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interviewLe Média (sur YouTube)· 24 mai 2023 46 min

FRANCE TRAVAIL : LA NOUVELLE ARME DE GUERRE SOCIALE DE LA MACRONIE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche le projet de loi pleine emploi que le gouvernement présentera le 7 juin prochain portera la création de la très décrit institution France travail qui viendra remplacer le Pôle emploi à compter du premier janvier 2024 alors la structure viserait à atteindre le plein emploi d'ici la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron alors ce changement conduira à une transformation profonde du Pôle emploi que l'on connaît actuellement mais pas seulement d'en discute avec nos invités Yann Gaudin lanceur d'alerte sur le Pôle Emploi Adrien cloué député elle est finupes [Musique] bonjour messieurs bonjour Est-ce que vous m'entendez Yann parfait bonsoir alors selon vous quelles sont les principaux points à retenir de ce projet plein d'emploi de la création de France travail quels sont les principales innovations et les principales menaces je me tourne vers Adrien Clouet moi je pointerai dessus qui sont vraiment essentiels le premier c'est un problème d'humanité c'est à dire que l'idée qui préside même à la création de France travail comme il l'appelle elle est assez simple c'est l'idée que finalement tout bénéficiaire d'une allocation sociale toute personne qui est inoccupée qui n'a pas d'accès à un emploi en est responsable et que donc dès lors qu'elle est responsable il faut la forcer la contraindre et donc ça nous donne le projet gouvernemental qui veut imposer au bénéficiaire d'aide sociale minimum de devoir faire des activités obligatoires donc dès lors deux choses l'une soit ça veut dire qu'il n'y a plus minimum vital en France puisque un minimum contre une activité on appelle ça un salaire d'ordinaire sauf qu'ils sont pas payés soit ça veut dire que il y a du boulot pour les gens mais qu'on n'a pas envie de renverser un salaire puisque apparemment on trouve des choses à leur faire faire donc dans les deux options c'est évidemment dramatique et puis ce enfin tout cela prend place dans un moment où il y a une offre d'emploi pour ça dépend les mois entre 20 et 30 chômeurs donc dès lors qu'on est dans une situation de pénurie d'emploi ça n'a pas de sens de contraindre les gens de leur faire pression pour qu'ils accèdent des emplois qui n'existent pas pourtant c'est ce qu'on appelle le macronisme alors le projet de loi prévoit donc l'inscription de tous les allocataires du RSA Pôle emploi devenu France travail surtout c'est ce que vous visez l'obligation d'effectuer quinze à 20h d'insertion par semaine sous forme de formation d'ateliers CV ou de stage en entreprise pour vous c'est travailler gratuitement ça dépend ce qu'ils mettent derrière c'est à dire que la difficulté on est dans un moment où les départements il y a plusieurs qui sont pilotes expérimentent des choses et un peu de tout il y a des départs il y a des départements où effectivement les gens ont une formation ils apprennent à faire leur CV d'autres une activité sportive ou de théâtre ça veut dire qu'on a radis les gens parce qu'il va pas jouer au tennis non d'autres encore ils ont des activités de stage en entreprise un stage en entreprise est censé être productif donc ça pose problème et puis surtout si vous voulez c'est quand même l'idée que finalement on peut et on doit contraindre les gens des activités forcées c'est l'idée finalement lorsque quelqu'un n'arrive pas à retrouver du boulot bien il faut le forcer à faire son CV différemment et c'est ça qui va l'amener au boulot ce qui d'une part il faut notre part me semble moralement contestable et puis surtout on sait que ça marche pas comme ça il y a quand même des dizaines d'années de travaux en sciences sociales qui montrent une chose simple les gens qui retrouvent du boulot ce sont ceux d'abord qui ont un soutien extérieur sont ceux qui arrivent à limiter le temps passé dans la recherche d'emploi et ce sont celles et ceux qui ont aussi d'autres activités en dehors de la recherche d'emploi là on fait l'inverse on veut enfermer les gens sur leurs recherches c'est à dire les obliger à se heurter à des échecs parce que si vous faites 200 candidatures par jour forcément vous aurez beaucoup d'échecs vous aurez pas le temps de passer des heures à préparer chacune et donc on met les gens dans cette situation là c'est une situation qui vise ouvertement à les humilier pour leur faire revoir à la baisse leur revendication salariale alors Yann Gaudin en tout cas vous vous soutenez que ce projet de loi ne demande pas aux bénéficiaires du RSA de travailler gratuitement vous l'avez expliqué dans un long trait de sur Twitter c'est peut-être l'occasion de revenir dessus effectivement il y a une confusion je pense qui est entretenue à des seins par le gouvernement en parlant d'activité de 15 à 20h d'activités or il est il est il est pas prévu du tout de faire travailler les bénéficiaires du RSA gratuitement donc adrien a très bien dit dans ses activités bon il y a ce qu'on connaît déjà qui n'a rien de nouveau du tout donc les ateliers pour bien faire son CV pour se préparer à un entretien d'embauche découvrir des métiers découvrir des formations donc tout ça tout ça n'est pas nouveau alors il y aura aussi en fait pour les BRSA qui sont les plus éloignés de l'emploi et qui ont des problématiques périphériques de santé de logements de garde d'enfants etc il y aura des activités qui seront sans rapport vraiment avec avec l'emploi et qui existe aussi déjà alors il est même question de séjour de rupture donc de quelque part de vacances sur le papier ça fait plutôt joli il est question aussi de repas partagés pour sortir de l'isolement il y a plein de jolies choses et de jolis mots dans le rapport de 274 pages plein de belles intentions mais techniquement il y a beaucoup de flou il y a très peu de détails techniques et donc alors je rassure effectivement donc les BRSA on va pas les obliger à travailler 15 à 20h semaine et ça ne concernera pas forcément tous les bénéficiaires du RSA ceux qui apparaîtront comme les plus autonomes bon a priori ils seront peut-être dans un suivi je dirais un peu ordinaire à Pôle emploi et pas dans ce suivi intensif mais moi j'ai du mal à effectivement à comprendre que cette rumeur du travail forcé dont perdure mais je pense que c'est un peu c'est un peu lié à la communication notamment de d'Olivier du socle qui aujourd'hui même disait même que ça serait pas dans la loi finalement que les 15 à 20h semaine seraient pas dans la loi que c'est un dispositif qui est qui est envisagé donc reste à voir exactement comment comment il sera fait bon je pense qu'il serait pas inscrit dans la loi ça sera un dispositif qui serait pas contraignant disons qu'il y aura un contrat d'engagement comme ça existe déjà d'ailleurs aussi il y a pas grand chose de nouveau en fait dans ce projet France travaille il y aura un contrat d'engagement mais qui là concernera tous les usagers de Pôle Emploi aujourd'hui on appelle ça le PPE le projet personnalisé d'accès à l'emploi et puis demain on appelle ça le contrat on appellera ça le contrat d'engagement et donc si le conseiller estime que l'usager béreta ou pas ça pourrait être un bénéficiaire de la SS c'est l'autre minimum social et qui va l'enverrai ça on est sur les mêmes montants si le conseiller estime que il y a besoin de tous ces ateliers et bien et si l'usager lui estime qu'il n'y a pas besoin c'est là où ça risque d'être un peu conflictuel un peu beaucoup et surtout si l'usager estime qu'il a pas besoin de tout ça et qu'on le force quand même j'ai un peu peur pour les animateurs de ces ateliers qui vont avoir un public quand même assez récalcitrant donc j'ai peur qu'il y ait des beaucoup de tensions peut-être des violences on verra on va pas crier donc on pourrait donc on pourrait les efforcer bien sûr qu'il risque d'y avoir de la coercition peut-être beaucoup on verra comment s'est mise en application alors il y a aussi des nouveautés par contre au niveau des sanctions il est dit oui moi aujourd'hui les sanctions sont trop mécaniques et donc il y aura une graduation apparemment des sanctions mais ça reste encore assez flou par contre il y aura un nouvel sanction qui serait une sanction provisoire et sur laquelle on pourra revenir si l'usager le mérite la suspension de mobilisation c'est cette sanction que vous disiez remobilisation donc c'est une sanction effaçable on va dire et puis dans le mécanisme des sanctions il est prévu aussi un peu plus de contradictoires de la part de l'usager donc dans le rapport il est dit que ça va être tout ça est fait pour simplifier alors finalement ça devient plus complexe au niveau des sanctions bon pareil il faudra voir comment comment ça se met en oeuvre on pourrait aussi du coup à la lecture du rapport penser que les sanctions sont peut-être moins brutales alors il est dit aussi qu'il y aura plus de radiations de la liste d'ailleurs avec ce nouveau dispositif elles vont être facilités et peut-être j'ai vu Adrien clouer un peu réagir à cette sanction de suspension de remobilisation oui tout à fait mais parce que je suis toujours d'accord avec elle là dessus disons que ça pose la question de ce qui est une sanction dans une république est-ce que une personne qui est bénéficiaire d'une aide publique doit se voir retirer le minimum vital parce qu'elle se comporte pas de la manière dont on a envie qu'elle se comporte mais c'est un vieux débat c'est le débat déjà au moment du RMI qu'on a créé l'idée d'un minimum vital vous avez des réactionnaires patentées qui faisaient non mais si jamais la personne elle fait pas exactement ce qu'on lui dit il faut lui retirer qu'elle crève dans la rue voilà ça c'est un discours réactionnel qui existe et donc c'est ça qui est en jeu c'est ce qu'on estime qu'il y a une dignité humaine fondamentale non négociable et que même la personne qui accomplit la pire des activités qui ne se comporte pas comme on le voudrait qui ne cherchent pas le bon boulot etc et bien elle doit vivre où est-ce qu'on estime au contraire cette personne doit se voir suspendre le minimum vital et c'est une question qui n'est pas que un engagement de celui ou celle dont on parle parce qu'en fait les gens qui ont mis en cause ici ils ont une famille ils ont des enfants donc on sait très bien ce qui se passe derrière c'est du châtiment collectif ce dont on parle ici n'as suspension remobilisation ça veut dire le gamin mangera plus le soir parce que son père ou sa mère a mal cherché du boulot c'est ça le la réelle signification notamment dans une allocation type RSA qui prend en compte l'ensemble du ménage et donc il y a cette question qui se pose c'est le retour des formes de punition collective et effectivement souvent ça annoncé de la manière suivante on dit on va faire une graduation c'est à dire on a vu ça pour l'assurance chômage depuis 40 ans chaque fois tu regardais c'est c'est compliqué il y a une sanction mécanique alors ça serait quand même plus simple qui est plus de sanctions différentes qu'on puisse apprécier bilan qu'est-ce qui se passe on crée 470 au fur et à mesure du temps on se concentre de la sanctions les plus lourde et les sanctions les plus légères disparaissent là où avant j'étais mécaniques mais bon donc je n'ai aucune confiance alors dans Monsieur duceau en général évidemment comme personne et comme dirigeant politique ça va de soi mais surtout je pense à mettre effectivement les personnes dans une situation inextricable puisque ceux qui vont gérer les formations obligatoires seront en dehors de France travail donc ceux qui prononcent les sanctions ne seront pas ceux qui vont effectivement assurer les activités forcées et donc dès lors en plus on rend impossible pour l'animateur de la formation de pouvoir faire un retour d'expérience ou de pouvoir pondérer la décision de France travail donc en plus ce truc est bureaucratique totalement vois pas comment il peut être mise en place et enfin je conclus là-dessus il y a quand même une histoire qui est de fou dans France travail une histoire de fou il nous annonce chaque bénéficiaire du RSA doit être suivi par France travail il faut déconseiller qui suivent chacun 40 un locataire du RSA une à deux millions en France c'est à dire qu'il faut embaucher 50 000 personnes à France travail aujourd'hui ils sont 50 000 a Pôle emploi à gérer l'ensemble des demandeurs d'emploi c'est-à-dire qu'il faut doubler l'effectif pour accueillir les gens au RSA ça n'aura pas lieu donc il n'y aura pas ce suivi de 40 personnes donc les gens seront pas suivi donc ils seront envoyés de manière extrêmement rapide après un coup de fil parce que les agents auront pas le moyen en fait de faire autrement ils seront expédiés dans des formations qui ne n'auront pas choisi qui n'auront pas été discutés avec des gens qui n'auront pas envie de voir ce qui se passe actuellement avec le Pôle emploi en fait il y a pas grand chose qui change un peu moins quand même parce que c'est assez rare finalement d'être expédié à une formation sans discussion avec le conseiller en revanche là rajouter 2 millions d'inscrits en plus sans personnel pour les accompagner c'est ça signifie clairement que ils vont être dépossédés et les allocataires usagés et les professionnels de la capacité à parler en fait du parcours de vie que la locataire souhaiterait alors il y a une Godin je rappelle vous êtes lanceur d'alerte sur le Pôle emploi plus concrètement voilà si vous aviez un bénéficiaire de l'assurance chômage ou un locataire RSA comment vous lui expliqueriez ce qui va changer pour lui parce que c'est vrai qu'on a évoqué un projet de loi qui est plutôt flou mais si on devait aller à l'essentiel qu'est-ce que vous leur diriez grand chose je voulais juste revenir sur ce que disait Adrien effectivement c'est très dangereux de menacer des gens qui n'ont qu'un subside de 600 euros le RSA c'est c'est le montant mensuel de les menacer de couper complètement les vivre c'est dangereux parce que ces gens n'auront plus rien à perdre bon après voilà le gouvernement en sera comptable non pour les usagers pas grand chose est-ce que ce gouvernement a une conscience déjà ils ont les chocottes donc ça va pas changer grand chose pour les pour les usagers où il y a le fait que avant la Mission Locale donc il s'occupe des jeunes qui va devenir France travail jeune bon pourquoi pas le nom et du coup plus explicite elle était quand même assez hermétiquement comment dire différencier de Pôle Emploi on n'avait pas accès par exemple à Pôle emploi quand j'y travaillais n'avait pas accès aux entretiens aux conclusions d'entretien de la Mission locale avec les jeunes là maintenant il y aura un logiciel commun donc le dossier voilà sera ouvert et il y aura un historique de bout en bout donc bon il y a quelques petites améliorations techniques mais est-ce que ça va aller le coup de consacrer pour ça près de 1 milliard par an près de 1 milliard par an supplémentaires pour le service public de l'emploi qui coûte déjà très cher puisque rien que le fonctionnement de Pôle emploi c'est 400 si on y ajoute 600 millions pour la Mission Locale 70 millions pour Cap Emploi qui s'occupe des des personnes en situation de handicap et demain donc on nous annonce encore un milliard de plus alors on n'a pas assez d'argent pour les retraites mais par contre on a de l'argent pour France travail pour ripoliner une nouvelle fois puisque il y avait eu le fameux changement de logo de l'ANPE puis encore on change tout avec Pôle Emploi puis là on rechange tout avec France travail on va mettre toute les tous les supports de communication à la poubelle et puis tout ça va coûter plusieurs dizaines de millions d'euros rien que pour le changement d'identité visuelle mais donc on va être sur une augmentation de 15 à 20% du coût pour les Français du coup du service public de l'emploi est-ce que on en attend Casa 20% de croissance économique 15 à 20% de création d'emploi parce que rien parce qu'on aurait changé le logo de Pôle Emploi non moi ce que je regrette surtout c'est que on aurait pu partir du Pôle Emploi l'Inst [Musique] que c'est aujourd'hui Pôle emploi c'est un service public dans lequel il y a des agents qui travaillent souvent d'arrache-pied qui pour une part d'entre eux d'entre elles reçoivent des demandeurs d'emploi pour essayer de le retrouver des emplois existants qui correspondent à leur qualifications à ce qu'ils ont envie de faire alors parcours et pour pour d'autres parts calculent les droits c'est-à-dire s'assure que les gens ressemblent leur argent à temps et que l'argent correspond effectivement à leur emploi précédent la question qui se pose c'est le modèle qu'est-ce qu'on veut il y a deux manières de faire un service public d'employés la manière macronie c'est-à-dire on crée un espèce de bitonio géant qui vise à absorber les offres d'emploi les plus précaires et les rediffuser de force auprès des usagers ça c'est une version libérale ça explique d'emploi servirait à ça et bien moi je ne défends pas ça je défends un service public d'emploi on pourrait l'appeler France calife par exemple si on voulait nous aussi trouver des des slogans des slogans publicitaires France calife ça serait un service public ou les demandeurs d'emploi sont accueillis et on ne leur propose que des offres qui sont plus qualifiées mieux formés mieux payés mieux rémunéré mieux indemniser selon les différentes logiques qui existent au sein de l'institution bref qu'il les mettent dans un parcours de vie qui améliore leurs conditions bah voilà contre-proposition faisons un service public d'emploi dans la mission exclusive et d'élever la rémunération des gens qui sont accueillis ça c'est un vrai projet ça c'est un vrai projet parce que ça veut dire que le patronat sera qui ne peut se tourner vers ce service public d'emploi qu'avec des offres qui sont valables qui sont potables ça c'est un beau projet parce que ça veut dire que les conseillers les conseillers auront un sens à l'activité elle recevront des personnes qui parfois ont des difficultés bosser à temps partiel ou au SMIC elles auront un objectif de on peut faire mieux avec la personne on peut la mettre sur un parcours qui la sécurise plus pour son existence et je souhaiterais également sonner l'alerte sur un point qui a évoqué Yann à l'instant c'est l'émission locale on est dans un risque de disparition des missions locales qui risque d'être englouti dans cette espèce de monstre bureaucratique que va être France travail si jamais ils y arrivent comptez sur nous pour qu'ils n'arrivent pas mais s'ils arrivent ils veulent l'engloutir or la mission locale c'est quelque chose de très important parce que ce n'est pas Pôle Emploi ça a été dit à l'instant ça ne l'est pas ce sont d'autres agents qui ont une marge de manœuvre très importante pour inventer des choses prendre une initiative aller au contact des usagers des usagers selon un mode de gestion qui est très autonome les mettre sur le même logiciel que pour l'emploi les maîtres sous la même tutelle avec les mêmes objectifs c'est extrêmement dangereux parce que c'est la fin de leur autonomie de leur esprit d'initiative un exemple chez moi en Haute-Garonne la mission locale par exemple après début pour aller dans le commun je le côté Pyrénées et passer dans les toutes petites communes pour expliquer leurs droits au plus jeune au moins de 25 ans la mission locale fait l'intervention en milieu scolaire la Mission Locale passe par des employés en poste pour savoir qui dans la famille les petits frères les petites sœurs a pas de boulot et peut être accueilli et aider la Mission Locale aide à l'évasion niveau de formation des jeunes la mission locale n'a pas comme objectif exclusive de mettre les gens à l'emploi peuvent se dire bah on a reçu quelqu'un mais cette personne elle veut faire une licence pro ben on l'accompagne on explique comment faire une licence pro donc ça ce sont des missions qui risquent de disparaître dès lors que France travail triomphe des missions locales et qu'on met fin à ce qui se fait de mieux dans le pays alors messieurs tous les deux clairement vous êtes en train d'écrire une une structure infantilisante qui va condamner on va dire les bénéficiaires de ces prestations sociales à du travail forcé que du négatif et en projet loi qui intervient quand même après la réforme des retraites contre laquelle on est encore très mobilisé c'est quand même une drôle de manière de passer autre chose à autre chose c'est quoi l'agenda politique d'Emmanuel Macron c'est logique mais c'est très logique il y a eu en novembre dernier la réforme de l'assurance chômage on a limité dans le temps la perception des indemnisations chômage pour que les gens en fait les chômeurs de longue durée c'est qui c'est des séries de plus de 55 ans donc pour leur retirer la perception de la location chômage et faire en sorte qu'il soit obligé d'accepter un boulot on a payé que celui d'avant bon maintenant qu'ils ont ce boulot moi-même payé on va avoir une allocation chômage qui sera moins bonne et en plus on leur oblige à se taper entre 6 mois et un an et demi pour les plus âgés parce que ça va pas rentrer en application tout de suite mais on les oblige à se taper des mois de travail en plus fin des mois d'emploi en plus et donc vous avez un peu fastupère pile il gagne eux puisque c'est même personne donc en moins de droits doivent rester plus longtemps en emploi et maintenant comment on articule les deux comment vous faites lorsque vous avez baisser les droits des gens doivent rester au boulot plus longtemps vous trouvez une structure pour les obliger à passer de l'état du dernier boulot à l'état d'un futur boulot précaire pour tenir les 1 an et demi deux ans de plus c'est juste la temporalité qui questionne vous avez peut-être une idée pour vous Yann Gaudin pourquoi penser cette réforme là à travers donc la France travaille alors que aujourd'hui encore la France traverse une crise constante plutôt qu'à nous mais j'aimerais bien avoir la vie de du lanceur d'alerte du Pôle emploi le gros problème en fait de la politique de l'emploi avec avec la macronie c'est que c'est une approche purement quantitative uniquement quantitative des chiffres voilà et et finalement considéré que les actifs dans toute leur diversité avec toutes leurs qualifications effectivement avec toutes les différences selon les territoires etc tous ces gens là ne sont que des pions des chiffres voilà et on gère ça avec des tableaux des tableurs Excel et donc c'est la même logique que voilà rallonger donc l'âge de la retraite c'est faire des Français désolé pour la formule mais un peu de la chair à patron voilà interchangeable mais d'ailleurs c'est ce qu'on observe parce que dans les chiffres justement il y a une explosion des licenciements depuis 2016 il y a un phénomène qui est très inquiétant il y a une instabilité du marché de l'emploi on a parlé aussi des démissions des salariés mais il y a aussi donc une explosion des licenciements et on nous dit que les employeurs auraient du mal à recruter alors qu'il licencie de plus en plus donc il commence qu'il commence à garder leurs salariés plutôt que dans chercher de nouveau donc moi j'aimerais bien qu'il y a une approche plus beaucoup plus qualitative et Adrien on a très bien parlé une approche beaucoup plus humaine et qu'on intervient aussi en médiation comme le font comme ils le font en Allemagne Adrien connaît bien le service public de l'emploi allemand il me semble si je me trompe pas qu'ils interviennent aux médiation en prévention des licenciements des ruptures de contrat pour éviter que le chômeur n'arrive que le chômeur ne s'inscrive voilà donc il y a une approche réellement quantit qualitative dans ce cas dans la relation au travail quand bien enfin voilà et et à Pôle Emploi aussi on serait bien inspiré d'avoir une une un souci par rapport à la relation que peuvent avoir les déconseillé avec avec les usagers puis notamment tous ces conseillers qui sont au service contrôle de la recherche d'emploi et qui font quelque part un peu un sale boulot qui vont être d'ailleurs un peu plus nombreux avec France travail encore et qui sont chargés voilà de de contrôler puis de décider si on sanctionne ou pas ou en tout ça n'est pas très toute ça n'est pas très heureux tout ça n'est pas très humain est-ce qu'il y a pas une volonté les classes populaires en récent les travailleurs contre les personnes privées d'emploi si bien sûr il y a une dimension morale très forte dans ce type de dispositif et là aussi c'est la réhabilitation d'un vieux discours un peu réactionnaire qui consiste à dire il y a ceux qui bossent et ceux qui bossent pas ce qui évidemment dans un moment où il y a un emploi pour 30 chômeurs on a rigoureusement aucun sens mais ce discours existait d'ailleurs si on si je peux je peux faire la petite parenthèse moi je trouve intéressant de voir ce qui se passe depuis le premier quinquennat Emmanuel Macron c'est-à-dire en gros on est passé d'un discours à un autre dans entre 2012 et 2000 pardon 2017 2022 il y avait le discours un peu à la Castaner c'est à dire le discours poujadiste ouais mais il y a des gens ils bossent pas il faut aller chercher chez eux pour montrer au boulot de force elle lâche-la bon ça c'était discours Castaner maintenant depuis 2022 on a le discours plus à la ferrachi vous voyez l'économiste qui conseille Macron qui dit mais en fait c'est prouvé scientifiquement par les chiffres on fait des régressions logistique qui montre que les gens de façon ils cherchent pas sont les forces pas donc en fait c'est scientifiques et les gens ils ont besoin de lâche l'axe les scientifiquement prouvé mais il y a un peu un décalage assez intéressant à observer c'est à dire c'est la même thèse c'est les mêmes c'est les mêmes Eries qui sont dites dans les deux cas mais la justification est devenue très différente on est pas assez de je connais le voisin de la belle-sœur du de mon pote qui bosse pas à vous faire un modèle extrêmement raffiné statistiquement pour vous montrer que les gens de façon ils bossent pas donc c'est assez intéressant de voir cette évolution mais elle conduit finalement à renouveler le discours on a l'impression que c'est genre raconte des choses différentes alors que c'est exactement pareil et surtout qu'ils ont accumulé les différentes étapes c'est à dire depuis 2017 il y a quand même eu trois réformes de l'assurance chômage une qui a baissé le montant des allocations une qui a baissé la durée de perception et une qui a baissé le nombre de gens qui avaient le droit de le percevoir donc si vous voulez à chaque fois ils vous font le coup ils vous disent attendez cette fois-ci on bouge juste la durée de perception mais promis on touche pas ni à la ni au montant ni à l'éligibilité et après il vous faut alors on bouge l'éligibilité mais on touche pas ni à la durée ni au montant ils vous font le coup à chaque fois donc maintenant ils sont aussi dans un moment où ils ont un peu tout épuisé quoi guérison rogner partout c'est-à-dire la prochaine étape c'est juste que les gens soient totalement en insécurité et puis même pas subvenir leurs besoins alors qu'ils ont bossé pendant 10 ans dans la situation des bénéficiaires l'assurance chômage était déjà très fragilisée vos sens avec quelque chose il y a de Gaudin ils étaient énormément contrôlés à ce qu'à travers ce guichet unique à travers transva il y a pas cette volonté d'étendre ses contrôles renforcés aux allocataires du RSA si bien sûr oui tout le monde sera soumis au contrôle mais il y a un petit garde-fou quand même dans le projet c'est que les sanctions pour les bénéficiaires du RSA seront prononcés toujours par le président du département et non par France travail bon on verra là aussi dans l'application comment je disais pour le moment mais par rapport justement au bénéficiaire du RSA si le travail était tellement désirable de manière globale est-ce que vous croyez que les gens préféreraient vivre avec 600 euros par mois plutôt que de travailler d'avoir au moins le SMIC donc il y a une vraie question à se poser sur la qualité de vie la vraie qualité de vie au travail sur la qualité du management au travail parce que vous savez je crois que c'est un peu les mêmes qui traumatisent des salariés donc qui créent des chômeurs de longue durée quand on a été traumatisé et bien on met du temps avant d'envisager de retourner à la tortue quelque part qu'on a connu et ce sont les mêmes qui créent des chômeurs de longue durée et qui aussi les les velipandes et les traits de feignants donc voilà je pense qu'il y a une espèce d'état d'esprit mais qu'est-ce qui est fait justement par rapport à la vie au travail je sais pas si c'est prévu donc de l'aborder dans le cadre des échanges parlementaires Adrien pourra peut-être de le dire mais il faudrait pour moi voilà qu'on s'intéresse vraiment à la qualité du management de comment on traite les salariés qui sont en emploi et comme on évite qu'on évite de les maltraiter de les traumatiser et de faire qu'il préfère vivre avec trois fois rien plutôt que de s'exposer à des à des souffrances psychiques donc voilà il y a une vraie réflexion puis j'aurais aimé aussi que dans ce projet de France travail et la création d'un organe réellement indépendant pour veiller aux devoirs de Pôle emploi parce qu'on parle toujours des droits et des devoirs des usagers de Pôle Emploi on parle rarement des devoirs de Pôle Emploi qui sont inscrits dans le code du travail Pôle emploi a des obligations et je peux vous dire qu'aujourd'hui elles sont loin d'être totalement remplies donc j'aimerais qu'il y a un organe réellement dépendant qui pourrait aussi faire office de médiation parce que pour le moment les médiateurs de Pôle Emploi sont des salariés de Pôle Emploi ils sont pas vraiment indépendant il travaille dans les mêmes bureaux dans les directions régionales que leurs collègues de Pôle Emploi donc j'aimerais qu'il y ait un organe et pourquoi pas citoyen pourquoi pas des citoyens qui iraient contrôlés ici ou là dans les agences c'est le service est bien rendu si les droits sont bien accordés puisque comme vous le savez j'ai révélé beaucoup de de d'anomalies on va dire de spoliation de droits de malversation quelque part qui ont été pour beaucoup heureusement régularisés mais ils perdure encore beaucoup d'erreurs et puis même quelques pratiques illégales d'ailleurs j'ai un peu peur avec France travail à un risque c'est au niveau de la gouvernance il est dit qu'on aura une gouvernance morcelée par territoire alors déjà qui sera le chef est-ce que ça sera le chef ce que ça sera l'actuel directeur de Pôle emploi ou est-ce que ça sera le directeur de la Mission locale qui va prendre la place du directeur de Pôle Emploi bon des risques un peu de conflits internes et puis surtout le problème c'est qu'avec des le directeur territoriaux que soit un directeur départemental ou régional il y en a quelques-uns qui se prennent pour des shérifs et qui veulent faire la loi sur leur territoire et qui oublient totalement le principe républicain qui fait que normalement les mêmes droits partout sur le territoire et qu'on a pas à inventer des règles sur un département ou sur une région donc là il y a aussi un risque avec France travail alors on va de la question de de Yandro l'emploi attractif pour pousser effectivement ces bénéficiaires du RSA à trouver à un emploi pour répondre juste quand même écarté un sujet il y a un malentendu dans le service public d'emploi qui est fondateur depuis la création de l'ANPE en 1967 c'est l'idée selon laquelle finalement c'est au service public d'emploi de résoudre le chômage c'est pas le but d'un circuit d'emploi le but d'un service public d'emploi c'est d'aider les gens à trouver des emplois et c'est pas de résoudre le chômage c'est pas d'emploi le SPE le service public d'emploi ne peut pas résoudre maintenant une fois qu'on a posé ça on voit bien à quel point toujours dans le monde du travail enfin dans le monde de l'emploi pour être plus précis et qu'est-ce que c'est qu'un emploi on va dire pour le dire rapidement ces trois choses un emploi bon d'abord c'est des conditions de vie immédiate un emploi c'est la capacité lorsqu'on signe un contrat de pouvoir subvenir à ses besoins et celui de ses proches donc c'est une rémunération c'est une distance qui est raisonnable pour y aller ce sont des horaires etc etc évidemment que là-dessus il y a énormément de choses à faire il y a encore beaucoup trop de CDD d'intérim de travail de nuit etc deuxièmement un travail c'est une activité ce sont des gestes là depuis tout à l'heure on est ici sur sur ce plateau il y a des personnes qui sont techniciennes qui travaillent à côté qui ont des qualifications qui savent faire des choses on a parfois des notes des choses qu'on manipule bref ce sont des gestes un travail ce sont des gestes qu'on apprécie et dans lesquels on a le sentiment de s'améliorer au fur et à mesure qu'on les fait pour être fier de soi et avoir la capacité de se dire que les autres sont fiers aussi de ce qu'on fait de leur rendre un service là typiquement tous les gens qui nous écoutent ici Olivier Dussault c'est une écoute je pense sont très fiers de ce qu'on fait donc c'est ça un emploi c'est la capacité à rendre à être utile au plus grand nombre et beaucoup de gens aujourd'hui ont le sentiment de ne pas l'être et ça c'est une souffrance lorsque vous faites une activité et que vous dites pourquoi j'y vais vivement que je rentre et ça de faire des cours d'anglais bah oui vous avez le droit de faire des cours d'anglais même si c'est pas immédiatement utile dans votre boulot pas parce que parler anglais n'est pas requis sur votre chaîne de production que vous n'êtes pas le droit de parler anglais parce qu'après vous serez faire plein de choses vous serez lire des modes d'emploi en anglais aller sur des sites étrangers etc tout le monde sait utiliser ces savoirs dans son travail c'est toujours le cas donc élever des savoirs c'est toujours être utile au boulot et enfin troisièmement avoir une capacité des salariés d'intervenir sur le contenu du travail dire ce que je fais là n'est pas bien n'est pas juste n'est pas heureux n'est pas utile au plus grand nombre et pouvoir par cette intervention là rectifier ce qu'est le travail et donc si on pose pas ces trois questions là on en pose aucune c'est la question que vous poserez lorsque ce projet de loi sera débattu ce projet de loi évidemment mais on va les reposer juste histoire monsieur Dussault les comprennent déjà c'est ça serait déjà un beau début alors si Emmanuel Macron et son gouvernement peuvent faire passer en force les réformes aussi impopulaires que la réduction de la prestation chômage ou encore la création de France travail et c'est parce qu'il a mis fin à la gestion paritaire de l'assurance chômage qui était co-géré par les syndicats et supprimer les cotisations salariales pour l'assurance chômage je vous propose de réécouter ce que Emmanuel Macron disait devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles c'était déjà en juillet 2018 par écoutez moi la solidarité nationale est de plus en plus financé par l'impôt ceci conduite aussi à transformer la philosophie même de notre solidarité nationale et en quelque sorte d'en retrouver le sel cette solidarité et de moins en moins une assurance individuelle assortie d'un droit de tirage financé par l'ensemble des contribuables elle implique des droits et des devoirs car chacun est alors comptable de tous et tous de chacun par la réforme que vous avez voté l'assurance chômage aujourd'hui n'est plus du tout financé par les cotisations des salariés elle est financée par les cotisations des employeurs et par la CSG cette transformation il faut en tirer toutes les conséquences il n'y a plus un droit au chômage au sens où on l'entendait classiquement il y a l'accès à un droit qu'offre la société mais sur lesquels on ne s'est pas garanti à titre individuel puisque tous les contribuables l'ont payé pour le chômage depuis 2017 c'est une partition des cotisations salariales et que la part patronale c'est aussi notre salaire on cotise toujours et donc c'est l'État qui va via les impôts financer en cette prestation d'assurance chômage et donc si c'est l'État qui finance et bien c'est l'État qui dessine Nicolas Framont que vous connaissez certainement sociologue qui a écrit un article très fourni sur sur France travail il voit une façon d'ériger l'État en pourvoyeur d'une au monde et de stigmatiser davantage les pauvres est-ce que vous partagez son avis oui tout à fait ce qu'on voit là chez Monsieur Macron est extrêmement clair il annonce le programme il y avait ce qu'on appelle une assurance chômage donc c'est une assurance c'est à dire vous mettez de l'argent en pot commun parce qu'il y a un risque il y a un risque de perdre de perdre l'emploi on sait bien qu'il y a un risque dire quel salarié décide du contrat qui signe aucun donc si vous décidez pas c'est bien que vous n'êtes pas en capacité de tout contrôler ce ne peut pas contrôler c'est qu'il y a des risques point donc il y a des risques on était assurés c'est à dire qu'on mettait une partie de notre salaire ou pot commun et on touchait une partie du pot commun en cas de en cas de de difficulté ça c'est le principe de l'assurance au sens général du terme maintenant Emmanuel Macron a décidé de tendre le bras à tout le monde pour substituer à l'assurance un régime qui est effectivement un régime qu'on appelle beveridjan dans le langage en question mais en gros un régime fiscalisé où c'est l'impôt qui vient financer cela ça veut dire que des personnes qui ne sont pas elles-mêmes exposées au risque paye pour d'autres qui le sont exactement où les fonctionnaires et donc vous avez une situation où par définition vous jetez des populations les unes contre les autres puisque là où avant chacun s'assure et assure les autres pour se protéger une situation où on dit on va vous vous n'êtes pas concerné mais quand même payé évidemment que celui qui paye dans ces conditions se dit maintenant moi je paye je pouvais payer moins je préférais payer moins que ça me concerne pas et donc par le fait de supprimer le fait d'être concerné par le mode de financement et bien vous affaiblissez l'idée même du chômage et ce que dit Emmanuel Macron il dit il y avait un droit au chômage alors on sait pas trop ce que c'est de droit au chômage il y a un mec qui se met le matin je m'en vais sachant que s'il s'en va il est de façon démissionnaire donc il peut pas toucher le chômage donc c'est du délire absolu mais l'idée de Macron c'était il y a un droit au chômage maintenant il y en a plus je vais reformuler parce que même Macron c'est de dire vous aviez un droit à être protégé si vous perdez votre boulot mais maintenant on l'aura plus donc finalement il y a une Godin pour revenir à au discours d'Emmanuel Macron des 2018 il nous préparait à la création de ce France travail il est quelque part cohérent oui je vois pas tellement le rapport entre tout ce qui est annoncé par rapport à France travail et puis cette se glissement est effectivement sur l'état reprend la main sur le financement de l'assurance chômage il exclu de manière il a exclu de manière les syndicats de cette association qui qui gérait le financement de l'assurance chômage donc ils reprennent la main et puis du coup ils font ils font plein de bêtises regardez donc avec le nouveau système là où on prend pour calculer le montant des allocations chômage on prend aussi les périodes sans travail sans salaire donc les périodes de trou les périodes de salaire à zéro on appelle ça quand même le salaire journalier de référence même si on met des jours sans salaire et puis du coup qu'est-ce qui se passe les gens maintenant n'acceptent plus ou en tout cas réfléchissent à deux fois avant d'accepter une mission intérim ou un CDD qui va créer des trous entre les contrats et moi j'ai été sollicité par des gens qui réfléchissent ce ne sont pas encore une fois ne sont pas des pions ce sont des gens nos concitoyens qui sont sans emploi et du coup ils se disent mais moi j'étais sollicité est-ce que je fais bien si j'accepte ce petit CDD est-ce que ça va pas me pénaliser ben moi je le dis techniquement si bien sûr que ça va vous pénaliser donc la personne n'accepte pas ce contrat qu'est-ce qui se passe les employeurs saisonniers ne trouve plus de personnel par exemple et tout le monde tout le monde est perdant c'est vraiment une politique perdant perdant tout le monde est perdant même les clients des hôteliers de la restauration pendant leurs vacances et ben du coup mettre plus de temps et de servi etc parce qu'il y a moins de personnel et tout simplement ça c'est la faute à au gouvernement qui a décidé d'une règle idiote sans réfléchir aux conséquences il est évidemment que les partenaires sociaux eux auraient dans la discussion identifier ce risque là donc il y a plus de garde-fous effectivement les partenaires sociaux dans leur diversité les présentant des employeurs le Medef la CPME et puis les représentants des salariés et bien voilà il mêle il mêlait leurs intelligences pour convenir en appeler ça une convention d'assurance chômage pour convenir de règles saines et scènes aussi pour l'économie voilà et là on a des jeunes c'est qui on sait même plus si c'est d'ailleurs des gens du ministère ou alors des cabinets comme McKinsey qui décident de qui bricole des trucs on fait et puis après on voit ce que ça donne ah bah zut alors ça fait de la casse ça fait que des employeurs dans certains secteurs sont très pénalisés bah oui il peut aller y penser avant d'ailleurs il y a la prochaine mobilisation à l'appel de là l'Inter syndical c'est le 8 juin le 6 juin on y croit donc c'est le 6 juin prochain est-ce que si justement c'est pas l'occasion aussi de se mobiliser et de dénoncer ce projet de loi énormément de monde dans la rue non mais c'est ce qu'ils font enfin moi j'ai l'impression que il y a pas un syndicat dans le pays qui est favorable au projet et que tout se le mettre dans leur revendications ils ont ils montrent tout ce leur hostilité avec le même discours ils ont raison tous disent si vous voulez mieux accompagner les bénéficiaires et allocataires très bien attendant il y a pas les moyens et tout ce que vous mettez c'est de la contrainte et du renforcement de la logique qu'on évoque depuis tout à l'heure fiscalisation de l'assurance chômage contrôle de l'État renforcement des sanctions etc etc donc moi j'ai pas de de conseils à donner aux syndicalistes je moi-même syndiqué voilà mais j'ai ma fédé mais je pense que c'est déjà le cas enfin moi en tout cas je vais marcher le 6 juin avec mes collègues syndicalistes et il y en aura beaucoup de services publics de l'emploi ce projet de loi et j'ai une dernière question messieurs vous savez il y a une autre aussi réforme qui est très décrié en ce moment c'est celle de la du lycée professionnel qui vise en substance à réduire les modules théoriques et à augmenter le volume de stage exactement est-ce que vous y voyez un lien entre ce projet de loi de qui vise à créer France travail et la réforme du lycée professionnel peut-être d'abord Ian Godin et ensuite Adrien Clouet je pense même si c'est l'État qui va indemniser les jeunes je pense que les employeurs considéreront qu'ils ont des genres des similis salariés un peu comme les services civiques qui sont d'ailleurs largement utilisés je dirais même exploiter à Pôle Emploi on va voir des gens de sous salariés alors ce sera pas réellement un salaire versé par l'employeur mais l'employeur je pense aura moins de scrupules à se sentir dans une relation ordinaire de subordination et à demander à voilà aux jeunes de d'obéir aux ordres aux consignes et puis peut-être de prendre des risques il y aura peut-être davantage de risque d'accident du travail pour pour ces jeunes là donc oui ça ça expose ça donne une toute puissance je dirais un peu aux employeurs sans aucun garde-fou encore une fois par rapport à la qualité du management en entreprise voilà par rapport aux conditions de travail je suis coordination par rapport à la relation entre le salarié et l'employeur il y a pour le moment pas de grandes réformes en la matière et moi ce que par rapport à la mobilisation du 8 juin et pour les suivants évidemment je pense qu'Adrien sera d'accord avec moi ce que j'aimerais surtout c'est un grand reset de l'exécutif voilà qu'on revote et puis qu'on en finisse avec avec ces gens qui font n'importe quoi depuis 2017 alors Adrien qui est très important c'est cette espèce de de guerre qui est menée de haine qu'on les macronissent pour la qualification des gens c'est à dire pour leur valeur dans le travail et c'est quelque chose qui est partagé à la fois par France travail et par la réforme des lycées pro dans France travail qu'est-ce qu'on se dit depuis tout à l'heure si on devait résumer c'est que finalement n'importe quelle activité quel que soit sa valeur son intérêt son attractivité peut être opposé à quelqu'un du simple fait que cette personne est allocataire d'une prestation sociale c'est l'idée finalement les gens n'ont plus de valeur sur le marché du travail et non plus de valeur par rapport à l'activité qu'on peut les obliger à faire n'importe quoi et donc on les dévalorise eux et c'est pareil que ce qui se passe dans la réforme du lycée professionnel où on a comme vous l'avez évoqué juste à l'instant un remplacement des heures de formation d'atelier donc interne au Lycée pour des heures de stage en entreprise ça veut dire que au lieu de bosser leur qualifications d'un atelier avec des un corps enseignants des pédagogues qui leur disent voilà comment marche une machine théoriquement quand elle marche cette machine spécifiquement voilà comment on passe de l'un à l'autre voilà comment généralement on comprend le mode d'emploi permettant ainsi aux jeunes de pouvoir aller dans n'importe quelle boîte du pays faire fonctionner une machine similaire on passe au stage dans la boîte du coin ce qui veut dire que vous serez formé à utiliser uniquement la machine qui est localement existante et donc que lorsque vous sortez du lycée pour trouver du boulot vous devrez aller bosser là on vous a fait cette formation généralement assez peu pédagogique et surtout sans aucune sans aucun contenu théorique et donc au lieu d'avoir une qualification valable partout en France parce que vous savez utiliser tous les fours à pain du pays parce que vous comprenez ce qui est un four à pain vous aurez une compétence utilisable à côté de chez vous parce que vous savez c'est le four à pain de la boulangerie la plus proche et donc en faisant ça vous réduisez là aussi les connaissances les savoir-faire et donc en fait la valeur des gens sur le marché du travail et surtout la valeur des gens par rapport à leurs proches et par rapport à eux-mêmes merci beaucoup Adrien Clouet et Yann Gaudin d'avoir tenté de clarifier un projet de loi plein emploi et France travail qui pour le coup est un projet très flou mais voilà vous avez réussi l'exercice tous les deux merci beaucoup je rappelle que vous êtes débuté France insoumise du PS de Haute-Garonne et vous Yann Gaudin lanceur d'alerte sur le Pôle emploi et conseiller formateur pour les usagers de Pôle emploi et merci également à toutes et tous d'avoir suivi cette émission prochain rendez-vous en direct demain 13h pour le premier flash info de la journée suivi des des autres 15 et 17h avant l'émission de toujours debout à 18h30 qui sera animé par Théophile kuamos soyez connectés avant de vous laisser il est important de vous rappeler que si le média existe et que si nos programmes sont accessibles gratuitement et bien c'est grâce à vous qui partagez nos vidéos et qui nous financer merci pour les autres n'hésitez plus rendez-vous sur le média tv.fr pour vous abonner des 5 euros par mois afin de faire vivre la première chaîne d'info indépendante du pays aussi vous le savez nous sommes dans une campagne qui faire débarquer le média à la télévision notre dossier a été déposé auprès de la com mais les réticences persistent chez certains opérateurs de boxe qui ne trouvent pas notre modèle économique viable alors nous avons lancé une pétition dont l'objectif est de démontrer le contraire et de dire qu'il y a dans ce pays des dizaines voire des centaines de milliers de citoyens et citoyens qui pensent que le paysage audiovisuel français a besoin d'une chaîne d'info et de combat comme le média plus de 40 000 signatures déjà merci beaucoup on continue de se mobiliser signer faite signé vos proches Yann Gaudin Adrien cloué vous avez signé pétition alors je sais plus parce qu'en fait je vu que j'en suis entre 15 et 30 par jour honnêtement c'est plus les signatures on va vous la renvoyer voilà merci à tous les deux et merci également à très

FRANCE TRAVAIL : LA NOUVELLE ARME DE GUERRE SOCIALE DE LA MACRONIE — Hadrien Clouet · Pourquijevote