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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 17 mai 2026 9 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéJustice

Philippe de Villiers : "Fin de vie : J'interpelle Emmanuel Macron !"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Philippe de VilliersFait
    « vous avez raison sur l'euthanasie »
  • 0:30Philippe de VilliersFait
    « la non assistance à personne en danger demain sera une vertu morale avec votre loi »
  • 1:00Philippe de VilliersFait
    « la mort sur ordonnance ne peut pas être le prolongement du soin »
  • 3:00Philippe de VilliersFait
    « l'aide active à mourir, qu'est-ce que c'est que ce contournement sémantique ? »
  • 4:00Philippe de VilliersFait
    « ce que vous êtes en train de faire laissera une trace dans l'histoire pour vous et vos amis »
  • 5:00Philippe de VilliersFait
    « Vous serez comparé à ce qui s'est passé en Allemagne en 1933 avec l'action T4 »
  • 6:00Philippe de VilliersFait
    « aujourd'hui, on ne peut plus dire que priver un enfant de sa vie, c'est mal »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Philippe de Villiers

Monsieur le président, nous avons correspondu à une époque et je me souviens de votre lettre du 4 juillet 2019 dans lequel vous me dites entre les lignes vous avez raison sur l'euthanasie. Cette lettre, je l'ai gardé précieusement. Elle est écrite à la main, elle est bien écrite. Elle est solennelle, elle est personnelle, elle vient du fort intime. Donc qu'est-ce qui vous est arrivé ? Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous êtes en train de faire là ? En plus, c'est très serré. Ça va être très serré, de plus en plus serré. C'est pas du tout le consensus que que vous appelez appeler de vos vœux devant la grande loge. Qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?

Vous êtes en train d'opérer un renversement, un basculement éthique, un renversement anthropologique majeur. Vous êtes en train de changer de code. [raclement de gorge] Vous passez du code pénal au code de la santé publique avec la non assistance de personnes en danger. La non assistance de personne en danger aujourd'hui, c'est un crime. Et la non assistance à personne en danger demain sera une vertu morale avec votre loi. Une vertu morale, familiale, civique. C'est intolérable. renversement anthropologique, mais ça va plus loin.

C'est un retour en arrière, un bon en arrière de 25 siècles qui nous ramène vers l'âge préhypocratique du nom de ce médecin grec Hippocrate qui a défini la médecine et les règles éthiques de la médecine qui s'énumère ainsi encore aujourd'hui comme il y a 25 siècles à Athènes. Premièrement, le soignant soigne, ensuite le médecin sauve et ensuite la mort sur ordonnance ne peut pas être le prolongement du soin. D'autant plus, comme le dit Claire Foucade magnifiquement dans son livre, la relation de soin entre le soignant et et le et le soigner est une c'est une alliance asymétrique. Asymétrique, c'estàd qu'elle repose sur un acte de confiance ineffable.

Cet acte de confiance ineffable ne peut pas supporter le soupçon. Comme l'a très bien dit le professeur Juvin quand il a déclaré, "Moi quand j'entre dans la chambre d'un patient, il me regarde, il guettete mes yeux, il guettete mes mains et il se pose la question que vient-il faire ?" Mais demain, la question sera plus lourde encore. Que vient-il faire ? sauver ou en finir avec un calement, il vient ou avec une injection létale. Donc le crime de meurtre va devenir [raclement de gorge] légal. Le crime de meurtre va devenir légal. Appelons les choses par leur nom. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire qu'on pourra tuer son parent, qu'on pourra tuer son enfant, qu'on pourra tuer son patient. Et ça change tout. C'est-à-dire qu'en fait la mort administrée sera le prolongement du soin. C'est-à-dire que le soin sera défini autrement par la médecine. Et déjà on dit qu'il va y avoir des un nouveau métier, les euthanasieurs avec dans les hôpitaux des locaux affecté à ce nouveau métier en finir. Et dans tous les pays qui ont légalisé l'euthanasie, le crime de meurtre s'est étendu aux enfants et aux handicapés. Il y a pas d'exception. Et donc j'en arrive à ceci monsieur le président, vous mentez. Arrêtez de mentir. Pourquoi vous mentez ?

Parce que vous dites avec vos amis députés, vous dites que il s'agit de d'une loi sur la fin de vie. C'est faux. C'est un mensonge puisque c'est une loi qui n'est pas que pour la fin de vie puisque sont éligibles, je cite éligible, vous rendez compte le mot, sont éligibles les incurables, les formes de maladies qui ne sont plus soignables [raclement de gorge] de même que les handicapés et cetera sont éligibles. C'est pas la fin de vie ça. Ensuite, vous avez osé dire, monsieur le président, que c'était une loi de fraternité. Regardez-moi dans les yeux si vous en avez le courage. [raclement de gorge] Comment vous pouvez dire une chose pareille ? Une loi de fraternité.

Parce que donner la mort, c'est fraternel. Donner la mort à son père, à sa mère, à son fils, à son patient, c'est fraternel. foutez du monde et puis l'aide active à mourir, qu'est-ce que c'est que ce contournement sémantique ? comme on dit, on contourne l'aide active à mourir. Alors que il s'agit euh d'oxyir par l'euthanasie et le suicide assisté. Disons les mots, prononçons les mots les plus pauvres parce que ce sont ceux-là qui sont concernés, les plus pauvres, les plus dépressifs, les plus démunis et les plus solitaires. Monsieur le président, ce que vous êtes en train de faire laissera une trace dans l'histoire pour vous et vos amis.

Vous serez comparé à ce qui s'est passé en Allemagne en 1933 avec l'action T4 quand on disait dans une loi, je [raclement de gorge] cite, que les personnes incurables doivent avoir droit à une mort miséricordieuse. génisme puisqu'il s'agit de cela. Le génie, c'est quand on décide euh qui va mourir et qui va vivre. Le génis, c'est quand on est sur le chemin de la dérive vers l'enfant parfait et le vieillard parfait. C'est ça le génisme. Et le génie, c'est quand on dit délit d'entrave. Monsieur Deiler, vous n'aurez plus le droit. de dire que l'euthanasie est un crime. Vous n'aurez plus le droit de vous battre contre l'uthanasi et le suicide assisté parce que ce sera illégal et donc immoral.

Monsieur le président, vous avez charge d'âme en cet instant. C'est-à-dire que vous avez euh la charge de devoir considérer que en France aujourd'hui et là ce qui est légal et considéré comme moral. Par exemple, aujourd'hui, on ne peut plus dire que priver un enfant de sa vie, c'est mal. Le dire, c'est immoral parce que l'avortement est entré dans la constitution et demain on ne pourra plus défendre la vie, on risquera la prison. Et donc, monsieur le président, je vous laisse en dépôt un mot de Bernanos que j'ai déjà prononcé ici mais qui a toute son actualité. La civilisation moderne est une conspiration universelle contre toute forme de vie intérieure.

C'est ce que vous m'avez dit dans votre lettre du 4 juillet 2019. Je vous en supplie, monsieur le président, considérer le pays comme il est. C'est un pays blessé qui souffre. Il y a d'autres urgences que de liquider les vues.