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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 16 juillet 2025 8 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileEurope & internationalSécurité

Laurent Jacobelli : "S'il ne bouge pas, François Bayrou prendra le premier avion pour Pau !" (RMC)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:51OuverteÉludée

    Les autres partis d'opposition ne devraient-ils pas proposer des idées pour éviter la crise ?

  • 3:34RelanceRéponse partielle

    Accepteriez-vous de négocier si Bayrou parlait immigration ou énergie ?

  • 5:57OuverteRéponse directe

    L'effort fiscal est-il équitablement partagé selon vous ?

  • 6:55OuverteRéponse directe

    Avez-vous des demandes sur immigration, énergies renouvelables ou UE ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07Locuteur 4Fait
    « le Rassemblement National vote la censure du gouvernement Bayrou à l'automne. »
  • 1:10Locuteur 1Chiffre
    « 7 milliards d'impôts supplémentaires directs ou déguisés. »
  • 2:10Locuteur 1Promesse
    « On a un plan d'économie. »
  • 7:21Locuteur 1Fait
    « Nous sommes le peuple le plus taxé du monde occidental. »

Temps de parole

  • Locuteur 156 %
  • Locuteur 430 %
  • Locuteur 29 %
  • Locuteur 35 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 4

Vous avez écouté attentivement le Premier ministre hier et on va rentrer dans le détail. Mais en l'état, le Rassemblement National vote la censure du gouvernement Bayrou à l'automne.

0:07
Locuteur 1

S'il ne bouge pas une virgule de ses propositions, bien sûr, François Bayrou reprendra le premier avion pour Pau. Ce qu'il nous promet, c'est de l'armée du sang, c'est encore plus de pression fiscale, c'est faire la poche des Français pour combler un déficit finalement qui est dû à la mauvaise gestion de nos gouvernants depuis 50 ans avec une accélération du malheur depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron.

Incapable de faire des économies dans le train de vie de l'État, incapable d'arrêter les dépenses d'immigration, incapable d'arrêter la fuite des budgets vers l'Union Européenne, François Bayrou se retourne vers les victimes expiatoires qu'on a toujours connues du système, les retraités, les chômeurs, les fonctionnaires. C'est paresseux, c'est faible. Paresseux.

0:43
Locuteur 4

Bien sûr. Si la censure est effective au Rassemblement National, on entend à peu près la même chose du côté des LFI, voire du Parti Socialiste, on ne va pas enfoncer la France dans une crise encore plus profonde.

0:54
Locuteur 1

Mais c'est ce qui nous promet la crise profonde. Quand on enlève du pouvoir d'achat aux retraités, quand on dit aux gens qui travaillent, on va vous assommer fiscalement, c'est là que la France est grippée, c'est là que l'économie n'avance plus. En fait, François Bayrou a sombré. Il a sombré dans la radicalité fiscale. Il est devenu un taxeur fou. 7 milliards qu'il va aller prendre directement, à cause de l'année blanche dans la poche des Français, 7 milliards d'impôts supplémentaires directs ou déguisés. Tiens, d'ailleurs, c'est le coût de l'augmentation de la contribution.

1:22
Locuteur 4

C'est aussi des baisses de dépenses, de dépenses d'allocations, etc. Non, mais je veux dire, sur l'année blanche, certes, ça augmente l'impôt sur le revenu, ça fait rentrer des foyers dans l'impôt sur le revenu, c'est indéniable. Un message, Martin, sur l'onglet Direct Studio.

1:34
Locuteur 3

On a Claude qui nous écrit sur Direct Studio qui nous dit que les autres partis devraient aider et non parler de censure. Voilà ce que reprochent aussi les Français. Est-ce que, d'une certaine façon, les autres partis d'opposition ne devraient pas aussi accompagner, un petit peu proposer des idées à François Bayrou et au gouvernement, pour éviter qu'on aille dans le mur, finalement, et aider au gouvernement à prendre ses responsabilités ?

1:56
Locuteur 1

Mais François Bayrou se prépare apparemment à asphyxier fiscalement les Français, les entreprises, et vous voulez qu'on l'aide ? Non, au contraire, ne pas réagir, ce serait non-assistance à payer en danger. Nous, ce que nous voulons, c'est une autre politique, faire des économies. On a un plan d'économie. Il faut chasser la mauvaise dépense avant d'aller chercher des revenus d'impôt supplémentaires. Mauvaise dépense, c'est quoi ? C'est les dizaines de milliards qui sont dépensés dans l'immigration submersive, qui représentent aujourd'hui, cette immigration, 3,4% du PIB en coût, selon une étude récente.

C'est arrêter de contribuer largement au budget européen, et c'est aussi faire la chasse aux mauvaises agences, aux mauvaises dépenses. Il y a des millions, des milliards.

2:37
Locuteur 4

Justement, Laurent Jacobelli, parce que je vous entendais, je pensais au tweet de Marine Le Pen hier soir, aucune économie sur le coût de l'immigration, des subventions aux énergies intermittentes hors contrôle, les milliards de hausses de notre contribution à l'Union Européenne. Voilà ce que dit Marine Le Pen, rien sur la bureaucratie, l'hôpital ou l'enseignement. Si François Bayrou ne revoit pas sa copie, nous le censurerons. Pardon de la jouer naïf, Laurent Jacobelli. En fait, c'est une porte de sortie, ce qu'elle donne, c'est une possibilité de négocier. Si on se met à parler immigration, énergie renouvelée à nos administrations, vous pourriez voter ce plan d'économie ?

3:07
Locuteur 1

On va être très clair. Notre objectif n'est pas le chaos, notre objectif n'est pas la vengeance contre François Bayrou ou contre qui que ce soit. Notre objectif est de protéger les Français. Si François Bayrou entend ce qu'on lui dit, pas d'impôts supplémentaires, pas de baisse de pouvoir d'achat, arrêter d'investir dans une immigration qui nous coûte plus cher, qu'elle ne nous rapporte, ou dans des énergies...

3:25
Locuteur 4

Non mais là, vous lui demandez d'appliquer votre programme, vous n'avez pas non plus la majorité. Ce que je dis simplement, c'est que, est-ce que vous accepteriez certains de ces éléments ? Et en fait, est-ce que vous accepteriez de négocier s'il se mettait à parler d'immigration, d'énergie renouvelable ?

3:37
Locuteur 1

Ce qu'il passait avec M. Barnier, nous avons fixé un certain nombre de lignes rouges. Ces lignes rouges, ce n'était pas l'intégralité de notre programme. Nous ne sommes pas non plus naïfs, vous voyez, ça fait un partout. Nous savons bien que nous ne sommes pas au pouvoir. En revanche, nous ne voulons pas le laisser massacrer ce qui reste de l'économie française. Donc, nous, on jouera notre rôle. Il y a plusieurs moyens. Effectivement, essayer de le convaincre. S'il n'est pas convaincu, le censurer. Et après, donner une majorité à la France. Parce que, François Béroud, soyons un petit peu charitables envers lui. Pourquoi il ne peut pas avancer ?

Il n'est pas soutenu par le président de la République. Au sein de ses troupes, il n'y a pas de majorité. Il faut donc dissoudre l'Assemblée nationale. Il faut donner une majorité à la France.

4:11
Locuteur 4

Attendez, attendez, parce que c'est une chose de renverser le gouvernement. Vous, vous réclamez une dissolution au président de la République. Il faut une majorité.

4:16
Locuteur 1

Il peut le faire depuis une semaine, à peu près. Un budget, c'est quoi ? C'est la transcription en chiffres d'une volonté politique. Vous avez compris, vous, la volonté politique de François Béroud dans ce budget rafistolé et bricolé ? Bien sûr que non. Et donc, une volonté politique, ça demande une majorité. Vous avez noté le silence gêné de Ensemble pour la République, ex-renaissance, c'est-à-dire la majorité. Le silence gêné des Républicains sur le budget de M. Béroud. Et M. Lefebvre, tout à l'heure, dans ce studio,

4:37
Locuteur 4

qui est en soutien du plan Béroud, qui dit qu'il y a des choses à discuter à l'Assemblée. On pourra encore revenir dans le détail. Mais globalement, le socle commun est derrière. On attend les Républicains.

4:46
Locuteur 1

On attend les Républicains, cela dit. Ils sont derrière et loin derrière. Ils sont extrêmement discrets. Mais vous, vous demandez la dissolution.

4:52
Locuteur 4

Attendez, vous avez vu la pagaille que ça a mis la dernière fois, Laurent Jacobelli. Non, non, mais attendez. On se relance dans ce circuit-là.

4:57
Locuteur 1

La démocratie n'est pas une pagaille. La démocratie, c'est la vie de la République. Aujourd'hui, on a quoi ? On a un bloc central qui gouverne, qui n'est d'accord sur rien. Il n'y a pas deux ministres qui s'entendent. Chacun est un futur candidat à l'élection présidentielle et joue sa carte.

5:12
Locuteur 4

Vous croyez que ce sera mieux en début 2026 ou fin 2025 ?

5:15
Locuteur 1

Ils font une majorité. Imaginez que sur votre radio, tout le monde parle en même temps et qu'il n'y en ait pas deux qui veulent animer la même émission au même moment. On n'y comprendrait rien. Vous avez un esprit d'équipe. J'imaginais bien cet esprit d'équipe. Il le faut aussi à la tête de la France pour essayer de la sortir de l'hônière dans laquelle elle est. C'est-à-dire d'un côté, des Français qui travaillent et qui sont matraqués fiscalement. De l'autre côté, des entrepreneurs qui n'arrivent plus à faire leur boulot tout simplement parce qu'ils sont étouffés de charges et de normes. Il faut en sortir.

5:40
Locuteur 4

On va accueillir Johan au 3216 qui nous appelle de Mayenne ce matin. Johan, vous écoutez depuis ce matin en décortique, on décrypte les annonces de François Bayrou. Vous entendez Laurent Jacobelli ce matin à l'instant avec nous. Est-ce que vous êtes, vous, Johan, en soutien ? Est-ce que vous trouvez que l'effort est équitablement partagé dans ce qui a été annoncé ou pas du tout ?

6:01
Locuteur 2

Alors au-delà du fait qu'il ne soit pas forcément équitablement partagé, moi je suis plutôt affligé par ce que j'ai entendu hier. Je ne suis pas sûr qu'il y ait de nécessité à s'offisquer des propositions parce que de toute façon, l'État n'aboutiront pas. Je pense que tous les échanges qu'on a entre la gauche et la droite illustrent bien ça. On a des propositions qui sont ridicules pour des résultats qui en plus sont insignifiants. On ne parle pas de réduction du transit de l'État, pas de réforme de charges sociales patronales, pas de réforme des retraites, pas de suppression des cumuls de salaires, des retraites, des mandats. Vous auriez voulu qu'il y aille plus fort en fait, Johan ?

Mais bien sûr. Bien sûr. Quand on parle de 43 milliards d'économies ou de résultats, c'est insignifiant aujourd'hui à l'échelle de la problématique qu'on rencontre. Non, concrètement, très concrètement,

6:44
Locuteur 4

ça nous met sur une trajectoire qui permet de ne plus aggraver la dette en 2029, même pas de la rembourser. Vous entendez, Johan, il veut qu'on y aille encore plus fort, Laurent Jacobelli. Moi, je voulais vous demander sincèrement, vous avez des demandes sur l'immigration, sur les énergies renouvelables, sur l'Union européenne, il y a celle du côté du gouvernement par ailleurs. On ne peut pas demander un effort aux Français, si je vous suis bien.

7:08
Locuteur 1

Mais quel effort ? Les Français... Un effort fiscal, un effort de travail, un effort...

7:12
Locuteur 4

Parce qu'on est sur-endetté, et c'est ni de votre faute ni de la mienne, mais on est sur-endetté. Je vous confirme. On est sur-endetté. Donc aujourd'hui, est-ce qu'on ne peut pas demander un effort aux Français ?

7:19
Locuteur 1

Vous vous rendez compte ? En fait, la réponse est dans votre question. Nous sommes le peuple le plus taxé du monde occidental. Nous sommes celui dont les impôts, les charges sociales, les charges patronales sont les plus élevées. Nous sommes un des peuples les plus endettés aux produits intérieurs bruts. Et en même temps, si vous me permettez l'expression, on est en train de nous dire qu'il faudra moins se soigner, moins avoir de pensions de retraite, etc. C'est-à-dire qu'on paye toujours plus pour avoir toujours moins. Là, ça veut dire quoi ? Qu'on est très mal géré, que ceux qui nous gouvernent jouent avec l'argent public comme on joue au casino. Il va falloir maintenant mieux gérer.

Mieux gérer. Mieux gérer, ça veut dire arrêter de dépenser inutilement. Tiens, par exemple, les grandes... Un exemple. Vous savez, on nous a dit que ça allait faire des économies. Ça a créé une augmentation, de frais généraux. Ça, c'est de la mauvaise gestion et c'est pas aux Français de payer.

Laurent Jacobelli : "S'il ne bouge pas, François Bayrou prendra le premier avion pour Pau !" (RMC) — Laurent Jacobelli · Pourquijevote