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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 1 septembre 2025 31 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileBudget & impôts

Sébastien Chenu : "Nous ne laisserons jamais un Premier ministre LFI ou PS ruiner le pays !" (BFMTV)

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 50 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteÉludée

    Si François Bayrou tombe, c'est le risque du chaos, les forces qui volent le chaos.

  • 0:10FerméeRéponse partielle

    C'est vous dont il parle ?

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Pour vous, ce soir, après cette prise de parole du Premier ministre, votre position est irrévocable ?

  • 1:40ComplaisanteRéponse directe

    Il a adressé des messages malgré tout.

  • 2:01RelanceRéponse directe

    Lorsque nous avons censuré Michel Barnier, qu'est-ce qui peut bénéficier aux Français ?

  • 2:53OuverteÉludée

    Est-ce que ce n'est pas une main tendue pour le Rassemblement national ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:49PrésentateurChiffre
    « Il y a 20 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. »
  • 2:52PrésentateurFait
    « Il y a zéro réforme. »
  • 4:56PrésentateurFait
    « C'est s'attaquer au coût de l'immigration. »
  • 4:57PrésentateurFait
    « C'est s'attaquer au coût de la contribution de l'Union Européenne. »
  • 5:15PrésentateurFait
    « Depuis 40 ans, c'est plutôt une politique qui est la même à des différences de degrés, mais pas de nature. »
  • 11:00PrésentateurChiffre
    « Il y a 31 milliards d'euros si je prends des propositions ou de LFI ou du Parti Socialiste. »
  • 11:10PrésentateurChiffre
    « 15 milliards sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. »
  • 17:17Locuteur non identifiéFait
    « Le risque est imminent si on ne fait rien. »
  • 17:56Locuteur non identifiéFait
    « Les déficits publics ont augmenté. »
  • 18:50Locuteur non identifiéFait
    « Nous avons des records de faillites d'entreprises aujourd'hui en France. »
  • 29:56Locuteur non identifiéFait
    « la situation de la France est terrible »
  • 30:00Locuteur non identifiéFait
    « on demande une dissolution parce qu'à un moment chacun doit prendre ses responsabilités »
  • 30:01Locuteur non identifiéPromesse
    « nous on est prêt à gouverner, on veut gouverner »
  • 30:02Locuteur non identifiéFait
    « on a des propositions économiques »
  • 30:07Locuteur non identifiéPromesse
    « on demande aux Français de nous donner une majorité pour le faire »
  • 30:09Locuteur non identifiéFait
    « dans ce pays on ne peut gouverner qu'avec une majorité »
  • 30:13Locuteur non identifiéFait
    « s'il manque 5 députés c'est pas pareil que s'il en manque 100 »
  • 30:24Locuteur non identifiéChiffre
    « un sondage à rentrer ce matin que vous seriez nettement en tête avec 31,31,5% des voix »

Temps de parole

  • Présentateur47 %
  • Locuteur non identifié11 %
  • Présentateur 27 %
  • Invité7 %
  • Présentateur 36 %
  • Invité 26 %
  • Présentateur 46 %
  • Invité 35 %
  • Invité 44 %

2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, député RN, nous a rejoint. Bonsoir, merci d'être avec nous. Si François Bayrou tombe, c'est le risque du chaos, les forces qui volent le chaos. C'est vous dont il parle ? Non, je ne crois pas du tout, mais le chaos c'est maintenant, c'est ce qui se passe maintenant. C'est M. Bayrou qui provoque un chaos politique avec ce vote de confiance, tout comme la dissolution avec les magouilles et les désistements qui l'ont suivi ont provoqué la situation politique chaotique dans tous les cas que nous connaissons.

Donc, ce n'est pas la peine d'essayer d'affoler les Français, d'affoler d'ailleurs aussi finalement quelque part les marchés financiers. Il y aura un après François Bayrou, tout le monde le sait. Donc pour vous, ce soir, après cette prise de parole du Premier ministre, votre position, comme le disait Olivier Faure ce midi sur BFMTV, malgré cette prise de parole, votre position est irrévocable ? Mais qu'est-ce qui pourrait nous faire changer ? Rien du tout, c'est la même logique. Un jour férié de supprimer en moins. La baisse de la contribution de la France à l'Union Européenne ? Non mais on n'est pas des marchands de tapis. C'est dans votre tête.

Si vous permettez, il y a des logiques politiques. La logique politique de François Bayrou, que je comprends, c'est la même que celle qu'il poursuit depuis 50 ans, qu'il fait de la politique en France. C'est une politique plutôt libérale, plutôt européiste, qui ne touche pas au tabou de l'immigration. Et d'après ce que je comprends, il ne compte pas, d'ailleurs il l'avait dit chez vos confrères lorsqu'il a indiqué qu'il engageait ce vote sur la confiance, il avait dit « je garderai la même logique et la même cohérence ». Donc cette logique et cette cohérence politique qui lui appartient, qu'il partage avec Emmanuel Macron, nous n'y souscrivons pas.

Donc on ne va pas se mettre à voter aujourd'hui la confiance à quelqu'un en qui nous n'avons pas confiance, ce n'est pas par rapport à l'homme. – Il a adressé des messages malgré tout. – Et ça signifie que vous l'auriez fait en octobre, ou en novembre, ou en décembre, comme vous l'avez fait pour Michel Marni la dernière. Finalement, aucun des gouvernements qui aurait pu composer avec une majorité centrale, de toute façon, n'aurait eu votre assentiment. C'est ça que vous vous pensez sur ce choix. – Non mais c'est sûr, on est dans l'opposition. On n'est pas d'accord avec cette logique politique-là. – Dans l'opposition et dans le renversement. – Non, non, laissez-moi pouvoir en placer une.

Lorsque nous avons censuré… – Non, c'est trois déjà, c'est trois. – Allez-y, allez-y. – Normalement, si je suis invité, c'est pour pouvoir dire tout le monde. – Oui, allez-y, mais il ne faut pas jouer quand même au chat. – Quand on a censuré Michel Barnier, on s'est posé une question. Qu'est-ce qui peut bénéficier aux Français ? Qu'est-ce qu'on peut empêcher qu'il puisse abîmer le pouvoir d'achat des Français ? On a censuré Michel Barnier parce qu'il voulait désindexer les retraites principalement. C'était la grosse ligne rouge sur laquelle il n'est pas revenu. Et donc, on l'a empêché de poursuivre. François Béroud est arrivé. On lui a laissé construire un budget.

On lui a laissé, d'ailleurs, ça nous a été reproché par la gauche souvent de dire « vous n'avez pas censuré François Béroud ». On l'a laissé avancer pour voir jusqu'où il allait aller. Jusqu'où il va, c'est finalement la continuité des politiques que nous connaissons et qui, il faut bien le voir, il n'y a aucune réforme dans ce que propose François Béroud. Il y a 20 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. Il y a zéro réforme. – L'ouverture sur l'immigration. – Il a parlé de l'immigration ce soir, Marc. La question lui a été posée. Est-ce que ce n'est pas une main tendue pour le Rassemblement national ? – C'est quoi l'ouverture sur l'immigration ?

C'est quoi la proposition qui revoit l'immigration ? – Régulation des entres, régulation des entres, régulation des entres, régulation des entres, la contribution à l'Union européenne, revoir certaines sommes aussi qui sont allouées à l'immigration. Mais vous en saurez plus cette semaine. Ce n'est pas nous qui allons vous l'apprendre. C'est la négociation politique qui commence. En tout cas pour vous ce soir, c'est non. – Non, c'est non parce qu'en fait, je pense qu'il faut changer de politique. Et pour changer de politique, il faut changer… Enfin, il faut une majorité. C'est-à-dire qu'il faut une dissolution. Il faut que les Français donnent une majorité et qu'il leur appartiendra désigner.

– Mais Sébastien Cheney, il ne s'agit pas de jouer la présidentielle le 8 septembre. Il ne s'agit pas non plus de jouer les législatives le 8 septembre. Il s'agit de trouver un compromis pour essayer de tenir quelques mois et pour tenir le calendrier des échéances normales. Et tous les partis gagneront à avoir des élections qui se déroulent selon un calendrier et qui permettra d'avoir un débat pour avoir un vrai débat. Vous savez qu'une élection présidentielle anticipée, c'est à peine 40 jours de débat. Vous serez tous en train de dire « Ah, on n'a pas eu le temps de présenter nos récordes. » Donc là, l'idée, c'est de présenter un compromis.

Vous vous présentez depuis quand même quelques années, notamment depuis les législatives 2024, comme un parti en quête de respectabilité, ayant conscience de la gravité des problèmes. Et là, finalement, vous allez les 133 députés du RN refusant le compromis qui n'est pas un blanc-seing donné à Emmanuel Macron et à François Béroud. C'est juste de voir un budget pour avancer de quelques mois avant 27. Et au passage, il va même vous rendre un peu service. Pourquoi vous n'acceptez pas ce compromis ? Monsieur, je dis, la politique, c'est des idées. C'est une vision des choses. C'est pas chercher forcément des consensus ou des compromis.

C'est avoir une vision pour notre pays et mettre en fonction de cette vision les moyens qui permettent d'atteindre les objectifs qu'on se définit. Les objectifs qu'on a, nous, c'est quoi ? C'est évidemment rembourser la dette. Ça, ça fait partie des objectifs. Pas seulement. Alors, rembourser la dette, on l'a dit, c'est s'attaquer évidemment aux dépenses toxiques de l'État, c'est s'attaquer au coût de l'immigration, c'est s'attaquer au coût de la contribution de l'Union Européenne. c'est aussi créer de la croissance. Or, cette politique proposée par François Béroux, elle ne résout rien. Mais il n'y a pas de... Non, pas du tout. C'est ici, parce que tout le monde dit la même chose.

Non, mais monsieur Convendit, on vous propose une autre politique. On propose un autre chemin politique qui n'a jamais été tenté dans le pays. Parce que depuis 40 ans, c'est plutôt une politique qui est la même à des différences de degrés, mais pas de nature. Sans Matignon, vous ne participez pas à la politique du pays. C'est ce que vous dites aux Français. Évidemment, nous sommes dans l'opposition, madame. Oui, mais être dans l'opposition, ça peut être justement faire voter un budget pour ne pas être en loi de finance spéciale, pour ne pas reconduire, pour ne pas créer à la France le risque. Ça ne marche plus, ça. Madame, nous sommes dans l'opposition et nous avons voté.

Nous sommes le groupe qui a le plus voté de textes qui ne venaient pas de nos bancs. Parce que nous ne sommes pas des gens sectaires. Nous avons considéré chaque fois que ça allait dans le bon sens. Nous l'avons voté, que ce soit les textes sur la sécurité, que ce soit le budget de la défense. Nous avons été, je crois, une opposition constructive. Mais nous ne sommes pas d'accord avec la philosophie politique qui anime et qui sous-tend ce gouvernement. Donc, il ne faut pas nous demander

6:04
Invité

de soutenir quelque chose qui est un combat. On ne parle pas de la même chose. Probablement. Non, oui, parce qu'il vous a expliqué quelque chose de simple. Il a dit, vous avez le droit d'être dans l'opposition, vous avez le droit de vouloir un autre monde, une autre vie. J'ai assez parlé comme ça, je sais ce que ça veut dire. Ce n'est pas ça. Il dit, nous sommes aujourd'hui dans un moment critique du fonctionnement de la République. Et dans ce moment critique, il faut trouver un moyen pour respecter les échéances de la démocratie. Les mandats. Les mandats pour pouvoir nous en sortir. Donc, on ne vous demande pas de changer de politique.

On ne demande pas au Rassemblement Socialiste, ni à Mélenchon, ni aux socialistes de changer, que Dieu les aide, comme il n'existe pas, personne ne va leur aider, mais qu'ils aident pour qu'ils trouvent la meilleure politique. Mais donner du temps à la démocratie et donner du temps à la société pour qu'elle commence à s'y retrouver. Parce que, il y a une chose que je ne peux plus entendre de votre part, de la part du LFI, des socialistes, dit, les Français veulent. ça n'existe pas, les Français. Il y a des partis des Français qui veulent une chose, l'autre sont contraires.

Et l'organisation de la démocratie, c'est justement d'être capable de trouver des compromis entre des partis, des partis antagonistes de la société.

7:29
Présentateur

Sur ce point-là, Sébastien Chénu.

7:30
Invité

C'est quand même simple ce qu'on dit. Non, pas du tout. Je ne veux pas vous enlever le problème que vous êtes le parti de l'opposition le plus génial, le plus extraordinaire qui existe. Merci.

7:40
Présentateur

Enfin, M. John Mendit, on ne dit pas les Français veulent, on dit il y a une grande partie des Français qui veulent parce que cette partie de Français, elle s'est exprimée et elle fait le double par exemple de ceux qui gouvernent actuellement. Absolument. On est dans un pays où ceux qui ont perdu les élections gouvernent. C'est assez, vous parlez de démocratie, c'est assez original. Vous n'avez pas voté la proportionnelle entre temps. La proportionnelle n'est pas arrivée à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et nous sommes favorables à la proportionnelle. Donc, de toute façon, ce n'est pas le sujet. Vous dites quelque chose tout à l'heure.

Vous dites, en fait, on vous demande de renoncer à vos idées pour laisser le temps de la démocratie. Non, je n'ai pas dit ça. Je n'ai pas dit ça. M. John Mendit, vous nous dites ne faites plus de politique. Excusez-moi, j'ai parlé en allemand. Je n'ai pas dit de refuser. Non, c'était en français. Eh bien, M. John Mendit, nous, on poursuit le combat des idées politiques. On ne donne pas cinq minutes de plus à M. Beyrou pour continuer à faire couler le pays. Parce que je veux dire, chaque jour où M. Beyrou et M. Macron, accessoirement, sont au pouvoir, chaque jour de plus, est un jour de perdu pour la France et pour les...

Vous êtes ridicule, vous êtes probablement dans votre histoire politique plus proche de Jean-Luc Mélenchon, vous êtes tiré révolutionnaire que moi. Ne dites pas des bêtises.

8:57
Invité

S'il y a un nouveau Premier ministre, néanmoins, si Emmanuel Macron ne choisit pas la dissolution là tout de suite, est-ce que ça veut dire que vous êtes dans le refus cette fois de réessayer le moindre compromis et la censure tout de suite du Rassemblement national, quel qu'il soit ?

9:12
Présentateur

Mais nous, ce n'est pas pavlovien. La LFI, c'est pavlovien, c'est-à-dire que c'est un réflexe. Oui, mais là,

9:16
Invité

on en est à la troisième fois. Vous pourriez dire cette fois, on essaie même plus.

9:19
Présentateur

Il y a donc... Ça devient quand même un peu... Non, on a laissé... On nous a dit vous n'avez pas censuré... C'était pavlovien moderne. On nous a dit vous avez laissé François Béroux cette fois, puisqu'il y a eu cette motion de censure, vous l'avez laissé gouverner. Donc on ne peut pas dire qu'on l'ait empêché d'essayer de changer de cap. Si demain, il y a un nouveau Premier ministre... Ce qui mène une politique radicalement différente.

Je ne sais pas de quelle façon il peut le faire puisqu'il n'y a pas de majorité pour mener une politique radicalement différente à l'Assemblée nationale puisque les trois groupes politiques de toute façon se contrebalancent les uns les autres et empêchent l'un et l'autre de pouvoir avancer.

9:59
Invité

Et après les élections, qu'est-ce qui va se passer ? Nous nous disons français donner une majorité... Si on a même le même Parlement, alors vous allez dire on va re-voter. Et on va re-voter. Et on va re-voter. Donc là, effectivement,

10:13
Présentateur

quand il y a ce genre de problème, c'est quand même aux Français de trancher à la fin.

10:19
Invité

Non, la démocratie a des logiques qui font justement qu'on n'arrive pas à un régime autoritaire.

10:29
Présentateur

Oui, mais la première logique, c'est que ceux qui ont perdu les élections ne gouvernent pas. Ça, c'est la première logique dans une démocratie. On ne mettra pas d'accord

10:35
Invité

ce soir, Marc Sauvel. C'est intéressant ce débat-là. Juste une toute petite précision. Vous dites, si Emmanuel Macron choisit un Premier ministre qui n'est pas du Rassemblement national d'après le départ de François Bayrou, on ne le fera tomber que sur le budget ? Non, on le fera tomber sur sa ligne politique si on doit le faire tomber. Mais vous lui laisserez quelques... Si, par exemple, il était de gauche, vous attendrez...

10:55
Présentateur

Non, s'il est de gauche, j'ai vu le programme. On a vu le programme du Parti Socialiste. Censure automatique sur la gauche ? Il y a 31 milliards d'euros si je prends des propositions ou de LFI ou du Parti Socialiste. C'est une catastrophe pour la France. Il y a 31 milliards d'euros en ce qui concerne le Parti Socialiste d'augmentation d'impôts. On ne va jamais laisser faire ça. Donc, 15 milliards sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Si c'est la gauche... Non, mais la gauche n'a pas voté les propositions que nous faisions d'ailleurs sur la hausse des salaires de 10%, etc. La gauche, c'est 31 milliards d'impôts supplémentaires pour les Français.

Donc, on ne va pas laisser faire ça. On ne laissera pas un Premier ministre LFI, NFP, de gauche, que sais-je. Ça, c'est évident.

11:30
Invité

Et pourquoi vous laisseriez un Gérald Darmanin juste durer un mois à ce que ça sert ?

11:33
Présentateur

Non, je vous ai dit... Ce n'est pas une question d'homme. Si, de toute façon, vous savez que vous s'en jouez. C'est une question de politique. Ce n'est pas une question d'homme. Quelle est la ligne politique qu'on va proposer aux Français ? Avec Xavier Bertrand, pour le coup, c'était une question d'homme. Parfois, c'est aussi une question d'homme. Oui, parce que c'est vrai qu'il a été excessif, qu'il a insulté les électeurs et les dirigeants du Rassemblement national. Je voudrais qu'on entende, Marc. On voit bien quand même qu'on entre dans une période très compliquée.

11:55
Invité

D'ailleurs, s'il vous plaît,

11:57
Présentateur

le Premier ministre n'a cessé d'insister sur le moment de gravité dans lequel nous sommes, tout en refusant de prendre sa part de responsabilité. Est-ce que, malgré tout, en coulisses, il a quand même nourri quelques regrets ?

12:09
Invité

Je vais vous décevoir, mais non, puisque nous n'avons pas eu ce moment de off, comme on dit, avant l'interview et encore moins après pour les raisons de rentrée scolaire que je vous ai expliquées tout à l'heure. Donc, ce que vous avez vu tout à l'heure sur vos écrans, c'est tout ce qu'on a vu. Fidèle à ce que vous... Exactement.

12:25
Présentateur

Pas de secret de coulisses, mais vous, qu'est-ce qui vous a frappé ? C'est différent d'être sur place, d'être juste en face de lui. Vous, qu'est-ce qui vous a marqué dans cette prise de parole ?

12:34
Invité

Moi, j'ai le sentiment qu'il y avait quelque chose d'un discours posthume à Matignon de François Bayrou tout à l'heure. Soit parce qu'il veut laisser une trace dans l'histoire, hypothèse A, soit parce qu'il veut revenir par une autre porte dans quelques mois, hypothèse C, comme Bendit. Mais très clairement, il est dans autre chose. Oui, mais c'est celle que vous donniez tout à l'heure. Mais très clairement, il est dans autre chose. Je ne sais pas si vous avez vu la photo qu'il avait glissée derrière lui pendant l'entretien qui n'est pas là. Normalement, c'est la photo de sa belle ville de Pau et des Pyrénées derrière. Toute interprétation, etc. La France tranquille.

En tout cas, ce qu'il a dit... Pardon, j'ajoute un petit détail. J'ai eu une minute avec François Bayrou dans le bureau et à un moment, il me dit vous reconnaissez cette photo ? Je dis non absolument pas. Il me dit vous y étiez. Il y a très longtemps de ça, Guillaume, parce qu'on est très vieux sur ce plateau, il y a beaucoup de boomers. J'ai suivi l'UDF à l'époque où François Bayrou et c'est là la photo qu'on avait derrière lui, c'est la photo de Pau le jour de sa déclaration de candidature.

13:34
Présentateur

Donc vous avez quand même

13:34
Invité

eu un petit moment privilégié. Ensuite, c'est du off boule de cristal. Merci. Il ne peut pas être candidat mais il met la photo derrière. Il ne faut parfois pas surinterpréter les photos derrière. Il ne faut pas surinterpréter mais on peut quand même...

13:46
Présentateur

Mais vous pensez que c'est vraiment sa décision à lui tout seul ou que le président de la République...

13:51
Invité

D'appuyer sur le bouton du vote de confiance ? Oui. D'après les informations du service politique du BFM mais ce n'est pas les miennes.

13:57
Présentateur

Il le justifie en disant que finalement le vote de confiance n'est finalement qu'une clé. Il dit le problème c'est la confiance ou le fait qu'on ne me l'accorde pas ? Et donc il dit ça fait des années déjà que là nous sommes dans une gouvernance négative que les partis refusent de travailler entre eux et que donc moi je fais le constat de cela et c'est sur ce constat que j'ai choisi de tomber. Au fond, comme vous le dites c'est presque posthume en disant j'ai choisi le moment.

14:18
Invité

Plutôt que de sortir par une motion de censure dans un mois je préfère moi-même décider En tout cas ce qu'il vous a dit je vous donne la parole dans une seconde ce qu'il a dit c'est que malgré tout il se voyait encore à Matignon dans quelques jours

14:29
Présentateur

avec cette interview ce n'était pas du tout pour vous dire au revoir à écouter le Premier ministre.

14:34
Invité

A qui allez-vous parler ce soir ? Aux députés pour tenter de renverser la vapeur ou aux Français pour leur dire au revoir ? Alors sûrement pas au revoir. D'ailleurs c'est pour ça que vous m'invitez si vous avez monté une émission aussi inédite comme vous avez dit aussi différente et aussi originale c'est parce que le sujet est crucial. Si le gouvernement tombe comme il le souhaite comme il l'annonce comme... Eh bien ça veut dire qu'on changera de politique on abandonnera ou on abandonnerait la politique pour moi vitale pour le pays la politique sans laquelle le pays se place en danger extrême.

15:18
Présentateur

Alors Sébastien Cheny vous nous avez dit que le Rassemblement National ne changera pas de décision il ne votera pas la confiance à François Bayrou néanmoins le RN sera reçu mardi par François Bayrou qu'est-ce que va donc dire le RN à François Bayrou ? D'abord la première des choses je pense que François Bayrou aurait pu quand même commencer par présenter des excuses aux Français cette situation elle est de sa responsabilité elle est celle d'Emmanuel Macron

15:38
Invité

ni tout le monde est responsable

15:40
Présentateur

Non mais enfin tous ceux qui ont gouverné le pays depuis une trentaine ou une quarantaine d'années et je trouve que la capacité qu'ont ces dirigeants politiques à ne jamais se remettre en question à ne jamais assurer leurs erreurs à assumer leurs erreurs je veux dire l'état du pays c'est leur résultat c'est ce qu'ils ont fait c'est les choix politiques qu'ils ont fait le groupe de François Bayrou le Modem a voté tous les budgets donc en fait la première chose c'est d'abord il devrait s'excuser présenter ses excuses plutôt auprès des Français nous nous y allons parce que d'abord on est respectueux des institutions le Premier ministre nous convie pour échanger sur la situation de la France Jordan Mardella et Marine Le Pen vont lui rappeler quels sont nous les chemins les propositions les objectifs que nous avons c'est toujours très simple c'est faire des réformes profondes sur les dépenses toxiques de l'état et puis c'est relancer la croissance en permettant en protégeant en produisant en soutenant évidemment l'outil de production et la France du travail ce sont nos propositions que les Français connaissent ou en tous les cas celles que nous développons et nous allons lui expliquer pourquoi nous soutenons de telles propositions donc pour répondre à la question de Guillaume vous allez lui dire c'est tout ou rien ?

on va lui dire ce pourquoi nous sommes élus ce pourquoi les Français nous font confiance ce pourquoi les Français nous ont placé en tête au moment des élections européennes ce pourquoi les Français nous ont placé en tête au premier tour des législatives avant les magouilles de second tour nous allons lui expliquer l'adhésion massive de millions de Français à ce que nous proposons et peut-être le questionner sur les raisons pour lesquelles il refuse de prendre ce chemin Marc Toiti conseiller économique bonsoir quand le premier ministre dit que la France sous tutelle

17:21
Invité

le risque est imminent si on ne fait rien c'est vrai ou est-ce qu'il dramatise outre mesure ?

17:26
Locuteur non identifié

on n'est pas encore là mais j'ai envie de dire que quoi qu'il arrive finalement ou quoi qu'il en coûte on aura une vraie sanction notamment le 12 septembre parce qu'il y a l'agence de notation Fitch qui doit donner sa note de la France et ça fait déjà un an qu'elle a annoncé qu'elle devait dégrader la note de la France

17:41
Présentateur

très concrètement parce que beaucoup de gens se disent les agences de notation c'est très loin qu'est-ce que ça change au quotidien des Français

17:45
Locuteur non identifié

c'est ça qui est très important c'est qu'en fait donc ça fait un an qu'elle dit mon modèle de notation donne une dégradation mais je ne le fais pas parce que je fais confiance au gouvernement pour justement réduire les déficits alors on voit que les déficits publics ont augmenté là peut-être qu'après le 8 septembre il n'y aura même plus de gouvernement et donc c'est très important parce que pour l'instant la France est toujours double A si elle perd ce double A

18:04
Invité

qu'est-ce qui peut se passer dans notre quotidien ?

18:06
Locuteur non identifié

ça c'est très important parce qu'elle change de catégorie donc c'est une catégorie où pour beaucoup de banques ou de compagnies d'assurance ils ne pourront plus acheter la dette publique française même certains risquent de la vendre et à ce moment-là mécaniquement s'il n'y a pas ces acheteurs les taux d'intérêt de la dette publique vont très fortement augmenter ils ont déjà beaucoup augmenté la semaine dernière ils vont continuer d'augmenter donc si après-demain

18:25
Présentateur

je veux aller acheter un bien immobilier mon taux d'intérêt

18:27
Locuteur non identifié

va augmenter aussi ? exactement si les taux d'intérêt de l'État augmentent c'est-à-dire que tous les taux d'intérêt de nos crédits des entreprises des ménages sur l'immobilier etc.

augmentent aussi donc ça casse l'activité économique ça veut dire qu'il peut avoir évidemment un risque de récession ça fait augmenter le chômage donc vous voyez que tous les français sont concernés d'autant que quand on voit les chiffres aujourd'hui avant même effectivement cette décision nous avons des records de faillites d'entreprises aujourd'hui en France chiffres de la Banque de France et quand les entreprises font faillite derrière évidemment il y a du chômage et donc évidemment un risque social et sociétal énorme donc ça veut dire que j'ai envie de dire d'ailleurs pour être très honnête même s'il y avait eu le budget de M.

Bayrou comme il n'était pas crédible parce que n'oublions pas qu'il ne baisse pas les dépenses publiques ça continue d'augmenter simplement ça augmente tout le monde prévu il y avait également une augmentation d'impôts donc on aurait quand même eu cette dégradation sauf que là ça va hâter un petit peu le mouvement et peut-être qu'ensuite on sera obligé de réagir

19:18
Présentateur

Vous assumez ça Sébastien Chenu de participer voire de favoriser ce scénario C'est bientôt de notre faute Non mais ce que je veux dire c'est que le risque politique on vient très mal de le comprendre le risque politique il n'y a rien de pire pour les marchés financiers Madame La France sous tutelle c'est l'une des possibilités Non d'abord il faut être sérieux nous nous n'avons jamais gouverné le pays vous n'avez pas commencé à faire croire aux français par je ne sais quel tour de passe-passe que c'est bientôt de notre faute Non mais là on ne parle pas de sans l'occurrence vous avez votre mot à dire sur le vote de confiance J'entends ce que me dit M.

Toiti Est-ce qu'il y a un risque de mise sous tutelle du FMI Non en réalité pas vraiment aujourd'hui Est-ce qu'il y a un risque de dégradation avec une hausse des taux d'intérêt C'est possible c'est peut-être même probable et ça aura les conséquences que M. Toiti dit et qui auraient été d'ailleurs ce que vient de dire M. Toiti les mêmes si M. Beyrou était resté en poste et si son budget avait été voté Donc vous voyez que de toute façon cette logique-là la logique qui amène à ça la logique de M. Beyrou et de M.

Macron elle amène à la situation que nous connaissons c'est-à-dire à une croissance cassée probablement une hausse du chômage les défaillances d'entreprise vous l'avez dit n'ont jamais été aussi importantes c'est donc leur logique politique Nous on considère qu'il faut rompre avec cette logique c'est-à-dire qu'effectivement il faut rembourser la dette et il faut avoir un déficit qui soit moindre il faut pour cela je le répète s'attaquer à des dépenses toxiques contribuer moins fortement au budget de l'Union Européenne s'attaquer au coût de l'immigration et entreprendre effectivement des réformes qui permettent la croissance c'est-à-dire refuser par exemple le Green Deal des surtranspositions de normes européennes pour donner de l'oxygène aux boîtes

20:47
Invité

Il y a quand même un vrai débat

20:48
Présentateur

économique et politique sur cette question Est-ce que François Bayrou en fait trop ou pas Les investisseurs étrangers qui tiennent le 50% à peu près de notre dette ils ont continué à acheter de la dette française cet été les japonais ont continué à acheter de la dette française Donc la situation attention Savoir si François Bayrou en fait trop ou pas Je vous conseille Ono Jeudi la lecture de cet excellent article ce matin dans la tribune dimanche interview ni de quelqu'un du Rassemblement National ni de quelqu'un de la France Insoumise François Baroin qui répond à vos questions Bruno Jeudi ancien ministre de l'économie lui il dit la France n'est pas dans la situation de la Grèce Oui exactement En fait il répond à la question de savoir puisqu'il y a un débat quand même On sait que l'Union Européenne a réclamé une trajectoire financière à la France que ce montant est de 120 milliards sur 5 ans et que le choix de François Bayrou c'est dès la première année de faire 44 milliards d'économies et la question que je lui ai posée c'est est-ce qu'au fond le choix d'aller sur 40 milliards dès la première année c'est le bon choix où ça pouvait être moindre alors il répond pour être simple que les marchés ne réclament pas 44 milliards dès cette année et qu'au fond il y avait une trajectoire différente donc il y a une appréciation non pas sur les 120 milliards la France doit se désendetter de manière urgente et lui il dit qu'effectivement On aurait peut-être pu économiser un peu moins et trouver un accord avec les socialistes Oui voilà c'est-à-dire que dans la situation politique extrêmement difficile La marche est trop haute La marche est trop haute et qu'il y avait peut-être une possibilité de jouer et ce n'est pas tout à fait neutre parce qu'on voit bien que la marche de 44 milliards elle est très élevée y compris par rapport à ce que voulait Michel Barnier l'année dernière et je ne vous parle pas des budgets précédents où pour le coup la marche était très très basse Et pourtant sur ce point Amandine Nathalia même s'il y a eu quelques signes d'ouverture sur le chiffre de 44 milliards on sent que c'est niaite

22:38
Invité

il ne veut pas bouger là-dessus Non, il n'y aura pas d'évolution là-dessus parce que François Bayrou considère et il l'a suffisamment dit que la France est au bord du gouffre que nous courons au sur-endettement et que donc cet effort lui il le considère comme raisonnable c'est-à-dire qu'il dit depuis le début ça n'est pas insupportable pour les Français et si de toute façon nous ne faisons pas ces 44 milliards maintenant nous serons amenés à faire beaucoup plus plus tard Alors d'autres partis ont des visions bien différentes à commencer par le vôtre les socialistes aussi on les a entendus ce week-end avec leur contre-budget puisque eux disent qu'on peut s'en sortir avec 22 milliards environ d'euros d'économie là où François Bayrou leur dit mais vous êtes irresponsable et vous laissez filer complètement la dépense et la dette aujourd'hui mais là où François Bayrou n'a pas réussi à convaincre les Français c'est que sur l'urgence et sur le fait qu'il y a un problème le message est plutôt passé sur la solution et sur la méthode de François Bayrou son budget a été jugé immensément injuste c'est-à-dire pesant beaucoup trop sur les retraités les classes modestes les fonctionnaires mais ne demandant pas suffisamment aux revenus et il avait dit qu'il ferait peut-être là-dessus un geste ou une évolution et puis c'est passé par perte des profits et maintenant il est trop tard

23:54
Présentateur

sur sa responsabilité dans l'endettement de la France il a été largement interrogé là-dessus François Bayrou parce que lui et son camp ont voté tous les précédents budgets est-ce qu'effectivement les responsables politiques de ces 30 dernières années sont tous responsables de la situation actuelle ou il y a eu quand même un moment donné où l'endettement de la France s'est creusé en particulier

24:16
Locuteur non identifié

ils sont entièrement responsables selon qu'il faut une volonté politique effectivement pour réduire ces déficits moi j'ai vu tous les dirigeants français depuis 30 ans de carrière malheureusement il n'y a jamais eu cette volonté politique donc quand on dit aujourd'hui les français sont les responsables non les responsables sont nos dirigeants et d'ailleurs qu'est-ce qui augmente le plus ces dernières années dans la dépense publique ça on ne le sait pas on croit à lui c'est les dépenses sociales c'est vrai qu'elles augmentent c'est vrai que c'est beaucoup elles ont augmenté de 11% mais qu'est-ce qu'il y a le plus augmenté dans la dépense publique depuis 2021 ce sont les dépenses de fonctionnement le fonctionnement de la dépense publique ça a augmenté de 22% 100 milliards d'euros et notamment évidemment la haute fonction publique donc là il y a des efforts concrètement c'est quoi

24:54
Présentateur

les dépenses de fonctionnement

24:56
Locuteur non identifié

c'est les frais de bouche les frais divers et variés les frais d'agence etc et par rapport effectivement au marché tout à l'heure en fait monsieur Baroin excusez-moi se trompe les marchés n'ont pas dit je veux 40 milliards je veux 20 milliards non ce qu'ils veulent c'est de la crédibilité n'oublions pas que la France aujourd'hui est le seul pays de la zone euro qui a autant augmenté son déficit public cette année mais la France est toujours crédible ou pas ?

de moins en moins encore une fois quand on voit ce qui se passe par exemple en Italie vous savez on jetait l'Italie je dirais aujourd'hui l'Italie a réduit massivement son déficit la Grèce le Portugal on a des excédents c'est là où je voulais parfois en temps on a l'impression qu'il n'y a plus de déficit en Italie c'est là où je voulais non juste qu'on l'apporte au cas grec ça c'est intéressant évidemment que la France c'est pas la Grèce mais c'est pire parce que la dette grecque ben oui la dette grecque c'était 350 milliards d'euros donc le FMI la BCE sont venus on a dit bon allez on annule la dette et puis on en fait une nouvelle la France c'est bientôt 3500 milliards d'euros et un zéro de plus donc ça sera évidemment une loi de mesure Anne Charlène en France

25:56
Présentateur

on n'arrivait même pas à collecter les impôts Anne Charlène vous complétez et ensuite Sébastien Chagnon vous fera répondre justement à la réponse de François Bayreau à Marine Le Pen moi il y a un point politique il me semble qui est unanime c'est qu'on ne peut pas faire de budget d'austérité en période de majorité relative c'est ce sur quoi tous nos gouvernements depuis la dissolution de 2024 mais même avant pourquoi on passe les budgets en 49-3 parce que justement on n'a plus de majorité au Parlement et que de ce fait là on ne peut pas faire passer des décisions difficiles au niveau financier parce que l'économie elle repose sur une loi de finances et la loi de finances elle ne peut être adoptée qu'à partir du moment où on a une majorité donc le constat de François Bayreau c'est celui-là c'est-à-dire moi je tombe aujourd'hui c'est pas si grave mais qu'est-ce qui va se passer ensuite et c'est peut-être là que vous pouvez nous répondre aussi qu'est-ce que ce sera le programme économique qu'est-ce que ce sera le programme budgétaire que vous pourrez faire passer si vous êtes en situation de majorité relative s'il n'y a pas de dissolution et s'il y en a une qui ne vous donne pas les 280 députés le budget il passera en 49-3 il passera comment ?

Comment est-ce que vous allez faire financièrement ? C'est intéressant d'abord François Bayreau propose zéro réforme dans ce budget il propose 20 milliards d'euros d'impôts ça veut dire que l'année prochaine je réponds ensuite à votre question c'est-à-dire que l'année prochaine on revient à la case départ c'est-à-dire que si on réfléchit à périmètre constant c'est un puits sans fond on s'en sortira jamais d'abord nous on ira gouverner Jordan Bardella n'irait à Matignon que si nous avions une majorité de députés pour appliquer notre politique si on ne peut pas appliquer notre politique c'est-à-dire que si vous avez 220 députés vous ne votez aucun budget ?

Madame je ne sais pas ce qui se passerait dans ces cas-là mais nous nous voulons une autre politique pour la faire fonctionner nous disons en français donnez-nous une majorité parce qu'une autre politique ne peut pas fonctionner sans une autre majorité le reste ce sera de toute façon du bricolage Sébastien Cheneu le Premier ministre vous a répondu pourquoi est-ce qu'il n'a pas répondu à la lettre envoyée par Marine Le Pen au mois de juillet écoutez François Bayon

27:44
Invité

je dis que j'étais qu'ils étaient en vacances j'ai eu les dirigeants du parti socialiste directement ou par personne interposée à la même date à peu près le 30 août et ils partaient en vacances vous vous rendez compte à quel point on devient bizarre de considérer que parce que j'ai osé mentionner que tout le monde était en vacances je peux en attester à Paris il n'y avait personne et donc franchement c'est la moindre des choses il reste pour négocier plus d'un mois

28:20
Présentateur

et oui c'était le seul à travailler cet été Sébastien Cheneu vous étiez en vacances en fait en France on n'a pas du tout de problème avec les boomers on a un problème avec un boomer et il est là c'est François Bayrou c'est un naufrage la première ministre c'est un naufrage on l'a vu ce soir tout le monde le sait en offre tout le monde dit que c'est une catastrophe il ne faut pas se mentir dans les couloirs tout le monde dit il est au bout du rouleau il raconte n'importe quoi Marine Le Pen lui a écrit le 29 juillet a priori elle n'était donc pas en vacances elle lui a fait un certain nombre de propositions politiques de lignes politiques pour discuter on attend toujours un retour alors vous me direz on est demain le 1er septembre il lui faut un mois pour répondre à une lettre bon je sais bien que François Bayrou tourne au ralenti mais à un moment il faut arrêter de faire porter la responsabilité sur les autres oui mais en vrai est-ce que ça aurait vraiment changé quelque chose qui répond à cette lettre en fait il a pris les choses dans le mauvais ordre François Bayrou quand il a été nommé Premier ministre dans sa déclaration de politique générale il aurait dû faire le constat qu'il réclame et essayer d'obtenir un consensus sur ce constat même si moi je pense qu'en fait tout le monde partage le constat la situation est difficile etc les Français ont les yeux ouverts là-dessus et il aurait dû demander la confiance du Parlement sur ce constat ce qu'il demande neuf mois après ce qui évidemment est intenable insupportable donc François Bayrou s'est totalement pris les pieds dans le tapis avec son histoire de confiance il a avancé la crise politique l'instabilité possible et finalement il se retrouve acculé dans une situation terrible mais la situation de François Bayrou n'est pas très intéressante il retrouvera sa mairie de Pau son bureau à 40 000 euros qu'il a fait faire ces derniers jours et il continuera 50 ans encore le parcours qu'il a déroulé depuis 50 ans la situation de la France est terrible c'est pour ça qu'on demande une dissolution parce qu'à un moment chacun doit prendre ses responsabilités nous on est prêt à gouverner on veut gouverner on a des propositions économiques vous les connaissez et on demande aux Français de nous donner une majorité pour le faire car dans ce pays on ne peut gouverner qu'avec une majorité alors s'il manque 5 députés c'est pas pareil que s'il en manque 100 et évidemment s'il manque 5 députés on se dit que plus tôt on arrivera peut-être à trouver des points qui permettent dans l'état on le disait un sondage à rentrer ce matin que vous seriez nettement en tête avec 31,31,5% des voix s'il y avait des législatives anticipées mais probablement pas de quoi forcément avoir une majorité au second tour question à Bruno Jeudy attendez je réponds sur ça d'abord vous n'en savez rien vous n'êtes pas Madame Soleil moi non plus la dernière fois les sondages prévoyaient plutôt que prédisaient que le gouvernement national gagne une majorité absolue de siège nous n'avons pas gagné et c'est le NFP tout groupé qui avait été bon nombre d'instituts le NFP à la surprise générale tous groupés a été en tête lors du premier tour on voit bien que si vous voulez les choses n'ont pas été ne sont jamais comme on les imagine nous on dit aux français donnez nous une majorité sur une ligne claire et Jordan Bardella ira faire vivre cette ligne politique à Matigny Bruno

Sébastien Chenu : "Nous ne laisserons jamais un Premier ministre LFI ou PS ruiner le pays !" (BFMTV) · Pourquijevote