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Podcast / conversationBACKSEAT· 9 mars 2023 121 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleImmigration & asileInstitutions & élections

S02E08 - Backseat avec Romain Montbeyre, Saphia Aït Ouarabi & Louis Boyard

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 49 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Quels sont les chiffres de mobilisation contre la réforme des retraites ?

  • 4:06RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la France n'a pas été suffisamment bloquée par les manifestations ?

  • 5:07OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon demande une dissolution de l'Assemblée nationale. Est-ce pertinent ?

  • 6:33OuverteRéponse directe

    Une dissolution serait-elle intéressante pour Macron ?

  • 8:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi les syndicats évitent-ils d'être associés aux partis politiques ?

  • 10:15OuverteRéponse directe

    Quels sont les avancées et reculs en matière de droits des femmes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:24InvitéChiffre
    « C'est 60-70% de la population qui est opposée à la réforme et qui soutient la mobilisation. »
  • 12:26PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a décidé de saluer la mémoire de Gisèle Halimi. »
  • 13:21PrésentateurFait
    « Les députés avaient voté cette constitutionnalisation. »
  • 34:48PrésentateurChiffre
    « On est à 20% de discrimination. »
  • 37:55PrésentateurChiffre
    « En 2021, sur toutes les plaintes pour discrimination raciale, il y a eu zéro condamnation. »
  • 41:45InvitéChiffre
    « Il y a 1,2 million de personnes qui ont déjà subi un événement raciste. »
  • 1:00:39InvitéFait
    « François Ruffin avait dû retirer une partie de vidéo YouTube où il parlait d'un numéro de son journal Fakir. »
  • 1:09:35InvitéFait
    « Il y a un bloc d'amiante qui tombe au milieu de la salle de classe. »
  • 1:09:42InvitéFait
    « On a fait des pétitions, on a fait des manifs, et rien n'a changé. »
  • 1:10:15InvitéChiffre
    « Imaginez vous avez 16, 17, 18 ans et vous réussissez à faire cracher 30 millions d'euros à la région Île-de-France et au département. »
  • 1:10:18InvitéFait
    « On a obtenu la reconstruction. »
  • 1:13:06InvitéFait
    « J'en ai fait un quand ils ont refusé le repas à 1 euro. »
  • 1:14:07InvitéChiffre
    « Sur les 18-29 ans, c'est une courte majorité de cette catégorie d'âge qui utilisent d'abord internet et les réseaux sociaux pour s'informer en matière politique. »
  • 1:18:00InvitéFait
    « C'est News qui en parle pendant des heures, BFM TV qui met des éditorialistes, je sais même pas qui c'est, ils me connaissent même pas. »
  • 1:19:06InvitéFait
    « Eric Dupond-Moretti qui fait trois bras d'honneur à l'Assemblée Nationale, oh quelques brèves, moi ça a fait tout un week-end. »
  • 1:22:30InvitéFait
    « Rachel Kéké, c'est typiquement ce que la France insoumise souhaite, c'est-à-dire avoir des personnes qui ont mené des luttes sociales. »
  • 1:23:50InvitéFait
    « L'Assemblée Nationale, c'est la maison du peuple. »
  • 1:24:08InvitéPromesse
    « Notre objectif final, nous, c'est la sixième république. »
  • 1:25:55InvitéFait
    « Personne à la France Insoumise ne vous dira que la façon dont a été gérée l'affaire Quatennens est satisfaisante. »
  • 1:27:13InvitéFait
    « la stratégie qu'on a eue ça a toujours été la stratégie de la conflictualité »
  • 1:27:26InvitéFait
    « c'était celle de l'union populaire c'était celle de rassembler plein d'actrices et d'acteurs des mouvements sociaux »
  • 1:27:38InvitéFait
    « ce qui nous a fait faire notre score à la présidentielle et qui nous a permis derrière de faire la NUPES »
  • 1:27:53InvitéFait
    « la NUPES ce n'est pas qu'un accord électoral des législatives c'est un programme partagé c'est des idées qui sont partagées »
  • 1:28:36InvitéChiffre
    « il nous reste un peu plus de 700 jours »
  • 1:30:44InvitéFait
    « mon objectif c'est la sixième république la planification la planification écologique et surtout la garantie jeune »
  • 1:32:15InvitéFait
    « la véritable victoire bien sûr c'est le retrait de la réforme des retraites »
  • 1:33:23InvitéFait
    « vous avez les syndicats qui se sont organisés par secteur »
  • 1:33:37InvitéFait
    « Macron il s'en fiche de savoir qu'il n'y a plus de RERD par contre le patronat ça l'intéresse »
  • 1:34:10InvitéFait
    « on a gagné même après que la loi a été votée »
  • 1:35:33InvitéFait
    « nous nous appelons pour les journées de grève on suit les syndicats toujours »
  • 1:35:52InvitéFait
    « on n'était pas d'accord sur la question de l'article 7 à l'Assemblée Nationale »
  • 1:43:56PrésentateurFait
    « les insoumuses étaient un collectif qui était notamment lidé par l'actrice Delphine Serig dans les années 70 »
  • 1:49:31PrésentateurFait
    « il s'agit de la seule commune française dont tous les noms de rues de monuments et de bâtiments importants portent uniquement des noms de femmes »

Temps de parole

  • Présentateur56 %
  • Invité21 %
  • Invité 211 %
  • Invité 37 %
  • Invité 44 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:45
Présentateur

Allez, fabuleux. Bonsoir, bonsoir, Sacha. J'ai envie de t'appeler madame ce soir. Mais vas-y, je t'en prie, tous les jours. Bonsoir, Antoine. Ça va ? La pêche ? Je crois qu'on a quelqu'un qui nous rejoint, là. Enfin, peut-être qu'il a changé d'avis. Bonjour. Ah, bah. Allô ? Où es-tu ? Comment ça va ?

1:20
Invité

Je suis un pilou-pilou. Voilà, faut bien prendre soin de tout ce merdier, là. On a encore mal avec vous ?

1:30
Présentateur

C'est la crêve reconductible.

1:34
Invité

Non, je voulais juste vous faire un gros bisou, vous dire que je suis désolé de ne pas pouvoir être avec vous ce soir, mais je suis dans la maladance. Voilà, je suis surtout désolé pour le public. Désolé, les amis, j'aurais adoré vous voir ce soir et boire une bière avec vous, mais apparemment, c'est mieux pour vous si on reste à distance ce soir. Donc, voilà, des gros bisous. Merci à toi, Léa, d'avoir accepté de me remplacer au pied levé pour présenter Backseat. Bravo pour Louis-Fort, c'était vachement bien.

1:58
Présentateur

J'espère, merci.

2:00
Invité

Et voilà, quoi. Je voulais juste vous faire un petit coucou pour vous souhaiter une très bonne soirée, une très bonne émission. Et je vous laisse entre les mains expertes de Léa et je vous dis à très bientôt.

2:10
Présentateur

Merci, Jean. Oh, mais c'était rapide. Bon, c'est en transition la réforme des retraites. Alors, hop, hop, hop, la réforme des retraites. Bon, on va parler quand même de ça un peu. Alors, déjà, côté mobilisation, il y a eu une grosse manif quand même, là. Mardi dernier, apparemment, 3,5 millions de manifestantes et de manifestants d'après les syndicats, 1,3 million quand même d'après le ministère de l'Intérieur. Et 12 selon l'occurrence.

2:46
Invité

Ils ont compté les gens dans la salle.

2:48
Présentateur

Eh bien, c'est pas mal. Qu'est-ce qu'on peut dire ? C'est que finalement, la mobilisation tient ?

2:53
Invité

Ah bah oui.

2:54
Présentateur

Ouais, on est d'accord.

2:56
Invité

Quand on regarde, il y a vraiment trois fronts à l'heure actuelle. T'as le front de l'Assemblée, du Parlement. Enfin, pas seulement l'Assemblée, d'ailleurs, le Parlement de manière générale. T'as le front de la mobilisation. Et on voit que les chiffres de mobilisation, ils baissent pas. Au contraire, ils ont plutôt tendance à augmenter.

3:09
Présentateur

Depuis la première manif, 18 janvier, 19 janvier, ouais.

3:12
Invité

C'est déjà, il y a pas mal de, je sais plus, 5 ou 6 sacs de mobilisation. Là, on est quand même sur un record historique de mobilisation. Donc, il y a vraiment quelque chose qui est en train de se passer. Et quand tu regardes aussi le front de l'opinion, c'est toujours la même chose. C'est hyper stable dans les enquêtes d'opinion. C'est 60-70% de la population qui est opposée à la réforme et qui soutient la mobilisation. Et qui même demande d'une mobilisation qui soit plus dure. Donc, il y a clairement quelque chose qui est en train de se passer. C'est pas du tout, la communication du gouvernement n'a pas du tout permis de faire baisser cette mobilisation.

3:42
Présentateur

Ouais, vous avez pas compris. Non, ils ont bien compris. Ça fonctionne plus. Bon, bah écoute, tant mieux. Dans un sens, affaire à suivre. Mais du coup, là, les syndicats appellent à une nouvelle manifestation samedi prochain. Les syndicats de SLCF et RATP ont décidé d'annoncer une grève reconductible contrairement à la grève reconductible de Jean Maciel. Elle est bien celle-là. Je pense qu'ils ont dû aller chercher l'idée par là. Qu'est-ce qu'on peut dire ? Est-ce qu'on peut dire que finalement, la France n'a pas été suffisamment bloquée ? Tu disais, Antoine, que vraisemblablement, l'opinion publique serait favorable à ce que la France soit davantage bloquée.

On nous avait promis qu'elle serait à l'arrêt le 7 mars. Sacha, t'en penses quoi ? Moi, je ne dirais pas qu'elle n'a pas été suffisamment bloquée. Je dirais que la stratégie de blocage qui est voulue par certains syndicats, même Laurent Berger avait appelé à bloquer toute la France le 7 mars, voulue aussi par LFI notamment. J'ai l'impression que sa stratégie de blocage, elle ne prend pas. Alors, ça ne remet pas du tout en cause l'énormité des mobilisations. Évidemment, c'est factuel. La mobilisation ne faiblit pas. Mais le fait est que le blocage, pour l'instant, je n'ai pas vu de France à l'arrêt. Je n'ai pas vu de France à l'arrêt comme ça a pu être le cas en 1995.

Je n'ai pas vu de rideaux blessés. Donc, la question, c'est est-ce qu'il n'y a pas une forme de mobilisation autre qui permettrait au gouvernement d'entendre un peu ce qui se passe dans la rue, peut-être, et qui ne passerait pas par le blocage ? Justement, pour revenir un peu sur les mobilisations, tu parlais des réactions politiques. Tu parlais notamment de LFI. Jean-Luc Mélenchon a appelé à une dissolution de l'Assemblée nationale ou à un référendum. Antoine, ça t'inspire quoi, toi ? Tu penses que stratégiquement, c'est pertinent de demander une dissolution tout de suite ?

5:21
Invité

Déjà, juste avant la stratégie, c'est sûr que sur le point de vue démocratique, il y a clairement quelque chose qui est en train de se passer. Peut-être que la France n'est pas à l'arrêt autant qu'en 1995, mais néanmoins, on est sur une population qui rejette très massivement cette réforme et surtout qui ne comprend pas, contrairement à ce qui pouvait encore exister, je pense qu'il y a une dizaine d'années ou une vingtaine d'années, qu'avec une opposition aussi forte au sein de la population, une réforme puisse quand même passer.

Et donc, il y a quelque chose qui se joue au niveau de la représentation nationale et au niveau du fait de donner le pouvoir à des élus de gérer un peu le destin collectif pendant cinq ans sans avoir de possibilité d'avoir une mainmise sur ce qui est en train de se passer. Parce que tu vois, on disait 70% des gens qui sont opposés à la réforme, mais tu en as exactement le même chiffre, 70% qui pensent que malgré tout, la réforme, elle va passer, elle va être appliquée. Donc, il y a une question démocratique qui se joue là très clairement. Est-ce qu'une dissolution, ce serait vraiment répondre aux problèmes ?

Déjà, l'Assemblée nationale, elle est davantage représentative des équilibres politiques du pays qu'en 2017. C'est vrai. Mais malgré tout, il y a quelque chose qui est en train de se jouer. Et c'est plus finalement dans d'autres mécanismes, dans une nouvelle forme de démocratie qu'il faudrait réfléchir à ça plutôt que d'aller vers la dissolution.

6:33
Présentateur

Après que Jean-Luc Mélenchon, pardon, ce n'est pas mon pote, demande la dissolution. Moi, j'avoue que ça m'étonne un peu parce que le rapport de force à l'Assemblée, il n'est clairement pas pour l'instant en faveur de LFI et de la NUPES, vu ce qui a été montré dans les débats sur la réforme des retraites pendant les deux semaines de débat. Voilà. Dans des sondages qui ont été réalisés, on a vu que Jean-Luc Mélenchon et LFI, c'était la quatrième voire la cinquième force d'opposition à la réforme des retraites derrière les syndicats, derrière le Rassemblement national.

Je ne pense pas que ce soit une stratégie très win-win pour Jean-Luc Mélenchon de demander une dissolution pour le coup, surtout qu'il n'est pas premier ministre, ne l'oublions pas. Ce n'est peut-être pas très pertinent. Est-ce qu'une dissolution serait intéressante pour Macron ?

7:21
Invité

On ne sait pas trop ce qui pourrait être intéressant pour Macron, vu le bourbier dans lequel il est à l'heure actuelle. Mais c'est compliqué à dire. Mais tu disais, effectivement, Mélenchon, la France insoumise, ce n'est pas eux qui bénéficient à première vue de ce qui est en train de se passer. Néanmoins, sur le moyen terme, si on reprend l'idée qu'il y a la question démocratique qui est un peu mise au centre de l'attention, c'est quand même une thématique qui, depuis 2012, est au centre du programme de la France insoumise. Donc, je ne suis pas non plus persuadé que, sur le moyen terme, ce soit une séquence qui leur soit si défavorable que ça.

Après, pour Macron lui-même, dissoudre dans les circonstances actuelles, je ne suis pas certain qu'il referait les mêmes scores que ce qu'il a fait il y a encore quelques mois. Et quand tu regardes les élections partielles même, franchement, ce n'est pas si défavorable à l'ANUPS que ça, d'ailleurs. Les résultats, ils sont plutôt en faveur de l'ANUPS. On dit que ça va favoriser le Rassemblement national.

8:15
Présentateur

Je ne suis pas non plus certain que ce soit... Après, c'est difficile d'avoir une vue globale à partir d'élections partielles, parce que c'est toujours dans des contextes très particuliers, mais c'est vrai que c'est intéressant de le relever. Un élément aussi, moi, qui me semblait intéressant, c'est de voir que cette intersyndicale exceptionnelle, à laquelle personne ne s'attendait, finalement, tiens, là, ils ont adressé un courrier à Macron en disant « Ce serait cool qu'on se voit. Stop. » Il les a un peu laissés en vue. Et Elisabeth Borne a dit « Non, mais vous n'avez qu'à envoyer un message à Dussopt. » C'est un peu ce qui s'est passé, en réalité.

C'est quand même ouf que ça tienne encore au temps. Moi, je ne mettais pas ma main coupée, début janvier, que ça allait tenir aussi longtemps.

8:54
Invité

Laurent Berger, je ne sais pas ce qui lui arrive. Oui, j'avoue, il se radicalise. Il a pris des protes. Ce qui est intéressant, tu parles de front syndical, et c'est vrai, il y a un vrai front syndical, et ils arrivent à parler d'une seule voix. Il y a quelque chose que j'ai plutôt du mal à comprendre, par contre, c'est la façon dont ils essayent absolument de vouloir distinguer ce qui se passe en termes de mobilisation syndicale et ce qui se passe en termes de mobilisation à l'Assemblée nationale et par les partis politiques. Le fait de ne pas vouloir être récupéré par les partis politiques, ça les amène à plutôt opposer les deux formes de mobilisation.

C'est Laurent Berger, encore la dernière fois, sur France Inter, qui insistait sur le fait que c'est une mobilisation sociale, ce n'est pas une mobilisation politique, alors qu'intrinsèquement, le fait de faire grève, c'est quand même extrêmement politique. Oui, bien sûr. Donc, c'est plutôt cette stratégie-là, le fait qu'il n'y ait pas de concordance entre l'opposition qu'on voit à l'Assemblée et l'opposition qu'on voit dans la rue, c'est plutôt ça qui m'étonne.

9:46
Présentateur

Je suis totalement d'accord avec Antoine, et en plus, on a vu les syndicats, et notamment Laurent Berger et Philippe Martinez, s'en prendre très frontalement à la stratégie de... De Jean-Luc, ton pote. On l'embrasse. Bah oui, oui. De la stratégie de LFI à l'Assemblée nationale, et je pense que justement, cette distinction, ça les sert pour le coup. Oui, c'est clair. Autre sujet quand même, désolée, je coupe court assez rapidement, parce qu'on n'a pas énormément de temps, mais ça semble quand même assez important d'en parler.

Bon, ça ne vous a pas échappé, hier, journée internationale de la femme avec les roses, tout ça, et puis sinon, il y avait un vrai truc sérieux qui se passait, c'est la journée internationale des droits des femmes. Et chaque 8 mars, désormais, c'est le moment de faire le bilan, calmement, j'espère que vous avez la règle, voilà, sur effectivement les reculs, parce qu'il y en a, et les avancées en matière de droits des femmes.

Alors, en marge de la mobilisation encore assez record, on voit que les féministes se mobilisent dans toute la France, mais dans le monde entier, parce qu'il y a quand même un appel à la grève internationale féministe qui est assez chouette, et assez intéressant, qui commence vraiment à prendre corps. Alors, en marge de ça, Emmanuel Macron a décidé de saluer la mémoire de Gisèle Halimi. Sacha, je te vois au chef de la tête, t'as pas l'air très convaincue ? Non, non, non, non, je pense que, en fait, Gisèle Halimi, elle est décédée en 2020.

Elle est décédée en 2020, et ça fait deux ans et demi, voire trois ans, qu'on attend qu'Emmanuel Macron, lui, rende hommage, justement, parce que grande avocate, qui a notamment permis d'ouvrir la voie à l'IVG avec le procès de Bobigny en 72. Elle avait défendu cinq femmes, dont une jeune femme de 16 ans qui avait été violée, qui avait décidé d'avorter. Illégalement, du coup, à l'époque ? Voilà, illégalement, à l'époque, pardon. Et ça avait ouvert la voie à l'IVG, c'est aussi elle qui a permis que le viol soit constitué en crime. Absolument. Je pense que parler de récupération, c'est un peu compliqué pour moi, parce que s'il ne l'avait pas célébrée, on lui aurait reproché.

Oui, mais l'idée de base, c'était quand même qu'elle rentre au Panthéon, en fait. L'idée de base, c'était qu'elle rentre au Panthéon, ça aussi, ça fait deux ans que ça traîne, Élysée, c'est pas trop. Des dernières informations que j'ai lues, en tout cas, c'est pas mort, le dossier n'est pas mort, pour le coup. Il y a Joséphine Becker qui est rentré au Panthéon avant, ils ont peut-être privilégié un dossier sur l'autre, je ne sais pas, mais a priori, c'est pas mort, de ce que dit l'Élysée. Autre chose intéressante qui s'est passée hier, durant cette commémoration, Isabelle Macron... Je ne sais pas qui c'est.

12:17
Invité

C'est nouveau.

12:18
Présentateur

C'est bon. Le double maléfique. Ah non, ça ne peut pas être ça. Donc, Emmanuel Macron, pardon, a dit qu'il voulait que, finalement, reprendre à son compte, c'est-à-dire que l'exécutif reprenne à son compte la question de la constitutionnalisation du droit à l'avortement, précisément. Et on fait un petit point technique. À la base, c'était une proposition de loi qui a été adoptée à l'Assemblée nationale et qui, ensuite, a été complètement réécrite au Sénat et qui devait, si on s'en tient à la procédure qui doit être adoptée, normalement, pour les propositions de loi constitutionnelle, être soumise à un référendum.

Là, le président de la République a décidé que ce sera un projet de loi, mais dans le cadre d'un projet de loi constitutionnel qui sera plus global sur la réforme des institutions et que, finalement, ça lui permet, en fait, de passer par le Congrès et d'éviter la voie du référendum. Il a parlé de liberté des femmes à avorter. C'est-à-dire qu'il a repris, finalement, la rédaction du texte telle qu'issue des débats au Sénat qui pose un peu problème. Sacha ? Tu avais un petit point de vue là-dessus, aussi. C'est vrai que les députés avaient voté cette constitutionnalisation, plus long mot de la langue française, il me semble. Non, je crois que c'est anticonstitutionnellement.

Ah oui, c'est anticonstitutionnellement. Tu te souviens quand on était à l'école. Avec l'appellation droit. Et le droit, ça oblige l'État, en fait. Ça oblige l'État à s'engager à ce que les femmes aient un accès à l'IVG et qu'il leur soit garantie. Une obligation de moyens, oui. Voilà. Au Sénat, l'intitulé avait été modifié par Philippe Basse, sénateur LR, qui, lui, a réécrit un peu... Président de la commission de l'Édouard, si je ne dis pas de conneries ? Excellent. On fact-checkera. Quelque chose comme ça. On a un service de fact-checking en direct. Oui. On fact-checkait. Le chat. Tiens, le chat, c'est ça. Jean, si tu peux faire quelque chose, s'il te plaît.

En plus, je suis sûre qu'il le connaît par cœur. Ancien président. Ah, ok. Parfait. Merci, Jean. Merci, Jean. Donc, en fait, le Sénat a suivi l'avis du Conseil constitutionnel qui, lui, parlait de liberté pour le coup. Et c'est Philippe Basse qui l'a réécrit en suivant l'avis du Conseil constitutionnel qui, lui-même, suivait la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui dit que la liberté consiste à faire tout ce qui nuit pas à autrui. Voilà. Donc, en fait, l'idée, c'est que ça oblige moins l'État. C'est que ça oblige moins l'État et c'est un peu problématique. Mais les constitutionnalistes vous expliquent que, dans les faits, ça ne changera, a priori, pas grand-chose. Oui.

Affaire à suivre. Je crois que les associations type planning et compagnie ne sont pas tout à fait d'accord parce qu'en fait, le problème de la formulation telle qu'elle a été adoptée au Sénat, c'est que la loi constitutionnelle renvoie au législateur. C'est le législateur qui détermine les conditions dans lesquelles l'accès à l'IVG se réalise, en fait. Et ce qui veut dire que, de fait, si on veut passer par des conditions plus restrictives à travers la loi, ce sera potentiellement possible.

Et tu as aussi ce problème à travers la forme que le Sénat a décidé, c'est-à-dire que le Sénat a décidé d'en faire un alinéa dans un article alors que l'Assemblée nationale avait vraiment dit qu'on veut que ce soit le 66e article alinéa 2 de la Constitution. La forme aussi change. Oui, bien sûr, sans compter qu'en plus, du coup, les personnes trans sont exclues. En fait, les hommes trans qui peuvent être enceints sont exclus de la formulation puisque le mot femme exclut de fait aussi cet accès aux personnes trans. Antoine, toi, tu as fait un petit point sur l'opinion publique. Qu'en pense l'opinion publique de cette constitutionnalisation ?

15:38
Invité

J'aime bien faire ces petits points. Oui, j'aime bien ce côté baromètre,

15:42
Présentateur

un thermomètre, pas le thermomètre de Jean Massier, mais le thermomètre de l'opinion.

15:48
Invité

Pardon. J'espère. Non, j'arrête, j'arrête. Oui, il y a deux choses qui sont intéressantes. La première, c'est qu'on se rend compte qu'il y a une inquiétude qui est plus importante aujourd'hui qu'auparavant, justement, sur le fait que l'interruption volontaire de grossesse puisse être remise en question. C'est-à-dire qu'à l'heure actuelle, il y a 56% des Français seulement qui disent que c'est impossible qu'à court ou moyen terme se soit remis en question, alors que ce chiffre, c'était 65% en 1995. Donc, tu vois qu'il y a quand même une inquiétude à ce niveau-là en France.

Et contrairement à ce que Marine Le Pen pouvait dire ce matin quand elle était invitée sur France Inter et qu'elle parlait justement de toute cette question-là, elle disait, personne ne remet ça en question. Oui, bien sûr. Quand même, c'est une vraie question. Même quand tu regardes ce qui s'est passé en Espagne il y a quelques années, où là, il y a eu vraiment des débats sur le fait de remettre en question l'IVG. Et du coup, c'est vraiment une préoccupation qu'on a en France. Et à côté de ça, du coup, les Français sont très largement favorables à ce qu'il y ait une constitutionnalisation de l'IVG. C'est 81% des Français. C'est énorme.

Oui, et il y a une très majoritaire dans l'ensemble des films politiques.

16:51
Présentateur

Et qu'est-ce que ça nous dit finalement ? Macron, il écoute l'opinion quand ça lui fait plaisir ?

16:54
Invité

Il écoute l'opinion quand ça lui fait plaisir et surtout quand ça l'arrange parce que là, de pouvoir remettre la barre à gauche après la séquence des retraites aussi où il a été quand même pas mal attaqué sur le fait d'être hyper libéral. La presse de Macron en 2017, c'était et de droite et de gauche. Maintenant, c'est plus et de droite et de droite et encore de droite. Donc, d'avoir une mesure un peu phare comme ça sur un sujet de société, ce qu'a pu faire Hollande aussi avec le mariage pour tous finalement. C'est quand même quelque chose qui est...

17:25
Présentateur

Oui, au moment d'un débat un peu enflammé sur la réforme des retraites, le timing n'est pas inintéressant.

17:29
Invité

On parle de ça du coup.

17:31
Présentateur

Oui, bien sûr. Il va falloir se méfier de la manière dont on va être... puisque tu parlais des dispositions juridiques de la manière dont la loi va être votée ou pas du coup. Puisque ça va être un packaging constitutionnel. Oui, ça va être un packaging constitutionnel. On ne sait pas de quoi il va être comporté à part la constitutionnalisation de l'IVG. À tous les coups, on va avoir avec la baisse du nombre de députés. J'ai lu certaines sources qui parlaient aussi du septennat. Voilà, on va... Bah oui, tiens, qu'à septembre. Le septennat... Puis pourquoi pas ne plus limiter les mandats dans le temps ? C'est vrai ? C'est la Russie ça, madame. Et pas n'importe laquelle.

18:07
Invité

Et pas n'importe laquelle.

18:11
Présentateur

Vous avez la rêve, bien sûr. Bon, mais le fait est que s'il inclut ces deux propositions, par exemple, dans le packaging, est-ce qu'il y aura toujours les trois cinquièmes à l'Assemblée nationale ? Enfin, au Congrès, par exemple, pour le vote...

18:22
Invité

C'est deux questions qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. En plus. La réforme des institutions, même si c'est nécessaire.

18:26
Présentateur

Sachant que la première tentative de réforme constitutionnelle de Macron avait été bloquée, ça l'arrangeait bien, par le Sénat en 2018. Donc, le moment que vous attendez toutes et tous avec impatience. La vie d'Adèle. Bonsoir, Adèle. Mais il est où ? Mais où est-il ? Non, il n'est pas sous la table. Il y a quand même. À quel engagement, quand même, ce genre, feindre la maladie pour enfin laisser plus de femmes en commande d'émissions politiques. Un lendemain du 8 mars, en plus, c'est beau. C'est presque trop gros. Chelou.

19:20
Invité

Ça va ?

19:21
Présentateur

Vous avez un peu parlé, les amis, cette semaine, c'était la réforme des retraites est passée au Sénat. Et on dit que c'est une chambre un peu plus feutrée, plus calme qu'à l'Assemblée nationale,

19:32
Invité

mais que nenni ! Il y a aussi des coups de gueule au Sénat. Et donc, ce vieux discours réactionnaire d'opposer la France de ceux qui ne manifestent pas, ne font pas grève, sonne à plat. Vous êtes hors sol là-dessus. Vous reprenez le discours de la droite réactionnaire, mais vous êtes à côté de ce que pensent ces citoyens.

19:52
Présentateur

Merci. C'est chic, un coup de gueule de sénateur, quand même. Je suis quasiment hors de moi et pardon de vous le dire franchement, mais là, vous tirez un peu le diable par la queue. C'est ce qu'on appelle un coup de gueule bourgeois. Un coup de gueule bourgeois. Et c'était David Assouline qui n'est pas particulièrement bourgeois par ailleurs. Mais bref, donc, on sent un peu... Non, mais il n'est pas... Il n'est quand même pas à droite de l'hémicycle, je veux dire. Ah non ! Gauche-cave. On peut le dire. Sorry, David. Donc après, il y a un petit contrastounet du coup, quand même, avec l'Assemblée nationale, évidemment, quand on vient de voir ça.

Pour mémoire, la fin des débats à l'Assemblée, c'était ça.

20:36
Invité

Mais pourquoi ?

20:53
Présentateur

C'est des délicieuses images, on a envie de les revoir. Mais pourquoi est-ce que je vous montre ça ? Évidemment, des députés LFI qui chantent. Au-delà du bonheur de ces images, c'est parce que breaking news, les députés insoumis viennent d'ouvrir un glee club à l'Assemblée. Une chorale ! Une cuirale ou une chorale ? Non, c'est une chorale. Peut-être qu'ils ont d'autres projets, mais là, c'est une chorale. L'idée, c'est de resserrer les rangs un peu divisés par les guerres de chapelle. Du coup, comme dans toute organisation de la Starved Nation, si chère au cœur des LFI, ils vont faire du team building. Voilà. Ils ont hésité un peu avec du paintball.

Mais ils se sont dit que les vocalistes étaient peut-être plus rassembleurs. Puis on n'est pas après à l'abri des compètes solos. Genre, je suis là ! Je suis là ! Vous demanderez d'ailleurs à Louis Boyard, ça m'intéresserait de savoir s'il fait partie du club de chant. Oui, c'est clair ! Vous pouvez rajouter une petite question. Après, ce n'est pas nouveau la passion des LFI pour la chansonnette et si vous suivez l'émission, vous le savez, les Insoumis avaient un groupe de rock. Les Insous-Sols. Je vois des regards. Il y a un petit côté fait de la musique. C'était Adrien Quatenas, chanteur et guitariste du groupe. J'ai pris l'extrait où il est guitariste parce que parfois il est batteur.

22:18
Invité

On ne voulait pas créer

22:24
Présentateur

de polémiques inutiles. Voilà, voilà. Hier, c'était le 8 mars et ça rendait des hommages aux femmes mais alors à tir larigot. Et moi, j'aimerais rendre un hommage à une femme en particulier qui n'a pas démérité cette semaine, Élodie Jacquier-Laforge. Est-ce que vous savez qui était Élodie Jacquier-Laforge ? Eh bien, c'est elle. Les petits yeux, effectivement, qui se soulèvent. Non, mais c'est la députée de l'ISER et vice-présidente de l'Assemblée nationale et c'est elle qui présidait la fameuse session dite des bras d'honneur d'Éric Dupond-Moretti hier dans l'Assemblée. Elle était outrée, elle est montée dans les aigus. C'est pas possible !

Et cette élue de la République a dû prononcer cette phrase que peu de parlementaires pensaient devoir dire une fois dans leur vie. Pas à faire des bras d'honneur dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Bah oui, Monsieur le ministre. Mais normalement, il y a des choses qu'on n'a pas besoin de rappeler à des ministres. Mais s'il faut redire que dans l'hémicycle, les insultes et les bras d'honneur c'est interdit, peut-être il faut rappeler aussi que ce n'est pas autorisé. Je ne sais pas. Oui, c'est un peu... Pas prévention. Mais peut-être il faut le dire, je ne sais pas. Et ce n'est pas facile comme situation pour elle. Donc, il a fallu qu'elle mette les choses bien au clair.

J'ai des images... Les bras d'honneur, qu'ils soient physiques ou verbaux, ne sont pas admissibles. Donc, les bras d'honneur physiques ou verbaux. Un bras d'honneur verbal, ça ressemble à quoi ? Je ne sais pas, ça prend quelle forme ? C'est genre... Je ne suis pas du tout d'accord avec vous, bras d'honneur, monsieur le député. Donc, ça non plus, c'est interdit. Et tu veux... Bras d'honneur, bras d'honneur. Bras d'honneur. Contre bras d'honneur. En plus, vous n'avez pas la vidéo de ce fameux geste des gardes des Sceaux. On a tous disserté pendant 36 heures tous interdits genre à quoi ça ressemble un bras d'honneur de Dupond-Moretti, tu vois. Ça doit être délibéré, viril, un truc de bonhomme.

Et puis, les images, les bandes sont sorties cet après-midi. voici en exclusivité. Ça, c'est le premier. Mais vous allez voir, attends, on a quand même une information importante. Il prend un peu le temps et attention, il nous prépare un deuxième qui l'enchaîne immédiatement avec un troisième. Et en fait, ce n'était pas deux, un bras d'honneur, mais trois. C'est une information importante. Qu'est-ce qu'on en pense de ce bras d'honneur, s'il vous plaît ? C'est un bras d'honneur irounet. Un mignon, quoi. C'est un peu mou, pour quelqu'un qui a fait du théâtre, des trucs comme ça, des films. Bah ouais, franchement. On a connu le meilleur acteur, quoi.

25:05
Invité

Oui, c'est pas terrible, probablement.

25:07
Présentateur

On est tous un petit peu déçus. Peut-être qu'un bras d'honneur verbal eût été plus écheur. Ouais, peut-être qu'il aurait pu le dire, exactement. Non, parce que là, vraiment, clairement, c'est le mec au collège, tu sais, qui se met derrière le dos de la prof. Après, il faisait un terror surprise. Regarde, j'étais à la mèche. Non, j'ai rien fait, madame. Vraiment. Bref, droit des femmes, toujours, il y a un sujet qui n'est pas encore réglé et c'est celui de la représentation des femmes en politique au poste de direction, dans les cabinets ministériels. Mais il y en a une, à part Léa, qui bosse pour que ça change et elle bosse dur. C'est Christine Lagarde.

Alors, ça se voit pas, mais là, présentement, Cricri lutte ardemment contre le patriarcat. Grâce à ce geste symbolique, et c'est vraiment ce qu'elle dit sur Instagram, où elle embrasse l'équité.

25:51
Invité

Voilà.

25:54
Présentateur

Alors, elle et son équipe embrassent tous l'équité. Voilà, c'est vraiment sublime. T'as un challenge de TikTok ou pas ? Mais je pense, je pense que comme elle le fait pas toute seule et qu'elle le poste sur les réseaux, c'est peut-être pour nous demander à nous également de le faire, parce que c'est comme ça qu'on règle l'égalité homme-femme. Exactement. Léa, tu le savais pas ? Il faut embrasser l'équité. C'est sûr que je me sens vachement plus autonome et émancipée. C'est vrai. Tu le sens immédiatement ? Non, mais je veux dire, il y a des trucs comme ça qui circulent sur les Instagram et on n'y pense pas. Tu vois, c'est comme pour les iraniennes.

Si vous aviez tous coupé vos cheveux, elles ne seraient pas gazées dans leurs écoles aujourd'hui. Non, c'est vrai, franchement. Elle a coupé ses cheveux, Cricri ? Je ne crois pas que Cricri ait coupé ses cheveux, mais Cricri, elle travaille sur l'égalité femme-même pour l'instant. Donc, elle embrasse. Non, mais vraiment, je vous invite à aller voir, c'est vraiment le... Je ne sais pas, je trouve ça terrible. Terrible. Dans la même direction, donc toujours de représentation des femmes, il y a des efforts qui sont faits aussi aux Etats-Unis et dans l'équipe du président Biden himself.

26:51
Invité

More than half the women in my cabinet, more than half the people in my cabinet, more than half the women in my ministry are women.

27:00
Présentateur

Alors, attendez, si je vous traduis littéralement, plus de la moitié des femmes de mon cabinet sont des femmes. Ça, c'est quand même le max de la représentation. Tu ne peux pas faire mieux, ils font toujours mieux que nous, les Américains, évidemment. Il s'en sort peu... Bon, il se plante un peu Biden, mais il ne s'en sort pas si mal sur sa communication parce que c'est périlleux d'être un homme le 8 mars. Si. Parce que tu dois dire que tu es féministe et trouver des causes à défendre publiquement, mais sans qu'on comprenne trop clairement que le reste de l'année, globalement, tu t'en bats un peu les steaks. Genre, tu ne vas pas à la manif comme Bayou, quoi. C'est un peu ça.

C'est une slack line. Tu vas mollo, quoi. Il y en a qui vont sans entraînement. Et hier, celui qui a mis les deux pieds dedans ou à côté. C'est Ricky. Et oui, le féminisme est d'abord de droite et ça se voit sur l'organigramme LR, d'ailleurs. Ce que tire Taillot, Marlex, Larcher, Wauquiez. Que des femmes à la direction des LR. Et le féminisme est de droite, mesdames et messieurs, parce que les grands hommes de droite, ils ont des mères, des filles, des femmes et peut-être même des maîtresses. Donc, c'est quand même des grands féministes. Apparemment, Vincent Cassel fait des missions de conseil pour les LR. Le féminisme est donc de droite.

Comme si Olivier Dussopt disait que la réforme des retraites était de gauche. Ouais, il l'a dit. Et il l'a écrit. Bref, pour le féminisme comme pour les retraites finalement et comme globalement pour beaucoup de choses dans la vie, ça n'a peut-être pas besoin d'être de droite ou de gauche. Peut-être ça doit juste être de bon sens. Voilà, c'était ma petite pensée du jour que je voulais partager. Merci beaucoup ! Sans plus tarder, les invités de la semaine. A vous deux. Bonsoir. venez en tant que représentante Safia Haït-Warabi et représentant Romain Monbert-Soussan de l'association SOS Racisme. Merci d'être là ce soir. Merci d'avoir accepté cette invitation.

On vous reçoit parce que vous avez encore une fois mené des testings pour voir si finalement c'était compliqué lorsqu'on était racisé en France d'avoir notamment accès à des lieux de loisirs comme les boîtes de nuit. Intestings, c'est quoi ?

29:44
Invité

Pour résumer simplement, c'est un outil juridique sur lequel nous on se repose pour prouver justement qu'il y a des discriminations dans l'accès à différents services. Donc, pour expliquer comment ça fonctionne, en fait, on va organiser l'entrée, la présentation à l'entrée d'un établissement de plusieurs groupes. un premier groupe test qui va être composé de personnes issues de l'immigration ou d'origine supposée étrangère.

Donc là, dans le cadre du testing qu'on a réalisé, le premier groupe était un groupe composé de personnes principalement noires avec ensuite voir comment ils sont reçus et voir comment justement ils vont être reçus avec ensuite un deuxième groupe test en fonction des forces qu'on a en présence. Là, le deuxième groupe, en l'occurrence, c'était un groupe de personnes d'origine nord-africaine qui, pareil, se sont présentées à l'entrée de l'établissement toujours dans un délai assez court pour ne pas qu'il y ait un changement dans l'affluence de l'établissement. Et ensuite, le dernier groupe, le groupe contrôle composé principalement de blancs pour voir comment ils vont être reçus.

30:59
Présentateur

C'est des différences de traitement dans l'accueil, etc. Donc ça, c'est des choses que vous avez l'habitude de mener depuis un peu plus d'une dizaine d'années. Ça fait 20 ans. Oui, 20 ans. Ça a commencé dans les années 90. On a emporté exactement cette méthode dans les années 90. Et en fait, au début des années 2000, on arrive à faire en sorte que ce soit une preuve recevable par la justice. Parce que le testing, c'est un peu là l'enjeu.

C'est qu'en fait, quand on est victime de discrimination raciale, qu'on a la sensation d'en être quand on cherche un logement, quand on cherche un taf, quand on va en vacances, quand on veut juste se défouler en boîte de nuit, ça reste toujours une espèce de vingue impression. Et en plus, on nous dit qu'on n'est pas légitime en fait à être victime de racisme, qu'on est trop des victimes, etc. Parce que l'universalisme républicain, tout ça. Il ne faut pas habiter. On a tendance, quand on a une sensation de discret, à se dire « Ah, si tu commences à dire que tu es victime de racisme, on va te dire encore que tu en fais trop.

» Et en fait, quand on fait des testings et qu'on pose des chiffres là où il n'y en a pas, on reçoit mais tellement de messages, de mails, de DM sur les réseaux sociaux. Vous ne pouvez pas savoir qu'ils viennent nous dire « Merci, je n'étais pas fou, je n'étais pas folle. » Donc en fait, ça vient remettre une réalité là où le discours médiatique, politique et les institutions ont fait en sorte de nous faire croire que le racisme et la discrimination raciale c'était fini. Les choses ont changé. Elles ont évolué parfois bien, parfois mal. Mais en l'occurrence, ces chiffres, ils sont aussi là pour remettre une réalité.

Avant peut-être de regarder parce qu'il y a Loopsider qui vous a suivi pendant cette dernière série de testing que vous avez mené là récemment la semaine dernière, si je ne me trompe pas. Est-ce que vous avez des chiffres qui permettent d'avoir un regard sur l'évolution des différents testings que vous menez depuis 20 ans ? Est-ce que vous arrivez à constater des améliorations ? Et si oui ou sinon, pourquoi d'après vous ? Je ne sais pas ce que tu en penses, Romain. Je parlerais plus sur les différences de pratiques discriminatoires parce qu'il y a vraiment des dingueries. Mais si tu as des chiffres, je t'en prie.

32:56
Invité

Alors, on a quelques améliorations qu'on peut apercevoir. Là, en l'occurrence, sur les testings des boîtes de nuit, effectivement, ce qu'on a réalisé le week-end dernier, on était autour de 20 % des établissements qui ont discriminé sur l'ensemble de toute la France.

33:12
Présentateur

Il y avait combien d'établissements, du coup, vous avez testé ?

33:14
Invité

On a testé, c'était dans 10 villes.

33:16
Présentateur

Nationalement, 52 établissements. OK.

33:18
Invité

Donc, ça reste quand même important. Ça a été beaucoup plus important sur d'autres testings qu'on a faits par le passé. Ça dépend aussi des périodes sur lesquelles on va tester. Donc, il y a des améliorations, mais en fait, on va remarquer qu'il y a d'autres domaines de testing où on va avoir des régressions ou des améliorations vraiment minimes. Je pense notamment au testing qu'on avait fait, réaliser un testing inversé sur le logement où en fait, en trois ans, les chiffres étaient à peu près similaires à trois ans d'intervalle. Donc, pas vraiment d'amélioration et comme disait Safia, des pratiques qui vont parfois varier.

33:54
Présentateur

Là, par exemple, sur les établissements de nuit, ce qu'on constate, c'est que du coup, on a fait des testings à Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, il y a eu Paris, Lille, Mulhouse, Strasbourg, Lyon, Nice, etc. Et en fait, sur 52 établissements testés, on se rend compte que du coup, il y a 20% de discrimination avérée en sachant qu'on n'a pas compté là où on avait des doutes. Vous voyez, on ne fait pas les méchants, je ne sais pas quoi. C'est genre en flagrant délit. Pour vous donner un exemple, moi, du coup, les testings, je les ai menés avec l'équipe marseillaise. Coucou Marseille.

Et ce qui se passe, c'est que, par exemple, il y a le groupe noir qui va rentrer, on leur dit, il faut de la réservation. Le groupe arabe va rentrer, on leur dit, il n'y a plus de place. Le groupe blanc va rentrer avec littéralement une minute d'intervalle entre chaque groupe et on va leur dire Marhaba, vous êtes bienvenus et tout. Donc non, c'est vraiment quand il y a une pratique discriminatoire avérée. On a les preuves, on a les vidéos. Et en fait, ce qui est important, c'est qu'on compte après ces testings porter plainte. Donc là, on est à 20% de discrimination. C'est donc du coup en baisse par rapport au testing et à l'évolution qu'on a constaté ces 20 dernières années.

Cependant, ce qu'on constate, c'est qu'aujourd'hui, les pratiques discriminatoires, elles ont évolué. Par exemple, si contrairement aux années 80-90, on ne va pas, sauf exception, comme je l'ai connu à Marseille, avoir des refus catégoriques sur les populations noires et arabes, par exemple, on va avoir des politiques de quotas par établissement. Mais parce qu'en fait, les testings sont une épée de damoclès.

En fait, ils ont tellement peur de se faire pointer pour racisme et discrimination raciale qu'en fait, on s'est rendu compte qu'ils mettent en place des politiques de quotas où on en met un peu pour ne pas être suspect quand on passe devant ou qu'on check les signalements Google pour établir nos cartographies de testing. Mais du coup, il n'en faut pas trop non plus. Ce qu'on constate aussi, c'est qu'il peut aussi avoir des discriminations sur la qualité du service. Par exemple, vous êtes noir, arabe, vous rentrez dans un établissement, on va vous mettre tout au fond, mais pas à la terrasse. Par exemple, ça, c'est des choses qu'on va tester aussi.

L'emplacement des personnes parce qu'il ne faut pas non plus trop de personnes, noirs, arabes, issus d'immigration ou asiatiques, en fait, qui viennent faire la vitrine de l'établissement. Autre pratique discriminatoire que j'ai pu vivre personnellement, c'est par rapport à d'autres groupes. on va vous demander de payer en premier avant même, par exemple, d'avoir reçu vos consos par peur que vous vous barrez sans payer, en fait. Donc, il y a autant une discrète dans l'accès à l'établissement qu'après la manière dont vous allez être traité dans l'établissement, en fait. Oui, bien sûr. On va regarder la vidéo, justement, pour que vous compreniez un peu l'ampleur du problème.

qui, en régie, vous allez faire ça. On s'en va à la législation parce qu'on sentit on n'est pas dangereuse. Vous n'êtes que trois ? C'est uniquement sur table. Et du coup, on est en retard. Ah, j'ai arrêté. Sur table. Il faut prendre une table. Il faut prendre une table ? Oui.

36:31
Invité

D'accord. Sinon,

36:33
Présentateur

il faut les prendre maintenant. Il y a un minimum de 1 000 euros. Bonsoir. Bonsoir. Vous avez une réservation, messieurs-là ? Non. C'est 100 euros pour l'entrée pour les hommes et 50 euros pour les femmes. C'est pour ça que chaque c'est à peu près ça. La vidéo est assez courte et très éloquente. Je pense qu'il n'y a pas besoin de faire de dessin. Elle est très parlante juste de ce que je viens de dire. Oui, ça explique très très bien ce que vous venez de dire, effectivement. Sacha, tu voulais réagir ? J'ai une question. J'ai vu un commentaire dans le chat auquel je n'adhère absolument pas qui dit pourquoi porter plainte ?

Est-ce que les établissements n'ont pas le droit de choisir leurs clients ? Est-ce que vous pouvez répondre s'il vous plaît ? Bonne question. En réalité, c'est une bonne et une mauvaise question dans le sens où en réalité, la sélection évidemment sur des critères ratios mais en réalité, c'est juste qu'il y a consensus mais il faut le savoir sur l'âge et la manière dont vous êtes habillés en réalité, c'est illégal. C'est illégal. C'est juste qu'en fait, il y a un consensus commun et y compris un consensus des autorités administratives et notamment des préfectures. C'est ça en fait le plus scandaleux. Et pourquoi porter plainte ?

C'est aussi parce qu'on s'est rendu compte que la justice en fait ne prend pas au sérieux en réalité les questions de racisme et de discrimination raciale. Nous, on a beaucoup de difficultés à faire condamner par exemple les établissements ou les entreprises qui commettent de la discrimination raciale. Un exemple, en 2021, sur toutes les plaintes pour discrimination raciale, il y a eu zéro condamnation.

Donc aussi, comment dire, secouer le cocotier à la justice et en fait, continuer à foutre la pression aussi bien sur l'institution judiciaire que sur les établissements et en fait, se vivre comme une double épée de Damoclès, c'est ultra important parce qu'en fait, on ne va pas non plus dire à la justice « Oh, ouais, saisissez-vous si vous voulez. » On a vu d'ailleurs assez récemment des situations de discrimination qui pouvaient être dénoncées de manière assez spontanée sur les réseaux sociaux. Vous, donc ça fait une vingtaine d'années que vous faites ça à travers les testings, à travers aussi des recours en justice, etc.

Est-ce que les réseaux sociaux ont changé votre façon de travailler et est-ce que vous trouvez que finalement, le shitstorm que ça peut créer sur les réseaux sociaux auprès d'un établissement quel qu'il soit n'est pas plus efficace qu'une action en justice parfois ?

38:51
Invité

C'est effectivement la question qu'on peut se poser mais l'important, en fait, je pense, c'est qu'il y ait les deux justement, c'est parce qu'effectivement, nous, quand on mène des actions en justice, c'est aussi un moyen de faire avancer parfois la jurisprudence et donc faire avancer la justice sur ces questions-là. Donc, c'est fondamental mais effectivement, les réseaux sociaux permettent une visibilité.

C'est aussi pour ça que nous, par exemple, en fait, on essaye de médiatiser au maximum ces actions parce que c'est important de mettre ça dans l'espace public surtout qu'en fait, on a le sentiment après chaque testing qu'en fait, à chaque nouveau testing, les Français redécouvrent qu'il y a des discriminations, qu'il y a du racisme, il y a des indignations qui vont monter et disparaître quelques jours plus tard. Donc, c'est comment on arrive aussi à montrer que non, en fait, le racisme, c'est tout le temps et comment on peut lutter contre ça.

39:40
Présentateur

Oui, bien sûr. Après, moi, j'ai le sentiment qui a été partagé par d'autres personnes sur la banalisation d'un discours raciste au sein des médias mais aussi dans le milieu politique et moi, je trouve ça très inquiétant parce qu'en fait, j'ai l'impression que le Sarkozy a un peu ouvert la brèche en disant « Ok, on va dire tout haut ce qu'on pense tout bas, genre on est décomplexé maintenant » et je trouve ça super flippant parce que, vous l'avez vu comme moi, on a des racistes en roue libre parfois à l'Assemblée nationale, c'est quand même très inquiétant. J'imagine que ça peut avoir aussi un impact sur l'opinion publique et là, je me tourne vers monsieur opinion publique. C'est parfait,

40:16
Invité

la transition est nickel. Oui, en effet, il y a des travaux qui sont extrêmement intéressants, c'est ceux qui sont faits par la Commission nationale consultative des droits de l'homme et justement, chaque année, ça synthétise vraiment tout ce qui peut être fait en termes de perception des discriminations au sein de la population française. Il y a notamment un indicateur qui est fait chaque année pour voir un peu l'évolution de la tolérance de la population française par rapport à différentes minorités. Donc ça, c'est un indicateur synthétique et ça permet juste, si tu veux, de voir un peu quelle est la tendance.

Donc on voit quand même qu'à part des effets un peu de cycle et notamment qui sont liés aux personnes qui sont au pouvoir. Tu vois, sous la période Sarkozy, par exemple, il y a une baisse assez nette de la tolérance et qu'on est plutôt quand même sur une augmentation de la tolérance. Néanmoins, est-ce que tout va bien ? Non, pas du tout. Et c'est là où, en fait, les nouvelles générations sont beaucoup plus tolérantes que les enchaînes générations mais au sein d'un pays qui est quand même globalement extrêmement intolérant parce que pour donner quelques autres chiffres, à l'heure actuelle, il y a quand même 66% des Français qui disent il y a trop d'étrangers en France.

55% qui disent les immigrés ne font pas suffisamment d'efforts pour s'intégrer et 62% on ne se sent plus chez soi comme avant. Donc c'est quand même, voilà, il y a vraiment une question qui se pose à ce niveau-là et un autre chiffre, c'est le dernier, je te promets, que j'ai retrouvé dans ce... Oui, c'est ça, c'est les fameux chiffres. C'est le cas de mon dernier livre, d'ailleurs, si vous voulez l'acheter pour les droits d'auteur, c'est pas mal. Le dernier chiffre, c'est qu'à l'heure actuelle, dans l'ensemble de la population française, il y a 1,2 million de personnes qui ont déjà subi un événement raciste. 1,2 million de personnes.

Et ça montre quand même qu'il y a vraiment une question qui se pose à ce niveau-là et qu'il devrait y avoir une vraie réflexion collective là-dessus. Et quand tu parlais des faits des médias, oui, quand il y a Fox News, CNews pardon, qui arrive en France, Zemmour qui est en roue arrière pendant toute la campagne présidentielle, c'est sûr que c'est pas des bonnes choses à ce niveau-là pour avoir une évolution positive.

42:14
Présentateur

Mais d'ailleurs, de manière générale, ça contribue à ce qu'on appelle les crimes de haine. Parce qu'on se rend compte que finalement, les crimes de haine en France ne sont pas en baisse. C'est particulièrement inquiétant. Et ça concerne bien sûr le racisme, mais ça concerne aussi le sexisme, la transphobie, etc. Vous, dans vos pratiques au quotidien, j'imagine que vous êtes la cible de menaces comme n'importe quel militant et militante antiraciste. aujourd'hui en France, on voit qu'il y a des permanences d'associations qui sont vandalisées. On voit que l'extrême droite se structure de plus en plus pour... Raphaël Arnaud qui hier s'est formé la cible de la cible.

Exactement, j'allais venir, exactement, qui s'organise de plus en plus pour venir. Louis Boyard qu'on va recevoir qui a été attaqué à l'université de Bordeaux pendant un meeting. Qu'est-ce que ça change, vous, au quotidien dans votre activité, dans vos actions ? Est-ce que vous ressentez déjà cette montée de la violence de l'extrême droite ? Oui, tout à fait, nous, personnellement, mais ce qui se passe, c'est que, moi je vous remercie de poser ce débat sur la table parce qu'en fait, cette montée du racisme, de la xénophobie et surtout de la libération du discours raciste de manière mainstream, en fait, il faut comprendre que ça pousse à de la radicalisation.

En fait, on nous a parlé pendant très longtemps de radicalisation islamiste, djihadiste, etc., mais en fait, aujourd'hui, la radicalisation mainstream qui se passe, c'est que l'islamisme est un extrême droite. Là, on a une autre extrême droite identitaire qui radicalise de manière mainstream via les grandes chaînes télé françaises en France. Et ça pousse nécessairement à des passages à l'acte et en fait, quand vous avez des partis d'extrême droite qui montent de manière imminente aussi dans la sphère politique, ça contribue à structurer une impunité des groupes muscules fascistes en France. Donc du coup, ce qu'on a, nous, à SES, c'est qu'il y a plusieurs choses.

Vous allez soit avoir des individualités qui vont passer à l'acte et commettre des crimes racistes. Il y en a, dernièrement, un qui s'est fait condamner dans le nord de la France parce qu'il a assassiné un père de famille maghrébin. Enfin, il y a plein d'histoires qui se passent comme ça dont on a du mal à entendre parler aussi parce que les institutions, la justice vont toujours contourner, par exemple, la caractérisation raciste du crime, par exemple. Et puis, ce qu'on a de manière globale, c'est que, par exemple, je suis étudiante et ce qu'on constate, c'est aussi une résurgence des actions de groupes fascistes en fait dans les facs.

Moi, par exemple, je suis étudiante à Nanterre et il y a trois semaines, il y a le GUD qui est venu sur la fac et qui a menacé des femmes voilées, des personnes noires et arabes qui m'a vu moi qui m'a menacée parce que je suis militante antiraciste. Ensuite, le GUD est venu deux fois sur la fac, il y a la cocarde accompagnée d'un service d'ordre armé qui est venu. Ça s'est en passé dans des universités à Bordeaux avec l'Action Française, à Aix-en-Provence, à Lyon, etc. Ça reste quand même une extrême droite qui, en tout cas, sur Nanterre, notamment, tâte le terrain. Ils viennent de manière extrêmement nombreuse. La fois, ils sont venus, ils étaient 17.

Il y a leur chef, Marc de Cacré, contre qui on est en procès. Enfin, en procès, non, parce que la justice n'avance pas, mais contre qui ? Il y a une mise en examen suite à l'agression des militants d'SOS Racisme à Villepinte qui est venue. On en parlera juste après, mais justement, ils sont dans une dynamique où on se sent monter en puissance parce qu'il faut vraiment rappeler et taper sur la table pour rappeler que l'extrême droite fascisante qui passe à l'acte et l'extrême droite politique, ce sont les deux phases d'une même pièce, quand bien même ils voudraient se donner un vernis social, quand bien même ils voudraient glisser en fait leur apparence et leur discours.

Et ce qui se passe, c'est que quand ils arrivent sur les facultés, notamment sur les facultés de banlieue traditionnellement de gauche et antiraciste, ils viennent provoquer et tâter le terrain.

Ils n'étaient pas tellement à l'aise en réalité parce qu'ils sont venus surarmés et très nombreux, mais ça renvoie quand même un message où on a intérêt à faire front uni et à prendre conscience qu'on fait partie d'un même camp social et qu'en période de mobilisation contre la réforme des retraites contre laquelle l'SOS Racisme est mobilisé parce que c'est une réforme profondément raciste et sexiste, en fait, il va falloir faire front uni et ils profitent de cette mobilisation-là pour trouver des militants sur les facs. La réponse du gouvernement face à ces actions, vous la trouvez satisfaisante ? Non, mais il n'y en a pas, en fait. Il n'y en a pas. Non, mais je ne fais pas la...

Non, mais il n'y en a pas. Non, mais il n'y en a pas, en fait. Non, mais il n'y en a... Je ne sais pas quoi dire à part il n'y en a pas. Enfin... Il n'y en a pas. Non, mais attendez. Non, mais juste... Gérald Darmanin a quand même écrit pour l'action française. OK ? Quand il était juan, tout ça, machin. Et ensuite, même si, par exemple, l'Europe a pointé du doigt qu'aujourd'hui, les attentats d'extrême droite étaient une menace imminente, on a un ministère de l'Intérieur qui ne s'en saisit pas. Donc moi, je ne suis pas surprise au vu de la figure de Darmanin et de ce qu'il incarne, parce que c'est ce que je viens de dire, mais on est en danger. Les militants de gauche, nous sommes en danger.

La dissolution de générations identitaires n'a rien changé ? Ce qui se passe avec les dissolutions, c'est qu'elles sont extrêmement importantes parce qu'elles viennent fragiliser les organisations, par exemple, notamment à Lyon, qui peuvent avoir des locales et donc, du coup, de fait, les affaiblissent dans une accumulation structurelle et matérielle. Mais il faut se rappeler qu'une fois qu'il y a dissolution, il y a souvent reconstitution.

Par exemple, les oives dont on va parler, je laisserai Romain un peu expliquer, mais qui ont agressé les militants d'SOS Racisme à Villepinte ont été dissous à la suite de cette agression, mais la plupart sont partis reconstruire le GUD en novembre 2022 en région parisienne. Et la plupart de ces militants sont fichés. Moi, maintenant, au-delà des constitutions, c'est comment il n'y a pas de suivi, en fait, alors même qu'ils sont fichés, qu'ils se permettent encore de faire des actions.

Marc de Cacré, qui est le chef aujourd'hui du GUD et le chef des Oives, donc c'est un chef imminent aujourd'hui dans les structures fascisantes de région parisienne, est un multirécidiviste déjà condamné, mis en examen dans l'agression des militants d'SOS Racisme à Villepinte, mais aussi parce qu'il a l'idée des tentatives de ratonnade contre les supporters du Maroc pendant le match France-Espagne, qui aujourd'hui est en liberté, donc il y a aussi un jement foutisme de la justice qui est extrêmement préoccupant. Donc la dissolution n'est pas la solution miracle. Il y a aussi tout un suivi de la justice qui doit se faire et qui aujourd'hui n'est pas là. Excuse-moi, j'ai juste une question.

Tu disais tout à l'heure que la justice et les forces de l'ordre avaient du mal à prendre vos plaintes et tout. Comment ça se caractérise ? Vous allez au commissariat pour porter plainte et on vous dit on refuse de prendre votre plainte parce que ce n'est pas caractérisé ? Ah non, ce qui se passe c'est que par exemple une fois que les victimes, les familles portent plainte et que nous on se constitue partie civile, quand SOS Racisme on se constitue partie civile, on fait du forcing pour que le caractère raciste soit reconnu. Et en fait, quand le caractère raciste est reconnu dans une procédure, ça permet d'aggraver en fait la peine.

Et très souvent, c'est ce caractère raciste qui n'est pas reconnu. Donc là, les plaintes et tout sont prises mais c'est ce caractère raciste-là qui pose question. Je rappelle juste qu'on va parler justement de cette montée de la violence d'extrême droite avec notre invité politique qui sera Louis Boyard à partir de 21h et entre temps, on aura le PowerPoint de Vincent juste pour parler un peu programmation. Peut-être une autre question quand même assez importante. Vous, concrètement, au quotidien, vos actions en dehors des testings, c'est quoi ? Vous faites du plaidoyer ? Vous... Ouais ?

49:41
Invité

Alors, on fait tout un tas de choses parce que l'association est ancienne et donc il y a une certaine expérience aussi accumulée. On a un pôle éducation populaire qui intervient dans les écoles, ce que dénonçait d'ailleurs Éric Zemmour. On vient faire de la propagande antiraciste dans les écoles comme si l'antiracisme était quelque chose de mal. Donc, il y a des interventions effectivement dans les milieux scolaires où on vient justement parler d'antiracisme, de la question des discriminations. On s'adresse à des collégiens, à des lycéens. Donc, ce n'est pas des choses extrêmement poussées mais c'est quand même comment on peut apprendre à vivre ensemble, etc.

D'où ça vient aussi le racisme parce que ça ne vient pas de nulle part. On a ce pôle éducation populaire qui vraiment intervient à la fois dans les établissements scolaires mais aussi dans les structures qui accueillent des jeunes. On fait également un pôle juridique qui réalise les testings mais qui réalise également des permanences téléphoniques tous les jours de 10h30 à 13h où les personnes victimes de racisme, d'antisémitisme, de discrimination en quête de conseils peuvent nous contacter.

50:50
Présentateur

Vous pouvez partager le numéro ou que par exemple s'il y a des gens du chat qui ont besoin de...

50:54
Invité

Tu l'as, t'as ton portail ? Je ne l'ai pas sur... Je suis sûre que je le trouve sur Internet. Oui, il est sur Internet.

51:00
Présentateur

Il est sur le site. Très important d'avoir ces données-là. Continuellement, vous êtes libres d'appeler, de laisser des mails, de prendre rendez-vous. On est là pour ça.

51:11
Invité

S'il y a des gens de SOS Racisme qui regardent le live, n'hésitez pas à le mettre dans le chat.

51:15
Présentateur

Merci mes camarades. Aidez-nous un petit peu. Mais du coup, on a ce pôle juridique, le pôle éducation populaire et au-delà des interventions dans le milieu de jeunesse et du coup, de mener des campagnes contre, par exemple, des réformes antisociales, contre la loi immigration, d'avoir un pôle juridique qui va structurer justement toutes ces statistiques et accompagner du coup des personnes. On a...

Enfin, on est une association évidemment mouvementiste et militante parce qu'en fait, on pense aussi que quand bien même on serait force de propositions en fait, pour faire changer les choses, pour amener des lois, pour amener une restructuration profonde, en fait, on se doute bien que les gouvernements et les institutions ne vont pas juste accepter comme ça et qu'il y a besoin d'un vrai rapport de force militant et social. Et c'est pour ça que justement, nous, avec Romain, on s'occupe de la structuration militante dans les milieux de jeunesse et dans les facultés.

Il y a énormément de jeunes à SOS Racisme, on est vraiment beaucoup, mais on pense que par exemple, avoir une présence dans les facs, ça aussi signifie à l'extrême droite que vous n'allez rien reconquérir du tout et qu'en fait, on est bien présent. Merci beaucoup. Je vois qu'on peut trouver toutes les informations sur le site d'SOS Racisme, donc sos-racisme.org avec le numéro de téléphone, aussi une adresse mail pour pouvoir saisir le service juridique de l'association. Antoine, tu avais une question pour nos invités et ce sera, je le crains, la dernière.

52:34
Invité

Oui, en fait, c'était pour revenir un peu sur ce que tu disais, le fait qu'il y a un lien entre les actes racistes, violents, par des groupuscules et le climat politique général. Et ce que l'on a vu ces dernières années, c'est qu'il y a une porosité en termes de valeurs de plus en plus importantes entre la droite classique et l'extrême droite qui n'existait pas auparavant. Il y avait de la volonté, c'était Chirac notamment, de mettre un vrai mur avec l'extrême droite qui est complètement tombée ces dernières années où il y a eu une dédiabolisation de Marine Le Pen qui est complètement incroyable.

Et il faut bien prendre en compte que ce qui existe là dans le débat public, ça peut avoir, ça a des conséquences en termes d'ambiance et de climat et des personnes qui vont avoir des questions qui sont extrêmement violentes. Et quand, par exemple, l'attitude de la majorité, elle peut être extrêmement critiquable à ce niveau-là. Quand, au moment des législatives, il y a certains députés qui mettent sur un même plan l'ANUPS et le Rassemblement national. Ou quand il y a des propos de Gérald Darmanin pour dire à Marine Le Pen qu'elle est trop molle, bon, trop molle, ça veut dire qu'il faut faire quoi derrière ?

Je veux dire, c'est quand même, il y a un vrai climat, il y a une vraie réflexion à avoir plus en profondeur. C'est d'ailleurs l'ami Raphaël Durka de spécialité.

53:45
Présentateur

Merci beaucoup. Merci à vous deux d'être venus pour nous parler de ces actions que vous menez au quotidien. Merci aussi d'être venus faire de la pédagogie sur les questions et les combats que vous menez. Merci pour votre travail. C'est pire qu'au Sénat ici. C'est quoi ce bordel ? Bon, on n'en profiterait pas pour faire un petit point sur la thune, le nerf de la guerre comme nous l'ont expliqué nos invités de ce soir. On en est où, là, du financement participatif ? Mais on a des... 157 000 et donc on doit atteindre 160 000, c'est ça, là, au moins, ce soir ? C'est ça, l'objectif ?

Allez, un petit point sur les contreparties au cas où vous auriez loupé quelque chose pendant la vidéo de présentation. Donc, vous pouvez participer à partir de 5... en dessous de 5 euros, oui, un euro symbolique si vous le souhaitez. Ensuite, vous pouvez devenir firetipper à partir de 5 boules. Dans ces cas-là, vous allez avoir accès directement au replay, vous n'aurez pas besoin d'attendre. Et puis, vous pouvez évidemment dépenser tout votre argent en goodies sur le magnifique backseat shop. Et franchement, ça vaut le coup.

J'en profite pour rappeler aussi pour celles et ceux qui nous regardent en replay sur YouTube que si chacun d'entre vous, je fais le calcul, ce n'est pas facile, dépense 5 euros, c'est ça, voilà. Si chacun et chacune d'entre vous dépensent 5 euros pour nous soutenir, nous pouvons avoir suffisamment d'argent pour avoir des émissions jusqu'à la fin de la saison. Donc, c'est quand même pas mal, finalement. 5 balles, ça peut être bien dépensé. Nous allons maintenant accueillir notre cher Vincent pour son PowerPoint. Vincent ?

56:11
Invité

Vous allez bien ?

56:12
Présentateur

Salut Vincent !

56:13
Invité

Ça me fait plaisir de te voir dans ce siège.

56:15
Présentateur

C'est bizarre. Ça me fait plaisir.

56:17
Invité

De te voir dans ce siège-là ou de te voir dans ce siège-là ?

56:20
Présentateur

Les deux. De quoi ? La perspective est un peu fucked up ce soir. C'est cool, hein ? Je ne dis pas.

56:26
Invité

Alors, tu veux nous parler,

56:28
Présentateur

toi, ce soir ?

56:29
Invité

Moi, ce soir, en fait, cette semaine, je n'ai pas beaucoup bossé. Je vais être honnête. Ça commence super bien. J'ai fait des TikToks. C'est bien pour que les gens

56:36
Présentateur

donnent de l'argent pour justifier ton salaire. Oui, mais attendez, attendez, attendez. Justement, justement.

56:40
Invité

Ce soir, en fait, j'ai envie de vous prouver quand même que je travaille un peu et que je bosse mes sujets. Il faut que je vous montre un petit peu comment un de mes outils pour travailler, c'est très simple et tout, mais un de mes outils que j'utilise vachement, c'est les alertes Google. Très simple, très basique. J'ai mis des mots-clés sur des thèmes, des mots particuliers ou certains noms de personnalités un petit peu problématiques. Et d'habitude, j'ai des sujets assez variés. C'est très, très, très, très large. Mais cette semaine, dans mon mail influenceur, il y a un nom qui est inattendu, qui est revenu à plusieurs reprises.

C'est celui de Louis Boyard, donc député LFI de 22 ans, que vous allez recevoir juste après en plateau. Parait-il. Et vous le savez sûrement, donc en marge du mouvement de grève, Louis Boyard a invité les lycéens, les étudiants à bloquer leur fac ou leur lycée à travers le Blocus Challenge. Donc voici ce qu'il y a dans une vidéo qui est devenue vraiment virale avec plus de 14 millions de vues depuis. Bon, le 7 mars, on fait quoi ? Quoi couper ? Non, ça, c'est pas le sujet. Le 7 mars, toute la France sera bloquée contre la réforme des retraites.

Et parce que cette réforme nous concerne nous aussi les jeunes, on s'attend à ce que tous les lycées et toutes les universités soient bloquées contre la réforme des retraites. C'est pourquoi on lance le hashtag Blocus Challenge. postez vos plus belles photos de Blocus de lycée et d'université. Parmi ces photos, on en tirera une au sort et l'équipe de bloqueurs sera invitée à visiter l'Assemblée Nationale avec nous. Donc on se retrouve le mardi 7 mars pour mettre le pays à l'arrêt et participer au Blocus Challenge. On se retrouve mardi pour faire reculer Macron.

Alors, bon, outre le fait que Kouakoube, moi j'en peux plus globalement, moi j'ai retenu qu'il y avait à gagner une visite à l'Assemblée Nationale. Et ça t'en rêves ? Alors, justement. Moi je pense si je suis au lycée là aujourd'hui, je préférerais peut-être je sais pas une petite carte Dracofeu Shiny Vmax ou une petite PS5 pour me déconnecter un peu plus du réel comme disait je sais plus qui. Après je dis ça mais c'est vrai que en rêve, je me dis Jean, tu lui offres ça ? Ouais ! C'est le plus beau jour de sa vie quoi.

58:39
Présentateur

Mais est-ce un bon exemple ? Est-il représentatif ?

58:42
Invité

Je pense pas sûr. À sa manière. Bon, on t'embrasse. Ouais, on t'embrasse. Mais lui c'est Europa Park l'Assemblée Nationale. Il y a moyen. C'est son pèlerinage à Lourdes. Tu l'emmènes là-bas il est guéri instantanément. Enfin je veux dire il se lève. On a trouvé la solution. On t'embrasse Jean évidemment. Mais en tout cas ça m'a interpellé et donc j'ai cliqué sur les contenus qui parlaient de Louis Boyard influenceur. Et je n'ai pas été déçu du tout évidemment. Parce que l'initiative du député elle a divisé et certains lui ont reproché un peu de sortir de son rôle d'élu et de devenir influenceur. Donc avide de like d'abonnés etc.

J'ai notamment pas mal phasé devant un édito de Hertel qui le compare je vous dis pas tout en détail mais qui le compare à Jackass à Trump et qui fait un parallèle avec le jeu vidéo. Donc il y a tout. Pour moi c'était

59:30
Présentateur

un édito sous LSD quoi. Ouais.

59:34
Invité

Peut-être. Les médias. J'ai regardé ça amusé au début puis je me suis dit qu'il y avait quand même une question intéressante derrière tout ça et aujourd'hui la question que j'avais envie de me poser c'est est-ce que les politiques ont le droit d'être des influenceurs ? Alors oui je précise tout de suite à droite c'est Jay Barry je vais en reparler après mais on le reconnait peu parce que enfin bref c'est un détail. Parce que c'est vrai qu'on s'est souvent demandé si les influenceurs pouvaient faire de la politique mais on s'est rarement demandé l'inverse est-ce que les politiques pouvaient faire de l'influence.

Alors évidemment d'un point de vue purement linguistique il n'y a pas de débat aux yeux du Larousse des définitions les politiques c'est des influenceurs ça il n'y a pas de il n'y a pas de mystère là-dessus ils ont un grand pouvoir d'influence sur l'opinion publique voire sur les décideurs donc c'est carré là-dessus voilà les politiques correspondent à la définition d'un influenceur. Il n'y a pas de débat non plus sur les placements de produits dans le sens où c'est vrai que quand on dit influenceur on pense souvent au placement de produits arnaques etc et les élus les politiques ils n'ont pas le droit d'en faire.

En 2017 je rappelle François Ruffin avait dû retirer une partie de vidéo YouTube où il parlait d'un numéro de son journal Fakir il y avait Marlène Schiappa aussi qui en avait fait les frais en 2021 parce qu'elle avait été accusée d'avoir fait la promotion d'un salon de coiffure et d'un lissage brésilien aussi la vidéo avait été supprimée enfin c'était très flou mais bon les traces sur internet sont encore là

1:01:00
Présentateur

et dans nos cœurs dans nos cœurs bien sûr

1:01:03
Invité

surtout dans nos cœurs et récemment il y a le député RN Grégoire de Fournasse vous connaissez pour d'autres raisons peut-être récemment il avait carrément fait la pub du vin qu'il produisait enfin voilà il fait un tweet je vous mets un petit lien voilà n'hésitez pas achetez mon vin t'épouse voilà en fait le débat politique

1:01:21
Présentateur

attends je t'interromps 158K désolé j'avais les consignes très précises

1:01:34
Invité

non non bien sûr il faut que je vais faire plus de blagues sur Jean et Lourdes

1:01:37
Présentateur

certainement

1:01:39
Invité

en fait je trouve que le fond c'est le débat politique versus influenceur il tient surtout dans la vision que les élus français ont de leur propre stature dans le sens où traditionnellement un élu ça porte un costume une cravate ça parle avec un langage soutenu parfois ronflant ça va sur BFM TV plutôt que sur TikTok et ça regarde la caméra au lieu de la tenir alors bon c'est vrai que ces dernières années vous pouvez le voir là j'ai mis deux exemples au hasard les frontières se sont un peu brouillées entre ces deux mondes d'ailleurs c'est très bizarre que j'ai l'impression que Eric Zemmour regarde Gabriel enfin c'est

1:02:10
Présentateur

c'est drôle c'est drôle parce que les chiots avec Eric Zemmour ça marche pas

1:02:15
Invité

ça va me hanter encore une fois et donc voilà vous pouvez le voir il y a des exemples qui sont assez nombreux c'est vraiment deux au hasard mais en fait c'est simplement que pour toucher une audience qui leur échappe aujourd'hui il y a plusieurs politiques qui ont dû s'adapter et commencer à faire appel à certains influenceurs donc il y a Thibaut Enforme comme j'aime bien l'appeler il y a McFly et Carlito qui sont allés faire un concours d'anecdotes avec le président qui lui-même est devenu youtubeur par la suite il y a Marlène Schiappa qui avait invité des influenceuses aussi c'était à Beauvau elle l'a fait elle l'a fait c'est encore une ref non ?

ouais allez tu l'as je l'ai j'y fus et Gabriel Attal il avait aussi fait un live twitch sur la jeunesse depuis l'Elysée il avait notamment invité André Phénix ou Malek qui est chroniqueur dans Backseat Gabriel Attal il a aussi fait beaucoup beaucoup de live Instagram j'ai donné un exemple parce que forcément je pense à Néo et Soin dans ce moment qui vivent une période vraiment vraiment pas facile et puis n'oublions pas non plus le multi-stream organisé par l'équipe de Jean-Luc Mélenchon où des personnes et des streamers notamment toi Léa et Usul vous aviez participé à l'époque aussi on l'a fait on l'a fait tu y fues voilà Mélenchon c'est d'ailleurs le premier en fait créateur de contenu total j'ai envie de dire parce qu'il s'est emparé très vite grâce à son équipe aussi de Youtube de Twitch de TikTok sans délaisser son phrasier mais il a vraiment adopté les codes de ces plateformes là Louis Boyard il s'inscrit parfaitement dans cette mouvance large chez LFI sur les réseaux sociaux sauf que lui en plus il a 22 ans Louis Boyard atteint 2000 c'est juste qu'en fait c'est logique aussi qu'il aille sur TikTok puisque ça fait partie de sa culture plus que Jean-Luc ?

bah voilà et d'autres par contre ont poussé l'influencerisation mon prof de linguistique me tuerait de la politique encore plus loin je pense évidemment à Jean-Baptiste Djebarri les images sont choisies vraiment exprès qui lui a vraiment enchaîné les challenges sans même essayer de trop les comprendre il se refait sur les références à Adult Swim sans même se dire mais ça fait référence à quoi ce genre de choses et il m'angoisse pas malin je dois vous le dire et comme vous le remarquez sa bio c'est littéralement ministre de TikTok on est vraiment c'est devenu l'influenceur total il n'est plus ministre mais ça veut dire quelque chose quand même et là c'est là que je me suis dit en fait la question c'est pas de savoir si les politiques ont le droit d'être des influenceurs ils le sont déjà dans les faits avec certains avec beaucoup de cynisme il faut le dire en revanche on peut se demander quel est l'objectif profond derrière ce type de démarche car mine de rien l'impact de la communication politique numérique sur le réel elle est plutôt complexe à quantifier et difficile de jauger par exemple l'impact concret du blocus challenge qui semble avoir rendu d'abord visible la figure de Louis Voyard dans les médias et sur les réseaux plutôt que le sujet derrière le challenge surtout qu'en plus la mobilisation jeune c'était prévu plutôt ce jeudi en fait donc c'est pour ça qu'aussi on peut se poser la question et donc pour conclure un peu comme Adèle j'ai une question pour notre invité que j'aimerais lui poser juste au cas où moi je pose ça là est-ce que ça sert à quoi ça sert en fait d'investir autant dans les réseaux sociaux dans les codes dans les trends quand on fait de la politique en 2023 voilà est-ce que c'est quelque chose d'utile peut-être que vous aurez l'occasion d'en discuter avec lui voilà merci beaucoup merci merci beaucoup Vincent

1:06:04
Présentateur

j'en profite pour dire effectivement qu'on a dépassé donc les 158 000 euros et que si on veut franchir le next palier ce que je vous invite chaudement à faire ce soir on s'est fixé un objectif jusqu'à enfin le prochain palier pardon est fixé à 174 000 euros et comme on vous l'a dit chaque palier permet de financer une émission donc si jamais on y arrive ce soir c'est champagne ou pas mais bon il y aura de la bière en tout cas ça on peut vous le garantir et de la bonne bière non non c'est pas on va désormais inviter donc notre invité politique ça fait beaucoup d'invités à rejoindre l'invitation du plateau et on a un jingle Louis Boyard l'influenceur politique le politico-influenceur comment on vous désigne ce soir

1:07:03
Invité

je suis un politique un jeune politique mais avant tout un jeune mais c'est le sens de la discussion je pense qu'on va avoir tout de suite je pense que c'est le sujet de la présence ici

1:07:11
Présentateur

ah non c'est pas vous qui orientez les débats vous allez peut-être être surpris attention vous avez entendu parler de la malédiction Baxit non non non vous pouvez rester vous inquiétez pas peut-être pour vous présenter Louis Boyard vous étiez syndicaliste lycéen à l'Union Nationale Lycéenne l'UNL avant de devenir chroniqueur chez Cyril Hanouna et vous êtes désormais député du Val-de-Marne à seulement 22 ans

1:07:37
Invité

ouais c'est correct c'est un truc de ouf bah moi je suis choqué

1:07:40
Présentateur

ah oui bah justement parlons-en ça fait quoi d'être bah du coup vous êtes le plus jeune de l'Assemblée Nationale

1:07:45
Invité

je suis le deuxième plus jeune il y a un autre qui est plus jeune qui s'appelle Thémathaye Le Gaïk qui est un député qui siège au groupe GDR qui est un indépendantiste polynésien et d'ailleurs je l'ai adoré parce qu'il avait fait dans sa première interview on lui avait demandé vous voulez que la Polynésie quitte la République il a répondu non je veux que la République quitte la Polynésie c'est ce jour-là qu'a commencé une longue histoire d'amour entre lui et moi je l'adore vraiment Thémathaye ne change rien et du coup

1:08:07
Présentateur

quel âge a-t-il ?

1:08:08
Invité

il a deux mois de moins que moi donc là il doit être sur ses 22 ans lui aussi

1:08:11
Présentateur

ah vous devez avoir un peu le somme quand même du coup

1:08:13
Invité

mais non parce que j'étais trop content parce qu'en fait de base la plus jeune c'était Marion Maréchal Le Pen et donc du coup on a battu le record de Marion Maréchal mais du coup on a doublement battu donc vraiment aller dans les limbes de l'histoire là où est la place du Rassemblement National de Reconquête et tout donc on est tous les deux très contents

1:08:31
Présentateur

oui bon on peut en discuter affaire à suivre l'avenir nous le dira s'ils sont vraiment perdus dans les limbes de l'histoire j'ai bien peur que non malheureusement alors on a vu votre petite vidéo là sur le blocus challenge ouais moi je sais j'ai déjà dit ce que j'avais à dire et mon opinion on s'en tape ce soir mais les chroniqueurs sont là pour pour vous challenger précisément sur ce joli blocus challenge c'est comme ça qu'on mobilise la jeunesse en 2023

1:08:57
Invité

bah en fait l'histoire de tout ça je pense qu'il faut commencer à reposer un peu de contexte c'est bien recontextualisé en fait moi j'ai commencé j'étais dans un lycée qui s'appelle le lycée Georges Brassens dans le Val-de-Marne qui était on le surnommait le lycée maudit c'était vraiment le lycée le plus pourri du Val-de-Marne pour vous raconter l'histoire on était en dessous de l'aéroport d'Orly donc on avait les avions juste au dessus de nous construits sur une ancienne sablière des champignons c'est les pros qui m'ont dit ça mais enfin on était à côté d'une décharge on était à côté d'une zone Céveso enfin je vous jure on avait tout quoi et en fait il y a un moment il nous en dit vous inquiétez pas il y a un truc que vous avez pas c'est de l'amiante et là bam il y a un bloc d'amiante qui tombe au milieu de la salle de classe donc du coup ah bah nickel nickel donc du coup on a fait des pétitions on a fait des manifs et rien n'a changé et du coup avec mes potes et les autres lycéens on a bloqué le lycée pendant 3 à 4 mois avec les professeurs qui faisaient aussi un droit de retrait et en fait c'est ce jour là que j'ai compris qu'en fait on peut faire tout ce qu'on veut mais le seul langage qu'ils comprennent le seul rapport de force en tout cas l'un des seuls rapports de force qu'a la jeunesse c'est le blocage des lycées et des universités

1:10:03
Présentateur

et est-ce que vous avez publié votre plus belle photo sur TikTok ?

1:10:06
Invité

j'avais pas encore TikTok à l'époque mais honnêtement je l'aurais fait mais parce que on était fiers parce qu'en fait imaginez vous avez 16, 17, 18 ans et vous réussissez à faire cracher 30 millions d'euros à la région Île-de-France et au département ce qu'on a obtenu la reconstruction et du coup moi c'est un peu le fil rouge de tout mon engagement politique c'est d'essayer de dire que la jeunesse elle a une légitimité politique à s'engager qu'elle a la légitimité de penser la politique de faire de la politique et à chaque fois que les politiques on leur demande comment est-ce que les jeunes doivent se mobiliser ils disent faites des manifestations alors pardon

1:10:34
Présentateur

je vous interromps parce que vous êtes pas en train de répondre à ma question je vais répondre c'est pas très satisfaisant

1:10:38
Invité

j'y suis presque c'est qu'en fait il y a les jeunes qui ont organisé des grèves mondiales pour le climat des dizaines de millions de personnes on n'a pas vraiment été entendus et donc du coup nous l'objectif c'était de soutenir et de mettre en lumière les blocages de lycées et d'universités contre la réforme des retraites

1:10:52
Présentateur

donc c'était pas pour les inciter c'était plus pour les visibiliser

1:10:54
Invité

en fait c'était pour les soutenir aussi parce qu'on disait il va y avoir des blocages contre la réforme des retraites qui étaient appelés pour ce mardi là et donc du coup on s'est dit on va montrer un soutien on va relayer l'appel et en même temps aussi on va soutenir en fait et on voulait aussi le faire d'une certaine manière parce que une mobilisation pour qu'elle soit populaire elle doit aussi s'imprégner des codes qui sont les nôtres elle a le droit d'être joyeuse elle a le droit d'être drôle et du coup c'était l'objectif de ce blockage challenge qui à la fois a rempli sa mission pour deux rôles premièrement elle a beaucoup tourné donc du coup elle a informé du fait qu'il y avait des blocages de lycées et d'universités et surtout elle a lancé une panique bourgeoise qui était délicieuse parce que les gens enfin en fait et c'est pour ça que

1:11:32
Présentateur

vite fait parce qu'en vrai le hashtag il a surtout tourné sur les médias et les réseaux sociaux et des gens qui disaient que c'était peut-être pas très pertinent enfin j'ai l'impression qu'on a plus vu de photos de Valérie Pécresse pardon je disais c'est surtout vous que ça a mis en lumière en vrai ce truc là

1:11:47
Invité

en soi pas tant que ça parce qu'il y a beaucoup de en fait il y a eu des bons chiffres de mobilisation il y a des gens qui nous ont envoyé des photos il y a des gens qui n'ont pas envoyé de photos et honnêtement moi je m'en fous tout ce qui m'intéresse c'est que ça se mobilise derrière et en fait on parlait beaucoup de ce que faisait l'intersyndical mais on parlait pas de ce que faisait l'interorgane jeunesse et donc du coup nous l'objectif c'était à la fois un de montrer un soutien et puis derrière aussi de lancer un débat public parce qu'au fond qu'est-ce qui les dérange il y a deux choses qui les dérangent premièrement qu'on utilise des codes qui ne sont pas les leurs c'est-à-dire les codes de la jeunesse qui sont les miens j'utilise TikTok je regarde TikTok enfin je veux dire c'est ma culture quoi quand vous dites il c'est qui ?

c'est toute une partie de la classe politique et médiatique qui n'est pas en phase avec la culture et les codes de la jeunesse et aussi qui ne reconnaît pas la légitimité à se mobiliser et je le redis on peut faire toutes les manifs qu'on veut en fait le seul langage qu'ils comprennent c'est les blocages de lycées et d'universités et je considérais que c'était mon rôle de justement soutenir les jeunes qui allaient le faire et de relayer cet appel à le faire et donc ça a lancé le hashtag qui a lancé un débat public quoi

1:12:42
Présentateur

mais il y en a qui ont eu un peu l'impression d'être pris pour des cons en fait est-ce que vous comprenez que le message il est pu ne pas passer ?

1:12:47
Invité

en fait il y a des personnes qui disaient oui c'est infantilisé mais en fait ce qui est infantilisant c'est de croire qu'il y a des jeunes qui vont mobiliser uniquement pour une visite de l'Assemblée Nationale

1:12:56
Présentateur

mais c'est pas infantilisant de dire que s'il n'y a pas de challenge TikTok justement les gens ne vont pas se mobiliser ?

1:13:00
Invité

l'objectif c'est des appels à bloquer les lycées et les universités j'en ai fait plein j'en ai fait un quand ils ont refusé le repas à 1 euro j'en ai fait quand il fallait l'Assemblée Nationale je l'ai fait partout en expliquant justement qu'ils avaient raison de se mobiliser parce qu'en ce moment les jeunes on les respecte pas et tous ces éditorialistes de plateau n'en pensaient rien par contre à partir du moment où on le fait sous forme d'un challenge TikTok là tout de suite ça les intéresse et ça les indigne donc c'est pas le format que j'ai utilisé j'utilise tous les formats qui sont possibles et donc du coup on a lancé celui-là et moi je suis très content en fait parce que ça a lancé un débat parce que ça a informé parce que ça a visibilisé et aussi parce que derrière les jeunes qui bloquaient les lycées et les universités ils pouvaient savoir que derrière il y avait des politiques qui leur reconnaissaient ce droit, cette légitimité et qui seraient derrière eux pour les soutenir ce qu'on a notamment fait pendant la mobilisation de mardi

1:13:47
Présentateur

et justement sur la vision du paysage médiatique je crois qu'Antoine avait une petite idée

1:13:53
Invité

ben pourquoi pas oui je pense qu'en effet c'est essentiel pour les partis politiques de pouvoir investir les réseaux sociaux et pouvoir investir internet en particulier pour pouvoir toucher la jeune génération parce que sur les 18-29 ans c'est une courte majorité de cette catégorie d'âge qui utilisent d'abord internet et les réseaux sociaux pour s'informer en matière politique donc ça évidemment que c'est essentiel pour les partis politiques d'aller sur ces formats là néanmoins on a l'impression qu'il y a une sorte d'évolution du contenu politique qui peut y avoir sur les réseaux sociaux par exemple Mélenchon qui est quand même un précurseur de l'utilisation d'internet de Youtube entre la revue de la semaine qu'il lance en 2017 où c'est des vidéos qui durent 30 ou 40 minutes où il peut vraiment aborder les sujets en profondeur et du coup pouvoir avoir une vraie pensée politique et maintenant l'utilisation des nouveaux réseaux sociaux où c'est le format TikTok très court où c'est avec des références aussi qui sont pas politiques est-ce qu'on n'est pas justement dans une dépolitisation du message politique avec cette évolution des différents formats qui sont disponibles sur les réseaux sociaux non je pense pas au contraire je pense justement qu'en fait même c'est pas une question de politisation parce que moi je crois que la jeunesse elle est ultra politisée parce qu'elle est ultra connectée ultra informée maintenant la question c'est comment est-ce que nous politiques on fait pour pouvoir aller s'adresser à un public à qui on n'a pas appris à se connecter aux institutions parce que c'est bien ça le fond du problème c'est qu'à l'école on a des cours d'EMC de temps en temps mais je veux dire à 18 ans quand on sort on connait pas l'histoire des courants politiques la compétence du département des régions et en fait à 18 ans il y a beaucoup de jeunes qui disent bah moi j'ai un avis mais en fait je connais pas et je me sens pas forcément légitime et du coup je considère que moi en tant que jeune député de 22 ans bah mon job c'est justement d'essayer de connecter l'institution dont je fais partie aux jeunes en utilisant des codes qui sont les miens parce qu'en vrai je me force même pas c'est des trucs que je regarde tous les jours ils me font marrer je les refais et donc justement en fait c'est une nouvelle manière de faire et bien sûr elle est à évoluer elle est à construire il y a un débat sur le sujet et c'est trop bien d'avoir des débats sur ça mais j'essaye de poser des petites pierres comme ci comme ça et justement je me sens pas forcément compris parce que vous voyez qu'il y a tout plein de gens qui disent influenceurs patati patata mais moi je m'en fous je veux pas être influenceur je me fais pas de fric sur ça c'est pas mon métier ce que je veux par contre c'est essayer de porter des discours et des messages politiques en utilisant des codes qui sont les miens et c'est ça qui est pas compris

1:16:09
Présentateur

c'est un enjeu d'incarnation donc ?

1:16:11
Invité

bah incarnation je sais pas moi je cherche pas particulièrement à incarner moi je suis dans mon truc en fait enfin par exemple

1:16:15
Présentateur

vous parlez du fait que quand même votre âge votre style votre façon de faire a un impact vraisemblablement

1:16:22
Invité

c'est un impact et en même temps je le force pas je reste moi même enfin je veux dire oui bien sûr par exemple petit moment confidence moi quand je serre pas la main au RN je sais pas que ça va faire un tollé c'est juste que ça me parait être la base on serre pas la main au RN et donc du coup c'est aussi pour ça que parfois quand j'arrive à l'Assemblée Nationale je fais des trucs et apparemment faut pas les faire et du coup genre ça crée des trucs et en fait à chaque fois et c'est aussi ça où est-ce qu'il y a plein de gens qui arrêtent pas de dire le buzz le buzz le buzz par exemple Anouna le buzz mais en fait à chaque fois qu'on a fait parler on a toujours essayé de faire parler de sujets politiques blocus challenge essayer de faire parler de la légitimité et du droit des jeunes de se mobiliser Anouna on a essayé de faire parler de concentration des médias poignet de main avec le Rassemblement National du fait qu'il faut lutter contre l'institutionnalisation du Rassemblement National et du coup nous on essaie de mettre en avant des messages politiques avec des méthodes qui sont pas forcément communes et donc du coup souvent c'est réduit à influenceurs, buzz alors qu'en vrai je suis juste un type de 22 ans qui arrive à l'Assemblée Nationale et qui essaie de convaincre d'autres jeunes qu'en fait les institutions politiques c'est un des meilleurs outils que peut avoir la jeunesse pour essayer de changer le monde

1:17:20
Présentateur

Vous cherchez un peu le buzz quand même ?

1:17:21
Invité

Bah franchement pas toujours enfin je veux dire par exemple Anouna je l'ai pas cherché poignet de main avec le RN je l'ai pas cherché Blocus Challenge je pensais pas que ça allait créer tout ça

1:17:30
Présentateur

quand vous lancez un challenge sur TikTok vous cherchez quand même que ça fasse des vues

1:17:33
Invité

Bah moi je m'attendais surtout à ce que ça fasse des vues auprès des gens à qui je veux parler c'est à dire aux jeunes et ça va forcément été le cas en vrai si ça a grave tourné il y a plein de jeunes qui m'en ont envoyé je vais pas dire que par contre la mobilisation c'est le Blocus Challenge jusqu'à lancer la mob certainement pas c'est pas moi qui me suis levé le matin pour aller bloquer mon lycée ou mon université c'est les jeunes qui font la mobilisation pas moi mais par contre sur derrière les gens à qui on veut parler ça a permis de le faire parler à ceux à qui on veut en parler par contre ce que j'avais pas prévu c'était la panique bourgeoise derrière c'est à dire c'est News qui en parle pendant des heures BFM TV qui met des éditorialistes je sais même pas qui c'est ils me connaissent même pas et ils en font un ido de 30 minutes et d'un autre côté en soi je m'en fiche c'est pas eux que je veux parler c'est pas un métier mais dans la représentation politique entre un impératif d'être proche de la population et en même temps une demande aussi d'avoir une certaine stature en tout cas d'avoir une certaine respectabilité dans la façon dont on se comporte et je pense que c'est cette ligne de crête qui est extrêmement difficile à trouver notamment quand on essaye de communiquer sur les réseaux sociaux parce qu'il y a des formats qui sont particuliers en particulier quand ils utilisent TikTok ou ce genre de choses et c'est ça qui crée aussi certains décalages par moment dans le fait d'aller trop loin d'un côté ou de l'autre d'être pas suffisamment proche d'être trop proche mais en perdant une certaine stature et c'est ça qui est compliqué à l'heure actuelle bien sûr c'est un équilibre à trouver et d'un autre côté j'ai pas une seule parce que justement on y réfléchit enfin d'un autre côté on a la fonction on a l'institution mais d'un autre côté aussi l'Assemblée Nationale c'est les gens qui la composent qui la font et je suis aussi lucide sur le fait que je veux dire Eric Dupond-Moretti qui fait trois bras d'honneur à l'Assemblée Nationale oh quelques brèves moi ça a fait tout un week-end je veux dire moi si j'avais fait ne serait-ce qu'un dixième de ce qu'a fait Eric Dupond-Moretti c'était terminé pour moi et donc d'un autre côté on n'est pas enfin je veux dire parce que moi je suis aussi lucide sur ça parce que moi je suis quelqu'un qui a 22 ans on va attendre beaucoup plus de moi que je rentre dans un moule que je rentre dans des codes sauf que c'est pas ce que je veux faire c'est pas pour ça que j'ai été élu et en fait je serai pas moi-même et je pense que même les gens ils attendent justement d'un jeune élu qui reste lui-même et qui soit du côté qui représente une culture dont justement on reproche qu'elle n'est pas représentée en politique donc parfois ça gêne parfois on peut peut-être faire des conneries mais on essaye et on changera pas

1:19:43
Présentateur

Non non mais c'est intéressant vous parliez du fait que lorsque vous arrivez à l'Assemblée Nationale vous avez pas forcément les codes vous savez pas qu'il faut pas faire ça et du coup ça bosse derrière etc est-ce que vous sentez qu'il y a une difficulté à avoir 22 ans et être député aujourd'hui ?

1:19:57
Invité

Bah ils sont un peu paternalistes mais je veux dire d'un autre côté je sais très bien à qui je m'adresse c'est des gens qui votent contre le repas à 1 euro donc c'est pas eux qui vont comprendre vraiment la jeunesse la culture les codes et d'un autre côté aussi on est dans une lutte on est dans un combat tout mon engagement politique c'est celui d'une lutte et d'un combat contre des politiques qui justement veulent pas servir les intérêts des jeunes donc quand je rentre à l'intérieur je sais très bien qu'ils vont pas être agréables avec moi qu'ils vont pas être gentils qu'ils vont pas être là pour me légitimer mais justement ça permet de mettre de la contradiction et moi je pense que la contradiction la conflictualité ça permet justement de révéler un sujet politique et donc bah oui ça crée forcément des frictions mais on est là pour ça oui puis d'autant plus qu'on parle toujours de problème de représentativité de l'Assemblée Nationale et quand on évoque ce sujet là on a toujours l'impression que c'est seulement en termes de genre ou c'est seulement en termes de classe sociale mais il y a aussi des problématiques d'âge qui se posent et donc d'avoir aussi une focalisation juste sur toi parce que t'es jeune c'est aussi problématique parce que c'est normal qu'on puisse avoir différentes catégories d'âge au sein de l'Assemblée Nationale mais pour moi en fait c'est même pas qu'une question d'âge parce que c'est surtout une question d'être en phase avec les aspirations politiques parce qu'il y a quand même des aspirations politiques dans la jeunesse qui sont ultra ambitieuses en termes de sur les questions du réchauffement climatique sur les questions de la précarité même sur les questions de féminisme sur les questions de genre sur les questions d'antiracisme la jeunesse elle apporte un regard qui est neuf un nouveau souffle mais justement on empêche cette barrière-là de passer enfin je veux dire à partir du moment où vous avez une jeune personne qui arrive et qui justement fait évoluer ce mouvement de pensée directement c'est wokiste, instrumentalisé alors que non en fait il faut écouter il faut l'écouter ça existe et c'est pas vous avez des personnes qui peuvent avoir 40-50 ans mais qui sont justement en phase avec ce mouvement de pensée qui s'opère dans la jeunesse

1:21:43
Présentateur

si je dis pas de bêtises vous êtes depuis la fin de l'année dernière le responsable des interventions dans la jeunesse de LFI c'est ça on sait qu'il y a eu un certain décrochage avec les jeunes avec l'affaire Quatennens certaines interventions de Jean-Luc Mélenchon et tout comment vous l'avez perçu et comment justement vous comptez les raccrocher un peu ces jeunes par rapport à ça

1:22:01
Invité

nous la position enfin en fait c'est même pas tant comment réussir à assidure le jeune on s'en fout de ça enfin je veux dire nous on consomme

1:22:06
Présentateur

vous avez concrètement perdu des militants et militants mais on a perdu

1:22:10
Invité

mais chez les jeunes et même un petit peu partout oui mais c'est votre sujet les jeunes mais justement nous notre objectif c'est plutôt justement la France insoumise on est un mouvement qui se veut être au service des gens qui mènent des combats et d'ailleurs c'est pour ça que vous avez beaucoup de personnes qui ont été élues alors qu'elles ont mené des combats enfin je veux dire par exemple Rachel Kéké c'est typiquement ce que la France insoumise souhaite c'est-à-dire avoir des personnes qui ont mené des luttes sociales qui savent ce que c'est que de combattre et qu'on va envoyer ensuite derrière aller en soutenir d'autres parce que nous on considère que la démocratie elle se fait pas tous les 5 ans et qu'un mouvement social ça aide à construire la démocratie et du coup moi mon rôle mais avec beaucoup d'autres c'est justement d'essayer d'aller apporter un soutien à toutes les mobilisations de la jeunesse et donc du coup mon rôle c'est de suivre un petit peu tout ça et d'essayer de faire en sorte d'être un appui

1:22:55
Présentateur

Est-ce que vous n'avez pas le sentiment que justement le fait d'intégrer des institutions type l'Assemblée d'être élus etc. et avoir des mandats ça ne contribue pas à une forme d'institutionnalisation du combat effectivement que vous êtes en train de souligner et qui perd en fait de sa nature et qui perd aussi de son dynamisme parce que forcément quand vous intégrez l'Assemblée Nationale vous vous êtes obligé de répondre à un certain nombre de codes dans une certaine mesure et en tout cas vous vous inscrivez dans une démarche réformiste en fait

1:23:21
Invité

Alors justement on nous reproche tout le temps de ne pas avoir les codes et de tout le temps être dans une démarche de combativité de lutte Néanmoins vos outils

1:23:29
Présentateur

restent les mêmes que les autres en fait c'est la loi c'est le fait de voter etc.

1:23:33
Invité

Donc du coup

1:23:34
Présentateur

vous acceptez la démarche réformiste en fait

1:23:37
Invité

Nous on est pour une révolution citoyenne enfin je veux dire nous notre objectif on est lucide à l'Assemblée Nationale c'est pas comme ça qu'on réussira à faire l'éco-socialisme ce dont on a besoin par contre c'est de convaincre des gens et l'Assemblée Nationale ça nous sert à ça l'Assemblée Nationale c'est la maison du peuple notre rôle c'est d'exprimer la voix du peuple qui nous a élus et donc du coup on essaie de convaincre de faire des interventions de faire entendre nos lignes politiques pour essayer de reconvaincre derrière aussi de batailler à l'Assemblée Nationale sur la réforme des retraites on a tout fait pour les empêcher de la faire et puis enfin notre objectif final nous c'est la sixième république on est conscient qu'on est en train de participer à des institutions de la cinquième république qui sont pourries de l'intérieur et que justement il faut essayer de convaincre de faire une assemblée constituante avec des citoyens et des citoyens qui n'ont jamais été élus et qui écriront une nouvelle constitution mais justement le fait qu'on soit là c'est justement un symptôme d'une cinquième république qui est mourante parce que nous nous sommes des élus de la cinquième république qui disons justement que nous ne voulons plus faire partie de cette cinquième république et qu'il en faut une sixième c'est ça nous la démarche que l'on veut avoir

1:24:35
Présentateur

Je me permets juste d'insister pardon sur Katniss parce que vous n'avez pas vraiment répondu à la question le fait est que vous payez un peu ce que Jean-Luc Mélenchon a dit mais comment vous raccrochez encore une fois ces gens sur le terrain qui ne s'y retrouvent pas en fait et qui ont tendance quand même à souligner en fait l'incohérence du programme qui est profondément féministe et j'étais la première à le dire et aussi les actes en fait c'est à dire que quand Adrien Katniss revient à l'Assemblée nationale alors qu'il est condamné pour violences conjugales et qu'il est applaudi par une partie du groupe le message est quand même très violent

1:25:06
Invité

En fait il y a la question des violences sexistes et sexuelles en politique et même en général dans toute la société enfin elles existent dans toute la société et du coup elles existent dans nos mouvements politiques sauf que la justice tout le monde est d'accord ici pour dire qu'elle est défaillante pour traiter des cas de violences sexistes et sexuelles du coup la question c'est quels outils les mouvements politiques ont pour pouvoir lutter contre les violences sexistes et sexuelles et c'est ça le débat dans lequel s'est retrouvée à la France Insoumise alors à l'intérieur vous avez eu tout vous avez eu de toutes les positions et c'était du débat de fond c'était du débat de savoir si jamais une personne elle doit être directement totalement exclue de savoir si jamais il n'y a pas une question de réinsertion et en fait tous ces débats là nous ont empêché de pouvoir gérer la situation rapidement parce qu'en fait personne aujourd'hui dans la classe politique ne sait s'équiper d'outils corrects pour pouvoir lutter contre les violences sexistes et sexuelles et personne à la France Insoumise ne vous dira que la façon dont a été gérée l'affaire Quatennens est satisfaisante et donc il y a des personnes

1:25:58
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon a l'air satisfait

1:25:59
Invité

vous avez des personnes qui sont satisfaites de la façon dont ça a été géré vous en avez d'autres qui ne sont pas satisfaites et en fait on apprend en marchant et j'espère bien que si jamais ça se reproduit et probablement que ça se reproduira et bien on sera capable de beaucoup mieux gérer la situation moi c'est sur un autre sujet qui est proche quand même mais sur celui de la conflictualité dont tu parlais on a l'impression quand même qu'il y a eu une évolution dans la stratégie de la France Insoumise entre 2017 et 2022 entre une stratégie enfin populisme au sens pas médiatique en parlant mais tu as d'opposition entre le peuple et les élites à une stratégie d'union de la gauche qu'on a retrouvée au moment de l'ANUPS et justement est-ce que vous n'êtes pas encore dans une stratégie de la conflictualité en étant à l'intérieur de l'ANUPS et comment composer avec des partis qui n'ont pas du tout la même vision des choses qui pensent que les proches du parti socialiste d'Europe Écologie Les Verts ils pensent que leurs députés ils devraient pouvoir faire des compromis dans certaines circonstances avec le gouvernement même là sur la réforme des retraites et c'est pas du tout le cas chez les proches de la France Insoumise donc comment faire pour un peu gérer ce paradoxe ?

Premièrement la stratégie qu'on a eue ça a toujours été la stratégie de la conflictualité parce que justement la conflictualité elle permet de justement révéler des contradictions dans un système que nous on dénonce et on maintient cela c'est utile ça a fait ses preuves notre stratégie ensuite c'était celle de l'union populaire c'était celle de rassembler plein d'actrices et d'acteurs des mouvements sociaux en fait de rassembler toutes les personnes qui étaient pour une politique écologique, démocratique, sociale et derrière d'en faire l'union populaire ce qui nous a fait faire notre score à la présidentielle et qui nous a permis derrière de faire la NUPES il faut être assez lucide sur le fait que la NUPES elle a été faite grâce aux résultats de la présidentielle et où les autres composantes de la NUPES ont justement compris qu'il fallait avoir une ligne politique de rupture et la NUPES ce n'est pas qu'un accord électoral des législatives c'est un programme partagé c'est des idées qui sont partagées et donc forcément on se cherche encore on apprend à se connaître et d'ailleurs on a des styles qui sont très très différents et c'est justement ça qui fait la force de la NUPES et d'ailleurs c'est pour ça que la NUPES premier essai première au premier tour des élections législatives et s'il n'y avait pas eu l'électorat macroniste qui s'abstenait lorsqu'on était face au rassemblement national probablement qu'on aurait eu la majorité donc ça c'est un autre souci pour nous et donc du coup la NUPES à la fois il faut qu'on apprenne à la construire petit à petit en même temps il faut que chacun garde son identité mais il faut quand même garder un truc et moi je le dis d'autant plus en disant que en fait nous quand on est jeune on n'a pas le temps on n'a pas le temps des divisions de la gauche je veux dire imaginez si jamais la NUPES s'éclate ça veut dire qu'on perd toutes les prochaines échéances électorales vous avez dernière rénovation qui vous explique qu'il nous reste un peu plus de 700 jours je suis désolé mais on n'a pas de temps de perdre la NUPES donc à la fois on doit apprendre et en même temps on doit aussi avoir confiance que c'est un outil qu'il ne faut vraiment pas casser et quand il y a des élus de la gauche qui appellent à un acte 2 de la NUPES mais nous on est complètement pour c'est un outil qui se construit au fur et à mesure mais un acte 2 de la NUPES ça veut dire qu'on se remet d'accord sur le fait qu'on a un programme qui est partagé on a un accord pour pouvoir participer ensemble aux élections aux sénatoriales aux européennes et puis que derrière on espère qu'on pourra gagner ensemble la présidentielle c'est ça l'objectif de la NUPES

1:29:05
Présentateur

je me disais quand on est député à 22 ans c'est quoi la suite ?

1:29:10
Invité

moi en fait à la base j'étais en train d'arrêter mes études et mon plan c'était d'aller vendre des tacos et du coup ensuite je me suis présenté et honnêtement je vous jure il y en a dans le public ils ont participé à la campagne elle était désespérée cette campagne genre on ne croyait pas et donc du coup là aujourd'hui je me retrouve dans un truc où je ne sais pas quelle est la suite je suis le premier à me poser des questions parce que je commence à 22 ans vous imaginez si jamais je fais ça toute ma vie je vais devenir un Gérard Larcher ou un truc comme ça non mais je veux dire non non vous allez un mieux un Jean-Luc Mélenchon bah bah bah oui bah si bah ouais mais d'un autre côté en soi moi mon objectif enfin franchement j'ai pas fait ça

1:29:53
Présentateur

à moins que vous préfériez l'exemple de Gérard Larcher les bras m'en tombent non mais

1:29:59
Invité

honnêtement j'en sais rien je tire pas des plans sur la comète parce qu'au fond moi mon objectif mais continuant politique

1:30:05
Présentateur

vous envisagez votre carrière politique

1:30:06
Invité

en fait je me pose la question parce que d'un autre côté j'ai du bol quoi enfin je veux dire je suis le premier à être étonné de la situation quoi donc j'ai envie de continuer et d'un autre côté justement j'ai pas envie de me déconnecter et donc du coup c'est une question que je me pose toujours

1:30:18
Présentateur

mais ouais justement enfin dans la perspective typiquement d'une sixième république il y a quand même cette volonté de renouvellement récurrent de la classe politique c'est quand même quelque chose de très très fort et encore une fois là je dois quand même souligner l'incohérence entre la théorie et la pratique est-ce que vous vous pensez qu'on peut vraiment faire carrière en politique genre vous dans 50 ans est-ce qu'on vous réinvite sur le plateau de Baxit je sais pas si on sera encore là

1:30:38
Invité

bah j'en sais rien honnêtement j'en sais absolument rien mais après moi mon objectif c'est la sixième république la planification la planification écologique et surtout la garantie jeune c'est ça mon combat et donc après bah pour moi à partir du moment où le travail est fait et notamment où il y a eu la sixième république j'aurai aussi conscience que j'ai évolué dans un système qui est la cinquième république et qu'il faut que je fasse gaffe en fait il faut que je fasse gaffe à pas me déconnecter

1:31:04
Présentateur

non mais c'est une vraie question j'en ai parlé avec beaucoup beaucoup beaucoup d'élus qui me disent c'est difficile de rester enfin sur le terrain quoi d'avoir une connexion réelle avec le monde

1:31:13
Invité

déjà j'essaie justement de rester le plus connecté possible déjà premièrement enfin je veux dire j'ai gardé mes potes je fais des trucs voilà quoi enfin je continue de mener ma vie à peu près normalement et puis ensuite enfin si jamais un jour je me retrouve dans une situation où tout le monde me dit casse toi bah j'espère que je me casserai quoi voilà pas comme Jean-Luc du coup bah non parce qu'en vrai non mais on l'embrasse

1:31:35
Présentateur

ça va on déconne oh là là bon ok très bien c'est assez intéressant ce que vous étiez en train de dire tout à l'heure parce que vous avez lancé moi j'étais surprise vous avez lancé cet appel au blocus blocus challenge c'est ça ouais allons-y hashtag pardon est-ce qu'on a un gagnant ou pas je voulais poser la question non non je t'en prie vas-y est-ce qu'on a un gagnant du coup

1:31:55
Invité

il y a une première gagnante Valérie Pécresse pour son occupation de l'ENA à l'époque et il y aura vendredi donc du coup demain soir oui il y aura un gagnant parce que

1:32:05
Présentateur

du coup c'est elle qui va visiter l'Assemblée Nationale

1:32:06
Invité

bah je l'ai invité à visiter l'Assemblée Nationale voilà on verra si jamais elle accepte mais en fait au fond la véritable victoire bien sûr c'est le retrait de la réforme des retraites et en vrai ça nous fait aussi plaisir de pouvoir inviter des lycéens ou des étudiants qui ont bloqué leur lycée ou leurs universités parce que aussi justement quand je disais on leur reconnait cette légitimité bah en fait justement par votre acte militant vous avez toute votre place dans la maison du peuple et ça c'est un message et à un moment et est-ce que ceux qui n'ont pas bloqué

1:32:30
Présentateur

sont aussi bienvenus ?

1:32:31
Invité

bah alors bien sûr vous pouvez envoyer un mail de demande à visiter l'Assemblée Nationale nous en général en fait on a des créneaux de visite et nous en général on essaie de faire visiter les écoles primaires ou les collèges de la circonscription on fait des visites avec les enfants et c'est super chouette et là du coup on a justement trouvé un moyen de ne pas utiliser un créneau pour l'école primaire mais on a trouvé un autre créneau en l'OUSD qui marchera bien donc du coup bah voilà bienvenue

1:32:53
Présentateur

j'ai une question blocus justement ça marche très bien dans la jeunesse mais mardi l'idée c'était de mettre la France à l'arrêt et le fait est que ça n'a pas marché a priori factuellement comment vous allez faire pour justement que ce mouvement de blocage il passe de la jeunesse à toute la France en fait ?

1:33:11
Invité

bah franchement c'est quand même un gros mouvement c'est les plus grosses manifestations qu'on ait plus connues depuis les années 90 mais après mettre la France à l'arrêt ça se fait pas si facilement que ça ça prend son temps et en fait ce qui est intéressant c'est que vous avez les syndicats qui se sont organisés par secteur c'est-à-dire mardi vous avez les raffineurs qui se mettent en grève le mercredi c'est les transports ensuite c'est l'énergie et du coup tout ça est en train de s'opérer et en fait parce qu'il y a des secteurs stratégiques qui se sont mis en grève c'est en train de désorganiser toute l'économie parce que nous on est bien conscients Macron il s'en fiche de savoir qu'il n'y a plus de RERD par contre le patronat ça l'intéresse et il commence à perdre des sous et à partir du moment où ils considéreront que ça commence à leur coûter trop cher ils vont appeler Emmanuel Macron obscurité dans le silence mais là il y a des choses qui sont très très grosses qui sont en train de se jouer c'est pour ça que nous on est contents de la mobilisation mais bien sûr il va falloir aller plus loin déjà en espérant que les élus de la majorité et de LR prendront leur responsabilité et ne voteront pas la réforme des retraites mais même si jamais ça devait être amené à être voté après le CPE on a gagné même après que la loi a été votée donc on ne s'arrêtera pas nous en tout cas à la France Insoumise et je crois que les syndicats ont fait passer le message aussi ils ne s'arrêteront pas que la loi soit votée ou pas et le patronat finira par appeler Macron et lui dire retire et on espère qu'il écoutera

1:34:22
Présentateur

tout à l'heure pardon vas-y Antoine

1:34:24
Invité

mais juste tu mentionnes les syndicats et il y a eu quand même plusieurs sorties de Laurent Berger ou Philippe Martinez pour insister sur le fait que c'était une mobilisation qui était sociale et pas une mobilisation politique bon on pourrait disserter sur cet aspect là mais le fait est que l'opposition qui s'exerce à l'Assemblée nationale semble un peu déconnectée de l'opposition qui s'organise dans la rue est-ce qu'il n'y aurait pas quelque chose à faire peut-être une meilleure communication c'est vraiment le terme de l'interview entre le front syndical et le front politique à l'Assemblée nationale par rapport à cette réforme des retraites au fond je comprends pas du coup parce qu'on est unis dans la rue en fait est-ce que les syndicats ont l'air de reprocher à la France insoumise notamment le fait de vouloir mettre la main sur la mobilisation dans la rue voilà est-ce qu'il n'y a pas un problème justement de savoir qui doit organiser la lutte et est-ce que ça peut être vraiment complémentaire ceux qui doivent organiser la lutte la grève ce sont les syndicats et d'ailleurs on n'aurait pas la prétention de le faire il en faut des compétences et une organisation pour l'avoir que seuls les syndicats possèdent et c'est pour ça que d'ailleurs nous nous appelons pour les journées de grève on suit les syndicats toujours moi-même tous les appels que je lance ce sont les appels qui ont été lancés par les organisations de jeunesse et nous on est là en soutien on va sur les piquets de grève et on a organisé d'une caisse de grève aussi où on donne beaucoup aux grévistes donc nous on essaie d'être en soutien après il y a des moments il peut y avoir des désaccords par exemple entre les syndicats et nous on n'était pas d'accord sur la question de l'article 7 à l'Assemblée Nationale mais on ne regrette pas ce choix il ne fallait surtout pas aller à l'article 7 et donc d'un autre côté c'est normal de ne pas toujours être d'accord et je trouve même que c'est sain ce serait très très inquiétant si jamais l'intersyndical était constamment d'accord avec la France Insoumise ou avec n'importe quel autre parti politique c'est d'ailleurs justement ça respecter la charte d'Amiens et on apprend des uns et on apprend des autres on fait des erreurs et puis ensuite à la fin honnêtement on est content de se retrouver en manif quoi enfin moi quand je vois des camarades de la CGT de la CFDT de Sud venir en manif on ne vient pas se parler de l'article 7 quoi on vient partager une merguez et puis on fait la lutte ensemble quoi

1:36:24
Présentateur

Petite question aussi Louis Boyard pour terminer cette interview on vient de passer au meilleur moment de l'émission qui est le quiz à la con et que vous allez avoir le plaisir de partager avec nous cet après-midi il y avait un rassemblement devant le parvis de la gare Salinsard avec notamment des élus qui se sont présentés et qui ont été hués par les étudiants vous non mais justement comment votre présence a été réceptionnée par ces étudiants

1:36:48
Invité

moi j'ai bien aimé ils étaient sympas

1:36:50
Présentateur

vous n'avez pas l'impression de taper l'incrus parfois enfin vraiment désolé non

1:36:55
Invité

ça dépend en fait vous avez des personnes qui considèrent que peut-être qu'il ne faut pas les élus puis vous en avez d'autres personnes qui considèrent que c'est très bien d'avoir des élus et d'avoir un soutien et encore une fois il y a un débat et c'est chouette après par exemple moi pour y avoir été vous aviez par exemple les étudiants des écoles d'architecture qui sont vraiment dans une galère immense j'ai pu discuter avec les étudiantes et les étudiants d'archi et du coup après qu'ils m'aient expliqué tout ça j'ai pris le mégaphone et je leur ai expliqué qu'il y allait avoir une délégation qui allait être reçue à l'Assemblée Nationale pour faire entendre leur sujet bon bah les archi ils étaient contents que les élus soient là les totaux ils n'étaient pas contents que les élus soient là la manif elle a quand même avancé et on se retrouvera pour la prochaine

1:37:29
Présentateur

merci beaucoup merci à vous merci pour cette interview et maintenant le quiz à la con le moment tant attendu de la soirée

1:37:46
Invité

vous êtes en train de barrer ou ?

1:37:54
Présentateur

ah non non à vous de choisir vous voulez rester ou pas c'est simple il y a cinq questions ça va être assez vite on y va

1:37:59
Invité

ça va être marrant

1:37:59
Présentateur

ok bon c'est un quiz à la con spécial ah attend l'étention aussi sur la chorale ah oui bah vas-y je t'en prie à ce qui paraît les Insoumis ont lancé une chorale à l'Assemblée Nationale

1:38:12
Invité

et je suis dans ce groupe je n'ai pas compris moi je suis dans le groupe je ne suis pas le truc je vois qu'il y a des messages donc apparemment ils sont en train de lancer une chorale j'ai vu que dans le groupe ils avaient partagé une chanson donc je demande à voir c'est quoi la chanson ? je ne sais même plus je n'ai pas lu moi je ne suis pas la chorale mais apparemment il y a une chorale insoumise je suis dans le groupe je n'ai pas pris le temps de regarder et honnêtement j'attends de voir donc je ne me spoil pas et j'ai hâte de voir les camarades chanter tous ensemble

1:38:36
Présentateur

mais ce sera sans vous du coup ?

1:38:38
Invité

je chante mal peut-être on pourrait apprendre moi je verrai franchement je vais voir la première et après peut-être je rejoins

1:38:47
Présentateur

vous nous inviterez au concert ?

1:38:48
Invité

ouais carrément on pourrait faire un concert et ensuite tous les dons vont à Baxit

1:38:52
Présentateur

c'est votre dernière chance pendant ce quiz à la con on en a quoi là ? s'il vous plaît est-ce qu'on peut avoir le montant ? on était à plus de 159 000 pendant les jours allez on dépasse les 160 au moins les gens s'il vous plaît ce serait fabuleux merci beaucoup c'est parti un petit quiz à la con spécial lutte féministe vous êtes prêts ?

1:39:19
Invité

let's go

1:39:19
Présentateur

donc il y a 5 questions 5 questions 4 réponses au choix moi je perds toujours là j'ai les réponses je suis trop saucée mais du coup je ne peux pas jouer c'est dommage enfin bon bref à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes quelle initiative a réellement eu lieu ? il faudrait un petit jingle ça manque un match de basket gratuit pour les femmes venant habillé en rose un bon pour gagner votre différence de salaire en chocolat l'élection de miss ménagère avec une épreuve de nettoyage un labyrinthe en plein air menant à une cuisine donc à quelle initiative a réellement eu lieu ? il faut que les hommes arrêtent d'organiser le 8 mars on est d'accord ?

ouais je pense ouais non non parce que là c'est turbo gênant c'est pépite sexiste la turbo 1000 alors Louis Boyard vous en pensez quoi ?

1:40:15
Invité

franchement au début je croyais qu'elles étaient toutes fausses parce que je connais pas le concept mais franchement je dirais la C parce que je pense qu'une marque serait capable de faire ça

1:40:22
Présentateur

la C ok

1:40:24
Invité

je dirais la A

1:40:25
Présentateur

la A pour Antoine pareil la A ok que dit le chat on a les résultats du chat que dit Jean Jean Bastier il a voté ? j'ai pas vu quelqu'un a vu ce qu'il a voté ? je crois qu'il a pas voté mais il a commenté ok on est encore en vote moi je vais quand même je vais voter même si j'ai la réponse je m'en fous non comme ça je vais voter une autre réponse que la bonne réponse non du coup ça donne trop d'indications ouais alors le chat qu'est-ce qu'il dit ? j'en dis C ok a priori on est plutôt sur la réponse A et bien c'est la bonne réponse je sais pas

1:41:11
Invité

si il faut être content

1:41:11
Présentateur

non non non mais est-ce que alors bon bref en 2017 un club de basketball Paul Normand ah c'est en Normandie proposait des places gratuites pour un match à toute femme vêtue de rose l'initiative a été dénoncée par l'association Oser le Féminisme l'idée de base était d'offrir le ticket à chaque femme accompagnée d'un homme donc ah oui quand même merde j'avais pas vu le fin de la phrase la C est fausse en 2017 à l'occasion cependant pardon en 2017 à l'occasion de la semaine pour les droits des femmes organisée du 6 au 10 mars par la mairie de Montélimar vous savez où c'est Montélimar ?

c'est dans la Drôme c'est charmant un atelier avait c'est de là où vient le nougat voilà je fais un peu mon fun fact j'habitais à côté un atelier avait pour but d'apprendre à ces dames à fabriquer leurs propres produits ménagers c'est trop bien t'as vu qu'il y a un patron je ne sais où qui a inauguré un banc rouge pour soutenir les femmes oui tout à fait pour lutter contre les violences exactement on apprécie on apprécie le geste bon on va tenir encore les 4 autres questions j'ai un peu un doute là vous avez pas envie de partir en courant ça va ? non ? ok je vous assure c'est mieux après lequel de ces collectifs féministes n'a jamais existé ?

réponse A les fémilites réponse B les insoumuses réponse C ne rigolez pas si vite les chiennes de garde réponse D les gouines rouges alors d'après vous Sacha les chiennes de garde moi je pense que ça existe je dirais les insoumuses là comme ça

1:42:55
Invité

pareil insoumuses

1:42:56
Présentateur

et vous ?

1:42:57
Invité

je crois que ça peut exister les insoumuses moi je dirais les fémilites

1:43:02
Présentateur

pris en flag et bien bravo euh j'ai oublié d'attendre le chat

1:43:12
Invité

et bien bravo

1:43:15
Présentateur

on ne sait pas qui encore mais bravo bravo sincèrement bravo c'était une très très belle victoire arrachée à ça de la fin non non que dit le chat ?

on ne sait pas on voit pas mal de A je crois qu'est-ce que c'est long le vote du chat c'est pire qu'une présidentielle c'est pire qu'un dépouillement des votes je te jure ouais alors on va convoquer la commission de recollement ok ils disent la B Jean Massier aussi et bien j'ai la triste la triste nouvelle de vous annoncer que vous avez une très mauvaise culture féministe pour celles et ceux qui disent la B parce qu'il s'agit des insoumuses les insoumuses étaient un collectif qui était notamment lidé par l'actrice Delphine Serig dans les années 70 et c'était un super collectif qui a fait plein de choses assez géniales et notamment qui s'est saisi de l'outil de la vidéo pour aller recueillir la parole des femmes c'était assez novateur bon bref j'arrête de faire ma feminist planning donc c'était effectivement la réponse A la bonne réponse les fémilites n'ont jamais existé les fémilites les chiennes de garde ont existé les gouines rouges aussi qui étaient d'un mouvement radical féministe lesbien fondé en 1971 et le groupe devient inactif à partir de 73 voilà pour tout vous dire les chiennes de garde une association française créée en 99 par Florence Montrenault et la romancière Isabelle Alonso s'inscrivant dans la mouvance féministe l'association défend les femmes contre les insultes sexistes notamment dans l'espace public les médias la publicité voilà pour les infos et donc vous pouvez débarquer et dire que les insoumiuses ont existé aux insoumises

1:44:50
Invité

ok voilà

1:44:53
Présentateur

pour votre petite culture perso et militante réponse 3 non question 3 c'est vachement plus compliqué d'animer le quiz à la croix de jouer en fait c'est ouf allez c'est parti laquelle de ces propositions a réellement été faite par un collectif féministe pour lutter contre le sexisme dans l'espace allez c'est parti réponse A que l'ISS ait à son bord des serviettes hygiéniques adaptées à l'apesanteur qu'une étoile sur deux porte un nom de femme que les combinaisons spatiales soient unisexes construire une fusée en forme de vagin

1:45:33
Invité

moi je pense la B mais elle a été faite par un mec

1:45:37
Présentateur

vous vous dites la B euh puis tu laisse c'est pas facile je rappelle bien que c'est laquelle de ces propositions qui a réellement été faite par un collectif féministe pour lutter contre le sexisme dans l'espace

1:45:59
Invité

ah c'est par un collectif féministe ouais ah ça change tout

1:46:02
Présentateur

mais trop tard non non non allez-y allez deuxième chance exceptionnelle d'ailleurs mais en vrai

1:46:11
Invité

moi je me

1:46:11
Présentateur

vous avez un joker

1:46:12
Invité

un joker ouais moi je mets la A

1:46:14
Présentateur

ok ce serait quoi des serviettes hygiéniques je m'interroge

1:46:19
Invité

c'est pour ça que je fais cette réponse

1:46:20
Présentateur

non mais parce que vous avez l'air au courant donc c'est pour ça que je me permets suffisamment pour choisir cette réponse en tout cas Sacha allez Sacha je dirais la C pour que tu dises quelque chose la C la C ok Antoine t'as l'air super inspiré aussi

1:46:34
Invité

non

1:46:34
Présentateur

cool que dit le chat réponse A pour le chat et bien non c'était la réponse D D la réponse D et bien oui la C par les fusées phalliques un collectif féministe allemand alors je vais pas le faire je peux pas le dire quelqu'un parle allemand ici non ok vas-y s'il te plaît Lisa parce que moi je vais me ridiculiser

1:46:59
Invité

Verbrauch Verbrauch féminismus ok

1:47:05
Présentateur

en fait c'est une question scientifique à un moment aussi c'est peut-être pas ben regarde waouh alors la traduction de ce collectif c'est qui a besoin du féminisme point d'interrogation ok a créé une fusée en forme de vulve afin de lutter pour l'égalité des sexes dans l'espace ce design serait aussi plus aérodynamique que les fusées traditionnelles bah ouais pourquoi pas

1:47:27
Invité

elle a vraiment été construite ?

1:47:29
Présentateur

ça a été proposé

1:47:30
Invité

oh

1:47:31
Présentateur

c'était une proposition la question qu'on peut se poser c'est est-ce que c'est plus confortable à l'intérieur ? non mais parce que comme non mais tout de suite non mais vous avez pas vu la gueule du public ils sont outrés quoi je veux dire en termes pratiques quoi vous avez bien vu comment c'est fait clairement pour la répartition des je sais pas des espaces qu'un truc comme ça enfin bon bref c'est peut-être plus convivial non je sais pas prochaine question prochaine question prochaine question oui donc on avait l'image ok bon on passe à la prochaine question à la demande générale pourquoi la ville de Ville-aux-Dames est unique en France ?

la ville est peuplée uniquement de femmes tous les monuments rue et bâtiments ont des noms de femmes les maires restent du coup de la ville ont toutes été des femmes des snipers sont placés à des endroits stratégiques de la ville et vous exécutent si vous sifflez une femme dans la rue

1:48:32
Invité

oh ça me donne

1:48:36
Présentateur

des idées ça la radicalisation génèle alors qu'en pensez-vous ?

1:48:46
Invité

moi je dirais B

1:48:47
Présentateur

ouais moi aussi

1:48:48
Invité

ouais B aussi

1:48:49
Présentateur

ah ouais fastoche quoi genre vous mouillez pas du tout personne ne prend les snipers non ? heureusement que je joue pas vous avez peur de perdre c'est ça ? Louis Boyard à 22 ans député vous avez peur de perdre ?

1:49:05
Invité

sur une question comme ça oui

1:49:08
Présentateur

ah ouais que dit le chat ? si le chat a eu le temps d'aller au second tour de la présidentielle pas encore ils sont à fond sur la baie ok bon bah c'est bien la baie effectivement toi même la réponse elle est chiante je suis un peu déçue j'avoue c'est en Inde-et-Loire à côté de Tours abritant 5000 habitants il s'agit de la seule commune française dont tous les noms de rues de monuments et de bâtiments importants portent uniquement des noms de femmes le conseil municipal adopta cette originalité originalité ? qui a écrit ça ? c'est pas moi qui ai fait le texte en 74 je sais pas si c'est original militant quel était le but ?

74 émergence d'un féminisme d'état c'était du washing alors le maire est par contre bien un homme il s'appelle Alain Bernard qu'on embrasse bien sûr Alain Bernard Alain Bernard en 74 il était déjà maire il est encore aujourd'hui il va falloir arrêter Bernard bon bref posez-vous des questions sur votre avenir en politique 3ème question vous êtes prête ? lequel de ses titres d'articles est faux ?

Elisabeth II sa force c'est son mari B sa place est à la cuisine de la Tour d'Argent la nouvelle chef étoilée du restaurant mythique ça c'est possible c'est Elon Musk qui donne naissance à son sixième enfant c'est aussi possible D deux femmes sortent seules dans l'espace une première c'est aussi possible il y a un point à la fin du titre alors c'est pas Alain Bernard c'est Alain Bénard parce que je vois que le chat ça va l'empêcher de dormir ah oui Alain Bernard c'est un nageur ah oui oui je vois bien qu'il y a une confusion mais bon si vous savez que c'est un nageur pourquoi vous demandez si c'est le maire de la ville de je sais pas quoi là bon ça va bien se passer Léa oui on y est presque monsieur le député qu'en pensez-vous

1:51:09
Invité

moi je dirais la D

1:51:10
Présentateur

D la réponse D c'est votre dernier mot

1:51:18
Invité

c'est mon dernier mot sachant que c'est la dernière réponse j'ai plus de jokers de toute façon

1:51:21
Présentateur

c'est all in

1:51:24
Invité

la B c'est moins un titre d'article

1:51:29
Présentateur

ouais Sacha je dirais la B aussi je dirais la B aussi ok que dit le chat la D le chat dit la D je crois que la D c'est une vraie info je sais pas si et bien effectivement c'est bien la réponse B le faux titre d'article et sa place c'est à la cuisine de la tour d'argent la nouvelle chef étoilée du restaurant mythique toutes les autres néanmoins sont vraies c'est à dire qu'il y a un média qui a titré Elon Musk donne naissance à son sixième enfant tout à fait et il s'agissait du média Futura ah voilà on balance en ce soir

1:52:12
Invité

pour la A

1:52:14
Présentateur

c'était Gala il n'y a pas le GDD t'es déçu on va m'en assurer quand même oui vérifie quand même dans les archives et enfin pour la D c'était le Dauphiné voilà le Dauphiné libéré un charmant journal local du Dauphiné comme son nom l'indique je sais pas si vous voyez c'est là où il y a le gratin dauphinois tout ça

1:52:34
Invité

en plus ça ouvre tête de la gueule

1:52:38
Présentateur

voilà c'est les côtes du Rhône quoi bien merci pour tout merci Louis Boyard pour cette fabuleuse émission j'espère que c'était cool

1:52:53
Invité

bah ouais

1:52:54
Présentateur

c'était cool c'est pas trop traumatisant le quiz à la con

1:52:55
Invité

je peux faire un autre quiz la prochaine fois bah là c'était un enchaînement de de titres pas ouf quoi je t'avoue que c'était pas ouf

1:53:04
Présentateur

ouais ouais est-ce que vous étiez préparé pour le quiz à la con ce soir non non pas du tout genre en mode roue libre

1:53:09
Invité

ouais totalement

1:53:10
Présentateur

et bah bravo pour cette première bah merci beaucoup c'était une jolie perf je pense que vous avez fait plus de points que moi toute émission réunie je dois bien vous tirer mon chapeau du coup je dois l'avouer j'espère que vous avez passé une bonne soirée un bon moment en dehors du quiz à la con

1:53:25
Invité

mais tout du long et en plus je suis content parce que bah dans ce que j'expliquais d'essayer de connecter les jeunes à la politique backseat la philosophie de l'émission c'est ça donc je suis enfin pour moi symboliquement parce que du coup j'avais beaucoup suivi le début de backseat et tout et du coup je suis trop content de passer ici je suis trop content de vous avoir vu je suis trop content de ce que vous faites donc voilà

1:53:41
Présentateur

et bah nickel on vous invite à rester encore un peu si vous voulez qu'on partage une bière ensemble pas la même bière je précise mais en tout cas on se voit en after avec ce public fabuleux et je vous rappelle que vous pouvez acheter des places merci beaucoup Louis Boyard et bravo Léa quand même vous avez le droit de partir vous avez le droit de partir

1:54:08
Invité

non il y a la bière après

1:54:09
Présentateur

ouais ouais mais passez au plateau du coup

1:54:11
Invité

parce que du coup

1:54:12
Présentateur

on va parler de vous mais donc si vous êtes là

1:54:14
Invité

je me sors une bière je me mets dans le public

1:54:17
Présentateur

ce sera moins douloureux comme ça alors on suit c'est un petit challenge là quand même il manque quoi moins de 500 balles pour arriver à 160k avant la fin de l'émission je vous propose qu'on n'arrête pas l'émission tant qu'on n'a pas atteint le prochain palier de 174 il y a 481 balles à mettre là go bah ouais go mais je sais pas moi j'ai pas ma caraton cette émission bah bravo à toi ouais bravo bah non merci je fais de mon mieux j'avoue j'étais très stressée c'est une grosse responsabilité que Jean m'a mis sur les épaules mais je suis assez contente d'avoir eu cette opportunité c'était vraiment très bien c'était marrant et puis c'était chouette de voir aussi ce qu'il peut ressentir pendant les émissions ouais ouais non mais c'est vrai quoi on t'a saoulé non ah ouais grave t'en pouvais plus mais vas-y ces questions les cons non non c'est vraiment non je crois que c'est intéressant peut-être qu'on devrait tous le faire au moins une fois pour comprendre un peu non ce que j'en vis quoi parce que c'est compliqué on met Jules la prochaine fois mais c'est vrai que c'est compliqué quand Jean parle du fait que c'est difficile là aussi d'arriver à intégrer le chat bah là je comprends totalement quoi parce que j'ai pas pris une seule question du chat typiquement alors que moi normalement sur mon live mon stream normalement j'ai genre 4 personnes si je suis là bah je peux vous poser des questions si vous voulez et là c'est pas la même j'avoue c'est tout à fait une autre dimension vous ça a été cette émission un peu speed mais super bah c'est tout le temps speed en fait c'est à dire bah on aurait aimé avoir plus de temps pour parler d'actu pour l'interview comme d'hab quoi ça passe vite ça passe très vite et pourtant on passe quand même beaucoup de temps en réalité qu'est-ce qu'on a pensé le public c'était long ?

1:56:14
Invité

bah ouais distillé avec des mines dépitées

1:56:17
Présentateur

c'était pas assez long genre pas assez long genre on a pas atteint 160k c'est ce qu'il me semblait il manque 323 euros j'ai fait S pour info ah bah bravo ça m'étonne pas tu vois je sais pas pourquoi je dis ça il y a quelqu'un qui veut revenir en plateau imaginez qui c'est à votre avis attends attends on va voir d'après vous c'est qui ? qui veut revenir en plateau ?

1:56:45
Locuteur

Adèle

1:56:45
Présentateur

ouais

1:56:45
Invité

bravo

1:56:46
Présentateur

allez Adèle viens t'as pris ta carte bleue ? elle veut tout le temps revenir en plateau t'as pris ta carte bleue ? ouais absolument c'est bon c'est réglé il reste combien ? 300 combien ? faut demander à la mateuse voilà il reste 221 on va y arriver on va y arriver t'as eu ta réponse sur la chorale ouais merci merci d'avoir posé la question il avait l'air très surpris c'était très drôle il avait pas l'air chaud du tout mais pourtant il était vous avez vu les images quand il se fait ah bah oui c'est marrant parce qu'il a dit je chante faux et on l'avait entendu on l'a pas contrarié là non on était là j'avoue c'est pas t'es là bon ?

bon on est d'accord pour une fois on est d'accord il faut un prof de chant dans la chorale ça va peut-être du bien Armand Daltaye c'est peut-être ce qui est prévu ok Léa il reste 78 balles là ah ils sont fiers non vraiment il reste 78 balles bon bah on enchaîne jusqu'à 174 on va y aller je voulais savoir comment tu te sens ? on y est comment tu t'es sentie cette première émission ? bah bien merci au début j'avais peur j'avoue j'étais un peu genre j'étais là putain il y a gens qui vont m'envoyer des textos mais non ça va est-ce que tu vas continuer à l'empoisonner chaque semaine du coup ?

ouais on va lui incuber le code c'est ça ouais tu sais le brownie que j'ai fait la semaine dernière bah voilà fallait pas le manger et toi t'as passé une bonne émission ? excellente ouais non c'était très chouette vraiment allez on y est tu t'étais fixé l'objectif et bam bam bah ouais comme ça ah je suis une winneuse elle est émue elle est émue elle est émue j'ai une question pour toi Sacha oula oh putain pourquoi c'est 26 centimes ? demande au chat je sais pas moi quand j'ai donné j'ai pas mis virgule 26 centimes t'as donné toi ? bah bien sûr ouais moi j'avais donné l'année dernière j'ai pas donné encore mais tu donnes beaucoup de ta personne oui

1:58:56
Invité

ça

1:58:57
Présentateur

et comment ? euh non non mais oui effectivement je peux peut-être faire un don si quelqu'un a ma carte bleue non personne heureusement bah c'est quoi tu mets 74 centimes comme ça on a un chiffre rond ouais parce que ça me stresse un peu là j'avoue je sais pas ça perturbe personne dans le chat si si si ouais bah merci mais personne ne veut arrondir ce il y a un truc un message codé ? non ? personne ne veut nous expliquer ?

je vais devenir complotiste dans 3 minutes moi mais peut-être qu'ils veulent partir sur la prochaine étape tu sais peut-être qu'ils veulent pas que l'émission s'arrête du tout sur la genre on part sur les 74 000 ce soir j'ai l'impression je les sens assez chaud là non bah allez-y d'ailleurs par ailleurs vous pouvez continuer à donner même si on a arrêté l'émission je préfère rappeler quand même parce que sinon compliqué bon par contre mettez 74 centimes je vous en supplie on va pas être bien tout le monde il y a Louis Boyard qui nous attend avec la bière j'avoue c'est peut-être le coût de la bière de Louis Boyard ceci dit peut-être que quelqu'un a mis 26 centimes en se disant je finance je paye une bière à Louis Boyard vous pouvez le voir comme ça si vous voulez payer une bière à Louis Boyard ce soir donnez donc les gens vont vraiment se dire ils ont braqué l'émission ça devient limp c'est pire qu'un coup d'état des bisous merci