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interviewSénat (sur YouTube)· 23 mai 2025 101 min

Conséquences des attaques contre la science aux États-Unis

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nouvelle donne politique américaine sur le secteur de la recherche. Nous avons déjà eu l'occasion d'aborder ce sujet à à deux reprises. D'abord, le 9 avril lors de la visite de notre commission au centre de recherche en maladie cardio-vasculaire de de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale LINERM puis de l'audition du ministre de l'enseignement supérieur de la recherche Philippe Baptiste il y a quelques semaines.

J'ai j'ai souhaité que nous puissions approfondir cette ce sujet dans le cadre d'une table ronde réunissant des représentants d'organismes nationaux de de la recherche et des chercheurs dont les domaines de compéten sont particulièrement menacés et exposés par les mesures prises par l'administration de Trump. Le sujet qui nous réunit aujourd'hui et d'autant plus d'actualité que le 5 mai dernier, la France a accueilli dans l'amphithéâtre de la Sorbonne l'inauguration de l'initiative européenne permettrait de le dire en français. Choisir l'Europe pour la science visant à faire de l'Europe un pôle d'attraction pour les chercheurs étrangers évidemment américains en particulier.

C'est dans le cadre de cette initiative européenne dotée d'une enveloppe budgétaire de 500 millions d'euros pour la période 2025-2027 que le président de la République a annoncé à l'échelle de la France un nouvel investissement de 100 millions d'euros pour attirer les chercheurs étrangers empêchés. Nous avons donc le plaisir de recevoir ce matin éminentes scientifiques qui connaissent d'expérience les enjeux de la coopération scientifique internationale et de la recherche française et évidemment des impacts que peuvent avoir les annonces américaines sur l'ensemble du du schéma de de la recherche mondiale et qui scientifique qui travaille dans les universités aussi bien que bien sûr dans les ONR. Dominique Costa Gliola, épidémiologiste biostat biostatisticienne pardon, directrice de recherche émérite à l'interm et membre de l'Académie des Sciences, ancienne directrice adjointe de l'Institut Pierre-Louis d'épidémiologie de la et de santé publique à la la Sorbonne université à Lincer et et Valérie Masson Delmotte, paléoclimatologue et directrice de recherche au CEA et au CEA, climatologue au laboratoire IR des Sciences, du climat et de l'environnement attaché à l'université de Versailles Saint-Quentin en Iveline.

Mesdames, nous sommes très honorés de votre participation et nous vous remercions de vous être rendu disponible alors que vous faites l'objet de très nombreuses sollicitations. Je précise que vous vous soutenez tous les deux le mouvement Standup for Science France et nous avons également le le plaisir d'accueillir Pascal Ultrregérard, directrice adjointe de la stratégie et directrice de la science du centre national d'études spatiales, le KNÈ et Antoine Schou, directeur général délégué à la science au centre national de la recherche scientifique, le CNRS. Mesdames, messieurs, l'offensive extrêmement brutale de l'administration Trump contre la science et ceux qui la font.

Coût budgétaire, licenciement, gel de programme, fermeture de centre, atteinte à la libre circulation des chercheurs, restriction d'accès à certaines données scientifiques provoque une ombre de choc qui se fait sentir bien au-delà de son épicentre américain. C'est toute la recherche mondiale qui est atteinte. Il n'est toutefois pas aisé d'en mesurer pleinement les répercussions et c'est pour ça là que nous avons besoin de votre éclairage ce matin.

Nous sommes donc très intéressé de de connaître votre analyse de cette situation d'ingérence politique dans la recherche et de ses impacts notamment en terme de liberté académique, de production de la connaissance et de la coopération scientifique. Face à la gravité de ce qui se joue en ce moment aux États-Unis, nous souhaiterions aussi avoir votre appréciation des leviers et moyens de mobilisation. qui ont été annoncé par l'Union européenne et la France le 5 mai dernier.

Ceci vous paraissent-il à la hauteur de l'enjeu. Je vous je vous serai je vais vous donner la parole bien entendu dans un instant. Je vous serai reconnaissant d'être assez bref, quit à vous frustrer en tout cas dans un dans un premier temps euh dans vos propos liminaires pour laisser la place aux questions et et aux réponses.

Les premières questions seront posées par Alexandra Borciot Fontin, notre rapporteur budgétaire sur les crédits de la recherche et je ne doute pas que nombreux sénateurs et sénatrices voudront également vous interpeller. Avant de vous céder la parole, je vous rappelle que cette audition est filmée et diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Mesdames, messieurs, je vais vous donner la parole.

Je ne sais pas qui commence. Est-ce que vous êtes prêt partis madame. Allez oui, il faut appuyer sur le bouton à gauche.

Bonjour. Donc d'abord quelques éléments sur ce qui se passe aux États-Unis. En fait, vous pouvez être touché par différents aspects des mesures qui sont prises à l'heure actuelle.

Je vais parler surtout dans le domaine de la santé parce que c'est celui que je connais le mieux. Donc le National Institute, c'est en fait une série d'instituts qui comprend à la fois des laboratoires de recherche et qui par ailleurs c'est le plus gros financeur de la recherche médicale dans le monde. Et donc ce qu'on a vu c'est que un certain nombre de laboratoires du Nay ont été fermés ou bien un certain nombre de responsables des différents instituts.

Il y a des instituts en fonction des spécialités. Par exemple, moi celui que je connais le mieux c'est le NIID qui est celui sur les maladies infectieuses et allergiques. Et là par exemple la directrice qui avait succédé Anthony Foci et le directeur de la recherche clinique au sein de cet institut ont été renvoyés et donc des des pans entiers ont été abandonnés.

On on estime que plusieurs milliers de personnes ont été renvoyées en fait du Nay ou bien on l' on leur a offert des portes de sortie relativement inacceptable que donc ils n'ont pas pris, ils sont partis. Par ailleurs donc les crédits ont été gelés. Donc un certain nombre de gens qui attendaient des crédits n'ont pas reçu des crédits.

À nouveau, toujours dans mon domaine sur l'infection AVH, il y avait des réseaux d'essais cliniques avec des essais en cours. Ils ont pas reçu le budget 2025. Ils ont dû arrêter toutes les inclusions dans toutes les études.

Donc au-delà du côté que bien sûr on voit bien que ça sera pas une priorité la recherche sur le VIH, on a le côté du gâchi d'argent que ça représente d'arrêter au milieu du gay quelque chose qui est déjà en cours avec des fois des choses très particulières. Un des réseaux internationales était sur la prévention, donc tester des vaccins ou tester des prophylaxies contre l'infection à VIH. et et bien sûr un des pays très contributeurs dans ce réseau, c'était l'Afrique du Sud parce que en Afrique du Sud le l'incidence de l'affection AVH est très élevée.

Ben maintenant, ils ont plus le droit de toute façon de travailler avec l'Afrique du Sud, hein. Voilà. Alors que si vous êtes dans un pays où l'incidence est plus faible, ça va vous coûter plus cher parce qu'il faudra inclure plus de personnes.

Donc vous voyez, pas une logique scientifique, une vraent une logique de dire l'Afrique du Sud c'est bannie. Et donc vous pouvez être touché parce que vos thématiques de recherche ne sont pas conformes et donc on va arrêter de vous financer ou bien parce que vous étiez financé dans le cadre d'un programme de diversité par exemple pour aider les investigateurs des minorités à devenir les investigateurs indépendants. Il y avait des programmes spéciaux.

Eux, ils ont reçu des mails qui le qui arrêtaient le programme du jour au lendemain, hein. Pouvez être en 2e année, en 3e année, 4e, hop, c'est fini, terminé. On veut plus de vous.

Et vous pouvez aussi être touché parce que une mesure dont on sait pas ce qu'elle va devenir, c'était celle sur les coûts indirects. Quand vous déposez un projet de recherche, il y a des coûts indirects qui vont revenir à votre structure d'accueil, votre université par exemple et qui lui permettent de vous offrir l'infrastructure. Vous avez des pièces, vous avez des bureaux, ils sont équipés, vous avez des équipements, vous avez des personnels.

Bah tout ça, ça a un coût et c'est ça qui revient aux universités quand on a un financement. Aux États-Unis, selon les universités, ils avaient négocié des coûts indirects qui pouvaient aller de 20 à 70 % et le NH a décidé que désormais ce serait 15 %. Donc là, il y a des procès qui sont en cours, on sait pas comment ça va finir, mais ça a forcément un impact sur votre université. par exemple à certain nombre d'université ont décidé cette année qu'il recruteraient pas de doctorants parce qu'ils savaient pas s'ils auraient de quoi les payer.

Donc voilà, ça on obère voyez le le futur. Et enfin, vous pouvez aussi être touché parce que vous êtes dans une université bannie. J'ai reçu cette nuit un mail d'un collègue de Harvard.

Bah évidemment parce que j'étais dans un projet collaboratif de coorte avec lui. Évidemment, c'est définancé. Donc voilà, il faut trouver des solutions pour financer les jeunes chercheurs qui étaient financés dans le cadre de ce programme qui était un programme qui devait durer encore 7 ans quoi.

Vous voyez, du jour au lendemain, il faut se réorganiser. Alors après la situation en Europe donc par exemple si on parle de quelque chose qui dont on parle beaucoup qui est l'European Research Council le Conseil européen de la recherche rien qu'avec les demandes qu'on reçoit à l'heure actuelle je dis on parce qu'il se trouve que je suis dans un des panels mais j'ai présidé un des panels cette année mais rien qu'avec ce qu'on reçoit on pourrait facilement parce qu'ils sont excellent financer le double des projets qu'on finance donc vous voyez déjà il y avait fait une réclamation de la présidente de l'European Reserve Council pour dire il faudrait me doubler mon budget parce que c'est comme ça que j'arriverai à financer tous les excellents projet qu'on reçoit. Donc même si on augmente le budget, voyez, on a déjà on part déjà de loin.

Donc donc on va peut-être accueillir quelques cent au niveau Europe, quelques centaines de personnes, mais d'abord c'est pas les milliers de gens qui sont impactés aux États-Unis qu'on va recevoir et par ailleurs déjà en Europe, ça serait bien qu'on soit plus financé. Voilà, j'ai fini avec mon propos liminé. Merci madame madame Nasson.

Oui, merci beaucoup de de votre invitation et donc moi je vais mettre l'accent bien sûr sur les sciences du climat mais aussi plus largement les sciences qu'on appelle de la durabilité qui concerne aussi par exemple la gestion durable des écosystèmes. Donc ce qui est très frappant dans ce qu'on observe depuis janvier dernier, c'est un rejet de la science des censures, des coupes budgétaire ciblé des purges avec un certain nombre de mots qui sont interdits et utilisés pour l'ensemble de ces de ces actions. Donc les mots interdits sont science du climat, variabilité et changement climatique, risque climatique, suivi des gaz à effet de serre, pollution, qualité de l'air, de l'eau, vulnérabilité, technologie propre, eau propre, et cetera.

Alors, je vais juste vous faire un petit récapitulatif à partir de janvier dernier factuel des décisions de du gouvernement américain. Donc, l'arrêt du National Nature Assessment, l'évaluation en fait pour les écosystèmes américains terrestres de leur état. Euh le démantellement des comités scientifiques de l'Agence de protection de l'environnement, y compris par exemple le Conseil scientifique pour l'air propre.

La licenciement de la moitié des effectifs de l'Agence nationale de la recherche, la NSF qui permet de faire une évaluation par les paires de des projets de recherche, le licenciement de 1000 spécialistes de l'Agence de protection de l'environnement, du changement climatique, de la pollution de l'air et d'autres aspects liés à l'environnement. l'interdiction de participation aux scientifiques des agences fédérales aux travaux du GEC, notamment la précédente chef scientifique de la NASA Kate Calvin coprésidente du groupe 3 du GC interdite de se déplacer pour les sessions plainères ou les réunions d'auteur de rapport le licenciement de centaines de scientifiques de l'Agence américaine Oéan Atmosphère et du service national météorologique donc notamment météorologue climatologue biologiste marin de division ciblée l'arrêt par le département de la défense de tous les projets de recherche en sciences sociales, notamment les études sur les menaces actuelles et futur lié au changement climatique, à la désinformation et l'extrémisme, l'interdiction de financement de la recherche au National Institute of Health sur les effets sanitaires du changement climatique. On voit dès le mois de mars le résultat de ces licenciements avec le ralentissement des opérations de lancé de ballons atmosphérique qui affecte aussi en fait la prévision météorologique européenne he par le partage de ces données et un certain nombre de services météorologiques dans quelques États américains sont maintenant fermés la nuit ce qui ne permet plus de réactualiser les bulletins d'alerte 24h/ 24 faute de personnel sur les sites des ministères des transports de l'énergie de l'agriculture et sur leur financement euh donc euh censure euh des informations liées aux connaissances sur le changement climatique total.

Arrêt des financement des programmes communs entre l'université de Princeton et l'Agence Oan atmosphère sur la modélisation du climat. Donc c'est le laboratoire du prix Nobel de physique Sukimanabé, pionnier de la modélisation du climat. Euh donc ce qui a été touché, ce sont des programmes qui portent sur la disponibilité en eau euh la modélisation des risques d'inondation pour les litoraux qui ne sont plus en phase avec les priorités de l'administration et le financement de la recherche coordonnée sur la modélisation du système terre qui, je cite, promeut des menaces exagérées et implosibles et contribue à l'écoanxiété.

C'est l'arrêt de du programme américain sur la recherche sur le changement global qui est chargé par le Congrès de faire un évaluation nationale du changement climatique tous les 4 ans. Donc interdiction d'y contribuer pour les scientifiques de 15 agentes fédérales. Fin des contrats avec les contractuels qui font la coordination de ce rapport.

C'est fini. et démantellement du State Department Office of Global Change qui coordonne en fait pour les affaires étrangères la participation du gouvernement américain au Jek. Donc on arrive au mois précédent, avril mai.

Donc un projet de budget catastrophique pour les sciences qui propose une baisse de 50 % des budgets de l'Agence nationale de recherche avec des thématiques privilégiées en lien avec l'innovation et un arrêt quasi total he des financements fédéraux sur les thèmes interdits. proposition en fait de coupe budgétaire de quasiment un/ers pour l'Agence Oan atmosphère qui conduirait à éliminer quasiment tous les laboratoires de recherche sur la météorologie, le climat, l'océan, les instituts coopératifs qui impliquerait la fermeture des centres de recherche sur l'océan Côtier. Donc projet également extrêmement important sur tout ce qui porte sur le suivi des espèces menacées, Fish and Wildlife Services, les services de l'agence océan atmosphère qui porte sur les pêcheries.

Donc je continue pour la le centre de modélisation du climat qui est à l'université de Colombia et de la NASA à New York. Euh fermeture en fait des lieux physiques, c'est-à-dire dénonciation du bail. Euh les scientifiques de ce pionnier de la modélisation du climat à New York euh non plus en fait d'hébergement seront télétravail en quelques semaines.

Euh donc euh euh je mentionne aussi des grosses préoccupations par rapport aux coupes budgétaires de la NSF sur la le financement de la recherche américaine en Antarctique entièrement menacé à un moment où la Chine a plus de six bases en Antarctique. D'ailleurs euh élimination de tous les centres de recherche sur l'adaptation au changement climatique. 1500 licenciements du volet recherche scientifique des services des parcs nationaux, 1000 licenciements des missions écosystème du Geological Survey.

Ce sera en fait l'arrêt des capacités de surveillance, par exemple des stocks de poisson en appui à la gestion durable des pêcheries. Euh arrêt des jeux de données de l'agence océan atmosphère sur le coût des événements extrêmes et des catastrophes climatiques. Donc ce sont des jeux de données importants pour la recherche, les assureurs, les agences gouvernementales.

Au moment du début de la saison des ouragans aux États-Unis, il manque 155 prévisionnistes. Je mentionne également par USED l'arrêt de 130 projets en lien avec le changement climatique. Par exemple, le suivi par satellite d'impact, le suivi de la déforestation. les recherches qui appuient l'adaptation, les solutions fondées sur la nature.

Donc ça enlève dans des pays très vulnérables les moyens en fait de faire face aux impacts du changement climatique basé sur des connaissances factuelles. C'est aussi la fermeture de la moitié des centres de sciences de l'eau aux États-Unis qui font le suivi des inondations sécheresses la mesure du niveau et de la qualité des eaux. C'est l'arrêt en fait annoncé de la base de données sur le suivi de la neige de la banquise des glaciers et des calottes.

Ce qu'on appelle la criosphère, donc les produits de l'Agence Oan atmosphère utilisé dans le monde entier. euh le démantellement en fait de toute la partie recherche de l'agence de protection de l'environnement américain. Et donc ce que l'on voit en fait, c'est que cela met en danger la la coopération internationale sur l'observation de la terre avec des enjeux de résilience.

Donc les risques sont des pertes de compétences de très haut niveau. Cette recherche en science du climat, elle est très longue à construire en fait. Et là en fait ce qui est ciblé la remettre au niveau des années 70 quasiment.

C'est des enjeux sur la continuité de long terme des observations et notamment, je pense que vous l'aborderez he les enjeux des missions spatiales, des enjeux sur l'accessibilité des données d'observation et de modélisation, le fonctionnement des organisations internationales comme le GC où les États-Unis font la chaise vide et puis le financement des organisations internationales. Je vais mettre l'accent sur l'organisation météorologique mondiale, le programme mondial de coopération sur la recherche pour le climat qui sont menacés par l'arrêt des financements américains avec des enjeux également pour nous de souveraineté sur l'accès des données systèmes. Pour des enjeux en fait stratégiques, hein, les services climatiques ont besoin de ces données et pour des enjeux d'autonomie scientifique.

Merci madame madame Ultrregard. Merci monsieur le président, bonjour et merci de cette invitation. Alors le le les États-Unis en fait sont le premier partenaire de la France et de l'Europe ou était comment il faut le dire de la France et de l'Europe dans le domaine spatial.

Et donc évidemment les annonces des budgets qui sont proposées par l'administration américaine nous inquiètent beaucoup hein puisqu'il y a des coupes sévères qui sont proposées que ce soit sur le budget de la NOA. Valérie Masson delmot a expliqué les conséquences he - 26 % avec des fermetures de de centre. euh la NASA - 52 % sur la partie science du budget, que ce soit pour les sciences de la terre ou les sciences de l'univers, avec la fermeture, par exemple proposé de l'Institut du God sur les sciences, les études spatiales.

Euh côté sciences de la terre, le les coupes sont de l'ordre de 1,2 milliards de dollars avec notamment comme proposition politique l'arrêt des missions climat jugé moins prioritaire. Dans les sciences spatiales aussi, il y a des coupes très importantes qui sont proposées. 2,3 milliards de dollars.

Alors évidemment, ce ne sont pas encore des budgets définitifs, hein. Ils n'ont pas été votés par comme vous le savez par le Congrès, mais néanmoins, les propositions partent du je dirais d'un d'un point de départ qui n'est pas du tout qui est très inquiétant avec comme proposition sur les sciences spatiales l'arrêt de la mission de retour d'échantillon martien qui est une forte priorité de notre communauté scientifique réaffirmée au cours de tous les séminaires de prospective que le KNÈ a pu organiser ces derniers temps. On s'interroge sur Exomars où la contribution des États-Unis est également très importante puisqu'ils fournissent le lanceur, l'atterrisseur et les réchauffeurs radioisotopiques.

Donc là évidemment, c'est déjà un plan B cette mission, donc on n pas vraiment de plan B derrière. Euh il propose de rediriger donc c'est les budgets vers l'exploration de Mars euh par l'homme. Euh donc avec donc aussi dans le domaine de l'exploration comme conséquence un arrêt de du lanceur SLS et d'Orion après la mission Artémis 3.

Euh l'arrêt également proposé du Lunar Gateway dans le pour lequel les Européens donc on ont de des contributions importantes. On va y revenir. on n pas encore la déclinaison projet par projet sauf c c ces gros éléments d'exploration.

Alors la France par rapport à toutes ces possibilités d'annulation a une exposition financière importante, hein. On a 300 millions d'euros en coopération directe avec les États-Unis sur les les projets qui sont mis à risque et 500 millions d'euros par notre contribution à l'agence spatiale européenne. En multilatéral, quelques exemples he en multilatéral, l'année dernière le KNÈ a décidé à travers son conseil d'administration la participation française à la mission AOS d'observation de l'atmosphère depuis l'espace.

C'est une coopération NASA agence spatiale japonaise KNES et agence spatiale canadienne. Euh et donc voilà, on ne sait pas au jour d'aujourd'hui si ce projet a une chance d'aboutir côté Amérique. Les Japonais ont décidé de continuer mais on ne sait pas côté Amérique.

On est également en coopération avec la NASA à travers son centre, le GPL, sur une mission qui s'appelle Odyssey pour l'étude des courants et des vents. Cette mission est en compétition. Donc on avait pas de certitude de toute façon qu'elle soit retenue mais on se demande même si le programme dans lequel elle est positionnée, le programme Earth Explorer de la NASA n'est pas en lui-même menacé.

Alors, nous avons des plans B en instruction euh mais évidemment très souvent ça génère des surcoutts. Euh et puis on peut également noter au passage que il n'y a il n'y a pas de représentants prévus de la part de la des États-Unis à l'Unoc hein, la conférence des Nations- Unies sur les océans prévus en juin à Nice. Alors, si on prend quelques exemples aussi en sciences de l'univers, on a beaucoup de projets d'études de des du ciel de le de des astres comme le le programme Roman Space Tellescope, hein, dont on entend des rumeurs comme quoi il serait arrêté alors que le la mission est quasiment terminée, hein.

L'Europe a des contributions sur ce sur ce projet. Pareil, mission Dragonfly pratiquement terminée ou très avancée. Que qu'est-ce que tout ceci va devenir ?

Dragon Fly, c'est un petit enfin un peu si petit que ça d'ailleurs hélicoptère pour aller sur sur Titan et faire des mesures notamment de composition de de du sol et de l'atmosphère. Nous avons donc également d'autres missions d'études du soleil, d'études de d'astrophysique avec des contributions américaine importante. Donc quand les évidemment quand les États unis sont leaders des missions, on n pas de plan B possible.

En revanche, certaines missions ont des contributions américaines. Elles ne sont pas menacées. Mais des plans B évidemment généreraient des retards et des surcouts.

He c'est le cas notamment des grandes missions larges de l'agence spatiale européenne telle que l'ISA pour l'étude des ondes gravitationnelles ou New Athena pour l'étude du du de l'univers énergétique. En exploration, c'est beaucoup plus difficile de trouver des plans B puisque très souvent les États-Unis sont en leader hein des des projets. Donc sur le gateway par exemple, on on l'a évoqué tout à l'heure qui donc serait arrêté, les modules fournis par l'Europe, Esprit, AAB pourrait éventuellement servir de module habités en orbite basse.

Sur Exomars, comme je l'ai dit, nous n'avons pas de plan B. C'est déjà en lui-même, c'est déjà en soi un plan B de la coopération avec la la Russie. Euh la mission Mars Sample return, les A est en train de réfléchir aussi à des plans B, de faire des prémissions Lightship qui est un un projet assez assez significatif de l'Europe pour Mars ou du retour d'échantillon avec sur avec la les Japonais du retour d'échantillon de Dimos.

Mais en cas nous n'avons de plan B sur le la mission de retour d'échantillon martiens. Nous n'avons de plan B de retour d'échantillons martiens. En fait c'est c'est ça le problème.

Voilà. Euh pour euh très rapidement pour signaler aussi que dans l'année dernière, le KNES a organisé son son un séminaire de prospective scientifique comme nous le faisons tous les 5 ans et dans les projets qui sont considérés comme des priorités majeures de notre communauté scientifique, euh il y a 50 % des projets qui sont en coopération avec les États-Unis. Donc évidemment, tout ceci est à est à risque et sera à étudier, peut-être à rechercher de nouveaux partenariats, mais encore une fois très vraisemblablement en générant des des surcouts.

Euh si on parle également des données, à signaler l'arrêt du laboratoire NIST qui fournit qui est spécialisé dans la spectroscopie atomique et qui fournit des références donc pour l'astronomie, la médecine, la géologie, l'exobiologie et cetera. Et puis peut-être deux mots sur choisir la France pour la science. Euh en tant qu'agence de programme étude spatiale, le KNÈ a été contacté par une dizaine de personnes dont huit sont soit de nationalité américaine, soit et où travaillent aux États-Unis.

Alors, c'est un échantillon parce que on le sait, certains chercheurs vont contacter directement les laboratoires et ne passeront pas forcément par la le la porte le portail de la de l'agence spatiale, de l'agence de programme étude spatiale qui a été qui a été mise en ligne sur le site de choisir la France. Donc c'est un échantillon qui n'est enfin qui n'est peut-être pas totalement représentatif et mais voilà ça donne quand même une indication de cette de du mouvement qui s'enclenche. Monsieur Chou, bonjour tout le monde mesdames et messieurs.

Il y a beaucoup de choses. Excusez-moi, je je suis un peu gauche. Oui, il y a beaucoup de choses qui ont été dites, je veux pas les répéter.

Je veux dire, on a parlé de de la science empêchée dans les dans les dans la santé, dans les sciences du du climat et et de l'environnement, dans dans les sciences spatiales. Euh et quand un grand pays démocratique comme les États-Unis tourne la la le dos à la liberté académique, ça pose beaucoup de questions et je pense que c'est c'est là qui est le problème. Je voudrais simplement dire que il y a pas que c ces disciplines là qui sont je pas minimiser ce qui se passe sur ces disciplines là, mais quand vous regardez que juste un exemple que la l'office de l'énergie nucléaire des baisses de 31 %, on se demande dans quelle limite dans quelle position idéologique ça se place.

Et l'autre chose, c'est que Valérie l'a déjà dit tout à l'heure, le budget de la NSF, la NSF, c'est 10 milliards d'euros, hein, qui sont là pour sur pour défendre pour pour soutenir l'ensemble de la recherche dans toutes les disciplines et ce budget serait coupé de moitié l'année prochaine. C'est ça va pas impacter uniquement les sciences que qui sont là avec des programmes essentiellement ciblés et pas du programme non thématisé. Bah un petit peu quand même.

Ensuite, l'autre chose qui est important qui est pour moi l'urgence absolue aujourd'hui, c'est les bases de données. On en a parler. Il y a des bases de données qui sont arrêtées.

Donc on va on arrête de prendre des données, mais il y a aussi des bases de données qui sont il y a un danger qu'elles disparaissent. Il y a des bases de données, on parlait d'une liste tout à l'heure, on parlait de Il y a des bases de données qui sont là depuis 130 ans et on se demande si elles vont pas disparaître totalement quoi. Et donc l'urgence absolu, c'est aussi de de de les de les faire venir.

Il y a il y a il y a un certain nombre de de de d'actions là-dessus et et c'est ça. Après, je veux dire, parlons de d'autre chose qui est la réponse. On a parlé de choisir la France, choisir l'Europe.

Je pense que d'abord la question que j'ai posé au début fait que la réponse à mon avis doit être européenne et l'Europe doit se poser la question de comment s'organiser pour récupérer une partie d'autonomie en matière scientifique. Et ce et c'est c'est à mon avis à ce niveau-là que se place la réponse. C'est pas au niveau de je suis désolé, c'est pas au niveau il faut sauver les scientifiques américains, c'est au niveau il faut qu'on s'organise pour redevenir autonome dans un certain nombre de sujets.

Et c'est là la question qui nous a posé qui nous est posée aujourd'hui. Et donc dans ce cadre là, j'en parlerai tout à l'heure s'il y a des questions dessus. Le le CNRS que je représente ici a a fait son programme qui s'appelle Choisir le CNRS et qui est aussi un programme de de de populariser simplement un chiffre.

Aujourd'hui déjà le CNRS embauche dans les nouveaux embauchés au CNRS, il y a 30 % de gens qui n'ont pas la nationalité française. Donc on embauche déjà beaucoup d'étrangers. L'idéal c'est de populariser aussi les les dispositifs qui existent et peut-être de les augmenter avec les mesures dont vous avez parlé au début.

Voilà ce que je voudrais dire en complément de ce qui a été dit précédemment. Merci pour ces nombreuses informations. On va commencer les questions avec celles de d'Alexandra Borchon Fontain, notre rapporteur rapportrice budgétaire sur les crédits recherches.

Merci monsieur le président, mes chers collègues, mesdames, monsieurs, donc merci pour vos interventions respectives, très pertinentes qui reflètent ce que l'on a ressenti avec certains collègues sénateurs dont l'excellent David Ross. puisque nous revenons, nous revenons d'une mission aux États-Unis où nous avons notamment évoqué ce sujet avec nos homologues au Congrès euh et aussi avec des chercheurs de l'université de de Floride. Alors, je vais pas pour éviter les redites et ne pas monopoliser la parole et laisser la parole à mes collègues, je vais aller droite au but.

Je voudrais évoquer trois questions avec vous qui s'adressent à vous quatre puis vous choisirez qui souhaitent y répondre. Je voudrais d'abord aborder la question euh centrale du respect des libertés académiques et de l'indépendance scientifique. Lors de la présentation de l'initiative Choisir le rock pour la science le 5 mai dernier à la Sorbonne, la présidente de la Commission européenne a annoncé son intention d'inscrire justement les libertés académiques dans la législation européenne.

Alors ici au Sénat, une proposition de loi transpartisane a récemment été déposée pour affirmer dans la Constitution bah le principe de cette liberté académique. Donc ces inscriptions en droit européen et en droit national vous paraissent-elles nécessaires ? Et au-delà de cette reconnaissance juridique, quels autres leviers identifiez-vous pour garantir une recherche libre et indépendante ?

Je pense notamment à celui de l'hébergement des données scientifiques en Europe. Comment développer donc des données européennes ? Comment accueillir aussi les données américaines empêchées ?

Le deuxième sujet, c'est la question des moyens assez essentiel. Les 100 millions d'euros annoncés par le président de la de la République pour accueillir des chercheurs empêchés ne sont clairement pas à la hauteur des besoins. Lorsqu'on on connaît notamment les écarts de rémunération entre les chercheurs américains et les chercheurs français.

Qu'attendez-vous de l'activation de la clause de revoyure de la LPR par le ministre Philippe Baptiste en terme d'efforts de financement dans le contexte de dégradation des finances publiques ? Faut-il axer finalement cet effort sur certaines priorités comme le niveau des rémunérations ? Et enfin, le troisème sujet qui me tient à cœur, c'est la collaboration entre le public et le privé en matière donc de recherche aussi bien à l'échelle de la France que de l'Union européenne.

Quel préalable identifiez-vous pour que cette collaboration fonctionne davantage et mieux s'emporter atteinte bien sûr aux libertés académiques et à l'indépendance scientifique ? Je vous remercie. Alors, il y aura d'autres questions, mais je vais vous proposer de répondre déjà à ces trois premières séries de questions peut-être en vous les répartissant ou si vous voulez réagir à celle qui interroge le plus.

Je excusez-moi, je je vais prendre la parole. Je je je veux dire bah la la première question que vous avez posé sur le respect des libertés académiques et la liberté académique de mettre ça dans la dans la législation européenne, c'est je j'allais dire c'est une partie de la réponse que je posais tout à l'heure, c'est une question de dire que il faut que l'Europe réagisse et il faut d'abord la première chose c'est sauver la liberté académique en Europe en fait hein. C'est ça.

Et sauver et l'inscrire là-dessus c'est la première chose à faire et ça pour moi ça va totalement dans le bon sens. hein, ça va totalement dans le bon sens. il faut la l'inscrire et la revendifier.

Euh après, je vais peut-être pour laisser la la la parole à à Valérie pour parler des des bases de données ou des je peux y aller mais allez-y alors donc par rapport à à vos questions donc effectivement la les enjeux liés à la liberté académique sont extrêmement importants. Elles sont attaquées aux États-Unis donc par l'interdiction de communiquer librement avec des collègues d'autres pays, l'interdiction de parler à la presse et même maintenant l'interdiction de publier librement. Moi, je fais partie d'un groupe de scientifiques pour lesquels certains scientifiques américains puisque c'est une réactualisation des indicateurs clés du climat et de l'influence humaine, on leur a interdit d'être co-auteur de cette étude.

Donc, on voit que c'est attaqué à tous les niveaux. Et je pense que la liberté académique, une de ces conditions, c'est un point important à je pense de réflexion, c'est parfois ce qui est perçu comme un conflit entre la liberté académique et le devoir de réserve des fonctionnaires. Donc du côté américain, c'est ça qui est actionné, c'est-à-dire c'est des agents fédéraux et donc c'est l'interdiction de s'exprimer comme fonctionnaire qui est utilisé contre la liberté académique et je pense ça demande une réflexion particulière qui pourrait être nourrie par des échanges avec les chercheurs qui font partie d'agences fédérales enfin fonctionnaires également en France.

Alors sur les autres leviers notamment le volet donné, je vous propose en fait de solliciter directement Jean-François Doussin qui est donc chargé de mission à l'Institut national des Sciences de l'univers. Donc qui pour le CNRS a ce rôle de coordination nationale et qui a une proposition assez précise de besoin de financement pour une autonomie scientifique sur les données. Donc il a chiffré en fait le besoin de stockage de données à peu près à 600 Traoc, un investissement d'à peu près 17 millions d'euros pour un coût de fonctionnement de 2 millions d'euros à charge des opérateurs scientifiques.

Et ça ça permettrait en fait d'avoir une autonomie sur l'ensemble de la séquence de données. La difficulté est que parfois on produit les données brutes, elles sont traitées aux États-Unis, on récupère publiquement les données traitées mais entre les deux, on a besoin de maîtriser cette chaîne en fait hein. C'est souvent ça la difficulté et ça fait partie de cette évaluation.

Excuse-moi Valérie, je veux juste préciser, c'est au total ça fait 20 millions d'euros sur 10 ans. C'est pas pour une discipline donnée ou pour pour les sciences de l'univers. Les sciences de l'univers ou sont pas des budgets invraisemblables.

Après, il y a des enjeux aussi par exemple en biologie avec toutes les banques de séquence, des choses comme ça. pour lequel on a on n pas de message pour l'instant mais on peut craindre que les les accès à à Guitub au au aux banques de séquence à Los Alamos puisse être remise en question également hein. Donc l'enjeu se passe aussi dans d'autres disciplines sur l'aspect donné sur la réflexion stratégique, il y a certainement une réflexion à mener par rapport à la vision, on va dire transactionnelle du gouvernement fédéral américain.

La perception que j'en ai, c'est que certains jeux de données d'observation de la terre qui sont critiques pour la prévision météorologique pourrait être préservé mais associé en fait à une commercialisation des données. Donc au détriment de la construction depuis les années 1950, du partage de données pour la prévision météorologique au niveau mondial. Et le risque c'est pour les jeux de données qui ne sont pas perçus comme ayant une vocation potentielle commerciale.

Par exemple, le suivi du contenu de chaleur de l'océan. Vous savez ce réseau de profileur qui joue un rôle très important pour boucler le bilan d'énergie de la terre, pour boucler le la compréhension des risques pour la montée du niveau de la mer. Donc extrêmement important et sans ces données, on est en aveugle pour un certain nombre d'aspects vis-à-vis de la réponse du climat.

Et là, il y a un risque d'abandon américain, c'est les États-Unis, c'est à peu près 50 % hein du financement de cette flotte de réseau Argo. Et là, la question c'est qui sera capable de monter en puissance pour ne pas affaiblir complètement les capacités de suivi ? Comme pour la santé, je pense.

C'est vraiment cette question là. Euh est-ce qu'on sera capable de monter en puissance pour ne pas affaiblir en fait hein euh notre compréhension euh actuelle ? sur le Oui, allez-y, monsieur.

Je peux peut-être parler un peu de la 2è question hein sur sur les sur les 100 millions et les le niveau de rémunération des en France hein, c'est une question très très importante. Je vais commencer par dire que euh au au CNRS, on a on a déjà des ce que je disais, on embauche des des étrangers, on a un programme qui permet d'embaucher des gens directement au niveau directeur de recherche un étage au-dessus. C'est et les deadlines pour enfin les dates limites pour pour postuler était le 10 janvier.

Donc bien avant l'arrivée de Trump mais déjà cette année, on a vu on a cinq candidats qu'on a sélectionné comme étant potentiel rentre là-dedans qui rentreraient très bien dans le programme choisir la France qui sont qui qui rentreraient très bien là-dedans et donc c'est des gens qui bien sûr ont vont avoir une une ce qu'on va leur proposer une diminution importante de leur salaire mais le le point essentiel est est pas tout à fait celui-là parce que quand on parle de salaire en France il faut parler de tout l'environnement qu'on Je veux dire la vie en France n'est pas la même qu'aux États-Unis. Et donc ce qui est très important, c'est d'être à même de leur offrir des packages d'accueil. Des packages d'accueil, c'estàd des moyens financiers pour s'installer, des acheter des appareillages et aussi des des des packages pour pour accueillir pour leur donner des des étudiants des des des étudiants en thèse ou des postc qui permettent de de démarrer tout de suite une activité.

Ça on sait le faire. on sait le faire euh ça que c'est mais euh donc l'utilisation de ces 100 millions pour pour ça serait importante. J'ai pas dit attention hein, j'ai pas dit que le niveau des rémunérations des des chercheurs en France était très élevé.

C'est pas ça que j'ai dit. Euh bien sûr que c'est c'est un souci et ça on peut en parler, mais j'ai dit que des solutions existent déjà et euh l'attractivité de la Science et et la France est importante. Donc il faut pas attendre de de de d'avoir euh obtenu des des victoires sur les rémunations avant de faire de faire des propositions américains.

On en a qui fonctionnent et qui fonctionnent très bien. peut-être sur cet aspect-là aussi, il faut bien sûr le niveau de salaire ayant des éléments, mais il y a effectivement le côté de de du support que sont susceptibles d'apporter les structures, les universités ou les organismes justement pour le démarrage de l'équipe, pour la gestion des crédits, pour tout ça. Et donc en fait, il faut bien à ce niveau-là se comparer sur l'ensemble de ces aspects-là avec nos autres cologues européens.

Donc voilà, le côté c'est est-ce qu'on va être attractif par rapport aux autres opérence au total, au global, pas uniquement sur le salaire parce que on peut déjà comparer pas tellement avec les salaires américains mais avec les salaires européens puisque dans l'espace européen, on est quand même dans des pays avec de la couverture sociale, avec des capacités sur l'enseignement, tout ça qui sont très différentes des États-Unis, mais je pense que le côté infrastructure, fonctionnement des structures, outil de gestion, enfin la vie quotidienne au jour le jour, c'est aussi un aspect important et cet aspect-là, il a pas été quand même disons au cours des deux dernières années, les budgets de la recherche qui ont été largement amputés par rapport à ce qui était prévu dans la LPR. Voilà, il y a quand même une interrogation autour de ça sur quel environnement administratif et de gestion on peut fournir aussi aux chercheurs et on a bien cette idée que le il y a le côté est-ce que on les a est-ce qu'on va accueillir les gens sur des postes permanents ou des postes pas permanents ? Donc est-ce qu'il faut dans l'enveloppe compter ou pas leur salaire ou bien est-ce qu'on les recrute d'emblé dans des postes permanents ?

Et puis voilà, ils sont pas tout seuls. C'est ce que ce qui a été répété par monsieur Schou, c'est-à-dire il faut qu'il puisse avoir des postc et des docs pour travailler avec eux. Ils font pas la recherche tout seul, hein.

Donc c'est vraiment l'ensemble qu'il faut prendre en considération, je pense. Oui. Moi, je voulais rebondir sur le volet jeunes scientifiques parce qu'en fait, c'est ceux qui sont le plus directement affectés aux États-Unis, donc par les licenciements puisque c'est ceux qui sont en probatoire he dans un premier temps et également par rapport à l'arrêt des financements.

Il y a certains projets qui ont été interrompus, déjà financés. Donc, ce sont des gens qui sont en thèse, en postdoc, en début de carrière. Et la question que je me posais et pour laquelle je n'ai pas vu d'évaluation, c'est quelles sont les implications sur la construction des parcours de recherche européens ?

On a beaucoup de jeunes européens, français ou autres, qui vont à un moment donné se former aux États-Unis puis ensuite qu'ils reviennent. Ce que mes collègues américains m'ont dit, c'est que d'une part, ils auront moins d'offres pour cela et qu'en plus quand ils identifient des candidats européens de haut niveau, cela ne veulent plus aller aux États-Unis non plus. Et donc je pense qu'il se pose la question de l'âge de recrutement, le niveau d'expérience de recrutement également en France.

Le le rajunir un peu peut-être pourrait être pertinent parce que il y aura moins de possibilités de financement de postdoc pour les jeunes scientifiques européens sur les sujets interdits aux États-Unis. Et ça ça demande une réflexion stratégique, je pense. Tout à fait.

Allez-y madame mot sur sur la LPR. Alors effectivement dans un contexte de revoyure de la LPR, je pense que c'est extrêmement important dans ce contexte en particulier dans le contexte actuel de maintenir à minima l'ambition de de la LPR. C'est extrêmement important.

Évidemment, le soutien à la recherche est fondamental. C'est c'est vraiment pour le futur, pour les les futures générations. Donc c'est c'est vraiment important. on a un vide qui est en train de se créer outraatlantique, hein.

Il faut pas effectivement que que il y a il y a aussi quelque part une opportunité d'une certaine façon à saisir parce que pour la recherche mondiale, c'est important que qu'on tienne qu'on qu'on soit à la hauteur des ambitions et des besoins de la recherche mondiale aussi. Et donc je dis ça en particulier, vous comme vous le savez hein, le P193, le programme de recherche spatiale est inscrit dans la LPR et comme je vous l'ai dit hein, si on ne veut pas tout arrêter si les Américains abandonnent certains projets, si on ne veut pas tout arrêter et bien les plans B sont évidemment à forceori des des plus coûteux. Euh alors, on va essayer d'être imaginatif, hein, d'aller chercher de nouveaux partenaires, de de diversifier les partenariats, mais euh c'est pas toujours très très simple quand même de faire ça à ISO budget, y compris sur des partenariats publics, privés comme le suggérait Alexandra Marchin.

Alors, sachant qu'il faut pas là dans ce cas-là considérer que le partenariat public privé va consister à aller acheter nos places d'astronautes aux Américains. C'est pas dans ce sens-là qu'on le voit effectivement. Donc là aussi euh au niveau partenariat public privé, ce qu'on constate au niveau en tout cas au niveau du KNÈ, c'est quand même la difficulté d'avoir des passerelles en fait entre les deux univers.

C'est extrêmement important d'avoir des des mécanismes comme les les bourses cifres. Alors le KNÈ n'est pas éligible au bourses chiffre mais on a mis en place quelque chose d'assez équivalent finalement avec des cofinancements de d'allocation de thèse qui peuvent être cofinancés par du privé. Donc ça ça permet aussi de de donner finalement à ces doctorants une sorte de double culture entre le le monde public et le monde privé parce qu'effectivement là on a certainement des choses à améliorer et encore une fois je pense qu'il y a un manque de de souplesse finalement et de passerelle entre les entre les deux mondes.

Merci. Je vais prendre maintenant toutes vos questions en vous demandant bien sûr d'être synthétique et je commence par les questions de Laurence Garnier. Oui, merci monsieur le président.

Bonjour mesdames, bonjour monsieurs. Euh je voulais avoir votre lecture suite aux interventions et à la grille que vous nous avez proposé ce matin. Euh votre lecture de fond des choix euh qu'a impulsé le président des États-Unis au cours de ces derniers mois de réduire les crédits attribués à la science.

Je j'explicite un peu mon propos. On peut d'abord en faire une lecture, peut-être une grille de lecture très simple qui est financière et administrative. Réduction de crédit, c'est euh le ministère qui avait été confié à Elon Musk, le fameux DOGE, département de l'efficacité gouvernementale avec une mission très claire euh économiser de l'argent.

Première lecture administrativo financière. On peut aussi en faire une lecture politique. Moi, j'ai été frappé par un certain nombre d'analyses qui ont fait suite en France au discours du président de la République, Emmanuel Macron, proposant d'accueillir les chercheurs par un certain nombre d'analyses euh disant que Emmanuel Macron, pardon, excusez-moi, disant que Donald Trump avait ciblé spécifiquement dans ses réductions budgétaires des départements considérés comme gangrainés par le wisme.

Donc est-ce que il y a cette lecture politique qui est faite aussi ? Est-ce que concrètement il y a une volonté politique de Donald Trump de s'attaquer à ses opposants universitaires au travers des coûts budgétaires ou est-ce que vous estimez qu'elles sont indistinctement opérées pour des raisons de coupe budgétaire sèche ? Troisème lecture possible, une lecture historique et sociétale euh avec une lame de fond que l'on voit poindre depuis un certain nombre d'années à mon sens.

Mais ce serait intéressant d'avoir votre point de vue de chercheur euh avec une société qui est en train sans doute de pour une partie d'entre ell de tourner le dos à la pensée scientifique, à ce que nous en France on pourrait appeler l'héritage des lumières avec la montée d'une forme d'irrationnelle d'émotion peut-être qui sur lequel la France la la science pardonnez-moi de moins en moins prise le Covid ayant peut-être accéléré cette lame de fond mais ne l'ayant sans doute pas complètement créé. Est-ce qu'il y a pas là aussi une évolution sociétale qui est peut-être encore plus inquiétante que tout ce qu'on a pu évoquer comme lecture financière ou politique précédemment ? Et puis je terminerai sur la lame de fond qui dont on constate aujourd'hui les effets aux États-Unis mais qui vient peut-être effectivement de 10 ou 15 ans.

Moi, j'ai j'ai souvenir, vous avez beaucoup parlé des enjeux climatiques, d'un livre qui a fait beaucoup de bruit à l'époque, un livre de l'ancien conseiller aux affaires climatiques de Barack Obama euh qui s'appelait, je crois, climat la part d'incertitude et qui interrogeait les méthodes d'analyse du JC et globalement la lecture climatique qui a été faite par l'administration américaine depuis un certain nombre d'années. Donc, Barack Obama, ça date un petit peu. Ce livre a fait beaucoup de bruit.

Euh là aussi, est-ce qu'il y avait pas déjà des signaux faibles euh qui conduisent à la situation que l'on connaît aujourd'hui ? David Ross, merci euh président et merci notamment de de permettre cet échange qui qui vient compléter finalement l'échange qu'on avait eu table ronde organisé par le président et excellent président Stéphane Piedoir de l'OPEX il y a il y a quelques jours. Et puis merci surtout à vous. pour vos témoignages.

Alors moi je voulais revenir sur une une question qui a été posée en toile de fond par l'excellente rapporteur Alexandra Orc Fontin qui est sur finalement les sommes mobilisées parce que il y a eu effectivement ces annonces budgétaires de la part de l'administration américaine et de Donald Trump et puis il y a eu donc ce 5 mai avec un signal envoyé par l'Europe et la France et quand il y a un signal la question qui se pose ce sont les récepteurs. Donc quel récepteur extérieur l'international avec cette volonté de faire de la France une terre d'accueil et une terre scientifique et puis à la communauté présente déjà sur le territoire et 100 millions d'eur 100 millions d'euros c'est peu au regard des milliards qu'on annonce des coûts budgétaires américaines mais c'est beaucoup au regarde de ce qui est vécu par la communauté en France lorsqu'en même temps vous avez 500 millions d'euros qui sont coupés dans le cadre du budget PLF 2025 et Donc le risque c'est que on le voit d'ailleurs, c'est que ces sommes s'opposent, ces communautés s'opposent. C'est vrai avec les certains universitaires mais c'est vrai aussi avec des chercheurs du CNRS puisque il y a des chargés de recherche qui disent bah moi s'il y a des des R2 qui sont recrutés bah c'est autant de place en moins par rapport à ma carrière.

Et donc on voit bien le le risque de la situation et donc j'en viens un peu à ce qu'a évoqué à la fois Alexandra puis un peu Valérie Maçon Delmot. Est-ce qu'il faut pas urgemment qu'il y a une stratégie qui soit à la fois pilotée par le MESR mais en collaboration avec les organismes que vous représentez mais aussi des universités puisque les postes universitaires via les les CNU via le CNU peuvent aussi participer doivent participer à cette stratégie pour définir peut-être au regard des sommes qu'on peut mobiliser les axes stratégiques scientifiques que l'on souhaite prioriser. On va parler du climat, il peut y avoir l'intelligence artificielle, il peut y avoir l'énergie comme l'a dit aussi Alain Chou, les bases de données, hein.

On peut avoir des des data centers qui accueillent aussi puisque on a on a plein d'annonces pour les data centers ou les centres de données des centres de données spécifiques qui sont là pour faire des sortes de d'effets miroir des données pour regarder cette cette ce patrimoine scientifique. Et puis finalement, est-ce que ce qui peut pas rejoindre tout ça ça a été dit un peu c'est la jeunesse. C'est qu'effectivement ça a été évoqué.

Il y a les postc lorsque nous sommes allés en mission donc avec le groupe d'amitié France États-Unis, on a rencontré des Français qui faisaient leur postdoc en Floride et qui j'étais en contact avec un de ces scientifiques qui m'a dit que justement bah son contrat ne serait pas renouvelé donc il sait qu'il a encore un an et donc on a un savoir-faire aussi et donc ça ça s'anticipe hein avec toutes les procédures de recrutement mais ça nécessite effectivement une stratégie au-delà des effets d'annonce et c'est peut-être finalement une occasion pour l'Europe vous l'avez dit pour la France mais peut-être que les mots en anglais sont pas dans le bon ordre. J'ai eu l'occasion de le dire au moment de la réunion de l'OPEX. Est-ce que finalement ce qu'on doit pas mettre en avant alors qu'il y a un rapport qui vient de sortir d'ailleurs aujourd'hui qui dit qu'il faudrait réorienter 5 à 10 % des lycéens vers les filières scientifiques tenu du manque d'ingénieur criant à laquelle la France va être confrontée.

Est-ce que plutôt que de dire choose France Europe ou CRS for science, il faut pas dire juste choose science et mettre ça en avant à travers tout ce qui va être fait dans les prochaines années. Merci pour cette excellente question Pierre Ooyas. Merci monsieur le président.

Merci mesdames messieurs. Il y a un proverbe qui dit que c'est pas en en cassant le baromètre qu'on arrête la tempête. Trump vient de montrer rigoureusement l'inverse.

Il pense pouvoir arrêter le réchauffement climatique en cassant les appareils qu'il mesurent. Euh vous le vous l'avez dit madame, nous sommes extrêmement dépendants des données qui sont collectées par les États-Unis. Les bou de surface dans l'hémisphère nord, c'est 50 %.

Je je le dis pour les collègues, si on perd ce référentiel, on est dans l'incapacité de de demain pour l'hémisphère nord de prévoir des phénomènes extrêmes. Je parle même pas du Pacifique où là on est totalement dépendant des données météorologiques américaines. Ça veut dire qu'on serait dans l'incapacité de prévoir des cyclones à Mayotte, à la Réunion ou ou en Polynésie.

Donc là, il y a il y a un souci il y a un souci majeur. Et alors, c'est euh le petit fils de de résistant qui qui se met toujours dans dans des situations historiques extrêmes et qui se demande si les mêmes choses pourraient nous arriver en France. Euh vous le savez, vous l'avez dit hein, la France mesure depuis 1874 la proportion d'ozone au sommet du pic du midi.

C'est des données qui sont fondamentales parce qu'on les a dans la grande durée et quand on les interromp ne serait-ce que quelques années, bien évidemment elles ont pas la même la même valeur. Donc la question que j'aimerais vous poser Oui. C'est le le chimiste marchand qui avait fait ces ces données.

J'ai j'ai retrouvé son nom, il faut lui rendre hommage. La la question que j'aimerais vous poser, c'est est-ce qu'on pourrait pas considérer que le releval pour la compréhension de notre environnement dans le long terme pourrait pas relever d'une mission de service public que l'État confierait à des agences queles qu'elles soit. Donc on marquerait dans la loi, ce qui est une façon de les préserver, queil y a un certain nombre de données qui, quels que soient les alléas politiques du mouvement euh doit être doit être enregistré.

Ça c'est ma ma première euh ma première question. Euh il a été très peu question des sciences humaines et vous me permettrez d'en d'en parler un petit peu en en rappelant que euh l'invasion de l'Ukraine parine a commencé bien avant par une case du président Poutine pour faire que l'histoire et le récit national soit contrôlé directement par la présidence de la Fédération de Russie. Voilà.

Et ce qui se passe aux États-Unis est rigoureusement la même chose. L'État fédéral et Trump veut contrôler le récit national et considère que l'histoire qui est une discipline sensible politiquement doit être contrôlée par le pouvoir. Je le dis pour les collègues, même si souvent on raille un peu cette science molle, l'histoire c'est pas une opinion, c'est une science qui obéit à des méthodes et une déontologie et dont les résultats sont validés par les paères, hein, qui est quelque chose de de fondamental. et je partage votre souci par rapport à ce qui arrive bien évidemment aux États-Unis, mais aussi en Europe, hein, dans certains pays, vous avez les les noms en tête et je crois indispensable de réaffirmer aujourd'hui, notamment par pourquoi pas par une proposition de loi constitutionnelle que j'ai cigné avec Louis Vogel que la science c'est pas des opinions, ça obéit à une à une toute autre logique et je crois que là-dessus, on doit on doit fortement fortement insister.

Donc bienvenue en France au scientifiques euh français américains qui travaillent aux États-Unis, mais faut pas oublier les sciences humaines non plus parce qu'elles sont fondamentales et notamment dans l'acceptation des mesures qu'on pourra mettre en œuvre pour contrer le réchauffement climatique. on aura besoin des sciences humaines parce qu'elles vont être fondamentales pour permettre de faire comprendre aux populations, par le biais notamment de l'histoire la façon dont aujourd'hui on peut résister à ce qui nous sommes intables. Merci monsieur le président.

So de la provoté. Oui, merci beaucoup de de vos présentations et réponses aux questions. Donc, je vais essayer de pas être redondante avec mes collègues parce que en fait, on voit bien qu'on tourne autour des mêmes sujets et des mêmes des mêmes interrogations et inquiétudes.

Moi, je voulais quand même rebondir sur cette histoire quand même d'une stratégie à afficher de la part du du du ministère, mais pas que. Euh je pense au CNRS, hein, je pense à à à à tous ceux qui sont concernés par la science au sens développement de recherche et diversité du développement des recherches, diversité des chercheurs. Euh est-ce qu'il y a vraiment une stratégie avec qui, quoi, quel domaine, quelle discipline est-ce qu'on a des priorités ?

Parce que je rebondis sur ce que vous avez dit monsieur, c'est que le sujet, vous l'avez dit tel que, c'est pas forcément de récupérer des scientifique américain, c'est celui de la souveraineté, de l'autonomie. Donc à un moment, il va bien falloir qu'il y a une stratégie parce que la souveraineté et l'autonomie, elle va se elle peut se traduire par l'arrivée dans nos équipes de scientifiques américains. Donc forcément, il est nécessaire à un moment d'avoir une hiérarchie et euh et une structuration de de l'accueil outre ou alors ou alors la conception est celle de d'accueillir sans conditions et sans sans sans objectif précis.

Mon deuxième sujet, c'est celui de la recherche biomédicale. On a vu à quel point le financement et l'organisation de la recherche et la la coopération publique privée et recherche fondamentale jusqu'à la fabrication dans les usines, tout ça, la Barda était capable de prendre ça en charge. On l'a vu pour les vaccins et la RN messager.

Donc, on connaît la force de frappe et la puissance des États-Unis quand il y a une priorité qui est qui est affichée. Donc c'est un c'est un véritable sujet parce que probablement dans le domaine médical ça va avoir un impact important et donc il y a nécessité dans ce domaine qui n'a pas été tout à fait évoqué ici d'avoir une vraie stratégie et de vraies priorités affichées. Faute de quoi ?

Faute de quoi ? on perdra des technologies, on perdra des des des innovations en matière de recherche biomédicale qui sont essentielles pour être des médicaments pas d'après-demain ceux de demain voire ceux de voilà de de de maintenant. Et mon troisème sujet c'est celui de l'émergence possible ou peut-être de de d'une forme d'ignorance ou d'obscurantisme dans la population américaine.

Il risque d'y avoir un effet générationnel. la maîtrise des réseaux sociaux, la maîtrise de l'information, la sélection de ce qui est, j'allais dire poétiquement correct ou politiquement accepté en matière scientifique, l'intelligence artificielle qui remplace les moteurs de recherche. C'est-à-dire que c'est chat GPT maintenant pour la jeune génération qui remplace les moteurs de recherche.

Donc on va pas chercher différentes informations. On a une information qui est prémâchée et qui vous arrive. Tout ça peut confiner à l'ignorance et à l'obscurantisme.

Euh et donc c'est aussi un vrai sujet politique et notamment un sujet géostratégique sur le plan mondial. Donc quel est votre regard sur ce sur ce sujet ? Mathilde Olivier.

OK. Merci monsieur. Non ça fonctionne.

Ah oui c'est mais il il se ça fonctionne pas. Vous avez encore besoin de nous. Euh merci monsieur le président et merci mesdames monsieurs pour le le le tableau très préoccupant que vous nous avez dressé et qui complète pour ma part l'inquiétude très forte que j'ai ressenti le mois dernier en effectuant un déplacement d'une dizaine de jours aux États-Unis et en rencontrant des chercheurs français et américains basés aux États-Unis dans différents types de d'institut.

Et je voulais revenir euh en deux mots là-dessus parce que j'ai j'ai trouvé ça particulièrement intéressant à la fois des chercheurs travaillants à la NASA qui a 80 80 % de financement fédéral euh et des universités des chercheurs installés dans des universités américaines qui elles ont des financements propres qui sont plus importants et qui sont pas exactement dans dans la même dans la même inquiétude. L'un des points qui m'a paru particulièrement saillant pour pas revenir sur certaines des interventions qui ont déjà été faites, c'était la question des visas pour les chercheurs internationaux installés aux États-Unis et l'inquiétude forte qui pour les personnes travaillant notamment sur des sujets qui sont ceux désormais censurés par le gouvernement américain, changement climatique sur la leur capacité à rester aux États-Unis et à et à pouvoir continuer leur leur recherche. pour les chercheurs américains, il y a une forme, voilà, il y a une possibilité en partie de résister ou en tout cas d'essayer de de résister pour les chercheurs internationaux installés aux États-Unis, c'est un petit peu différent.

Et ce qui m'était remonté, c'était notamment le fait que un certain nombre de de personnes d'internationaux se poser aujourd'hui la question de participer à des conférences internationales. On parlait de l'UNOC, on parlait du JC et de leur participation à la fois en terme de déplacement mais aussi bien sûr en terme de préparation de ces de ces grandes conférences. et donc pour eux de la capacité à participer à ces travaux euh à partir pour participer à ces conférences et de la possibilité de revenir euh avec une inquiétude qui est le propre aussi de régime néofasciste comme celui qui est qui est maintenant voilà en cours aux États-Unis avec le gouvernement Trump et le développement et et dans la la zone grise qui est le propre de régime autoritaire qui fait qu'en fait on ne sait pas entre la censure réelle, l'autocensure des des chercheurs et et voilà et comment on accompagne ces chercheurs qui ont sont mis en forte en forte insécurité.

Alors, il y a la question du programme à l'échelle européenne et à l'échelle française qui a été développé, le programme PAE. Euh et c'est quand même voilà encore une fois une inquiétude forte de se dire que potentiellement on pourrait accueillir des chercheurs américains avec ce programme qui est là pour accueillir des chercheurs euh enfin voilà dans des situations de guerre ou voilà réfugié à l'étranger. Et je vois que mon temps est en train de se terminer.

Donc je voulais juste revenir sur un autre point qui était celle qui était celui des doctorants puisque c'était c'était c'est l'un des des points d'inquiétude qui a été fortement aussi donné par les différents chercheurs que que j'ai rencontré. le fait de dire bon ben voilà, il y aura des les doctorants ne se limite ils ont ils encourageaient les doctorants notamment notamment étrangers à ne pas rester aux États-Unis et à plutôt envisager des poursuites de carrière à l'étranger. Comment comment nous on développe en Europe des capacités d'accueil pour ces doctorants, quelle est notre stratégie pour accueillir ces doctorants ?

Et une dernière un dernier point, quels sont face à ces face à tous ces faits vous les leviers politiques que vous voyez, on en a évoqué quelques-uns. Quels sont ceux que vous vous évaluez pour éviter que ces attaques sur la science qui ont lieu aux États-Unis ne n'arrivent en France ? Stéphane Piedénoir qui est également président de l'OPEX.

Merci monsieur le président. Merci mesdames et messieurs. Oui, je vais évidemment citer cette réunion du de l'OPEX jeudi dernier qui était une réunion du conseil scientifique 24 conseils membres du conseil scientifique pour l'OPEC.

Le le sujet a été évidemment ce celui-ci des difficultés des nouvelles orientations pour la recherche aux États-Unis. la confrontation aussi entre les scientifiques et le politique. La décision politique, elle appartient au politique.

En revanche, elle doit se nourrir des des alarmes, des situations qui sont qui sont pointées par les par les scientifiques. Ce qui ce qui vraiment est ressorti de cette très très longue audition de de plus de 2h jeudi matin, reprend évidemment ce que vous avez dit. A mais j'ajouterai en plus grave pour moi que les licenciements plus graves que les réductions budgétaires qui peuvent être ici ou là motivé par une situation financière d'un pays.

Peut-être que nous aurons à le faire dans un dans un délai pas si éloigné que ça pour la France. Plus grave que ça, il y a l'effacement des données. Ouais.

Il y a l'effacement des données. Moi, ça m'a ça m'a vraiment choqué. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on efface des données scientifiques de pan entier académique euh et que on ne si on ne veille pas à reproduire, avoir des effets miroirs peut-être avec les conséquences climatiques écologiques que ça peut avoir d'autres bases de données en Europe ou en Asie, on va perdre des connaissances.

Ce que je veux dire, c'est que des licenciements peuvent se compenser par des recrutements si l'air Trump arrive à à terme et on le souhaite dans un délai raisonnable. En revanche, les données qui sont perdues, elles sont perdues pour toujours. C'est une forme d'auto d'affa numérique qui est extrêmement inquiétante.

Et je voudrais aussi citer ce qui a été dit, les témoignages qui ont été donnés jeudi dernier sur des chercheurs qui aujourd'hui n'osent plus appeler leur confrères en Europe. Ils ont pas le droit. n'ont pas le droit d'appeler leur confrère en Europe.

C'est c'est quand même ça qui se passe. Euh on a vraiment une euh un cloisonnement extrêmement rigide. Alors, les cibles, on les connaît, hein.

Il y a des mots interdits. Les sciences sociales, euh les euh les chercheurs ne euh ne n'ont plus le droit de parler de santé. On voit qu'il y a une parbelle qui est faite aux antivax.

Mais en France, finalement, on n' pas fait autre chose, me semble-t-il, au moment du Covid. Il faut quand même aussi savoir se regarder droit dans les yeux sur l'espace avec une orientation qui est en phase avec l'un des ses principaux conseillers et il faut le citer Elon Musk aujourd'hui on a besoin d'une stratégie européenne. Je vois Pierre Tréfouret qui connaît ces choses-là per parfaitement.

Euh aujourd'hui, on va définir des stratégies nationales pour la France, pour l'Allemagne, une juste opposition de stratégie nationale. On pense qu'avec nos petits bras, on est capable de rivaliser avec une stratégie avec les 75 milliards qui sont financés par les États-Unis sur le spatial, ça pose la question d'une gouvernance qui soit un peu plus cohérente. Alors, quelle réponse ?

D'abord peut-être, et vous l'avez fait, choisir un vocabulaire français. Moi, j'adore Choose Science et cetera, mais enfin on peut dire choisir la science en France, ça marche aussi. Euh attirer des chercheurs installés aux États-Unis avec le niveau de rémunération qui est le nôtre, évidemment, c'est illusoire et qu'on en aura quelques-uns mais que ça ne ça ne fera pas la bascule.

En revanche, pour les jeunes doctorants, il y a un vrai sujet de congestion de congestion de doctorant de post-doctorants qui souhaitaient faire une mobilité aux États-Unis et c'est et c'est bien naturel. Et pour pas être trop long, je voudrais juste dire qu'avec la évidemment avec la brutalité qui caractérise Donald Trump, qu'on lui connaît désormais sur plein de sujets, euh il met quand même en lumière la nécessité pour un pays de s'interroger sur sa véritable performance de la recherche. Vous avez tous connaissance récemment au CNRS d'une directrice de recherche qui a été au qui a été séise à pied pour un problème d'intégrité scientifique.

Ça existe, on n'est pas non plus des chevaliers blancs sur tous les domaines. Ça n'est pas vrai. Donc il a cette brutalité.

Peut-être que nous on a une forme de naïveté. Donc oui, pour définir les priorités de la recherche et pour faire le ménage et qu'il n'appartient pas ce ménage n'appartient pas seulement au régime fasciste, he j'ai en tête aussi les régimes communistes dans un passé pas si lointain. Et enfin, de réhabiliter une un organisme qui est chargé d'évaluer la science au plus haut niveau en France, ça s'appelle le HRS. au jour au moment où on parle, il est il est potentiellement supprimé.

La texte n'est pas votée définitivement. Nous serons vigilants là-dessus. Et pour revenir sur notre modèle, on est toujours à 2,2 % du PIB.

On est très loin de la stratégie de Lisbonne à 3 %. Je suis pas sûr que ce soit le bon moment aujourd'hui pour redresser, mais enfin on a laissé faire pendant des décennies. Merci Adelsian.

Oui, je tenais aussi à remercier l'excellent président Lafonde d'avoir organisé cette table ronde et d'avoir pris la mesure du sujet puisque on a nous avons pu voir le ministre il y a quelques semaines et avons pu discuter justement de cette problématique et l'organisation de ces tablones avec nos excellents invités nous permettent je crois d'aborder un certain nombre de sujets. Plusieurs de mes collègues l'ont souligné. Je reviendrai sur la question de la liberté académique puisque ces attaques récentes dans le monde de la recherche nous amènent aujourd'hui je pense à une prise de conscience.

Il aura suffit de quelques semaines pour le président Trump d'être capable de dynamiter la science aux États-Unis puisqu'on voit et ça a été évoqué par mes collègues, des postsdoctorants qui ont été expulsés, des enseignants chercheurs, je reprends des éléments que j'ai vu dans la presse, pousser vers la retraite, d'autres qui ont été interdits de participer à des colloques à l'étranger sans autorisation préalable, des financements coupés, des bourses supprimées, des jeux de données menacés, j'y reviendrai, ça a été évoqué par mes collègues, et des mots qui ont été bannis dans le champ de la recherche. Ce sont des attaques, je l'ai déjà dit ici en commission, qui s'inscrivent dans une tendance plus large de recul de la liberté académique, pas les libertés académiques de la liberté académique à l'échelle mondiale puisque l'indice de liberté académique, il y en a un, et sans appel. Alors qu'en 2006, un citoyen sur deux vivait dans un pays respectant cette liberté, aujourd'hui il ne se plus que un sur tr et ce contexte est alarmant mais il place la France face à une responsabilité et une opportunité.

Sommes-nous en capacité de devenir un pôle d'attraction pour les chercheurs étrangers qui fuient les pressions politiques pas seulement aux États-Unis, mais les censures et les menaces ? Cela suppose un cadre protecteur qui soit à la hauteur et nous ne sommes pas les seuls à vouloir les accueillir. D'autres nations s'organisent déjà et nous sommes dans un cadre très concurrentiel.

Alors, il y a la question des moyens, elle a été abordée longuement, ça a été rappelé par mes collègues. Mais il y a aussi surtout et je le redis encore, des garanties que nous devons offrir en matière de liberté académique dans ces trois dimensions. La liberté de la recherche, la liberté d'enseignement et la liberté d'expression académique.

Pour l'instant, en France, je pense que nous restons à l'abri des formes les plus brutales d'ingérence, mais rien nous dit que demain, dans un régime un pouvoir libéral, les conséquences ne pourraient être pas assez graves. et je pense qu'on en a beaucoup parlé ici en commission, des attaques de tout bord sont venues frapper l'université au cours des derniers mois voir des dernières années. Mes trois questions seront très simples.

Je reviens sur la question des données. Ça a été évoqué par le sénateur Pied Noir. Il y a la question de l'effacement des données.

Mais moi, j'ai pu constater en échangeant avec un certain nombre de fonctionnaires travaillant dans des organisations internationales. On a parlé beaucoup de météorologie mais nous avons des données dans qui sont partagées entre États-Unis et Union européenne. Et aujourd'hui, avec la rupture brutale d'un certain nombre de partenariats et la baisse des participations financières des États-Unis dans un certain nombre d'organisations, ces données européennes sont stockées aux États-Unis aujourd'hui et on se retrouve avec à la fois euh un auto d'affa comme ça a pu être évoqué, mais une paire de données, une paire de matière grise immatérielle.

Comment est-ce que vous voyez justement la résolution de ces problématiques ? On l'a dit et vous avez déjà évoqué ça, votre regard sur l'état de la liberté académique en France en vocalité d'enseignant chercheur. Est-ce que vous pensez qu'un renforcement législatif serait utile pour mieux protéger la liberté académique ?

Et je vous ai entendu, madame maçon Delmotte évoquer aujourd'hui aux USA le problème portant sur l'interdiction de s'exprimer pour les fonctionnaires dans le cadre de leurs activités. Je voudrais vous entendre un peu plus là-dessus et enfin rappeler pour ma part effectivement ça a été dit en début de commission et je conclurai là-dessus. Le sénateur Vogel a déposé une proposition de loi prenant la mesure de la gravité de la situation pour constitutionnaliser la liberté académique.

Pour ma part, j'ai déposé je dépose une proposition de loi également dans les prochains jours euh fruit de multiples discussions avec des enseignants chercheurs et des représentants du monde de l'université qui visera à garantir la liberté académique des enseignants chercheurs, l'indépendance des travaux de recherche et la transparence des fonds privés affectés à l'enseignement supérieur et à la recherche. J'insiste sur ce point-là parce que cette prise de conscience, elle doit être effective dès à présent et je vous remercie justement de vous apporter vos éclairages et vos lumières sur ce sujet. Je vous remercie.

Catherine Belelleriti. Merci monsieur le président. Alors beaucoup de questions ont déjà été posées.

Merci pour vos interventions qui ont été très complètes et très très intéressantes. Alors selon vous, le désengagement des États-Unis dans les forums internationaux tels que le JC n'util à la crédibilité des résultats scientifiques globaux ? et quel rôle la communauté scientifique européenne peut-elle jouer pour soutenir la recherche scientifique face aux pressions politiques et à la défiance croissante envers les sciences ?

Merci Karine Daniel. Oui, merci monsieur le président, merci de vos interventions. Moi, j'avais une question concernant peut-être un manque sur cette table ronde et la non représentation des universités et la manière dont vous travaillez avec les universités sur ce sujet de l'accueil et de l'attractivité des chercheurs étrangers dans le contexte que nous avons décrit.

On est là encore sous sous une forme d'appel à projet qui mobilise les équipes. Alors, vous avez parlé du con du contexte budgétaire qui est préoccupant pour vos organismes. Il est d'autant plus préoccupant et on a l'occasion souvent de le dire ici pour les universités.

Donc notre interrogation, elle est sur la capacité des universités à se mobiliser sur ce type de projet d'accueil. Est-ce que vous travaillez avec eux, j'imagine dans le cadre des UMR ? Est-ce qu'il y a des recherches parallèles ?

J'aimerais que vous nous éclairiez sur sur ce sujet, sachant que la question de la baisse structurelle des crédits qui affecte le fonctionnement des organismes, mais aussi surtout en ce moment celui des universités nous inquiètent sur la capacité à quant à leur mobilisation sur ce type d'appel à projet comme sur d'autres évidemment. Lord Arcos. Euh merci beaucoup monsieur le président, merci à vous quatre.

C'était très intéressant. Je voulais vous poser une question extrêmement rapide. Dans la loi de programmation recherche, nous avons créé, vous savez, les cherches junior et je voulais savoir si ce principe pourrait peut-être bénéficier à certains de des chercheurs américains pour venir en France ou pas.

Et enfin Monique de Marco. Oui, je vous remercie monsieur le président. Moi je pensais pas prendre la parole mais je tenais quand même à apporter une information et à alerter de ce qui se passe en France et en particulier à Bordeaux.

Donc sur le Labri, c'est-à-dire le laboratoire bordelet de recherche en informatique. Il se trouve que c'est devenu maintenant une zone à régime restrictif et une chercheuse donc a été refusée d'accès. Euh une chercheuse recrutée pour un post doc sur l'impact de l'intelligence artificielle sur l'environnement.

Donc, considérant que c'est une activiste verte entre guillemets, euh donc je ne connaissais pas ce principe là et je ne souhaitais pas que ce régime restrictif euh puisse être appliqué plus généralement en France sur sans vraiment avancer donc des arguments. Non, mais je tenais juste à c'est pas une question, c'est alerter de ce qui se passe actuellement dans certains laboratoires en France. Voilà, toutes les questions on été posées.

Alors, certaines évidemment se recoupent. Je vous laisser la parole pour les répartir ou réagir. Commencer, je vais pas répondre à toutes les questions, ça va être un petit peu compliqué.

Mais vous avez été plusieurs à à alerter sur le danger qui pour moi est le danger principal. On a parlé d'obscurantisme de de de de défendre la parole scientifique qui est pas une opinion. C'est pas une opinion et on la met on la met souvent au même niveau qu'une opinion et surtout on est en train de la remplacer dans ces pays-là comme on a vu dans d'autres pays si tu es plus à l'est par une vérité qui est décidée et qui est pas une vérité qui est appuyée sur des faits scientifiques et et c'est très dangereux et on est complètement estomaqué parce que ça arrive je le répète he dans un grand pays démocratique sur lequel on s'est appuyé qu'on a défendu et que voilà donc c'est c'est ça le le le danger essentiel vous avez dit le le choix c'est choisir la science Alors, je peux pas m'empêcher de dire oui, choisir la science, d'accord ?

Mais 2014, la dépense intérieure de recherche et développement 2,22 % en France. 2025 c'est 2,2 en France alors que l'Allemagne est passée de 2 à 3. Ouais, 2, Oui, oui, je sais bien.

Donc voilà, choisir la science, il faut aussi il faut aussi sans s'en donner les moyens. Excusez-moi, je pouvais pas ne pas le dire. C'est c'est quelque chose.

Après nous nos réponses, elles sont font aussi dans un cadre qui est avec les moyens qu'on a quoi. Avec les moyens qu'on a, on est obligé de répondre à une situation et on a proposé des solutions qui sont d'accueillir des des des chercheurs de ONO. Et le choix essentiel qu'on qu'on a fait, notre stratégie essentielle, c'est la qualité scientifique et la qualité scientifique.

C'estàd qu'on ne va accueillir que des gens qui vont apporter quelque chose de plus au système universitaire français. On a parlé de de universités. Bien sûr que toutes nos UMR sont des avec l'université.

Donc c'est c'est ce qui va accueillir ça et en particulier on met ça et en particulier lors d'Acos a parlé des CPJ des chaires de professeur junior et ben il se tombe bien le calendrier est très bien parce que les chares de son professeur junior ont été annoncé cette année il y a une quinzaine de jours. Elles ont été publiées une quinzaine de jours. On les a mis en ligne aujourd'hui.

Le CNRS en on en publie 47 nouvelles cette année et ces 47, on va les publiciser pour attirer des candidatures de chercheur américains, mais pas que mais pas que. Il y a aussi d'autres pays où c'est la science est empêchée et bien sûr on choisira les meilleurs qui vont apporter le plus de de de solutions à à un autre à un autre système. Et je vais dire simplement un deuxième point on a parlé aussi beaucoup de la liberté académique et bien sûr que tout ce qui peut la la stabiliser, tout ce qui peut la consolider, ce qui peut la la sanctifier bien sûr on le défendra.

On a travaillé nous en interne à à la publication d'un guide de l'expression publique des chercheurs parce que les chercheurs sont encer dans une fait dans un fait que si ils parlent à la presse, ils ont l'apprécié de ils ont l'impression de de trahir leur leur le leur statut de fonctionnaire. Et d'un autre côté, les chercheurs, ils ont des choses à dire à la presse du point de vue de défense du changement climatique, défense de ça. Donc on a fait un guide qui leur permet de se de se de se de de se s'orienter dans dans dans ces schémas et dans les règles qui sont les leurs.

D'un côté pour garantir la liberté de parole, la liberté économique et de deux autres côtés pour aussi liberté garantir aussi le fait que il y a il y a des règles à respecter en étant fonctionnaire et on peut pas dire n'importe quoi et n'importe où. Ça ça nous a demandé euh à peu près 6 mois de travail avec le conseil scientifique du CNRS avec avec un certain nombre d'acteurs. Ce guide est disponible et euh je serai ravi de de vous faire parvenir.

Madame Mason Elmotte. Oui. Alors, je vais rebondir sur quelques points.

On a beaucoup parlé des enjeux liés à la liberté académique. Donc pour moi, en fait, la liberté académique, elle est aussi quelque chose qui est important en terme de diplomatie scientifique, c'est-à-dire la capacité à échanger librement entre scientifiques des différents pays. Ce qui est compliqué, très compliqué, de plus en plus compliqué dans le contexte actuel.

Euh et pour moi la liberté académique, elle va aussi en fait avec les financements ouverts. Plus on a des financements fléchés sur des priorités, on va dire politiques ou autres à un moment donné, en fait, plus on sape la liberté académique qui est en fait d'examiner là où on voit en fait des thématiques innovantes d'un point de vue de la production de connaissance et c'est celles-là qui vont créer des ruptures de compréhension de l'innovation pas toujours prévisible sur 10 20 ans. Et et donc plus on a des des financements ouverts comme le European Research Council, comme les projets blancs de la NR, plus en fait on favorise cette liberté académique en faisant confiance au monde académique pour évaluer les projets de rupture.

C'est ça qui est aussi menacé en fait hein aux États-Unis avec l'arrêt finalement des financements de la NSF sur des thématiques interdites ou euh quelques priorités de court terme mais qui correspondent à des choses qui sont déjà là. Euh et puis la dernière chose que je voulais mentionner sur la liberté académique, ça me semble extrêmement important. que la votre réflexion, elle se nourrisse d'échange avec les sociétés savantes.

Donc on a en France un congrès des sociétés savantes. Ce ne sont pas les opérateurs ou les organismes ou les universités, mais par champ de discipline, ce sont les organisations scientifiques. Et pourquoi j'insiste sur ce point ?

C'est parce que aux États-Unis actuellement, ce sont les sociétés savantes qui défendent la science. L'Académie nationale des sciences aux États-Unis ne le fait pas, ne peut pas le faire. elle dépend à je sais pas 80 90 % pour son budget de financement fédéraux.

Donc si elle prend position, elle risque de perdre ses financements. Et la pétition qui a été signée par 2000 académiciens américains, ça a été en dehors de ce cadre là pour protéger l'institution. Donc, ce sont l'association American Meteorological Society ou American Geophysiolical Union dans mon domaine qui sont là pour justement protéger la liberté académique qui vont soutenir des candidatures de scientifiques américains pour les évaluations internationales comme le GC indépendamment du rôle du gouvernement pour maintenir en fait ce canal de diplomatie scientifique, cette participation notamment d'universitaire américain aux évaluations internationales. même si le gouvernement américain ne le soutient pas.

Donc je pense que c'est un vraiment un point important de de faire avec les sociétés savantes et et leur alliance qui d'ailleurs a a mis en œuvre un certain nombre de caractéristiques, a défini hein ce qu'est pour elle la liberté académique. Le deuxième point sur lequel je souhaitais m'exprimer, c'était en fait la question qui portait sur une lecture de fond, la la lecture de fond des choix de l'administration américaine. Alors, je pense qu'aux États-Unis, depuis l'après-gerre, il y avait cette idée que une recherche libre de haut niveau dans une vision un peu d'esprit de lumière, ça va améliorer en fait le bien-être de la société par son rôle dans l'innovation, dans la santé, dans un certain nombre de sujets.

Et d'ailleurs, les États-Unis depuis les années 60 jouent un rôle leader au niveau mondial en sciences du climat, vraiment remarquable sur les observations, la modélisation, les évaluations. Mais dans les années 1980, un certain nombre d'acteurs économiques, notamment des multinationales liés au pétrole et au gaz fossil ont fait le choix du climatosceptéisme. C'est pas spontané, ça a été une stratégie pensée, mise en œuvre de laisser la recherche se faire au meilleur niveau, mais de créer un rideau de fumée.

Un rideau de fumée entre les connaissances scientifiques qui étaient déjà là sur le changement climatique dès les années 80 et les décideurs, les médias, le grand public. Donc les méthodes, on les connaît en fait hein. C'est des méthodes d'influence qui visent à faire de la pseudoscience et se met le doute dans dans l'état dans dans l'esprit du grand public.

Et je veux quand même rappeler he sur l'état des lieux scientifiques parce que c'est mon travail que sur le réchauffement au niveau planétaire, il atteint sur les derniers 10 ans 1,24°gr quantification du rôle de l'influence humaine en tenant compte de toutes les incertitudes, observation, méthodes et cetera. C'est 1,23 sur 1,24°. qui est le GC ou pas le GC en fait hein euh qui est les Américains ou pas les Américains, le constat il est là, il est établi, il ne fait que se renforcer et la trajectoire du climat qu'on vit même avec l'année record 2024, c'est celle qui était anticipée depuis des décennies par les travaux de modélisation du climat qui montre la compréhension physique des processus que l'on a.

Alors, pourquoi est-ce que je parle de ça ? Parce qu'en fait le climatosceptéisme au sens semer le doute, marchand de doute en fait, qu'est-ce qu'il vise ? Il visent à garder la commercialisation d'énergie fossile sans contrainte.

Et aujourd'hui, on voit je pense pour deux raisons un changement d'échelle. Deux raisons qui sont les suivantes. Le constat scientifique, il est tellement solide malgré les incertitudes qui font partie de la démarche scientifique, le constat est tellement solide, il est implacable.

Il est implacable sur l'aggravation des dommages, sur la capacité à relier causes et conséquences. États-Unis, premier responsable historique du réchauffement. On peut chiffrer les dommages induits par les activités des grands groupes pétroliers Exon Mobile ou Chevron.

Ils ont causé depuis 90 entre 1500 et 2000 milliards de dollars de perte économique rien que par leur effet sur le réchauffement qui dope les vagues de chaleur qui entraînent des pertes de rendement agricoles dans les pays tropicaux. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc ce constat scientifique qui relie cause et conséquences, il est extrêmement solide, il ne fait que s'affiner et il est perçu comme une menace.

Et deuxième chose, la capacité à porter des transitions, c'est-à-dire à répondre aux besoins humains par l'efficacité, par la décarbonation du mix énergétique. Il est là, il avance. Les émissions de gaz à effet de serre américaine baisse depuis 2005.

Celle de la Chine ne monte plus depuis 1 an. Celle de l'Europe baisse depuis les années 90. Et le but de la politique du gouvernement américain actuel, c'est de freiner cette capacité de transition et de faire terre les sciences du climat.

Donc en fait, on voit que les attaques sur la science, elles visent à détruire les pierres angulaires du droit de l'environnement. Donc le but, c'est favorable aux énergies fossiles, à la consommation d'énergie. Aucune contrainte réglementaire.

Et d'où viennent les contraintes réglementaires ? Elles viennent de la preuve de composé qu'on met dans l'atmosphère qui directement ont des effets sanitaires graves par exemple. Donc c'est qualité de l'air, pollution atmosphérique, santé, c'est attaqué.

C'est déversement de produits dans l'eau, dégradation de la qualité de l'eau, enjeu pour la santé ou les espèces protégées. Et là, qu'est-ce qu'on veut faire ? Plus de suivi d'espèces protégées, plus de fondement par les données du droit de l'environnement, plus de possibilités de recours juridique.

Sur le climat, ce qui est ciblé, c'est notamment les conséquences sanitaires du changement climatique qu'on peut montrer. Vague de chaleur, maladie infectieuse, feu de forêt, pollution de l'air et cetera. C'est ça qui est ciblé.

Et et de même que les inventaires d'émission, le devoir pour chaque acteur en fait industriel ou autre rapporter ses émissions, c'est ça qui est déconstruit. Et donc pour moi en fait, il faut bien le voir, c'est ça n'est pas une vision obscurantiste par défaut de compréhension des faits scientifiques. C'est un projet politique pensé, construit, porté par la Heritage Foundation, le projet 2025 et mis en œuvre.

Et et c'est une vision très restrictive de ce que peut être un intérêt national favorable à certaines personnes, certains acteurs économique, mais qui veut passer totalement sous silence les inégalités environnementales ou les vulnérabilités. C'est ce projet-là qui est mis en œuvre. Et pour le mettre en œuvre, mais qu'est-ce qu'il faut ?

Il faut désinformer, donc produire de la désinformation. Et vous imaginez le rôle toxique que peuvent avoir les réseaux sociaux par justement le fait de propager de la désinformation, de la rendre accessible au détriment des faits et des connaissances scientifiques. Et on est extrêmement désarmé par rapport à cela nous-même.

Je vous faisais référence à un livre de Steve Kunin qui est en fait une forme de climatoscepticisme élégant. il ne passe pas sous silence l'effet scientifique mais tout est fait pour augmenter les incertitudes et et et minimiser le constat qui est très clair. Une vidéo faite sur YouTube par un influenceur qui vend des produits pour gonfler ses muscles, elle a fait un million de vues.

Quels sont-nous nos moyens comme scientifiques pour communiquer sur nos faits, nos connaissances par rapport à ces ces capacités d'influence qui ciblent directement certaines catégories de population, les jeunes, les jeunes hommes et cetera ? On est devant quelque chose qui est très grave pour moi parce qu'en fait ce qui est également ciblé c'est la place des faits dans la délibération démocratique et pas seulement sur le sujet climat mais très clairement. Et dernière chose donc vous faisiez référence à une vision idéologique.

Donc moi je prends les mots interdits. Diversité égalité inclusion. Il faut bien réfléchir à ce que veulent dire ces mots interdits.

Par exemple en science. En science on n'est pas divers. On n'est pas nécessairement inclusif.

Puis il y a beaucoup moins de femmes qui vont vers les parcours scientifiques et ça s'est même aggravé récemment. C'est très préoccupant. on perse on perd la moitié des tal possibles si on n pas autant de femmes que d'hommes qui vont dans les parcours scientifiques.

On a beaucoup de mal à ce que les enfants qui viennent de milieu très modestes aillent vers des parcours scientifiques de haut niveau. C'est le cas en France, c'est le cas dans le monde. Les attaques sur les mots diversité, égalité, inclusion, ils ont cassé directement aux États-Unis tous les programmes de l'Agence nationale, la NSF, visant à rendre l'accès au parcours scientifique accessible aux enfants de milieu modeste.

Et donc cette vision idéologique en fait, elle va même casser la possibilité d'élargir la participation à la production de connaissance. Merci madame Ultra Guérard. Oui, je peut-être je pourrais je j'avais envie de réagir aussi sur le l'intervention qui a parlé des de la somme des stratégie nationale notamment dans le domaine spatial.

Euh donc effectivement là, on a un rendez-vous extrêmement important pour l'Europe spatiale qui est le conseil au niveau des ministres de lésard de l'agence spatiale européenne qui va avoir lieu à la fin de cette année. C'est un c'est un c'est une opportunité en fait pour affirmer un projet européen dans le domaine spatial pour se positionner pour soutenir l'autonomie stratégique et la souveraineté. Donc ça c'est c'est vraiment des enjeux extrêmement importants notamment dans le domaine spatial mais pas que.

Et j'ai envie de dire, c'est vrai qu'on le voit bien en ce moment à l'agence spatiale européenne, c'est quand même difficile. Il y a effectivement des tiraillements entre les ambitions et les enjeux nationaux qui fait que c'est de plus en plus difficile. Sans doute.

Ça n'a jamais été très facile mais c'est c'est devenu difficile de soutenir un projet européen. Pourtant, on sait très bien que dans nombre de domaines, c'est l'échelle européenne qui va être importante et qui va permettre de peser. Cela étant, on parle de d'autonomie stratégique et de souveraineté et je je voudrais juste mentionner qu'effectivement dans dans ces enjeuxl, il ne faut pas oublier la science parce que la science, elle est aussi à la base de ces de ces problématiques là.

Il y a des enjeux de souveraineté et d'autonomie stratégique aussi dans le domaine scientifique. Ce qui a fait la force des États-Unis finalement, c'était avant leur liberté de chercher le la force de leur système de recherche. Et effectivement, on voit bien que on se demande d'ailleurs comment on peut défendre Make America Great Again en tout en cassant son système scientifique.

Donc là vraiment, je pense qu'au niveau européen, il faut qu'on qu'on s'empare de cet enjeu de de préserver de renforcer la science en Europe, y compris spatial. Oui, moi je voulais renchérir sur pour moi liberté académique avant tout, c'est le fait de pouvoir être financé pour faire ces travaux de recherche. Donc une loi, pourquoi pas ?

C'est comme toujours le diable sera dans les détails, mais l'élément essentiel c'est qu'il puisse y avoir des financements non thématisés. C'est bien gentil de dire des priorités. Les priorités qu'on peut mettre en avant, en général, les révolutions sont déjà là.

On est on est presque dans l'après, dans le développement de choses qu'on a acquis au cours des 30 dernières années. Il y a 20 ans, personne n'aurait priorisé la RN. D'ailleurs, il y a des gens même qui ont qui trouvaient que c'était inintéressant ce que c'estit Cataline Carinko et puis d'un seul coup c'est le c'est le c'est la recherche qui permet de faire le le breaks rou l'avancée magnifique avec les vaccins à RN hein.

Mais il y a 20 ans, personne aurait dit allez on va prioriser les recherches sur la RN. C'était totalement démodé asbine enfin inintéressant. Donc vous voyez vraiment le ce qui est vraiment critique pour moi c'est d'avoir un équilibre entre des choses qu'on priorise parce que c'est quand même normal aussi de vouloir prioriser certains domaines et puis le fait de pouvoir garder de la liberté non thématisée.

Ça c'est vraiment critique pour moi. C'est un des points forts par exemple justement du du programme ERC. Je pense que l'enjeu, il est vraiment autour des jeunes.

Les gens qui pourront à l'heure actuelle aux États-Unis donc pas faire de doctorat ou ou ou pas finir leur postdoc ou bien des postc qui étaient partis et à qui on allait offrir la possibilité de développer leur propre équipe et qui vont pas pouvoir le faire. Donc moi plutôt que de dire on va accueillir des chercheurs de créau, on en accueille déjà. Le le chiffre a été mentionné pour le CNRS mais c'est pareil à l'INCERM on dans les gens qu'on recrute, il y a de nombreux étrangers puisque on peut recruter les étrangers, c'est permis dans le dans le dans le statut de l'INCERM.

Donc pour moi, c'est vraiment autour de ça et je voudrais contester quelque chose qui a été dit qui est sur le côté euh je suis d'accord sur l'enjeu des données, hein, c'est critique. Il faut réussir à à retrouver notre autonomie par rapport à ça, c'est absolument important. Mais vous voyez les gens qu'on renvoie ou à qu'on interdit de de développer leur carrière et cetera.

Non, une fois qu'on a casser les œufs, on peut pas les remettre et réavoir un œuf, hein. Ça veut dire que peut-être que c'est voyez 5 ans où il se passe rien dans un domaine et ben ça met ça mettra des années et des années et des années à se reconstruire. He faut pas croire que ça va être totalement euh Allez, attendons que ce soit fini.

D'ailleurs, on sait pas trop si ça va finir non plus, hein. Donc voilà. Donc voilà, moi c'est ça un peu les messages que je veux faire et alors il y a enfin au moins pour au moins un des enjeux enfin une des une des clauses finalement une des choses qui a changé avec le Covid au niveau européen en terme de stratégie innovante.

Malgré tout maintenant il y a une autorité européenne de préparation et de réaction en cas d'urgence sanitaire. Bon, ça se met en place quand même. Je je pense que ça pourrait être un acteur justement pour nous aider à avoir ce pan de comment on passe au fond de la recherche, au développement, au fait d'avoir des produits disponibles, que ce soit des vaccins ou des traitements.

Il faut voir comment ça va fonctionner hein pour l'instant les choses entre ce les programmes qui avaient été créés pour financer la recherche dans ce domaine et puis l'As et comment on passe de l'un à l'autre. C'est un peu en transition en ce moment, mais voilà, on peut espérer que que quand même ça aide à faire progresser dans ce domaine là. Et je pense que quand même pour ce type de d'approche, l'échelle européenne, c'est vraiment la bonne échelle.

Oui. Oui. Il y avait également une question qui portait sur le désengagement des USA par rapport au GC.

Donc en fait, c'est euh la question qui se pose, c'est est-ce que le gouvernement américain fait des nominations d'auteur, hein, puisque le le calendrier est lancé. Euh qu'est-ce qui va se passer pour le groupe 3 du GC où le gouvernement américain a supprimé l'équipe d'appui de la coprésidente américain ? Donc sur le premier volet, donc les sociétés savantes et universités ont mis en place un canal de nomination pour que des chercheurs notamment enseignants américains qu'il souhaitent puissent contribuer.

Par ailleurs, les travaux scientifiques américains seront tous utilisés, notamment parce que le JC ne fait pas de recherche. Il évalue l'état des connaissances par une analyse critique des éléments probants dans les publications qui sont déjà là. Donc tous les travaux de recherche disponibles normalement doivent être passés en revue.

Euh ce qui va manquer, c'est une relecture, je pense coordonnée au niveau du gouvernement américain qui était toujours d'excellente qualité, rigoureuse, qui permettait d'améliorer en fait hein la qualité scientifique des rapports. Donc je ne sais pas s'il y aura un mécanisme de relecture par les sociétés savantes ou ces universités qui pourrait être pertinent. Et puis après c'est le volet approbation, la force en fait des travaux du G qui mettent énormément d'action d'ailleurs sur les incertitudes he quand il les conclusions sont dégagé, c'est par le mécanisme en fait de coconstruction avec les représentants de tous les pays de relecture et d'approbation d'en faire un socle scientifique commun reconnu par tous.

Si un État s'en désengage et c'est la première fois les États-Unis en tout cas qui ont fait la chaise vide diplomatique en session plainère, ben ça laisse de la place aux autres pays et ça fragilise ce constat scientifique dans le cadre des relations internationales. L'autre point que qui était posé, c'est la crédibilité des résultats scientifiques. Donc pour moi, ça va très largement avec la culture scientifique, tout ce qui favorise la culture scientifique dans la société.

J'ai été amené à participer à l'élaboration d'une feuille de route sur la culture scientifique avec le ministère de la culture qui me semble un point essentiel. Et c'est ce volet là qui est également fragilisé aux États-Unis à l'échelle des États notamment où on voit un certain nombre d'États qui visent à retirer les contenus liés à l'évolution ou au changement climatique des programmes scolaires. Donc on voit bien en fait hein que cette dimension là de culture scientifique elle est aussi menacée d'ensemble.

Après, il y avait aussi des questions auxquelles je ne peux pas répondre he sur les universités. Je pense qu'il faut échanger avec les présidents d'université, leurs organisations. Moi, ce que je voulais souligner sur le volet service public d'observation, donc l'enjeu de maintien dans la durée.

Donc en France, on a les services nationaux d'observation sous les givres de l'Institut national des sciences de l'univers, hein, qui joue un un rôle important. Euh ce que j'ai compris du contexte américain, c'est que les missions d'observation de la NOA qui était rattachée au département qui est rattaché au département du commerce n'était pas inscrite dans un mandat du Congrès, donc dans la loi donc très fragile. Donc peut-être il y a une réflexion à à porter sur ce point.

Et puis la dernière chose que je voulais mentionner, c'est la très grande inquiétude de la communauté scientifique française. Vous l'avez peut-être perçu. Donc le le mouvement en fait Standup for Science, je veux en dire un mot, il est venu aux États-Unis.

La réaction aux États-Unis, elle est venue de jeunes scientifiques euh contractuel en thèse en postdoc qui ont bien compris que c'était leur carrière qui était menacé en premier sans aucun soutien, sans aucun cadre, vraiment quelque chose de voilà vraiment qui venait de de cette base. Et au congrès des sociétés savantes en France, il y a eu le la volonté de relayer, d'appuyer le soutien aux collègues américains, de rendre visible aussi ces enjeux qui étaient peu rendus visibles par les médias. Et là où on a été extrêmement surpris, c'est le soutien massif de toutes les organisations scientifiques, les instituts, les universités, les organismes de recherche et près de 10000 collègues, hein qui se sont manifestés très vite.

Et dans les échanges, moi je fais pas partie de l'organisation he de ce mouvement, mais ce que je veux juste mentionner c'est une très très grande inquiétude sur tous les sujets. Les sujets de financement, les sujets d'opportunités de carrière non précaires pour les jeunes scientifiques, les conditions de travail des jeunes enseignants chercheurs, he faut le dire catastrophique. On peut pas faire venir he des Américains comme maître de conférence débutant hein. le la charge de travail, la charge administrative, l'absence de soutien, ça correspond mais pas du tout au standard américain d'enseignant chercheurs statutaire.

C'est c'est impossible en fait hein. Euh et puis euh l'inquiétude aussi sur euh euh des attaques politiques en fait hein, sur euh des organisations scientifiques, sur des sujets liés à la santé, sur des sujets liés euh euh à la biodiversité par exemple hein. Euh les sujets sensibles et l'impression de ne pas être protégé en fait hein pour de nombreux collègues.

Et il y a besoin de scientifiques qui travaillent sur des sujets sensibles pour apporter des éléments de connaissance factuelle pour éclairer des choix à notre place de scientifique. Et vraiment ce que je veux traduire c'est cette très grande inquiétude sur l'ensemble de ces sujets. Tout ce qui est politisation de la science on on le perçoit comme dangereux.

Tout ce qui permet au contraire d'avoir un débat permettant d'éclairer les éléments de connaissance scientifique et leurs limites dans un cadre structuré, dans le cadre euh des échanges de conseils scientifiques, de missions scientifiques collectives. C'est ce qui permet en fait de d'améliorer finalement la manière de l'aborder en protégeant les scientifiques eux-mêmes. et et donc les missions d'évaluation collective, elles jouent un rôle extrêmement important par rapport à ça.

Merci mesdames. Vous voulez dire rajouter un mot ? Monsieur Je voulais juste rajouter un petit mot qui pour moi est important.

Ce qui arrive aux États-Unis hein, ça a été évoqué plusieurs fois. Ce qui arrive aux États-Unis impossible que ça arrive en Europe et en France. Donc battons-nous ensemble pour faire en sorte que ça n'arrive pas.

Merci mesdames et messieurs. Vous avez compris que l'organisation de cette table ronde ici, celle de l'OPEX la semaine dernière, les différentes initiative en terme de proposition de loi et maintenant notamment du Sénat était aussi une marque de soutien à à vos préoccupations et le vous dire aussi que nous partageons un grand nombre de de vos préoccupations. Merci beaucoup de votre présence ce matin.