoise Presseuse. Parce que jusqu'à présent, son seul leitmotiv, c'était de dire « Je fais ce que j'ai dit.

24:34
Locuteur

» « Et je

24:35
Présentateur

maintiens mon calendrier. »

24:36
Locuteur

« Et

24:36
Présentateur

je maintiens mon rythme. » «

24:37
Locuteur

Et

24:37
Présentateur

les Français m'ont élu pour ça. » «

24:38
Locuteur

Et

24:38
Présentateur

vous voulez le changement, la transformation. » En lisant l'interview d'Edouard Philippe dans le journal du dimanche, il y

24:45
Locuteur

a

24:45
Présentateur

une chose intéressante qui est apparue, c'est que je pense que leur priorité pour l'année

24:49
Locuteur

2019,

24:50
Invité

c'est d'essayer de faire en sorte que la croissance ne soit pas handicapée et de faire en sorte aussi que le taux de chômage commence à baisser de façon un peu plus significative qu'aujourd'hui, parce que les résultats sont très ténus. Et donc, quand vous lisez Edouard Philippe, il y a beaucoup de choses sur l'assurance chômage, sur l'UNEDIC, sur la formation. Et donc, j'ai l'impression que pour 2019, la priorité... Et il

25:15
Locuteur

y

25:15
Invité

a aussi la loi Pacte. Donc, la grosse priorité du gouvernement, c'est vraiment d'essayer de continuer les réformes qui déverrouillent un peu le système, qui refavorisent le retour à l'emploi. Et donc, tout le reste est un peu accessoire. Et je

25:28
Locuteur

pense

25:29
Présentateur

que le prélèvement à la source, c'est ça le raisonnement. Qu'est-ce que ça va changer pour les Français ? Ça risque de les embêter. Qu'est-ce que ça apporte ? Pas grand-chose. Si on prend le risque de les repousser d'un an, ce n'est pas très, très grave. Politiquement, ce ne serait pas très grave, Françoise Presse.

25:41
Locuteur

Moi, je pense que c'est moins grave que d'avoir un énorme bug en

25:43
Présentateur

janvier, avec tout d'un coup, les Français qui découvrent qu'ils gagnent

25:48
Locuteur

beaucoup moins que ce qu'ils pensaient. Arrêtons-nous juste un

25:50
Présentateur

instant là-dessus. Encore une fois, on a un président qui s'est fait élire, et sa petite phrase sur les Gaulois l'atteste, qui s'est fait élire en disant « Je serai celui qui réformera au-delà de tout ce qui a été fait. » Parce qu'on risque un bug informatique, se dire « Écoutez, je vais encore décaler d'un an, est-ce qu'il ne

26:06
Locuteur

peut

26:06
Présentateur

pas y perdre des

26:06
Locuteur

plus points ? » Pour

26:07
Présentateur

lui, à mon avis, ce n

26:08
Locuteur

'est

26:08
Présentateur

pas vis-à-vis des Français. Il n'y a que 55% des Français qui sont pour. Donc, ce n

26:12
Locuteur

'est

26:12
Présentateur

pas beaucoup. Le risque pour lui, c'est par rapport à l'administration fiscale, je pense, d'essayer de désavouer, d'une certaine façon, de dire « Je n

26:19
Locuteur

'ai

26:19
Présentateur

pas confiance dans le

26:20
Locuteur

service

26:20
Présentateur

des impôts.

26:21
Locuteur

» Parce que Bercy dit « On sait faire. » Voilà,

26:23
Présentateur

parce que Bercy et Darmanin disent « On est

26:25
Locuteur

tout à fait

26:25
Présentateur

capables

26:26
Locuteur

de le faire.

26:27
Présentateur

» Je pense qu'il y a une première chose, c

26:28
Locuteur

'est

26:28
Présentateur

le bras en risque, c'est le bug informatique. Ce n

26:30
Locuteur

'est

26:30
Présentateur

pas que les gens vont diminuer ce qu

26:31
Locuteur

'ils

26:31
Présentateur

perçoivent, saillent s'y attendent, mais qu'ils le voient dans des proportions qu'ils ne comprennent pas. Or, là, Emmanuel Macron, il est comme le gouvernement, il est absolument incapable de maîtriser ce qui se passe. Il est obligé de faire confiance à des gens qui ont reçu un cahier des charges énorme. Je vous invite à regarder le cahier des charges qui a été envoyé au service informatique, qui a été rédiché par le service informatique de Bercy et

26:49
Locuteur

de l'Ontario. Vous l'avez

26:49
Présentateur

regardé, Jean-Marc Daniel

26:50
Locuteur

? Oui, je l'ai regardé. C'est l'un des comme ça. Et je peux

26:53
Présentateur

vous dire que ce qui est intéressant, c'est qu'ils ont essayé de prévoir tous les cas possibles. Et ils ont en face des gens qui leur disent « Mais rassurez-vous, on a la pleine maîtrise des choses. » Sauf que quand on leur pose un peu les questions un peu plus en profondeur, on s'aperçoit avec consternation que cette pleine maîtrise, elle est relativement superficielle. Or, ils ont tous en tête ce qui s'est passé avec la paie des militaires, le programme Louvois, où l'armée avait abandonné à une équipe d'informaticiens le dossier. Et il a fallu des années avec des gens qui étaient relativement obéissants et qui ont subi les conséquences sans trop... Et qui n

27:27
Locuteur

'ont

27:27
Présentateur

pas perçu leur

27:28
Locuteur

son.

27:28
Présentateur

Oui,

27:28
Locuteur

mais

27:28
Présentateur

pendant des années,

27:29
Locuteur

il

27:29
Présentateur

y a des gens qui ont été impactés dans leur vie quotidienne par l'incapacité des informaticiens à résoudre le problème. Là, c'est des Français, ce n

27:35
Locuteur

'est

27:35
Présentateur

pas des militaires, c'est des Français, c'est des Gaulois. Et en plus, ils seraient en droit de protester dans un contexte où, encore une fois, Emmanuel Macron, il ne va pas se mettre à rédiger le programme informatique.

27:44
Locuteur

Il

27:44
Présentateur

est dans l'incapacité. Donc, c

27:45
Locuteur

'est

27:45
Présentateur

la première fois qu'il peut être impacté dans sa popularité par quelque chose qu'il ne maîtrise pas du tout. Et la deuxième chose sur l'histoire de la croissance, il va se faire heurter au fait que si on lui dit et s'il met en avant le fait qu'il est en maîtrise de rétablir la croissance et tout ça, on voit déjà Michel Sapin qui dit « Mais nous, on avait aimé de la croissance. » Donc, si vous pensez que c'est véritablement des pures décisions qui sont des décisions qui dépendent du gouvernement, nous, on avait rétabli la croissance puisqu'il y avait de la croissance à la fin du mandat de François Hollande. Donc, c'est vous qui...

28:11
Locuteur

Vous avez cassé

28:13
Présentateur

la croissance. Si vous pensez que vous êtes véritablement en situation de rétablir la situation, à ce moment-là, c'est nous qui avions bien rétabli la situation.

28:20
Locuteur

Il dit «

28:21
Présentateur

C'est la fin des illusions » Michel Sapin

28:23
Locuteur

sur

28:23
Présentateur

le programme économique d'Emmanuel Macron. On peut faire machine arrière ? On

28:27
Locuteur

peut le 15

28:28
Présentateur

septembre dire

28:29
Locuteur

« En fait, non ?

28:29
Présentateur

» On peut. Parce que tant que ce n

28:31
Locuteur

'est

28:31
Présentateur

pas lancé, ce n

28:32
Locuteur

'est

28:32
Présentateur

pas lancé. Mais on est quand même très avancé. Il y a une énorme campagne de communication qui est lancée.

28:37
Locuteur

On a reçu la lettre.

28:38
Présentateur

On a reçu la lettre des millions, sans doute, qui ont été déjà dépensés pour ça. Il y a des mesures dans le prochain budget qui dépendent de la mise en place de l'impôt à la source. Notamment, ce qui concerne les APL, c'est un milliard d'euros d'économie attendue, la contemporanéisation des APL. C'est-à

28:57
Locuteur

-dire,

28:57
Présentateur

vous payez vos APL en fonction de vos revenus de l'année en cours et pas de deux ans auparavant. Cette mesure-là, elle fait économiser un milliard. S'il n'y a pas l'impôt à la source,

29:07
Locuteur

Gérald Tamar

29:07
Présentateur

dit que

29:08
Locuteur

ce

29:08
Présentateur

n

29:08
Locuteur

'est

29:08
Présentateur

pas possible de la mettre en œuvre. Donc, il y a aussi des éléments techniques qui font que ce n

29:12
Locuteur

'est

29:12
Présentateur

pas évident du tout de dire non maintenant. C'est possible de faire marche arrière sur une réforme

29:17
Locuteur

comme ça ? Moi, je

29:18
Présentateur

crois qu'on peut tout à fait marcher arrière. Parce qu'il

29:20
Locuteur

y a

29:20
Présentateur

des risques de bugs. On l'a cité. Vous en avez cité un, mais moi, j'en vais en citer un second. Le RSI.

29:26
Locuteur

La

29:26
Présentateur

mise en place du RSI. Il y a eu des bugs constamment. La

29:29
Invité

sécurité sociale

29:30
Locuteur

et des indépendants. Dans le

29:31
Présentateur

système. Il y a plein. Les logiciels, c'est traître. Ça marche très souvent, heureusement, mais c'est traître. Il suffit qu'il y

29:39
Locuteur

en

29:39
Présentateur

ait un, un jour, qui a raté surtout là-dessus pour que ce soit quand même très embêtant. Et alors, politiquement,

29:45
Locuteur

le

29:45
Présentateur

président, je trouve, il peut très bien dire « Moi, je suis soucieux des Français. Mon administration, mon gouvernement, mais moi, je ne veux pas que les Français soient pénalisés.

29:55
Locuteur

Et

29:56
Présentateur

donc, j'assume. » Un peu comme dans une autre affaire récente qu'on a connue juste avant l'été.

30:03
Locuteur

J

30:03
Locuteur 10

'assume ?

30:04
Présentateur

J'assume.

30:04
Locuteur

J

30:05
Présentateur

'assume. Et qu

30:07
Locuteur

'on

30:07
Présentateur

vienne me chercher si... Donc, le père de la nation qui prend le risque de se désavouer lui-même...

30:15
Locuteur

Pour protéger les

30:16
Présentateur

Français,

30:16
Locuteur

en

30:16
Présentateur

quelque sorte. Pour protéger les Français. Moi, je crois que c'est très jouable, ça.

30:19
Locuteur

Oui,

30:20
Présentateur

vous êtes réfractaire au changement. Il a raison, Emmanuel Macron. Parce que, dans l'entourage du président de la République, certains confient, on le lit dans la presse, en disant « Mais il n

30:28
Locuteur

'y a

30:28
Présentateur

pas de problème, on a fait le passage à l'euro, on est quand même bien capables de faire ce qu'on fait, nos voisins européens, c'est-à-dire le prélèvement à la source. On est un grand pays, on est une administration fiscale qui fonctionne bien.

30:38
Locuteur

» Oui,

30:38
Présentateur

mais encore une fois, il faut voir l'enjeu. Le passage à l'euro, c'était notre intégration dans l'Europe. C'était quelque chose de très impliquant. Le passage au prélèvement à la source, on attend un an, à mon avis, ce n

30:49
Locuteur

'est

30:49
Présentateur

vraiment pas un drame.

30:50
Locuteur

Il n'y aurait pas de

30:50
Présentateur

ralentissement de la croissance.

30:52
Locuteur

On y serait allé.

30:53
Présentateur

Oui. Comme le disait François de François tout à l'heure, c'est quand même une mesure de François Hollande. Oui. On ne peut pas dire que ce soit une mesure... Qu'il ait défendu lui-même pendant

31:02
Locuteur

sa campagne. Il a

31:03
Présentateur

repris la mesure. En tout cas, avant les vacances, le gouvernement et les syndicats s'étaient quittés avec une promesse. Redonner plus de place au dialogue social, justement, pour conduire les réformes. Hier, le Premier ministre a commencé à recevoir les syndicats à Matignon pour annoncer celles qui viennent, les réformes à venir, assurances chômage, retraite. Et déjà, le ton se crispe sur la méthode. Même le MEDEF commence à émettre des doutes sur la stratégie et le cap de l'équipe Macron. Laurent Hirsch et David Lemarchand.

31:32
Locuteur 4

Deux jours que le Premier ministre consulte successivement les principales organisations syndicales à Matignon. En cette toute fin du mois d'août, pour chacun, ça sent de plus en plus la rentrée. Objet de ces consultations discuter des chantiers pour l'année à venir.

31:50
Locuteur

Et

31:50
Locuteur 4

le moins que l'on puisse dire,

31:52
Locuteur

c

31:52
Locuteur 4

'est que ça n'a pas très bien démarré.

31:56
Locuteur

On

31:56
Locuteur 1

nous dit, on va faire de la concertation. Vous nous dites ce que vous n'êtes pas d'accord, vous êtes d'accord. De toute façon, on fera ce qu'on voudra. Dans ces conditions, nous avons rappelé au Premier ministre

32:06
Locuteur

qu

32:06
Locuteur 1

'on n'était pas des phares-valoirs et qu'on n'allait pas jouer à ça.

32:10
Locuteur

La

32:10
Présentateur

non-revalorisation des pensions des retraités, on l'a à travers la gorge. Tout ça, c'est vrai. La non-revalorisation des allocations familiales, on l'a à travers la gorge. Parce que tout ça, c'est du pouvoir d'achat réel des Français qui sont à la limite les plus démunis.

32:25
Locuteur 4

Déçus, voire remonter les syndicats de salariés.

32:28
Locuteur

Il

32:29
Locuteur 4

faut dire qu'à leurs yeux, la première année du mandat d'Emmanuel Macron a été marquée par un manque patent de dialogue social. Une critique qui semblait avoir été entendue par l'exécutif.

32:39
Locuteur

Au

32:40
Locuteur 4

début de l'été, lors de son discours face au Congrès à Versailles, le chef de l'État promet de rectifier le tir.

32:46
Locuteur

Je

32:47
Présentateur

veux, dans cette deuxième année qui s'ouvre, redonner corps à une république contractuelle à laquelle je crois,

32:55
Locuteur

par

32:56
Présentateur

une discussion avec l'ensemble des partenaires sociaux, mais aussi des élus.

33:01
Locuteur

C

33:01
Présentateur

'est à son élaboration comme aux détails de sa mise en œuvre

33:05
Locuteur

que

33:06
Présentateur

je veux les inviter.

33:08
Locuteur

Pour

33:09
Locuteur 4

construire ensemble les bases de ce dialogue, les chantiers ne manquent pas.

33:13
Locuteur

Parmi

33:14
Locuteur 4

les thèmes principaux, celui de la santé au travail, avec notamment le problème des arrêts maladie en forte hausse. Autre axe possible de discussion, les salaires dans la fonction publique. Enfin, la réforme de l'assurance chômage sera également au menu de ces négociations, à condition toutefois que les syndicats

33:33
Locuteur

y

33:34
Locuteur 4

trouvent leur compte.

33:35
Locuteur 3

Il faut savoir si le gouvernement veut se délester d'un certain nombre de charges, entre guillemets, dans son esprit, au niveau budgétaire parce qu'il finance l'allocation spécifique de solidarité, etc. et il veut s'en délester en donnant ça aux partenaires sociaux sans mettre de moyens supplémentaires. Si c'est le cas, pour la CFDT, c'est non. C'est clair. Si c'est pour améliorer la prise en charge des demandeurs d'emploi et améliorer leur accompagnement de leur tour à l'emploi, pour la CFDT, c'est oui.

33:59
Locuteur

Du

33:59
Locuteur 4

côté patronal, on veut voir les promesses passer du virtuel au réel. Durant l'université d'été du MEDEF, face au Premier ministre, le patron des patrons a réclamé plus de soutien.

34:16
Locuteur

Que

34:16
Invité

certains hommes politiques,

34:18
Locuteur

pas

34:19
Invité

présents dans cette salle, évidemment, perdent cette fâcheuse habitude de ne parler d'entreprise

34:23
Locuteur

et

34:24
Invité

d'entrepreneur que pour pointer du doigt des dérives de quelques-uns.

34:29
Locuteur

Il

34:29
Invité

est grand temps, chers amis, il est grand temps que tout l'écosystème du pays se mette au service des entrepreneurs.

34:35
Locuteur

Car

34:35
Invité

ce sont eux qui osent, ce sont eux qui innovent, ce sont eux qui prennent tous les risques.

34:41
Locuteur

Pour

34:42
Locuteur 4

les patrons, ces derniers temps, les sujets d'inquiétude s'accumulent. Réflexion sur la prise en charge des arrêts maladie, mise en place d'un système de bonus-malus pour lutter contre les contrats courts. Les entrepreneurs redoutent de subir des contraintes supplémentaires à commencer par celles imposées par le prélèvement à la source.

35:00
Locuteur

Pour

35:01
Locuteur 6

les entreprises, c'est une source de stress. C'est une préoccupation forte parce qu'on transfère la charge de collecte de l'administration vers l'entreprise. Or, ça n'est pas le métier de l'entrepreneur que de collecter des impôts.

35:14
Locuteur

Alors

35:15
Locuteur 4

que débute une longue période de concertation et de négociation, chaque camp se prépare.

35:20
Locuteur

Face

35:21
Locuteur 4

au gouvernement et au patronat, les syndicats de salariés brandissent déjà la menace de nouveaux conflits dans les hôpitaux, dans le secteur de l'énergie ou encore à Air France.

35:32
Locuteur

Et

35:32
Présentateur

nous allons revenir sur les états d'âme de certains patrons. Mais d'abord, cette question. Macron a été élu pour mener des réformes. Il l'est fait et tout le monde râle. Oui, c'est assez vrai, sauf qu'il y a des réformes qu'il fait qui n'étaient pas annoncées. On a beaucoup parlé de la réforme de la SNCF. Et ensuite, dans les réformes qu'il fait, on s'aperçoit qu'on n'a pas forcément compris au départ comment il allait les faire. Je pense à l'Unedic, à l'assurance chômage et tout ça. Il avait fait des annonces et puis on ne les retrouve pas...

35:59
Locuteur

Par exemple

35:59
Locuteur 10

?

36:00
Présentateur

Par exemple, il avait dit qu'on aurait la possibilité quand on démissionnait d'avoir recours à l'assurance chômage. Maintenant, on a mis de telles conditions que le nombre de gens qui vont pouvoir bénéficier de cette réforme est extrêmement réduit. Par exemple, il avait dit aussi qu'il allait faire des efforts pour relancer l'activité européenne, pour relancer son positionnement européen. Son Premier ministre, dans son discours de politique générale, avait dit qu'il fallait lutter contre l'addiction à la dette publique. Il citait Bob Dylan en disant « Combien de temps peut-on faire semblant de ne pas voir ? » Et puis, les budgets qui s'enchaînent, on voit quoi ?

On voit que la dépense publique ne baisse pas. En revanche, les impôts, les gens ont vu augmenter les impôts, que ce soit la CSG, que ce soit les impôts sur les carburants, ils n'ont pas vu la baisse de la taxe d'habitation, ils n'ont pas vu les

36:50
Locuteur

efforts sur les dépenses publiques.

36:51
Présentateur

Donc

36:52
Locuteur

en

36:52
Présentateur

fait,

36:52
Locuteur

vous êtes

36:52
Présentateur

en train d'expliquer. Moi, j'ai l'impression que les gens râlent parce qu'ils ont la conviction qu'on va à moitié de ce qui avait été annoncé. On ne va pas jusqu'au bout de la logique qui avait été annoncée. Pour conclure là-dessus, je pense que Emmanuel Macron avait construit son début en disant « J'ai un projet

37:08
Locuteur

». Il

37:09
Présentateur

y a eu une rupture dans sa campagne quand il est passé du projet au programme, où il a commencé à dire « Je vais rentrer dans les détails ». Et les gens ont peut-être l'impression que la notion de projet a disparu, c'est-à

37:18
Locuteur

-dire

37:18
Présentateur

une vision un peu d'ensemble, un peu globale, de ce que c

37:21
Locuteur

'est

37:21
Présentateur

ce nouveau monde qu'il devait substituer à l'ancien monde. Elle n'existe plus. Alors, il y

37:24
Locuteur

a

37:24
Présentateur

l'histoire de la bicyclette, je suis assez d'accord. On pédale, mais on ne sait pas très bien sur quelle route on est. On pédale. Donc, on n'accepte plus de faire l'effort.

37:32
Locuteur

Mais oui, on a besoin de

37:33
Présentateur

savoir. Encore une fois, c'est l'histoire de la constance dont vous parliez, dont parlait le Premier ministre, dont parlait Rous de Bézou et tout ça. Derrière la constance, il

37:40
Locuteur

y a

37:40
Présentateur

l'idée de cohérence. Or, on ne voit pas, à mon avis, la cohérence. Moi, je ne crois pas. Je crois qu'Emmanuel Macron a fait des

37:47
Locuteur

grandes

37:48
Présentateur

réformes qu'il avait dites, qu'il les a fait intégralement, exactement comme il l'avait prévu.

37:53
Locuteur

Il

37:54
Présentateur

n

37:54
Locuteur

'a

37:54
Présentateur

pas fait des petites réformes. Vous

37:56
Locuteur

pensez à

37:56
Locuteur 10

quoi ?

37:56
Présentateur

Les ordonnances sur le travail

37:59
Locuteur

ne

37:59
Présentateur

sont pas utilisées par les entreprises, mais ce n

38:01
Locuteur

'est

38:01
Présentateur

pas l'État, c'est les entreprises.

38:03
Locuteur

Je

38:03
Présentateur

reviens dans une seconde, mais c'est une grande réforme. Si elle va jusqu'au bout,

38:07
Locuteur

parce que

38:08
Présentateur

c

38:08
Locuteur

'est

38:08
Présentateur

un problème aussi d'exécution, la réforme sur l'apprentissage et la formation est une grande réforme. Pour le Pidon, ce sont des grandes réformes. Est-ce que les gens ont lieu d'être mécontents

38:19
Locuteur

de

38:19
Présentateur

ces réformes ? Est-ce qu'elles ont produit des effets nocifs pour eux

38:23
Locuteur

? Comme

38:24
Présentateur

elles n'ont produit pour l'instant aucun effet, on ne peut pas dire... Mais c'est normal qu'elles n'ont produit aucun effet parce que ce sont des réformes de moyen terme. Ce sont des réformes qui, si elles fonctionnent bien, produiront des effets dans deux ans, trois ans et quatre ans. Et le problème, il est là pour Emmanuel Macron, il est que les gens sont pressés.

38:46
Locuteur

et

38:46
Présentateur

par conséquent, ils disent, il y a une réforme, où sont les résultats

38:49
Locuteur

? Pour

38:50
Présentateur

moi, où sont les résultats ?

38:51
Locuteur

Pour

38:51
Présentateur

moi,

38:52
Locuteur

et

38:52
Présentateur

notamment sur l'emploi et sur le pouvoir d'achat. Or, ces réformes, qui sont des vraies grandes réformes, ne peuvent pas, dans un temps aussi court, avoir des résultats. Et

39:03
Locuteur

on

39:04
Présentateur

se projette dans trois ans. Vous refaites cette émission dans deux ans ou dans trois ans.

39:10
Locuteur

Les

39:10
Présentateur

résultats, tels qu'ils seront vus par les gens,

39:13
Locuteur

seront

39:14
Présentateur

moins les résultats bon ou mauvais des réformes

39:17
Locuteur

que

39:17
Présentateur

les résultats de la conjoncture économique qui, pour une large partie, dépendant de facteurs extérieurs, en clair, Emmanuel Macron a besoin de temps pour que ces réformes s'appliquent. Il a besoin de baracas et de chances

39:32
Locuteur

pour

39:33
Présentateur

que,

39:33
Locuteur

le

39:34
Présentateur

jour où elles auront à s'appliquer,

39:36
Locuteur

l

39:36
Présentateur

'économie permettra sur le pouvoir d'achat et l'emploi. L'OTAN, les Français ne lui laissent pas et la baraca, on ne

39:43
Locuteur

peut

39:43
Présentateur

pas miser sa

39:44
Locuteur

carrière

39:44
Présentateur

politique et le sort d'un pays sur la baraca.

39:46
Locuteur

Oui,

39:47
Présentateur

mais les Français sont impatients. Nous sommes dans un régime quasi-présidentiel qui est de cinq ans. Et la question n'est pas de savoir comment les Français jugeront Emmanuel Macron dans six mois, dans un an ou dans deux ans, mais le jour

40:01
Locuteur

de

40:02
Présentateur

l'élection présidentielle.

40:03
Locuteur

Vous

40:03
Présentateur

voyez, c'est ma conviction. Et donc, si le jour de l'élection présidentielle, il a une conjoncture économique, en grande partie, pas à cause de lui d'ailleurs, positive. Et si

40:13
Locuteur

on

40:14
Présentateur

a réussi à faire fonctionner les réformes, ce qui est un vrai sujet parce que l

40:18
Locuteur

'État

40:19
Présentateur

ne s

40:19
Locuteur

'est

40:19
Présentateur

pas appliqué les réformes, si on réussit à ça, à ce moment-là, au fond, il pourra se dire j'ai réussi.

40:25
Locuteur 10

Françoise Fresseuse.

40:26
Présentateur

À mon avis, ce qui est très compliqué chez Emmanuel Macron, c'est qu'il y avait quand même un discours de campagne de dire

40:32
Invité

je vais réussir parce que je vais appliquer les réformes que personne n'a osé faire avant moi.

40:38
Locuteur

Et

40:38
Invité

aujourd'hui, je trouve qu'il y

40:39
Locuteur

a

40:39
Invité

un doute qui s'insinue sur son option libérale. Et je trouve que le débat lancé par Nicolas Hulot

40:44
Locuteur

de

40:45
Invité

dire vous êtes en train de favoriser un système qui, au fond, est complètement anti-écologique fait qu'il risque d'y avoir dans l'opinion un débat de fond en disant est-ce que c'est vraiment la bonne route qui est suivie. Donc, il y

40:58
Locuteur

a

40:58
Invité

une partie de la droite qui dit il ne va pas assez vite dans les réformes, notamment sur la réforme de l'État. Ça,

41:02
Locuteur

c

41:02
Invité

'est vrai, où il prend beaucoup de temps. Et puis,

41:05
Locuteur

vous

41:05
Invité

avez la gauche qui dit mais ce n

41:06
Locuteur

'est

41:06
Invité

pas du tout

41:07
Présentateur

la bonne route à suivre. On est face à l'urgence écologique et il ne faut pas rechercher la croissance comme il le fait. Donc ça, je pense que s

41:15
Invité

'il n

41:15
Locuteur

'y

41:15
Invité

a pas une explication assez vide d'Emmanuel Macron de dire voilà pourquoi je pense que ma route est bonne et voilà pourquoi j'aurai des résultats au bout du compte, il va y avoir une impatience de plus en plus forte

41:24
Présentateur

qui est liée aussi au fait qu'effectivement les résultats ne peuvent pas apparaître tout de suite parce que la réforme de la formation professionnelle, de l'apprentissage, ça prend du temps. mais il y

41:33
Locuteur

a

41:33
Présentateur

aussi je pense un doute sur l'option libérale qu'il assume et

41:36
Invité

qu'Edouard Philippe assume de plus en plus avec un message exactement le même que Nicolas Sarkozy en 2007, c'est travailler plus pour gagner plus, retour au travail, arrêt des indemnités maladie parce que les Français ne travaillent pas assez. Est-ce que

41:50
Présentateur

les Gaulois entre guillemets sont prêts à entendre ce message ? Est-ce qu'ils croient à l'option libérale d'Emmanuel Macron ? Et ce qui est curieux c'est quand on entend les chefs d'entreprise qui commencent à partager ce doute là qui parle de zigzag, qui parle de flou dans

42:05
Locuteur

la politique de Emmanuel Macron

42:06
Présentateur

? et de baisse de la dépense publique. Il y avait, vous savez, un rapport qui avait été commandé Cap 2022 qui devait faire une grande réorganisation de l'État et il a été enterré et on va dans le budget qu'on ne

42:19
Locuteur

va

42:19
Présentateur

pas s'attaquer à la réforme de l'État. S'il y a tant d'impatience, c'est parce que les résultats ne sont pas là mais parce qu'entre-temps, les Français, ils ont l'impression d'avoir payé quand même pour ces réformes-là. Les retraités, ils ont vu leur pouvoir d'achat pour certains diminuer et donc c'est ce décalage-là entre on paye pour les réformes mais on n'a pas encore les résultats qui fait que votre téléspectateur a le sentiment que les gens râlent. Pour faire des réformes,

42:45
Locuteur

il

42:45
Présentateur

faut parfois les faire avec les syndicats. Avant les vacances, on avait compris que la méthode allait un peu changer, qu'il allait y avoir plus de concertation, de discussion avec les partenaires sociaux comme on dit et puis là, on voit à l'issue de la première réunion que finalement, le ton est quasiment le même à tous les étages. Qu'est-ce que ça veut dire Raymond Souby ? Ça veut dire qu'il a oublié sa promesse d'avant les vacances et est-ce que ces partenaires sociaux-là, ceux qu

43:10
Locuteur

'on

43:10
Présentateur

vient d'entendre et qu'on les rassère montés, est-ce qu'ils peuvent freiner Emmanuel Macron dans sa volonté de réforme ? Oui. D'abord, ce qu'il avait promis lors de son discours au Congrès, société contractuelle, le dialogue, ce qu'il avait assuré dans le sommet à l'Élysée, il tient ses promesses puisque je rappelle que sur l'assurance chômage, il va y avoir une négociation, certes à partir d'un document de l'État, mais une négociation entre le patronat et les syndicats. Sur la santé au travail, il va y avoir une discussion entre le patronat et les syndicats. Donc, ils leur rend la place. Ils ne sont pas contents. Non. Ils ne

43:46
Locuteur

sont

43:46
Présentateur

pas contents.

43:47
Locuteur

Pourquoi

43:47
Présentateur

? D'abord, premièrement, ils sont rarement contents. Tout à l'heure, on parlait des chefs d'entreprise, quand même, quand même, quand même, quand on voit toutes les mesures qui ont été prises pour les entreprises, de faire la fine bouche, de dire ça ne suffit pas, quand même, quand même, un peu de pudeur,

44:06
Locuteur

un

44:06
Présentateur

peu de décence. Peuvent-ils arrêter Emmanuel Macron dans les réformes ? Les partenaires sociaux,

44:12
Locuteur

les syndicats ? Non, je pense qu'ils ne

44:12
Présentateur

vont pas. Ils ne cherchent pas à... Non, non. Je ne crois pas qu

44:15
Locuteur

'ils

44:15
Présentateur

cherchent à arrêter Emmanuel Macron dans les réformes. Je pense qu'ils se disent, comme nous tous, qu'il

44:21
Locuteur

y

44:21
Présentateur

a des échéances difficiles,

44:23
Locuteur

que

44:23
Présentateur

donc, il va y avoir des problèmes, la source, retraite, enfin, tout ce que nous avons dit, et que s'ils sont trop bienveillants,

44:31
Locuteur

au

44:31
Présentateur

départ, leurs ouailles, leurs troupes, leur reprochement. Et puis, je rappelle quand même

44:36
Locuteur

qu

44:37
Présentateur

'il y

44:37
Locuteur

a

44:37
Présentateur

une mesure qui les a beaucoup choqués, j'y reviens, qui est la mesure concernant 16 millions de retraités

44:45
Locuteur

qui,

44:45
Présentateur

pour la première fois, désindexent. Emmanuel Valls l'avait fait, mais Emmanuel Valls avait désindexé un an les retraites alors qu

44:53
Locuteur

'il

44:53
Présentateur

n'y avait pas d'inflation. C'était

44:55
Locuteur

malin, c

44:56
Présentateur

'était inefficace, mais malin. Bon. Tandis que là, c'est une désindexation alors qu'il y a de l'inflation. Donc, c'est une mesure formidable de pouvoir d'achat

45:07
Locuteur

pour

45:08
Présentateur

16 millions de retraités. Et donc, les syndicats qui ont des retraités ne peuvent pas laisser passer ça. Donc, ils ne peuvent pas avoir une attitude trop ouverte dans les réunions avec le Premier ministre actuellement. Je crois que l'exécutif lui-même ne sait pas encore exactement quelle marge de manœuvre, quelle marge laisser au syndicat. en gros,

45:28
Locuteur

il

45:28
Présentateur

n

45:28
Locuteur

'y

45:28
Présentateur

a pas qu'une contrainte de croissance, il y

45:31
Locuteur

a

45:31
Présentateur

aussi une contrainte politique maintenant. Depuis le Congrès, on voit bien qu'Emmanuel Macron veut parler un peu à sa majorité, donner un peu des signaux qu'il gouvernera moins seul, qu'il écoutera les syndicats, etc. Et en même temps qu'il fait ça, il ne veut pas non plus donner le sentiment qu'on est revenu à l'ère Hollande et que du coup, les réformes qui en sortiront seront moyennes. Donc, il essaie de trouver la ligne de crête là-dessus. Et d'ailleurs, pour compléter ce que vous disiez sur les retraités sur l'indexation, là, manifestement, Richard Ferrand est en train de réfléchir à des amendements pour que ce soit modulé en fonction du niveau de revenu des retraités.

Donc, les retraités au plus bas revenu seront moins touchés par cette mesure que les autres. Donc, on voit qu'ils essayent de trouver cette ligne de crête entre quand même être plus en lien peut-être avec le socle électoral de départ d'Emmanuel Macron qui était quand même plus à gauche. tout en restant très réformateur. On n'en a pas parlé depuis le début de l'émission mais quand même un mot parce que les Gaulois, que vont-ils dire, que vont-ils faire quand on va leur parler de leur retraite ? Le calendrier peut-il évoluer là aussi parce qu

46:35
Locuteur

'on

46:35
Présentateur

devait avoir un projet de loi sur la réforme des retraites avant la fin de l'année ? Est-ce qu'il peut tenir dans un tel contexte une réforme si lourde

46:43
Locuteur

?

46:44
Présentateur

Emmanuel Macron, à votre avis,

46:45
Locuteur

Raymond Souby ?

46:46
Présentateur

D'abord, sur le calendrier, deux faits qui ont moins factuels. Le premier, c'est que la réforme était annoncée pour le début de 2019

46:57
Locuteur

dans

46:57
Présentateur

son article du journal du dimanche qui a été cité tout à l'heure qui a dû être pesé. Chaque virgule, chaque silence a dû être pesé. Édouard Philippe dit « dans le courant

47:09
Locuteur

»

47:09
Présentateur

qui n

47:10
Locuteur

'est

47:10
Présentateur

pas tout à fait pareil dans

47:11
Locuteur

le

47:12
Présentateur

courant de l'année 2019. Il faut savoir que cette réforme des retraites, c'est un formidable sujet intellectuellement, déjà, techniquement, ça bouleverse tout.

47:25
Locuteur

Est

47:26
Présentateur

-ce qu'il faut qu

47:27
Locuteur

'il

47:27
Présentateur

y

47:27
Locuteur

ait

47:27
Présentateur

un climat ? Est-ce qu'on peut lancer une réforme des retraites dans le climat dans lequel on est aujourd'hui

47:30
Locuteur

? Je

47:31
Présentateur

pense qu'il faut lancer une réforme des retraites quand les autres sujets difficiles seront derrière, réussis ou pas réussis lorsqu'ils seront derrière. Donc, dans la vague qui est annoncée, la réforme des retraites vient en queue, rapidement, mais en queue. Alors, sur les dossiers européens, aussi, Emmanuel Macron est arrivé avec de grandes ambitions de réforme. Mais à quelques mois des élections, le président doit compter avec des adversaires de poids. Il est désormais la cible des leaders populistes. Cette semaine, lors d'une rencontre à Milan, le Hongrois, Victor Orban et l'Italien Matteo Salvini se sont érigés en axe anti-Macron. Victoria Ruxel et Ilana Azincott.

48:15
Locuteur

Une

48:16
Présentateur

première rencontre sous le crépitement des flashs

48:19
Locuteur

et

48:19
Présentateur

à voir leur sourire, le tandem explosif savoure. Victor Orban, Premier ministre hongrois et Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur italien, les deux principaux visages du nationalisme européen.

48:34
Locuteur

Une

48:34
Présentateur

même vision de l'Europe et un adversaire commun.

48:38
Locuteur 4

Macron est aujourd'hui à la tête de ceux qui soutiennent l'immigration alors que nous, nous voulons y mettre fin.

48:46
Invité

Vu que le président Macron,

48:49
Locuteur

qui

48:49
Invité

bat des records d'impopularité dans son pays,

48:53
Locuteur

passe

48:53
Invité

son temps à faire la leçon au gouvernement étranger, aux

48:56
Locuteur 7

gouvernements étrangers,

48:58
Invité

le premier qui devrait faire preuve de sensibilité et de solidarité est le président français

49:04
Locuteur 7

en rouvrant la frontière à 20 milles.

49:09
Locuteur

Une

49:09
Présentateur

attaque ciblée, frontale, à laquelle Emmanuel Macron ne tarde pas à répondre.

49:14
Locuteur

Il

49:15
Invité

est clair qu'aujourd'hui, en effet, se structure une opposition forte entre nationalistes et progressistes.

49:21
Locuteur

Et

49:22
Invité

je ne cèderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine. Et donc, s'ils ont voulu voir en ma personne

49:28
Locuteur

leur

49:29
Présentateur

opposant principal,

49:31
Locuteur

ils

49:31
Présentateur

ont raison.

49:31
Locuteur

Le

49:32
Présentateur

duel est lancé depuis le Danemark où le président français était en déplacement avant de rejoindre la Finlande. Une tournée qui n'a rien d'une promenade de santé.

49:42
Locuteur

Les

49:42
Présentateur

deux pays scandinaves sont de potentiels alliés de la France à l'approche des élections européennes de 2019.

49:48
Locuteur

Alors,

49:49
Présentateur

chaque petite attention compte. Pourtant, de nettes divergences persistent entre la France et ses voisins nordiques, notamment sur la question migratoire. Le dossier qui cristallise toutes les tensions en Europe ces derniers mois. Exemple encore cette semaine à Chemnitz, en Allemagne. Pendant deux jours, des violents sont opposés sympathisants d'extrême droite et contre-manifestants après la mort d'un homme en pleine rue. Un meurtre dont les deux principaux suspects sont un irakien et un syrien.

50:27
Locuteur

Des

50:27
Présentateur

débordements condamnés par la chancelière.

50:31
Invité

Ce que nous avons observé n'a pas sa place dans un état de droit. Il existe des vidéos montrant des chasses à l'homme dans les rues et de la haine. Rien de cela n'a sa place dans notre pays.

50:47
Locuteur

En

50:47
Invité

Europe, la

50:48
Présentateur

xénophobie gagne du terrain à mesure que les nationalistes progressent.

50:53
Locuteur

Au

50:53
Présentateur

pouvoir dans six pays, en forte progression dans beaucoup d'autres comme en Suède où le parti d'extrême droite pourrait réaliser un score historique aux élections législatives la semaine prochaine.

51:04
Locuteur

20

51:05
Présentateur

% des voix selon les sondages.

51:12
Locuteur

Une

51:13
Présentateur

vague qui fragilise les progressistes et leur chef de file autoproclamé Emmanuel Macron. Le président français peine à rassembler.

51:20
Invité

On a vraiment une divergence de fond avec l'Allemagne qui fait qu'il est impossible de véritablement avancer vers une quelconque forme d'union fiscale ou même un parachèvement pas à pas modeste de la zone euro. Donc même en construisant une forme de coalition avec d'autres pays,

51:40
Locuteur

il

51:40
Invité

reste véritablement des clivages indépassables.

51:44
Locuteur

Le

51:45
Présentateur

président français a neuf mois pour convaincre. Les élections européennes se tiendront en mai prochain.

51:51
Locuteur

Et

51:52
Présentateur

nous reprenons avec cette question. Ces hésitations seraient-elles dues également aux élections européennes dans quelques mois ? Hésitations sur le prélèvement à la source, sur l'impôt à la source. A votre avis, Françoise Presseauze ?

52:02
Locuteur

Ce

52:02
Présentateur

qui est sûr, c'est qu'Emmanuel Macron s'était fait élire sur la double promesse de rétablir la santé économique de la France dans une Europe qu'il prétendait changer de fond en compte parce qu'il y aurait une alliance très forte avec l'Allemagne. Et en fait, Angela Merkel est assez empêchée de faire cette alliance. On voit partout en Europe la montée des populismes, on voit ce qui se passe en Italie et donc là aussi, il y a un énorme frein pour Emmanuel Macron sur la question de j

52:30
Invité

'ai un projet dynamique entraînant. Il se bat pied à pied contre Orban et puis contre l'Italie, mais il est assez empêché d'avancer. Donc, tout ça, je pense, fait qu'il est obligé de serrer ses priorités. Là, encore une fois, je pense que la priorité de l'année qui vient, c'est d'essayer de faire baisser le taux de chômage, c'est-à-dire d'essayer, c'est pour ça aussi qu'il y a au Danemark, c'est cette fameuse flexi-sécurité, c'est-à-dire je veux essayer de

52:55
Présentateur

réformer l'assurance chômage pour faire en sorte qu'on reste de moins en moins dans le chômage, qu'on retrouve un emploi adapté à mes qualifications et qu'on puisse arriver à un taux de... Parce que partout, le patron a dit, il y a des tensions sur l'emploi, on n'arrive pas à trouver de personnes. Donc, c'est vraiment ce chantier-là qu'a défini Édouard Philippe. Et pour cette raison, le prélèvement à la source, moi, je ne

53:18
Locuteur

le

53:18
Présentateur

vois pas dans le scénario, ça

53:20
Locuteur

ne participe pas de cet

53:21
Présentateur

objectif-là. Jean-Marc Daniel. Oui, sur le plan européen, je pense qu'il y a deux fronts qui sont ouverts, on l'a vu d'ailleurs dans le petit reportage, on a beaucoup parlé des migrants, et derrière les migrants, derrière ce bloc nationaliste, il y a aussi les accords de libre-échange, puisqu'on a aussi contesté, tous ces blocs-là contestent les accords de libre-échange avec le Canada, puis le dernier avec le Japon, ils sont très remontés sur l'accord avec le Japon. Et puis,

53:40
Locuteur

il y

53:40
Présentateur

a un autre front qui a été évoqué par un des intervenants dans le reportage, qui a un économiste, qui dit, mais pour faire un front avec l'Allemagne, il faudrait être d'accord sur la politique budgétaire, et on n

53:48
Locuteur

'est

53:48
Présentateur

pas d'accord sur la politique budgétaire.

53:49
Locuteur

C

53:49
Présentateur

'est-à-dire qu'Angela Merkel, non seulement, effectivement, on pourrait la soutenir parce qu'elle a des problèmes avec son AFD et tout ça,

53:58
Locuteur

elle

53:58
Présentateur

est en extrême droite,

53:59
Locuteur

et

53:59
Présentateur

donc elle y regarde deux fois avant d'être systématiquement associée à la démarche d'Emmanuel Macron, et puis elle a reçu aussi le message du discours d'Aix-la-Chapelle, quand il a dit qu'il y a des gens qui font l'objet d'un fétichisme des excédents budgétaires et des excédents commerciaux. Qui c'est qui fait l'objet d'un fétichisme ?

54:16
Locuteur

C

54:16
Présentateur

'est Angela Merkel. Et donc, dans les opposants, on voit Orban, on voit les Italiens, on voit de plus en plus les Polonais, et

54:23
Locuteur

puis

54:23
Présentateur

on oublie aussi les pays, il est au Danemark, mais le Danemark fait partie des huit pays qui ont signé une lettre au printemps dernier, sous l'initiative du Premier ministre néerlandais, disant aux Français écoutez,

54:34
Locuteur

vous

54:34
Présentateur

n'arrêtez pas de signer des traités, vous n'arrêtez pas de dire qu'il faut renforcer la zone euro. Quel est l'élément, quel est le mouton noir ? Quel est le pays qui ne respecte pas les traités ? Quel est le pays qui ne mène pas la politique budgétaire et fiscale conforme à ces traités ? C'est vous. Alors avant d'avancer, commençons par respecter ce qui est en place et à ce moment-là, on pourra avancer. Et donc, il a deux fronts contre lui, il est relativement isolé. Pour l'instant, il a le soutien exclusivement de l'Espagne et un peu des Grecs. Tsipras est assez prêt à reconnaître les forfaits par la France.

Avec comme conséquence, je pense qu'effectivement, sur le plan interne, les élections européennes auront un résultat assez mitigé, sachant qu'en plus, c'est aussi un moyen pour la population de se défouler les élections européennes. Au moment où on a mis les élections au suffrage universel, Margaret Thatcher était contre. Elle disait le véritable enjeu politique pour les peuples, c'est leur parlement nationaux. Donc à ce moment-là, ils votent pour avoir un gouvernement et aux élections européennes, ils votent pour exprimer leur désespoir, leur opposition, leur mécontentement. Et donc, le Parlement européen, c'est le lieu de tous les mécontentements.

Et donc, on va avoir une extrême droite très forte et des gens qui vont contester à la fois les migrants, le libre-échange et la politique budgétaire. Est-ce que l'absence de résultats qu'on a commenté depuis cette rentrée et puis depuis le début de l'émission l'affaiblit au niveau européen, justement, dans ce combat, dans cette lutte qu'il est en train de mener contre les populistes ? Autant absence de résultats économiques, naturellement, avec, on l'a dit rapidement, mais un déficit qui a quand même été revu à la hausse par rapport aux objectifs du

56:10
Locuteur

gouvernement, à hausse

56:10
Présentateur

de 0,3. C'est pour ça que ce qu'il voulait construire avec Angela Merkel et les Européens raisonnables, disons progressistes, est compliqué. Et c'est pour ça aussi qu'il rentre dans le jeu de Matteo Salvini et de Victor Orban en disant

56:25
Locuteur

«

56:25
Présentateur

Vous m'attaquez, moi aussi je vais vous répliquer » parce que c'est d'une certaine façon qu'il essaie de cliver un peu le débat, de dire

56:32
Locuteur

«

56:32
Présentateur

Vous voyez, il y a les méchants nationalistes » et de provoquer une sorte de sursaut en face du côté des progressistes. Mais c'est justement parce que la France est un peu affaiblie du point de vue économique vis-à-vis des progressistes qu'il a besoin comme ça de dire la campagne «

56:46
Locuteur

Ce

56:46
Présentateur

sera nationalistes contre progressistes »

56:48
Locuteur

et

56:48
Présentateur

de rentrer dans un

56:49
Locuteur

bras de fer. Eux le font aussi. Oui,

56:50
Présentateur

tout à fait. Mais il aurait pu les prendre par le mépris. C'est totalement inhabituel qu'à neuf mois d'élections européennes on ait les dirigeants comme ça y compris d'un pays fondateur de l'Europe comme l'Italie qui s'invective. Il a décidé de rentrer dedans pour créer ce sursaut parce que quand il a essayé avec le discours de la Sorbonne de créer avec l'Allemagne une offensive européenne elle n

57:13
Locuteur

'a

57:13
Présentateur

pas marché.

57:14
Locuteur

Il y a eu un souffle sur la défense. Au début il y a eu

57:15
Présentateur

un souffle. Oui, mais très vite elle a été tellement affaiblie Angela Merkel que c'est retombé.

57:20
Locuteur

Moi

57:21
Présentateur

je trouve que lorsqu'Emmanuel Macron est arrivé aux affaires il y a eu une tempête en sa faveur et en faveur de la France En Europe ? Dans tous les milieux économiques partout en Europe en Asie aux Etats-Unis etc.

57:38
Locuteur

Que

57:38
Présentateur

ce soit un peu affaibli je crois que oui

57:41
Locuteur

mais

57:42
Présentateur

il reste quand vous rencontrez quand même des responsables c'est une partie de mon métier des responsables économiques de ces pays des entreprises ils considèrent que la France d'aujourd'hui

57:53
Locuteur

est

57:53
Présentateur

beaucoup plus

57:56
Locuteur

attractive

57:58
Présentateur

dynamique que la France d'hier. Donc

58:00
Locuteur

vraiment

58:00
Présentateur

il n

58:01
Locuteur

'y a

58:01
Présentateur

pas de changement et l'effet Macron là-dessus reste très fort. Les risques ils ne viennent pas de là les risques ils viennent des peuples des peuples de l'Europe comme Marc Daniel l'a très bien expliqué tout à l'heure tous les pays de

58:15
Locuteur

l

58:15
Présentateur

'Europe qui ne

58:16
Locuteur

sont

58:16
Présentateur

pas seulement c'est pas seulement de l'anti-migration c'est de l'affirmation de l'identité nationale vous voyez du nationalisme on revient à l'empire de l'Autriche Hongrie après la séparation de l'Autriche vous voyez l'union des deux des deux monarchies c'est ça qu'il y a de profond et en Italie c'est différent et donc tout ce qui faisait le ciment culturel

58:41
Locuteur

de

58:42
Présentateur

l'Europe est en train de se fissurer indépendamment des difficultés économiques et ça c'est terrible pour Emmanuel Macron parce que comme ça a été très bien dit tout à l'heure c'était l'un de ces deux sujets majeurs et là honnêtement

58:56
Locuteur

il

58:56
Présentateur

n'a pas d'espoir il a d'espoir de contrebalancer mais de changer la donne de ces phénomènes très profonds ce qu'il faut espérer surtout

59:06
Locuteur

c

59:07
Présentateur

'est qu'il évite à la France

59:08
Locuteur

d

59:09
Présentateur

'être contaminée par ces phénomènes je crois que c'est ça aujourd'hui

59:13
Locuteur

le

59:13
Présentateur

principal point et nous revenons maintenant à vos questions Gaulois réfractaires c'est une idée fixe

59:24
Locuteur

chez

59:24
Présentateur

Macron oui oui

59:26
Locuteur

oui oui mais

59:26
Invité

ça je pense que c'est sa conviction profonde et ça participe de la fabrication de son projet de son

59:32
Présentateur

discours je suis celui qui va réussir à réformer malgré un peuple réfractaire l'humour l'humour est-il interdit pour le président on rappelle que le président était obligé de se justifier sur cette petite phrase disant ça va c'était un trait d'esprit c'est pas si grave je méprise pas mon pays j'aime mon pays et

59:49
Locuteur

il a un petit peu

59:49
Présentateur

corrigé le tir ce qui est choc c'est qu'il l'est dit au Danemark en général on évite toujours d'attaquer son pays quand on est à l'étranger ça je pense que c'est quand même un faux pas surtout trois fois de suite absolument il est très souvent à l'étranger

1:00:04
Locuteur

il

1:00:05
Présentateur

est quatre jours sur cinq à l'étranger donc s'il ne pouvait pas parler à l'étranger il ne parlerait plus jamais

1:00:13
Locuteur

je suis c'est lui qui est sérieux je suis sérieux en plus

1:00:19
Présentateur

en plus sur l'humour il est indispensable qu'un président ait de l'humour la question est de savoir s

1:00:26
Locuteur

'il en a ça a été reproché

1:00:26
Présentateur

à François Hollande

1:00:27
Locuteur

s'il en a assez il ne faut pas en avoir trop il ne faut pas en

1:00:30
Présentateur

avoir assez vous

1:00:31
Locuteur

vouliez dire un mot c'est ce qu'on y est

1:00:32
Présentateur

je pense qu'il ne

1:00:33
Locuteur

l

1:00:33
Présentateur

'a pas dit par hasard et qu'aujourd'hui il dit effectivement que c'était de l'humour mais il sait très bien le système médiatique on retiendra une petite phrase et que voilà c'est pour montrer qu'il est réformateur et peut-être pour faire de la fumée sur l'affaire Hulot

1:00:45
Locuteur

on

1:00:46
Présentateur

glosse beaucoup sur les formules de Macron mais quels sont les résultats de son voyage en Europe

1:00:50
Locuteur

?

1:00:50
Présentateur

qu

1:00:50
Locuteur

'est

1:00:50
Présentateur

-ce qu'il est allé chercher au Danemark ? des soutiens

1:00:53
Locuteur

?

1:00:54
Présentateur

j'essaye d'avoir le soutien des petits pays ne pas se contenter

1:00:58
Invité

longtemps on a vécu dans l'illusion que l'accord franco-allemand permettait

1:01:01
Présentateur

tout là il cherche l'appui sachant que l'Italie s'est dérobée qu'il a l'Espagne qui est un grand pays et puis que maintenant il faut qu'il aille construire alors que partout progresse quand même vraiment une crainte des peuples sur l'immigration et sur la perte d'identité donc il essaye vraiment de convaincre qu'il y

1:01:23
Locuteur

a

1:01:23
Présentateur

une autre voie ce qu'il appelle la voie progressiste en Europe et il essaye de se faire des alliés dans une situation qui va être très compliquée et puis je crois qu'il veut désamorcer aussi encore une fois cette affaire de lettres qui avait été initiée par les Pays-Bas contre sa politique budgétaire donc il va dans les pays qui ont signé la lettre pour

1:01:39
Locuteur

expliquer

1:01:41
Présentateur

et la première opération qu'il avait faite il était allé voir Marc Rutte le premier ministre néerlandais avait donné lieu à l'émission d'un communiqué digne de la diplomatie c'est-à-dire tout ça s'était passé dans une atmosphère de franche camaraderie

1:01:54
Locuteur

etc.

1:01:55
Présentateur

mais la veille le premier ministre néerlandais avait fait une conférence à l'université Humboldt à Berlin où il avait été d'une virulence à l'égard de la politique de Macron à l'égard de la politique qu'il voulait mener au niveau européen la politique économique qu'il menait et avec comme conséquence qu'elle décrédibilisait toute sa démarche européenne qu

1:02:12
Locuteur

'est-ce qu'il

1:02:13
Locuteur 10

le reprochait

1:02:13
Locuteur

?

1:02:13
Présentateur

de toujours la même chose de ne pas équilibrer ses finances

1:02:16
Locuteur

publiques et de

1:02:16
Présentateur

ne pas baisser et de ne pas respecter

1:02:18
Locuteur

les

1:02:18
Présentateur

traités qu'il a signés enfin pas lui personnellement que la France a signés et donc là la Finlande et le Danemark sont deux pays qui sont très très bien que le Danemark ne fasse pas partie de la zone euro et bien que le Danemark ait voté contre l'adhésion à la zone euro donc c'est un des pays qui n'a même pas vocation à être dans la zone euro compte tenu de la structure européenne mais c'est un des pays qui est le plus remonté contre notre politique économique et je pense que ce sera là aussi un coup d'épée dans l'eau comme ça a été aux Pays-Bas Le prélèvement à la source était-il indispensable maintenant

1:02:45
Locuteur

? Non

1:02:47
Présentateur

Vous nous disiez tout à

1:02:48
Locuteur

l

1:02:48
Présentateur

'heure il n

1:02:48
Locuteur

'y a

1:02:48
Présentateur

pas d'urgence

1:02:49
Locuteur

Non Rien

1:02:50
Présentateur

qui

1:02:50
Locuteur

commande On a

1:02:50
Présentateur

vécu très longtemps sans prélèvement à la source alors que beaucoup de pays l'avaient on n'en est pas mort On peut attendre

1:02:56
Locuteur

un an ? Il avait déjà été reporté

1:02:58
Présentateur

un an

1:02:58
Locuteur

?

1:02:59
Présentateur

On précise pour les gens qui nous regardent ce soir que la décision n

1:03:02
Locuteur

'est

1:03:02
Présentateur

pas prise que pour l

1:03:03
Locuteur

'instant il

1:03:03
Présentateur

y

1:03:03
Locuteur

a

1:03:03
Présentateur

un doute qui est émis par

1:03:04
Locuteur

le président de la

1:03:05
Présentateur

République lui-même qui a dit qu'il attendait des clarifications sur la faisabilité de la réforme mais pour l'instant la décision

1:03:10
Locuteur

est en suspens La

1:03:11
Présentateur

décision est prise d'après les documents que nous avons reçus tous de l'administration fiscale

1:03:16
Locuteur

C'est ça

1:03:16
Présentateur

Allez, quelles conséquences si cette réforme sur l'impôt est reportée ? Alors vous nous avez dit tout à l'heure Cécile Candidé qu'il y

1:03:22
Locuteur

aurait

1:03:22
Présentateur

des conséquences très concrètes pour le budget Déjà il y a beaucoup d'argent qui a été engagé là-dessus une conséquence politique sur la crédibilité peut-être de la parole publique et puis effectivement des mesures budgétaires étaient liées à l'impôt à la source et qu'est-ce qu'on fait si jamais il n

1:03:38
Locuteur

'y a

1:03:38
Présentateur

pas d'impôt à la source ? Pour les contribuables

1:03:41
Locuteur

si

1:03:41
Présentateur

c'est reporté du coup on reprend le système précédent

1:03:44
Locuteur

et ça ne

1:03:45
Présentateur

changera rien La mensualisation obligatoire de l'impôt aurait-elle été plus simple à appliquer ?

1:03:50
Locuteur

Jean

1:03:50
Présentateur

-Marc Daniel Oui, ça a été une option c'est-à-dire que là aussi quand on regarde les travaux qui ont été mis en place ça avait commencé sous Michel Rocard à l'époque une des options qui avait été choisie c'était de prendre la mensualisation plutôt que l'impôt à la source On a fait la mensualisation et puis après on a réintroduit l'impôt à la source Donc la mensualisation était une option qui était une option en parallèle et qui avait été choisie dans les années 90 Ces écarts de langage ne sont-ils pas de nature à pousser les Français à s'opposer à des réformes qu'ils souhaitent au départ ? Est-ce que ce n

1:04:17
Locuteur

'est

1:04:17
Présentateur

pas contre-productif

1:04:18
Locuteur

? Je

1:04:19
Présentateur

ne crois pas parce que je pense que ça peut souder une partie des Français qui disent effectivement on

1:04:25
Invité

a trop attendu En fait quand même l'élection de Macron c'est ça c'est une partie des Français qui disent on n

1:04:30
Locuteur

'a

1:04:30
Invité

pas fait les réformes qu'il fallait et maintenant on est au pied du mur

1:04:32
Présentateur

et quand on regarde les sondages on n'en veut pas Emmanuel Macron de réformer on lui en veut il y a l'affaire Benalla à jouer sur la façon dont on le percevait mais sur le

1:04:43
Invité

fait qu'il déroule les réformes on ne lui reproche pas donc je pense qu'il essaye aussi de consolider le socle qui peut encore l'aider à poursuivre

1:04:51
Présentateur

Ceux qui lui disent tenaient bon quoi Exactement En revanche on lui reproche du mépris et de l'arrogance c'est vrai que peut-être il

1:04:58
Locuteur

y a

1:04:58
Présentateur

une réflexion à mener sur comment mieux associer un plus grand nombre aux réformes plutôt que de les prendre de face comme ça L'opposition en est-elle réduite à se battre sur des petites phrases de Macron pour exister

1:05:10
Locuteur

?

1:05:11
Présentateur

Il semblerait aujourd'hui qu'en effet elle se rabat là-dessus faute d

1:05:15
Locuteur

'avoir Elle s'était beaucoup

1:05:15
Présentateur

battue sur l'impôt à la source d'ailleurs ça va sans doute enlever un gros argument à Laurent

1:05:20
Locuteur

Vautier si jamais

1:05:22
Présentateur

ça se

1:05:22
Locuteur

fait pas La

1:05:22
Présentateur

vérité et quand vous dites l'opposition d'ailleurs Les oppositions

1:05:25
Locuteur

Oui

1:05:25
Présentateur

les oppositions il y a un nombre X à droite et un nombre Y à gauche donc là manifestement elles n

1:05:33
Locuteur

'ont

1:05:33
Présentateur

pas de programme

1:05:34
Locuteur

je

1:05:35
Présentateur

trouve pas de politique de rechange ou d'alternance donc elles se battent sur des petites phrases elles se battent en contre si je vous en ai exprimé en essayant d'attraper le président sur des petites phrases mais tout ceci Ça s'est toujours fait et mon souvi vous le savez bien Oui ça s'est toujours fait mais généralement

1:05:51
Locuteur

pour

1:05:52
Présentateur

aller plus loin et envisager d'être élu il faut aussi avoir des programmes crédibles

1:05:56
Invité

Je fais juste une nuance c'est que je trouve que le départ de Hulot qui existe au moment où la gauche essaye de penser un modèle écologique

1:06:06
Locuteur

est

1:06:07
Invité

-ce que ça peut être une piste pour la gauche d'essayer d'inventer quelque chose d'autre c'est pas fait mais on sent quand même que l'alternative à Macron elle est plutôt dans ce penser

1:06:16
Présentateur

une croissance durable et écologique plutôt qu'à droite où effectivement on voit pas tellement la différence Il faut du temps pour voir l'effet des réformes en revanche la main au porte-monnaie c'est tout de suite On parlait tout

1:06:28
Locuteur

à l'heure du

1:06:28
Présentateur

pouvoir

1:06:29
Locuteur

d'achat C'est exactement

1:06:29
Présentateur

ça les gens ont l'impression de payer pour les réformes et on voit pas encore les résultats Le gouvernement avait dit on sera jugé sur les résultats au bout de 18 mois on y est bientôt Emmanuel Macron est-il réfractaire à la voix de la rue

1:06:39
Locuteur

? Pour

1:06:41
Présentateur

l'instant la

1:06:41
Locuteur

voix de la

1:06:43
Présentateur

rue elle est plutôt assourdie on n'a pas beaucoup entendu je vous rappelle que les manifestations depuis un an

1:06:48
Locuteur

n

1:06:49
Présentateur

'ont pas

1:06:49
Locuteur

marché

1:06:49
Présentateur

Merci beaucoup à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h35 Demain vous retrouvez Axelle de Tarlé pour un nouveau C'est dans l'air Belle soirée sur France 5