Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 13 avril 2021 26 min

Régionales, vaccin AstraZeneca, Français emprisonné en Turquie... Le "8h30 franceinfo" de Jordan Bardella

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour. Finalement, les élections régionales devraient bien se tenir quasiment comme prévu à la fin du mois de juin. Elles seront simplement retardées d'une semaine. C'est l'annonce qui sera faite cet après-midi par le Premier ministre Jean Castex. C'est le bon choix qui est fait ?

0:18
Invité

Oui, c'est le bon choix. On ne peut pas indiquer à l'ensemble du pays qu'on va rouvrir, qu'on va relancer la machine, qu'on aura vacciné aussi massivement les publics à risque d'ici le printemps et ne pas voter. Parce que la période qu'on vit est extrêmement politique, que les décisions qui sont prises ont des choix dans la vie des Français qui, à notre sens, sont contestables. Mais on vit à un moment qui est très politique.

On remet en cause à la fois les grands principes économiques qui ont été les nôtres, on parle de souveraineté en matière économique, on voit bien qu'on a été dépendant de tout durant cette crise et où il y a à côté de cette crise sanitaire, une crise sécuritaire qui se poursuit sur lesquelles nous avons beaucoup de choses à dire, notamment dans le cadre de ces régionales. Vous ne craignez pas une abstention record à la fin du mois de juin ? Il faut être honnête, le Covid a entraîné, notamment lors des élections municipales, une abstention importante.

Maintenant, on va vivre probablement durablement avec le Covid-19, y compris d'ailleurs à la rentrée, ou probablement d'ailleurs que la campagne présidentielle sera aussi impactée dans son organisation, dans sa gestion, dans la manière que nous allons avoir de faire campagne, par la crise sanitaire. Mais si vous voulez, je crois que c'est un signal important pour dire aux Français, le pays repart, le pays va repartir. Le gouvernement a fait des choix qui nous sont contestables, mais le fait de fixer un horizon et de voir enfin le bout du tunnel pour nos concitoyens est évidemment quelque chose de bien que nous saluons. N'empêche que ça va être compliqué d'organiser ces élections.

Est-ce qu'il faut par exemple que les assesseurs, ceux qui tiennent les bureaux d'oie, doivent absolument être vaccinés pour éviter les risques ? Écoutez, moi j'ai lu les recommandations du Conseil scientifique, ce sont des recommandations de bureaucrates, de gens qui n'ont manifestement jamais organisé une élection. Ce sont des médecins.

Parce que je souhaite, en tout cas lorsque je vois par exemple qu'on propose aux assesseurs de dépouiller à l'extérieur, de dépouiller les élections à l'extérieur, je souhaite bonne chance aux assesseurs qui vont surveiller les bureaux de vote de Oessan ou du Port de Marseille parce qu'une rafale de vent, et ça vous fait largement annuler les résultats du bureau de vote. Donc non, ça me paraît extrêmement compliqué. Ok, nous souhaitons nous que les publics à risque soient vaccinés dans la mesure du possible.

Mais vous savez, les élections, on voit souvent le bon côté, mais c'est toujours très difficile pour des maires aujourd'hui d'organiser des élections parce que trouver des gens pour surveiller les bureaux de vote est de plus en plus difficile. Donc il va falloir aussi tenir compte des revendications et des demandes qui vont être ceux des maires, notamment des petits maires euros. Sauf qu'on est en pleine crise sanitaire. Est-ce qu'il faut par exemple faire voter les Français à l'extérieur ? Dans les urnes, les bulletins ne s'envolent pas. Écoutez, ça me paraît honnêtement extrêmement difficile. Ça me paraît très difficile à mettre en œuvre.

Maintenant, le protocole sanitaire qui avait été celui du second tour des élections municipales l'an dernier, c'était un protocole raisonnable. Lorsqu'on rentrait dans le bureau de vote, tout le monde a bien compris qu'il n'y avait pas plus de risque d'aller voter qu'évidemment d'aller prendre le métro aux heures de pointe ou d'aller dans un supermarché où les caisses sont bondées. Donc il faut évidemment qu'un protocole sanitaire soit mis en place, peut-être sur la base d'ailleurs de celui qui avait été instauré lors des élections municipales. Mais ces élections départementales et régionales revêtent un enjeu très politique.

C'est la dernière échéance électorale avant la campagne présidentielle. Et évidemment que le Rassemblement national aspire en tout cas à remporter des départements et surtout des régions. On va en parler.

3:21
Présentateur

Vous avez fait une autre proposition récemment. Récemment, vous avez proposé qu'on découple les élections régionales et départementales qui doivent se tenir le même jour. En quoi ça aurait été une mesure rassurante pour les électeurs de faire venir les électeurs deux fois au lieu d'une et de multiplier le nombre d'assesseurs par deux aussi ?

3:37
Invité

Plus de 36 000 communes en France et une grande partie de ces communes sont des communes rurales dans lesquelles les maires ont émis des doutes, des questionnements. Alors, vous savez, les maires, ils sont républicains, ils respectent les institutions, ils ont tous dit, y compris les nôtres d'ailleurs. Les maires du Rassemblement national, si nous devons organiser deux scrutins le même jour, nous le ferons.

Mais la difficulté logistique d'organiser deux élections le même jour avec une multiplication par deux du nombre d'assesseurs à trouver, du nombre de bureaux de vote à mettre en place, de toute la logistique qui s'accompagne dans les écoles, les gymnastes qui vont acquérir les bureaux de vote, c'est vrai, c'était extrêmement difficile. Mais ça permet de limiter le vote à deux jours au lieu de quatre. Oui, mais il faut trouver deux fois plus d'assesseurs en réalité. Même dans votre proposition ? Pardon ? Même avec votre proposition ? Pas le même jour. Oui, mais ça vient au même jour. Là, il va falloir trouver deux assesseurs le même jour.

Il y a le même nombre de personnes qui ont été en contact. Merci de rappeler que nous avons fait un certain nombre de propositions. Maintenant, nous prenons acte de la décision de l'exécutif et nous ferons campagne, en tout cas, dans le strict cadre et le respect des protocoles sanitaires. Vous l'avez dit pour le moment, le RN ne dirige aucune région. Votre souhait, c'est donc d'en gagner une, voire plusieurs. Mais que ferez-vous si vous êtes troisième ou quatrième ? Est-ce que vous vous maintenez dans tous les cas ? C'est-à-dire que, je prends votre question à sens inverse, on pourrait se retirer au profit d'un autre mouvement politique.

Alors, ce n'est pas dans notre philosophie, ni, je crois, dans ce que souhaitent nos électeurs. Nous nous disons aux Français, votez pour avoir des élus Rassemblement National. Voilà, et votez pour avoir des élus Rassemblement National. Vous soulignez à juste titre que nous sommes très bien placés dans les sondages dans un certain nombre de régions. Et je note que toutes les municipalités que nous avons dirigées depuis 2014 ont été bien gérées. La quasi-totalité de nos maires ont été réélus dès le premier tour.

Et à chaque fois que les Français nous ont fait confiance au niveau local, que ce soit à Fréjus, à Hénin-Beaumont, à Bocard, dans toutes les villes du Rassemblement National, nous avons baissé la fiscalité et nous avons fait baisser de manière significative la délinquance et la criminalité. Donc, dans ces régions...

5:34
Présentateur

Donc, vous vous maintiendrez partout où il y a des candidats que vous souhaitez faire battre ? Non, il n'y a pas de candidats que je souhaite faire battre.

5:39
Invité

Même pas dans les Hauts-de-France, Xavier Bertrand, s'il est possible, par exemple, de faire... Non, parce que si votre maintien lui permet de gagner... Non, mais pas du tout. Les gens qui voteront pour le Rassemblement National auront des élus Rassemblement National. Et même si nous sommes dans l'opposition, nous nous battrons pour faire passer un certain nombre de dispositifs et pour mettre en œuvre nos idées. Donc, cette élection, elle est très politique. Et évidemment que nous appelons l'ensemble de nos électeurs à aller voter, à voter massivement parce que des régions sont gagnables pour le Rassemblement National.

Et ça sera aussi la possibilité de démontrer que nous sommes en capacité de gérer des exécutifs comme nous l'avons fait avec un bon résultat dans les villes que nous dirigeons. Il n'y aura pas d'alliance nulle part avec la droite entre les deux tours ou après le second tour ? Il y aura des alliances, en tout cas avec la droite populaire, qui est cette fraction de l'UMP qui s'est séparée de Thierry Mariani et de Jean-Paul Garraud, qui a fait le choix de travailler avec nous. Et dans beaucoup de régions, nous avons fait le choix de têtes de liste qui ne sont pas issues du Rassemblement National. Parce que vous voyez, je pense que le clivage aujourd'hui, le clivage partisan est un peu dépassé.

Et qu'une grande partie de nos têtes de liste sont des gens qui viennent de l'extérieur. C'est Jean-Paul Garraud qui a été magistrat, qui vient des Républicains, qui sera probablement sans trahir de secret le ministre de la Justice de Marine Le Pen, qui mettra en œuvre ce retour à la fermeté en matière pénale dans quelques mois.

6:48
Présentateur

Marine Le Pen a déjà composé son gouvernement.

6:50
Invité

Et Marine Le Pen travaille, fait émerger autour d'elle des gens qui ont vocation à incarner nos idées, à incarner son programme. Vous serez quoi dans ce gouvernement ? Je crois que vous recevez Marine Le Pen dans quelques jours, vous aurez l'occasion de lui poser la question. Mais je serai en tout cas à ses côtés pour mener cette bataille présidentielle. Et tout laisse à penser aujourd'hui que Marine Le Pen peut devenir la prochaine présidente de la République.

Et beaucoup de Français font le constat que ce que Marine Le Pen a dit pendant un certain nombre de temps sur les dangers de la mondialisation sauvage, sur les délocalisations à outrance qui nous ont amené durant cette crise sanitaire à manquer de tout, sur la nécessité de rétablir l'autorité de l'État, y compris aujourd'hui en matière pénale et en matière de sécurité, sur toutes ces grandes idées, nous avons probablement vu juste avant tous les autres.

Et quand on voit effectivement aujourd'hui les études d'opinion qui dégagent une tendance et qui nous donnent quasiment à égalité au second tour avec Emmanuel Macron, gagnant face à l'intégralité des candidats de la gauche, c'est à souligner, et bien effectivement cette élection présidentielle, ces sondages nous obligent et nous souhaitons en tout cas aujourd'hui construire cette alternance avec des gens qui viennent de la droite comme de la gauche.

7:52
Présentateur

Jordan Bardella, numéro 2 du Rassemblement National, et futur ministre. Mais on ne sait pas de quoi.

7:57
Invité

C'est Marine Le Pen qui prendra la décision.

7:59
Présentateur

Arrive à l'Elysée et l'invité de France Info, le fil info à 8h41 avec Solène Cresson et on se retrouve dans un instant.

8:04
Jordan Bardella

La France s'approche de la barre symbolique des 100 000 morts avec des admissions en réanimation qui ne baissent pas et l'Organisation Mondiale de la Santé s'alarme. Le nombre de cas dans le monde augmente depuis 7 semaines consécutives malgré les vaccins et les mesures prises dans les pays. Et pour gagner une semaine de vaccination et de campagne électorale, le Premier ministre va proposer aux parlementaires de décaler d'une semaine les élections régionales et départementales les 20 et 27 juin prochains. Le bon choix estime à l'instant sur France Info l'eurodéputé Jordan Bardella. Le gel aura des conséquences sur la présence des fruits et légumes français cet été.

Certains agriculteurs ont tout perdu. Le ministre de l'Agriculture parle même de la plus grande catastrophe agronomique du siècle. Il a encore gelé cette nuit sur une large partie du pays. Une recrudescence des actes anti-musulmans, oui mais anti-religieux, en général contre les juifs ou les chrétiens, estime sur France Info Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman. Après la découverte de tags anti-musulmans à Rennes, le ramadan débute aujourd'hui. Quart de finale de retour pour les ligues de champions ce soir, le Paris Saint-Germain est face au Bayern Munich à 21h à l'aller. Les parisiens ont battu 3-2 le tenant du titre. France Info

9:18
Présentateur

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

9:23
Invité

Toujours avec Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement National et candidat aux élections régionales en Ile-de-France. Alors si vous êtes élu à la tête de la région, vous vous dites que vous ferez de la sécurité une priorité. Tout à fait. Ça veut dire que Valérie Pécresse n'est pas à la hauteur pour le moment ? Ça veut dire que beaucoup de Franciliens qui nous écoutent ce matin ont bien vu que par rapport à 2015 et par rapport à il y a 5 ans, la situation en matière de sécurité dans la région Ile-de-France ne s'est pas améliorée, mais qu'elle s'est au contraire aggravée.

Et qu'il n'y a pas un parent ou un jeune qui nous écoute d'ailleurs, qui ne craint pas pour sa propre sécurité, pour celle de ses parents, de ses grands-parents, de ses enfants, lorsqu'ils les savent dans les transports en commun, dans la rue.

10:00
Présentateur

Il n'y a pas un Francilien aujourd'hui qui n'a pas peur ?

10:03
Invité

Je pense que la sécurité est en tout cas une préoccupation majeure pour beaucoup de nos concitoyens en Ile-de-France. Que les transports en commun sont devenus un véritable Far West. Et qu'ils obligent en tout cas beaucoup de femmes, par exemple, à développer des stratégies d'évitement lorsqu'elles rentrent le soir, sur la manière qu'elles ont de s'habiller, de se maquiller, parce qu'elles craignent systématiquement d'être agressées, harcelées dans les transports en commun. Il y a dans quelques mois une élection présidentielle, mais avant cela évidemment des élections régionales dans lesquelles nous avons des leviers pour agir.

Et si je suis élu président de la région Ile-de-France, si le Rassemblement national accède à la présence de la région Ile-de-France, il y aura dans les gares d'Ile-de-France deux agents de sécurité armés qui assureront la sécurité, soit des policiers de la police de la RATP, soit des policiers de la police de la SNCF, c'est-à-dire la SUJ, et qui assureront la sécurité des usagers dans les transports en commun. C'est une prérogative de la région. Et si les Franciliens font le choix du Rassemblement national en juin prochain, s'ils font le choix de la sécurité, nous le mettrons en œuvre. La sécurité, c'est important pour vous.

Pourtant, le 22 janvier 2016, la région Ile-de-France votait son bouclier sécurité, qui visait donc entre autres à renforcer la sécurité dans les transports, sécuriser les lycées, aider à rénover les commissariats aussi. Mais votre collègue Jean-Lin-Lacapel a pris la parole dans l'hémicycle pour expliquer pourquoi votre formation politique n'allait pas voter ce bouclier sécurité. On l'écoute. Notre vocation n'est pas de nous substituer à l'État.

À moins, Madame la Présidente, vous souhaitiez placer le ministère de l'Intérieur ou le ministère de la Justice sous tutelle la sécurité, qui est une fonction régalienne de l'État, et il serait irresponsable de vouloir la transférer aux collectivités territoriales. Alors si l'intention est bonne, bien sûr, vous êtes hors compétences et vous êtes hors sujet. Donc le FN a voté contre, et vous dites aujourd'hui que Valérie Pécresse a eu la main molle sur la sécurité, sur le bouclier sécurité. Nous n'avons pas voté contre. Intervention de, je ne sais pas, 4-5 minutes, donc vous avez dû prendre 3 fois 3 secondes en coupant les passages qui vous intéressent, mais ce n'est pas très grave.

Le message, c'est que vous n'avez pas voté contre. Non, nous n'avons pas voté contre, nous avons voté pour un certain nombre de dispositifs du bouclier de sécurité, notamment sur le financement d'équipements pour les forces de l'ordre, et nous avons marqué une abstention, pas un vote contre, mais une abstention sur le vote dans son ensemble, pour marquer le fait que l'État aujourd'hui est en train de se défausser de ses propres missions en matière de sécurité, et que bien souvent les collectivités doivent pallier cette absence de volonté de la part de l'État. Je vous donne un exemple très concret.

Dans les mairies que nous dirigeons, nous avons renforcé de manière significative la police municipale, nous avons réussi à faire baisser la délinquance, et nous ne sommes pas encore aux manettes de l'Île-de-France, nous le ferons, je l'espère, dans quelques semaines. Mais est-ce qu'on peut reprocher à Valérie Pécresse

12:36
Présentateur

une mollesse supposée ou réelle sur ces questions-là, et refuser de voter

12:41
Invité

ces propositions ? Si vous voulez, moi ça me fait doucement sourire lorsque j'entends Mme Pécresse nous expliquer qu'elle souhaite renforcer les moyens de la sécurité en Île-de-France, alors que lorsqu'elle était ministre, parce qu'il ne faut pas l'oublier, elle a été ministre du budget de Nicolas Sarkozy, elle a supprimé le nombre de policiers et de gendarmes de 12 500. Mais sur ce vote, nous avons voté un certain nombre de dispositifs, nous avons voté par article, par article. Mais pas le bouclier sécurité, Jordan Bardella. Est-ce que ce n'est pas incohérent par rapport à ce que vous nous dites aujourd'hui ?

Vous savez, j'espère qu'il y a un vote par article lorsque vous êtes à la région, et qu'il y a ensuite un vote dans son ensemble. Et un vote final, qui est aussi important que les votes par article. Et vous êtes abstenus à la fin. Nous avons voté un certain nombre d'articles, et nous nous sommes abstenus sur le vote dans son ensemble pour la raison que je viens de vous expliciter. Mais enfin, si vous avez le sentiment qu'il y a un Francilien qui nous écoute ce matin, qui a le sentiment que la situation en matière de sécurité est meilleure aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a 5 ou 10 ans en Ile-de-France, alors je pense effectivement qu'on va être en désaccord.

13:30
Présentateur

Jordan Bardella, le Rassemblement National a, semble-t-il, évolué sur la question des vaccins. Marine Le Pen disait au mois de décembre qu'elle n'était pas certaine d'accepter de se faire vacciner. Aujourd'hui, elle dit qu'elle est prête à le faire. Est-ce que votre boussole, finalement, sur les vaccins, ce sont les sondages ? Et est-ce que votre parti évolue en fonction de ce que pense aussi l'opinion qui était défavorable aussi au mois de décembre ? Vous êtes d'une relative mauvaise foi, si je puis me permettre.

13:53
Invité

Merci pour le relatif. Nous étions prudents, nous étions prudents, non, non, je plaisante, nous étions prudents à l'égard de ces nouveaux vaccins ARN messager, qui est une partie des vaccins, notamment les Pfizer-Moderna, qui utilisent une nouvelle méthode vaccinale qui n'a jamais été utilisée à l'échelle massive dans le cadre d'une épidémie, dans une période où nous n'avions que les communiqués des laboratoires. M. Fischer, d'ailleurs, le monsieur vaccin du gouvernement, lui aussi était extrêmement prudent à l'égard des vaccins.

Maintenant, la vérité, c'est que nous avons été, puisque vous prenez Marine Le Pen à témoin, le 13 décembre, elle était sur vos confrères de France Inter, à l'étage d'en dessous, pour indiquer que le vaccin allait représenter un défi logistique majeur pour notre pays et qu'il fallait anticiper. Il y a un certain nombre de pays, comme l'Allemagne, par exemple, qui ont passé des contrats avec l'armée, avec des entreprises de logistique, pour pouvoir anticiper et être capables de déployer une stratégie vaccinale massive dès que nous avions les doses. En vérité, l'Union Européenne était totalement défaillante dans la gestion de cette épidémie.

Et que l'Union Européenne aura absolument tout raté, y compris les commandes de vaccins, puisque l'Union Européenne a essayé d'aller négocier au moins cher les commandes de vaccins. Quand on voit que d'autres pays, comme Israël, ont précommandé les vaccins de manière raisonnable et ont pu être livrés très très vite, donc on paye.

14:57
Présentateur

Je reviens à la question, Jordan Bardella, des vaccins. Quand les Français étaient, semble-t-il, réticents aux vaccins ARN messagers, c'est-à-dire au mois de décembre, vous étiez réticents aussi. Maintenant que la majorité de Français s'inquiète des vaccins AstraZeneca, vous dites vous-même, je vous cite, si j'avais le choix, je ne me ferais pas vacciner par AstraZeneca. Ce sont les sondages qui dictent votre position.

15:17
Invité

Non, ce sont les errements et le changement d'avis du gouvernement du matin au soir. Sur AstraZeneca ? Oui, c'est eux qui sont responsables de la défense, monsieur. Lorsque le gouvernement, lorsqu'on voit qu'AstraZeneca est suspendu dans sa vaccination dans un certain nombre de pays, que le gouvernement, par l'intermédiaire de M. Véran, de M. Castex, sur les plateaux de télévision, nous explique, par votre intermédiaire, par l'intermédiaire de la presse, qu'il n'y a pas de problème, on maintient AstraZeneca, et que 48 heures après, le chef de l'État nous explique qu'il y a un certain nombre de problèmes et qu'il faut suspendre AstraZeneca pour refaire machine arrière et le réautoriser.

Un membre des autorités sanitaires européennes et de l'OMS. Oui, mais vous ne trouvez pas que c'est eux qui entraînent cette défiance ? Vous pensez que c'est notre fait s'il y a une majorité de Français aujourd'hui qui ne souhaitent plus se faire vacciner ?

15:58
Présentateur

Vous connaissez le nombre de cas mortels, de thrombose signalés ? Non, mais ce n'est pas le sujet. Ah, si, c'est exactement le sujet.

16:04
Invité

Parce que la campagne vaccinale, c'est d'abord et avant tout un rapport de confiance. C'est un rapport de confiance qu'on instaure à l'égard des gens qui sont au pouvoir et à l'égard des autorités sanitaires. Donc, oui, nous avions été prudents dès le départ et nous avions eu raison de l'être dans une période où nous n'avions eu que les communiqués des laboratoires. Jordan-Marie, là, vous qui êtes un responsable politique, est-ce que vous ne rajoutez pas du doute au doute ? Marc le disait, les cas de thrombose, c'est un mort pour un million de vaccinés. Ça, vous le savez, les médecins le répètent. Oui, mais vous voyez,

16:28
Présentateur

si tous les Français se faisaient vacciner avec AstraZeneca et qu'on restait sur ce ratio, on pourrait considérer qu'AstraZeneca est responsable de 67 morts. Il y a 300 morts par jour du Covid. Je ne suis pas médecin et vous non plus.

16:38
Invité

Moi, il se trouve que si j'avais la possibilité, il se trouve qu'AstraZeneca est réservé aux personnes âgées après que ça n'ait pas été le cas puis que ça soit redevenu le cas. Donc, en fait, là encore, si vous voulez, ce genre de méthode crée la défiance. Si j'avais le choix, je ne me ferais pas vacciner avec AstraZeneca. Je préférerais aujourd'hui me faire vacciner avec un vaccin qui a fait plus largement ses preuves dans un pays comme Israël, par exemple, à savoir le vaccin Pfizer. Mais encore une fois, c'est mon droit et c'est mon choix. J'ai encore le droit quand même. Évidemment. Est-ce que la vaccination doit être obligatoire pour les soignants ?

Non, je n'ai jamais considéré qu'il fallait désigner les soignants comme des boucs émissaires. Y compris pour la grippe ? Ce n'est pas pareil. Pourquoi ? Parce que, encore une fois, le taux...

17:16
Présentateur

Marine Le Pen a dit il y a quelques mois qu'elle souhaitait que le vaccin de la grippe soit obligatoire pour les soignants.

17:19
Invité

Parce que le taux de mortalité du Covid-19 n'est pas le même que celui de la grippe pour lequel nous avons, s'agissant du vaccin, beaucoup plus de recul sur les vaccins de la grippe. Maintenant, moi, je ne souhaite pas que le vaccin soit obligatoire. Voilà, je pense que si les Français ont confiance dans la vaccination, y compris les soignants, alors ils iront se faire vacciner. Et en tant que responsable politique, là où je prends mes responsabilités, c'est que je préfère et que nous préférons convaincre plutôt que contraindre.

17:45
Présentateur

Mais pourquoi le rendre obligatoire pour la grippe ? C'est ce qu'a proposé Marine Le Pen le 13 septembre dernier pour les soignants, mais pas pour le Covid. Parce que l'hôpital français,

17:54
Invité

j'ai une situation d'extrême tension depuis un an. Que les soignants, ils ont manqué de tout, y compris de blouses, de protections, de masques. En début de cette épidémie, et qu'ils ont été exposés par les impéritiers et les impuissances du gouvernement au début de cette crise au Covid-19. Alors justement, pourquoi pas rendre obligatoire la vaccination ? Mais je vais vous répondre. Parce que prendre le risque aujourd'hui de créer la défiance chez les soignants, prendre le risque d'entraîner un droit de retrait massif des soignants qui sont déjà dans une situation d'extrême tension à l'égard du virus, ça serait irresponsable.

Et avec la grippe, ça ne se produirait pas si on obligait tout le monde à se vacciner.

18:23
Présentateur

Il n'y aurait pas de défiance si on obligait les soignants à se vacciner contre la grippe. Est-ce que le sujet, c'est la grippe aujourd'hui ? Mais pourquoi vous faites la différence entre les deux ? Le taux de totalité de l'un est 100 fois supérieur à l'autre.

18:34
Invité

Mais parce que le sujet, vous voyez, ce n'est pas binaire. On a le droit d'apporter un peu de nuance. Ce n'est pas un match de foot. Il ne faut pas que je réponde par vos questions, par oui ou par non. Enfin, je veux dire, j'ai quand même le droit d'apporter un peu de nuance. Et en l'occurrence, le sujet aujourd'hui, ce n'est pas la grippe. Ça fait un an qu'on nous explique qu'on n'a quasiment pas vu de cas de grippe et que ce qui sature les hôpitaux en très large majorité, c'est le Covid-19. Donc nous, nous battons aujourd'hui contre le Covid-19.

Mais je dis qu'il faut permettre effectivement en priorité la vaccination à des gens qui sont exposés, les soignants, les forces de l'ordre, les enseignants, dont je vous rappelle que M. Castex nous avait indiqué qu'ils seraient quasiment tous vaccinés s'ils le souhaitaient à la mi-avril. Encore une promesse qui n'a pas été tenue. Mais vous voyez, je préfère convaincre

19:09
Présentateur

plutôt que contraindre. Jean-Dade Mardella, 8h52, on est terriblement en retard comme tous les jours. On va faire marquer Salia, le fil info, avec Solène Cressan et on poursuit juste après.

19:19
Jordan Bardella

Des élections régionales en juin, oui, mais décalées d'une semaine, les 20 et 27 juin au lieu des 13 et 20 juin. C'est ce que va proposer Jean Castex, le Premier ministre, débat avec les parlementaires aujourd'hui et demain sur le maintien des élections. Matignon considère que c'est une semaine de plus pour la vaccination et pour la campagne. Le variant britannique plus contagieux que la souche initiale du Covid-19 mais finalement pas plus dangereux. Conclusion de deux études sur le variant devenu majoritaire en France.

Alors que la France s'approche de la barre symbolique des 100 000 morts dues au Covid, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy n'envisage pas une sortie de crise et un retour à la vie normale avant 2022. Le Sénat vote le texte sur la loi séparatisme dans une version plus stricte comme cet amendement du gouvernement adopté en dernière minute hier soir. Il permet au préfet de s'opposer directement à l'ouverture d'une école privée hors contrat soutenue par un État étranger comme celle d'Alberville jugée proche d'une mouvance islamiste turque. Les Français plus généreux qu'avant la crise sanitaire.

Une enquête Ipsos pour la Fondation des Apprentis d'Auteuil montre que les Français ont donné en moyenne 95 euros de plus en 2020 par rapport à 2019. 400 euros par an environ. France Info

20:31
Présentateur

Le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

20:36
Invité

Toujours avec Jordan Bardella vice-président du Rassemblement National. Depuis bientôt 4 ans Fabien Azoulay un Français âgé de 43 ans est incarcéré en Turquie près d'Istanbul. Il a été condamné en appel à 16 ans de prison pour avoir acheté un produit illicite violé, battu, torturé. Il vivrait un véritable calvaire en prison selon ses proches. Est-ce qu'Emmanuel Macron lui-même doit décrocher son téléphone pour en parler au président Erdogan ? Oui.

Et pour demander à ce que ce Français soit rapatrié en France et qu'il ne soit pas laissé dans les geôles et dans les mains de nos ennemis parce que Erdogan nous avons eu l'occasion de le rappeler au-delà de ses nombreuses provocations à la fois avec la Grèce qu'il soumet au chantage migratoire à la fois cet été lorsqu'il a menacé d'ouvrir le feu sur des frégates de l'armée et de la marine nationale en mer Égé Erdogan constitue un véritable danger aujourd'hui dans la stratégie d'influence qu'il met en oeuvre Alors justement c'est compliqué de discuter avec lui en ce moment ?

Oui, enfin la diplomatie c'est d'abord et avant tout un rapport de force et de fermeté or l'Union Européenne par ses faiblesses est devenue le paillasson de M.

Erdogan qui utilise également un certain nombre d'associations notamment les miligos russes qui ont refusé de signer la charte des principes républicains et qui continuent de nous mener une guerre culturelle aujourd'hui dans un certain nombre de quartiers par le financement d'écoles privées comme ça a été le cas à Albertville de mosquées comme ça a été le cas il y a quelques jours à Strasbourg et qui prône une lecture extrêmement radicale de l'islam je vous rappelle que le miligos russe qui a refusé de signer la charte des principes républicains était une charte qui plaçait les lois de la république au-dessus des principes de l'islam politique or le miligos russe a refusé de signer cette charte je vous rappelle que le patron du miligos russe le patron du miligos russe M.

Fatih Sarikir est suivi pour radicalisation alors nous nous demandons maintenant la dissolution la dissolution du miligos russe sur quelle base légale ? mais sur la base de ce soi-disant formidable projet de loi qui a été vendu par M. Darmanin qui s'appelle le projet de loi contre le séparatisme et à partir du moment il est en ce moment en train d'être voté au Sénat

22:34
Présentateur

avec un amendement qui a été rajouté cette nuit Jordan Bardella pour permettre justement à un préfet de s'opposer à la construction d'une école lorsque cette école est financée par un pays hostile à la république et c'est un amendement

22:48
Invité

qui est un pays hostile à la France je vous rappelle quand même ce qu'avait déclaré M.

Erdogan dans un discours à Ankara en 2007 il avait dit à l'égard des européens il les avait menacés en disant si vous continuez à vous comporter de cette manière sous-entendu la laïcité les caricatures contre l'islam alors dans quelques mois dans quelques années plus aucun européen ne pourra faire un pas en sérénité et en sécurité dans les rues de vos pays respectifs donc on est là face à quelqu'un qui nous a déclaré une guerre en tout cas diplomatique contre lequel il faut prendre des mesures la moitié des imams étrangers aujourd'hui dans notre pays sont des imams détachés par la Turquie il faut les renvoyer dans leur pays d'origine et il faut mettre en place la loi d'ici 3 ans l'islam politique a de beaux jours devant lui l'islam politique a de prospérer en 3 ans il faut passer par la loi pour pouvoir faire appliquer des règles pour expulser des gens qui sont présents de manière étrangère dans notre pays qui violent les principes républicains on n'attend pas et bien on n'attend pas voilà donc il faut renvoyer je vais faire ma question sur quelle base légale il faut mais sur les bases légales enfin je veux dire il n'y a pas de il n'y a pas de contravant on ne contrevient pas si vous écoutez les responsables du Miligorus ils disent nous on est pleinement dans la république on ne contrevient on n'est pas pleinement dans la république quand on refuse de signer un document qui explique que nos lois sont supérieures à l'islam politique à la vision qu'ils ont notamment par exemple de la femme des homosexuels ou des juifs là c'est nous donc vous voyez l'islam politique prospère aujourd'hui de nos faiblesses et notamment de nos faiblesses en matière politique donc il faut renvoyer les imams je vous rappelle que 41% des exportations turques se font avec le marché commun et avec l'Union Européenne donc ils font prendre des sanctions diplomatiques économiques à l'égard de la Turquie et cesser de se laisser marcher dessus par Erdogan qui utilise aujourd'hui nos faiblesses

24:33
Présentateur

pour installer l'islam politique contre nous du coup

24:37
Invité

puisque nous exportons vers la Turquie oui mais c'est surtout l'inverse c'est surtout la Turquie qui a besoin de nous aujourd'hui notamment en matière notamment en matière européenne qui vont le subir mais la raison pour laquelle l'Union Européenne ne souhaite pas aujourd'hui sanctionner qu'elle est aussi faible à l'égard de la Turquie vient sans doute de Madame Merkel voilà qui a dans son propre pays en Allemagne une très grosse communauté turque et qui par peur de tensions il garde sur son territoire depuis plusieurs années des millions de migrants de réfugiés syriens ce n'est pas vrai la Turquie a bénéficié de 50 milliards d'euros ces 25 dernières années de la part de l'Union Européenne donc aujourd'hui on est très clair pas un euro d'argent public pour la Turquie d'abord deuxièmement moi je suis allé à la frontière entre la Grèce et la Turquie qui est aussi la frontière française puisque c'est une frontière de l'Union Européenne et la Turquie n'hésite pas à couper les barbelés aujourd'hui pour pousser des migrants dont on sait qu'il y a probablement au sein de ces filières migratoires beaucoup de ressortissants de Daech parce que M.

Erdogan il a eu aussi un jeu trouble à l'égard des ressortissants et des combattants de Daech pendant un certain nombre d'années donc la France doit arrêter d'être faible avec ses ennemis et exiger aujourd'hui des sanctions à l'égard de la Turquie pour dénoncer ce jeu dupe auquel se livre Erdogan y compris aujourd'hui dans nos quartiers par l'intermédiaire du Miligorus

25:43
Présentateur

Merci à vous Jordan Mardella Merci à vous

25:44
Invité

et bonne journée

Régionales, vaccin AstraZeneca, Français emprisonné en Turquie... Le "8h30 franceinfo" de Jordan Bardella — Jordan Bardella · Pourquijevote