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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 mai 2020 21 min

Damien Abad : « Il faut donner de la souplesse aux entreprises »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] j'accueille ce matin damien abad vous êtes député de l'ain et président du groupe l'est républicain à l'assemblée nationale bonjour damien abad bonjour alors nous sommes ensemble pendant 20 minutes pour couvrir plusieurs sujets d'actualité et on va commencer par l'actualité économique car le constructeur automobile renault pourrait fermer quatre usines en france et une information du canard enchaîné qu'est ce que l'état doit faire pour éviter cela et bien il faut relancer la machine économique très clairement on voit bien aujourd'hui que le confinement aura des conséquences économiques majeures j'ai entendu le chiffre de 76 % de baisse de ventes du secteur automobile aujourd'hui au niveau européen et donc ce que l'on peut constater très clairement c'est qu'il va y avoir des difficultés économiques et notamment à la rentrée et des risques de plans sociaux donc l'état doit mot être mobilisés pour soutenir et investir stratégiquement dans les filières essentiels comme l'automobile comme l'aéronautique comme ces secteurs clés en france qui sont pourvoyeurs d'emplois les créateurs de richesses alors précisément sur ce plan social à renault il pourrait intervenir avant la rentrée il ya une certaine urgence je rappelle que l'état est actionnaire à 15% au capital de renault est ce que l'état doit dire aux constructeurs eh bien il faut attendre avant de licencier avant de réaliser ce plan social il faut en tout cas qu'une discussion se fasse entre partenaires et notamment entre l'état et le constructeur je pense qu'aujourd'hui avoir un plan social avec 3600 emplois menacés ce n'est pas rien et donc c'est pas une décision qui peut se prendre comme cela à la légère je crois qu'aujourd'hui faut pas précipiter les choses on démarre à peine le déconfinement et donc il faut pouvoir engager cette reprise économique c'est d'ailleurs pour ça que chez les républicains nous demandons à ce que le projet de relance il se fasse pas en septembre c'est trop tard au mois de septembre il faut le faire dès l'été parce que c'est ce qui va permettre d'enclencher la machine économique et malheureusement l'actualité nous le montre que c'est indispensable d'agir dès maintenant notamment pour les grandes entreprises notamment pour les constructeurs automobiles parce qu'on sait que la firme automobile est fortement touchée elle est impactée elle va être impactée sur la durée mais on ne peut pas se satisfaire de plans sociaux qui vont tomber les uns après les autres sans discussion sans négociation et sans perspective d'avenir mais est-ce que la relance économique ça suffit est ce que dans le cadre nous l'état ne doit pas gelé ces licenciements tout simplement vous savez il ya ensuite une loi économique qui fait que vous pouvez essayer de geler tous les sentiments qu'il faut et bien c'est impossible je dis toujours que tant que les politiques monteront sur les faux de florange c'est qu'on n'aura pas compris qu'elle est finalement l'impact économique de tout ça moi ce que je souhaite c'est qu'on puisse dans l'anticipation qu'on puisse réfléchir par exemple à des mécanismes d'annulation de charges sociales qu'on puisse définir ensemble des exonérations éventuellement fiscal qu'on puisse fuir surtout relancer d'investissements publics et des années dans les investissements stratégiques peut-être qu'il faut un plan plus important qui permettra c'est ça la relance c'est qu'aujourd'hui combler un manque de demande qu'il y a du fait de la crise économique majeure et donc l'état il doit se substituer parfois mais on le sait je crois pas que ce soit ça des mécanismes de gel de licenciement qui permettront de répondre à ces questionnements il faut rentrer dans la négociation et soutenir nos partenaires et soutenir nos constructeurs en france mais aussi bien sûr en exportations à l'étranger alors vous le disais il ya un enjeu pour relancer l'économie du pays il va y avoir un débat sur le temps de travail des français est-ce qu'il faut mettre fin au moins temporairement à la règle des 35 heures ce que je peux vous dire en tout cas c'est que moi je préfère qu'on augmente le travail plutôt qu'on licencie les gens je pense aussi qu'il faut non pas une règle un cadre national mais je pense qu'il faut donner de la souplesse au niveau des entreprises dont moi je souhaite qu'on ait des accords d'entreprise que là où c'est nécessaire parce qu'il ya des secteurs où ce sera nécessaire parce que les secteurs où il y aura une mobilisation de l'activité notamment cet été quand vous vendez des tables de jardin quand vous vendez des choses qui sont très saisonnière il faudra cette activité intense et donc il faut que la loi le permettent permettent d'aller plus loin que les 35 heures mais je mets une condition à ça c'est que le travail est plus doit forcément entraîner le gagner plus il est hors de question de passer par exemple de 35 à 37 en étant payées 35 et donc ça c'est un point important et deuxièmement il faut pas que ce soit général pourquoi parce qu'il ya des secteurs qui eux vont connaître par contre l'activité partielle je suis pas sûr aujourd'hui que demain que dans les cafés dans les restaurants il faille travailler plus parce que la réalité cdja flore déjà trouvé du travail pour l'ensemble des salariés donc il faut du pragmatisme du cas par cas est donné ce cas très souple donc vous proposer un travailler plus pour gagner plus c'est à dire des heures supplémentaires qui seraient encore plus défiscalisées qui sont déjà bien 10 fiscalisés notamment sur la partie de charges sociales on pourrait aller un peu plus loin mais surtout permettre ces heures supplémentaires permettent cette intensification du temps de travail cette modulation et au delà des heures supplémentaires je souhaite aussi qu'on a un cadre qui permette l'annualisation du temps de travail qu'on puisse peut-être certaines semaines travailler davantage que 35 heures et inversement d'autres revenir à 35 heures c'est cette annualisation qui est nécessaire il ça ça ne peut pas si on le fait dans un cadre national on le sait on sera dans un système de blocage donc nous devons le faire entreprise par entreprise secteur par secteur alors damien abad on va parler d'une autre actualité importante elle concerne les élections municipales et l'organisation du second tour du scrutin le conseil scientifique n'est pas opposé à organiser ce scrutin au mois de juin mais en tout cas il recommande des mesures sanitaires très strictes avec par exemple et bien la modification de des règles d'organisation de la campagne un scrutin qui serait vraiment sécurisé au niveau sanitaire et puis le conseil scientifique demande également une nouvelle évaluation dans quinze jours compte tenu de l'extrême prudence quand même de cet avis du conseil scientifique est ce que selon vous il faut organiser les élections municipales en juin je suis aussi très prudent parce que je crois que l'opération électorale en en elle même elle peut être organisé mais c'est tout ce qu'il ya autour et notamment c'est la question de la campagne et qui est posée en tant que tel je pense que ça doit être un choix sanitaire est uniquement un show sanitaire et que donc il faut que les choses soient claires soient les conditions sanitaires sont réunies et alors nous pouvons obtenir ce second tour et est le gouvernement doit en décider ainsi soit ces conditions d'un site sanitaires là ne sont pas réunies on considère qu'il ya des risques qui sont trop importants et alors il ne faudra pas hésiter à reporter ce second tour mais je crois vraiment aidé ainsi sur ça je pense que ça doit être un choix sanitaires avant même d'être un choix politique je voudrais simplement rajouté un point c'est que il ya aussi comme un enjeu économique on le sait aujourd'hui à beaucoup de communes beaucoup d'intercommunalité qui ne sont pas installés et c'est pas sans conséquence je sais que les français ne sont pas intéressés par les élections que ce n'est pas leur problème et j'en conviens parfaitement je dis simplement il ya juste un petit sujet c'est l'investissement public 75% des investissements publics vient de nos collectivités locales et laisser des communes des intercommunalités en jachère sans installation et met une démocratie locale entre parenthèses ce n'est pas sans conséquences y compris dans la relance économique donc pour vous il faut attendre deux semaines et le l'avis définitif du conseil scientifique il faut que le gouvernement prenne décision aujourd'hui il y aura une consultation des chefs de partis à matignon je pense qu'à l'issue de cette consultation il faut qu'une orientation soit clair que l'on est un rendez-vous d'étape oui parce que vous savez moi j'ai dit je refuserai de voter les yeux bandés d'ailleurs gérard larcher ont la même opinion que nous parce que voilà donc je pense que c'est important qu'on ait ce rapport là mais il faut quand même connu une augmentation parce que moi je me mets à la place des candidates et des candidats toutes celles et tous ceux qui vont être candidat ils ont quand même besoin de savoir s'ils peuvent mener une campagne s'il va y avoir un vote dans un mois ou pas et ça veut pas se faire du jour au lendemain non plus donc il faut quand même donner une perspective est justement à propos de cette campagne avec des mesures sanitaires très strictes à l'interdiction de rassemblements l'interdiction de contacter social finalement pendant cette campagne est ce que cette campagne est souhaitable au mois de juin elle est difficile elle prendra certainement une autre forme peut-être qu'elle se fera davantage avec des outils numériques nous mêmes on utilise aujourd'hui beaucoup plus la visio c'est sûr que les réunions publiques le contact physique ça sera impossible y compris dans cette campagne donc il faut qu'il faut poser les coûts les avantages est-ce que je suis est ce qu'on est sûr qu'au mois de septembre on pourra avoir une campagne avec des réunions publiques est ce qu'on est sûr qu'on propres maintenant peut-être faire deux tours parce qu'il sera nécessaire va faire deux tours en sept ans j'en suis pas sûr est-ce qu'il ya moins de risque et ce qui a moins de risques à faire élections en septembre qu'en juin je n'en suis pas sûr non plus parce que tout dépend de l'évolution épidémique en tant que tel donc c'est tous ces éléments là et toutes ces données sanitaires qu'on a besoin d'avoir tout vous parliez des outils numériques pour réaliser cette campagne qui ne ressemble à aucune autre il ya une partie des électeurs qui ne sont pas connectés et qui n'ont pas vraiment accès à ces outils bien sûr c'est pour ça qu'il faudra aussi si jamais ces élections se tiennent lancer une grande campagne de procuration je vois bien l'inquiétude des personnes âgées des personnes dites fragiles et elles doivent pouvoir voter si elles le souhaitent doivent pouvoir le faire donc il faut organiser et simplifier le système de procurations notamment pour les personnes âgées ne pourront pas se déplacer parce que par crainte par peur ou aussi par précaution sanitaire il faut qu'elles puissent avoir accès au vote donc c'est pour ça que tout ceci ça s'organise et aujourd'hui on est déjà quasiment un mois du rendez-vous peut-être électorale et donc il ya urgence sur sur cette organisation c'est pour ça que je pense que moi je ne souhaite pas que je suis très prudent très réservé parce que je crois qu'il ne faut que les choses se passent dans les meilleures conditions et qu'on est que tout le monde puisse aller voter s'ils le souhaitent le faire et aujourd'hui je vois bien que peut-être toutes les conditions ne sont pas réunies alors vous le disiez les chefs de partis politiques vont être concertée aujourd'hui hier c'était les associations d'élus il ya eu un échange bref d'ailleurs avec le président de la république pourquoi le parlement ne doit pas être ne doit pas être consultés et décidé par un vote de cette date électorale mais parce qu'il a déjà été parce que le travail parlementaire a déjà été fait parce que nous avons voté une loi le 23 mars qui dit qu' un rapport au parlement à l'assemblée nationale qui sera remis le 23 mai et que donc tout est dans la loi y compris la date du conseil des ministres qui va organiser les élections donc ça ne sert à rien de revenir en vote a bien compris la petite manoeuvre politicienne qui consiste à ouvrir le parapluie à mouiller les oppositions sur quelque chose le gouvernement ne veut pas assumer seul la décision sauf que c'est lui seul qui a la décision donc on pourra nous consulter autant que l'on veut à un moment donné celui qui tranchera en dernier ressort ce sera le gouvernement et c'est comme cela c'est qu'ils sont à responsabilité donc nous on a fait notre part de jobs on a fait notre travail parlementaire il ya un rapport il ya une loi qui est très précise très argumenté sur le sujet donc maintenant c'est une affaire de parti et c'est aux partis politiques et sur gouvernement de régler cette question et en même temps pour l'organisation du scrutin du premier tour juste avant le 15 mars est bien la droite parlementaire avait vraiment donner son avis pour justement qu'il y ait un premier tour pourquoi ne pas le donner sur le second oui alors c'est un peu plus compliqué que ça je sais qu'on nous a parfois accusé à tort de dire d'avoir mis la pression sur l'exécutif lot la réalité c'est quoi moi j'étais à cette réunion à matignon et la dernière réunion jamais à aucun moment le premier ministre a posé la question aux représentants de partis qui étaient autour de la table en disant ce que oui ou non vous souhaiter le maintien du premier tour la deuxième chose c'est que à l'époque on était reçu à matignon les cafés les restaurants étaient ouverts les collèges étaient ouverts et que donc ce n'était pas de la même situation sanitaire donc voilà je crois que et gérard larcher bruno retailleau christian jacob on a tous tenu le même discours qui est de dire ça doit être un show sanitaires et regardons les conditions sanitaires et c'est au gouvernement de décider alors les maires sortants notamment les maires des grandes villes sont un peu moins prudents que vous ils veulent absolument organiser ce scrutin du second tour en jouant vous les comprenez oui je les comprends parce que forcément actions sur le terrain forcément ils ont fait une campagne forcément c'est très frustrant surtout quand vous êtes arrivé en tête au premier tour et que vous avez envie de transformer l'essai je comprends tout ça pose des problèmes démocratiques et donc j'entends bien cet appel de terrain je le dis aussi j'entends il faut entendre si leurs arguments qu un argument économique il ya besoin aujourd'hui ils ont ils ont été élus pour certains pour d'autres ils sont en position d'être élu ils ont envie de faire des choses et ça se comprend et on a un besoin de faire ces choses là et donc on peut entendre effectivement cet appel simplement on ne peut pas enlever les conditions sanitaires doivent être la priorité absolue on va maintenant parler d'europe puisque la france et l'allemagne on le sait se sont mis d'accord sur un plan de relance européen après la crise un plan de relance de 500 milliards d'euros pour soutenir notamment les régions durement frappées par cette crise du cornet virus est ce que vous saluer cette initiative franco allemande oui oui c'est une bonne nouvelle oui cette initiative franco allemande était nécessaire et bienvenue et oui c'est 500 milliards d'euros vont permettre en tout cas en partie de faire face à la crise sans précédent mais je le dis aussi ce sont des prêts on va passer donc à plus de 1000 milliards d'euros de prêts européens mais ça ne suffira pas et donc l'enjeu qu'on devra aussi avoir en europe et qui a commencé à être pointés par la france et l'allemagne c'est quoi c'est la mise en place d'une souveraineté sanitaires dans les pays dans les états membres mais peut-être avec des complémentarités entre ses états membres que la france et l'allemagne par exemple travaillent ensemble sur une reconstitution de masques sur notre conception de matériel de respirateurs je pense que ça serait digne et utile le seul moment qu'on a vu de solidarité entre les pays européens c'est au moment où on a transféré les malades d'un pays à l'autre mais si aujourd'hui vous demandez un italien quelle a été la solidarité européenne ils vous répondront quasiment zéro et donc il nous faut reconstruire cette europe là et moi ce qui m'inquiète au-delà des déclarations c'est que c'est le différentiel économique et le différentiel de résilience économique et sanitaire entre la c'est l'allemagne l'allemagne résiste mieux économiquement à la demi-heure finances publiques elle résiste mieux sur le plan sanitaire à la préserver ces lits de réanimation et j'ai peur que cette différentiel la casse la dynamique du couple franco allemand alors emmanuel macron veut créer une europe de la santé pour produire des masques des tests et des médicaments c'est une bonne solution oui mais là encore ce sont des déclarations très intéressante mais il faut passer au stage d'actes et la difficulté s'il va falloir obtenir un accord à vingt-sept et je suis pas sûr qu'on puisse le faire avec les vingt-sept et je pense même que si on ne peut pas le faire avec les vingt-sept il faudra quand même le faire à quelques-uns et notamment avec l'allemagne parce que c'est essentiel sur les tests pourquoi l'allemagne a testé trois fois quatre fois parfois même cinq fois plus que nous ça me pose question ça ne pose interrogation comment se fait-il que l'allemagne en même temps que la france dépense moins dans sa santé l'a dépeinte dépenses de santé dans le pipe sont inférieurs en allemagne qu'en france et pourtant elles ont plus de lits de réanimation qu'en france pour comment se fait-il qu'en france on est 35 % des emplois hospitaliers qui ne sont pas des emplois médicaux ni paramédicaux c'est là où on doit regarder et analyser les choses et justement on va en parler de l'hôpital public français puisque lundi prochain le gouvernement organise une grande concertation avec les êtres les acteurs de la santé pour et bien préparer un nouveau plan en faveur de l'hôpital est-ce que vous saluer cette initiative du gouverneur du gouvernement qui souhaite et bien notamment augmenter la rémunération du personnel hospitalier non parce que je trouve cette initiative est injuste déséquilibrée et partial je pense que le gouvernement s'est enfermé encore une fois dans une logique technocratique bureaucratiques qui fait que ce qui était une bonne idée au départ c'est-à-dire verser une prime aux soignants va au final être une vraie usine à gaz nous souhaitons nous chez les républicains qui narre mot nisation de cette prime entre les territoires parce que c'est injuste de dire un département vert mais dans un hôpital qui avait un service kobe de plus ou qui a été mobilisé matin midi et soir jour et nuit de lui dire vous vous n'aurez pas la prime bonifiés parce que votre département et et anvers et que le département rouge parfois qui a 10 km ou à 20km lui verra sa prime bonifié donc à une harmonisation à trouver il ya un cadre a troué et la deuxième chose je veux dire c'est qu'au delà des primes ce qu' il faut surtout travailler est envisagé c'est une europe politique de reconnaissance salariale et c'est une politique salade qui doit aller plus loin moi je souhaite plutôt une loi de programmation sanitaire qui permettrait justement une augmentation des salaires sur la durée et pas simplement une prime qui vise à acheter la paix sociale de court terme sur le temps de travail à l'hôpital olivier ferrand parle d'assouplissement pour certains personnels quelle va être la proposition des républicains sur le temps de travail moi je les assume les 35 heures on casser l'hôpital public en france il faut le dire tel quel et même si ça fait pas plaisir aux syndicats il faut le dire parce que la réalité c'est quand même celle là donc oui fort et organiser le temps de travail mais ça veut dire aussi avoir des salaires supplémentaires franchement est ce que vous préférez une infirmière qui travaille 35 heures et qui est à peine plus gagnent à peine plus que le smic ou est-ce qu'on est en capacité d'augmenter massivement les salaires des infirmières avec la comprendre partie de ça c'est une augmentation et un travail comme ça se fait dans les autres pays européens mais moi très clairement je choisi cette deuxième voie et peut pas y avoir deux en même temps parce que je vois le gouvernement hésite et faire une espèce de valse à trois temps pour personne se mettre à dos la réalité s'il faut assumer ce soit politique économique parlons maintenant du déconfinement puisque cela fait dix jours que les français sont en train de se décomposer et dans deux semaines à l'assemblée nationale il y aura un débat sur la fameuse application stop qu'ovide de traçage numérique des citoyens sur la base du volontariat pendant la période de déconfinement quelle va être la position des députés les républicains sur cette application on nous allons en discuter en réunion de groupe l'on dit mais nous avons beaucoup de réserve beaucoup de réserve et beaucoup d'interrogations à double titre d'abord la question des libertés publiques elle ne peut pas passer par pertes et profits ok on est en crise sanitaire ok il faut tracer il faut faire du tracking enfin on est quand même si un pays de liberté on est on n'a pas la culture d'un pays asiatique il faut entendre cela est donc la question des libertés ne veut pas être éludée deuxième chose qui m'inquiète beaucoup c'est la question de l'efficacité économique du modèle je vous le dis comme je le pense je ne crois pas un modèle basé sur l'anonymat elle volontariat d'ailleurs je prends juste un exemple israël quel mis en place ce modèle là à transformer ce modèle pas la contrainte et le caractère obligatoire parce qu'il voyait bien que ça montrait ses limites sauf que je pense qu'en france nous ne sommes pas prêts à laisser ce modèle là et versera donc ça veut dire quoi j'ai eu ma crainte c'est que ça soit une application gadgets une application qui arrive trop tard une application qui pose des problèmes en termes de libertés publiques et une application dont l'efficacité coût avantage finalement soit négative donc nous avons beaucoup de réserves alors dans le débat sur la gestion du gouvernement dans cette crise sanitaire les deux assemblées l'assemblée nationale et le sénat vont lancer leur commission denquête au mois de juin le pays est encore en crise actuellement est ce que c'était le bon moment pour enquêter moi j'avais proposé le mois de septembre parce que je considère qu'il ya trois ans le temps de la gestion de crise le temps de la relance économique et ensuite le temps de l'analyse le sénat a fait un choix d'avancer cette commission denquête à partir du moment où cette commission denquête va s'installer au mois de juin au sénat il faut que l'assemblée nationale coordonne et on est un con concordance de calendrier entre l'assemblée nationale et le sénat et donc nous installerons très certainement cette commission denquête dans le courant du mois de juin les choses devaient décider à bord de ce nous avons une mission d'information qui doit produire un rapport d'étape et ensuite sur à cette installation de commission denquête mais mon choix initial était le mois de septembre il n'y a pas de course actuellement entre l'assemblée nationale et le sénat sur la norme simplement divergences comment les français peuvent comprendre que par exemple sénat dans sa commission denquête au mois de juin et que l'assemblée nationale le format de septembre voilà donc je pense qu'il faut une concordance une convergence mais maintenant il n'y a pas de course que je pense qu'on peut tout à fait complémentaires et c'est normal que les assemblées se saisissent et qu'une commission d' enquête sur la non pas pour faire un tribunal populaire mais pour pointer la responsabilité politique les dysfonctionnements et défaillances qui a eu pendant cette crise damien abad une question plus politique sur la droite pendant cette crise sanitaire beaucoup de personnalités à droite se sont exprimés et xavier bertrand valérie pécresse bruno retailleau vous même mais on a l'impression qu'il ya pas encore une voie unique pour représenter la droite dans la période actuelle comment se passe la reconstruction de votre famille politique oui vous avez raison parce que le temps de l'incarnation et de la présidentielle viendra il n'est pas encore venu et donc notre enjeu à nous c'est d'abord il ya eu plusieurs voix et vous avez quand même pu noter ça c'est une première qui a pas eu de voix dissonantes nous avons chasser en meute nous avons porté le fer et en tant que président de groupe à l'assemblée nationale je ne peux pas être absents on nous dit oui mais il faut faire attention on est dans un moment de sanitaires ou il faut une unité nationale mais ce n'est pas mettre la poussière sous le tapis on doit soulever des questions il ya des interrogations il ya des questions que se posent les français sur les masques sur les tests sur la situation d'un aux ehpad sur la relance économique qu'est ce que je note je note les républicains ont été la seule force politique d'opposition à faire des propositions nous avons mis un plan de déconfinement avec 50 propositions sur la table 72 heures avant le gouvernement aucune autre opposition n'a fait cela pourquoi parce que notre rôle c'est d'être une opposition constructive responsable active qui dit au gouvernement voilà nous on est force de proposition maintenant il faut que vous écoutiez nous entendent y ait ou pas d'hier matin midi et soir oui il faut associer tout le monde il faut l'unité nationale et quand on arrive à l'assemblée nationale avoir toujours ce réflexe qui fait que bien chaque jour il ya un membre de la république en marche qui s'en va parce qu'il ne se sent pas à l'aise dans le groupe donc voilà donc nous on a été utile on était force de proposition et je pense qu'on a montré une bonne image de la droite pendant cette crise et justement pour finir rapidement l'effritement de la majorité parlementaire à l'assemblée nationale de la république en marche qui perd sa majorité absolue comment vous l'expliquez oui bien je l'expliquent parce que un groupe politique ce n'est pas une caserne militaire et donc le caractère martial ne fonctionne pas ou si on nous a dit parfois ou celi république n était pas toujours pareil vous êtes divisés non on n'est pas divisé on est libre mais ce que je souhaite pour tous les groupes politiques c'est d'être libre merci beaucoup damien abad d'avoir été un autre invité politique ce matin sur le plateau de bonjour chez vous

Damien Abad : « Il faut donner de la souplesse aux entreprises » — Damien Abad · Pourquijevote