Etienne BLANC : Sénateur du Rhône et ex chef de l'opposition LR à la mairie de Lyon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 42 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:29OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé pour en arriver à votre démission de la présidence du groupe LR à Lyon ?
- 2:46RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous expliquez que ça a été si mal compris ?
- 3:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est un mauvais procès qu'on vous a fait ?
- 4:07OuverteRéponse directe
Est-ce que ça a créé la dispute, mais est-ce qu'on peut comprendre que des ambitions aient joué ?
- 4:33OuverteRéponse directe
Pourquoi, finalement, vous êtes parti ?
- 5:39OuverteRéponse directe
Est-ce que ça a permis d'apaiser la polémique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:20Invité politiqueFait
« La crainte, c'est le déclassement international. Ce qui nous arrive en Australie, ce qui nous arrive vis-à-vis des Britanniques. »
- 2:25Invité politiqueFait
« La crainte, c'est l'humiliation par rapport au gouvernement algérien. »
- 3:24Invité politiqueFait
« Mais je dis simplement que tant que les LR n'embrasseront pas ces sujets-là, n'aborderont pas ces sujets-là, avec leur discours, avec leur vocabulaire, avec leur réponse, mais nous ne serons plus au deuxième tour des élections présidentielles. »
- 3:39Invité politiqueChiffre
« Dans aucun sondage, nous ne sommes présents au deuxième tour des élections présidentielles. »
- 7:00Invité politiqueFait
« Mais j'affirme aussi que, pour moi, Pétain était antisémite. »
- 10:53Invité politiqueFait
« La chose qui m'a le plus frappé depuis que Grégory Doucet, que les Verts et l'extrême-gauche sont aux affaires, c'est le discrédit qui a été apporté à la ville de Lyon. »
- 10:55Invité politiqueFait
« Parfois même le ridicule lorsqu'on a refusé que la patrouille de France survole la ville. »
- 10:59Invité politiqueFait
« Lorsqu'on a pris des mesures d'interdiction brutales sur les repas carnés dans les écoles. »
- 12:17Invité politiqueFait
« Lyon n'est pas une ville sûre. »
- 14:49Invité politiquePromesse
« Le triplement du nombre de policiers, ça voulait dire qu'on faisait des choix budgétaires pour tripler le nombre de policiers. »
- 27:33Invité politiqueFait
« c'est vrai que les moyens des universités ne sont pas des moyens illimités »
- 27:40Invité politiqueFait
« le gouvernement a demandé aux universités de s'ouvrir vers des étudiants étrangers qui financent leurs études »
- 27:50Invité politiqueFait
« la Chine est de plus en plus influente dans nos écoles de commerce »
- 27:56Invité politiqueFait
« elle a même racheté des écoles de commerce »
- 28:02Invité politiqueFait
« ces étudiants sont financés par le gouvernement chinois qui a des moyens quasiment illimités »
- 28:10Invité politiqueFait
« des établissements de formation qui dépendent de financements étrangers et bien ils ont sacrifié leur liberté »
- 31:04Invité politiqueFait
« attention le regroupement familial c'est un moyen de développer une immigration massive »
- 31:23Invité politiqueFait
« nous sommes notamment signataires de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme »
- 31:26Invité politiqueFait
« on a parlé hier de ce fameux article 8 qui dit très clairement que le regroupement familial c'est un des éléments essentiels des libertés individuelles »
- 32:07Invité politiquePromesse
« il faut reprendre ces traités internationaux »
- 32:57Invité politiquePromesse
« il faut changer les traités européens ils ne sont pas intangibles »
- 33:16Invité politiquePromesse
« que nous ayons la liberté de sanctionner quand il le faut des actes graves »
- 35:50Invité politiqueFait
« comment lutter contre comment refaire une éducation nationale qui apporte une réponse pour nous éviter d'être le 23ème ou 24ème pays du monde dans l'enseignement de la langue »
- 36:10Invité politiqueFait
« on achète des masques en Chine on n'a plus les molécules pour faire du paracétamol »
Temps de parole
- Étienne Blanc75 %
- Présentateur24 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à toutes, bienvenue sur Lyon 1ère dans l'émission L'invité politique. Tous les samedis matin entre 11h et midi sur le 90.2. Vous le savez, l'invité politique c'est un entretien qui est d'abord une rencontre avec celles et ceux qui agissent pour votre quotidien. Un moment passé au plus près d'une interview qui prend le temps de comprendre et d'expliquer sans a priori ni parti pris.
Ainsi, lors de cette émission, nous allons notamment découvrir l'homme qui se cache derrière l'élu local, balayer l'actualité, les grands enjeux métropolitains, mais aussi évidemment parler de la vie politique nationale à 200 jours des prochaines présidentielles. Alors sans plus attendre, je vous propose de commencer cet épisode numéro 7 de la saison 2. Bonjour Étienne Blanc. Bonjour Frédéric Duval. Vous êtes sénateur du Rhône, mais aussi conseil municipal de Lyon. Alors on ne sait pas toujours ce que c'est qu'un sénateur et on en parlera tout à l'heure. Et je suis heureux de vous recevoir et je vous remercie d'avoir accepté l'invitation de l'an 1ère.
On commence toujours cette émission par une question d'actualité. Alors c'est vrai que ceux qui suivent la vie politique locale n'ont pas échappé à cet épisode dont je ne sais pas s'il est tragique ou comique ou si on a, comme on le disait parfois, la droite la plus bête du monde. Mais en tout état de cause, vous avez été amené à démissionner de la présidence du groupe LR, qui n'était pas simplement LR, mais à la ville de Lyon. Simplement, moi j'ai envie de comprendre qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on en arrive là. Est-ce que vous voulez nous resituer un petit peu les événements comme vous les avez vécu, vous ?
Oui, très brièvement. Vous savez, depuis que je me suis présenté aux élections municipales, moi j'ai eu une obsession, c'était l'union des droites. À Lyon, depuis si longtemps, elle se déchire et elle rende pratiquement impossible une perspective d'alternance. C'est-à-dire que sur les trois dernières élections, les déchirements internes lui ont interdit de gagner les élections. Donc je me suis attaché à cela. Et à faveur des élections présidentielles, j'ai exprimé très très clairement mon positionnement politique. Mon positionnement politique sur ces élections présidentielles, il est très très simple. Les Français nous parlent, les Français nous disent, et nous disent leur crainte.
Et leur crainte, c'est la crainte du déclassement de la France. Leur crainte, c'est la crainte du recul de la France. La crainte, c'est la perte de souveraineté. On l'a vu sur le médicament, donc la perte de puissance. La crainte, c'est le déclassement international. Ce qui nous arrive en Australie, ce qui nous arrive vis-à-vis des Britanniques. La crainte, c'est l'humiliation par rapport au gouvernement algérien. Et j'ai dit très clairement qu'il fallait prendre en compte ce que disait Éric Zemmour. Parce que c'est sans doute celui qu'il exprime intellectuellement, en historien, en philosophe, qu'il exprime avec le plus de clarté. Et j'ai toujours été très clair sur ce sujet-là.
Écoutez ce qu'il vous dit. Sinon, vous ne serez pas au second tour des élections présidentielles.
D'accord. Est-ce que vous expliquez que ça a été si mal compris ? Parce que moi, j'entends tout à fait. Il y a un moment, je pense que si la classe politique, on reparlera un peu de la confiance qu'on accorde aux élus aujourd'hui, étant donné d'arriver là parfois, c'est sans doute parce qu'elle n'a pas répondu aux questions, et aux vraies questions des gens. Maintenant, est-ce que quelque part, on peut comprendre que vous, qui êtes de la famille LR, d'une droite classique, traditionnelle, etc., on ne se soit pas dit, bah tiens, il est peut-être en train d'aller un peu trop loin, ou est-ce que c'est un mauvais procès qu'on vous a fait ?
C'est évidemment un mauvais procès. Moi, je ne suis pas un type d'extrême droite. Toute ma vie politique le démontre. J'ai été maire pendant une trentaine d'années. J'ai été vice-président de région. Mais je dis simplement que tant que les LR n'embrasseront pas ces sujets-là, n'aborderont pas ces sujets-là, avec leur discours, avec leur vocabulaire, avec leur réponse, mais nous ne serons plus au deuxième tour des élections présidentielles. Moi, je regarde aujourd'hui les sondages. Dans aucun sondage, nous ne sommes présents au deuxième tour des élections présidentielles. Et c'est ça, le vrai sujet.
Alors, on peut continuer à poursuivre une campagne au sein de LR avec des catalogues de réponses, des catalogues de solutions que l'on entend depuis une trentaine d'années, ou bien on peut dire que la France est dans une telle situation que maintenant, il faut apporter des réponses plus puissantes, plus déterminées, entre guillemets, j'allais dire plus carrées. Et c'est ça qui a créé la dispute.
Ça a créé la dispute, mais ce qui est vrai aussi, alors, on peut imaginer que derrière, dans un groupe politique, quel que soit le groupe, d'ailleurs, il y a des ambitions, il y a des gens qui ont peut-être envie de se dire « Tiens, Étienne Blanc, c'est peut-être le bon moment pour lui dire d'aller voir ailleurs. » C'est peut-être un peu ça qui s'est passé. Et d'ailleurs, vous avez eu des phrases assez durnes dans votre communiqué de presse en disant qu'en gros, ça ne sert à rien de régner sur un cimetière. C'est un peu l'idée. Je suppose que vous n'êtes pas fait que des amis au sein de votre groupe, mais est-ce que ça, c'est important pour vous ? Et pourquoi, finalement, vous êtes parti ?
C'est plus pour protéger votre famille politique, entre guillemets ?
Mais quel est l'intérêt dans une famille politique de se déchirer ? Je vous l'ai dit tout à l'heure, moi, je m'échine depuis que je suis entré dans cette campagne municipale à unir, à rassembler. On ne gagne pas dans la division. Fait-il que je rajoute à la division, en essayant de me maintenir à la présidence d'un groupe de dix élus ? Mais ça n'a absolument aucun sens. Moi, j'ai un mandat au Sénat. J'ai quand même des choses utiles et intéressantes à faire plutôt que de me livrer à des questions de personnes. Voilà pourquoi je m'en vais, mais sans aucune amertume. J'attends clairement, il y a un sujet, ça leur pose un problème.
Écoutez, moi, je ne vais pas me battre pour ça, pour une présidence de groupe politique. Dans un conseil, on est minoritaire et dans un groupe de dix, ça ne présente absolument aucun intérêt. Non, moi, ce qui m'intéresse, c'est la politique. C'est le positionnement politique. C'est les réponses de fond au sujet de fond. Moi, c'est ce qui me frappe le plus dans notre pays aujourd'hui. C'est ce sentiment d'inquiétude que portent les Français du fait du risque de déclassement de la France. Et face à ces sujets-là, je crois qu'il faut apporter des réponses fortes. D'accord, mais j'entends tout à fait.
Est-ce que vous avez l'impression que ça, ça a permis d'apaiser un petit peu l'ambiance, la polémique ? Parce qu'au-delà de cet événement, et des choses qu'on peut entendre, c'est vrai que ce qui a peut-être fait un peu réagir fortement, y compris ici à Lyon, qui est un terrain particulier, une histoire de la ville de la résistance, etc. C'est peut-être vos propos qui ont été sortis du contexte ou un peu tronqués lorsque vous évoquez Vichy, en vous positionnant de mémoire comme quelqu'un qui n'est pas spécialiste et qui ne sait pas forcément répondre à une question. Est-ce que c'est ça qu'on a aussi un petit peu utilisé, exploité ? Bien sûr, c'est connu.
La gauche qui est en mal d'idées, de projets, un mot, et elle vous en fait tout un plat. Moi, j'ai été interrogé sur les propos qu'avait tenus Éric Zemmour. J'ai dit ouvertement qu'il se trompait quand il disait que Vichy a distingué entre les Juifs français et les Juifs étrangers. Puis ensuite, j'ai été interrogé sur le fait de savoir ce que Vichy pouvait représenter sur la zone libre de l'époque. Moi, j'ai répondu très clairement que, pour moi, c'est une question qui relève de l'histoire. Qu'est-ce qui se serait passé s'il y avait eu une occupation de l'ensemble du territoire français ?
Qu'est-ce qui s'est passé exactement du fait de cette zone qu'on appelait une zone libre, qui n'était pas une zone libre tout à fait ? Je veux dire, c'est une question historique. D'ailleurs, les historiens se déchirent sur le sujet, ou se sont longtemps déchirés sur le sujet. Mais j'affirme aussi que, pour moi, Pétain était antisémite. Dans ma vie, j'étais avocat, comme vous le savez. Et j'ai eu l'occasion de travailler sur un dossier dont on a beaucoup parlé à l'époque, dans une équipe d'avocats français, américains et britanniques, sur la récupération des comptes en Suisse, de juifs, qui avaient disparu dans la dernière guerre, et les comptes étaient en déshérence.
Vous savez qu'il y avait un sujet juridique très compliqué, parce qu'il fallait recouvrer ces comptes, apporter la preuve de la nationalité entre deux. J'ai beaucoup travaillé à l'époque sur les décrets de Pétain de 1940. Pour moi, il n'y a pas d'autre. Pétain est antisémite. Il n'y a pas de question à se poser. Il suffit de lire le texte. Donc, quand je suis recherché là-dessus, je constate aujourd'hui qu'on instrumentalise, mais c'est une bonne guerre en politique.
Est-ce qu'à titre personnel et humainement, ce n'est pas quelque chose qui vous blesse un peu, par rapport à votre engagement ? Parce que vous vous êtes engagé depuis très longtemps.
C'est évident. Moi, qui ai été député d'Isieux, quand vous êtes antisémite, moi, j'ai... Au développement de ce lieu de mémoire, j'étais présent. Toujours pour moi, c'est... D'ailleurs, dans l'histoire de cette période, ces enfants... En plus, quand vous avez sur le site d'Isieux, vous vous imaginez la scène. C'est sans doute le sommet de l'horreur. Ce sont des enfants. Donc, quand vous vous faites traiter d'un antisémite, évidemment, ça n'est pas... Comment dirais-je ? Je ne vais pas dire que ce n'est pas grave, parce que la question n'est pas personnelle. Je connais bien la politique. Et je sais qu'en politique, parfois, tous les moyens sont bons pour déstabiliser votre adversaire.
Vous dire que c'est agréable, je vous dis que ça n'est pas agréable. Vous dire que j'ai été surpris, je ne suis pas surpris, parce que je connais bien ces méthodes.
Est-ce que vous avez été agréablement surpris, du coup, par certains qui vous ont peut-être témoigné de leur estime, de leur affection, de ce genre de droite traditionnelle qui ont compris comment ça s'est passé ?
Bien sûr, beaucoup. Beaucoup. Moi, j'ai eu des tas de messages de gens qui disaient « Vous êtes insoupçonnable. » Et puis des messages venant de partout, y compris de gens de gauche, qui disaient « Ah bon, attends, ça ne vaut quand même pas exagérer. »
Est-ce que ça veut dire qu'on reparlera tout à l'heure un peu de votre activité de sénateur, parce que c'est intéressant de comprendre comment fonctionnent les Sénats. Juste pour terminer sur cette actualité lyonnaise, est-ce que ça veut dire que vous allez prendre quand même un petit peu de recul ou est-ce qu'il y a encore une opposition de droite, du coup, à la mairie de Lyon ?
Je pense qu'il y aura un nouveau président de groupe. Ça sera à lui d'organiser d'abord le travail du groupe, ensuite le travail d'opposition. Et ça sera à lui de souder un groupe. Ça sera à lui de trouver une ligne politique, une ligne porteuse. C'est-à-dire que c'est-à-dire la situation de Lyon est assez compliquée. Pendant des années, les LR sont opposés à Gérard Collomb et entre les deux tours, parce qu'il y a eu un accord à la métropole, on nous a demandé de nous retirer. Donc, le calmant, on a constitué des listes communes. Ça a été une bérésina politique. Pour les électeurs, c'était une confusion impensable. Après des années d'opposition, on se rassemblait.
Les électeurs ne comprennent pas ces manœuvres. Donc, il va falloir oublier tout ça. Il va falloir réparer tout ça. Et c'est vrai que la crise à Lyon, des gens de droite, des gens du centre qui veulent une alternance, surtout avec ce qui se passe aujourd'hui, une municipalité qui est menée par les Verts et l'extrême-gauche.
Eh bien, ça tombe bien. On en parlera après la pause. On parlera effectivement du bilan, selon vous, de la municipalité actuelle à Lyon. A tout de suite. Merci de nous rejoindre sur le 90.2 pour l'émission L'invité politique. On est toujours avec Étienne Blanc, sénateur du Rhône et conseiller municipal de Lyon. Alors, le sénateur, on parlait tout à l'heure avant la pause. Ce n'est pas parce que vous avez quitté la présidence du groupe que vous n'êtes pas toujours un opposant. Qu'est-ce que vous avez comme regard aujourd'hui sur ce qui se passe à la ville de Lyon ? On ne manque pas de sujets, je vais aller dire, en ce moment, sur la sécurité, les questions de mobilité.
Quelle est votre vision globale ou le bilan à un an et demi de ce qui se passe à Lyon avec Grégory Doucet ?
La chose qui m'a le plus frappé depuis que Grégory Doucet, que les Verts et l'extrême-gauche sont aux affaires, c'est le discrédit qui a été apporté à la ville de Lyon. Parfois même le ridicule lorsqu'on a refusé que la patrouille de France survole la ville, lorsqu'on a pris des mesures d'interdiction brutales sur les repas carnés dans les écoles, lorsqu'on a pris des mesures anecdotiques, vous savez, ces cortèges qui viennent inaugurer quelques mètres carrés de verdure avec un jardin potagé où on s'extasie devant un verre de terre qu'on découvre dans la terre en s'écriant « la terre est vivante ». Vous avez vu comme cela toute une série de prises de position qui confinaient au grotesque.
Et je trouve que l'image de la ville de Lyon a été de ce fait fortement altérée. La deuxième chose qui m'a frappé c'est évidemment l'incompréhension de ce que pensent les lyonnais sur les questions de sécurité. On le rappelle tout le temps mais nos civilisations, nos sociétés, nos états, nos nations, nos villes se sont organisées au fil du temps pour répondre aux besoins de sécurité. Il fut un temps où c'était l'invasion contre les barbares, il fut un temps où c'était l'invasion contre des pays voisins, il fut un temps où c'était la dislocation de la société française du fait de conflits internes, de guerres civiles et autres.
Et on a organisé un droit, un système juridique, un système judiciaire, aussi des tribunaux, une puissance publique qui porte les forces de police et les forces de sécurité. Et l'origine de nos communautés, elle est là, on se protège. Et là, il y a, de la part des verts, une cécité absolue sur ce que ressentent les Lyonnais. Aujourd'hui, Lyon n'est pas une ville sûre. D'ailleurs,
c'est le cas, le cas un petit peu de la société dans son ensemble, ce qui n'est pas non plus. Est-ce que vous, vous avez l'impression que la société, elle est de plus en plus, parce qu'on parle de violence, d'insécurité, parfois de sentiment d'insécurité, mais on a quand même beaucoup de faits qui montrent que ça ne va pas en savoir est-ce que vous avez la sensation qu'il y a de plus en plus d'insécurité ? Et du coup, on reviendra effectivement sur ce que peut faire ou pas le maire, mais globalement, ce n'est pas que de leur faute l'insécurité.
Mais il y a évidemment en France, partout, une insécurité qui se développe, mais il y a plusieurs réponses. Quand vous allez à Nice, quand vous allez à Cannes, vous avez des maires qui ont pris des mesures qui sont des mesures extrêmement fortes pour lutter contre cette insécurité. Et puis vous avez à Lyon, un maire qui dit non, finalement, ce n'est pas le sujet. Quand vous avez de la sécurité, on dit qu'il y a un sentiment d'insécurité. Quand vous avez de la sécurité, on dit qu'il faut l'aborder de plusieurs manières. Notamment, il faut l'aborder en faisant de l'aménagement du territoire.
J'ai entendu parler pour apporter des réponses à l'insécurité sur la place Gabriel Péry d'une approche multidirectionnelle orientée vers l'aménagement du territoire. On a besoin d'une traduction. La réalité, c'est que je crois que cette équipe n'a pas compris ce qui se passe exactement dans la ville. Et ce qui se passe dans la ville, c'est non seulement le non-respect du droit, mais c'est aussi le non-respect de règles fondamentales qui sont des règles de bienséance, qui sont des règles de correction, qui sont des règles de civilité. C'est dans la conduite, dans le comportement dans les transports en commun, sur le domaine public, où l'on ne respecte plus l'autre.
Et cela, ça crée un terreau et un fermement d'insécurité. A la fois un sentiment, mais aussi la perception directe. Jamais il n'y a eu autant de violence de rue. Jamais il n'y a eu autant dans la rue de vente, de drogue,
aussi de cigarettes et autres. Je pense souvent à un cas qu'on évoque, la guillotière par exemple, qui est quand même assez symptomatique d'une absence soit de solution, soit de réaction. J'ai l'impression que l'élu, vous l'évoquiez, est parfois un peu démuni. C'est-à-dire qu'évidemment, il n'y a plus de respect. Il n'y a plus d'éducation parce que peut-être que les parents ne sont plus derrière. Il y a beaucoup de choses qui manquent. Prenons le cas de la guillotière et au-delà des rodéos, on se dit qu'est-ce qu'on pourrait faire ? Comment est-ce que vous, si vous étiez...
Vous l'aîtes, qu'est-ce que vous referiez ? Mon programme électoral, il s'appuyait évidemment sur des mesures, j'allais dire, classiques. Le triplement du nombre de policiers, ça voulait dire qu'on faisait des choix budgétaires pour tripler le nombre de policiers. Ça voulait donc dire qu'on les payait mieux, ça voulait donc dire qu'on leur donnait plus de moyens pour exercer leur mission sur le domaine public. Et puis deuxièmement, on triplait le nombre de caméras. On doublait, pardon, le nombre de policiers. Mais on triplait le nombre de caméras pour passer de 500 à 1500 caméras. Aujourd'hui, à Lyon, on ne répare plus les caméras en panne. La réalité, elle est là.
Donc, il y avait ces réponses et je crois que ces réponses elles sont encore pertinentes. Je vous parlais tout à l'heure de Cannes, je vous parlais de Nice. Ce sont des réponses qui sont apportées par des maires et ça fonctionne. Un exemple que je cite souvent, si quelques mois, une jeune femme sur le pont Moran se voit demander une cigarette, elle refuse de donner une cigarette, elle ne fume pas, elle est jetée dans le Rhône. Aujourd'hui, vous avez quelqu'un qui se promène dans Lyon qui est capable de jeter quelqu'un dans le Rhône parce qu'on lui refuse une cigarette.
Il y a eu une agression assez terrible à la gare de la Pardieu très récemment avec un jeune handicapé et dont la maman a été molestée.
Et là, pour lutter contre ça, c'est la caméra. Pourquoi ? Parce que la caméra, bien sûr que la caméra, elle n'arrête pas le crime, mais la caméra, elle constitue la force probante devant un tribunal et devant un juge, elle démontre la véracité de l'agression et la violence des faits. Et là-dessus, la municipalité de Lyon dit non, ce n'est pas le sujet, il ne faut pas, on est en train de faire des études. Je crois que ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose, un maire, dans le domaine de la sécurité, c'est un ensemblier. Moi, j'ai été maire pendant 28 ans sur une ville frontière avec une délinquance très particulière.
Mais vous avez dans votre bureau les douanes, les services fiscaux, la gendarmerie, la police de l'air et des frontières, votre police municipale. Vous rassemblez tous les acteurs de la sécurité. Mais à Lyon, c'était évidemment ce qu'il faut faire et compte tenu de ce qui se passe, mais c'est toutes les semaines qu'il faut faire le point avec le parquet, avec les forces de l'ordre, avec les services fiscaux, avec les douanes. Enfin, quand même, place Gabriel Péry, on dit, je ne sais pas si c'est vrai, que c'est un des lieux en France où il se vend le plus de tabac clandestin. Mais ça, c'est le travail de la douane.
et on doit mettre des moyens considérables au service de la lutte contre ces trafics parce que ces trafics, ils créent des ressources. Ces ressources, elles créent du trafic parce qu'elles permettent d'acheter des cigarettes, des stupéfiants et c'est une boule de neige. C'est un système qui se développe sur lui-même. Donc, il faut arrêter cela et arrêter cela, c'est pour le maire être l'ensemble qui est capable de dire à tous ses services, c'est ma priorité absolue. Ça, c'est la deuxième chose qui me frappe chez les Verts et l'extrême gauche. La troisième chose qui me frappe, c'est la perception de ce qu'est l'économie.
Je veux dire, parler entreprise, c'est presque un gros mot dans ce conseil municipal. Parler développement, c'est presque un gros mot parce que le développement et le développement économique, c'est de l'activité. L'activité, c'est du mouvement et le mouvement, c'est du CO2. C'est la grande distinction entre les écologistes et nous sur les questions environnementales.
Est-ce qu'on est obligé d'être écologistes pour faire de l'écologie ou on peut faire autrement ? C'est souvent ça la question que les gens se posent. On dit, les écolos, c'est quand même très bien, on est tous un peu écolos, on va tous sauver la planète. Mais il y avait ce grand débat pendant la campagne municipale sur la décroissance, où on opposait croissance, économie, tout ça. Mais vous, pour vous, il est possible de lier les deux. Mais bien sûr
qu'on peut faire autrement. Regardez d'ailleurs les pays qui font le plus dans le domaine environnemental, ce sont les pays les plus développés parce que ça coûte. Parce qu'il faut changer les moteurs et passer du moteur thermique au moteur électrique. Parce qu'il faut changer le chauffage de nos immeubles et passer du fioul à la pompe à chaleur. Parce qu'il faut développer les énergies nouvelles partout en ville avec des panneaux solaires. Parce qu'il faut utiliser des technologies nouvelles très économes, c'est les LED. Il faut investir sur ces sujets-là. Et pour ça, il faut de la valeur ajoutée et du résultat.
Donc quand vous avez une économie à la peine, vous n'arrivez pas à financer les politiques environnementales. Les pays qui font le plus dans ce domaine, ce sont parmi les pays les plus riches d'Europe. C'est la Suède, c'est le Danemark, ce sont ces pays d'Europe du Nord qui font des choix. C'est quel est le drame français ? Moi, j'entends le président de la République qui explique qu'on a une politique environnementale, on va investir de manière puissante. Et pour ça, il faut être une puissance économique. Et en matière économique, la France est en train de décrocher.
On a une balance des paiements négatives, on a une balance commerciale négative, on a un pays qui est endetté jusqu'au coût, on a un pays qui demain n'aura pas les moyens de faire face à cette transition. Parce que cette transition, elle exige des investissements, des financements colossaux. Et là-dessus, on a, pareil, des écologistes qui sont un peu schizophrènes, qui vous expliquent que l'économie c'est nocif. C'est exactement le contraire. Oui, on peut aujourd'hui développer une économie décarbonée, oui, on peut développer une économie économe sur l'espace. On peut développer une économie qui prend en compte ces questions environnementales.
Mais il nous faut une économie pour apporter une réponse. On sent aussi
derrière l'élu local, le parlementaire, l'homme qui a une vision un petit peu nationale. Vous êtes sénateur du Rhône, qu'est-ce que c'est exactement qu'un sénateur ? Pour ceux qui se demandent, est-ce que ça sert vraiment à quelque chose, cette assemblée un peu de vieux monsieur, même si ça a changé, qu'ils font des tas de choses ? Toute plaisanterie, mis à part, à quoi ça sert ? Quel est votre quotidien au Sénat ?
Écoutez, Frédéric Duval, votre question est extrêmement blessante quand vous voyez mon jeune âge. C'est vrai. Non, c'est vrai que pour les Français, ça a toujours été une question. Vous savez que le Sénat, comme l'Assemblée nationale, fait le droit. Nous sommes des législataires, nous sommes la deuxième assemblée. Et deuxièmement, nous contrôlons l'activité du gouvernement par les questions posées au gouvernement, par des missions d'enquête sur des sujets extrêmement divers. Moi, je vais donner le fond de mon sentiment. Vous savez que j'ai été député pendant une quinzaine d'années et je peux parler de la différence en ayant siégé dans ces deux assemblées.
Les députés sont élus directement par les Français. Donc, ils sont très réactifs sur les sujets, sur l'opinion et sur les mouvements d'opinion. Les députés, ils apportent des réponses qui sont souvent des réponses irruptives. Le Sénat, c'est différent parce que nous avons une élection au scrutin indirect. Et ça, ça nous donne plus de temps. Ça nous distancie un peu des sujets brûlants de l'actualité. Nous les traitons d'une manière différente parce que nous ne sommes pas sous le feu d'une opinion, sous une pression qui est une pression souvent électorale. Et ça, c'est assez extraordinaire. Je viens de travailler
sur un dossier... Oui, je voulais dire, ça vous laisse le temps aussi de travailler sur des dossiers de fond. C'est un sujet très intéressant parce que vous êtes spécialisé sur les questions internationales. Je crois que vous avez travaillé sur un dossier sur les questions d'influence et la manière dont les universités, en fait, on cherche parfois à influencer... Racontez-nous un petit peu quelle était la teneur de votre...
Oui, il y a un sujet qui m'intéresse. Vous savez, non, peut-être pas, mais je suis passionné par l'histoire de nos civilisations, l'histoire de nos religions, par l'histoire de Lyon, par l'histoire de France, bien sûr, mais pas que, aussi par les grands mouvements des idées dans le monde. Et il y a quelque chose qui, aujourd'hui, au début de ce 21e siècle, est frappant, c'est la reconstitution ou la reconstruction des empires anciens. L'empire perse autour de l'Iran, qui, aujourd'hui, est influente en Irak et en Syrie, mais aussi au Liban, mais aussi au Yémen, avec des conflits guerriers.
C'est l'influence de la Russie, qui, je le rappelle, occupe une partie du territoire de l'Ukraine, en Crimée, au Donbass, et qui, aujourd'hui, est en train, sur la frontière polonaise et biélorusse, d'exercer une influence absolument gigantesque avec les mouvements de migrants qu'elle contrôle, ou elle contrôle la Biélorussie qui contrôle les mouvements de migrants. C'est la Chine qui constitue un empire extraordinaire. Ce qui se passe en mer de Chine, c'est tout juste gigantesque quand on sait que la Chine, aujourd'hui, met à la mer, tous les quatre ans, une flotte équivalente à celle de l'armée française, de la marine française.
J'entendais, d'ailleurs, pardon de vous interrompre, parce que j'étais excessivement surpris, mais c'est exactement dans cet esprit, que la question en cours sur la Nouvelle-Calédonie, le débat sur le référendum, qu'il y avait des Chinois qui cherchaient, justement, à influencer les indépendantistes pour s'emparer des positions françaises. Mais on sait qu'aujourd'hui,
les positions qui sont prises par les indépendantistes calédoniens sont prises, manipulées, par la Chine. Et la question que nous avons voulu poser, parce que ça, ces questions, elles sont travaillées à l'IFRI, les centres de recherche à l'IRSEM, les centres de recherche militaire ou autres, ces questions, elles sont travaillées par notre diplomatie, par nos armées, par nos services de renseignement. mais on a constaté qu'il y avait peu de recherche sur ces influences dans nos universités. Et c'est important, parce que dans l'université, on forge la pensée, parce que dans nos universités, on forme.
Et nous avons voulu savoir quelle était l'ampleur de l'influence de ces puissances étrangères dans les universités, dans le monde académique français. Là, nous avons fait des découvertes extraordinaires. Ce que font les instituts Confucius, comment se comportent des formations qui accueillent des étudiants chinois et comment on organise le travail de ces étudiants chinois et comment ensuite ces étudiants chinois influencent l'établissement lui-même et leurs collègues.
Eh bien, on développera cet aspect dans la troisième partie de notre émission. Je vous dis à tout à l'heure pour la suite. On se retrouve pour la troisième partie de l'émission L'invité politique avec Étienne Blanc sur le 90.2. Vous nous écoutez juste avant la pause. Monsieur le sénateur, on était en train de parler du rapport et de la recherche que vous aviez menée sur les questions d'influence dans les universités. C'était assez passionnant et comme on n'a pas eu le temps de finir, on va poursuivre avec ça. Qu'est-ce que vous aviez découvert dans vos recherches, dans vos travaux sur la manière dont on était sous influence quelque part dans nos universités ?
Ce qu'on a d'abord découvert c'est qu'il y a de véritables stratégies d'influence par des puissances étrangères. On a parlé de la Chine, on pourrait aussi parler de la Turquie. Par exemple, la Turquie aujourd'hui exerce des influences pour démontrer qu'il n'y a jamais eu de génocide en 1916 avec des méthodes qui sont des méthodes extrêmement diverses. Ce que nous avons découvert c'est la puissance de ces moyens d'influence notamment par la Chine et qui est persuadée qu'elle pourra frontières mais aussi capter une partie de la richesse économique sur ces frontières et dans son immédiate proximité en y développant des marchés notamment par des moyens d'influence.
Elle est même persuadée qu'elle récupérera l'île de Taïwan par des moyens d'influence et vous avez de plus en plus aujourd'hui dans le monde de chercheurs et d'observateurs qui constatent que la Chine met des moyens gigantesques au service de cette politique-là et puis elle met des moyens gigantesques en Europe et particulièrement en France. Comment est-ce qu'elle procède ? Elle procède de différentes manières mais elle procède notamment par des instituts qu'elle a implantés en France ce sont les instituts Confucius.
Le prétexte d'un institut Confucius c'est un peu comme l'Alliance française et on a une très vie habitude dans ce domaine le français était enseigné partout dans le monde il y avait des alliances françaises des professeurs de français on y enseignait le français et on faisait la promotion de la culture française de notre histoire et de notre civilisation. La Chine fait pareil avec les instituts Confucius. Mais nous constatons que ces instituts Confucius ils ne font pas que ça ils ne font pas qu'enseigner la langue ou faire connaître et promouvoir la culture chinoise ils cherchent à influencer nos universités de manière extrêmement diverse.
les professeurs les directeurs de ces établissements sont de véritables vigiles et taux de contrôle dans nos universités et ils cherchent à influencer et les programmes et la perception je parlais notamment de Taïwan ou de Hong Kong d'interdire d'organiser des manifestations au sein de l'université quand on fait une conférence ou un colloque sur Taïwan sur Hong Kong sur les Ouïghours ce sont des outils de destruction de la liberté de penser de la liberté de rechercher de chercher et de comprendre le monde ce sont de véritables outils de destruction ils sont extrêmement performants
c'est pour ça qu'on a de plus en plus d'étudiants alors étrangers qui viennent en France et ça c'est lié à quoi ? alors ça c'est un autre sujet c'est un autre sujet
c'est un sujet qu'on a bien compris c'est vrai que les moyens des universités ne sont pas des moyens illimités et que le gouvernement a demandé aux universités de s'ouvrir vers des étudiants étrangers qui financent leurs études donc ce sont des ressources et des recettes extrêmement importantes non seulement pour les diversités mais aussi pour des écoles de commerce on s'est d'ailleurs aperçu que la Chine est de plus en plus influente dans nos écoles de commerce elle a même racheté des écoles de commerce mais de manière générale elle envoie des étudiants et que ces étudiants sont financés par le gouvernement chinois qui a des moyens quasiment illimités donc nous avons des établissements de formation qui dépendent de financements étrangers et bien ils ont sacrifié leur liberté donc ça pose une véritable question comment est-ce qu'une politique universitaire les moyens donnés aux universités peuvent leur donner ces moyens et cette indépendance vous savez je crois que la France et l'Occident n'ont pas forcément complètement pris la mesure mais nous avons et nous bénéficions et nous profitons des libertés académiques c'est une des pierres angulaires des libertés démocratiques quand vous vous attaquez à ces libertés académiques vous vous attaquez à la démocratie parce que vous vous attaquez à la liberté de penser aujourd'hui ces influences étrangères portent parfois des atteintes graves à ces libertés et c'est ce qui est inquiétant donc la France doit réagir à cela elle doit d'abord mieux comprendre les phénomènes les analyser et puis ensuite elle doit apporter des réponses lorsqu'il s'agit de donner plus d'indépendance à un établissement qui est un établissement sensible c'est parfaitement faisable en lui donnant des moyens lorsqu'il y a des laboratoires de recherche il faut développer des zones où l'accès est contraint où l'accès est réduit pour que des étudiants pour qu'éventuellement des personnes qui cherchent à influencer à l'excès nos sociétés ne puissent pas y pénétrer pour capter et influencer à l'excès
On voit que c'est des sujets stratégiques qui sont malheureusement pas forcément encore au cœur des débats de la présidentielle on va parler un petit peu présidentielle parce que je suppose que vous avez regardé les débats en cours notamment dans votre famille politique je suppose que c'est toujours votre famille politique les débats entre les candidats et l'air vous avez je crois toujours dit que vous étiez plutôt un soutien de Michel Barnier comment vous avez trouvé les débats en ce moment de votre famille politique comment est-ce que vous voyez les cinq candidats en présence et qu'est-ce que vous en pensez Michel Barnier est toujours votre candidat
moi je vous dis très clairement ce que je pense et je ne tourne pas autour du pot quel est le problème des républicains le problème des républicains c'est que nous avons gouverné longtemps et lorsque nous avons gouverné nous n'avons pas mis en oeuvre ce que nous avions annoncé et notre problème c'est la crédibilité pourquoi est-ce que nous sommes jugés insincères pourquoi est-ce que souvent nous sommes jugés non crédibles c'est parce que nous n'avons pas mis en oeuvre ce que nous avions annoncé alors moi je regarde le débat actuel je vois évidemment une évolution j'ai regardé le débat hier sur les questions d'immigration sur les questions de sécurité enfin on en parle et on en parle de manière libre et non contrainte et je trouve que pour la première fois hier on a vraiment posé la question pourquoi est-ce qu'on n'a pas réussi à mettre en oeuvre une politique de contrôle de la migration une politique plus sévère sur la sécurité mais c'est parce que nous n'avons plus la maîtrise de notre droit on dit aujourd'hui attention le regroupement familial c'est un moyen de développer une immigration massive c'est un moyen de développer une immigration importante mais nous n'avons pas la liberté de dire non regroupement familial parce que nous sommes engagés dans des traités internationaux nous sommes notamment signataires de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme on a parlé hier de ce fameux article 8 qui dit très clairement que le regroupement familial c'est un des éléments essentiels des libertés individuelles le droit de vivre avec sa famille donc aujourd'hui juridiquement et nous avons des juges français des juges administratifs qui l'ont déjà jugé on n'a pas la liberté et ce sujet là il touche non seulement aux questions migratoires mais il touche aussi aux questions judiciaires
ça veut dire que l'Europe c'est un sujet pour vous ? Michel Barnier donc le candidat que vous souvenez est certainement le plus européen des cinq est-ce que ça veut dire que l'Europe ne joue pas son rôle doit évoluer ? et moi je pense
qu'il faut reprendre ces traités internationaux je suis très attaché à une construction européenne je vous parlais tout à l'heure de ces influences des empires à nos portes que ce soit la Russie ou la Turquie la Chine ou d'autres évidemment qu'il faut avoir une puissance économique et que l'Europe est une puissance évidemment qu'il faut que ce soit l'ensemble du continent européen qui apporte des réponses à des sujets qui touchent à notre sécurité donc moi je suis attaché à cette construction européenne mais quand cette construction européenne affaiblit individuellement les nations sur des sujets que les français considèrent comme essentiels l'immigration la sécurité quand l'Europe nous interdit de prendre un certain nombre de mesures mais il faut changer le contexte européen il faut changer les traités européens ils ne sont pas intangibles ce qui a été fait peut être défait redonner une souveraineté à la France sur les questions migratoires mais c'est absolument indispensable redonner une souveraineté à la France sur les questions judiciaires que nous ayons la liberté de sanctionner quand il le faut des actes graves mais c'est absolument essentiel si l'Europe nous en prive il faut changer les traités européens et vous avez dit que j'avais apporté mon concours à Michel Barnier mais c'est pour cette raison là c'est que c'est le premier et le seul qui a dit qu'il remettrait en cause en tout cas qu'il suspendrait pour remettre en cause un certain nombre d'engagements européens de la France et bien il a raison
est-ce que vous avez l'impression je ne suis pas à dire est-ce qu'ils font envie etc est-ce qu'ils sont suffisamment ceci ou cela comme on entend parfois c'est pas notre sujet mais est-ce que vous avez l'impression vous en tant que comme de droite que vous êtes suffisamment bien représenté à droite et qu'il soit en capacité aujourd'hui un de ses candidats de gagner de battre Emmanuel Macron de lutter peut-être contre Zemmour puisque si on dit que Zemmour n'est pas une personne totalement possible d'un point de vue démocratique etc est-ce que vous avez le sentiment que là la droite peut vraiment accéder de nouveau au pouvoir d'abord
je vais peut-être répondre de manière indirecte à votre question sur mes candidats qui sont démocrates ou ceux qui ne sont pas démocrates où est-ce que j'ai toujours fixé la limite entre l'extrême et ce qui n'est pas extrême pour moi l'extrême c'est celui qui remet en cause les libertés publiques celui qui remet en cause un régime parlementaire j'ai été rapporteur de la loi sur la protection des sources des journalistes celui qui remet en cause la liberté des journalistes parce que selon la vieille formule européenne ce sont les chiens de garde d'une démocratie donc pour moi l'extrémisme il est là la limite que je me fixe dans les alliances passées à droite pour reconstituer une grande force de droite c'est qu'on ne franchit pas la limite mais intangible des grandes libertés publiques et des grandes libertés démocratiques après chacun dira si tel candidat est de tel ou tel côté de la ligne mais ce que je vous dis oui et je l'ai exprimé à de multiples reprises c'est qu'en France est-ce qu'il reste encore une droite c'est ça la vraie question c'est une droite qui a peur c'est une droite qui renonce c'est une droite qui hésite à embrasser un certain nombre de sujets sur lesquels nous attendent les françaises et les français c'est une droite du courage politique je ne sais pas s'il faut parler de courage politique mais c'est une droite de la détermination de la volonté voilà qui est capable d'apporter des réponses sur les sujets essentiels et les sujets essentiels pourquoi est-ce que j'ai dit que ce que disait Eric Zemmour devait être pris en compte mais le sujet essentiel c'est ce sentiment de déclin de la France comment lutter contre comment refaire une éducation nationale qui apporte une réponse pour nous éviter d'être le 23ème ou 24ème pays du monde dans l'enseignement de la langue dans l'enseignement des mathématiques pourquoi comment peut-on ne pas bâtir une politique et pourquoi ne peut-on pas bâtir une politique qui nous redonne une puissance économique enfin on achète des masques en Chine on n'a plus les molécules pour faire du paracétamol voilà les réponses qu'il faut apporter et si nos engagements internationaux sont la cause de nos faiblesses mais il faut les remettre en cause voilà ce que c'est
qu'une politique de droite alors pour retrouver une politique de droite peut-être qu'il fallait faire dire un homme de droite on sait que vous avez été assez proche je ne sais pas si c'est toujours le cas vous me le direz de Laurent Wauquiez puisque vous étiez son premier vice-président à la région qu'il a renoncé à être candidat est-ce que vous pensez qu'il aurait été un bon candidat est-ce que vous entretenez toujours des liens avec lui est-ce qu'il a une position
qui aurait pu être utile dans le débat aujourd'hui Laurent Wauquiez aujourd'hui est très silencieux sur les sujets donc il faut qu'il se détermine mais si demain je devais le conseiller je lui dirais ça je dirais mais c'est un positionnement à droite qu'il faut alors évidemment dans ce positionnement vous perdez une partie des forces des républicains qui sont beaucoup plus quand il y a beaucoup plus mesurées sur un programme que je souhaite moi être un programme puissant et alors et alors en politique on ne peut pas c'est Ciotti qui a utilisé cette expression développer perpétuellement un filet d'eau tiède RIO une très belle expression il disait les politiques délaient de la flotte avec de l'eau et bien moi parfois j'ai le sentiment qu'à droite on n'ose pas parce qu'on a peur de perdre des électeurs mais la politique c'est cela ça ne peut pas être un concours de platitude
et c'est peut-être ça aussi qui remettra les électeurs aux urnes je veux dire les ramènera aux urnes avec des vraies convictions des vrais débats
et puis vous aurez un grand parti de droite puis vous aurez un grand parti de gauche puis vous aurez des centristes mais aujourd'hui il n'y a pas de parti de droite et il n'y a pas de discours de droite ou trop peu ou trop peu moi j'aime pas avoir des jugements trop tranchés mais trop peu je pense qu'il faut affirmer un parti politique autour d'une droite qui est une droite d'affirmation
alors on est samedi le lendemain du samedi c'est le dimanche et le dimanche c'est normalement un jour fait pour plein de choses mais y compris sur opposer qu'est-ce que fait un sénateur et conseil municipal de Lyon très engagé dans la vie politique le dimanche est-ce qu'il y a un moment dans la vie d'Etienne Blanc qui n'est pas consacré à la politique est-ce qu'on a encore le moment de s'intéresser à d'autres choses
moi j'ai la chance d'avoir une propriété Lyon et je suis un amoureux de la campagne je plante des arbres j'ai malheureusement pas le temps de faire un potager un potager il faut y être trois ou quatre fois par semaine mais je le regrette je plante un peu mais je n'ai pas le temps de m'en occuper donc souvent c'est la jungle et toutes mes espérances sont ruinées mais je plante des arbres fruitiers je fais mon jus de pomme j'adore la nature je plante beaucoup d'arbres je plante beaucoup d'arbustes j'aime beaucoup les fleurs et j'aime beaucoup l'histoire de notre région Auvergne-Rhône-Alpes autour des plantes l'histoire d'Olivier de Cerf c'est un des choix célèbres et dont on en a fêté je crois le 500ème anniversaire voilà donc moi je passe beaucoup de temps et puis comme c'est une très vieille maison de famille j'ai la chance d'avoir une très vieille bibliothèque que j'ai complétée dans une longue vie politique mais aussi par passion pour un certain nombre de sujets l'histoire je vous en ai parlé un peu j'aime beaucoup les romans du 19ème philosophie un peu aussi l'histoire des religions qui me passionne
voilà ce sera le scoop de cette émission un livre et au coeur de la nature donc plus écologiste qu'on imagine Étienne Blanc en tout cas vous savez ce que je lis actuellement
un livre qui est inconnu à Lyon enfin inconnu non peut-être pas mais qu'on n'y passait c'est l'histoire de la révolution à Lyon par Édouard Ayao qui a écrit trois tomes qu'on va faire un de mes bons amis extraordinaire sur l'histoire de la révolution à Lyon vous savez que Lyon a été condamné à disparaître Lyon a manqué à la liberté Lyon n'est plus donc Lyon doit être détruite et c'est une histoire extraordinaire dans le moindre détail de la vie lyonnaise de l'époque
et bien merci beaucoup pour ce conseil de lecture merci d'être venu Étienne Blanc pour partager avec vous l'état de vos convictions et votre état d'esprit en ce moment merci à tous de votre participation et je vous annonce que pour notre prochaine émission nous recevrons David Kimmelfeld l'ancien président de la métropole de Lyon à très bientôt merci c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Immédiapositif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiapositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.
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