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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 9 mai 2025 27 minAutoproduit

ZAP'Parlementaire : Nettoyage ethnique de Gaza par Israël, coupe budgétaire pour l'écologie, ...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci président. Monsieur le premier ministre, entre l'Élysée et Matignon, c'est acquis des générals premiers. Budget d'austérité avec 40 milliards de coup, contribution des retraités, nouveaux modes de scrutin législatif.

Vous brandissez maintenant l'arme référendaire comme un joker politique à chaque blocage, comme un aveu d'impuissance de l'exécutif. Mais entre un président qui veut consulter sur l'organisation du temps scolaire, compétence gouvernementale et un premier ministre qui annonce des référendum sans en avoir le pouvoir constitutionnel, une question se pose qui gouverne et surtout gouvernez-vous encore ensemble au tempora, au Mor ? Hier, on parlait de quak, aujourd'hui on parle de polyphonie, mais il faut bien appeler les choses par leur nom.

C'est de la cacophonie qui l'emporte. Pire, une cacophonie politique érigée en méthode de gouvernement. un gouvernement d'auto-entrepreneur.

Ce balai institutionnel donne le sentiment d'un pouvoir à cours d'idée, à cours de majorité, à bout de souffle. Déjà, pendant ce temps, les Français eux demandent pas de référendum sur le budget ou l'organisation territoriale du pays. Ils veulent savoir s'ils pourront finir le mois, se loger, se soigner, accéder à l'éducation pour leurs enfants, vivre en sécurité, se projeter simplement. par deux fois en responsabilité, nous n'avons pas censuré.

Mais soyons clair, monsieur le premier ministre, vous n'êtes pas là pour durer. Vous êtes là pour agir. Agir contre l'anxiété sociale qui ronge notre pays.

Alors, monsieur le Premier ministre, votre objectif est-il de tenir le plus longtemps possible à Matignon ou bien de répondre enfin aux vraies attentes des Français ? Pour vous répondre, la parole est à monsieur le premier ministre. Vous avez la parole.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le président Patrick Caner, je trouve votre question extrêmement éclairante d'un certain nombre de faiblesses françaises et je vais et je vais répondre très simplement. Le le constat que vous faites ou la photographie que vous présentez, elle est gravement fautive.

Quand vous dites que le gouvernement a comme responsabilité de fournir des moyens à tous les acteurs de la société, vous oubliez de dire une chose, c'est que tout courant politique confondu, nous avons créé une situation dans laquelle l'état du pays, l'état des finances du pays, l'état du patrimoine du pays et désormais et désormais et désormais ça ne sert à rien. de agiter les bras dans tous les sens. Je dis que un pays qui a accumulé 3300 milliards de dettes, 3300 fois 1000 millions d'euros de dette s'achemine si on ne fait rien vers si s'achemine si on ne fait rien vers une charge annuelle de la dette de 100 milliards, c'est-à-dire l'équivalent de l'addition du budget de l'éducation nationale et de la défense nationale, ce qui laisse faire ça sont des irresponsables et ceux qui chaque fois et ceux qui chaque fois qu'il montent à la tribune le font pour demander des crédits nouveaux, le font pour demander des dépenses de l'État nouvelle, ceuxl trahissent l'intérêt du pays.

Et donc et donc le premier ministre et le président de la République travaillant ensemble, monsieur Caner, et je vais d'ailleurs vous en donner la preuve, elle est très simple. Lorsque nous évoquons des projets de référendum, si je ne doute pas que vous connaissiez la Constitution par cœur, l'article 11 dit qu'ils sont décidés par le président de la République sur proposition du gouvernement. Et donc chacun est dans son rôle en évoquant des consultations sur des sujets qui sont des sujets cruciaux.

Qu'est-ce qui nous manque ? Je vais vous dire en toute sincérité et si vous permettez en amitié. Je vais vous dire exactement ce qui nous manque, c'est que les Français, l'opinion publique française, l'opinion civique française prennent conscience de la gravité de la situation dans laquelle nous trouvons.

Si n si nous ne parvenons pas à atteindre ce seuil-là, nous échouerons à coup sûr pas seulement le gouvernement, ce gouvernement-là et tous les gouvernements suivants. C'est la raison pour laquelle nous avons l'intention et de tenir les engagements budgétaires et de préparer pour les années qui viennent le chemin, le scénario d'un atterrissage qui permettra enfin à la France de se débarrasser de la charge excessive de la dette et d'être et de ne plus être le dernier pays de l'Union européenne sur ce sujet. C'est une responsabilité du gouvernement et le gouvernement l'assumera.

Merci. [Applaudissements] Monsieur le président Caner, monsieur le premier ministre, vous êtes à Maton depuis 5 mois mais vous soutenez Emmanuel Macron depuis 96 mois et j'ai le regret de vous dire, connaissant aussi comme vous la Constitution, que on ne peut pas la tordre comme vous souhaitez le faire en prenant les témoins à témoins les Français. L'article 47 de la Constitution prévoit que l'élaboration budgétaire relève exclusivement du Parlement en France.

Et ce n'est pas et ce n'est pas par un référendum que vous pourrez évacuer votre responsabilité collective dans le cadre de l'incurie budgétaire que nous connaissons depuis maintenant 7 ans. Je voulais le dire simplement. Il ne faut pas brutaliser le Parlement dans ses compétences constitutionnelles.

Ce référendum sur la situation des finances publiques est une inepsie. Bravo. Merci monsieur le président, monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères.

L'État d'Israël n'a aujourd'hui plus qu'un seul objectif : raser Gaza et éradiquer tout un peuple. Ce qui se passe à Gaza depuis des mois est insoutenable. Il s'agit d'un massacre qui met à mal les fondements mêmes de notre humanité.

Après l'annonce de son projet de conquête du territoire palestinien avec une attaque de grande envergure et le déplacement de la plupart de la population de la bande de Gaza, le gouvernement israélien franchit une nouvelle étape dans sa volonté d'effacer purement et simplement la Palestine avec un réel risque génocidaire. Après l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023, nous avons toujours défendu le droit d'Israël à assurer sa sécurité. Mais le choix du gouvernement de Netaniaou de piétiner de manière délibérée et répétée le droit international met en danger sa propre population et sacrifie définitivement ses otages.

Les milliers d'Israéliens qui manifestent chaque jour contre leur propre gouvernement le savent aussi et surtout. La population civile palestinienne n'a pas à payer pour les crimes du Hamas. L'aide humanitaire à destination de la bande de Gaza est bloquée depuis 2 mois, affamant ainsi des hommes, des femmes et des enfants.

Les Nations- Unies et les associations présentes sur place ne cessent de dénoncer le massacre d'innocents et les violations constantes du droit international. Monsieur le ministre, nous ne pouvons pas rester silencieux face à ce massacre. Mais au-delà des mots et des incantations, quelles sont les actions de la France ?

Quand allons-nous enfin reconnaître l'État palestinien ? Allez-vous demander une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour prendre des sanction, imposer un cesser le feu et lever le blocus à Gaza ? Pour vous répondre, la parole est au ministre délégué en charge de l'Europe, monsieur Benjamin Hadad.

Vous avez la parole, monsieur le ministre. Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, madame la sénatrice Narcigin, vous le savez, depuis l'attaque barbare du 7 octobre, la France et sa diplomatie n'ont cessé devrait pour trouver la voie d'un cesser le feu permanent à Gaza.

La libération inconditionnelle de tous les étages de tous les otages la libération inconditionnelle des otages, le la défense du droit international humanitaire et la relance d'un dialogue politique qui pourra mener à deux États un état palestinien souverain vivant côte à côte avec l'État d'Israël en toute sécurité. Et nous l'avons dit, la rupture du CC le feu qui est intervenu à Gaza représente un retour en arrière dramatique pour toutes les populations, les populations civiles de la région. Et c'est pour cela que nous travaillons avec les médiateurs américains, égyptiens, catarriens à remettre les parties autour de la table pour la négociation et assurer l'entrée de l'aide humanitaire que vous avez évoqué.

Nous travaillons aussi et nous soutenons l'initiative des pays arabes pour reconstruire la bande de Gaza et bien sûr cette gouvernance qui ne pourra se faire que sans le Hamas qui est un groupe terroriste. Et je voudrais le dire comme l'a rappelé tout à l'heure le Premier ministre et l'a dit le président de la République, le plan qui a été présenté par le gouvernement israélien de conquête de Gaza et de déplacement des populations représente une impasse absolue. une impasse absolue pour la paix, pour la sécurité d'Israël, pour la sécurité de toutes les populations de la région.

Et c'est pour cela que nous continuerons de travailler avec nos partenaires. Il y aura, vous le savez, au mois de juin, une conférence avec l'Arabie Saoudite qui vivra visera précisément à travailler à la reconnaissance de l'État palestinien et à créer enclencher une dynamique de reconnaissance mutuelle d'Israël par ses voisins et de l'État palestinien. Vous pourrez compter sur la mobilisation de la France qui est le pays européen, l'un des pays au monde les plus engagés pour pouvoir trouver les voies de la paix dans la région.

Madame Nor Siguin, chers collègues, monsieur le ministre, avec cette nouvelle provocation d'Israël, juin, c'est trop tard. C'est maintenant que la France doit reconnaître l'État palestinien sans contrepartie et sans conditions. C'est maintenant que le droit international doit s'imposer.

Les criminels de guerre doivent être jugés par la Cour pénale internationale. C'est maintenant que nous devons agir. Autrement, c'est tout un peuple qui va disparaître dans notre silence coupable.

Merci monsieur le président, monsieur le premier ministre, mes chers collègues. Ma question s'adresse au ministre en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche. Lundi dernier, le président de la République dans le cadre de son discours à la Sorbonne choisir l'Europe, choisir la France pour la science a annoncé la levée d'une enveloppe budgétaire dédiée de 100 millions d'euros.

Si l'on doit saluer la mobilisation de la communauté politique et scientifique française pour accueillir des chercheurs étrangers et par et plus particulièrement américain, cela nécessite cependant des précisions et des engagements. Cette annonce à la Sorbonne dans une des anciennes univers des plus anciennes universités européennes ambitionne certes une renaissance, celle d'une Europe des lumières, du savoir et de la connaissance. Elle poursuit la démarche d'accueil impulsée sous la présidence de François Hollande avec l'instauration du dispositif PAE, programme d'aide à l'accueil en urgence des scientifiques en exil et vient compléter celle déclinée par le CNRS, les organismes de recherche et plusieurs universités françaises de premier rang.

Mais cette annonce se heurte à d'autres annonces récentes nettement moins enthousiasmantes. Je pense à l'annulation de près de 500 millions de crédits pour la mission recherche et enseignement supérieur alors même que le nombre d'étudiants continue d'augmenter ou encore à celle des 225 millions du programme France 2030. Et voilà que l'on apprend la capacité du gouvernement à mobiliser 100 millions de crédits sur ce même programme sur des crédits non encore fléchés.

Alors, monsieur le ministre, pouvez-vous nous éclairer quant à cette mobilisation de 100 millions d'euros à savoir quelles années budgétaires de rattachement, quel impact par rapport au programme France 2030, quelles seront les conditions de sélection des scientifiques et des thématiques retenues ? Quel sera le statut et les salaires des scientifiques accueillis ou encore la pérenité de ce dispositif ? Enfin, monsieur le ministre, considérant les situations de zone université dont la majorité, comme vous le savez, se trouve dans une grande tension, voir une précarité financière, comment envisigez-vous que cette terre d'accueil ne se transforme pas en terre de lamentation pour nos chercheurs et enseignants chercheurs actuellement en poste ?

Pour vous répondre, la parole est au ministre délégué en charge des relations avec le parlement. Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Ros dans le droit fil de ce que je disais tout à l'heure à sénateur Swiris et en excusant à nouveau le ministre Philippe Baptiste, à la fois, je ne peux que vous donner raison sur l'opportunité formidable que représente évidemment l'accueil possible de chercheurs du monde entier, en particulier ceux du continent américain qui sont menacés dans leur liberté académique et dans les moyens qui peuvent être mis à la disposition à leur disposition par l'administration américaine. dans cet esprit que le le programme Choose Europe for Science, vous l'avez bien dit cette fois dans dans la langue de Molière, a été cette semaine une surprise et une chance formidable.

Je veux euh ici vous vous répéter un certain nombre d'éléments rassurants sur le plan budgétaire, à la fois sur l'augmentation du budget des université qui a été décidé par l'ensemble de des groupes parlementaires de du Parlement et en particulier dans la discussion qui ont eu lieu avec votre groupe pour obtenir le vote des du projet de loi de finance cette année de 300 millions d'euros. Ces 300 millions d'euros sont bien confirmés dans l'augmentation budgétaire des universités de l'enseignement supérieur. S'agissant de la recherche outre les 6 milliards d'euros dont que j'évoqué tout à l'heure, les 19 milliards d'euros dont fait partie le programme France 2030 sur lequel vous nous interrogiez précisément à l'instant sont bien confirmés également jusqu'en 2030.

Donc le gouvernement est animé des mêmes objectifs que vous pour qu'en effet euh si d'autres veulent éteindre les lumières, l'Europe et la France continuent d'éclairer des siennes une partie sinon le monde entier. Monsieur Ros quelques secondes. Merci monsieur le président.

Alors, avec la volonté affichée du président de la République, avec le fait que le Premier ministre dit que le gouvernement n'est pas méchant, je ne doute pas que au cas dans le cadre du PLF 2026, on aura des besoins enfin des moyens qui seront à la hauteur des besoins des universités parce que après le dispositif PAOSAE, il s'agit maintenant d'accélérer. Merci madame la présidente, monsieur le Premier ministre, en France, nous avons toujours vécu le 1er mai qu' un moment de solidarité, parfois de fête, toujours de lutte. Je pense évidemment au cortège puissant de Dquerc pour harceleurs mithal où salariés, syndicalistes et élus ont manifesté pour sauver leurs emplois, leur vie, leur territoire pour défendre notre industrie.

Le combat social, c'est l'essence de notre engagement. Les congés payés, la retraite, la sécurité sociale, la dignité au travail. Mais pour nous, socialistes fidèles à Jorè, ce combat est indissociable du combat pour la République et du combat pour la paix.

Or, ces dernières semaines, on nous conteste les droits le droit de les mener avec notre voix propre et forte, celle de la gauche socialiste et républicaine, celle de la République sociale. Et bien je vous le dis, ces combats nous les mènerons sans baisser la tête jamais avec le respect de l'intégrité physique, l'amour de la dispute apaisée, avec comme exigence de chaque instant le courage de la nuance et l'universalisme. n'en déplaise au parangon de la pureté idéologique qui brutalise le débat public, conflictualise jusqu'à essentialiser et jeter en pâure ceux qui n'utilisent pas leurs mots et n'épousent pas leur stratégie de pompiers pyoman.

Avec cela, notre rupture est totale. Dans la rue, comme sur les réseaux sociaux, black block ou troll anonyme qui ont en commun de chasser en meut fracture la France. Tout républicain sincère doit proscrire toute parole qui fait le lit de la violence verbale ou physique.

Alors oui, au nom du courage, de la nuance et de l'universalisme, personne ne nous empêchera d'être là pour le combat unitaire contre le racisme et l'antisémitisme comme face au meurtre odieux d'Abouakar Sissé, cette haine contre les musulmans qui gangainent notre société. Alors oui, au nom du courage, de la nuance et de l'universalisme, nous serons là pour le combat pour la paix, le droit international pour l'Ukraine comme pour Israël et Gaza. Nous sommes là à notre place sans un termoiement coupable.

Alors, monsieur le Premier ministre, que comptez-vous faire pour face à ces menaces qui pèsent sur le débat public garantir les droits essentiels de notre République que sont la Merci beaucoup. La parole est à madame Aurore Berger, ministre en charge de l'égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations. Merci.

Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Jérôme Gedge, permettez-moi d'abord d'avoir un message de solidarité. un message de solidarité par rapport à ce que vous avez vécu et qui est intolérable dans la République de choisir, de sélectionner, de chasser celles et ceux qui entendent manifester pour faire respecter des droits et surtout pour faire respecter des convictions. Mais disons-le et disons-le clairement, depuis le 7 octobre 2023, il y a une cassure parce qu'il y a celles et ceux qui ont en effet décidé de chasser en meut. chasser en meute celles et ceux qui sont dans des manifestations pour faire respecter leur conviction.

Chasser en meut des femmes qui manifestent dans les cortèges du 8 mars parce qu'elles se réjuivent. chassé en meute parce que quand on se rend dans une manifestation pour bah Abou Bakar si c'est et parce qu'on est universaliste et que dans le même combat évidemment on lit la lutte contre l'antisémitisme avec la lutte contre le racisme, on est mis dehors de ces manifestations parce que la meute encore la meute et toujours la meute décide qui a le droit de citer, qui a le droit d'être républicain ou qui n'a pas le droit de l'être. Et face à la meute qui essaie de s'organiser, de se structurer, il y a la République.

Et cette République, elle est universaliste. Cette République, elle ne hiérarchise pas. Cette République, elle ne trie pas dans les enfants de la République entre ceux qui seraient les victimes de l'antisémitisme ici ou ceux qui seraient les victimes du racisme là.

Alors, face à la meute, nous opposerons l'unité de la République. Face à la meute, nous opposerons l'universalisme de notre République. Face à la meute, nous tiendrons debout.

Nous tiendrons notre parole et nous tiendrons la République parce que oui, face à la meute, nous sommes plus puissants, nous sommes plus nombreux et nous nous ferons entendre. Merci. Merci madame la présidente.

Ma question s'adresse au ministre des affaires étrangères. Monsieur le ministre, hier le gouvernement israélien a dévoilé son plan. Nettoyer Gaza des Gazaouis 2 millions de personnes l'équivalent de la ville de Paris des femmes, des enfants, des hommes innocents, bombardés depuis des mois, massacrés, affamés, devraient aujourd'hui partir volontairement.

Mais pour aller où ? Ce plan, il est indigne. Il nie toutes les règles du droit international.

Ce plan, il est immoral. Il nie la valeur de la vie humaine, même la valeur des vies des otages israéliens. Ce sont les familles qui nous le disent.

Ce plan, il est suicidaire. Il pousse Israéliens et Palestiniens dans ce cycle de violence et de vengeance sans fin. Et la France dans tout ça, notre responsabilité, elle est immense.

Notre soutien inconditionnel, il doit d'abord aller aux innocents qui sont massacrés, jamais au gouvernement qui les massacre. Notre soutien inconditionnel, il doit aller à ceux qui cherchent la paix désespérément par tous les moyens, jamais à ceux qui répandent la guerre, la violence et la terreur. Notre responsabilité, elle est de nommer les choses le risque génocidaire.

Il est là quand un état dit qu'il faut un plan de migration volontaire tout en largant des bombes. Quand un état organise la famine, oui la famine. Quand un ministre de cet état dit que pas un seul grain de blé ne doit rentrer dans Gaza, cet état ne se comporte ni en démocratie ni en allié.

Il est temps de le dire. Nous avons su être ferme face à la Russie de Poutine. Quand allons-nous avoir cette fermeté face aux dirigeants israéliens.

Cela cela n'a que trop duré. Nous devons nommer les choses et nous devons agir. Des leviers de sanction existent.

Allez-vous les actionner, monsieur le ministre ? Il est urgent de reconnaître l'État palestinien. Qu'attendons-nous pour le faire ?

Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Jean-No Barreau, ministre de l'affaire étrangères. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Haida Adisadé, vous avez raison.

Lorsque hier les autorités israéliennes ont dévoilé leur projet de conquête de Gaza, elles ont ainsi porter une triple atteinte, une atteinte d'abord à la dignité humaine parce que chacun a le droit de pouvoir vivre dans son pays sur le sol qui l'a vu grandir. Une atteinte au droit international parce que toute forme de colonisation, de déplacement de forcé de population sont des violations manifestes de la charte des Nations-Unies. Une atteinte enfin à l'espoir qui demeure et que nous voulons entretenir d'une solution politique pour cette région qui ramène durablement la paix et la stabilité. la paix et la stabilité mais aussi la sécurité pour les Israéliens parce que nous avons parlé tout à l'heure du 7 octobre dont on ne peut pas sous-estimer à quel point c'est un traumatisme profond pour le peuple israélien.

Mais ça n'est pas faire offense au peuple israélien que de rappeler à son gouvernement que les décisions qu'il prend mettent en cause durablement la sécurité d'Israël. Car on ne construit pas de sécurité durable sur des décombes sur des déclacements de population. et sur de la colonisation.

C'est pourquoi à plusieurs reprises déjà, nous avons à titre national pris des sanctions contre les colons extrémistes et violents et qu'au niveau européen, par deux reprises, la France a été à l'origine de deux trains de sanction et je ne m'interdis pas de proposer à nouveau des désignations que ce soit au niveau national ou au niveau européen si nous devions voir la colonisation se poursuivre dans les faits en 6 Jordanie comme à Gaza. et ensuite sur la solution politique que nous pouvons rendre possible grâce à la décision qui est entre les mains du président de la République qui est celle de la reconnaissance de l'État de Palestine pour laquelle il a montré sa disponibilité et bien c'est tout ce qui va nous occuper d'ici le mois de juin pour faire en sorte que cette conférence que la France coprera avec l'Arabie Saoudite soit un jalon décisif dans le chemin vers un état palestinien. Merci madame la présidente.

Ma question s'adresse à madame la ministre chargé des comptes publics. Vous avez annoncé récemment une coupe budgétaire de 3,1 milliards d'euros qui des missions essentielles pour l'avenir. Je note - 550 millions pour l'écologie, - 550 millions pour la recherche et - 140 millions pour l'agriculture et les forêts.

Plutôt que sacrifier encore un peu plus notre avenir, commençons par abandonner les soutiens financiers apportés au projet Écoide qui entretiennent l'industrie fossile. Vous êtes à la recherche de recettes pour l'État. Je vous invite à étudier les propositions faites par la gauche qui permettrai de contribuer à la hauteur des enjeux aux missions réellement déterminantes pour les décennies à venir.

Gardons-le à l'esprit. Chaque retard dans le domaine de la transition écologique, de la lutte contre le réchauffement climatique et de la biodiversité nous coûtera cher demain et encore plus après-demain. Sans engagement budgétaire fort pour l'écologie, la France se verra d'autant plus endettée.

Madame la ministre, contrairement à ce que vous affirmez, ces annulations vont remettre en cause la capacité des politiques publiques. Des collectivités vont encore vont encore pâtir des restrictions budgétaires sur la cohésion des territoires et sur le fond vert alors qu'elles sont majoritairement engagé sur des projets écologiques. Le monde agricole mobilisé à 86 % pour faire évoluer ses pratiques sur des objectifs clarifiés va se va se décourager davantage.

Par exemple, alors que le pacte en faveur de la commence à montrer de très bons résultats sur le terrain, cette coupe budgétaire va encore pénaliser cet élan. Alors, madame la ministre, par ces nouvelles annonces budgétaires, ne pensez-vous pas compromettre une transition sans laquelle les crises de demain nous compterons des milliards ? Faut-il attendre le pire plutôt que de faire des choix cohérents pour l'avenir ?

Je vous remercie. Merci beaucoup. La parole est à madame madame Agnè Pier Runaché, ministre de la transition écologique.

Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Jourdan, je tiens à le dire très clairement, mon ministère comme tous les autres prend sa part dans le redressement des comptes publics parce que c'est ça aussi c'est ça aussi garantir notre avenir et garantir la capacité des générations futures à tenir les trajectoires que que nous portons. Mais je veux vous rassurer, le budget de la mission écologie pour 2025 reste supérieur à celui de 2024. car nous investissons pour l'avenir.

C'est ma priorité. La dette écologique et la dette publique, vous le savez, sont les deux phases de la même pièce. Aucun des deux ne doit être sacrifié.

Pour faire face à cette situation d'effort budgétaire, j'ai agi pour mobiliser de nouveaux modes de financement de la transition écologique, les certificat d'économie d'énergie pour financer l'électrification des véhicules ou la rénovation thermique. 2 milliards d'euros de financement de la Caisse des dépôts pour soutenir la rénovation thermique des écoles en plus par rapport à ce qui était initialement prévu et pour améliorer nos réseaux d'eau potable à des taux compétitifs. de nouveaux financements européens et vous savez que nous sommes battus pour maintenir le programme live.

Vous pouvez donc compter sur moi madame la députée pour rester très vigilant à ce que nous conservions un haut niveau d'ambition dans notre action écologique. Car oui, nous le savons toutes deux, en matière environnementale, le coût de l'inaction est bien plus élevé que le coût de l'action. Je ne manquerai pas de le rappeler lors de la préparation du projet de loi de finances 2026 et je compte sur vous et votre groupe pour nous soutenir.

Merci beaucoup madame la ministre. Madame la députée. Madame la ministre votre ministère ne devrait pas être touché.

Vous devriez le défendre.