Quels sont les soutiens d'Emmanuel Macron ?
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Temps de parole
- Présentateur27 %
- Présentateur 224 %
- Invité21 %
- Invité 216 %
- Auditeur5 %
- Auditeur 23 %
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Vous vous souvenez de l'époque des godillots, quand on accusait les députés marcheurs, ceux de la majorité présidentielle, d'avoir le doigt sur la couture du pantalon. On a l'impression que cette époque a 200 ans. Depuis, les marcheurs s'appellent ensemble pour la République. Ils sont très très loin de la majorité. Il n'y a d'ailleurs plus de majorité présidentielle depuis 2022 et personne n'a le doigt sur la couture du pantalon. Désormais, Emmanuel Macron, combien de divisions ?
Au lendemain de l'épisode calimitude du gouvernement Lecornu, à peine vu, déjà disparu, le premier, c'est Édouard Philippe, premier Premier ministre d'Emmanuel Macron, qui lâche la corde censée assurer, l'accorder, et réclame une présidentielle anticipée. Et puis, tout coucoué, Gabriel Attal, lui, c'est le quatrième Premier ministre, le deuxième du mandat de l'ère Macron 2. Et voilà que lui aussi tourne sèchement les talons. Je ne comprends plus les décisions, sans demander pour autant de démission. Est-ce que ça veut dire qu'Emmanuel Macron est devenu toxique pour le camp présidentiel ? Il faut s'en éloigner d'urgence pour avoir une chance au présidentiel.
Nous poserons la question, bien sûr, la presse étrangère, en tout cas depuis hier, est sévère, parfois cruelle, puisqu'on est beaucoup à avoir pris les Belges en exemple ces derniers temps, qui ont cherché leur gouvernement pendant plus de huit mois. On lit dans le soir, même la Belgique n'a pas osé, le chaos et l'irresponsabilité politique sont en train de torpiller la démocratie française. Nous avons inventé, dit le soir, le gouvernement interrupteur, ouvert, fermé. Pendant ce temps, les entretiens se poursuivent, mais Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau se sont vus séparément.
Bruno Retailleau, qui n'a pas participé à une réunion du socle commun, pendant que les Verts et LFI se sont vus, mais sans les socialistes qui ont vu leur troupe, mais sans LFI, le RN, lui, dit non. C'est là que nous en sommes au jour 2, donc le lendemain d'un gouvernement jamais installé. Théoriquement, on essaye encore, same player, shoot again, comme on dit aux flippers. Et quelque chose sortira peut-être de Matignon demain, soit c'est le cas, soit nous allons peut-être tous vérifier la validité de nos cartes électorales. C'est le Téléphone Son, soyez les bienvenus. Le Téléphone Son, 01-45-24-7000. Xavier, vous êtes à Lille et vous êtes le bienvenu. Bonsoir, Xavier.
Bonsoir. Donc, merci de prendre ma réflexion. Donc, voilà, moi, comme beaucoup, je déplore la situation dans laquelle le président a jeté notre pays. Je pense qu'il doit nommer un gouvernement, voilà, pour cohabiter. Donc, un gouvernement de gauche, c'est tout. Mais par contre, voilà, moi, je suis contre une démission. Parce que je me dis, dans le contexte mondial, dans le contexte géopolitique dans lequel on se trouve, qui d'autre pour défendre les intérêts de la France comme il le fait ? Je ne revoterai pas, certainement pas pour lui. Mais, voilà, moi, je suis satisfait de l'image qu'il renvoie de la France dans ses prises d'opposition à l'international.
Merci beaucoup. C'est assez important. Merci, Xavier. Merci pour cette entrée en matière et pour cette remarque, pour discuter ensemble jusqu'à 20h. Il y a Sosy Kéméner qui est avec nous. Bonsoir.
Bonsoir.
Vous êtes rédactrice en chef à la Tribune dimanche. Stéphane Zomslag est là. Bonsoir. Bonsoir. Directeur du département politique et opinion à l'Institut Ipsos. et puis Maxence Lambret qui dort ici depuis hier, chef du service politique de France Inter. Sosy Kéméner, est-ce qu'au fond, Xavier résume un peu ce qui reste aujourd'hui à Emmanuel Macron ? C'est effectivement son rôle sur la scène internationale. On ne peut pas enlever qu'il y est présent. Le dernier grand moment en date, c'était la reconnaissance de l'État de Palestine aux Nations Unies. Est-ce que c'est tout ce qui lui reste ?
C'est sûr. C'est très intéressant ce que dit votre auditeur parce qu'il reflète, c'est une forme de nuance qu'on entend assez peu finalement dans la bouche des politiques. Alors, effectivement, sur le plan international, Emmanuel Macron, je pense que personne ne pourra lui faire le reproche de ne pas avoir essayé tout ce qu'il pouvait pour le conflit en Ukraine, même si la France n'est pas évidemment au premier rang de ce conflit, pour la reconnaissance de l'État palestinien et avec un succès, c'est-à-dire avec d'autres pays qui ont embrayé le pas derrière la France.
Donc, effectivement, il y a eu un mouvement français sur le point international à New York et pendant ce temps-là, le pays s'enfonce dans une crise politique qui semble, et c'est d'ailleurs ce qu'a souligné souvent Sébastien Lecornu, même s'il n'a pas parlé beaucoup, il l'a beaucoup répété, en même temps, le pays, la crise politique, semble décorrélée des différentes crises internationales.
Et il n'arrive pas, le président de la République, à lier les deux, comme il avait réussi à le faire en 2022, ce qui avait permis d'ailleurs sa réélection en grande partie, mais il n'y avait pas eu de campagne électorale véritablement sur les sujets français, et c'est pour ça, sans doute, qu'on se retrouve aussi dans cette situation-là aujourd'hui.
Après, c'est intéressant, Stéphane Zumsteg, en effet, ce que dit Sozik-Kémener, parce que jusqu'à présent, on avait aussi l'impression qu'il pouvait y avoir une frontière finalement assez étanche, et que ce qui se passait dans le pays avait très peu d'influence sur l'Emmanuel Macron qu'on pouvait voir à l'extérieur. Là, quand on regarde, j'ai cité le soir tout à l'heure, mais si on se mettait à ouvrir la presse internationale, il y en a partout, là, on a l'impression que la frontière est devenue bien plus poreuse, en fait, entre celui de l'intérieur et celui de l'extérieur.
Oui, mais c'est la fin un petit peu de l'exception française, parce que vous avez raison de le souvenir à l'instant, Emmanuel Macron, il y a bien une chose que les Français lui ont toujours reconnue depuis 2017, mais jusqu'à aujourd'hui, quasiment aujourd'hui, c'est sa capacité à représenter la France, à faire peser la France sur la scène internationale et sur la scène européenne. Peu importe qu'il réussisse ou qu'il échoue, oui, il a essayé d'entretenir un certain dialogue avec Vladimir Poutine pour le ramener à la raison, ça n'a pas marché.
Il a essayé, durant le premier et le second mandat de Donald Trump, d'établir une relation particulière avec les États-Unis, avec Donald Trump, ça n'a pas fonctionné. Peu importe, au moins, dans ce contexte décliniste où les Français déplorent le poids de la France, qui est bien moindre qu'il y a 10, 20 ou il y a 50 ans, au moins, il est là pour faire parler de la France. Et ça, on l'a vu lors de la séquence diplomatique assez dense de ces derniers mois, ça lui a permis d'acheter du temps, quelque part.
Mais là, effectivement, on se retrouve dans une situation, dans un blocage encore plus grave que les précédents, d'autant plus que, et vous le soulignez à l'instant, la presse internationale et nos partenaires internationaux ne cessent de parler de ça. Là, il y a en plus un lien que font de plus en plus les Français entre le blocage politique et la situation économique qui va ou qui pourrait se dégrader. Ils n'y connaissent pas grand-chose au marché économique, mais quand des notes sont dégradées, ils se disent que ça aura une traduction concrète sur leur pouvoir d'achat à un moment donné, sur la situation économique.
Et là, ça rend la situation du président de la République de moins en moins tenable. Et surtout un lien, Maxence Lambrec, entre la crise et lui. Alors, est-ce que c'est trop cher payé, en fait ? Est-ce qu'il prend sur le dos des torts qui doivent être partagés ? Ou est-ce que, de fait, à un moment, c'est à lui que ça s'arrête, c'est à son bureau que ça s'arrête ? Donc oui, c'est lui qui plombe la situation aujourd'hui.
C'est sûr que vous l'entendez souvent, dire qu'il prend tous les seins sur l'épaule et qu'il est l'épicentre de la crise, alors qu'au fond, les députés eux-mêmes n'arrivent pas à s'entendre et les différents partis n'ont pas aidé. Michel Barnier est tombé, notamment à cause des LR et de Renaissance qui ne lui ont pas fait de cadeau. François Bayrou a voulu partir tout seul. Et dans la situation d'aujourd'hui, une fois de plus, le reproche qui est fait, c'est en gros son omniprésence, là, dans le gouvernement de Sébastien Lecornu, la place qu'il occupe dans toutes les négociations, la place qu'il occupe dans le maintien du fondamental économique.
Donc ça veut dire que c'est lui qui tient les totems, en fait. C'est ça que ça veut dire. Les totems, la fiscalité, la politique de l'offre, la réforme des retraites, c'est lui qui tient les totems. C'est ça que vous dites ?
Évidemment qu'il les tient, il ne cesse de répéter, et encore, j'étais avec lui à Copenhague lors du sommet européen la semaine dernière. On sent bien que c'est ce qu'il tient, en fait. C'est à la fois la scène européenne et son bilan économique. Et c'est les deux seules choses qu'il imagine laissées à la France demain. Donc, bien sûr qu'il continue de tenir. Et à Copenhague, c'était vraiment comme si de rien n'était. On le voyait avec les chefs d'État et de gouvernement agir exactement comme si tout allait bien en France et qu'il avait tous les pouvoirs.
Avant de retourner au standard, Soazie-Kéménère, quand on voit, cela dit, la manière dont il est traité, si j'ose dire, aujourd'hui, c'est-à-dire Édouard Philippe, première salve, et puis celle de Gabriel Attal, deuxième, est-ce que c'est un peu ce que j'évoquais tout à l'heure en lancement ? C'est-à-dire que cet homme est devenu toxique pour, au fond, sa majorité. Et en vue des présidentielles, parce qu'on ne va pas se cacher d'ailleurs notre petit doigt, c'est ça la perspective à la fois de Gabriel Attal, probablement, et celle d'Édouard Philippe, il faut s'éloigner de l'élément toxique. C'est ça que ça veut dire ou pas ?
Je pense qu'il y a un mouvement naturel auquel on assiste à la fin de chaque mandat, ou deuxième mandat, alors ce n'est pas arrivé souvent, mais en tout cas d'un président qui puisse se représenter, qui ne puisse pas se représenter. Souvenez-vous de la rupture de Nicolas Sarkozy avec Jacques Chirac, il fallait être différent pour pouvoir proposer une nouvelle offre. Donc ça, c'est du logique, et on s'y attendait à la fin du quinquennat. En revanche, on ne s'attendait pas à cette virulence de la part à la fois d'Édouard Philippe et de Gabriel Attal.
Gabriel Attal, je ne comprends plus le président, il est quand même à la tête des marcheurs, c'est-à-dire ceux qui sont allés littéralement faire du porte-à-porte au début, c'est ça l'histoire de ce parti, pour demander l'avis des Français, pour construire une offre politique différente. Je pense que ce qui se joue aussi, c'est est-ce que la parenthèse 2017-2027 va se refermer ou pas ? Est-ce que chacun va repartir dans son camp ? Est-ce qu'Édouard Philippe va redevenir avant tout un homme de droite ? Est-ce que Gabriel Attal va redevenir avant tout un homme de gauche ?
Et on voit bien, il a fait turbuler le système en 2017, Emmanuel Macron, et là, la question, c'est est-ce que ces sillons-là vont se reformer ? Et on voit bien, Édouard Philippe va essayer d'envoyer des signaux non seulement aux macronistes déçus, mais plutôt aux macronistes issus de la droite.
Et en ce qu'on va revenir, finalement, à un bon vieux clivage, on en parlait déjà hier, de droite-gauche, un peu plus, j'allais dire, un peu plus clair que ça l'a été ces dernières années. On va aller au standard, Isabelle. Je vous ai vu, je voudrais juste, au passage, vous donner quand même cette réaction d'Aurore Berger qui est donc au gouvernement des missionnaires, mais à qui on... Porte-parole. Porte-parole des missionnaires. Porte-parole des missionnaires, à qui on a évidemment posé la question à l'instant de la démission et qui répond, la question de la démission n'existe pas, fermez les guillemets. Bon, voilà, c'est tout ce que j'ai à vous soumettre pour l'instant.
Voici Isabelle qui est à Toulouse et qu'on écoute avec plaisir. Bonsoir Isabelle.
Définiment merci de cet espace de parole offert et j'espère que Rachida Dati ne vous coupera pas la parole. Allez-y Isabelle. Et du coup, ça va avec mon inquiétude, c'est-à-dire que je suis incroyablement inquiète et pessimiste. Je n'ai pas trop dans mon tempérament, mais je pense que la démocratie est en danger. Je ne trouve pas terrible. Le dernier songe d'âge met le Front National à 33%. On parle d'alliance du Front National. Alors, excusez-moi, je suis une ancienne, donc je dis encore Front National. Vous allez dire l'UMP aussi ? Voilà, avec l'UMP, enfin je ne sais même plus, avec le LR.
Voilà, je suis très inquiète parce que tout est prêt pour que le Front National passe, pour que le populisme n'arrête pas de grimper. Et puis, on est passé quand même, c'était le premier chiffre qu'annonçait Nicolas Demorand en janvier. On est au 27e rang des pays corrompus. Enfin, vous voyez, on a quitté le top 10 et on n'est même plus dans le top 20. Et on n'est pas loin de la 30e place. Enfin, voilà, du coup, je suis inquiète. J'entends votre inquiétude. Et pense que vous, journalistes, vous avez un sacré rôle à jouer.
Ben écoutez, on essaye, en tout cas. Et l'un des nôtres ici, c'est de créer du commun entre vous et nous. C'est ce qu'on est en train de faire, Isabelle. Merci beaucoup pour votre question. C'est pour vous, Stéphane Zumstek, M. le Sondeur, la question d'Isabelle. D'abord, un, sur son inquiétude et qui reflète de toute façon l'inquiétude d'une manière générale, de la manière dont la démocratie fonctionne dans ce moment-là. Pour ça, elle ressemble à beaucoup de Français, notre amie auditrice. Oui, bien sûr.
Mais les Français sont inquiets de la situation de manière générale, de la situation et donc du blocage politique, mais aussi de la dégradation des indicateurs économiques, de la situation internationale. Mais en ce qui concerne vraiment ce qui se passe en France aujourd'hui, à l'Assemblée nationale ou dans le monde politique, il y a ce sentiment d'incompréhension de ce qu'est devenu la classe politique. Évidemment qu'Emmanuel Macron est le principal responsable dans l'esprit des Français, mais la classe politique dans son ensemble est aussi jugée particulièrement responsable de cette situation.
Depuis quelques années, c'était très clair que les hommes et les femmes politiques n'étaient pas représentatifs des Français, ne tenaient pas compte des principales préoccupations des Français, étaient parfois corrompus, certes. Maintenant, il y a autre chose, c'est le sentiment d'impuissance et d'incapacité en fait de la classe politique. Il n'y arrive pas, c'est ce qu'ils nous disent dans les enquêtes, il n'y arrive pas, ce n'est pas si compliqué que ça dans l'esprit des Français de passer à un accord de gouvernement. On passe des arrangements, chacun négocie et ça devrait fonctionner. Ça ne marche pas.
Et ça, ça remet en question, comme vous le disiez, non pas uniquement le fonctionnement des institutions de la Ve République, on pourrait en parler, mais ça reste de la technique presque, quelque part. C'est un mode de scrutin et c'est une culture de la non-coalition dans la vie politique. Mais il y a aussi ce sentiment que finalement, la démocratie participative ne marche pas si bien que ça et que son fonctionnement en est vicié et donc il faudrait, pour une partie, en tout cas une minorité encore, mais pour une partie des Françaises et des Français, passer à autre chose.
Pas à l'abandon de la démocratie, mais en tout cas à plus d'autorité, à un vrai chef, davantage de pouvoir concentré dans moins de personnes. Ce n'est pas de la remise en cause de la démocratie, mais en tout cas, ce n'est pas la démocratie qui prend... Non mais c'est un désir. Ça parle d'un désir. Oui, c'est un désir et que finalement, la démocratie, parfois, quand ça ne fonctionne pas, il faudrait peut-être réfléchir. Ils ne veulent pas basculer dans le stalinisme ou dans le fascisme. Ce n'est évidemment pas ça. Mais malgré tout, on le voit bien. Il faut que ce soit tenu. C'est ça que vous dites.
Il faut que ce soit tenu parce que les hommes et les femmes politiques ne sont plus à la hauteur. En gros, c'est ça. Dans la deuxième partie de la question de notre auditrice, Sosy Kemener, il y avait qu'est-ce qui se passe entre LR et le Rassemblement National. Moi, j'ai l'impression qu'il y a deux temps dans la déclaration que le gouvernement, ce qu'il met sur la table, on en parlait déjà hier, c'est l'immigration, c'est trop de... L'assistanat. Exactement. Merci beaucoup. C'était l'assistanat. Là, on voit que c'est de l'autre côté, du côté du Rassemblement National qui semble avoir une main tendue.
Donc, est-ce qu'on est à deux doigts de ça, en fait, cette fameuse union des droites qui est un peu appelée de toutes parts et qui se fait, pour l'instant, pas vraiment ?
Alors, il y a déjà ceux qui sont partis, c'est-à-dire l'UDR maintenant, c'est-à-dire les proches, qui sont déjà allées rejoindre Marine Le Pen. Ceux qui devaient partir, les premiers, sont déjà partis lors des précédentes élections législatives, lors des dernières élections législatives. Après, ce qui est sûr, c'est que si on était dans un cas de dissolution avec le RN qui est proche de la majorité absolue, il y aurait effectivement des députés LR qui feraient ce déplacement-là. Mais on n'en est pas là pour l'instant. Poneur-Retaille, on n'est pas un partisan de l'union des droites. C'est important de le signaler.
Alors, Jordan Bardella, sent que les LR soient un peu perdus, les électeurs LR, les cadres. Donc, c'est pour ça, ce matin, qu'il fait cette main tendue. Mais, pour l'instant, il n'y a pas de réponse en ce sens des côtés des LR, en tout cas du côté de la direction des LR.
Donc, du côté Wauquiez, mais pas du côté Retailleau. Est-ce que c'est ça que vous êtes en train de nous dire ?
Non, je ne dis pas ça. Vraiment, du côté de certains... Jordan Bardella cible certains cadres LR. En revanche, point de vue direction, qu'il s'agisse de la direction du groupe ou de la direction du parti, pour l'instant, il n'en est pas question. Maxence ? Non, mais c'est au cas par cas et on verra évidemment sans doute d'anciens députés LR et d'anciens candidats LR rejoindre le RN s'il y a des législatives demain. D'ailleurs, le RN a déjà réservé des circonscriptions pour eux. Une quarantaine de circonscriptions n'ont pas encore été attribuées et certaines le seront sans doute à ceux qui feront offre de service et ils seront évidemment accueillis à bras ouverts.
Après, ça se passera quand le mur sera devant eux. C'est-à-dire que si le RN remporte 240 sièges, bien sûr que la question se posera et tout le monde s'y prépare. Évidemment qu'il y a une partie des LR qui sans doute sont tentées par cette aventure RN. Bien sûr. Il y a quand même la question du programme économique du RN parce qu'évidemment là, on ne les regarde pas eux puisque ne sont pas au pouvoir mais ils sont d'accord sur rien.
C'est-à-dire qu'il y a la ligne de Marine Le Pen qui est plus sur une ligne souverainiste et on a de l'autre côté Jordan Bardella qui fait plutôt de l'œil aux petits patrons, aux artisans et qui essaie d'avoir une ligne on va dire plus libérale, plus siotiste en tout cas. Donc la question, souvent quand on posait la question, d'ailleurs j'ai eu l'occasion de poser il y a quelques années la question à Laurent Wauquiez, qu'est-ce qui vous différencie profondément, profondément du RN ? Et déjà à l'époque ils disaient l'économie, on n'est pas d'accord. Donc il y a quand même toutes ces questions-là à régler qui ne sont pas rien à l'approche d'une présidentielle.
Après pour, peut-être en finir, on verra avec les questions avec LR et notamment Bruno Retailleau, il y a deux choses que j'aimerais pouvoir éclairer. Hier c'est lui qui part, alors avec le prétexte Bruno Le Maire, enfin en tout cas on sent bien que c'est lui qui veut s'éloigner et puis là on sent bien qu'il revient sans revenir mais enfin c'est même lui qui prononce le mot d'un gouvernement de cohabitation. C'est d'ailleurs intéressant de voir ce que ça veut dire gouvernement de cohabitation quand on parle de LR, quand on voit la gauche on voit à peu près ce que ça peut vouloir dire pour LR c'est déjà un peu plus compliqué.
Donc en fait on a du mal à comprendre où il se situe Stéphane Zumstack. Moi je trouve que les messages envoyés par Bruno Retailleau sont particulièrement flous depuis quelques jours. Très bien, on apprend qu'on lui aurait caché l'arrivée de Bruno Le Maire au poste de ministre des armées donc il est fou de rage et il décide finalement de ne pas participer à ce que les LR envisagent en tout cas de quitter ce gouvernement. Bon, le scalp de Bruno Le Maire ils l'ont eu. Il est parti. Il ne reste pas. Je me casse. Vous en parliez tout à l'heure. Oui absolument. On l'entendait sur cette antenne.
Et là maintenant alors qu'a priori il y a encore trois jours il était une partie intégrante du socle commun il part d'un gouvernement de cohabitation. Donc d'un coup en dépit de cette petite victoire symbolique concernant Bruno Le Maire il se met dans la cohabitation.
En gros, très clairement moi je pense que là on est dans la pure tactique tout le monde chez LR en tout cas et à mon avis pas uniquement chez LR se disait que la chute de Le Cornu était inévitable et donc que des élections législatives anticipées sont fort probables pas certaines mais fort probables l'idée c'était de se dire il ne faut pas qu'on soit à ce moment-là au moment de la dissolution au moment de l'élection dans ce gouvernement de socle commun parce que nous serons emportés dans la chute nous serons emportés dans le gouffre avec la Macronie.
Donc je pense que c'est une question de timing je ne suis pas persuadé qu'en termes d'image les LR et notamment Bruno Retailleau en sortent particulièrement grandi parce que lui rêvait d'un moment fondateur d'un acte fondateur quand au début de l'année prochaine les municipales d'une vraie rupture et ça n'a pas pu se faire pour construire son destin présidentiel et je trouve qu'il trouve un argument un peu facile et un peu pas fallacieux mais qui n'était pas à la hauteur de son destin.
Maxence Lambrec avant de rejoindre Jacques qui nous attend on standard juste une chose pardon pour la question naïve mais bien assumée est-ce que vous pouvez me définir le socle commun au moment où on se parle là à 19h42 le mardi ?
Merci Fabienne le socle commun ça a toujours été Horizon, Modem, LR et EPR et le groupe Renaissance après personne ne se fait d'illusion chacun chacun sent bien que s'il y a des législatives il faudra un pacte de non-agression entre ces quatre parties-là ils ne peuvent pas partir dans toutes les circonscriptions chacun avec leur drapeau ils vont évidemment disparaître du paysage complètement personne ne sera au second tour dans ces conditions donc ils savent très bien qu'ils vont devoir discuter ils discutent à vrai dire déjà en fait de la potentielle dissolution et pour l'instant ils en sont sur les accords de principe bah oui on ne va pas s'affronter tous partout les uns les autres sinon on va mourir donc il y a cet accord qui est en train de se dessiner après là dans les discussions autour de Sébastien Lecornu personne ne s'imagine enfin personne n'imagine vraiment que les discussions du moment aboutissent donc ils ne se projettent pas sur un nouveau gouvernement au socle commun
Alors on va revenir à ce qu'on peut en faire de ce socle commun mais Jacques nous attend depuis un bout de temps et je voudrais qu'on l'écoute bonsoir Jacques
bonsoir
on vous écoute
je trouve que c'est un peu facile de faire jouer au président Macron le rôle de bouc émissaire c'est à cause de lui que tous les problèmes actuels le marasme actuel existe moi je considère plutôt que ce sont les partis extrêmes LFI et puis le Rassemblement National pour ne pas les nommer qui sont plutôt responsables de la situation actuelle en refusant de négocier en se cramponnant sur leur position leurs revendications sans prendre vraiment en considération l'intérêt général du pays et ça pour des raisons électoralistes ça je trouve que c'est vraiment redraillable
Jacques merci beaucoup pour cette remarque Soisic-Keménère au fond ce que j'entends chez nos auditeurs Jacques n'est pas le premier c'est que certes il y a la figure du chef de l'état mais au fond tout ça a servi de révélateur à beaucoup de choses qui étaient un peu sous le tapis ces derniers temps et là parce qu'on s'approche d'une potentielle présidentielle on va rentrer en campagne pouf on a l'impression que tout est au grand jour
Alors côté la France insoumise c'était au grand jour depuis longtemps c'est à dire que souvenez-vous c'est déjà l'été dernier que Jean-Luc Mélenchon annonce qu'il va mettre en route une procédure de destitution c'est vrai c'est encore le cas aujourd'hui ça a très très peu de chances d'aboutir mais c'est une manière quand même d'essayer de fragiliser le président de la république en revanche pour Marine Le Pen alors il y a eu plusieurs étapes mais en tout cas le dernier changement dernière volte-face c'était cet été quand elle décide tout d'un coup de passer en mode censure à tout prix c'est à dire que censure à tout prix de François Bayrou les cadres RN le racontent ils rentrent de vacances et là on comprend que les remontées de terrain auprès des députés ont été tellement fortes en disant on ne veut plus les électeurs RN on ne veut plus d'Emmanuel Macron que Marine Le Pen se dit qu'il faut qu'elle porte ce message là d'ailleurs regardez aujourd'hui Marine Le Pen ne parle plus du tout de la situation politique actuelle c'est plus son sujet elle le dit même on allait jusqu'au bout du chemin maintenant il faut une dissolution une démission immédiatement alors qu'auparavant elle essayait de par moment on sait bien que c'est elle aussi qui avait contribué à faire chuter Michel Barnier mais elle essayait d'avoir cet habit de respectabilité en tout cas de porter la stabilité d'être la raisonnable enfin l'essayer d'être la raisonnable dans la pièce
puisqu'on était dans le socle pardon vous vouliez ajouter quelque chose
moi je trouve que Jacques et Xavier qui nous ont appelé ce soir montrent bien que bien sûr qu'il y a un socle électoral autour d'Emmanuel Macron qui existe toujours on aurait tendance à croire que le RN ne cesse de progresser chaque jour on a l'impression qu'il gagne un point chaque jour mais non il ne gagne pas un point chaque jour les sondages à 33% ils en ont déjà eu
vous pensez que 33% c'est un ticket ?
non je pense que non ce n'est pas du tout ce n'est pas c'est pas forcément le score de demain et surtout moi qui ai bien suivi Marine Le Pen en 2017 par exemple 30% c'était le score de départ des premiers sondages de la présidentielle et évidemment elle a terminé bien plus bas et donc non mais je constate juste que oui la progression du RN n'est ni inéluctable ni si si puissante au quotidien je pense que chaque jour un électeur moderne ne bascule pas du côté RN en se disant tous pourris et finalement Emmanuel Macron est un incapable et il n'y a que le RN qui sera une force d'alternance
est-ce que parce que je vous écoute là tous les trois j'ai l'impression que il peut se passer n'importe quoi de toute façon il n'y aura pas de réponse demain mercredi alors qu'on aura on sera au bout des 48 heures et il n'y aura pas de nouvelle tentative de Premier ministre Soazic Kemener vous le croyez ça ou pas est-ce que l'idée parce que ça a été beaucoup quand même secoué depuis hier l'idée d'un Premier ministre de gauche quel qu'il soit et d'un centre commun en un morceau ou en deux morceaux qui signerait ou qui dirait ou qui donnerait un accord de non-censure est-ce que c'est hors de la table ou pas ?
Je pense pas je pense qu'il faut raisonner par raisonner par l'inverse c'est-à-dire qu'on voit bien quand Emmanuel Macron dit s'il ne trouve pas un accord je prendrai mes responsabilités il dit à tous vous avez 48 heures pour éviter la dissolution donc avec un résultat alors on verra ce qu'il en est on sait où en sont les sondages en tout cas vous avez raison de souligner qu'entre les sondages du RN et les élections on a souvent un écart important mais en tout cas là les sondages alors les sondages sur les initiatives c'est très compliqué mais ça donne en tout cas un large avantage on peut dire au RN sans s'avancer sur le nombre de sièges parce que c'est quasiment c'est très très compliqué à faire vous le direz mieux que moi et donc il leur dit Emmanuel Macron trouver une solution sinon grande force au RN c'est le risque donc je pense que dans ces circonstances-là souvent on a eu des réponses politiques importantes regarder ce qui s'était passé en 2024 ce sursaut du second tour qui fait qu'on n'a pas eu les résultats du tout donc c'est ce qu'espère obtenir Emmanuel Macron et donc dans ce qu'on comprend venant de l'Elysée on comprend qu'il espère encore avoir un nouveau Premier ministre qui puisse mener à bien une solution politique quelle qu'elle soit pour ne pas recourir à la dissolution mais n'empêche qu'il se part à toute éventualité on ne sait pas ce qu'il en est de ce qu'il a été dit lors du à la rencontre qu'il a eu aujourd'hui avec Gérard Larcher président du signal Yael Brown-Pivet Yael Brown-Pivet présidente de l'Assemblée mais en général quand on les reçoit c'est pour évoquer toutes les hypothèses institutionnelles c'est pour juste augmenter la pression c'est un signal pour leur dire et pour dire à tous les autres regardez je consulte déjà et je reçois cette fois-ci dans les termes et officiellement physiquement l'un après l'autre Yael Brown-Pivet et Gérard Larcher pour dire aux partis politiques vous voyez tout est prêt et je n'ai plus qu'à appuyer sur le bouton
Stéphane Zumstag est au retour de nos standards Oui ce qui complique quand même encore plus qu'auparavant l'équation et pour Sébastien Lecornu évidemment pour Emmanuel Macron c'est qu'on a assisté quand même ces dernières semaines ou ces derniers mois alors il y a eu des mesures d'opinion les enquêtes d'opinion il y a aussi des élections législatives partielles qui ont eu lieu il faut toujours être prudent il y a une forte abstention mais qu'est-ce qu'on constate il y a quand même un rééquilibrage entre la droite LR et la Macronie dans des enquêtes d'opinion d'une part et dans des élections législatives partielles où la droite a ravi un certain nombre de sièges le parti socialiste ou le centre-gauche ou la social-démocratie que ce soit le parti socialiste que ce soit Raphaël Bluxman dans les intentions de votre présidentielle sont dans une situation plus favorable aujourd'hui que les insoumis et Jean-Luc Mélenchon ce que je veux dire par là c'est que s'il y avait des élections législatives la semaine prochaine évidemment je serais incapable comme vous de faire une projection siège mais je pense que le PS et les LR en sortiraient renforcés en nombre de sièges et la conséquence là où je veux en arriver c'est qu'aujourd'hui et c'est en ça que l'équation est très compliquée pour le président de la République le PS comme les LR n'ont plus peur d'une dissolution ils ne la réclament pas forcément ce sont des partis de gouvernement ils essayent de trouver une solution mais ils n'en ont pas peur parce qu'ils ne seraient pas ils n'en sortiraient pas à l'aminer alors qu'en l'occurrence la Macronie en sortirait à l'aminer donc ça c'est aussi quelque chose qui pèse qui pèse sur le couple exécutif ils n'ont plus peur ils ont très longtemps été tétanisés peur de l'effacement effacement par les insoumis effacement par le Rassemblement National pour la droite mais ce n'est plus le cas et ça c'est un élément important assez récent Bahïja, bonsoir
Oui, bonsoir On vous écoute Merci Merci de la qualité de vos émissions C'est un plaisir de réécouter Je ne réécoute France Inter qu'à partir de 18h depuis la rentrée Deux petites observations Une question Moi ça me va Allez-y La première observation je suis d'origine immigrée ça suffit de parler de l'immigration il faut que les français se rappellent que le solde démographique est négatif et que sans l'arrivée de l'immigration aujourd'hui demain et après-demain ça va poser des problèmes pour notamment les dispositifs les droits sociaux etc.
L'immigration vient travailler cotiser payer des impôts et permettre aux français de pouvoir encore percevoir les retraites pleinement chaque mois Deuxième observation je voulais savoir je voulais savoir si enfin aujourd'hui on va se rendre compte que la cinquième république est finie je ne suis pas d'accord avec un de vos intervenants si Emmanuel Macron avait respecté les résultats des élections législatives et nommé un membre du NFP au gouvernement il ne se serait pas passé pire qu'aujourd'hui pas pire et ma question est est-ce qu'on peut nous expliquer comment se fait-il qu'au sein de la cinquième république avec la constitution de 58 un ministre nommé par un premier ministre qui est en charge de la nomination de son équipe gouvernementale aurait un droit de veto sur les collègues de travail on ne le voit nulle part dans une entreprise comment fait-il aujourd'hui monsieur Rotaillot se permet de choisir le casting alors qu'il n'est pas le premier ministre c'est bien la cinquième république qui est en bout de course
merci Bayja pour cette remarque je ne sais pas si c'est la cinquième république qui empêcherait ou qui empêche ou pas Soazic-Kéménère de dire du mal d'un collègue de travail comme dit notre ami Bayja mais la question de l'épuisement de la cinquième en fait de l'épuisement de ce régime ultra présidentiel elle revient à chaque fois elle reviendra demain et après demain il faudra peut-être mettre les mains dans ce cambouis-là un moment ou pas ?
Pour l'instant tous les instruments n'ont pas encore été utilisés par le président de la république c'est-à-dire que alors effectivement il a dissous il n'a pas fait de référendum par exemple ça ça peut encore être une possibilité même si on imagine même qu'il fasse ça en ce moment mais il n'a pas tout essayé de la cinquième et pour l'instant elle résiste alors là effectivement dans cette configuration précise c'est-à-dire une absence de majorité à l'assemblée on avait connu la cohabitation c'est-à-dire la majorité nette contre le président de la république finalement ça s'était plutôt bien déroulé d'ailleurs c'est une période que les français avaient adoré c'est ce que disent souvent les historiens c'est que c'était un moment ils trouvaient qu'il y avait une forme d'équilibre là on pouvait penser qu'il y avait une forme d'équilibre au parlement après les résultats qui ressemblaient un résultat d'élection à la proportionnelle en 2024 et de cet équilibre voulu par les français est né un grand déséquilibre politique donc il manque peut-être l'instrument pour réussir à faire face à la tripartition c'est en ça peut-être que la cinquième devrait évoluer
Stéphane Zumstag sur effectivement la cinquième la sixième on voit bien que les opinions là aussi sont en train de pousser dans ce sens mais je voudrais revenir à ce que dit Soazic-Keméner en effet on a l'impression peut-être en 2022 que le message envoyé par les électeurs c'était redonnez-nous une forme de cohabitation on a adoré ça il faut arriver à se remettre dedans est-ce que si d'aventure parce que c'est le mot qu'on recommence à utiliser si d'aventure il y a une solution qui consisterait à prendre un premier ministre de gauche est-ce qu'on se retrouve à nouveau dans une forme de cohabitation telle qu'on l'inconnu susceptible peut-être de faire redescendre la tension à votre avis je parle de la tension de l'opinion bien sûr la tension de l'opinion le problème c'est qu'il y a des opinions il n'y a pas une opposition de majorité il y a des oppositions je pense vous ne le saviez pas je vous l'apprends mais voilà évidemment quand un insoumis ou un électeur de gauche quelle qu'en soit la formation politique dont on se sent le plus proche ou quelqu'un du Rassemblement National et des LR on n'a rien à voir ils ne se ressemblent pas ils n'ont pas les mêmes attentes ils n'ont même pas la même perception de ce que doit être un chef de parti ou un chef d'état après est-ce qu'il y a une nostalgie d'une période plus équilibrée c'est vrai que la période notamment de cohabitation Jospin-Chirac 1997-2002 avait été assez apaisée ça s'était très mal fini à la présidentielle mais il y avait une certaine harmonie je ne sais pas mais les choses se passaient bien mais peut-être que ça nous ramène pardon de vous interrompre à la question de notre premier auditeur en fait parce que dans cette configuration-là Emmanuel Macron continue de s'occuper de ce qui se passe à l'extérieur effectivement et d'être la voix de la France à l'extérieur donc de ce point de vue-là vraisemblablement les électeurs n'ont pas grand-chose à dire et puis à l'intérieur il se passe autre chose ça renvoie à autre chose alors à quoi sert à quoi sert une élection présidentielle parce que si c'est pour représenter la France à l'international ce sera peut-être un petit peu léger voilà il ne faut pas oublier aussi une chose c'est que les Français le régime enfin nous ne sommes pas dans un régime présidentiel en soi le président un régime un peu mixte avec le président qui a des pouvoirs bien plus importants que dans d'autres états européens que chez nos voisins ça c'est la principale réalité mais ce qu'ils veulent ils veulent quand même un chaff un chaff ou une chaff l'équation personnelle l'expression là encore éculée une élection présidentielle c'est la rencontre entre un homme et les Français ça marche encore vous votez pour une incarnation quand vous votez pour Nicolas Sarkozy vous ne votez pas pour n'importe qui quand vous votez pour Emmanuel Macron en 2017 c'est aussi la même chose c'est des gens qui sont porteurs d'un message qui ont un certain charisme qui font des choix plus ou moins radicaux mais on est fier quelque part d'avoir une incarnation et on se range quand même une grande partie de l'électorat en tout cas se range derrière quelqu'un qui incarne ses valeurs mais qui a vraiment du charisme et de l'autorité c'est la même chose avec les insoumis et Jean-Luc Mélenchon donc il faut un fort caractère pour devenir à mon sens en tout cas président de la république ça n'a pas toujours été le cas mais c'est un vrai problème mais pour en finir avec votre question il y avait peut-être cette nostalgie mais ce que l'on reproche à Emmanuel Macron avec ses élections législatives non anticipées les normales de 2022 qui se passent plutôt mal pour lui qui sont décevantes puisqu'il ne disposera pas de la majorité absolue à l'Assemblée nationale c'est qu'en fait il y a le sentiment qu'on est en droit de refuser les pleins pouvoirs à un président de la république alors pas au sens constitutionnel mais regardez la réforme des retraites Emmanuel Macron il a été réélu assez brillamment en 2022 17 points d'avance sur Marine Le Pen il dispose d'une majorité relative mais puissante à l'Assemblée nationale et quand Elisabeth Borne va présenter le projet de réforme de la retraite là c'est une levée de boucliers de boucliers pardon en disant c'est injuste pour qui se prend-il de quel droit fait-il ça jusqu'à présent c'est comme ça qu'ont gouverné les français et ça c'est fini quand vous allez à l'encontre de la majorité de la population il y a ce sentiment qu'en fait il va trop loin et que soit il faut le destituer soit il faut le faire partir soit il faut dissoudre et ça c'est assez nouveau avant vous aviez la majorité vous faisiez pas forcément ce que vous vouliez mais en tout cas vous pouviez faire passer en force très rapidement des réformes c'est plus le cas aujourd'hui ça vaut pour Macron ça vaudra pour ses successeurs on a Boris qui s'amuse sur Whatsapp et qui nous dit bon découvrir que le pays marche même sans gouvernement et aussi au fond sans président et après tout effectivement le monde ne s'est pas écroulé quand on a commencé cette émission Maxence Lambrec la question était de savoir si où était la responsabilité ou pas d'Emmanuel Macron mais surtout qui il y avait autour de lui qui il y a encore autour de lui très sincèrement les amis d'Emmanuel Macron aujourd'hui ce circuit il peut compter c'est qui ?
il n'y a quasiment plus personne il ne faut pas se leurrer il n'y a plus personne pour porter sa parole aujourd'hui dans les médias et quasiment plus personne n'ose s'exposer et dire je défends toutes les décisions du président du matin au soir autour de lui physiquement il n'y a que son son cercle proche de l'Elysée mais l'Elysée est plutôt une forteresse et il n'a pas il n'a pas de parti politique son parti présidentiel n'est plus le sien et Gabriel Attal fait tout pour que la distance soit de plus en plus grande au fil des jours donc non il n'a quasiment plus personne à l'Assemblée il n'a quasiment plus de relais ils ont tous été tellement traumatisés par la dissolution ils se sentent rescapés mais ils ont l'impression de rien de voir à Emmanuel Macron puisqu'ils ont été réélus malgré lui malgré sa décision donc l'entourage d'Emmanuel Macron est très faible et même ses anciens ministres je lisais tout à l'heure un portrait d'Olivier Véran par exemple qui a quand même été l'un des l'un des porte-paroles l'un des l'un de ses ministres les plus proches il n'y a plus aucun contact il n'y a plus aucun vessage il n'y a plus rien entre ces deux hommes qui ont passé des années très intenses ensemble et Emmanuel Macron a toujours eu du mal à dire aux gens que c'était fini donc souvent c'est par étapes successives d'éloignement et puis il n'y a jamais vraiment de rupture et au fond c'est aussi comme ça qu'autour de lui le vide s'est fait parce qu'il n'a pas forcément traité chacun comme il l'attendait
et décider beaucoup de choses tout seul effectivement et donc puisqu'il décide tout seul c'est ce que fait qu'Edouard Philippe
aujourd'hui il va très fort
est-ce qu'on reparlera de ces questions ? non jamais mais t'avis que peut-être voici la question des petits bateaux de ce soir c'est celle d'Héloïse qui a 7 ans pourquoi le sucre est bon et pas bon pour la santé ? allez réponse dans 3 minutes merci