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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 20 novembre 2025 26 min

Général Jean-Paul Palomeros : "Ce sont les jeunes générations vont faire la guerre"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Enfin, comment comportement sédicieux de la part de traître qu'on les emprisonne. Voilà comment Donald Trump a qualifié des élus démocrates. Six d'entre eux ont appelé publiquement les militaires et les agents du renseignement américain à refuser, je cite, les ordres illégaux de son gouvernement sur son réseau social.

Le président américain insiste. C'est vraiment grave et dangereux pour notre pays. On ne peut tolérer leurs propos.

Voilà, 18h2, on est sur ses news et sur Europain avec Eric Nolo. Bonsoir Éric. Catherine nous a rejoint.

Bonsoir Catherine. Bonsoir. Gautier Lebrette.

Vous allez bien ? Très bien. Et vous-même ?

Formidable. Toujours en forme. Je suis très heureuse de vous accueillir.

Nous sommes aussi avec Louis Dargnel. Bonsoir Louis. Avec Latitia Guinan.

Bonsoir Laurence. Et nous avons le général Paloméros qui est en duplexe a plateau avec nous pardon qui duplexe pas du tout. Vous êtes là en chair et en os et je suis très heureuse de vous accueillir parce que il y a une forme d'inquiétude des Français après ce qu'on a entendu évidemment euh de la part de du chef d'étatmajor des armées.

Peut-être qu'on va écouter un tout petit extrait vous faire le point avec Charlotte Diri sur les propos du chef d'étatmajor et puis vous allez éclairer notre lanterne parce que vous êtes un général, vous êtes sérieux, on vous connaît, vous allez nous dire ce qu'il faut croire ou ne pas croire. Explication d'abord. Il n'y a aucune raison d'imaginer que c'est la fin de la guerre sur notre continent.

Des déclarations inquiétantes adressées directement aux élus locaux par le chef d'état-major des armées. Au congrès des maires de France, Fabien Mendon a évoqué la dégradation de la situation internationale avec une menace identifiée, la Russie qui pourrait bien ne pas se limiter à l'Ukraine. Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants parce qu'il faut il faut dire les choses de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense par exemple.

Si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque. Des propos alarmants que défend son homologue de la marine nationale qui se veut toutefois plus rassurant. Le chef d'étatmajor, il pose des scénarios et c'est normal et c'est son c'est son rôle le rôle des armées, c'est d'anticiper les scénarios dans un monde qui bouge extrêmement vite.

France n'est pas en péril. La France, elle fait partie de coalition. La France, elle est puissante.

Aujourd'hui, on a une marine qui est une marine puissante. Dans sa prise de parole, le chef d'état-major des armées a également évoqué la menace terroriste comme péril pour la sécurité et les intérêts des Français. Voilà.

Général Palomeros, est-ce qu'on fait peur aux Français ou est-ce que c'est le rôle des militaires de préparer l'éventualité d'un conflit ? Le général Mondon ont été extrêmement précis. C'est 2030 confrontation directe ou indirecte avec la Russie.

Vous savez la peur est mauvaise conseillère donc n'ayez pas peur. Et pour pas avoir peur, il faut évidemment regarder les choses en face. Hm hm.

Euh et quand on regarde les choses en face, une grande puissance et on va pas revenir sur le sujet aujourd'hui qui attaque son voisin à une grande puissance membre du Conseil de sécurité. Ce conseil de sécurité né des Nations Unies qui lui-même a garanti la paix quelque part euh depuis 1945. On ne peut qu'être évidemment troublé quand on est chef d'étatmachur des armées.

Il faut regarder l'avenir en face. C'est ce que fait Fabien Mondron. Alors, il fait référence effectivement aux jeunes générations.

Il parle des enfants. Oui, toujours l'enfant de quelqu'un bien sûr, mais c'est c'est vrai que ce sont les jeunes génération qui vont faire les guerres. Et euh la le 20e siècle malheureusement nous en a donné l'exemple funeste avec c'est en décimant des des des belles et des jeunes générations.

Et euh bien entendu qu'aujourd'hui nos armées elles sont faites ces jeunes générations, mais elles sont faites aussi de j'allais dire de professionnels, d'hommes et de femmes engagés qui qui sont là pour défendre leur pays sans aucun état d'esprit. Le discours général Mandon, il va pas choquer dans les armées, au contraire. Non non, mais il va choquer dans la population civile.

Non, justement et ben raison plus raison de plus pour l'accompagner en disant voilà euh le monde est plus dangereux. On est d'accord, on n'est pas d'accord, il est plus dangereux et bien des égards, vous l'avez souligné tout à l'heure, c'est pas uniquement la la sécurité extérieure, c'est l'ensemble quelque part des menaces qui se conjuguent parfois, la connexion de la grande criminalité, des États plus ou moins voyoux et cetera. Donc euh oui, il faut euh regarder ça en face et se dire il n'y a que une volonté farouche de défendre cette paix en préparant sérieusement la guerre et non pas en faisant semblant qui va pouvoir nous prémunir.

Et on n'est pas seul, ça c'est la bonne nouvelle. On a une alliance qui s'est construite, on a une Europe qui s'est construite et on a une alliance atlantique. Et c'est à ce titre que le général Mondon évoque la possibilité d'un engagement disant "Non, les chars à la frontière, les chars russes à la frontière du pays, on n'y croit pas." Mais OK, l'avenir jugera.

Mais en tout cas, ce qui est certain et ce qui est plausible, c'est qu'on est un des pays de l'OTAN de l'Est. Ça paraît évident, mais ça va mieux en le disant qui pourrait être attaqué. Ce qui entraînerait pour nous non seulement une non seulement une réflexion mais une réaction au titre de la défense collective de cette alliance.

Et c'est là que nos nos forces ser engagées. Il faut rappeler malgré tout lorsqu'on parle des enfants de ce pays des militaire c'est que malheureusement nous en avons perdu beaucoup depuis la fin de la guerre froide des centaines que ça soit dans l'exercice des des opérations ou que ça soit pour la préparation de ce métier de de de soldat de militaire qui est tellement exigeant aujourd'hui à différents titres. Donc le le général Mondon par le juste euh simplement il faut il faut décoder, il faut un peu décoder et se projeter sur l'avenir en se disant "Oui, c'est la force d'âme." Il parle de la force d'âme et je crois que c'est important et qu'il en parle en plus au aux élus.

C'est important parce que ces élus le lien entre l'armée et la nation. Ce sont eux qui portent, c'est les usards quelque part de la démocratie. Mais quand général Palomeros, ce que nous nous entendons quand on entend généralement donc parler c'est la conscription nationale.

En fait, on entend pas les militaires de métier. Évidemment, on sait que l'armée de métier, elle est amenée à combattre mais on se dit mais ce sont nos enfants euh les enfants de demain, les peut-être d'aujourd'hui parce que 2030 c'est demain, excusez-moi, c'est dans très peu de temps. Est-ce que on va en arriver à une conscription nationale ?

Est-ce qu'on remet en place le service militaire ? Est-ce qu'il il faut s'apprêter ? Il y a un kit de survie qui nous est même proposé désormais par le gouvernement.

Oui. Alors le kit de survie ça peut servir à tout le monde et dans la mesure où on maîtrise pas les événements plus euh c'est quand même la moindre des choses de se préparer aux incertitudes que auquell conduit un monde qui est en pleine ébullition à tous égards y compris climatique. Donc ça c'est un premier point.

Donc moi, je préconise effectivement d'avoir un minimum, il y a eu des pannes d'électricité, je crois, ce matin à Paris si, je ne m'abuse. Donc ça ça c'est un point mais le deuxième point c'est que il faut être très sérieux dans dans dans la préparation de notre de nos forces et la professionnalisation qui a été choisie donc dans les années 90, c'est vrai après la fin de la guerre froide, elle a conduit à des armées qui sont resserrées, un format resserré et euh et donc à ce débat en se disant "Mais comment on fait pour euh ressusciter une armée quelque part de nombre alors qu'on a une armée très qualitative et et euh là tous les tous les débats sont ouverts dans tous les pays d'ailleurs. Regardez l'Allemagne en ce moment.

Oui, moi vous le savez et compris sur votre il ve redevenir la première armée d' milité pour pour la réserve parce que je pense que ça c'est la vérité. La réserve c'est d'abord du volontariat. C'est des citoyens d'excellence qui s'engagent auprès des citoyens des militaires de première ligne qui les soutiennent à tous égards.

Ça ça me paraît être la solution. de là a ressuscité une une conscription euh nationale. Il faut être logique.

Si le le le danger est à nos portes et qu'il arrivera en 2030, allons-y. Prenons les moyens nécessaires. Euh général Palomeros, là pour le coup, on rentre dans un frais et uny, j'allais dire un beau relançons la construction nationale.

Un débat politique 100 milliards d'euros sur la table minimum. C'est mais c'est la question. Regardez euh regardez, on a l'exemple de de monsieur Zelenski, est très intéressant.

Depuis 4 ans, je me pose cette question. Je dire il a il a pas vraiment mobilisé, il a pas vraiment lancé une conscription nationale. La preuve, c'est qu'il a laissé une certaine liberté aux jeunes entre 22 18 22 ans et ça restera un sujet.

Doit-on monopoliser notre belle jeunesse pour la pour la guerre, pour la crise ou en a-t-on besoin aussi pour faire vivre le pays ? C'est c'est c'est ça le vrai débat et il est posé. Tout ce qu'on souhaite c'est que comme on est nombreux qu'on a l'Alliance atlantique 32 pays aujourd'hui ils sont pas tous de même nature mais peu importe 32 pays ensemble on a peut-être pas besoin de faire appel à des conscriptions nationales pour avoir le nombre.

Après, c'est la qualité, l'aptitude de se battre ensemble et la volonté de le faire. OK. Alors, Gottier Lebret Catherine parler qui a un émoi qui a été évidemment provoqué dans la population.

Vous avez rappelé ce kit de survie qui intervient à peu près au même moment et ce matin, le chef d'état-major de la marine a dit qu'une guerre de haute intensité, c'était 1000 pertes par jour. Or, nous avons 200000 soldats d'actif. Je juste vous interrompre parce que je crois Catherine Vrin, ministre des armées, a décidé justement de prendre la parole ce soir.

Preuve que les mois des Français et sans doute remonté jusqu'au ministère des armées. Elle va peut-être parler major des armées est intervenu mardi soir au congrès des maires de France. Cette invitation de longue date, c'est en quelque sorte l'incarnation du lien entre l'armée et la nation.

Nombreuses sont les empreintes militaires sur notre territoire, les régiments installés aussi bien dans l'hexagone coutemè, mais également les entreprises qui travaillent pour la défense et qui représentent plus de 200000 emplois dans notre pays. Alors, cette intervention du chef d'état-major des armées et s'inscrit dans la suite du discours du président de la République ici à l'hôtel de Bruen le 13 juillet dernier. Lors de ce discours devant nos armées, le président de la République avait bien sûr fait état de la situation internationale, avait insisté sur la bascule à laquelle nous avons actuellement à faire face.

Ce qui veut dire que bien sûr, nous devons anticiper, entraîner nos armées, nous réarmer, mais aussi il est important que notre nation soit à la fois lucide. et uni. Et c'est la raison pour laquelle il n'y a pas de place pour la polémique, surtout dès lors que cette polémique est issue de petites phrases sorties de leur contexte, elles n'ont finalement qu'une finalité nuire aux intérêts de notre pays.

Un bon question. Merci. Question.

Voilà. Très courte intervention de la ministre des hermé Catherine Vin. Elle dit voilà, il nous faut nous réarmer.

Notre nation doit être lucide et unie. Pas de place à la polémique, aux petites phrases sorties de leur contexte. Catherine, elles ont pas été sorties de leur contexte les on réécoutera le général Mon.

Oui. Oui. Non.

Mais honnêtement, on a l'impression qu'ils sont en train de créer une polémique sur la polémique, hein. Non, mais moi je me suis demandé pourquoi le chef d'état de le chef d'étatmajor était invité chez les maires devant les maires ? Ça c'est la première fois.

Il y a toujours des invités, des chefs d'entreprise. Mais là, pourquoi ? Alors David List m'a expliqué qu'il y a un mois, ils ont signé une convention avec la défense pour relancer les les villes de garnison. il y a beaucoup de de casernes ont été fermées et que si on veut faire ce service national qui sera volontaire et pas obligatoire, il faut s'y préparer puis enfin ils ont vu et aujourd'hui aussi sera désormais obligatoire ce qui dit bien que il y a un nouveau danger qui se prépare c'est que chaque conseil municipal devra avoir un correspondant avec la défense.

D'accord. Ça c'est donc donc il a été donc il est venu porter la parole devant les maères. Mais alors les maires c'est 36000 communes.

Alors il leur a dit "Écoutez, j'ai besoin de vous parce qu'il faut que vous parliez devant vous administrés de ce sujet voyez. Donc c'est ça qui va être difficile. Comment leur parler ?" Alors je crois qu'il a tenu un langage qui a quand même un peu alerté.

Il y a peut-être eu dans l'idée de certains mères et peut-être dans certains parents l'idée du télescopage avec ce service national qui va être institué. Est-ce qu'il fallait se préparer ? alors que ça n'est absolument pas ça.

Puisqu'il a dit, il a mieux expliqué. Après, il a dit "Mais la mécanique, c'est pas les chats russes qui débarquent en Alsace, c'est la mécanique de la solidarité." C'est-à-dire qu'il faut se préparer à être solidaire.

Et donc en disant cela, parce que c'est l'âme du pays, il faut bien le savoir. Et si on est solidaire, ça va nous coûter ça va nous coûter envie. Non, mais non pas des jeunes des jeunes qui vont faire leur service national, mais des de l'armée de l'armée qui qui métier, qui fera son travail.

Et là, je crois qu'il a été un peu malhabile. Et on va perdre nos enfants. D'ailleurs, si on rattrape si si la ministre montre que quand même le le général est pas un politique et qu'il a dit d'une manière très douce des choses terribles qui ont choqué évidemment des parents qui ont des jeunes adoss ou des garçons.

Voilà. Voilà. Ouais. garçon et filles he d'ailleurs parce que c'est le surnom de l'armée c'est la grande muette pour le coup à travers le chef d'étatmajor des des armées, le chef d'étatmajor de la marine ce matin, on peut dire que à travers leur chef, c'est devenu la grande bavarde.

Et évidemment ça ça crée de les moi parce que ce matin, vous avez donc c'est la la démonstration que je voulais terminer. Ce matin, vous avez le chef d'état-major de la Marine qui a dit une guerre de haute intensité, c'est 1000 hommes qui tombent chaque jour. 1000 hommes qui tombent chaque jour.

Or, nous avons 200000 soldats d'actives et 40000 réservistes, ça fait 2400 hommes. Ça veut dire que vous tenez 240 jours, vous ne tenez même pas 1 an. Donc on parle pas que des soldats d'actives, on parle pas que des réservistes.

Faudra élargir même si on y va au professionnel avec euh euh les pays alliés de l'OTAN, ça ne suffira pas. Donc évidemment que ce n'était pas que les soldats d'active. Et puis pour parler de les mois, vous l'avez rappelé Laurence, mais on a eu le même jour, on a le kit de survie.

Donc tout ça fait partie, si vous voulez, d'un du côté anxiogène que cherche à insuffler Emmanuel Macron depuis un certain temps, même si évidemment faut rappeler que Poutine est capable de tout, qu'il ne veut pas la paix et que oui, il peut rentrer dans un pays balte dans les mois qui viennent. La question qu'il faut se poser, c'est est-ce que les Français vont aller mourir pour un pays balte ? Alors, général Palomeros, bah les Français, ils sont allés mourir pour l'Afghanistan.

C'est assez mal terminé, mais c'est ainsi. h ils sont allés mourir pour pour certains d'entre eux dans les ils sont allés mourir un peu partout dans le monde depuis on peut le citer c'est ça fait des centaines c'est des centaines de morts et j'inclus pas là-dedans la préparation opérationnelle qui est exigeante et qui parfois entraîne aussi des sacrifices donc mais c'est pas 1000 par jour c'est c'est évidemment c'est de la théorie d'un autre côté il y a la réalité de ce que vivent les Ukrainiens on n pas de modèle de guerre de guerre ouverte et de guerre de haute intensité ce qui est certain c'est que si l'OTAN était prise à partie par la Russie, qui saurait exactement ce qu'elle fait et ce qu'elle risque euh cette solidarité, elle entraînerait quand même un effet de masse. Tous les pays sont en train de se réarmer en Europe.

Moi, j'avais proposé en 2014 quand j'étais à l'OTAN 2 % du PIB. Maintenant, on est en train de monter doucement. Souhaitons prions le ciel pour qu'on ait un budget et que cette marche en avant elle se fasse.

C'est pas c'est pas On est à combien de pourcentage là maintenant du PIB ? On est à peu près dans les 2 % si on regarde bon avec les pensions et on triche un petit peu parfois. Il y a aussi l'exécution budgétaire qui est pas là.

C'est un peu dommage de pas regarder vraiment les choses telles qu'elles sont quoi et de d'essayer de se donner les moyens. Mais c'est vrai, alors là, le général Mandon a parfaitement raison de de souligner que à un moment donné la préparation à la guerre, ça entraîne des sacrifices. C'est c'est des sacrifices, je veux dire, financiers, des sacrifices pour le pays.

Donc bon, ça sera difficile à absorber dans les dans les tables de Et comment vous analysez la prise de parole de Catherine Votrein ? Euh, il s'agissait de rectifier le tir. Franchement, dire que on crée une polémique sur des propos sortis de leur propos.

Non, non, personne crée de polémique sur des propos sortis de l'ordre propos. Les mots ont été prononcés de façon très calme, très posé par le général Mandon. Ah, je crois que c'était un acte de solidarité.

Ouais, vous pouviez pas dire autre chose. Les guinant rapidement et Louis après communication, elle remet une pièce dans la machine parce que c'est vrai que ce qui nous interroge c'est pourquoi ces prises de parole aujourd'hui à ce moment-là sinon peut-être pour des raisons budgétaires parce que précisément il faut montrer que on a besoin de budget. Pour l'instant, c'est pas du tout donné que l'armée aille les budgets dont elle a besoin.

Donc après, il y a quelque chose un peu de contreproductif, non ? des chefs d'étatmajor qui s'expriment comme ça ce risque de de d'alarmer évidemment sur et surtout de créer en fait un espèce d'effet repoussoir à terme en en s'exprimant à tor et à travers sur ce risque. C'est une chose que l'étatmajor s'exprime et sur les sur il prépare finalement notre défense, le réarmement et des scénarios évidemment à baisser selon les les risques qui sont qui sont estimés.

Mais c'est une autre d'être d'être finalement de se transformer en communiants qui à tout va vont délivrer des messages pas vraiment maîtrisé pour une population finalement qui ne comprend rien à ce qu'on lui raconte. Alors moi je prendrai pas les Français pour des ignards ni des idiots hein. Je je pense qu'ils comprennent parfaitement ce qui est en train de se passer.

Peut-être pas à tous mais en tout cas moi les questions que j'ai elles sont très concrètes. C'est quels sont les risques de guerre ? Pourquoi le monde est-il plus dangereux ?

Quels sont nos alliés ? Est-ce qu'on va s'engager auprès de nos alliés ? Et euh oui, on a des armées professionnelles sur lesquelles on compte.

Euh mais pour prendre justement ce point de vue de de la base et ça c'est essentiel quand vous êtes chef d'étatmajor que ce soit d'une armée ou des armées, c'est de parler à votre base. C'est et de voir son chef s'investir comme ça, c'est extrêmement important pour les pour les pour les militaires qui n'ont pas de voix. C'est vrai la grande muette.

Bon, ils sont pas de syndicat mais ça on s'en passe relativement bien si les chefs d'étatmaurs font leur boulot. C'est-à-dire si on maintient une condition militaire digne de ce nom. C'est ça qu'ils attendent aussi les militaires, c'est de vivre dans des conditions décentes et de voir leurs chefs s'exprimer. dit "Mais on n'est pas des une minorité dans le pays.

On on on a le droit de se faire entendre aussi nous et on on a un chef pour ça." Donc moi ça me ça me choque. Vous allez me dire je suis jugé Partine, oui peut-être mais je suis un citoyen et ça me choque pas que le chef d'étatmajur des armées vien s'exprimer.

Le français se demande à l'issue de ces communications, il se demande justement est-ce qu'on va aller en guerre ? Est-ce qu'on va perdre nos enfants demain ? Il je pense pas qu'ils aient une grande clarté de regard de vision sur ce qui est on tourne avec certains, on tourne des clips pour les lycées pour essayer de leur expliquer de manière très simple et sans sans sans sans le sans sans le sans paniquer personne.

Pourquoi on doit se réarmer, d'où on vient et pourquoi on va et c'est ça il faut prendre un peu quand même tout le monde par la main en se disant ces efforts parce que c'est des vrais efforts pour le pays. Il faut il faut faut le dire. On a on a cru après les les années 90 vivre heureux, vivre tous ensemble, une belle mondialisation.

Ce n'est pas le cas. Bon, maintenant, il faut se reprendre et puis les forces morales, les forces vives et quand je vois la qualité quand même, il faut le souligner, de nos de nos forces armées, on peut pas enf on peut pas tomber dans la peur et la panique, on en est loin simplement préparous jetons un un regard lucide sur le sur le fut. Écoutons juste quelques réactions de français recueillies par nos équipes après les décadrations du général Mandon.

On entend ça depuis assez longtemps et c'est assez stressant. Oui, oui, c'est stressant mais voilà, il y a il y a pas grand chose à dire mais c'est c'est très inquiétant d'entendre toutes ces chosesl. Moi, je pense que perdre des enfants, il faut pas franchement faut pas se battre pour pour perdre des gens.

Mais peut-être économiquement, oui, faut se battre économiquement, c'est plus intéressant que se battre physiquement et de perdre des gens. Ça peut créer peut-être de la panique, peut-être pour d'autres personnes de l'indifférence, quoi qu'il en soit. Je pense qu'il y a une volonté politique derrière tout ça.

Je trouve c'est inutilement dramatique puisque tout le monde sait qu'on perd beaucoup de monde à toutes les guerres et qu'on s' y avait une guerre là atomique, on en perdrait 1000 fois plus qu'on en a jamais perdu. Quelques réactions de Français Louis Ragnell partagé évidemment après de toute façon le rapport à la guerre fait toujours peur quel qu'il soit qu'il soit fantasmé qu'il soit réel et ça de ce point de vue-là c'est pas surprenant. Ensuite mon général je pense que il y a rien contre le général Mandon. personne ne remet en question ni ses qualités militaires, ni sa rectitude, ni tout ça.

Je pense que ce qui pose question, c'est qu'on a été habitué jusqu'à aujourd'hui à une séparation. C'est-à-dire que le chef d'état-major des armées prépare les armées à toutes les éventualités et parle de ces menaces mais d'un point de vue strictement militaire. Et c'était le rôle du politique, c'est-à-dire le rôle du président de la République de porter un discours avec lequel on est d'accord ou pas euh sur la caractérisation des menaces et et et la perception avec laquelle une la nation va le vivre.

Et quand il a parlé des enfants, quand il a parlé euh quand le général Mandon pardon a parlé de la résilience de l'âme du pays, euh c'est vrai queen fait on on c c'est un discours qu'on a entendu plus dans la bouche de politique que de militaire. Et de ce point de vue-là, il y a eu c'est une forme de nouveauté. et et je pense que c'est ça qui a questionné, qui a un peu interrogé et par ailleurs le alors là et c'est pour défendre le général Mandon, je pense que ça intervient dans lequel ?

Emmanuel Macron est très faible dans l'opinion publique. Il est très contesté et les gens ont l'impression d'écouter en réalité la parole d'Emmanuel Macron. Ils se disent "Mais c'est pas possible, un chef militaire peut pas tenir un discours entre guillemets politisé.

C'estàd le sens de la qui normalement est tenu dans la bouche d'un d'un chef d'état ou d'un m." OKUme les contestation mais ce qui a posé question c'est que ce soit chef numé votre réponse et après c'est la conduite de nos armées de la défense en général et de nos armées en particulier repose on le sait bien sur un triptique et une constitution voulue on le sait on s'en souvient par le général de et avec un exécutif très fort et un un chef des armées qui est en fait le président de la République, faut-il le rappeler, chef des Et ensuite il a son chef d'état-major des armées et son ministre. Et voilà.

Et ce trio là euh si vous regardez l'histoire, il a évolué en fonction des personnalités, en fonction des circonstances, en fonction des événements et globalement il se partage le travail quoi. Et il faut que ce soit le cas. le général Mandon, il a vécu auprès très près du président de la République dire c'est le travail il font en commun.

Je peux pas imaginer par-être pas dans les détails. Peut-être que président Macron va aller dire c'est peut-être pas comme ça que je l'aurais dit enfin peu importe mais ce qu'il faut c'est que ce trio là avance permettre à à la défense d'avancer. C'est ça le monsieur ero.

Non, moi je comprends mal l'importance s'attribuer au messagers par rapport au messages. Moi ce qui m'intéresse c'est le message. Bien sûr.

Le message c'est une guerre est possible. Pourquoi ? Parce qu'il est possible pas certain que la Russie attaque un pays balte.

Pays baltte membre de l'OTAN, membre de l'Union européenne, nous sommes de fait entraînés dans une guerre. Une guerre, bah il y a des morts et en effet nos enfants risquent de tomber. Personne ne le souhaite mais ça peut arriver.

Mais qu'est-ce qui est important ? c'est que les Russes entendent le message. C'est-à-dire qu'ils sachent que s'ils attaquent à PaysBaltte, notre détermination est sans faille.

La solidarité sera sans faille. Ça les fera réfléchir parce que ce sera pas le même cas que ce qui s'est passé auparavant. On les a laissé agresser tantôt la Geéorgie, tantôt l'Ukraine.

Donc moi, je ne comprends pas. J'entends ce que dit le général Mondau. Je n'entends pas de message alarmiste.

J'entends un message alarmant en ce sens qu'il sonne l'alarme et c'est le moment où jamais. Et et et du côté du Kremelin, je finis juste du côté du Kremelin, ils sont en train d'entendre ce que dit le général Mandon. Moi, j'ai trouvé quand même que c'était pardon un peu culpabilisateur parce que il a dit si l'on n pas la force d'âme pour accepter de perdre nos enfants, de perdre ce que l'on aime, de perdre de souffrir économiquement si on flange et ben là on est en risque.

Donc il dit au vous n'avez pas le droit. Donc c'est c'est un peu culpabilisant et devant et il s'exprime devant un congrès politique. C'est-à-dire que même, il dit au maire, maintenant il faut que vous vous avez un rôle à jouer pour et alors comment créon ce sentiment de d'appartenir à la nation, de vouloir se mobiliser en créant tout de suite une frayeur alors que le mal il est il est pas il est peut-être pas loin parce que maintenant les Français ont compris que la Russie est très dangereuse et que si elle se réarme avec ce niveau d'ailleurs, elle se servira bien des armes quoi.

Une fois, on a cru quand elle quand elle approchait de l'Ukraine que jamais jamais elle n'envoirait l'Ukraine. Mais quand un dictateur se prépare comme Macron, c'est que il va tenir ses promesses. Donc on peut avoir comme Poutine.

Comme Poutine. Comme Poutine, pardon, qu'est-ce que j'ai dit ? Ah bon ?

Oui. Excusez-moi. Oui.

Non. Donc on peut on peut avoir peur mais j'ai quand même trouvé dans son une manière de cul enfin je sais pas si vous le ressentez comme ça. Sa manière de le dire était un peu culpabilisatrice pour les Français.

Voilà. Gautier. Oui, il y avait même une façon de le dire avec une enfin cette cette phrase est une gravité sans nom.

Il faut accepter de perdre nos enfants. Une façon de le dire dans ce cadre là devant les mères avec une une forme de légèreté. Alors évidemment, on a fait avec une grande gravité, je trouve.

Ah ben moi je trouve que le je trouve justement que le cadre que le cadre devant les maires de cette manière-là et dire au maire parce que on nous dit c'est que les soldats d'actif, il dit au maire faut aller convaincre dans vos communes de se préparer à la guerre. On l'écoute juste généralement. on aa mots et la la tonalité du message.

Écoutons.