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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 7 novembre 2025 26 minContradictoireFond programmatiqueSantéRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Budget de la Sécurité sociale : faut-il demander un effort aux Français ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement prévoit des économies dans les dépenses de santé et demande des efforts aux Français. Est-ce équitable ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    La surtaxe sur les mutuelles est-elle un impôt déguisé ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Ce budget est-il équilibré malgré les concessions ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Faut-il une réforme structurelle de la sécurité sociale ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Le budget est-il un budget de punition pour les plus modestes ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment financer la suspension de la réforme des retraites ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement hebbo, l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine au Parlement. Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur. Aujourd'hui, nous accueillons Philippe Viget.

Bonjour. Député modème d'UR et lois, le groupe démocrate à l'Assemblée nationale et face à vous, Yann Brossa. Bonjour.

Bonjour. sénateur communiste de Paris. Et vous débatterez du budget de la sécurité sociale examiné à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement prévoit des économies dans les dépenses de santé, demande des efforts aux Français tout en faisant des concessions à la gauche sur la suspension de la réforme des retraites ou sur l'abandon du gel des aides sociales. Le scandale qui touche la plateforme chinoise de commerce en ligne chi s'invite dans le débat parlementaire. Le gouvernement a lancé une procédure de suspension du site internet de Chine après la mise en vente de poupées à caractère pédopornographique.

Mais d'abord le budget de la sécurité sociale à la une, Stéphanie Despierre. Un anniversaire sous le signe du déficit. La sécurité sociale faite ses 80 ans mais le trou se creuse.

Pour le contenir à 17 milliards l'an prochain, le gouvernement prévoit un vaste plan d'économie. La maîtrise des comptes publics est donc un devoir de justice sociale. C'est la condition pour que notre modèle de protection demeure viable, équitable et digne.

Voici l'arrêté de ce texte. C'est gaver les plus riches et prendre à celles et ceux qui sont les plus précaires, aller prendre jusqu'au moindre euros à des gens qui survivent en étant à découvert le 15 du mois. Certaines mesures font presque l'unanimité contre elles.

Par exemple, la surtaxe sur les mutuelles qui selon le gouvernement devait financer la suspension de la réforme des retraites. Les députés l'ont supprimé. En réalité, c'est rien d'autre qu'un impôt déguisé.

Vous voulez récupérer 1 milliard d'euros sur le dos des assurés parce qu'à la fin c'est les cotisans qui vont payer. Il y a d'autres solutions mais ne remettons pas en cause notre modèle universaliste de solidarité face à l'accès aux soins. Nous demandons la suppression de cette nouvelle injustice sociale visant en réalité à faire payer aux Français les fautes budgétaires de votre gouvernement.

Pour le PS, le diable est surtout dans le budget de la sécurité sociale plus que dans le budget de l'État. En plus de la suspension de la réforme des retraites, ils réclament au gouvernement la suppression d'autres mesures. Est-ce que vous êtes prêt à accompagner le fait d'aller chercher des recettes pour préserver le pouvoir d'achat de nos concitoyens et retirer toutes les mesures que vous connaissez ?

Le doublement des franchises, le gel des pensions, la CSG sur les apprentis, autant de choses qui pénalisent l'ensemble de nos concitoyens. Sébastien Lecnu a déjà renoncé au gel des pensions de retraite et des minimats sociaux. Le gouvernement fait aussi un geste sur l'hôpital.

Le gouvernement a prévu par exemple de mettre 1 milliard de plus à répartir entre l'hôpital médico-social et France santé. Ces nouvelles concessions permettront-elles le vote d'un budget de la sécurité sociale par le Parlement ? Réponse d'ici quelques semaines.

Philippe Vigier, on le voit, il y a eu beaucoup de concessions faites par le gouvernement et en même temps, on demande quand même dans ce budget beaucoup d'efforts aux Français. Est-ce que à ce stade du débat, ce budget est pour vous équilibré ? Vous savez les budgets de la sécurité sociale, d'abord l'ensemble c'est 700 milliards d'euros donc supérieur au budget de l'État avec des dépenses notamment qui dépendent de l'assurance maladie qui sont passé entre 2017 et 2025 de 170 milliards à 260 milliards. dire que quand on ne parle de sérité n'est pas au rendez-vous plutôt il y a de l'argent mais là où il y a un vrai sujet d'ailleurs on en parle pas je sais pas si les sénateurs auront cette sagesse de le faire c'est quand est-ce qu'on fera une véritable réforme structurelle de la sécurité sociale réforme structurelle ça veut pas dire pince et à l'eau.

Mais donc c'est pas équilibré pour vous ce budget. C'est pas dit cela. Attendez par de rés structur équilibré.

Il y a un déficit de 23 milliards. Bien est-ce qu'on peut continuer à vivre comme cela ? Je juste donner deux chiffres pour pas noyer tout le monde.

Il y a une dette sociale plus de 140 milliards et on a même un accos un organisme qui tous les jours paye en fait les cotisation qui paye les prestations et qui est déjà au maximum de l'endettement. Donc on doit trouver des mesures. Donc c'est un budget qu'il va falloir essayer de faire naturellement entre les sénateurs et les députés de façon la plus équilibrée possible pour ensuite faire une référence structurelle.

On a nous allons dans un mur collectivement. Yan Brossa, on doit diminuer le déficit de la sécurité sociale et donc peut-être diminuer les dépenses de santé. Et le gouvernement en même temps ainsi fait certaines concession à la gauche, suspension de la réforme des retraites, renoncement au gel des aides sociales, 1 milliard d'euros en plus notamment pour l'hôpital, un budget équilibré.

Mais quand on est confronté à un déficit, quand on est confronté à des difficultés budgétaires, la question qu'on doit se poser, c'est qu'il paye. Or dans sa version initiale, en tout cas, le projet de loi de finance de la sécurité sociale est un budget de punition, de punition pour les plus modestes, de punition pour les plus précaires, de punition pour les malades avec y compris le ministre de la santé qui explique que elle est favorable au doublement des franchises médicales parce que ça va responsabiliser les malades. Je suis désolé de vous le dire, les malades ne sont coupables de rien, responsables de rien. on n'est pas responsable de sa propre maladie et la sécurité sociale, elle a précisément été conçue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour faire en sorte qu'on puisse être soigné quels que soient ses revenus.

Et donc si on souhaite maintenir notre modèle social, la question qu'on doit se poser, c'est quelle recette on va chercher ? On a chaque année 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale au profit des entreprises. C'est ce qu'on a appris notamment par le biais de la commission d'enquête sénatoriale sur les aides aux entreprises.

On a parlé des 211 milliards d'euros d'aides publique aux entreprises. Parmi elles, il y a 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale. Est-ce qu'il ne faut pas regarder de ce côté-là ?

Est-ce qu'on a besoin d'aller à un niveau aussi élevé ? Et par contre, je le dis très clairement, nous opposerons à tout ce qui d'une manière ou d'une autre conduit à taper sur le dos des malades et des plus modestes parce que ça dans une période de crise sociale que nous connaissons, ça n'est pas acceptable. Budget de punition pour les manades dit Yan Brosa, qu'est-ce que vous répondez ?

D'abord deux trois choses, vous l'avez dit vous-même, il y a eu déjà des concessions importantes qui ont été faites pas de 493, c'est les parlementaires qui ont la main. Avant, c'est facile. Le gouvernement arrive avec sa copine, tout demande à la fin de la foire, on regarde ce qui se passait.

Là, c'est pas le cas. C'est terminé. H tout ça ça n'existe plus.

Maintenant on a deux tableaux tous les soirs à minuit et demi qui arrivent et on sait parfaitement où on en est par rapport au projet de budget initial. Sur les retraites, voyez notre groupe les centristes, nous on a proposé une indexation pour les retraites des plus modestes et de même l'annonce faite par le premier ministre de dégè des minimes sociaux me semble-t-il est un geste important. Là où nous avons les désaccords, c'est que nous estimons qu'il faut repenser l'organisation du système de soins.

Je vais prendre un exemple. Les mutuels ont augmenté leur tarif de 20 % en 4 ans avec 20 % Non non, attendez, c'est non mais le le prix d'une mutuelle pour une personne de plus de 75 ans en France, c'est 1500 € par an. C'est un mois de salaire.

Alors quand on parle de pouvoir d'achat, personne ne prononce ce mot-là. Et dernier mot, c'est ce qu'on appelle les affections de longue durée que Yan Bressa connaît parfaitement. Ça représente 80 % des dépenses de santé.

Et bien même si vous êtes en en vous avez quand même une mutuelle. Et donc là, il y a 3 milliards et demi d'euros d'économie qui sont fait par les mutuels. Je ne peux pas laisser passer cela au moment où l'argent est rare et d'ailleurs pour les aides de entreprises parce que les aides de entreprises c'est pourquoi ?

C'est pour rendre compétitive les les entreprises parce que nous sommes pas dans un monde fermé, dans un monde ouvert pour la première fois. Je pense que vous reconnaîtrez, on va diminuer ces aides aux entreprises de 3,1 milliard. C'est la première fois depuis 25 ans que ça se passe comme ça.

Et le doublement des franchises médicales augmentait le prix des médicaments pour les français pas favorable. Donc ça a été supprimé par l'assemblée, j'étais pas favorable. J'avais proposé quelque chose que je pense va vous séduire, c'était la franchise proportionnelle.

Je m'explique. Plus on a plus on peut participer à sa prise en charge des soins. Et ben ça ça peut être une bonne idée, une franchise proportionnelle en fonction de ce qu'on a.

Moi, je ne suis pas favorable au principe même des des franchises médicales. Il y a la sécurité sociale et on doit pouvoir financer la sécurité sociale. Mais une fois de plus, la question qui se pose, c'est la question de la répartition des richesses.

Est-ce qu'on se bat pour faire en sorte qu'on est dans notre pays davantage de justice fiscale, davantage de justice sociale ? Là en l'occurrence on est sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale mais enfin quand même voir une majorité de députés balayer d'un revers de main la taxman qui est soutenu par une majorité de Français c'est-à-dire l'idée d'aller chercher des ressources du côté des 1800 foyers qui détiennent un patrimoine supérieur à 100 millions d'euros et pendant des semaines on nous a fait pleurer sur le sort de ces 18 sur les franchises médicales que que celui qui a plus contribue plus ça peut être une bonne idée pour pour répartir pour répartir plus justement les richesses, on a l'impôt, on a l'impôt sur le revenu. Bon et donc et donc moi je ne suis pas favorable au principe qui consiste à demander des efforts aux malades parce qu'ils sont malades.

Ça ça n'est pas juste. Et par ailleurs, le le fondement même de la sécurité sociale par la cotisation sociale permet de prélever pour financer la sécurité sociale. C'est comme ça que la sécurité sociale doit être financée et on finance en fonction de son revenu.

Pas d'accord. Mais il y a un sujet qui s'impose à nous, c'est quoi ? c'est que par rapport à la fondation de la sécurité sociale en 1945, le nombre d'actifs par rapport au nombre de retraités, il a diminué.

Ça c'est mathématique, c'est pas la peine d'avir fait polytechnique pour comprendre ça. Donc c'est que mécaniquement le gâteau et bien il faut le diviser par plus de personnes qui le consomment. Par exemple, ce sont les affections de longue durée 350000 personnes en plus chaque année.

Personne ne sort d'une infection de longue durée. Alors que vous savez un infartus, c'est normal, vous soyez pris en charge à 100 %. Vous êtes guéris et bien il a pas de raison, vous soyz pris en charge à 100 %.

Je suis désolé et voyez là, je suis pas du tout d'accord avec votre raisonnement. Vous dites "Puis on a puis on doit participer, c'est le cas de l'impôt. Avec les barêes sur l'impôt, vous reconnaîtrai que c'est proportionnel." C'est pour ça que sur les franchises, je trouvais ça normal que celui qui a beaucoup plus puisse plus participer parce que celui qui a beaucoup plus, il peut avoir euh recours à du secteur 2, ce que ne fait pas celui qui a moins.

Vous voyez, moi je suis professionnel de santé, je sais de quoi je parle quand je parle. Monsieur Biger, vous êtes pour taxer les maladies de longue durée. C'est pas ce que je viens de vous dire sur les aff.

Non, j'ai pas dit ça du tout. Non non, je Ah non, non. Je vais vous expliquer.

Non mais c'est pas on les taxe. C'est pas du tout ça. Les affections de longue durée, c'est 80 % des dépenses d'assurance maladie.

Chaque année, il y a 3 350000 français qui rentrent en affection de longue durée. Il y a 14 millions de français qui sont en affection de long duré. Donc j'ai pas eu taxé.

Les autres ils sont pas on les rembours rembourse moins. Comment on les rembours ? J'ai pas dit cela non plus.

Ne m'emmenez pas sur un chemin où on ne peut pas aller. Je dis simplement qu'il a 350000 nouveaux qui rentrent et quasiment personne n'en sort. Donc c'est une spirale infernale dans laquelle nous sommes après y aller complémentaires, on a un vrai sujet.

Est-ce que vous savez parfaitement vous-même si je fais une petite interrogation écrite comme à l'école ce qui est remboursé par l'assurance maladie et ce qui est remboursé par les mutuels. Vous verrez qu'il y a des croisements de remboursement. Personne ne comprend plus rien.

Il faut avoir le courage de dire qu'est-ce qui est du ressort de l'assurance maladie ? Qu'est-ce que le ressort du mutuel ? Et par exemple pour les mutuels, le sujet de la prévention un sujet sur lequel on se retrouvera.

Il y en a partout. Mais oui, mais ces 4 milliards d'euros qui sont tellement éclatés qu'ils n'ont pas de pertinence. Est-ce qu'il faut mettre de l'ordre dans ce domaine ?

Est-ce que c'est clair toute le système de remboursement des ALD, le croisement avec le Mais voyez bien qu'à chaque fois qu'on nous dit qu'il faut mettre de l'ordre, c'est sur les mêmes compes. Bon et c'est systématiquement sur les plus fragiles, sur les plus précaires, les plus c'est systématiquement à eux qu'on demande de faire des efforts. Et Philippe Buier a posé une excellente question en comparant à la situation dans laquelle nous étions en 1945. vous dites euh il y a effectivement un équilibre entre actif et inactif qui a évolué par rapport à 45 incontestablement.

Il y a d'autres éléments qui ont évolué. En 45, le pays était ruiné, on sortait de la guerre, on produisait beaucoup moins de richesse qu'aujourd'hui. Et donc l'argument, il est totalement réversible.

On pourrait quand même se dire que dans un pays comme le nôtre qui est la 7e puissance économique du monde, aujourd'hui, on est capable de faire au moins aussi bien que nous que ce que nous faisions en 1945. Si on veut regarder les paramètres, faut tous les regarder et ne pas se limiter à la question des actifs et des inactifs et de l'équilibre entre les de bien merci cette très belle intervention puisque 57 % du produit intérieur brut français c'est pour la sphère sociale c'était 20 % en 1945 on voyait si on faisait comment 45 ça serait deux fois moins bien que maintenant une question sur la suspension de la réforme des retraites de cette concession faite par le gouvernement à la gauche et sur son financement l'Assemblée nationale a voté contre une surtaxe des mutuels et en contrepartie a voté une hausse de la CSG sur le capital en tout cas non l'assemblée nationale a voté une hausse de la Cal pour financer la suspension de la réforme des retrait pardonnez-moi mais pardonnez-moi vous pouvez pas faire une présentation biaiser des choses c'est pas l'augmentation de la taxe sur les mutuelles qui devait payer les retraites c'est pas du tout cela les mutuel non laissez-moi vous expliquer enfin si vous avez la demande la réponse je peux pas répondre les mutuels ont 85 milliards de stocks dont soit 60 milliards de réserves prudentielles ont augmenté de 20 % en 4 ans quand l'inflation était de 12. Donc il y a un sujet d'accord pour les réformes de retraite, nous nous sommes de ceux qui avons dit que nous avons défendu cette réforme mais comme il fallait trouver un budget à la France, on acceptait de voter la suspension si on trouvait un financement.

C'est là où nous avons deux façons temporaires, je dis bien deux façons temporaires, renforcer la CSG patrimoine. Voilà. Alors Yan Bros, c'est la bonne solution augmenter cette CSG sur le capital.

Il faut bien financer ou alors on peut dire on peut tout faire et on finance pas et après on constate les déficits. Ça c'est le chemin d'irresponsabilité qu'on ne prendra pas. Comment vous financez vous Yanne Brosa cette suspension de la réforme des des retraites qui va avoir un coût ?

Est-ce que la piste des mutuels qui sont censés engranger beaucoup de de profits pourrait être une bonne piste ? D'abord, si nous étions dans un pays démocratique, cette réforme aurait d'ors et déjà été abrogée. Enfin, d'ailleurs, elle n'aurait même pas été euh appliquée puisque en l'occurrence, elle a été imposée par 493 contre une écrasante majorité de Français et contre des centaines de milliers de personnes qui se mobilisaient dans la rue.

Ensuite, les Français ont dit dans les urnes à l'occasion des élections législatives qu'ils étaient favorables à son abrogation puisqu'ils ont voté pour des partis qui s'engagaient à l'abroger. et on nous demande aujourd'hui de nous prosterner devant le gouvernement parce qu'il consent à engager une suspension, un décalage de la réforme des retraites. Ben, permettez-moi de vous le dire, c'est 13 ans de ça de ce que les Français ont exigé par leur vote, une fois de plus, par leur vote et on considère normal que dans notre pays, la parole des Français ne soit pas respectée.

Ensuite vous posez la question du financement. Je le redis, 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale au profit des entreprises chaque année. Est-ce que c'est normal ?

Est-ce que dans une période de difficulté budgétaire, dans une période où on devrait avoir la possibilité de remettre en cause cette réforme des retraites qui a été une fois de plus imposé aux français, on ne peut pas regarder du côté des exonérations de cotisation sociale qui profitent notamment à de très grandes entreprises. Vous l'avez dit 3 milliards mais au profit de très grandes entreprises. Sur les petites entreprises, je veux bien que qu'on les maintienne. sur de très grandes entreprises, je pense que ça mériterait d'être remise en cause, notamment parce qu'en plus ces exonérations de cotisation sociale sur les bas salaires ont des effets pervers en construisant des trappes à bas salaire.

Dernière question sur ce budget de la sécurité sociale a eu un vote assez étrange à l'Assemblée nationale Philippe Biget. Les députés ont voté la suppression de la C3S. C'est une cotisation sur le chiffre d'affaires des entreprises qui sert à financer la sécurité sociale.

Cette suspression, cette suppression, ça représente un manque à gagner de 5,3 milliards d'euros pour la CQ. Philip Bier vous avez voté pour alors vous avez dit que c'était contre j'ai voté contre vous avez dit que c'était une erreur voté contre oui j'ai la seconde ça fait vous expliquez un voté contre le groupe a voté contre il y a pas d'embrouille là-dessus non mais attendez il faut expliquer le contexte ouais c'est quoi le contexte c'est un député ensemble pour la République qui a déposé l'amendement qui a voulu le retirer qui a été repris par le rassemblement national disant qu'ils sont toujours habillés dans la responsabilité voyez pr faire disparaître 5 milliards d'euros bien sûr que cette taxe là si on pouit la la supprimer mais je voudrais juste corriger ce qu' dit bross Ça c'est faux sur les exonérations sociales pour les entreprises. facteur de compétitivité pour la première fois, je l'ai dit tout à l'heure, je le répète, c'est moins 3 milliards mais même la gauche du gouvernement 180 oui mais ça fait 77 cette année même la gauche du gouvernement l'avait inventi quoi le CICE vous en souvenez pourquoi elle a fait ça à l'époque une erreur avec 10 % de taux de chômage avec 10 % de taux de chômage à la clé à l'heure actuelle quand même même s'il y a des difficultés on est encore à 72 73 accordez-moi quand même qu'il y a eu au moins sur ce sujet-là quelques avancées alors on va avancer dans le deè thème de débat de cette émission vous êtes à l'époque opposé au CCE et je l'assume parfaitement.

Nous avions raison de faire connaît que vous étiez fidèle deè thème deuxème thème de débat de cette émission le scandale de la plateforme chinoise de commerce en ligne chienti cette semaine durant les débats au parlement après la découverte de la vente en ligne de poupée à caractère pédo pornographique sur son site internet le géant chine et dans le viseur du gouvernement Cécile Sixou. Depuis le weekend dernier, les Français découvrent méduser, estomaqué, scandalisé, outré que des entreprises vendent sur le territoire national des poupées à l'effigie d'enfants à destination pédopornographique. Mercredi, lors des questions d'actualité, le sénateur Husen Bourgi interpelle le gouvernement sur Chine.

Le géant du e-commerce qui ouvre le même jour son premier magasin à Paris est au cœur d'une polémique. Chine vend sur son site des poupées sexuelles d'apparence enfantine et des armes de point. Face à la polémique, Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, a lancé une procédure de suspension contre Chine.

Le site à 48 he pour se mettre en conformité avec la loi. Si une plateforme veut vendre en France, elle doit respecter nos règles, elle doit respecter nos normes, elle doit respecter nos valeurs. Il faut dire non au Pharest numérique parce que c'est devenu systémique.

C'est un modèle. Mais ce n'est pas tout. Dans la foulée, le ministre de l'économie Roland l'escur auditionné au Sénat lance lui l'offensive à Bruxelles.

Il demande l'ouverture d'une enquête sur Chine et espère une réponse coordonnée de l'Europe. Il souhaite aussi faire passer via la loi de finance une taxe sur les colis provenant des autres pays que ceux de l'Union. On va taxer une petite taxe payer enfin pardon voter une petite taxe de 2 € par colis.

Nous on va s'en saisir et on souhaite vraiment pouvoir avancer. Et j'allais dire il nous aide un peu parce que avec ce qu'ils font depuis 3 jours là franchement on a des arguments forts à porter à Bruxelles. La polémique pourrait accélérer le parcours législatif de la loi Fast Fashion qui a pour objectif de freiner l'essort de la mode à Bakou.

Adopté au Sénat en juin dernier, le texte attend toujours d'être validé définitivement par une commission mixte paritaire. Yan Brossa d'abord une réaction à ce scandale. Comment est-ce possible qu'en France en 2025 et bien il y ait la vente en ligne de poupée à caractère pédopornographique ?

Également la vente d'armes sur cette plateforme parce que on voit bien les conséquences d'une économie totalement dérégulée d'un d'un capitalisme dans ce qu'il peut avoir de plus répugnant y compris sur le plan moral. l'idée qu'au fond tout peut se vendre, tout peut s'acheter y compris en sacrifiant tout l'environnement, les conditions de travail des personnes concernées et les règles les plus élémentaires de la morale. Vous avez parlé à juste titre de la vente de de poupées pédopornographique et d'armes.

Tout cela additionné fait que enfin on a une réaction. Mais moi, mon sentiment c'est que le gouvernement a beaucoup tardé avant de réagir parce que la catastrophe écologique que représente Chine, on le savait déjà, la catastrophe sociale que cela représente, on regarde des conditions de travail de ceux qui produisent tout cela en Chine, on le savait également. Donc, il est temps qu'il y ait effectivement une réaction et par ailleurs, je le dis comme élu parisien, voir un corner consacré à Chine dans un magasin emblématique de la capitale comme le BHV, c'est évidemment une provocation.

Est-ce que le gouvernement a tardé à réagir dans cette affaire ? Philippe Vigier, il je crois qu'il a réagi rapidement euh gouvernement. En tout cas, il faut moi j'ai eu l'occasion de le dire à vos confrères, il faut être extrêmement ferme.

Il devrait pas y avoir un seul produit de Chine au BHV, emblème c'est vrai parisien du commerce. Mais là aussi les conditions de fabrication en Chine, on peut se retrouver sur le travail des enfants, les conditions économiques, mais monde ouvert le monde communiste de la Chine. Donc vous voyez qu'il faut mettre faut réguler après il y a d'internet un modèle économique sur le protoxy d'azote, voyez pareil interdire, il faut qu'on arrive sur ces sites parce qu'on voit qu'il y a des dérives de l'internet, chacun le sait bien n'importe quoi.

Les fake news que l'on peut voir pour tout sujet, il y a une régulation encore plus ferme qu'il faut avoir. capitaliste répugnant a dit Yan ça vous êtes d'accord avec lui sur ces produits en peut y avoir d'autres mots je m'excuse mais il y a pas d'autres mots et en plus un caractère pédographique pédophonographique et ça pour moi c'est une ligne rouge absolue Brossal le gouvernement a lancé une procédure de suspension de ce site en ligne de Chine. sa réaction est la bonne.

En tout cas, tant mieux et et une fois de plus, il était temps et et nous étions nombreux depuis depuis la révélation de de de la vente de ces poupées pédopornographiques à réclamer cette suspension. Oui, bien sûr, il faut le faire. C'est c'est nécessaire parce qu'on peut pas laisser cette économie se développer comme ça sous nos yeux.

Mais je voudrais insister sur un élément. On ne peut pas à la fois dire qu'on veut défendre notre modèle social en France. modèle social et et on l'a dit qu'on a mis des décennies à construire et dans le même temps laisser entrer sur notre territoire des produits qui ne correspondent en rien au modèle social qui est le nôtre.

Sinon, on est dans une concurrence déloyale qui fait que notre modèle social est condamné à mourir. Je pense que les Français comprennent très bien ça. Alors Philippe Vigier, vous dites il ne devrait pas y avoir de produits Chines au BHV.

Les produits Chines débarquent au BHV mais aussi dans d'autres villes. Euh est-ce que euh les la France a les moyens d'obtenir la fermeture de ces boutique ? Oui, je rappelle qu'il y a même une loi qui a été voté ici même et les sénateurs l'ont repris qui nous permettent qu'on permis au gouvernement d'ailleurs de tenir les propos qu'ils ont tenu et d'agir à nous à ne pas laisser passer tout simplement.

Alors après euh il faut trouver le bon calibrage dans les droits de douane. Faut trouver les bons calibrages parce que le monde est ouvert. On peut raconter ce qu'on veut si ça arrive.

Non mais à l'échelle au moins de l'Union européenne qu'on soit capable d'être solide ensemble, c'est ça la vraie difficulté. En tout cas, moi le laisser envahir par des produits sans traçabilité ou avec en plus un problème écologique à la clé et évidemment qui encore pire pour moi de faire travailler les gamins là-dessus ça n'est pas par d'une loi qui qui existe, c'est la loi face fashion. Oui.

Non mais qui a permis mais qui a permis vous avez vu la descente qui a eu lieu hier à Roissi et qui permet d'arrêter. C'est un pouvoir qui est donné qui est confiré au ministre. Rolandure l'utilisera pour interdire euh donc BG euh naturellement c'est produ mais mais partout ailleurs.

Il faut qu'on sûr qu'on soit faire mais c'est très bien pour une fois la classe politique s'entende. On a les moyens législatifs aujourd'hui Yan Brosa d'interdire euh davantage ces produits qui sont vendus sur Chine. En tout cas suspendre oui pendant des jours on nous a dit ça n'est pas possible et au final on a un gouvernement qui en tout cas pour l'instant lance une procédure.

Donc c'est le signe que on a malgré tout un certain nombre d'outils à notre main. fermer fermerit fermer la boutique fermer la fermer la boutique. Je je ne vois pas bien aujourd'hui au vu des outils législatif dont on dispose comment on pourrait le faire mais en tout cas exercer une pression sur le nouveau patron du BHV ça oui.

Et il me semble qu'il faut pas pas lâcher sur cette affaire parce que on peut pas d'un côté dire que Chine est un monstre absolu et dans le même temps le voir ouvrir des boutiques un peu partout en France et notamment au cœur de la capitale. Alors, la fast fashion, ça vous en avez discuté au Parlement. Il y a cette fameuse loi, mais la commission mixe paritaire ne s'est toujours pas réunie.

C'est-à-dire cette loi est toujours euh dans la navette, en tout cas, elle n'est pas adoptée. Est-ce que vous demandez sa mise à l'ordre du jour de façon prioritaire ? Absol environnementale notamment sur l'impact environnemental sympa volonté qu'on aille au bout du budget.

Voyez, tout se tient. S'il y a plus de budget, il y a une dissolution. S'il y a une dissolution, on attend.

Voyez, c'est comme la loi de vie, on attend, on attend pour tout. Donc on peut tout attendre mais il y a un moment me semble-t-il où l'esprit de responsabilité doit l'apporter. Pour ça que c'est en repar du budget la sécurité sociale, je pense qu'il y a un sombre d'ouverture qui ont été faites.

Voyez juste avant de vous rejoindre sur le plateau, il était favorable moi à ce que lorsqu'il y a des distributions de dividendes supérieur à 6000 € il y a des taxes qui puissent s'appliquer pour faire rentrer des recettes. Voilà, il peut pas laisser dire que rien n'a été fait, que c'est la copie de départ, ça n'est pas vrai. Après, il faut trouver le compromis où chacun fait des efforts et sur les retraites, nous on fait des efforts.

Je juste dire àan Brosa que si on avait abrogé la réforme, il y aurait des perdants. Je vous rappelle que tous ceux qui On revient sur la réforme vert Oui. Mais parce que entre la mise en suspension et l'abrogation, ça n'est pas la même chose.

L'abroger, vous az expliqué aux femmes qui ont eu des enfants pour lesquels on a comptabilisé des trimestres de retraite que mais je sais bien qu'en faisant en faisant le bruit comme ça, on peut pas faire messag mais vous irez expliquer comment ceux qui ont démarré avant 21 ans hein, on les a protégé dans le cas des carrières longues et vous expliquerez comment les 1200000 français qui ont eu 100 € plus par mois, on va leur retirer. Courage à celui qui le fera. On a compris votre message sur la réforme mais juste sur le deè thème sur la plateforme et l'abrogation parmi de faire de faire l'explication hein.

C'est justement dans ce budget le gouvernement propose une taxe de 2 € sur chaque petit colis qui est vendu par ce type de plateforme comme Chine. Est-ce que ça peut être un moyen efficace de lutter contre ce système qui est en train de tout désordonner nos commerces physiques et notre modèle social ? D'abord, je pense que ça n'est pas efficace et que ça n'aura aucun effet dissuasif.

Et par ailleurs, moi je n'aime pas l'idée qui consiste à pointer la responsabilité du consommateur plutôt que pointer la responsabilité de Chine. Et je trouve d'ailleurs que il faut faire très attention à la manière dont on parle de ce sujet. J'ai vu un certain nombre de de reportages qui pointaient systématiquement la responsabilité des clients.

On parle parfois de gens qui ont des des tout petits revenus. Moi, je ne mettrai jamais en cause le client qui achète chez Chine. Le sujet, c'est pas le client, le sujet c'est les producteurs.

Le sujet, c'est un mode de production qui sacrifie le social et l'écologie. C'est ça le sujet pour pour répondre à Yan Bron arrive à la fin de cette émission. Est-ce qu'il faut responsabiliser tout le monde ?

Il y a pas de société dans lesquel responsabilités partielles. Tout le monde doit être responsable. C'est comme celui qui achète du protoxyde d'azote.

Je suis désolé. Et merci. Merci Philipp.

Derrière, c'est un coup pour la SQ et pour la souci. Merci Yan Brosa d'avoir participé à ce débat et on se retrouve la semaine prochaine, même lieu, même heure. Ciao ciao.

Budget de la Sécurité sociale : faut-il demander un effort aux Français ? — Philippe Vigier · Pourquijevote