Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewFrançois Ruffin· 12 mai 2026 22 min

Présidentielle 2027 : François Ruffin dans la matinale de France Inter

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous recevons donc le député de la Somme et candidat à l'élection présidentielle François Ruffin avec vos questions et réactions évidemment chers auditeurs au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Bonjour François Rupin. Merci d'être avec nous ce matin sur France en dans un moment où la gauche non mélanchoniste estelle ses divisions.

Vous êtes candidat à l'élection présidentielle avec ou sans primaire. On verra et on va en parler. Et puis plutôt qu'un qu'un programme ou qu'un essai, c'est une bande dessinée que vous publiez, ça s'appelle Picardi Spor aux éditions des arènes sous-titrer les aventures de François Ruffin, député reporteur.

Quand on veut être président de la République comme vous, c'est pas banal de sortir une bande dessinée. Pour citer les grands auteurs, François Ruffin qui imagine le général de Gaulle publier une BD pour défendre sa candidature. C'est même pas pour ça que je l'ai fait.

C'est d'abord parce que la politique ça peut être quelque chose de sale, de lait, de décourageant et que moi personnellement, j'ai besoin de mettre de la beauté de l'humanité dans ma vie et j'espère dans les gens que je rencontre aussi. Mais ce que je vois c'est que les gens qui sont dedans, qui sont auxiliaires de vie, qui sont caristes, ils l'ont reçu comme une fierté et ils demandent quand pour faire une dédicace que la dédicace soit faite à leurs enfants ou à leurs petits-enfants parce queils considèrent que ça va faire partie de leur héritage. Donc voilà, moi c'est de la continuité de mon travail de rendre visible les invisibles et non pas ici de donner des leçons mais de faire passer des émotions.

Mais mais François Ruffin sur la la singularité de ce choix de publier une bande dessinée. Quand on dit qu'on veut être un président payé au SMIC, qu'on revendique le fait de ne de ne jamais porter de cravate. Est-ce que ça veut dire que vous considérez que les Français ne croient plus ou ne veulent plus d'un président qui correspond au canon de la 5e République ?

J'ai ma manière de faire mais vous savez vous l'aurez le gros livre avec rassemblant toutes les idées et qui fait le programme s vous l'aurez à la rentrée. Vous inquiétez pas, vous aurez vos 500 pages à lire monsieur du hamel à ce moment-là. Mais là, il s'agit de porter des récits, des bouts de vie, de montrer de l'empathie et pas de faire de la pédagogie.

Mais évidemment, à travers ça, il y a quand même une vision de la France qui par touche se dégage à la fois une vision de la France qu'on ne veut pas, celle du racisme et de Bardella et une vision de la France qu'on veut ou comme le dit une dame a un spectacle de hip hop, non c'est pas la France qu'on veut, c'est la France qu'on a et qui ne nous enlèveront pas. Ce que ce qui affleur en fait, ce qui affleuré pour moi ces dernières années, c'est quand même un pays en tension. h bout de ner euh parfois au bord de l'explosion et euh en se disant bon voilà euh on la France est fracturée mais on peut encore la réparer.

H alors on va en parler parce qu'il y a beaucoup de de scènes de cette bande dessinée qui raisonne avec l'actualité sur les questions du pouvoir d'achat sur les les questions d'immigration mais d'abord on va faire un peu de politique puisque vous êtes candidat à travers une primaire de la gauche que vous soutenez primaire qui a du plomb dans l'aile franchement ces derniers jours compte tenu de la crise au parti socialistes est-ce qu'il vaudrait pas mieux acter maintenant tout de suite qu'elle aura pas lieu cette primaire écoutez moi je souhaite la primaire pour des ressions à la fois de départag il y a plein talent à gauche pour des raisons de débordement. Je pense que ça doit se passer avec les Français par million et pour des raisons de démocratie. Ça fait que 10 ans que Emmanuel Macron s'est assis dessus donc on redonne la voix aux gens.

Maintenant s'il y a pas de primaire moi j'y vais. Ah bon ? Ben donc alors ça s'il y a une primaire et que vous n'êtes pas désigné je serai loyal et je soutiendrai le candidat qui sort de la primaire.

Maintenant, il y a aujourd'hui deux candidats à gauche. Il y a Jean-Luc Mélenchon et il y a moi. Il y a ma candidature et euh c'est euh je j'invite les auditeurs par ailleurs à à nous rejoindre.

Mais mais simplement François Ruffin, on a compris que vous serez de toute façon candidat quoi qu'il arrive mais sur l'analyse lucide de la situation. Vous avez hier dans ce studio à ce même micro Boris Valot le président des députés socialistes qui dit "Non, moi je proposer à la primaire qui lance une initiative. Il veut des rencontres de la nouvelle gauche plural." Ah, je vois vous vous avez pas l'air de de vous de vous convaincre là.

France les sourcils, personne n'y comprend rien et tout le monde s'en fout. Et ce que j'éprouve en voyant tout ça, c'est du dégoût. Vous savez ce weekend, moi ça suscite du dégoût chez vous la même avec qui vous souhaitez travailler ces manœuvres ça ça il y aura pas de négociation de salon, il y aura pas de congrès à ranger, vous savez ça suscite du dégoût parce que ce weekend je reviens à ma vie, j'étais avec les salariés d'idées logistiques sous-traitant de Amazon 77 milliards de dollars de profit.

Hm. Et eux sont payés 1500 € alors qu'ils soulèvent chaque jour avec leurs bras 10 tonnes, 10000 kg de colis des croquette pour chat et ainsi de suite et ils sont payés 1500 €. Et ce qu'ils me disent c'est on n'arrive pas à vivre, on saute des repas.

La veille, j'étais avec les les soignantes de l'PATESTEES de Poitier qui est un groupe financier. Pareil, on saute des repas. Vous savez, il y a 10 ans quand je sors Merci patron, il y a un couple de chômeurs à l'intérieur qui dit bah tous les soirs on mange pas.

Il y a des fois c'est juste une tranche chômage et à ce moment-là dans les salles de cinéma il y a un grand silence. Aujourd'hui, on est dans un pays où on s'habitué à ce que des travailleuses, des travailleurs qui tiennent le pays debout sautent des repas. Voilà pourquoi vous aurez un bulletin ruin.

Ce que vous êtes en train de dire, c'est que le français que vous rencontrez se fichent de savoir personne ne m'a parlé de Boris Vallot, de Marine Tondolier ou de François. et donc raison de plus peut-être pour acter le fait que cette primaire n'aura pas lieu mais je souhaite qu'elle ait lieu parce que je pense que vous savez il y a aujourd'hui c'est 75 % des électeurs insoumis 75 % des électeurs socialistes, 75 % des électeurs de gauche qui disent on veut une investiture commune avec une prière. Maintenant que les choses soient claires, s'il y a pas de primaire nous on a eu les 100000 signatures en 15 jours, on a eu plusieurs milliers de personnes à Lyon maintenant en route vers les 500 m il y a un élan populaire.

Encore un mot sur la sur la politique puisquon ne vous a toujours pas entendu, du moins dans une interview sur la candidature désormais officielle de Jean-Luc Mélenchon qui lui dit par rapport à ce que les insoumis appellent la petite gauche euh à la France insoumise c'est carré il revendique de la même manière des parrainages citoyens. Qu'est-ce qui vous empêche de le soutenir ? Franç le dire depuis des années, donc je n'ai pas de difficulté à le répéter.

Dans un temps où on a un pays qui est à bout de ner depuis 4 années, Jean-Luc Mélenchon a joué les incendiaires en versant de l'huile sur les PL identitair et euh je considère qu'il y a un choix qui est à faire aujourd'hui. Mais sur quoi par exemple ? Parce que le PL identitaire, vous parlez de quoi pour RF ?

Oui, oui, monsieur Damel, tout ça est connu. On va pas s'enliser là-dedans. D'accord.

On s'en lise pas làdedans, c'est important parce que ça c'est des questions d'ordre de France. Ce qui vous distingue de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui, j'ai fait un premier livre qui s'appelle Je vous écris du fond de la Somme. J'ai fait un deuxième livre qui s'appelle itinéraire où vous pouvez plonger dedans, tout y est expliqué.

Pourquoi je veux la France, la France tout court, la France en hantée et pas la Nouvelle-Fance qui s'oppose à une ancienne France. Mais vous savez, moi je suis pas là pour être le candidat de la gauche non mélanchonniste. Je suis pas là pour être le candidat contre Jean-Luc Mélenchon.

Je suis là pour être le candidat qui vient parler au français des français avec un verbe au cœur qui est le verbe protéger. Vous savez protéger notre industrie mais protéger le pouvoir d'achat, protéger notre territoire, protéger la sécurité. Juste d'un mot d'un mot rapidement François Ruffin, l'argument qui est utilisé par vos camarades de gauche, c'est de dire face au Rassemblement national, Jean-Luc Mélenchon est le plus mauvais des candidats.

Vous aviez eu cette expression, c'est un boulet. Est-ce que c'est aussi l'analyse que vous faites ? Mais oui, mais c'est ça peut être le rêve de Bardella, de C News et du Rassemblement national que d'avoir Jean-Luc Mélenchon au 2è tour.

Mais c'est là vraiment n n'est pas le sujet pour moi aujourd'hui. C'est quel projet on a apporté devant les Français. Et je vous ai dit le mot protégé.

Pourquoi ? Parce que un fossé s'est ouvert depuis 40 ans entre les gens et les dirigeants. Pourquoi ?

Parce que des dirigeants, c'est supposé protéger protéger le pays, protéger les gens. Et depuis 40 ans, vous avez des dirigeants qui ont fait le choix inverse, qui ont fait le choix de euh plonger les Français dans le vent mauvais de la mondialisation, des marchés, de la compétitivité et en fin de compte plutôt que euh d'assurer une tranquillité sociale aux gens, de finalement installer l'angoisse au cœur des gens. Alors François Rufin, vous savez que le grand entretien est ouvert aux auditeurs de France Inter.

On accueille justement Pierre de Nî. Bienvenue Pierre. Vous avez une question. stratégie à poser à François Ruffin.

Oui, bonjour. Ben écoutez, ma question c'est simple, c'est est-ce que François Rufien, son objectif prioritaire principal, c'est bien d'empêcher l'extrême droite de gagner en 2027 ? Et si la réponse est oui, est-ce qu'il considère que sa stratégie est la bonne ?

Et est-ce que je peux vous demander une faveur, Florence et Benjamin ? Allez-y, allez-y. Oui.

Ben, c'est que cette question, je pense qu'elle se pose à tous les partis de gauche, à tous les représentants. Donc, est-ce que vous pouvez, parce que je vais pas pouvoir être là à chaque fois, on vous rappellera à chaque fois. Alors, est-ce que vous [rires] pouvez poser cette question à tous les candidats et tous les représentants des partis de on essaiera.

Alors, François Ruffin répond sur votre sur votre je répète, je souhaite une invisture commune que ça soit déterminé, départagé par une primaire. Maintenant, si les apparatiques de la politique ils en veulent pas, et bien je dis j'irai. Par ailleurs, dans mon coin, j'ai battu trois fois le Rassemblement national dans une circonscription où vous le savez systématiquement aux grandes élections, c'est Marine Le Pen et Geor Dan Bardella qui arrivent largement en tête.

Enfin, moi je suis là oui pour battre le Rassemblement national mais je suis là aussi pour apporter du positif. les gens dont je vous parlais tout à l'heure de idée logistique ou de l'épates des feuillons à Poitier, je veux qu'ils puissent vivre de leur travail, bien en vivre, pas en survivre et même qu'ils aient droit à la joie qu'ils aient, monsieur Luamel, qu'ils aient droit à la joie, pas seulement qu'ils puissent avoir tout leur repas, mais que leurs enfants, c'est un enfant sur c qui donne notre pays grandit dans la pauvreté. bah qui puissent partir en vacances et qu'ils puissent partir en vacances avec leurs parents.

Rentrons dans le dans le vif du sujet François Raufin puisqu'il il faut qu'on parle d'une des premières controverses de cette campagne présentielle sur le fond que que vous avez suscité d'une certaine manière en vous prenonçant contre le recours à l'immigration de travail ce qui a suscité une bronca à gauche. On vous accuse comme Marine Tondelier de je cite convoquer les sujets de l'extrême droite. C'est son expression.

Euh et et là encore ça raisonne avec un certain nombre de de d'images de dialogues qu'il peut y avoir dans votre bande dessinée. Vous avez notamment un contrôleur de TER qui dit la phrase suivante c'est ce que je reproche à la gauche sur l'immigration où la sécurité elle se tait, elle fait comme s'il n'y avait pas de souci. Euh ça c'est une vraie ligne de fracture.

Euh Marine Tondelier considère que l'immigration c'est un sujet d'extrême droite et pas vous. Vous voulez embrasser ce ce sujet. Pour moi, il y a pas de sujet tabou.

Et vous savez combien de soignants manquent aujourd'hui en Afrique ? Il manque 5 millions de soignants. Une infirmière formée en Afrique coûte 40000 € à l'État qui l'a formé.

Quand elle part, on considère que c'est une perte de 400000 €. Or, vous avez le MEDF, le Capital, Gabriel Atal qui disent "Ce qu'on doit faire, c'est aller chercher nos soignants dans les pays du sud." C'est-à-dire, c'est l'organisation d'un pillage, c'est le prolongement d'un pillage colonial.

Et ben je considère pardon ce qui est dit par le MEDF et Gabriel Atel, c'est de dire que l'immigration que l'économie a besoin d'immigration pour tourner, pas qu'il faut aller comme vous le dites piller des des infirmière pour euh pas monsieur Absolument pas. à la fois Gabriel Tal et le MEDEF disent il nous faut aller chercher une immigration qui répond aux besoins du marché et voilà pour quel secteur euh l'hôtellerie, la restauration, l'agriculture mais aussi le soin. Donc il s'agit d'aller chercher des gens qui sont déjà formés plutôt que de former des gens qui sont ici.

Orici nous avons un immense gâchi de main d'œuvre. Nous avons un gâchi d'abord sur les travailleurs étrangers à qui on ne permet pas pour beaucoup de travailler ici. Et donc euh qu'on permettre déjà aux gens qui sont sur notre territoire français de pouvoir travailler.

On a un gâché une main d'œuvre sur les jeunes qui euh entrent sur le marché du travail 3 ans après parce queils passent par des CDD, par de l'intérim, par nous avons un gâchi de main d'œuvre de l'autre côté sur les les seniors. Nous avons pardon vous pensez qu'on a pas besoin d'immigration malgré la pyramide des âges à l'inverse des espagnols, des italien, vous pensez que la France peut tourner que l'économie française elle peut tourner sans l'immigration de travail ? Je souhaite qu'il n'y ait pas d'immigration utilitariste, que on cherche pas à importer de la main d'œuvre qui réponde à nos besoins du marché, mais qu'on maintienne une immigration humaniste qui considère que c'est pas de la main d'œuvre, ce sont des personnes qu'on accueille et qu'on doit monsieur Luamel et qu'on doit accueillir mieux que ça.

Qu'on doit accueillir en mettant en place un apprentissage de la langue, qu'on doit accueillir en mettant en place du logement, l'école pour les enfants, de la formation du travail. Si si vous permettez pour essayer de d'aller au-delà des des slogans sur cette question de l'immigration de travail. Là je suis bien au-delà du justement justement vous président très concrètement il y a eu en 2025 plus de 50000 un peu plus de de 50000 de titres de séjour délivré au titre de l'immigration professionnelle.

Est-ce que ça veut dire que si vous vous dites opposé à l'immigration de travail, est-ce que vous président vous dites ces visas là il y en a plus ? Je ces visas là pourquoi pas ? On voit bien que c'est pas ça veut dire que demain le je vous le redis le plan du MEDF c'est ça.

Non non non mais attendez là on parle pas du MDF ou Gabriel, on parle de vous président. Il y a plus de 50000 de visas au tit de l'immigration professionnelle qui sont délivrés. Est-ce que vous les enlevez ?

Je regarderai à l'intérieur de ça mais a priori je ne m'y opposerai pas. Mais euh bon bah donc vous êtes pas opposé à l'immigration de travailleur mais si bien sûr puisque là il y a un plan mais vous le voyez se dérouler article après article le plan du MEDF c'est dire d'ici 2050 il nous faut 5,4 millions de salariés étrangers. Voilà.

Et mais en terme de politique publique François Ruffin, comment se traduit le fait de ne pas vouloir d'immigration de travail ? Je vous dire c'est refuser la vision qu' a le MEDEF ou Gabriel Atal de dire désormais ce qu'on doit faire venir dans notre pays, ce sont des gens qui répondent toujours pas votre position, tout le monde me comprend sauf vous donc c'est pas grave. Parce que les gens dont vous parlez en fait, ils sont déjà là.

Ils font déjà tourner un certain nombre de secteurs. Lôie restauration, le soin, les services à la personne ne tourneraiit pas sans cette sans ce ce travail travaux son tous ceux qui sont là, je les remercie. Ils sont les bienvenus.

Je veux qu'ils aient des papiers qu' puissent s'installer dans la durée, que à terme ils aient la nationalité française et qu'ils se sentent pleinement français, pleinement intégrés. Et il y a pas de souci avec ça. Bien dire qu'on a besoin de ces gens mais je je ils sont là et ils sont ils nous rendent service et je les en remercie.

Maintenant la question est-ce que face à la crise démographique qui est en cours, est-ce que on doit valider [raclement de gorge] le choix du MDEF, de Gabriel Atal et de tous les autres de dire ça ça doit être comblé par 5,4 millions de François. Il s'avère que ce matin on a ni Patrick Martin le patron du MF ni Gabriel Atal en face de nous. Encore un mot là-dessus avant de parler de d'un autre sujet.

Vous avez dit sur BFM TV le 1er mai, je souhaite que tous ceux qui sont dans notre pays, qu'ils aient des papiers ou qu'ils n'aient pas de papiers soient accueillis comme il faut. Est-ce que là encore concrètement ça veut dire que François Ruffin, président de la République, vous régularisez tous les sans papiers en France ? Tous les sans papiers qui travaillent, tous les travailleurs sans papiers.

Ah ceux qui travaillent pas. Mais je souhaite que toutes les personnes qui sont dans notre pays puissent travailler et que ils aient des papiers pour pouvoir le faire légalement, tranquillement et pouvoir vivre de leur travail. Travaill pas, qu'est-ce que vous en faites ?

Je je les ai je leur permets de travailler déjà. Je souhaite qu'ils travaillent. Je souhaite qu'il travaille parce que c'est comme ça qu'on s'intègre.

Donc on est contre l'immigration de travail mais on souhaite que tous les étrangers sans papier puissent travailler. En fait tous ceux qui sont sur le Mais oui, vous pouvez faire l'amour monsieur du Amel mais les gens me comprennent très bien. Tous ceux qui sont sur le territoire français doivent pouvoir travailler et avoir des papiers.

En revanche on doit pas avoir un plan d'importation de main d'œuvre en allant chercher ce qui répond aux besoins des marchés. les médecins, les infirmières, les alors dans votre mais vous savez c'est pas au cœur, je je n'ai pas de difficulté à aborder cette question là. C'est loin d'être au cœur de On va on va avancer un peu.

Vous raconter aussi dans votre BD beaucoup d'échanges avec des Français qui souffrent au quotidien. vous en avez parlé d'avoir un salaire trop bas avec des prix euh des carburants qui sont beaucoup trop élevés en ce moment face à la crise énergétique, le gouvernement mis sur des aides ciblées. On attend de de nouvelles annonces dans dans les jours à venir.

Est-ce que c'est ça dont ils ont besoin les gens ? parce que c'est la bonne stratégie face à ce moment compliqué à la pompe à essence pour les gens qui travaillent qui font énormément de kilomètres tous les jours sur l'énergie comme sur plein de sujet la question c'est comment on régule le marché et on a eu des solutions qui ont duré pendant les 30 glorieuses qui ont assuré à la fois notre stabilité et notre prospérité il y a eu quelque chose qui jusqu'en 1986 c'est appelé le contrôle des prix et des marges c'est-à-dire qu'à la fois sur l'essence mais sur tout le reste aussi et bien il y avait un contrôle pour voir si les industriels se gavaient ou pas là-dessus et par ailleurs. Donc ça c'est la première mesure.

La deuxième chose contrôle des marches c'est déjà fait normalement. Non non non c'est pas pour parce qu'on en voit trois inspecteurs dans un coin que c'est un contrôle des prix et des marges. Moi je veux un contrôle des prix et des marges qui soit installé dans la durée et d'ailleurs pas seulement sur le prix de l'essence mais sur tous les produits de première nécessité comme ça s'est fait pendant des décennies.

Le deuxième point c'est l'indexation des salaires sur l'inflation parce que là le salaire réel pendant les années Macron il a baissé depuis la crise Covid. Donc l'indexation automatique du salaire l'indexation et pas seulement du SMIC. Alors moi, je veux le SMIC à 1700 €.

Je veux l'indexation des salaires sur l'inflation. Je veux statut, revenus, carrière, salaire horaire pour les travailleurs et les travailleurs essentiels de notre pays. Et maintenant, vous savez et dans ce cas-là, pardon François RF, mais le petit patron dans votre circonscription dans la somme à qui vous allez dire si vous êtes élu président, on indexe les salaires sur l'inflation et on met le SMIC à 1700 € net, il va vous dire "Mais moi, je peux pas payer." Mais je voulais lui dire que d'abord nous allons faire bifurquer les aides qui sont aujourd'hui gigantesques, des firmes vers les PME.

Pourquoi ? Parce que les PME, elles touchent moins d'aide, elle paye plus d'impôts et elle crée de l'emploi. Pendant qu'on a des firmes qui dans notre pays payent moins d'impôts, touchent beaucoup plus d'aide et ces 10 dernières années ont supprimé plus de 300000 emplois.

Donc, il y a une bifurcation de ces aidesl. Mais au-delà de ça, monsieur Duamel, on est dans un pays où on a des salariés qui sont rationnés, qui se rationnent surtout. Il y aura pas de resto, il y aura pas de McDo, il y aura pas de vacances, tout ça, c'est l'évidence.

Mais même, je vous le dis, qui se rationne parce qu'il saute le petit-déjeuner pour beaucoup. Voilà ce qu'on vit. Et de l'autre côté, vous avez une France d'en haut qui se gave.

La l'année dernière, c'est + 9,5 % de dividende pour pas seulement pour total un total c'est le baril de pétrole qui cache la forêt des des grandes entreprises qui ont comme sous-traitant des petites PME sans doute y compris dans votre circonscription François. Est-ce qu'on peut vraiment opposer de façon aussi binaire ce que vous appelez des firmes, c'est-à-dire des grandes entreprises et le le tissu de petites et moyennes entreprises ? Oui, parce qu'on a même des firmes qui sont assises sur les PME qui les maltraitent en les sous-traitant et donc du coup on a un des entreprises à deux vitesses avec certaines qui captent et comme des vampires qui suscent la part de valeur ajoutée et qui la distribué aux actionnaires.

Vous savez quand on dit que il y a 100 milliards qui sont distribués aux actionnaires à 96 % ça part pour le 1 % des Français les plus riches. Donc on a un gigantesque gavage qui se produit d'un côté et un rationnement de l'autre côté. Et ben simplement, il faut que dans notre pays ait du partage, du partage, du partage.

François Ruffin, euh vous président, vous feriez fermer ces news ? C'est ce que vous avez dit la la semaine dernière en en meeting. Alors, expliquez-nous comment vous feriez d'une part et si pour vous être président euh c'est avoir un droit de vie ou de mort euh sur une chaîne de télévision.

Il faut dire d'abord pourquoi alors parce que ces news quand il y a un élu euh qui devient maire de Saint-Den parce qu'il est noir, on a un défilé de d'éditorialistes qui viennent le traiter de grand singe rappeler le temps des tribus et ainsi de suite parce que C News a été 27 fois sanctionné ou rappelé à l'ordre par l'ARCOM. Mais parce que C News a signé une convention. D'accord.

Signé une convention dans laquelle C News s'engageent sur le pluralisme d'opinion. Je le dis, nous toucherons à ces news mais nous ne toucherons pas à valeur actuelle. Pourquoi ?

Parce que euh dans le kiosque à journaux, le principe c'est que les lecteurs ont le choix entre les échos et euh Libération, entre le Figaro et l'humanité pour se faire leur opinion. C'est pas le cas dans euh les chaînes de télé. Normalement, il doit y avoir du pluralisme interne.

François R, il y a des manquements caractérisés et vous avez raison, ils ont été ils ont été documentés. Il y a d'ailleurs des saisines de l'autorité de régulation LARCOM. Mais quand on dit nous président puisque c'est un collectif, on fera fermer ces news.

En réalité vous ferez une saisine et vous verrez si l'autorité de régulation retire ou non à C News sa fréquence. Si l'autorité de régulation qui aujourd'hui ne joue pas son rôle d'autorité, ne joue pas son rôle de régulation, et ben il y aura à revoir cette autorité indépendante de régulation, mais il y aura à revoir son fonctionnement pour qu'il y ait une véritable régulation des médias aujourd'hui. Mais vous savez là, c'est une nouveauté dans notre pays.

D'habitude, on avait les élus du Rassemblement national qui voilà proférait leur machin raciste contre les immigrés et ainsi de suite. Maintenant, ça s'est assis sur tout un continent médiatique, frontière, valeur actuelle, europe 1, c'est news, l'empire boloré et en vérité se donne à entendre un racisme venu d'en haut. Comment on peut espérer dans ce temps-là que non pas il y a un rassemblement national mais qui est autre chose qu'un déchirement national ?

Un déchirement national selon les papiers, selon les origines, selon la religion, selon la couleur de peau. C'est pas ça qu'on veut. Mais on regarde pas Fran on regarde pas ces news, on écoute pas Europin dans votre circonscription.

C'est pas une raison si c'est news simplement ne répond pas à la convention qu'ils ont eux-mêmes signé. Et je pense que ça instyle dans le cœur du pays un malaise très profond qui est celui de la zizanie. Je moi je viens pour l'inverse.

Ma BD, elle est faite de l'inverse. Elle est faite de la volonté de réconcilier. Elle est fait de la volonté de réparer.

Elle est faite de la volonté de parler à tous les Français et de faire qu'il y ait pas deux Frances euh deux Frances séparé mais queil y ait une seule France. Merci François Ruffin d'avoir été au micro de France.