Handicap : "Je reconnais la mobilisation d’Emmanuel Macron, il a été un soutien précieux"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:19OuverteRéponse partielle
Est-ce que finalement ces grands rassemblements servent à quelque chose ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a réellement changé dans la vie quotidienne des personnes concernées ?
- 6:52OuverteRéponse partielle
Est-ce que la promesse des fauteuils roulants intégralement remboursés est la preuve qu'une promesse politique peut changer la vie des gens ?
- 8:55OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut que l'État soit plus contraignant sur l'accessibilité des ERP ?
- 10:18RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui garantit que cette promesse ne va pas connaître le même sort que certaines promesses faites en 2023 ?
- 13:44OuverteRéponse directe
Si vous deviez mettre une note à Emmanuel Macron sur ces questions de handicap, quelle serait-elle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:25Chiffre
« le taux de chômage des personnes handicapées a baissé un peu »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Autre question qu'on souhaitait aborder avec vous parce que c'est aussi l'actualité du jour. Ce matin, Emmanuel Macon présidait une nouvelle conférence nationale du handicap. À cette occasion, il a dévoilé plusieurs mesures. Parmi elles l'accessibilité au transport, l'accession à l'emploi, mais aussi l'accession à l'école et simplifier la vie des enfants et des parents. Avant de recevoir notre invité sur la question, je vous propose d'écouter le chef de l'État. Nous souhaitons que dès la rentrée 2027, l'éducation nationale martout sur le territoire, nos rectorats engagent et le travail a commencé dès maintenant pour pouvoir y parvenir un rapprochement progressif des dispositifs autour d'un projet de réussite unique de
la maternelle au lycée pour simplifier la vie des familles, garantir la scolarisation de chaque enfant au sein de l'école et au fond c'est de pouvoir accompagner les élèves et les familles tout au long de leur parcours et ne pas leur faire subir les changements de classe établ établissement ou de cycle mais que tout ça soit piloté de manière continue. Dès la fin de cette année, nous lancerons donc les travaux d'une nouvelle stratégie nationale pour l'autisme et les troubles du neurodéveloppement pour la période 2027-20 avec trois priorités. Mieux repérer et accompagner dès le plus jeune âge. Ça c'est la poursuite de l'effort déjà fait et j'insiste sur le mieux accompagné qui est un point clé pour que la prise en charge se fasse au plus tôt dès le diagnostic fait qui est
le point où on s'est beaucoup amélioré. Deuxièmement, c'est renforcer les réponses pour les adolescents et les adultes. Et troisièmement, c'est apporter davantage de solutions aux situations complexes. Voilà le chef de l'État qui s'exprimait sur la dernière dernière extrait que vous venez d'entendre à Bobign sur la question de l'autisme. Bonjour Jérémy Boroi, merci d'être en direct avec nous. Vous êtes le président du Conseil national consultatif des personnes handicapées. H vous venez de Bobini où vous étiez avec le chef de l'État à cette CNH hein, la conférence nationale du handicap. Est-ce que finalement ces grands rassemblements servent à quelque chose ? Je pose une question particulièrement
provoquante exprès. Écoutez, ça arrive que ça serve à quelque chose. Je pense à la TNH de 2023 il y a 3 ans, un peu avec les mêmes personnes d'ailleurs, qui avait permis une impulsion réelle sur les trois dents qui ont suivi puisquil y a un certain nombre de chantiers qui se sont engagés qui notamment, je vous coupe mais je vous laisse la parole de suite après. remboursement intégral des fauteuils roulants, l'intégration des demandeurs d'emploi handicapés au droit commun. Ça, ce sont des avancées qui viennent de ce 23 avril 2023. Exement. Exactement. Et donc, on a aussi la déconjugalisation de la location au-delà du handicapé. On a un certain nombre de réformes notamment dans à l'école. Euh d'autres choses qui avaient
été annonchées qu'on attend euh qu'on attend encore et euh ce matin donc même configuration, même même personne et peut-être je crois euh peut-être moins de perspective. Autrement dit, Emmanuel Macron avait promis une accélération en 2023. 3 ans plus tard, qu'est-ce qui a réellement changé dans la vie quotidienne des personnes concernées ? Alors, je pense qu'il est encore malheureusement trop tôt pour se poser la question. Il y a un certain nombre de choses qui ont été faites comme je je pense à la réforme des fauteuiles roulants. Dans la vie des personnes, l'accessibilité peine encore à tenir ses promesses. L'école qui concerne de plus en plus d'enfants euh en situation de handicap
continue d'opposer un certain nombre de difficultés pour plusieurs plusieurs enfants. La question de l'emploi, même si le taux de chômage des personnes handicapées a baissé un peu était était vraiment appréciable. euh il reste euh néanmoins trop élevé et euh de contrainte et de frustration chez beaucoup de personnes. Euh dans euh le bilan qu'on peut qu'on peut relever, il y a euh une question qui a sans doute été engagée mais qui n'est pas complètement aboutie. Vous parliez de la situation de l'école, les AESH, c'est personnes qui accompagnent effectivement les enfants en situation de handicap. Il y a une réforme en cours du métier et on est quoi amis parcours au milieu du gay.
Alors, on est au milieu du game mais surtout on doit aujourd'hui penser des choses autrement. Vous avez le réflexe vous-même de me parler des d'accompagnants des qui ont un rôle absolument étentiel. Néanmoins, aujourd'hui la priorité c'est de repenser les choses pour que on puisse avoir en France une école, une seule école, celle de l'éducation nationale qui soit la même pour tous les enfants et que les enfants qui soient capés ou non puissent aller à la même école. Et ça tu suppose une tr formation très importante pour que l'école devienne elle-même accessible que les enseignants soient comportés dans leur mission euh qu'il soient euh euh accompagnés qui soient formés qui soient euh euh axés
quand ils ont besoin et qu'on puisse peut-être un jour envisager une décroissance de ce nombre d'AUSH qui n'est absolument pas une fin en choix. L'accompagnement individuel doit rester autant que possible provisoire. On doit faire en sorte que cette école soit d'emblée accessible. Donc il y a une annonce qui a été importante, hein, euh il faut la la souligner. Le président a confirmé le déploiement en France des pôles d'appui à la colarité pour que l'année prochaine tout le territoire soit couvert de ce nouveau dispositif qui a pour objectif de simplifier l'accueil des enfants parfois avec leur famille en fonction de l'âge pour que tout de suite dans l'école on trouve les
aménagements, les solutions, les aides sans avoir besoin de dépendre forcément d'une notification de l'MDPH. C'est quelque chose qui peut parfois prendre des mois. Donc il y a un changement qui est en cours mais il il suppose que tout le monde euh peut-être raisonne un peu autrement, apprenne à faire confiance à l'école, apprennent à faire confiance aux enseignants à condition que les enseignants soient aidés et peut-être que à un moment donné on se dira que ce n'est plus le handicap qui provoque l'éclusion de l'école et ça c'est vraiment important. Vous parleriez d'une école inclusive en devenir encore ? Alors, je ne parlerai pas d'une école inclusive, je cherche pas à la qualifier. Euh, il y a pas besoin de de mettre un terme euh c'est
l'école pour toutes et donc c'est l'éducation nationale qui doit pouvoir avoir la pleine responsabilité. Nous sommes en France le seul pays où nous avons deux organisations parallèles, euh l'éducation nationale pour les uns et un système qu'on appelle médicocial pour les autres. Donc il faut réussir à faire en sorte que ce médicocial qui est plein de ressources et d'expertise viennent au service du droit commun directement dans l'environnement ordinaire de l'école puisque chaque enfant, c'est vraiment important de savoir, chaque enfant a la possibilité d'apprendre, de progresser au milieu des autres. C'est ce que j'allais vous dire parce que une rentrée réussie, on est en période de rentrée scolaire, ça n'est pas seulement un enfant atteint de handicap scolarisé à l'école. C'est
aussi un enfant atteint de handicap capable d'apprendre, de vivre avec ses camarades et et d'avoir une vie la plus classique possible. Tout à fait. Dans alors ce que vous appelez une vie plus classique, c'est aussi avoir des rêves, des envies, des projets et de pouvoir de pouvoir se projeter. Tout à fait. On a parlé de cette promesse du gouvernement sur les fauteuils roulants intégralement remboursés, hein. Plus de 280000 personnes en ont déjà bénéficié. Euh est-ce que c'est pour vous la preuve qu'une une promesse politique peut réellement changer la vie des gens très concrètement ? Parce que là, c'est une action très concrète. Alors, on a là avec cette réforme là la démonstration effectivement que une décision peut
avoir un impact sur la vie des des personnes. Euh néanmoins, n'allons pas trop vite, nous devons encore peiner un petit peu la réforme. Il y a beaucoup de personnes qui ont grâce à cette réforme eu un un fauteuil, mais beaucoup d'autres qui n'ont pas encore pu en profiter parce que il y a encore des ajustements à faire. Donc n'allons pas trop vite. Euh et en sorte je je on va aller plus loin. Je je sens derrière que vous voulez parler de la compensation du reste à charge qui doit être une garant je parle précédemment du photogant hein. Euh sur la possibilité euh des personnes d'avoir le fauteuil qui correspond à leurs besoins. Il y a tout un mécanisme qu'on va pas développer ici qui est
propre à la sur maladie et qui doit pouvoir s'adapter à la réalité des personnes, à la réalité de leurs besoins pour que la prise en charge soit bien la prise en charge du fauteuil dont les personnes ont besoin. Euh il y a aussi les questions d'accessibilité qui reviennent sans arrêt. On a l'impression que ça fait des décennies qu'on en parle et c'est c'est exact, vous me confirmez. Et ça n'est toujours pas réglé. Il y a des contrôles, c'est les choses ont avancé, mais il y a encore des ERP, donc des établissements recevants du public, public ou privé qui ont été repérés comme n'étant pas des des lieux
accessibles. Il y a très peu de sanctions qui sont prononcées. Est-ce qu'il faut que l'État soit plus contraignant ? Mais tout à fait. Euh vous dites qu'il y a un certain nombre de RP qui sont pas accessibles mais monsieur c'est beaucoup plus de la moitié qui sont pas accessibles. Donc des établissements des des établissements qui sont hors la loi. Donc ça c'est un un métal faut euh entendre que j'ai pas suffisamment encore entendu euh euh aujourd'hui. L'inaccessibilité est un délit. Les obligations d'accessibilité relève de la loi. C'est clairement c'est clairement défini. Et en fait on fait en sorte on fait comme s'il n'y avait pas d'obligation. Le premier ministre François Bairou il y a donc plus d'un an a demandé
formellement au préfet d'engager une campagne de contrôle et de sanctions. 23 sanctions ont été prononcé depuis 23 sanctions. Ce n'est pas sérieux. Donc c'est pas c'est pas ce niveau d'engagement qui va faire prendre conscience aux acteurs publics et privés que maintenant on on a fini de rigoler et qu'il faut vraiment appliquer la loi et que c'est la condition à l'autonomie de touche en France. Justement, on en est à beaucoup de promesses et et quelques résultats, on les a cité. On pourrait en citer d'autres effectivement, mais quand même Emmanuel Macron affirme aujourd'hui vouloir passer d'une société inclusive à une société pleinement accessive avec une stratégie 2026-2029
et un suivi trimestriel. Mais en fait, qu'est-ce qui vous garantit qu'est-ce qui nous garantit que cette promesse ne va pas connaître le même sort que certaines promesses faites en 2023 ? D'autant que, je me permets de le dire sans faire trop de politique avec vous, mais que Emmanuel Macron qui avait fait du handicap une grande cause nationale est en fin de mandat. Dans quelques mois, il ne sera plus là. Qu'est-ce qui engage son successeur ? Alors, je je vais vous répondre sur ce dernier point. Euh la conférence nationale du handicap, elle est prévue par la loi. C'est la loi qui dit qu'elle doit se tenir tous les 3 ans. Donc peu importe finalement les débuts de mandat, les fins de mandat, les euh les élections, euh il faut qu'on puisse respecter ce temps précis de
programmation, de planification euh des actions qui sont nécessaires en France. Donc que ce soit la fin d'un mandat ou début d'un autre, j'ai envie de dire c'est pas notre c'est pas notre sujet. La CNH d'aujourd'hui doit effectivement planifier les choses pendant 3 ans. Et donc c'est ce que je retiens moi précisément de l'intervention du président aujourd'hui plus que tout. Tu cette annonce d'une stratégie nationale d'accessibilité. C'est la première fois. Oui. Avec des dates à 20262. C'est la première fois et c'est la première fois qu'on emploie ce terme de stratégie. C'est la première fois qu'on habite à définir son contenu. C'est la première fois que on envisage. Donc euh en tout cas, c'est ce que j'en
comprends, la mobilisation de ressources et d'acteurs pour que les objectifs soient atteints. Vous avez senti une du volontarisme politique chez le chef de l'État aujourd'hui à maintenant que ça a été diffusé, euh je ne doute pas que nous aurons dans les prochains jours un programme de travail pour définir cette stratégie. les les choses vont quand même je pense j'espère être davantage cadré. Le TNTPH avait préconiser une opération de type Notre Dame de l'accessibilité pour que on puisse dans un temps court terminer le travail en France et faire en sorte que tout ce qui n'est pas fait soit rattrapé. Donc c'est déjà un petit peu le cas où on a défini
des priorités avec les écoles, les collèges, les lycées, les commissariats, les gendarmerie, les hôpitaux et les tribunaux pour que d'ici 3 ans, je crois pratiquement et bien nous ayons terminé le travail. Donc ça euh ce sera à tout un chacun de vérifier que c'est bien le cas. Alors, je vous propose, on parlait d'accessibilité, je vous propose d'écouter le chef de l'État à nouveau sur l'accessibilité dans le sport. Emmanuel Macron aujourd'hui à Bobini. Nous souhaitons également que la France soutienne dans les prochains mois auprès du Comité international olympique une meilleure représentation de toutes les personnes handicapées aux grandes compétitions sportives dont les Jeux paralympiques et plus particulièrement
la participation des personnes avec un trouble du neurodéveloppement du développement intellectuel dans la trisomie 21. Voilà le chef de l'État. C'est vrai qu'on a tous vibré lors des Jeux paralympiques de Paris. C'était un moment de liesse, un moment de solidarité aussi et et en même temps, il y a encore des freins, il y a encore dans le monde du sport beaucoup de choses à faire. Tout à fait. Euh je je retiens moi néanmoins quand même que c'est peut-être une des réussites, c'est que euh la visibilité du paraseport et la notamment sur vos chaînes, sur la chaîne publique, il y a un effort qui qui est fait et qui est vraiment appréciable. Et euh quand il y a eu la la finale du championnat
d'Europe de foot il y a quelques jours euh je me suis dit finalement on a jamais autant parler. Donc ça c'estit peut-être un des héritages très intéressants de de la mobilisation des Jeux Olympiques et paralympiques de Paris 2024 qui par ailleurs a été euh un moment exceptionnel en terme d'accessibilité puisque ça a entraîné à un mouvement une dynamique où tout le monde a voulu réussir ce rendez-vous y compris en terme d'accessibilité. Jérémy Bourois, une dernière question. Euh Emmanuel Macron arrive quand même en fin de trimestre, même si c'est la rentrée scolaire puisqu'il a fini euh son 2e mandat. Si vous deviez lui mettre une note puisqu'on est en période de rentrée sur ces questions sur ces questions de handicap. Euh je je
reconnais euh la mobilisation de ce président en particulier sur les sujets qu'il a identifié. Euh il est à l'aise pour parler d'école, il est à l'aise pour parler euh des sujets qui concernent l'autisme et des troubles du né dééveloppement. Il a été un soutien euh précieux sur beaucoup de beaucoup de choses. Euh néanmoins, la question en réalité n'est pas celle du président de la République. Moi, je vais vous dire autre chose, c'est que nous avons euh un comité intermittériel du handicap en France, le CH, qui est le lieu qui est absolument nécessaire de mobiliser pour que tous les ministres travaillent. régulièrement et puis s'engager dans leur domaine. Or, le comité intermétériel de grande cave, il n'a pas été réuni depuis 18 mois en France et il
y a une instabilité gouvernementale qui doit aussi pas forcément. Merci en tous les cas Jérémy Bourois, président du Conseil national consultatif des personnes handicapées d'avoir répondu à ces questions aujourd'hui en direct sur France Info.
Emmanuel Macron