Fin des municipales, début de la campagne présidentielle
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Françoise Degoy nous a rejoint. Bonjour Françoise, merci beaucoup d'être avec nous. Frédéric David, directeur général d'opinion de l'IFOP, nous a également rejoint avant de parler des On va continuer cet hommage à l'ancien Premier ministre, Lionel Jospin, dont on a appris le décès hier à l'âge de 88 ans.
Quel souvenir vous gardez de Lionel Jospin, Françoise ? Le souvenir du 21 avril, vous savez, moi j'étais reporter dans une grande radio qui s'appelait France Inter, au service politique, et j'ai le souvenir de ce 21 avril, et j'ai le souvenir d'une image qui ne me quittera jamais, c'est-à-dire que l'équipe de Lionel Jospin, on l'a su après, savait déjà qu'il n'était pas qualifié. Mais personne en fait n'ose le prévenir.
Personne n'ose lui dire...
Et là je salue quand même les sondeurs parce que je salue Gérard Le Gall, parce que Gérard Le Le Gall est le seul qui, depuis 15 jours, 3 semaines, alerte sur le fait que les courbes peuvent se croiser. Il est tourné en ridicule et il n'est pas du tout entendu par l'équipe de campagne, véritablement et donc j'ai ce souvenir C'est Jean-Marc Ayrault je crois qui lui dit c'est un discours de perdant Oui mais c'est pas simplement Jean-Marc Ayrault c'est vraiment l'ensemble de la campagne il n'y a personne pour acheter l'autre et on ne peut pas leur jeter la pierre parce que personne n'y croit. Et j'ai ce souvenir du 21 avril où nous sommes arrivés les journalistes, je vois, cette équipe est au courant, on voit arriver Lionel Jospin à 18h30, il est souriant, je vois ce grand escalier de marbre dans ce loft magnifique qui était l'atelier, il monte en souriant, il est très détendu.
Et en réalité, en haut de l'escalier, en fait, sa vie s'effondre, mais nous on le sait pas. Et c'est cuisant pour moi, c'est comme si j'y étais encore aujourd'hui. Il arrive, il est éliminé.
Non seulement il était limité coup de tonnerre parce que les journalistes ne sont pas, comment dirais-je, que des journalistes, ils sont aussi des citoyens. Maintenant, on a l'habitude d'avoir l'extrême droite au second tour. Mais là, vraiment.
Et derrière, je quitte la vie politique. C'est un traumatisme total. Et quand j'ai refait cette histoire, parce qu'on l'a refait tellement de fois, je me dis, je vois le décalage entre cet homme souriant qui monte.
Il Il ne sait même pas que sa vie politique s'est arrêtée. Ce soir-là, il dit « je me retire de la vie politique » et il ne reviendra jamais sur ce désir. – Il essayera un tout petit peu en 2005, mais c'est qu'Alain Royal prend l'espace, et on avait commencé à le retraiter.
Ce que dit François, c'est intéressant, ça me permet de faire un petit dégagement sur Yonel Jospin et les enquêtes d'opinion. C'est vrai que c'est un cas un peu traumatique pour les sondeurs. Il y a bien sûr le 21 avril 2002.
Maintenant, aujourd'hui, on aurait peut-être les instituts, les politiques qui auraient plus vu cette question de marge d'erreur qu'avait vu Gérard Le Gall, de rapprochement des courbes. Il ne faut pas oublier que il faut le dire très ouvertement, la plus grande faillite des instituts de sondage sur la Vème République, ce n'est pas 2002. C'est 95.
Il n'y a pas une enquête d'opinion qui donne et je ne se passe pas en Il est donné au second tour, mais il n'est jamais premier. Alors ça nous incite aussi, ça nous oblige à être prudents pour 2027 parce que l'Union Jospin commençait à être testé que fin janvier 1995, puisque jusqu'à 1994, c'est Michel Rocard, c'est Jacques Delors, il est lui retraité, presque, puisqu'il perd sa circonscription de Sainte-Gabelle en 1993, il se retire un peu du jeu politique et il revient fin 94, début 95, dans une primaire face à Henri Emmanueli, et c'est vrai qu'en fin de campagne Jacques Chirac baisse, Édouard Ballet dans le monde, et c'est Lionel Jospin qui en profite dire aussi que pendant les 5 ans où il est Premier ministre, il a une popularité extrêmement forte, parce que ça ne s'est quasiment plus jamais vu. Les Français, même ceux qui étaient opposants au gouvernement Jospin, voyaient une cohérence, voyaient un cap, voyaient des grandes orientations.
Emploi jeune, CMU, 35 heures, qu'on ne les partage pas ou pas. Et c'est vrai que quand Jacques Chirac lance cette dissolution hasardeuse, pour reprendre le mot de Lionel Jospin, Lionel Jospin a quand même pris de court, mais tout est prêt. Les équipes, le programme, les orientations.
Peut-être que la gauche, en 2024, au moment de la dissolution de Macron, n'était pas aussi prête, notamment sur les incarnations et sur le programme, quand bien même il y avait le programme des nouveaux fronts populaires. Effectivement, c'est quelqu'un qui aura beaucoup marqué les Français. Je Je note aussi qu'il y a un mot qui revenait toujours à son encombre dans les qualitatives, c'est honnêteté.
Honnêteté et probité. Oui, alors, moi je voudrais quand même que, ok, c'est un hommage absolu, etc., il y a eu aussi véritablement la fin et c'est un drôle de pied de nez de l'histoire de voir Lionel Jospin disparaître, parce qu'en fait il est mort dimanche je crois, disparaître pour le second tour de ses municipales, lui-même qui avait subi la défaite en 2001, qui avait été transformé par la narration de toutes les équipes en victoire, c'est-à-dire ce village Potemkin, c'est-à-dire ce désastre électorale, enfin cette très grande gifle électorale marquée par les victoires de Paris, Lyon et Dijon.
Et c'est incroyable de voir que Lionel Jospin, qui en 2001 subit cette défaite, on commence à voir véritablement les raisons de 2002 qui apparaissent dans cette défaite, et bien qu'il meurt le jour de municipales aussi importantes qui sont en fait des municipales tout à tout à fait, à mon point de vue, terrible qui pourrait illustrer en réalité un adage que je transforme, c'est qu'il gagne paire. C'est exactement ce qui s'est passé pour Lionel Jospin 2001, qui gagne Paris, Lyon et Dijon en fait perd et c'est exactement ce qui se passe pour le Parti Socialiste, qui gagne Marseille, Paris, Amiens. En réalité, perd sur les accords avec l'EF.
Et justement, on va parler de ces municipales à Marseille. On vous retrouve Léo, président directeur éditorial du journal La Marseillaise. Léo, dans La Marseillaise, ce matin vous vous projetez sur les suites de ces municipales avec notamment la bataille pour la présidence de la métropole.
Absolument, il y a une donnée qui a changé dans notre territoire, c'est la réforme Paris-Marseille-Lyon qui désormais fait que les conseillers métropolitains sont directement issus du Conseil municipal de Marseille et non plus des secteurs. Ça paraît un petit peu compliqué comme ça, mais c'est très simple, ça signifie que la majorité municipale marseillaise va peser beaucoup plus significativement dans cette Assemblée. Vous le savez, il y a eu pendant tout le long du mandat une rivalité des tensions entre la mairie de Marseille dirigée par Benoît Payan et la métropole dirigée par par Martine Vassal, avec une raison simple.
Ils étaient tous les deux candidats en 2020 et Martine Vassal avait été défaite par Michel Rubirola. Elle s'est appuyé sur les maires de droite de la métropole pour en devenir la présidente, et à partir de là il y a eu effectivement une tension très forte entre les deux institutions. Martine Vassal, qui n'a pas réussi son pari de remonter son score au second tour, tant s'en faut puisqu'elle l'a presque divisée par deux, et bien a annoncé au soir du second tour qu'elle ne serait pas présidente de la métropole, qu'elle ne se présenterait pas au suffrage des conseillers métropolitains et donc à partir de là eh bien le jeu s'ouvre avec plusieurs noms qui sont avancés.
Le maire de Salon, Nicolas Isnard, la maire d'Aix, Sophie Joassin ou encore le maire de Mimé, Georges Christiani, ce sont des noms qui sont avancés. Pour l'instant personnes ne s'est déclaré très officiellement et Benoît Payan martèle une chose, c'est que désormais, du fait de cette réforme, personne à la métropole ex-Marseille-Provence ne pourra faire sans Marseille, sans le printemps marseillais, la majorité municipale marseillaise. Et donc nous nous approchons sans doute d'une logique beaucoup plus intercommunale que celle que nous avons ou connu par le passé, avec chaque maire qui d'une certaine manière décidera chez lui.
C'est très important parce que ce n'est pas qu'une affaire institutionnels, ce sont des domaines de la vie quotidienne qui sont très importants comme les transports, la gestion des déchets, l'environnement, l'urbanisme, le logement et donc pour toutes ces raisons-là, les Marseillais vont avoir un oeil attentif le 2 avril lors de la réunion de la métropole qui choisira son président. Et bataille à suivre et on en reparlera avec vous. Merci Léo Purguette pour cette intervention, la Une de la Marseillaise et la forte majorité de Benoît Payan.
Ce qui nous fait dire un mot sur Marseille, sur la métropole. On commence par Marseille Frédéric ? Oui, Marseille, cohérence très forte de Benoît Payan tout au long de la campagne comme à Mickaël Delafosse, à Montpellier, à Némal Grégoire ou à Arnaud Deslandes.
Pas d'accord avec l'EFI. Il a quand même bénéficié du retrait qui a été qualifié de républicain de Sébastien Delogu. On sait comment dire étonné de la percée du rn elle est quand même extrêmement ancienne dans l'idée dès les années 80 le rennes fait 30 à 33 % différentes élections avec ce leader de l'époque parce qu Calrégué et Renat de Perdomo, Jean-Marie Le Pen veut s'implanter également à Marseille.
Le fait majeur, je trouve, sur cette élection, est-ce que c'est un enseignement en filigrane pour 2027 ? C'est la capacité de Franck Alizio à remplacer la droite, quand on s'est frappé, moi. Je tirerai l'enseignement de Marseille mais je le prendrai également de Toulon.
Bien sûr que le Rassemblement national conforte ses berceaux Marseille-Toulon-Nice, c'est le berceau véritablement du FN, du Front National. Et donc je ne suis absolument pas étonné comme Frédéric du score de Franck Alizio mais par contre je suis assez heureuse et je regarde ça avec beaucoup d'ironie, j'entends tellement depuis des années, des mois et des mois, le Front républicain est mort, c'est fini. Pas du tout.
Regardez ce qui s'est passé à Toulon. Alors la valette qui finit à 42 % au soir du du premier tour, est balayé par le front républicain parce qu'il y a une attitude républicaine, même du sénateur LR, Michel Bonius, qui a 15 points et qui n'attend pas deux heures. En trois heures, il se retire pour empêcher que Laure Lavalette passe.
Donc ça, c'est le premier point. Deuxième point, je vais assez vite, pardon, Oriane. C'est intéressant ce que disait notre camarade de la Marseillaise.
Il met un point sur les métropoles. Aujourd'hui, les métropoles ont plus de pouvoir quasiment que les villes et vous allez voir ce qui va se passer à Lyon. La difficulté que Grégory Doucet, déjà qu'il a gagnée dans la douleur avec le recours qui est posé, je ne sais pas où il ira.
En tout cas, il a gagné dans la douleur. Et par contre, ce qu'il a perdu, c'est un bien très précieux. C'est la métropole.
Et quand on sait que la métropole, par exemple, a le pouvoir d'urbanisation, par exemple à Lyon, c'est-à-dire que toute la politique écologique portée par Grégory Doucet sera barrée par la métropole. C'est de là en plus de ça, se déteste cordialement. Et donc quand vous n'avez pas d'accord entre la ville et la métropole, ce que voulait faire François Piquemal et François Briançon à Toulouse, c'est-à-dire François Piquemal, à moi à la mairie, François Briançon à Toulouse à la métropole.
Eh bien c'est un sujet. C'est vraiment un sujet mais un sujet qui va encore à mon avis si on est dans cette dichotomie, cette dissociation, va encore à accélérer l'idée dans l'opinion de l'impuissance des maires. Les maires sont les élus préférés des français mais ils sont considérés comme impuissants de plus en plus.
Oui c'est complètement ce qu'on avait essayé de montrer avec Brice Socol dans notre livre avec cette crise du politique au national. Merci de le dire. C'est vrai qu'on a vu avec cette éclipse du politique dans les déterminants du vote des déterminants nationaux, insécurité, avec trafic de drogue, ce qui a coûté très cher par exemple au maire socialiste de Clamont-Ferrand, plutôt très bien élu en 2014 et en 2020.
Santé, accès aux soins, pouvoir d'achat et d'aide, des sujets nationaux régaliens qui redescendent à l'échelle locale. Et c'est vrai que peut-être que ce dégagisme plus fort que prévu, même si la big picture, la grande tendance, c'est qu'une majorité très nette de maires de villes de plus de 3 500 ou 10 000 habitants ont été réélus. Il y a ce sentiment que même le maire ne peut plus vraiment changer la vie.
Et on voit que cette défiance à l'égard du national a contaminé la sphère locale. Un mot, puisque vous parliez du Rassemblement national qui grignote des territoires. On regarde la ligne de Nice ce matin.
C'est Éric Ciotti. Pourquoi il a gagné à la une de Nice ce matin ? Allez-y, Françoise.
Pourquoi il a gagné ? Parce que moi j'ai une question. J'ai juste une réponse extraordinairement simple.
Pourquoi il a gagné ? Parce que la candidate écologiste ne s'est pas retirée. Parce que vous avez une leader qui s'appelle Marine Tondelier, qui écume à peu près les plateaux six à huit fois par semaine, qui a fait de la lutte contre le RN et je n'enlève pas sa sincérité puisqu'elle les mêmes et délimbrement la priorité et qui, dans un cas concret et précis à Nice face à Éric Ciotti qui est purement un candidat d'extrême droite allié du RN.
Dans ce cas précis, quelle que soit la nature de Christian Estrosi quels que soient les reproches qu'on peut faire à Christian Estrosi il y a une hiérarchie des périls normalement à gauche il y a une hiérarchie des périls et bien dans cette hiérarchie des périls elle ne retire pas Juliette Chanel, elle n'exige pas que Juliette Chanel se retire et si Juliette Chanel s'était retirée de toute façon Eric Ciotti était battu et ça on peut m'expliquer que non parce que l'image est rosie ça C'est pas ça, c'est une faute très lourde qui n'est pas assez soulignée à mon avis. Je ne comprends pas comment les journalistes ne demandent pas à Marine Tournelier quelle est cette incohérence entre le discours et la réalité. Oui, c'est vrai que c'est quelque chose qui pourrait lui être comme quelque chose qui lui coûterait cher et qui serait vu comme un acte lourd.
En 2015, la gauche s'était retirée aux élections régionale, Christian Estrosi avait une quinzaine de points de retard, il y avait 300 000 voix c'était la région ce n'était pas la ville de Nice alors c'est vrai que là aussi la structure de vote Estrosi-Cioti était la même alors on Il y a les résistants de la dernière heure qui vont tout expliquer sur la personnalité de Christian Estrosi. C'était un maire populaire qui avait un bon bilan, il y a eu une forme d'usure. Nice est une ville très marquée à droite, à la présidentielle, l'addition des votes Le Pen-Zemmour faisait 35-36 % et c'est vrai qu'effectivement, il y a Yerick Chetty qui a réussi à incarner une forme de renouveau face à Christian Estrosi avec 40 ans de vie politique.
Autrement Sur Éric Ciotti, Frédéric, est-ce que sa victoire elle est spécifique à Nice, à son électorat, à son contexte ? Ou est-ce qu'elle dit quelque chose de l'union des droites ? Est-ce que comme le dit Éric Ciotti, l'UDR a vocation à remplacer les LR En tout cas, dans le quart sud-est, pour l'instant, ce côté union des droites massif, c'est vraiment le quart sud-est.
Puisqu'on l'a vu aussi à Avignon, où la droite a...
À Avignon, la droite a conservé...
Enfin, a pris la ville. C'est un...
Je voulais dire Nîmes. À Nîmes. Oui, mais il était divers à droite, mais pas marqué à droite.
Mais Nîmes, c'est très, très spectaculaire. La droite se divise fortement au premier tour, d'ailleurs comme en 1995 où déjà elle avait perdu la ville au profit du Parti communiste français, l'histoire se répète. L'addition des voix Proust-Plantier fait 35%, finalement ils fusionnent, Proust fait 21 ou 22%.
On voit très bien qu'il y a eu une part très importante des électorats qui sont allés sur l'Assemblément national. Attention à ne pas faire de cet exemple du Sud-Est un cas national, Mais en tout cas, ce qui est très fort et on l'a vu dans beaucoup d'enquêtes, c'est la capacité des électeurs de droite à ne pas attendre les états-majors pour soutenir et voter pour le Rennes. Puisque la force de Bardella, c'est prendre une partie très importante de l'électorat de Oui, mais je le redis encore, encore une fois, contre-exemple absolu, tout le monde nous dit que l'Alliance des droites est en marche.
Regardez strictement Rachida Dati à Paris. Rachida Dati à Paris fait converger sur son nom Sarah Knafo, l'extrême droite d'Éric Zemmour reconquête. Thierry Mariani, elle fait converger la renaissance, le parti d'Emmanuel Macron.
Elle fait converger les LR. Elle fait donc...
Elle incarne cette alliance des droites. Je ne dis pas que Paris, c'est la France, mais regardez le message que les Parisiens envoient. Ils envoient un message d'un nom absolument cinglant et terrible, d'ailleurs, je pense, à titre personnel pour Achille Alati.
Et justement, vous parlez de l'alliance des droites. On va écouter ce matin. À Paris, ça va – Parce qu'on va commencer à se projeter pour la présidentielle, on va écouter ce matin Laurent Wauquiez, patron des députés LR et Gabriel Attal, le patron de Renaissance, tous deux dans des matinale.
Moi ce que je souhaite c'est que la priorité des LR ne soit pas chaque parti, à côté de chaque partie, de désigner à tout prix son candidat à la présidentielle. Ce que je souhaite c'est que les LR, et c'est l'appel que je fait, se fixe comme objectif d'être le moteur du rassemblement de la droite. Je prends une droite qui est un peu plus centriste comme Édouard Philippe, je prends une droite qui est un peu plus dure comme Sarah Knafo, moi j'assume de vouloir remettre ensemble.
Vous savez d'où ça allait quand c'était Nicolas Sarkozy on allait de Jean-Louis Borleau jusqu'à Philippe Devilliers. Wino Retailleau qui est à la tête de LR et des responsables qui ont des postes importants chez LR, je pense à François-Xavier Bellamy qui très clairement ont refusé d'appeler à battre l'extrême droite à Nice, en plus pour un candidat de la droite. Ce qui est quand même totalement incompréhensible.
Et si cette clarification n'en vient pas, ou si la ligne de LR c'est désormais de faire ce qu'on appelle l'union des droites, mais en réalité c'est l'union de la droite et de l'extrême-droite, évidemment qu'on ne partage absolument rien avec ça. Et que pour ce qui est de la construction de l'avenir, puisque c'est la question que vous posez, j'imagine, vous pensez à l'élection présidentielle de 2027, ça ne peut pas faire partie d'une alliance avec nous oui on voit deux lignes complètement différente l'alliance de le rappel de l'époque sarkozy de borloo à philippe devilliers sarah knaffo edouard philippe je Je vois quand même quelque chose. Il y a une pression assez forte du peuple, non pas de droite, mais du socle commun, c'est-à-dire les sympathisants LR, Renaissance, Horizons, Modem, et j'avais eu ça dans une enquête pour Le Point, à vouloir éviter à tout prix un second tour Bardella-Mélenchon qui est vu comme le second tour catastrophe et il y a une pression pour que ces différents partis s'entendent peut-être dans le cadre d'une primaire alors elle paraît tellement loin, entre des partis si différents, entre deux lignes si différentes.
Mais au fur et à mesure qu'on va rentrer dans la campagne présidentielle, si la petite musique s'est imbardé là, à coup sûr, au second tour, rien d'émotion, en tout cas vainqueur de la présidentielle au premier tour et un Jean-Luc Mélenchon en dynamique, il y aura cette pression pour faire une sorte de redictio ad candidatum, c'est-à-dire réduire, factoriser cette offre électorale. – In conclavoum ! – Conclavoum, voilà. – On – Il y a cette pression pour avoir une offre plus réduite. – Parce que lui, c'est un homme élégant, Frédéric Dhabi, et puis c'est quelqu'un qui est très courtois.
Moi je n'ai aucune courtoisie, voyez-vous, avec Gabriel Attal. Je ne comprends, rien. Je vous le dis tout de suite, pourtant ça fait combien ? 25 ans que j'analyse la politique et que je la fais ?
Je ne comprends rien à ce que raconte Gabriel Attal. Et d'ailleurs, je pense que personne ne comprend rien à ce que raconte Gabriel Attal. Je vois bien son zigzags permanents, un coup à gauche, un coup à droite.
Essayer de faire renaître ce macronisme qui ne vit que par Emmanuel Macron. On ne peut pas, comment dirais-je, avoir tous les défauts d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire ambigus, souvent en figurique, obsédé par la communication et par soi-même, sans avoir vraiment les qualités. Parce que le président a quand même un certain nombre de qualités.
Je ne comprends rien à Gabriel Attal. Il n'a rien foutu pendant ses élections municipales. Il peut se targuer d'avoir Cazenave qui a gagné à Bordeaux mais...
Qu'est-ce qu'il fait à Paris ? Qu'est-ce qu'il fait à Paris, Gabriel Attal ? Oh là là, c'est affreux !
Bruno Retailleau n'a pas appeler à voter contre Rick Schottier. Qu'est-ce qu'il fait, Gabriel Attal, à Paris ? Il accepte que la candidate se fusionne avec son candidat Bournazel ?
Est-ce que vous avez vu ce banquet ce banquet de la droite vous imaginez que Rachida Dattis a allé de Sarah Knaffo Eric Zemmour, Marine Le Pen à Gabriel Attal sérieusement et Emmanuel Macron Et on le voit qu'à peine les municipales C'est l'heure du bilan dans tous les camps politiques, avec un même mot d'ordre de la gauche à l'extrême droite, éviter la dispersion pour 2027. Dans un paysage politique fragmenté, seule l'Union, au-delà des partis, offrira une chance aux différents camps de se qualifier au second tour et d'éventuellement l emporté au PS, ils sont nombreux à vouloir couper tous les ponts avec et les filles à l'image de François Hollande. Il faut qu'il y ait une candidature socialiste, social-démocrate comme on voudra, c'est-à-dire avec le Parti Socialiste, avec avec place publique, avec la convention, avec la société civile.
Tous ceux qui veulent qu'il y ait cette offre-là doivent présenter un candidat à l'élection présidentielle. Au sein du socle commun qui unit la droite et le centre, les municipales ont offert une perspective. Là où ils étaient unis, les résultats ont été plutôt bons.
Mais pour le patron des LR, cela ne peut se faire à n'importe quel prix. Il y a une possibilité de victoire en 2027, à deux conditions. Il faut à la fois être capable de se rassembler, mais sur un projet qui sera puissant.
C'est ce que je veux porter. A l'extrême droite, deux stratégies émergent. Une union des droites qui appelle de leur vœu reconquête et l'UDR d'Éric Ciotti ou une stratégie plus large voulue par le Rassemblement national.
Il ne faut pas ouvrir à droite, il faut ouvrir à tous les Français. Il faut arrêter avec ces considérations. Je crois vraiment que l'élection présidentielle, c'est l'élection précisément où il faut s'adresser à l'ensemble des Français.
La course à la présidentielle est lancée avec des partis comme LR et le PS qui doivent trancher sur les modalités de départage des nombreux candidats annoncés. On a parlé des alliances à l'ordre, on le voit, on a entendu François Hollande. La question va aussi se poser à gauche.
Est-ce que ces municipales ont changé la donne, Françoise ? Oui, je pense profondément parce Parce qu'effectivement, il y a une forme d'erreur collective, à mon avis, qui a été commise. Et je suis assez savoureusement et ironiquement, j'observe ça avec beaucoup d'ironie et du coin de l'œil François Hollande, effectivement, qui s'est posé en champion anti-LFI en essayant de piquer le mistigri à Raphaël Guzman et qui en réalité lui-même a été fusionné avec LFI à Tulles.
Et ça, véritablement, les gens l'ont compris. Vous savez ce qui tue la politique ? Je le redit éternellement, je ne cesse de le dire, file-le mes éditos dans mes conversations.
Ce qui tue un politique, c'est l'incohérence. On ne peut pas faire un texte au bureau national sur Jean-Luc Mélenchon est antisémite et complotiste et laisser faire des accords. Et là où c'est un peu moche, c'est de tout mettre sur le dos d'Olivier Faure.
Quand vous regardez la liste des accords qui ont été passés, finalement, le courant d'Olivier Faure, il n'en a passé que deux. C'est-à-dire Nantes et Toulouse. Tout le reste, Limoges, Brest, Clermont, Tulle, Toulouse, Toulouse, Tule, Clermont, Avignon, c'est véritablement Boris Vallaud et François Hollande, c'est véritablement les autres leaders.
Donc, ils sont en train d'essayer de faire la peau à Olivier Faure sur un truc, finalement, c'est 10 petits lèvres, tout le monde a tenu le coup. – Je vous laisse répondre, Frédéric, on va juste écouter ce que que dit ce matin à propos de ça, Pierre Jouvet, le secrétaire général du Parti Socialiste. – Pardon, je suis un peu… – Nous avons construit une stratégie pour ces élections municipales qui s'est avérée payante.
La stratégie, c'était de rassembler de manière C'est-à-dire inédite sous ces dernières années, la gauche sociale, écologiste, communiste. On a rassemblé ce qu'on a appelé l'arc de Ruffin à Glucksmann. Appelez-le comme vous voulez mais c'était à peu près ça vraiment payante cette stratégie frédéric électoralement non et les trois fois non françoise parle d'or sur la perte de cohérence quand les français ne comprennent pas ils sont ils le sanctionne oublions les villes où le PS était sortant.
Brest, Clermont, Thule, on peut parler d'une certaine usure qui a été reconnue même par beaucoup de maires. Regardons les villes où le PS pouvait être en conquête. Toulouse, Limoges, Clermont avec LFI devant, Avignon.
Ils étaient sortants à Avignon. C'est ce ciel à Louis-Barré. On va dire Toulouse-Limoges, LFI était devant.
On a vu un phénomène assez incroyable arithmétiquement l'alliance brillant son pic mal été majoritaire ça faisait 52 ennemi 53 % ça se termine avec une victoire très nette pour jean-lui que moudinque supérieur à ses les scores de 2020 et 2014. Pourquoi ? Parce qu'on avait fait une enquête avec Fiducia, les sous-de-radio et la Dépêche qui donnait 51 -49, ça a été encore plus fort.
On avait un électeur, Briançon sur 5, des socialistes qui, au second tour, on choisit Jean-Luc Boudinque ou même de ne pas voter. On voit clairement que quand l'alliance n'est pas comprise, quand elle était en décalage avec le discours national de la direction du PS, avec les valeurs de ce socialisme du sous-ouest, ils Ils ont sanctionné Limoges, c'est quand même une ville qui a été OPS pendant 60 ans. Un candidat LFI entre guillemets qui avait une autonomie propre, qui est un des rares, qui a fait un score au premier tour supérieur au score de M.
Mélenchon, de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. C'est absolument rarissime et pourtant ça a été également sanctionné. Le maire Santan avait fait 11 % au premier tour.
La gauche aurait dû gagner. 'est Guillaume Guirin qui l'a emporté. C'est très intéressant ce que dit ce que je dis évidemment Frédéric parce que c'est quelque chose que l'on pressent et que personne ne veut voir mais qu'on va voir.
Vous allez avoir un double barrage républicain. Maintenant vous avez un barrage républicain contre LFI et vous avez un barrage républicain contre le Rassemblement national. Il y a, et ça c'est terrible finalement d'avoir des états-majors, je pense surtout au vert parce que d'avoir des états-majors qui refusent d'entendre que la dérive de Jean-Luc Mélenchon est quelque chose qui révulse profondément les gens.
Ramener cela à une diabolisation de plateaux de journalistes est une erreur profonde. L'attitude politique, les mots de Jean-Luc Mélenchon ont passé un cac qui a vraiment percolé au plus profond du pays et on retrouve et on le retrouve dans les résultats. Ce que je veux dire c'est que ce double front républicain a aussi un impact sur la mobilisation, sur mobilisation de la droite et du centre à Toulouse, mobilisation de la gauche pour faire barrage au RN à Marseille à un degré moins à Toulouse. – Voilà, attention on va le voir à la présidentielle, vous risquez d'avoir au premier tour un front républicain deux gens de gauche pour que Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas au second tour. – Plus que jamais le premier tour et le second tour seront très distincts. – Merci à tous les deux, merci beaucoup pour votre éclairage Frédéric et Françoise, merci à tous de nous avoir suivis, on se retrouve demain, très bonne
Emmanuel Macron