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interviewBACKSEAT· 19 mars 2026 170 min

BACKSEAT S05E16 - avec Chloé Ridel et Claire Lejeune

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 1

This episode is brought to you by FIFA World Cup, Launch Edition, on Netflix. It's a fast, fluid game where your phone is the controller and your TV is the stadium. You just launch it on your TV, scan the QR code with your phone, and boom, you're shooting and passing in seconds. Plus, it's included in your Netflix membership with zero extra costs. Go to the Games tab and play FIFA World Cup, Launch Edition now, only on Netflix.

0:28
Présentateur

In the studio, bienvenue à vous qui nous regardez en direct sur Twitch. Bonsoir le chat, tu es avec nous sur le plateau. Bonjour aussi à celles et ceux qui nous regardent en replay sur YouTube ou qui nous écoutent en podcast. Bienvenue dans cette très belle émission que je ne fais pas tout seul puisque je suis entouré d'excellents chroniqueurs et chroniqueuses. Un tonnerre d'applaudissements pour Antoine Bristiel. Salut Antoine. Salut Antoine. Antoine, tu es docteur en sciences politiques, tu es directeur de l'Observatoire de l'Opinion de la Fondation Jean Jaurès. C'est exactement ça. Ça fait longtemps qu'on n'a pas vu sur le Brexit.

1:47
Chloé Ridel

Ça fait plaisir. Ça fait plaisir de te retrouver.

1:50
Présentateur

Merci d'être avec nous ce soir. Tu es par ailleurs l'auteur d'un nouveau livre qui s'appelle Les Entrepreneurs de la Peur aux éditions J.C. Lattès. C'est beau comme ça. Oh le photo. Tu as vu ? Classe. On a fait un petit truc et tout. Il raconte quoi ? C'est quoi ? C'est un roman ? C'est quoi ? C'est comment ça se passe ?

2:04
Chloé Ridel

Non, ce n'est pas un roman. C'est une enquête sur la peur dans la société française. Tu te rends compte que c'est une émotion qui est hyper structurante et qui est ressentie par un nombre assez impressionnant de Français. Et que tu as des clivages en fonction du type de peur que tu ressens. Et que derrière, ça a des effets assez énormes à la fois sur la modification des comportements individuels, sur les comportements politiques, sur la polarisation de la société. Donc c'est un appel aussi à la responsabilité de la part des hommes et des femmes politiques de ne pas toujours jouer sur cette émotion parce que ça a des effets bien pires que ce qu'ils peuvent anticiper. Trop bien.

2:39
Présentateur

Les Entrepreneurs de la Peur aux éditions J.C. Lattès foncé. Lisez-le, mangez-en. C'est bon pour la santé. Quel prix ? 22 ? Non, je ne sais pas. 22 ? Non, 19. 19, pas cher. Offrez-le à vos proches, bien sûr. Nous sommes également sur ce plateau avec Émilien Warvial. Émilien, tu es docteur en sciences politiques, spécialiste de la droite. Tu es post-doctorant au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales. Bien vu. Merci à tous. Ça va, ouais. Ça roule ? Ouais, tout va bien. Tu étais avec moi dimanche dernier, où nous avons découvert ensemble, nous sommes restés pantois devant les résultats du premier tour. J'ai été bouche bée toute la semaine.

Ah, c'est incroyable. Eh bien, on va en parler. T'as eu le temps d'analyser depuis ? Ça fait des aftes. Oui, tout à fait. Bah, écoute, analysez ce qui est analysé. Mais de toute façon, la surprise des élections, voilà, nous nous cueillera toujours. Donc, on attend le second tour. On va en parler dans cette émission. Et enfin, nous sommes avec Rachel Garabal-Carselle. Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous. Ma chère Rachel, tu es journaliste politique, autrice de la newsletter Bloc et Parti. Si vous voulez suivre la politique, abonnez-vous à la newsletter Bloc et Parti. Merci bien. Ça roule ? Ça roule, ça roule. Toi, t'es à fond, toi. À fond, complètement à fond.

Des semaines que je ne suis que dans tes tableurs Excel. J'avoue, heureusement, j'adore ça. Mais j'avoue que j'attends les vacances avec une certaine impatience. Les élections municipales, c'est sport. C'est sport, ouais. Avoir une idée de, évidemment, pas 35 000 communes, mais allez, peut-être plusieurs dizaines de communes à être capables d'en parler, ce n'est pas évident. Et je suis donc très content de t'avoir avec vous ce soir, ma chère Rachel, sur ce plateau. C'est pour ça. Moi, je pense que c'est pour ça. Mais oui. Mais non, c'est parce que tu es fabuleuse. Et attendez, la fameuse soirée de Chassagne de Jean sur les intercommunales. Oui, c'est vrai.

Il y aura une soirée spéciale avec Mignan. Troisième tour exceptionnel. Bien sûr. On va commencer cette émission en douceur avec les cartes blanches. C'est parti pour les cartes blanches. Alors, les cartes blanches, mes chers chroniqueurs et chroniqueuses, qui a envie de parler d'un sujet en particulier ? On commence avec toi, Émilien. Oui, tout à fait. Merci, mon cher Jean. Pour aujourd'hui, la production m'avait demandé de chroniquer un ouvrage assez confidentiel d'un auteur plutôt méconnu qui s'appelle « Les entrepreneurs de la peur » d'Antoine Bristiel.

Il se trouve que j'ai malheureusement dû renoncer à cette émission devant l'immenseté de la contribution intellectuelle que proposait cette somme. C'est le genre de livre qu'on lit qu'une fois par dessine, évidemment, un travail solide pour un sondage de mille enquêtés, quand même, qui a demandé à peu près dix ans de recherche et d'écriture à son auteur.

5:20
Chloé Ridel

Mais tu l'as fait, finalement.

5:22
Présentateur

Tout à fait. Dans un style enlevé mais puissant qui n'est pas sans rappeler l'inconnu de la scène de Guillaume Musso, convoquant les plus grandes figures intellectuelles de notre temps, comme Jérôme Fourquet ou Christophe Guilhuis, avec un titre et un sujet particulièrement originaux qui contrastent avec la grande modestie de l'auteur qui ne se cite que cinq fois dans tous les pages.

5:43
Locuteur

Bon.

5:44
Présentateur

J'ai énormément souhaité vous parler du rôle de la peur dans les élections, on reste dans le sujet. La peur, c'est une émotion que nombre de candidats essaient de susciter chez les électeurs, notamment la peur de l'extrême droite ou de l'extrême gauche, particulièrement utilisée par les maires sortants pour présenter une potentielle victoire de leurs adversaires comme une catastrophe. La peur, c'est une émotion conservatrice, avant tout défensive, qui pousse à distinguer les simples adversaires avec qui on peut discuter des ennemis et qu'il faut tenir à tout prix éloigné du pouvoir.

Et comme le rappelle bien Antoine Bristiel dans son livre, elle a différencié de la colère qui alimente le vote de rupture pour les partis anti-système. Et si la peur pousse aussi à aller dans les urnes, c'est avant tout par défaut pour les candidats et partis qui sont déjà en place. La peur, c'est une émotion forte avec un vocabulaire moral du danger de la stigmatisation, voire de la contagion. On parle de honte, d'infamie, d'indignité, respect, de la peste, de la lèpre, etc. qui fonctionne par association, que ce soit pour assimiler des ennemis à des figures repoussoires du passé ou de l'étranger, Trump, Mussolini, j'en passe, Staline, etc.

Ou pour disqualifier des adversaires trop proches de la menace, voire qu'ils ne la condamnent pas assez. Et en fait, la chaîne de mise en accusation, elle peut être vraiment extrêmement longue et extrêmement étirée. La peur, ça peut être une émotion assez saine en démocratie. C'est la preuve qu'elle sait aussi défendre ses principes et son histoire, mais ce n'est pas une émotion autosuffisante parce qu'elle ne suffit pas, en fait, elle-même à conjurer la menace.

Et si on n'a pas, en fait, de projet alternatif pour un futur meilleur, la peur, c'est qu'une stratégie palliative qui finit par, en fait, épuiser les soutiens et radicaliser les opposants et qui peut même, en fait, les pousser jusqu'au bout de sa logique, appeler à des actions plus autoritaires, voire même illibérales. Et comme le rappelle le politiste spécialiste du racisme et du populisme, Aurélien Mondon, elle nous empêche de nous interroger sur les défauts et manquements de nos propres dirigeants en place et à nous penser vertueux puisque l'autre ne l'est pas.

Et donc, c'est un appel aussi à non seulement la responsabilité, puisque apparemment la guerre, c'est mal et la paix, c'est bien, mais aussi, voilà, à un débat public un petit peu plus centré sur les propositions que sur les anathèmes. Voilà. Merci beaucoup, Emilien, pour cette carte blanche. Moi aussi, j'ai le droit de rêver. Oui, là, t'as le droit. J'espère que les candidats t'ont entendu, il leur reste 48 heures, à peu près, même pas 24 heures, en réalité, de campagne. Et acheter le livre. Il y a une ville en construction.

8:16
Chloé Ridel

Antoine, est-ce que t'as envie de nous dire un truc ? Oui, déjà, merci, Emilien, pour cette recension de très grande qualité. Je voudrais faire la même chose avec toi le jour où ton livre sortira.

8:27
Présentateur

On ne sait pas si c'est un compliment ou une critique.

8:31
Chloé Ridel

C'est passif-agressif de ouf ! Je ne l'écris pas avec chat GPT. Ça, c'était une critique. Ça, c'était une critique, là, oui. Là, on sait. Moi, je voudrais parler de la sécurité, sachant que, bien évidemment, je condamne les violences. Parce que, alors, je prie, Emilien va dire que je me cite encore, mais c'est un peu le cas. C'est une étude que j'avais faite pour l'Institut Terram, justement, avant les municipales, sur les enjeux qui préoccupaient le plus les Français, les enjeux qui étaient prioritaires pour eux dans le prochain mandat, et ce, en gros, sur quoi ils allaient voter.

Et là, dans cette étude, et comme dans à peu près toutes les autres qui sortaient sur ce sujet-là, la sécurité s'arrivait assez nettement devant. Mais même, enfin, 15, 20 points derrière tous les autres sujets de développement économique local, d'environnement, etc. Et ça, alors, on pourrait évidemment revenir sur pourquoi on a la sécurité qui est aussi haute, et évidemment, toute la construction médiatique qui peut y avoir derrière, aussi le positionnement des partis politiques là-dessus, mais n'étant pas dans Rhinocéros, on ne va pas le faire à ce moment-là. L'idée, c'est plutôt de comprendre qu'est-ce qu'il y a derrière cette notion de sécurité.

Parce que je pense que pour tout le monde, quand on parle de sécurité, on entend uniquement sécurité policière, lutte contre la délinquance, lutte contre les incivilités, on arme tous les policiers, on tire à vue, en gros. Et on s'appelle Eric Ciotti. Mais en fait, quand on demande justement à ceux qui sont préoccupés par la sécurité ce qu'ils entendent par cette notion-là, il y a cette notion de sécurité policière, mais il y a aussi une notion à l'échelon local de sécurité routière, de sécurité économique et sociale, de sécurité environnementale, de sécurité des infrastructures. Et en fait, c'est beaucoup plus large que la simple notion de sécurité policière.

Donc je pense qu'il y a aussi tout un travail médiatique, à mon avis, à faire sur cette question-là. Et quand oui, le fait de vivre en sécurité, c'est essentiel. Mais ce n'est pas seulement le fait de lutter contre les incivilités. Il y a vraiment une notion qui est assez large et qui appelle, à mon avis, à avoir une réflexion un petit peu plus en profondeur sur ce sujet-là. Évidemment, c'est une réflexion en profondeur. Émilien se chargera de l'avoir. Il faut en être capable.

10:47
Présentateur

Merci beaucoup Antoine pour cette carte blanche. Merci à toi. Ça fait du bien des voix de droite dans cette émission. Il nous rappelle l'importance de la sécurité. C'est vrai, absolument. Les amis, on va parler des municipales, mais avant, il va quand même falloir qu'on se coltine à un moment très important. C'est parti pour le quiz à la con. C'est le meilleur moment, cette émission. C'est le meilleur moment. Les gens viennent pour ça. Bah oui, je pars après. Ne pas nous écouter déblatérer des trucs sur les municipales. On vient pour le quiz à la con. Alors, première question de ce quiz à la con.

Ladislas Vergne, candidat LR aux élections législatives de 2024 à Chartres, a attaqué son adversaire RN. Qu'est-ce qu'il a fait ? Si vous connaissez la réponse, je vous demande de ne pas la crier dans le micro. Vous laissez galérer vos petits camarades. Je connais la réponse. D'accord. Donc, il dit rien. On rentre chez nous. Qu'est-ce qu'il a fait pour attaquer son adversaire RN ? Est-ce qu'il a rendu visite à une entreprise qui fabrique des bottes made in France parce que le bruit des bottes ne doit pas être abandonné au RN ? Ah si, si, je connais la réponse. Je ne dirais rien. Je ne dirais rien, je ne connais la réponse.

Est-ce que B, il a sauté en parachute pour voir ce que ça fait d'être parachuté ? Est-ce qu'il s'est mis en scène aux côtés des travailleurs d'une station d'épuration pour contrer la vague brune ? Ou est-ce qu'il a fait un selfie avec une brebis en écrivant « Nos brebis ne sont pas galeuses, elles » ? Les fameuses brebis de Chartres. Alors, du coup, il y en a deux qui connaissent la réponse, c'est ça ? Oui, tout à fait. Ah, terrible. Du coup, il reste à Antoine à galérer.

12:25
Chloé Ridel

Moi, je ne la connais pas, mais je sais que le saut en parachute, ça a concerné au moins deux personnalités politiques. Je ne sais pas si c'est le fameux candidat LR aux législatives à Chartres, mais je vais dire ça. Je vais dire le saut en parachute.

12:42
Présentateur

Le saut en parachute, tu vas dire réponse B. Le chat, vous en dites quoi dans le chat ? Dites-moi un petit peu quelles sont vos réflexions sur le sujet. Ça se dégrade quand même la qualité du coup de la con, parce qu'on en a évoqué des sujets dont on parle en fait la veille en conférence de rédaction. Moi, je ne le savais pas en fait, mais c'est juste qu'on en a parlé. Et c'est là où j'ai dit, « Ah oui, en fait, Dominique Régnat a fait pareil au original 2015. » Ah, mais c'était toi ! Oui, c'est pour ça que ça me disait quelque chose. C'est pour ça que tu le sais en fait. Donc, pas Rachel qui était là. Rachel a du mérite.

Nous, non, parce qu'en fait, on a juste essayé à la médiocrité de la production. J'ai l'impression que ça suit une tension, l'organisation du quiz à la con. Il n'y a même pas d'ailleurs de sujet à ce quiz à la con. Il n'y a pas de thème. Alors, on embrasse très, très fort la production de l'émission Backseat. Bisous. Pour laquelle on a un grand respect et on est reconnaissant pour le travail qu'ils fournissent, notamment le fait de pondre un quiz à la con chaque semaine. Oui, c'est dur en plus. Ils sont bien payés pour ça. D'ailleurs, faites des dons. Participez, on en a besoin pour des quiz à la con de meilleure qualité. Mais il est très, très bien ce quiz à la con.

Le chat a voté réponse D. Figurez-vous, le chat a voté les brebis. En écrivant, nos brebis ne sont pas galeuses. Oui, bien sûr. Eh bien, la bonne réponse, on va la découvrir ensemble en vidéo. J'ai sauté aujourd'hui en parachute pour dénoncer le parachutage parisien d'une candidate RN dans ma circonscription. Je voulais voir ce que ça faisait d'être parachuté. Oui, nos candidats ont du talent. Je me demande s'il n'y a pas un quart de son budget de campagne qui est passé. Un son en parachute, c'est cher. Est-ce qu'il y a un gars à la CNCCFP qui regarde et il dit « Ah ouais, ça, ça passe. » Est-ce qu'on est au prix du marché ? Est-ce qu'on est au prix du marché ?

Est-ce qu'il y a un appel d'offre pour ce saut en parachute ? Effectivement. Voilà, bravo les candidats. C'est vrai que le coup des brebis, c'était pas mal, j'aime bien. Parce que c'est gros pour une seule brebis. Sachez que ce n'est pas le seul candidat à avoir sauté en parachute pour les besoins de sa campagne. Le candidat au municipal de Saint-Leu à la Réunion, qui s'appelle Bruno Domène, l'a aussi fait pour annoncer sa candidature. C'est plus sympa de sauter à la Réunion, finalement. Moi, je propose que ça devienne une coutume. Vous sautez en parachute pour déclarer votre candidature à une élection. Ça éliminera peut-être quelques candidats. Voilà. C'est plus vite fait. C'est vrai.

Voilà quelques images de ce deuxième saut en parachute, en tout cas celui de la Réunion de Bruno Domène. Vous avez donc compris que ce soir, le thème, c'est politique et moyens de locomotion. Vous allez comprendre, c'est très sérieux. C'est comme une question pour un champion au bout de 40 ans, en fait. Ça stagne un peu. Stagne un peu. Deuxième question. À qui est ce skate ? Voilà, vous avez l'image. Maintenant, vous devez deviner qui est sur le skate. Est-ce que c'est Sébastien Delogu ? Est-ce que c'est Xavier Bertrand ? Est-ce que c'est Emmanuel Grégoire ? Ou est-ce que c'est Boris Vallaud ?

15:40
Chloé Ridel

Il n'a pas l'air d'y être pour longtemps, quand même, sur le skate, vu la position des pieds. Tu ne sais pas.

15:47
Présentateur

Je ne sais pas. Je trouve que tu juges très vite. On a fait du skate. On peut revoir la photo ? On peut remettre la photo pour faire une analyse des mollets. Rachel ne connaît pas très bien les jambes, en fait, des politiques. On dirait qu'il a un baguille, en plus. Oui, c'est vrai. Oui, oui, oui. On reconnaît le... Oui, je... Je ne sais pas, moi, vu le morphotype, j'éliminerais quand même, peut-être Sébastien Delogu, qui est plus grand. Oui, oui. Il a les mains d'une personne âgée. Les trois autres ne sont pas non plus ultra âgées. Non, pas tant que ça. C'est les mains de bûcheron, un peu, les politiques, tu sais. Ça use, forcément. Qu'est-ce que vous en pensez, alors ?

Moi, je ne sais pas pourquoi ça me dit quelque chose, Bertrand. Ça me dit une histoire de... Bertrand ? Je ne reconnais pas ses mains, spécialement. Je suis assez connaisseur. Mais ça ne me dit trop rien. Ça te dit trop rien. Mais en même temps, je ne sais pas, Bertrand, il me dit... Je ne sais pas. Boris Vallaud, pourquoi ? Parce que Grégoire, je passe sa campagne, il fait un peu à la place de la République, tout ça, avec les jeunes, je ne sais pas. Je ne sais pas, mais Boris Vallaud, pourquoi ? Après, la question, c'est... J'ai envie de dire Grégoire. Bertrand, pourquoi aussi ? J'ai envie de dire Grégoire. Toi, tu as envie de dire Emmanuel Grégoire. Je vais dire Bertrand.

Moi, je dirais Bertrand. Donc Emmanuel Grégoire pour Rachel. Je vais dire Emmanuel Grégoire aussi. Emmanuel Grégoire aussi, réponse C. Bertrand. Xavier Bertrand, réponse B. Le chat a voté Boris Vallaud. Et c'est bien les seuls à voter Boris Vallaud. Ça, c'est assez marrant. Il se fait réélire. Il a dû... Enfin, il a dû mériter. La bonne réponse, en vidéo, évidemment. Allez. Non, ça, c'est la photo, ce n'est pas la vidéo. Voilà, la vidéo. Ah oui ? Attends, il y a un flow. Il y a un flow. Ah ouais, quand même ? Il y va avec le règle et tout, là. Il y a quelque chose. Il y a quelque chose. Attention. Il y a un début. Oui, il y a un début. Dans ta gueule, Péné, il y a aucun.

17:43
Chloé Ridel

Voilà, exactement.

17:45
Présentateur

Et c'était donc lors de l'inauguration du skatepark de Caudry dans le Nord en 2020. Ah oui. Comme l'explique cette conseillère régionale des Hauts-de-France sur X. Et je suis sûr que c'est Xavier Bertrand qui a attiré tous ces jeunes au skatepark. C'est sûr. Tout à fait. C'est pour skater avec lui, d'ailleurs. Il y est. Et c'est devenu le skatepark des Cool Kids depuis ce jour-là. Oui, des Cool Kids. T'as tous les gars du conseil régional qui sont là en train de faire leur vieux skate. Exactement. Troisième question de ce quiz à la con. Quel candidat au sort très incertain avant le second tour des élections municipales a choisi le vélo pour tenter de séduire quelques électeurs ?

Quelques derniers électeurs. Je connais un fameux cycliste. Est-ce que c'est Jeanne Barzéguian, maire sortante de Strasbourg ? Est-ce que c'est Christian Estrosi, maire sortant de Nice ? Est-ce que c'est Rachida Dati, qu'on ne présente plus ? Ou est-ce que c'est Pierre Urmic, maire sortant de Bordeaux ? Là, spontanément, j'ai envie de dire Christian Estrosi. Est-ce qu'on l'a vu quand même faire beaucoup, beaucoup de choses cette semaine pour tenter de rater ce qu'il faut ? On ne peut pas lui rapprocher de pas ici. Non, on ne peut pas lui. On sent vraiment qu'il met toutes ses dernières forces dans la bataille. Il a peut-être un petit intérêt dedans. Oui, il restait merveilleux.

Il y a une forme de noblesse à se battre jusqu'au bout. Absolument, je suis tout à fait d'accord.

18:59
Chloé Ridel

Est-ce qu'on savait s'il y a des diamants sur le vélo ? Sinon, ça élimine Dati directement. Non, je pense que Barseguin et Urmic doivent quand même faire semblant de pédaler régulièrement. Ils sont obligés, ils sont écolos. Voilà, c'est ça.

19:11
Présentateur

Je me demande si Urmic n'était pas plus mis en scène au début de son mandat en venant à vélo au conseil municipal. Ils l'ont tous fait.

19:17
Locuteur 6

C'était Giscard qui est arrivé à pied à l'Elysée.

19:20
Présentateur

Oh, le dernier. Il en est reparti. Il en est reparti,

19:23
Chloé Ridel

pardon, pour moi. Reparti à pied. Encore plus classe. Le panache. Non, mais Estrosi,

19:27
Présentateur

ça me semble bien. Non, c'était Christiane Taubira qui s'était barré après sa démission. Et les motos des chaînes de télé qu'il a suivaient dans Paris, c'était extraordinaire. Elle pédalait sur son petit vélo, il y avait les motards et tout, c'est incroyable. Il y avait donc les gardes du corps qui étaient sur des vélos à côté d'elle. C'était quelque chose. La France. Très belle image. Bon, allez, vos réponses. Dites-moi ce que vous en pensez. Estrosi pour moi. Christian Estrosi pour Rachel. Pareil. Christian Estrosi aussi pour Antoine. Je vais te dire, on atteint un niveau de gravité assez exceptionnel, c'est que moi, j'ai posté vélo.

Tout à l'heure sur Blue Sky, c'est que vraiment, la prod, on n'a plus rien à foutre. Donc, je dirais Christian Estrosi. Tu disais aussi Christian Estrosi. Ce qui par ailleurs

20:07
Chloé Ridel

est un fiéfé cycliste. Mais de toute façon, toi, si tu ne cites pas un candidat LR toutes les deux minutes, c'est pas bien. À un moment donné,

20:13
Présentateur

on citait meilleur aussi. Et le chat a également voté Christian Estrosi. Bravo, le chat d'avoir voté Christian Estrosi. Le chat est disso. Il est en retard. La réponse en vidéo. Regardez. C'est celui-là, bah oui. Et voilà, c'est lui. Il est beau. C'est la beauté, c'est qu'en fait, il monte tout Nice. Donc, il est essoufflé en permanence. C'est une interview qui a été publiée il y a quelques heures par le média direct Azure. Le titre, c'est Christian Estrosi se confie en exclusivité mère, père et grand-père de Nice face à sa réélection. Je n'ai pas très bien compris le titre. Il parle de sa famille, de ses séries. Il a que l'ouvert, quoi.

Il faut bien comprendre que c'est une longue interview à vélo. Il est tout essoufflé à la fin. C'est intervile ce deuxième tour de campagne à Nice. L'acte, aujourd'hui, Ciotti est sorti pour manger des oursins sur le port. Donc, pourquoi pas, quoi ? C'est un petit peu plus classique, cela dit. C'est plus classique, mais c'est meilleur. Quatrième question de ce cruise à la con. D'après une étude de 2024 de la Fondation Jean Jaurès. Ouh là là. Avec la Massif. C'était quelqu'un qui a perdu son poste. C'était la Fondation Jean Jaurès avec la Massif. J'ai pas sécu. En France, quelle est l'insulte la plus utilisée par les automobilistes ? C'est politique, ça. Est-ce que c'est connard, connasse ?

Est-ce que c'est abruti ? Abruti. Est-ce que c'est idiot, idiote ? Ou est-ce que c'est socialiste ? Exceptionnel. Émilien, je te laisse commenter l'étude. Émilien, tu commentes les études de la Fondation Jean Jaurès ? Oui, surtout quand elles sont signées par certaines personnes. Mais je suis sûr, en plus, ça doit être une fascinante étude cartographique à faire sur est-ce qu'on insulte plus de Kong. Dans le sud. Parce que, pour tout te dire, expérience parisienne, des connards, ça sort assez facilement. De même que le doigt, je ne vous le ferai pas, mais un petit doigt, tu vois, aux piétons, aux cyclistes, aux automobilistes, c'est un bonjour, finalement.

C'est un bonjour, c'est une manière de s'adresser aux autres. Ça me paraît presque trop facile, le connard. Ben oui, mais en même temps, abruti, c'est idiot. Abruti, c'est... Abruti, il y a quelque chose d'un peu millionné. Un connard. Oui, mais... Mais j'aime bien que Rachel essaye de jouer le metagame du Cruze à la con. Oui, exactement. Je suis toujours dans la méta. Il n'y a pas beaucoup d'avenir à ça. Il faut essayer avant toi. Ok, j'en prends bonne note. Après, la règle est vraie, c'est est-ce que les gens ont déclaré connard à la Massif dans le sondage pour la FGG, quoi ? Est-ce qu'ils ont osé dire qu'ils disaient connard ?

22:49
Locuteur 6

Ben, la Fondation Jean Jaurès, c'est sérieux, quand même.

22:51
Présentateur

Ouais, ouais. Ils n'ont quand même pas répondu sa perle hippopette juste pour... Oui, ou Vindieu, tu vois.

22:55
Chloé Ridel

Vindieu, ou Coprolite. C'était un sondage, à mon avis, je ne suis pas responsable de cette chose. C'était quelque chose fait en ligne où tu avais juste à cocher, tu avais une proposition à faire une liste. Ah bien, sérieux, il n'y a pas eu d'entretien avec des connards.

23:11
Présentateur

C'était effectivement des connards ou pas. Et quelques socialistes qu'on a interrogés. Je vais te dire, je pense même que peut-être le connasse sort plus facilement chez les hommes que le connard chez les femmes. Tu dois moins insulter. Après, au volant, tout sort très facilement, j'ai l'impression. Même le petit dégueulis quand tu es à l'arrière. Bon, en tout cas... Voilà, c'est mon commentaire. En tout cas, il y a beaucoup de témoignages dans le chat, évidemment, de vos expériences, de vos habitudes. Est-ce qu'on a dit autant de gros mots, en fait, sur le plateau ? Non, jamais, jamais, jamais. Mais là, vous savez, c'est le couze à la con. C'est un peu absurde. Ça n'a aucun sens.

Le couze à la con porte le nom du dîner. C'est vrai, c'est grossier. C'est vulgaire. Ça ne pourrait pas passer à la télé. Non, ce n'est pas possible. C'est vrai, on ne dit pas de grossièreté à la télé. Je l'ai vu sur W9. Je dirais connard. Toi, tu dirais réponse A, connard. Je dirais connard. Mais comme Emilien. Toi, tu dirais connard aussi, Rachel. Un connard ? Pour aller pour créer la dissensus, je vais dire abruti. Abruti, réponse B, pour Rachel. Le chat a voté socialiste. Le chat a voté quoi ? Est-ce que le chat a voté socialiste ? Je crois qu'il a voté connard. Réponse A pour le chat également. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était bien connard. Absolument.

Oui, oui, oui, tout à fait. Effectivement, jouer le metagame, c'est pas du poupé. C'est beau, c'est beau, c'est suspense. Ça ne marche pas du tout. Et qu'est-ce que je voulais dire ? Voici, voilà. Non, mais quand même, on est des gens sérieux. Voici les résultats de cette étude. Voilà, c'est important. On voulait vous montrer. On remercie bien sûr la Massif et la Fondation Jean Jaurès. Abruti, c'est pas loin, je suis étonné. Abruti, c'est pas mal. Ah, évidemment, le fameux enculé. Le fameux enculé. Surtout chez les armes. Enculé, bouffon, salope, fils de pute, bâtard, tocard, pute et je ne dirai pas le dernier mot. Pour éviter de se faire man. Oui, c'est vrai.

Par ailleurs, tu as une chaîne Twitch et on nous regarde dessus. Ouais, ouais, non, c'est bon. Là, on a outrepassé les règles du chat. Bien sûr. Là, on a fait preuve de mensuétude. Donc, maintenant, tout rentre dans le rang avec la cinquième question de ce quiz à la con. Lequel de ces politiques n'a jamais été vu avec la planche associée ? Dans quoi ? Est-ce que c'est Michel-Edouard Leclerc avec son kitesurf ? Est-ce que c'est Olivier Véran avec sa planche de surf ? Est-ce que c'est De Logu avec sa planche à repasser ? Ou est-ce que c'est Jordan Bardella avec sa planche à voile ? Parmi ces quatre, il y en a un qui n'existe pas. Les trois autres ont bien le lieu.

Les quatre me paraissent hyper crédibles. Qu'est-ce qui te paraît crédible ? Les quatre. Les quatre.

25:36
Chloé Ridel

Véran avec il faut bien travailler les pecs. Ça c'est vrai.

25:40
Présentateur

Qu'est-ce qu'il est beau. Et puis toi et Jordan quand on le prend en short sur en photo en short sur closer avec ses copains t'as un petit coup de planche à voile après ? Toi pour se montrer une petite toque. Tu penses qu'il a fait de la part ? C'est casse-gole quand même de faire la planche à voile devant des photographes. Ouais je sais pas je l'ai jamais fait. La même chose c'est pourquoi est-ce que De Logu sortirait sa planche à repasser comme ça en pleine cannebière ? Un poste réseau social un peu à la con. Ouais wesh ouais C'est ça la méta du quiz à la con.

Petite question un peu technique pour la régie est-ce que c'est genre des plans génériques ou c'est vraiment c'est leur planche quoi ? Genre De Logu c'est sa planche à repasser ?

26:21
Locuteur 6

Non ce sont des plans génériques planche.jpeg C'est pas les bras mais qui ressemblent de près aux réflexes.

26:28
Présentateur

C'est vrai que c'est pas Barrella je sais pas et pourquoi est-ce que Edouard Leclerc est à faire du kitesurf comme ça ? Alors on a mis Michel-Edouard Leclerc comme politique parce que bon voilà Oui c'est vrai que maintenant les sondages Ah non les sondages candidats à la présidentielle on sait jamais J'allais te dire moi je pense que la production essaie de nous avoir avec le surf avérant parce que comme l'a dit Antoine il y a un bel homme derrière qui aime bien enlever une chemise pour montrer un petit pec pour un vaccin et je dis on va voir la situation logique et en fait non et en fait parce que Véran il est d'où ?

Il est d'Isère Isère donc qu'est-ce qu'il fait à foutre du surf dans l'Isère quoi ?

Oui après il est pas enfermé il a l'ordre de sortir de l'Isère Et puis il y a des lacs en Isère sur lesquels on fait du bateau peut-être de la planche à oise Oui d'accord pas du surf a priori parce que Véran et son petit bateau motorisé pourquoi pas mais le surf Oui je sais pas mais il a le droit c'est vrai qu'il a le droit T'es sur le contre-intuitif donc Véran Je suis contre-intuitif tout à fait Ok Vos réponses Moi je vais jouer la méta en disant Michel-Edouard Leclerc Michel-Edouard Leclerc avec son attirail de kitesurf ça n'a aucun sens donc les trois autres sont vrais pour toi C'est l'attirail Ah non pardon il faut j'ai retrouvé le faux Il faut trouver le faux Pardon Il y en a trois qui sont vrais Il y en a rien Ah oui non j'y croyais tout à fait Moi je pense Véran et pourquoi est-ce qu'on en est photographe ?

Parce que Véran j'ai des souvenirs d'une photo de photos volées de vacances à la mer Tu sais quoi ? Je pense que c'est quelqu'un qui est plus méditerrané Attends il avait raconté il avait été interviewé par Stégas Parger je crois où il avait raconté comment il avait été nommé ministre alors qu'il était en train de faire un trek en montagne peut-être tard le soir il y a un coucher de soleil il reçoit un coup de téléphone de l'Elysée il lui annonce qu'il est nommé enfin bref Il y a un remplacement d'Agnès Buzyn Ouais Bon moment en plus pour être un peu en... Vos réponses alors toi tu maintiens ?

Je vais être Véran Olivier Véran Olivier Véran et la planche de surf Je veux dire Bardella Bardella réponse D et Michel-Edouard Leclerc et Michel-Edouard Leclerc réponse A pour Rachel le chat a voté réponse D et ben on va regarder ensemble les bonnes réponses comme ça vous déduirez les bonnes réponses les trucs qui ont vraiment existé bon bah déjà ça c'est fait Michel-Edouard Leclerc qui nous montre ses meilleures vagues en kitesurf c'est pas lui c'est marrant qu'il ait payé quelqu'un pour faire son blanc oh oui c'est sûr c'est un gars qui est bien repassé il a repassé ses chemises c'est vrai c'est chiant en plus il a repassé sa poissure aussi pardon oh merde et Olivier Véran en surf j'avais pas pensé à la story insta évidemment Olivier Véran en surf avant et après il a quoi il a enlevé la tenue il s'est cassé la gueule bon bah j'ai perdu et à la fin de ce Cous à la Con nous avons un ex-écho entre Antoine et Emilien évidemment fallait que ça arrive comme d'habitude comme d'habitude allez on va parler de l'actu de la semaine c'est parti pour l'actu de la semaine mesdames et messieurs nous sommes en pleine entre deux tours des élections municipales les bureaux de vote resteront fermés ce dimanche dans 94% des communes françaises et pour cause dans ces communes là et bah c'est bon c'est plié voilà il a suffi d'un seul tour les maires ont été élus dès le premier tour il y avait une ou deux listes dans les deux cas on ne fait qu'un seul tour on va donc analyser ensemble ce que nous apprend ce premier tour et on va regarder de plus près ce qui s'annonce dans les communes où tout va se jouer au second tour ce dimanche si je vous demande à chacun dites moi un petit peu quels sont les grands enseignements que vous retenez de ce premier tour des municipales la question est volontairement vaste on aura le temps de revenir dessus rassurez-vous revenir dessus on aura le temps Rachel toujours difficile d'analyser un premier tour des municipales parce que ça va un peu dans tous les sens et puis tout dépend tellement des fusions des retraits tout ça c'est quand même plus facile à la fin quand il y a un gagnant un perdant c'est quand même plus facile à analyser mais je trouve que assez globalement on a plutôt un bloc de gauche et au minimum qui s'effrite voire qui est un petit peu en difficulté un bloc de droite et du centre qui je trouve coagule bien et plutôt solide pas forcément en forte augmentation mais suffisamment fort pour faire face à une gauche qui est elle divisée une extrême droite peut-être pas aussi forte qu'on l'attendait et peut-être même moi je trouve que dans les grandes villes c'est-à-dire là où il n'avait pas vraiment de chance de l'emporter peut-être un vent utile du vote des électeurs et électrices d'extrême droite sur sur Tainfo à Paris par exemple non je pensais plutôt à des candidats de droite et du centre pour voter utile et tu veux dire que c'est des électeurs qui auront tendance à voter extrême droite sur les élections nationales mais qui au niveau local se rabattent sur le maire sortant pour se débarrasser d'un maire de gauche dans une grande ville à Lyon j'ai l'impression qu'il y a un petit peu de ça à Nantes à Bordeaux même à Lyon aussi donc voilà je dirais ça exception des trois premières villes de France où là pour le coup

31:39
Locuteur 6

c'est un peu différent

31:41
Présentateur

en fait il y a un truc très paradoxal c'est que la gauche va très bien dans les trois premières villes de France mais elle peut tout à fait les perdre la semaine fin dimanche alors qu'ailleurs c'est quand même plus difficile pour la gauche mais s'il y a division dans le compte en face elle peut aussi se faufiler et gagner quelques villes mais voilà voilà à peu près de manière assez prudente ce que je retiens de ce premier temps ok les autres vous en pensez quoi ?

je dirais qu'il y a un mélange en fait entre un début effectivement de petite nationalisation du scrutin parce que mine de rien on a vu quand même émerger des votes LFI ou RN qui en fait étaient assez ridicules en 2020 et qui ont monté alors parfois ils ont beaucoup progressé et on l'a vu par exemple pour LFI à Toulouse à Lille etc parfois ils ont juste modestement progressé mais effectivement on n'aurait pas imaginé par exemple dans une municipale un candidat ou une candidate d'extrême droite à 10% à Paris je rappelle que c'était vraiment quelque chose comme 1,40 en 2020 mais c'était une exception cela dit en 2020 voilà parce qu'il n'y avait plus une mobilisation qui n'était pas terrible mais effectivement les niveaux se convergent un petit peu avec le national mais ça reste encore très timide il y a une prime au sortant qui reste toujours très forte évidemment dans les grandes villes c'est pas du on n'est pas élu à 60% mais quand même il y a énormément de villes moyennes où les gens sont réélus assez triomphalement ou quasiment dès le premier tour même dans on voit les arrondissements à Paris Lyon Marseille il y aura sans doute alors à Marseille c'est différent ce qui compte la droite sont effondrées mais essentiellement des reconductions donc je trouve que les lois de la politique municipale n'ont pas totalement disparu qu'il y a une bonne solidité c'est un scrutin qui effectivement à des endroits où il y a eu vraiment un match en fait a pu remobiliser les gens même si la leçon globale c'est quand même que l'abstention a baissé donc c'est vrai que je pense que c'est quelque chose qui a pu intéresser les gens y compris parfois des candidats pour lesquels je votais aux présidents c'est législatif moi j'ai peut-être voté pour eux cette fois-ci encore au niveau local parce que on en parlera après mais un travail d'implantation aussi de partis plus challengers mais c'est vrai que les grandes lois me semblent globalement respectées on a voilà un RN qui est très faible dans les grandes villes on a des sortants qui sont très largement réélus pas beaucoup de surprises quoi voilà y compris dans des villes qui ne sont pas forcément favorables je pense à Edouard Philippe qui a fait quand même des bons scores au Havre qui est quand même une ville de gauche essentiellement donc moi je dirais qu'il y a un début de bouger mais on est quand même encore sur une vie politique nationale et locale qui n'est pas encore tout à fait superposée Antoine

34:14
Chloé Ridel

alors je suis d'accord avec la fin de ta prise de parole qui est différente du coup du début de ta prise de parole parce que je pense qu'en effet t'as pas une nationalisation du scrutin quand tu regardes le score j'essaie d'être nuancé je ne sais pas si tu veux quand tu regardes le score que peuvent faire le LR et le PS qui n'a absolument rien à voir avec des élections nationales où ils se font rétamer alors que là ils réussissent quand même à faire des scores tout à fait honnêtes dans pas mal de grandes villes un autre point que je trouve assez intéressant c'est la porosité que tu peux avoir entre les électorats LR et les électorats du rassemblement national tu vois que dans certaines villes tu prends l'exemple de Nice où là c'est LR qui s'est fait siphonner par le rassemblement national et tu vois dans d'autres villes par exemple Nantes où LR fait un très bon score et le RN fait un bien plus mauvais score que d'habitude donc tu as vraiment une porosité qui est de plus en plus claire au niveau électoral entre LR et le rassemblement national un autre point qui est à mon avis assez caractéristique de ces élections c'est le côté complètement abracabrantesque de la stratégie du parti socialiste pourquoi ?

parce qu'ils pondent deux jours avant le premier tour un communiqué dans leur bureau national qui est quand même l'instance phare du parti socialiste où je ne sais pas à combien ils s'y mettent pour faire ce à beaucoup à mon avis d'ailleurs c'est assez dicté par une partie plus à droite du parti socialiste donc c'est un compromis c'est une synthèse socialiste mais en tous les cas t'arrives avec ça non jamais d'alliance avec la France insoumise et tu te retrouves dans quasiment un sacré paquet de grandes villes en France à avoir des deals qui sont faits entre le parti socialiste et LFI donc en termes d'illisibilité je trouve que ces élections là en fait c'est compliqué de chercher des lectures nationales parce que tu as vraiment des spécificités locales que ça ne va pas être la même chose en fonction des petites communes qui n'ont pas de couleur politique mais est-ce que tu n'as pas un vote rassemblement national caché que tu verras au moment des sénatoriales notamment par contre analyser la stratégie des partis politiques je trouve ça limite plus intéressant que de vraiment seulement regarder les fluctuations du corps électoral et en l'occurrence le parti socialiste je ne suis pas certain qu'il marque vraiment un point sur cette séquence là

36:47
Présentateur

Rachel tu as parlé d'une gauche affaiblie je trouve ça intéressant parce que le parti socialiste et souvent avec ses alliés communistes et écologistes revendique quand même d'être en tête dans beaucoup de grandes villes notamment et les insoumis de leur côté revendiquent une percée ils utilisent le mot percée qu'est-ce que tu en penses ?

effectivement pour la France insoumise il y a des coups d'éclat majeurs qui pouvaient être anticipés mais pas tous genre gagner Saint-Denis je rappelle qu'ils sont en alliance avec le parti communiste ça n'est pas neutre à Saint-Denis ils ne sont pas tout seuls gagner Saint-Denis ça paraissait tout à fait possible mais dès le premier tour avec 18 points d'avance sur le sortant socialiste ça c'est une vraie surprise être à ce niveau-là à Lille ça c'est une vraie surprise être devant le PS à Toulouse c'est plutôt une surprise donc il y a quand même une série de Limoges même si un sondage l'évoquait c'est un très bon résultat ils sont avec les écologistes à Limoges mais sortis de quelques coups d'éclat qui sont majeurs et je ne veux pas du tout parce que ce n'est pas rien pour un parti d'arriver à Roubaix à faire presque 47% c'est énorme il a beau être député David Guiraud tous les députés insoumis ont pas eu ce succès là dimanche dernier je trouve que derrière il y a quand même beaucoup de trous d'air et bien sûr qu'ils progressent énormément par rapport à 2020 mais en 2020 ils n'étaient quasiment pas là mais si on compare par rapport aux élections européennes ils font des scores qui sont franchement moyennasses je le dis souvent même avec des députés très bien implantés comme Farida Amrani à Evry c'est parfois le paradoxe c'est-à-dire que les députés très bien implantés ne font pas des très bons scores à la France insoumise alors que d'autres députés par ailleurs très bien implantés réalisent des coups d'éclat sachant que là les bons résultats que j'ai listés la France insoumise ils ont raison ils ont beau jeu de le faire c'est la validation de notre stratégie nationale mais la vérité c'est que quand on regarde les campagnes qui ont fonctionné à la France insoumise c'est des campagnes ultra-locales de députés je ne veux pas dire modérés parce que ce n'est pas tant ça mais qui ne sont pas toujours ultra-mainstream à la France insoumise en vérité de l'autre côté vous avez la gauche le reste de la gauche non-mélenchoniste PS, écolos, communistes qui étaient très souvent effectivement alliés dès le premier tour qui effectivement mais c'était attendu arrive le plus souvent en tête de la gauche à l'exception de Toulouse et encore une fois je le redis à Limoges ce n'est pas le même dispositif puisque les écolos étaient avec les insoumis et en fait ce qui est arrivé c'est qu'ils sont en tête mais de beaucoup moins qu'attendu je pense à Nantes je pense à Rennes je pense à Brest je pense à Clermont qui sont des villes socialistes depuis des décennies des villes où ils sont extrêmement bien implantés ils sont beaucoup moins en tête que prévu c'est des villes où ils pouvaient se dire sur le papier avant l'élection gagner sans la France insoumise c'est raisonnablement possible et en fait le soir du premier tour c'était vraiment mais alors pas du tout possible et donc c'est ça en fait c'est la question du ratio et la gauche non-mélancholiste a été mise en difficulté par LFI alors même que LFI ne réalise pas un score forcément d'un go il y en a des mais il suffit de faire plus de 10% mais il suffit de faire plus de 10% et de ne pas avoir suffisamment d'avance pour gagner sans eux pour être obligé de faire alliance avec eux sinon vous perdez tout simplement la ville je veux dire François Cuyandre et Bianchi j'ai plus son nom à Clermont-Ferrand Olivier Bianchi qui soit deuxième derrière la droite c'est une énorme surprise donc il y a eu un coup de bambou sur la tête du parti socialiste qui certes est devant et c'est son jeu de dire qu'il est devant qu'il domine il aurait été vraiment catastrophique qu'il ne le soit pas il aurait été vraiment catastrophique qu'il ne le soit pas mais il est entre guillemets pas assez devant surtout dans ces grandes villes dont on a beaucoup dit qu'elles étaient le dernier bastion de la gauche et où en fait elle est un peu en difficulté du côté du RN le RN jouait gros pour ces élections municipales parce qu'il s'agissait de réussir la fameuse implantation locale notamment là où ils sont puissants nationalement dans les scrutins nationaux en tout cas c'est-à-dire dans le sud et dans le nord pour le dire à gros traits bon ça a marché ça n'a pas marché ?

moi je dirais effectivement ça a marché évidemment je suis d'accord avec Antoine sur l'effondrement du RN à Nantes ils ont quand même perdu 0,19% c'est assez colossal je trouve que c'est notable quand même qu'ils en perdent oui oui oui effectivement mais après il y a un petit effet d'entraînement mais bon gros changement politique quand même ils ont réussi à gagner des villes je pense notamment il y a un papier d'enlibération sur l'aspect de ceinture bleu marine quand ça se crée autour de la ville ils ont raté Lens de peu donc le député Bruno Clavet qui était candidat mais ils ont eu plein de petites villes en fait autour et c'est intéressant parce que normalement c'est pas des cibles en fait prioritaires des toutes petites villes alors qu'on préfère avoir des grosses prises dans le Var dans les Alpes-Maritimes ils ont quand même réussi à avoir des succès on pense notamment à Brian Masson qui a emporté qui a emporté Cagne-sur-Mer quand même 50 000 habitants à Marseille je trouve quand même que c'est assez notable en fait c'est intéressant c'est que le RN dans les grandes villes est à la Rama sauf dans le bassin méditerranéen Nice Marseille maintenant Nîmes Perpignan même bon Béziers c'est un peu particulier il manque plus que Montpellier effectivement ils ont réussi alors c'est sûr que c'est aussi des candidats qui se sont investis qui misent sur le fait qu'ils ont été élus localement depuis même parfois plusieurs années pour en fait du 1-22 notamment pour s'installer dans les esprits et se montrer comme étant pas juste la personne qui passe mais qui a vraiment envie de conquérir les votes des électeurs après c'est vrai que ça reste une géographie qui est extrêmement marquée c'est le Pas-de-Calais dans le nord un petit peu laine c'est le sud parfois très largement jusqu'à Avignon etc c'est vrai que sinon ça reste assez limité alors c'est un grand succès pour eux parce que là ils avaient quoi une quinzaine de villes à peu près auparavant ils en auront quand même plus donc ça fait des notables ça fait des gens c'est pas négligeable sachant que c'est la partie qui va gérer souvent quand on enquête sur des zones à fort vauteraine on a des récits d'opposants qui nous expliquent le fameux garage qu'a loué un gars du RN il y a 6 mois pour avoir son adresse et s'implanter mais pour un parti qui squatte le second tour de l'élection présidentielle depuis longtemps et pour un parti qui est promis à plus de 35% des premiers tours en 2027 c'est pas folichon d'autant que de ce que j'ai compris le RN n'a pas beaucoup d'amis sous-entendu je m'attendais pour être honnête avec vous je m'attendais à ce que le RN noue des alliances localement avec des barons locaux de LR qui voulaient garder leur siège et finalement non en fait assez peu oui parce qu'en fait t'as d'autres intérêts je pense par exemple à Marseille il y a l'intérêt de garder la métropole si on commence à faire alliance avec le RN on crée aussi des inimitiés au centre de la part de nos électeurs et de nos alliés et puis surtout en fait LR est souvent suffisamment devant pour ne pas en avoir besoin oui par ailleurs c'est pas précisément l'inverse du parti social et en fait quand le RN est vraiment derrière en fait du coup il n'y a même plus d'intérêt parce qu'en fait ils ne sont souvent pas qualifiés c'est intéressant c'est intéressant ce que tu dis ça veut dire que soyons réalistes et soyons lucides si le RN s'était qualifié à plus de 10% dans beaucoup de dans beaucoup de villes ils auraient été obligés de le faire je sais qu'elle est dans un certain nombre de villes mais LR n'est pas forcément assez faible pour en avoir besoin et puis il faut quand même dire aussi que depuis notamment 2007 et Sarkozy en fait la géographie du vote LR a beaucoup migré sur celle du RN c'est-à-dire que c'était des partis qui étaient forts dans l'ouest de la France notamment en Bretagne en fait qui ont disparu au profit de forces plutôt modérées notamment en Modem mais qui sont très macronistes aujourd'hui et aujourd'hui c'est revenu dans l'est de la France etc et sauf qu'ils se sont fait bouffer totalement par le RN ce qui fait qu'il y a des zones modérées où ils peuvent encore espérer des choses on pense aux résultats malgré tout pas mauvais à Nantes etc à Paris dans des très grandes villes et puis il y a deux endroits où ils ont disparu enfin je ne veux pas parler de tout le temps de Marseille mais il y a des aspirations des siphonnages incroyables qui ont été faits où y compris dans des fièvres historiques de la droite où en gros il n'y a plus que le RN et la gauche enfin je pense qu'il y a 10 ans on n'aurait pas du tout estimé ça donc je ne veux pas évidemment par rapport au national le RN il y a des endroits où c'est ridicule et où il y a d'autres endroits se faire voler la vedette par de la droite ou reconquête pratiquement mais c'est vrai que je pense que dans leur perspective à eux de conquête locale bon bah c'est c'est pas trop mal je ne veux pas s'en sévir en personne mais bon je pense qu'ils sont plutôt contents quoi comment ils vont les macronistes ?

les macronistes d'autre côté du plateau ils vont comment ? non comment ils vont ?

bon ça n'a jamais été vraiment ça les macronistes au niveau local les élections locales alors le macronisme est un mouvement relativement récent quand même mais bon ça n'a jamais vraiment réussi à percer et là toujours pas j'ai l'impression non sauf quelques figures mais regardez dimanche il est quand même désormais assez probable qu'ils gagnent Bordeaux c'est quand même pas tout à fait neutre c'est la cinquième ou sixième ville du pays ils vont gagner Annecy une ville plus petite ils vont peut-être garder le Havre ils vont garder le Havre c'est une certitude mais attention le Havre c'est Horizon c'est pas des macronistes Bordeaux pour le coup ça serait une vraie conquête Horizon c'est un maire qui a changé d'étiquette en plus Bordeaux il y avait beaucoup de LR avant c'était Juppé et en fait le candidat le Tadouis à Bordeaux est mort malheureusement il y a quelques temps Nicolas Florian et donc c'est l'autre qui s'était rallié à lui en 2020 Thomas Cazenave qui du coup

46:24
Chloé Ridel

est chef du socle commun mais Renaissance n'a jamais eu de volonté d'implantation locale particulière ils ont toujours été lucides quand tu dis le bloc macroniste c'est quand même le nom l'indique bien c'est quand même lié à la personne d'Emmanuel Macron c'est un parti qui s'est structuré autour de lui qui a toujours eu pour but de le faire gagner à la présidentielle et si possible de lui faire une majorité à l'Assemblée nationale mais au départ il n'y a eu aucune volonté d'implantation locale il servait juste des baronis qui pouvaient avoir de soutien

46:55
Locuteur 6

voilà certains barons

46:56
Chloé Ridel

l'avaient rejoint voilà c'est ça mais de soutien précédent qui venait mais il n'y a jamais eu une stratégie poussée de dire on parachute pas dans le sens du quiz à la con mais en tout cas on investit un candidat on essaye de structurer quelque chose localement en fait Renaissance c'est LFI avant cette élection là avec une stratégie qui a toujours été hyper nationale et pas de volonté d'implantation locale particulière ok

47:19
Présentateur

mais en fait ce qui marque c'est que c'était déjà la même stratégie en 2020 en 2020 déjà c'était une stratégie de se coller à un maire sortant alors à l'époque il était soit de droite soit socialiste aujourd'hui il est exclusivement de droite on ne va pas se mentir mais c'est au fond la même stratégie et au fond effectivement ça ne fonctionne pas on parle de Bordeaux mais il y a des députés macronistes qui sont pris des gros gadins sur des listes Renaissance pur juge je pense à Metz par exemple il y en a d'autres on ne peut pas considérer que le résultat de Pierre-Yves Bournazel est un bon résultat pour les macronistes à Paris et je dirais même à Lyon le score de Jean-Michel Aulas qui doit additionner la droite et le centre qui sont quand même puissants à Lyon c'est à peine plus d'un tiers des voix après Jean-Michel Aulas

48:08
Chloé Ridel

c'est pas un effet de j'aurais dû rester autour d'un terrain de foot et pas me mettre à la politique alors il y a un peu de ça

48:16
Présentateur

mais aucun doute il y a aussi eu un effet sondage où tout le monde a vu Jean-Michel Aulas stratosphériquement haut pendant toute la campagne et tout le monde se disait oulala oulala à la fin légère remontée de Grégory Doucet et à la fin il a ouvert la bouche et puis voilà je suis méchant en disant ça mais en tout cas il y a peut-être aussi eu un effet d'une des campagnes les plus ratées des années récentes de l'histoire des campagnes ratées quand on musèle ton candidat pour qu'il parle pas parce qu'il y a trop de conneries quand il parle alors même et je suis allé deux fois à Lyon pendant la campagne municipale alors qu'il est ultra populaire il est ultra populaire tout le monde le connait mais personne le veut comme maire

48:52
Locuteur 6

non c'est pas vrai il y a un tiers qui le veulent comme maire

48:54
Chloé Ridel

c'est pas la même chose de gérer un club de foot il y avait un point sur lequel ça m'intéressait d'en discuter avec vous c'est est-ce que finalement pour le cas de la gauche est-ce que les unions larges de premier tour donc les filles n'étaient pas dedans mais en tout cas les autres parties avaient essayé de s'unir est-ce que ça marche tant que ça ? c'est une bonne question il y a des endroits

49:16
Présentateur

où ça a marché et d'autres non j'ai du mal là et sur la base de quoi tu dis que ça a marché ou que ça a pas marché c'est la dynamique des campagnes calculé par rapport à la dernière fois par exemple à Rennes l'addition des dissociadistes et écologistes la dernière fois c'était plus de 50% là elle est faite 36% je crois Nathalie Appérez peut-être qu'ils ont sauvé les meubles que s'ils y étaient allés diviser ça aurait été la Bérésina et c'est évidemment pour ça qu'ils y sont allés unis en voyant c'est aussi une réponse à la stratégie de la France Insoumise d'autonomie s'ils y étaient allés diviser il y avait un monde comme à Lille où en fait la France Insoumise pouvait être en tête de la gauche et ça c'était le truc vraiment qu'ils voulaient éviter il y a quand même aussi une réaction à ça oui c'est vrai c'est vrai qu'est-ce qu'on pense du taux de participation 57,1% c'est le deuxième plus faible de l'histoire de la Vème République

50:05
Chloé Ridel

après 2020 ça sur le taux de participation tu vois que t'as en effet une érosion du taux de participation depuis 1980 alors t'as eu c'est ça c'est sur une très longue durée quand même ça chute ça chute c'est là quand même que tu te rends compte que t'as d'un côté un taux de participation qui reste élevé pour la présidentielle mais qui a tendance à chuter pour toutes les autres élections alors t'as eu un peu le cas des élections européennes qui sont différentes parce que une évolution des circonscriptions et le fait que c'est plus nationalisé à l'heure actuelle mais néanmoins t'es sur une tendance lourde de baisse de la participation électorale ceci étant dit tu vois quand même que t'as une différence de participation entre les communes de petite taille et les communes de grande taille historiquement les communes de petite taille votent plus que les communes de grande taille

50:50
Locuteur 6

d'accord

50:51
Chloé Ridel

l'abstention

50:52
Locuteur 6

est un phénomène urbain

50:53
Chloé Ridel

l'abstention est davantage dans les grandes villes que dans les communes rurales néanmoins avec l'évolution des lois électorales notamment l'interdiction enfin le fait que le panachage n'est plus autorisé tu vois que c'est pas la même dynamique que t'as eu entre 2014 et 2026 donc on enlève 2020 parce que c'était le cas particulier les masques le Covid tout ça en fait t'as eu entre 2014 et 2026 je reprends mes notes un recul de 11 points de la participation dans les communes de moins de 1000 habitants ok alors qu'au contraire t'as eu une augmentation de la participation de 1,1 point dans les communes de plus de 100 000 habitants donc d'accord là peut-être dans ces grandes communes où t'avais peut-être davantage d'enjeux là t'as eu une petite augmentation de la participation alors qu'une baisse là où effectivement finalement ça servait pour pas mal de communes à rien d'aller voter parce que t'avais qu'une seule liste ou ce genre de choses alors sachant

51:46
Présentateur

qu'il y a un driver important de la participation c'est l'âge et c'est pas l'âge juste l'âge seul c'est aussi la génération et le fait est qu'une raison pour laquelle les villes sont plus abstentionnées c'est qu'il y a plus de jeunes j'ai compris on parle de jeunes on parle même pas forcément oui d'étudiants en fait il y a une vraie différence entre des générations très anciennes typiquement alors on parle même d'avant-guerre maintenant qui en fait ont un rapport au vote qui est très différent pour reprendre le terme de Vincent Tibiry qu'on ne peut ignorer décidément et qui donc en fait vont voter quoi qu'il arrive parce qu'on doit voter un bon citoyen ça vote et les gens qui viennent après pour qui bon en fait on vote si ça nous intéresse s'ils ont convaincu si ça vaut le coup mais il n'y a pas d'automatisme et il se trouve que bon les petites communes sont voilà on a surreprésenté les personnes âgées les personnes âgées là ou enfin ils ne sont plus en mesure de voter soit parce que physiquement on ne peut y aller soit parce qu'il n'y a plus de personnes âgées voilà finito et mes respects et donc ça explique aussi que en fait dans ces communes-là aussi on va avoir un alignement au fur et à mesure parce que et on parle de générations qui deviennent très anciennes donc à un moment donné même des gens de 65 ans aujourd'hui ne sont plus dans des rapports à la politique comme il y avait auparavant pour leurs parents donc ça devient c'est ce qui explique qu'on a cette augmentation tendancielle qui peut être contrée comme je le disais s'il y a un enjeu et je pense que dans les grandes villes on a vu quand même un peu plus de polarisation que bon je ne parle même pas de 2020 il y a eu le Covid mais qu'auparavant parce que la compétition s'ouvre aussi un peu plus je pense qu'on n'est plus seulement dans le gauche-droite habituel comme auparavant mais c'est vrai que quand il n'y a pas de choix ou qu'on a que une ou deux listes il y a moins d'intérêt à voter donc ce qui fait que les règles qui avaient lieu auparavant pour les villes s'appliquent aussi désormais aux campagnes ok ok intéressant dernière question pour vous est-ce que selon vous ces municipales sont un bon indicateur pour 2027 ou est-ce qu'il faut y aller avec des grosses pincettes

53:45
Chloé Ridel

je pense que c'est il faut y aller quand même avec des grosses pincettes parce que là on est en train d'analyser globalement les villes de plus de 100 000 habitants ça représente 18% des électeurs français donc on a quand même tout ce qui se passe dans les petites communes dans les villages où là t'as pas exactement les mêmes réalités et on les prend pas en compte dans l'analyse néanmoins je pense que ça c'est plutôt le cadrage médiatique que tu vas avoir sur les résultats de ces élections qui va être assez déterminant et là notamment dans les jours qui ont suivi le premier tour le fait de dire on peut pas faire la gauche ne peut pas faire sans la France insoumise c'était un peu c'était à peu près le commentaire qui a été fait ça ça a quand même une influence sur le débat et aussi quand t'analyses la stratégie des partis politiques à gauche notamment et ce que je disais tout à l'heure la stratégie du PS où tu comprends pas parce que ça change du matin au soir et en fonction des spécificités etc c'est compliqué à pouvoir tenir une ligne comme ça donc à mon avis ça va plus jouer sur ce cadrage là sur cette analyse de ce qu'ont fait les partis politiques que vraiment de dire oui on voit telle formation qui a un peu augmenté qui a un peu baissé etc ça j'y crois pas trop je suis tout à fait

55:00
Présentateur

d'accord avec ce qui est dit j'y ajouterai que en fait les élections municipales peuvent être annonciatrices éventuellement de choses mais en fait on ne le voit qu'après d'une certaine manière on peut dire que la grande victoire de la gauche municipale de 77 a en partie préparé l'alternance en 1981 parce que en fait tu fais monter des cadres dans des territoires où tu n'existais pas forcément et trois ans après ça fait des chocs à pic à l'Assemblée nationale si tu veux et c'est pour ça qu'à mon avis lors de cette élection c'était très important pour la gauche qui est quand même dans ses basaux en termes de mairie historiquement de réussir à gagner à nouveau des petites préfectures des sous-préfectures où elle a un peu disparu a priori on ne va pas vers là

55:51
Locuteur 6

tu as comparé avec les années 70-80 pour moi il y a quand même un changement dans l'époque qu'on est en train de vivre c'est l'émergence de phénomènes politiques

55:59
Présentateur

calibrés pour l'élection présidentielle qui peuvent embarquer et l'Elysée et une majorité à l'Assemblée nationale de manière assez spectaculaire et de mouvements qui sont très incarnés et qui sont assez peu ancrés localement et c'est le cas à la fois de la France insoumise de la République en marche et aussi du RN dans une mesure un peu différente parce que c'est un parti qui est un peu mieux structuré pour plein de raisons donc c'est aussi la raison pour laquelle moi je prends toujours des pincettes quand je regarde les municipales j'ai dit ça peu ouais ouais non je suis d'accord avec toi je suis d'accord avec toi on va avoir l'occasion dans la deuxième partie de cette émission de parler spécifiquement enfin on peut continuer à en parler mais de parler spécifiquement des questions des alliances à gauche puisqu'on aura sur ce plateau deux invités politiques Chloé Riedel et Claire Lejeune qui sont respectivement députées européennes socialistes et députées insoumises et par ailleurs qui sont d'anciennes chroniqueuses de backseat et donc voilà on a plein de questions à leur poser vous vous doutez bien pour essayer de comprendre un petit peu comment se positionnent chacun des partis moi j'aimerais qu'on se concentre un petit peu en attendant sur la droite la droite voilà comment elle se porte la droite après ce premier tour d'abord la droite va toujours bien c'est une règle la droite va toujours bien comme on le disait un petit peu au début ça dépend vraiment de ce qu'on est dans ces zones de force du RN ou pas si on est dans une zone de force du RN il y a comme une absorption qui est assez importante Marseille Nice aussi colossal je rappelle qu'à Nice on était vers un peu plus 20% à peu près de vote RN en 2020 et ça peut varier c'est quand même une des terres historiques du RN mais bon au municipal c'était pas énorme et là on est passé à 43% je crois pour Eric Ciotti alors il y a des on parlera peut-être après des conditions qui rendent ça possible en revanche au-delà de ça bon on a une droite qui quand même survie alors d'abord il y a des reconductions assez importantes dans plein d'endroits Angers dans la Haute-Seine ses festivals il n'a pas été réélu non il n'a pas été réélu mais le score est encourageant je crois c'est à 49-50 quelque chose comme ça il y a quand même deux mairies d'arrondissement de droite qui sont repassés dès le premier tour parce qu'en fait la division centre-droite est finie par rapport à 2020 donc c'est reparti donc globalement en fait évidemment que ça va pas il n'y a pas de miracle ils vont pas je veux dire s'ils reprennent déjà Paris et Bordeaux c'est déjà exceptionnel mais oui il y a une continuité de toute façon il y a une réalité qui est que au niveau national le socle commun c'est déjà péniblement 30% peut-être même moi en ce moment donc oui qui continue qui se maintient voire même qui menace la gauche j'ai l'impression c'est à dire que forcer la gauche à fusionner c'est presque ce qu'ils ont réussi de mieux enfin réussir de mieux on verra si du coup ça va faire de forcer le destin voilà mais quelque part à Clermont à Brest etc voilà parce que à un moment donné du coup le PS n'est plus leur seul allié alors évidemment eux sont une fusion de ce qui rend aussi le résultat compliqué c'est que c'est toujours quasiment une fusion de LR, Renaissance Modem, Horizon etc donc on peut pas dire que c'est leur seul mérite bon après la droite ça a toujours été très composite au niveau local donc je dirais qu'ils serrent les dents ils s'accrochent et bon bah il y a des finalement je pense qu'ils peuvent se contenter LR ne cesse de répéter qu'ils sont à ils sont peut-être dans 57% des villes de plus de 9000 habitants quelque chose comme ça évidemment on trouve le chiffre pour nous arranger mais voilà donc je pense que il leur fallait continuer à avoir des villes il leur fallait continuer à avoir des bons scores localement on peut s'arranger avec les résultats qui sont actuellement il n'y a pas d'énormes branlées pour me mettre un terme qui ne devrait pas être ici et donc oui ça c'est pépère de toute façon ils sentent bien que le gros de la bagarre va se situer entre la gauche et l'URN parfois Psychodrame typiquement de droite Nice comment ça se fait que Bruno Rotaillot ne soutient pas Christian Estrosi face à Eric Ciotti ça j'avoue que ça m'échappe c'est quand même bizarre parce que Bruno Rotaillot refuse de soutenir mais la commission nationale de je ne sais pas quoi des républicains d'investiture lui accorde son investiture donc le soutien c'est quand même bizarre pourquoi Bruno Rotaillot il a un problème avec enfin oui il a un problème avec Christian Estrosi je pense qu'il a un problème il faut être précis Christian Estrosi c'est un homme des républicains qui a rejoint Emmanuel Macron qui a fait alliance qui a fait aller vers Horizon etc je ne sais pas c'est ça ce qui est marrant c'est qu'il pourrait lui en vouloir d'être parti chez Horizon mais a priori il a au moins autant de raisons d'en vouloir à Eric Ciotti de s'être barré un peu avec la caisse donc honnêtement je connais assez après il veut faire le parti quelque part c'est pas tout à fait faux mais ouais non non c'est assez étonnant j'ai honnêtement un petit peu de mal à comprendre mais je connais moins bien la droite que toi mais voilà c'est gentil d'abord il y a une composante personnelle il faut savoir aussi ou de la personne stratégique parce qu'en fait Estrosi est un de ceux qui dans le camp de la droite perçut pas comme parti mais comme famille politique met le plus en difficulté en fait enfin conteste le plus la stratégie Rotaio d'une droite extrêmement dure qui va tout chercher de les voir dans le ORN là il se trouve que pour sauver sa peau il en a même fait appel à la gauche a demandé à la liste écolo qui s'est qualifiée troisième de bien vouloir se désister a fait appel aux électeurs de gauche a sorti même le soutien de conseillers écolos d'opposition de la majorité enfin de l'opposition sortante donc vraiment à tout donner pour le front républicain le problème c'est que Bruno Rotaio en ce moment le front républicain n'est plus tellement d'actualité on est même sur même quelque part un front anti-LFI qui préférerait c'est un front républicain en faveur d'horizon pas d'un candidat socialiste écolo ou Pierre Insoumis ce qui rend ça d'autant plus bizarre sachant que sa prise de parole sur BFM était assez vaseuse en fait il ne pouvait même pas prendre position vraiment parce que ce n'est pas lui qui est le président de la commission nationale de l'investiture c'est Barnier et donc il se contentait de dire qu'il n'était pas content de la campagne puis quand il a vu que tout le monde gueulait il a dit oui mais en fait je ne retire pas le soutien c'est souvent ça Bruno Retailleau il dit un truc et puis il voit que tout le monde gueule c'est aussi un peu le cas de la droite radicale ou de la droite qui est un peu intéressée par des alliances mais au moins par un discours très radical on tente puis on voit est-ce que ça passe et là il se trouve qu'à un moment donné les gens républicains ils trouvent que quand même Estrosi c'est un peu un des leurs et donc sachant qu'ils ont des LR dans la majorité donc il y a le backlash et bon bah pas de chance pour Bruno il y a plusieurs poids lourds de la droite Edouard Philippe Gérard Larcher Emmanuel Macron lui-même qui ont fait pression sur Bournazel pour qu'il fusionne avec Rachida Dati pourquoi ?

1:02:44
Chloé Ridel

Je pense que le point c'est que Edouard Philippe ne voulait surtout pas qu'on puisse lui reprocher d'avoir fait gagner la mairie de Paris à la gauche en vue de la présidentielle de 2027 c'était le seul point qui comptait et que donc pour éviter ça il valait mieux que Bournazel s'allie à Dati sachant que Bournazel n'avait pas du tout envie de s'allie Ah non non il ne s'est même pas mis sur la liste de fusionner et je pense que tu as fait pas mal de membres même de la liste de Bournazel Il y a très peu de membres de la liste de Bournazel sur la liste de Dati Il y a Marlène Schiappa quand même et quel membre ?

T'en as beaucoup qui se sentent plus proches d'Emmanuel Grégoire dans leur positionnement si tu regardes un Clément Beaune par exemple est plus proche en termes de positionnement d'Emmanuel Grégoire qui ne l'aide

1:03:31
Présentateur

Il est un peu seul peut-être Je suis absolument d'accord avec ce que tu viens de dire j'ajoute quand même que pas facile de ne pas fusionner quand tu as quand même une occasion je ne dirais pas unique mais enfin qui n'est pas arrivé depuis longtemps de faire basculer Paris de faire basculer Paris T'es quand même aussi dans la position il y a moyen de le couvrir de goudrons et de plumes Là c'est-à-dire l'alignement de planète pour la victoire de la droite à Paris il est fabuleux Saracnafo se retire Bournazel fusionne Un alignement de planète qui n'était pas du tout évident dimanche soir parce que moi je ne m'attendais pas du tout à voir le total gauche au-dessus de 50% à Paris c'est vraiment une petite surprise donc il avait de quoi justifier de ne pas y aller parce que les conditions de victoire ne sont pas toutes réunies mais malgré tout c'est vraiment difficile de ne pas le faire donc moi j'ai toujours pensé j'aurais pu me tromper mais j'ai toujours pensé qu'il y aurait une forme soit de fusion soit de retrait pour ne pas dire c'est de fait et on le voit bien quand même lors de ces élections il ne faut pas croire les politiques quand ils parlent du deuxième tour avant le premier tour jamais il ne faut pas les croire Je vous l'ai dit je vous l'ai dit et répété je vous l'ai répété plein de fois et effectivement et c'est pas parce qu'ils mentent c'est parce que la situation le samedi est radicalement différente de celle le dimanche à 20h le soir du premier tour qui ne veulent pas d'immobiliser c'est quand même un problème

1:04:55
Chloé Ridel

parce que d'un point de vue après on ne va pas être défiant dans les institutions de monter de l'abstention etc mais quand tu martelles une ligne dure comme nous on ne bouge pas pas d'alliance ceci cela et le lendemain de l'élection ok j'entends je comprends pourquoi ils le font d'un point de vue personnel mais derrière l'effet sur les électeurs de se dire attends mais c'est c'est le même gugus qui il y a deux jours me disait jamais d'union qui est là est en train de signer un papier pour être sûr de pouvoir aller à la soupe franchement

1:05:25
Présentateur

je suis absolument d'accord avec toi mais je remarque que comment dire quand vous avez un candidat qui est très clair regardez Bournazel à un moment donné il était à 14h16 dans les sondages qui est énorme et puis il a dit très clairement pas de fusion avec Rachid Haddati et là c'est le gadin il s'est cassé la gueule à partir de là donc du coup il y a eu du vote utile il y a eu du vote utile de gens qui veulent l'alternance et c'est pour ça que je suis aussi un tout petit peu dubitatif sur il y a quand même beaucoup de gens qui sont plus proches de Grégoire que de Dati chez Bournazel je crois quand même que chez Bournazel les gens ils ont voté pour l'alternance

1:06:01
Locuteur 6

et sinon ils auraient voté Grégoire

1:06:03
Présentateur

alors pas la même plus compliqué que ça mais pas la même alternance que Rachid Haddati certes mais l'alternance alors les reports de voix ils sont ils sont jamais parfaits et en plus la fusion elle se fait mal il n'est pas sur la liste il n'y a même pas de fusion dans tous les arrondissements c'est le bordel donc pendant le 12ème qui aura été gagnable exactement exactement et donc elle se fait mal donc ça va être les reports vont être mauvais mais ça reste une liste qui a tiré des modérés sans doute des gens qui ont voté à une époque de la Noé ou Hidalgo qui peut-être vont retourner à la maison mais ça reste quand même une liste qui voulait l'alternance à Paris

1:06:45
Chloé Ridel

et ce qui est tout à fait noble je suis d'accord avec toi mais tu n'es pas obligé de le dire dans le cas de Bournais et comme dans le cas de plein d'autres qui ont dit avant le premier tour jamais de la vie on fera d'union que ce soit à droite ou à gauche ils ne sont pas obligés de le dire et en fait on verra après le résultat du premier tour je me concentre là-dessus plutôt que d'affirmer de marteler quelque chose qu'ils ne sont pas capables de tenir le lendemain parce qu'en fait ils n'ont pas fait le score qu'ils espéraient ce n'est pas la même configuration en fait c'est quand même assez étonnant de ne pas s'en rendre compte avant ah bah c'est sûr qu'il y a beaucoup d'élus qui sont un peu délulus là

1:07:16
Présentateur

c'est quand même assez frappant ils sont choc-barres même ils sont choc-barres

1:07:22
Chloé Ridel

mais je pense que juste pour continuer deux secondes sur le cas de Paris ça appelle je pense à une réflexion sur quel est le positionnement d'Horizon de droite je pense est-ce que c'est quelle est la différence entre Horizon et LR est-ce que c'est un parti de droite est-ce que c'est un parti de centre-droit quel est son lien avec les autres parties et si on avait un spécialiste de la droite sur ce plateau peut-être qu'il pourrait nous de droite je l'ai dit comme quoi ça ne demande pas

1:07:45
Présentateur

une chronique entière j'ai quand même été très surprise à Paris j'ai été au meeting de Pierre-Yves Bournazel oh la chance c'était super sympa il y a de la musique il y avait beaucoup de musique cool il est dansant au cirque d'hiver au cirque d'hiver oui oui magnifique ils ont tous suivi au cirque d'hiver avec le deuxième premier ministre là voilà exactement et en fait moi j'ai été très marqué d'entendre Pierre-Yves Bournazel avoir un discours ultra macroniste et macroniste 2016-2010 première heure la transformation le dépassement l'énergie très en même temps très dépassement et c'était drôle parce qu'il y avait beaucoup d'invités au premier rang des députés des anciens députés des collaborateurs de longue date qui étaient mais qui avaient l'air heureux d'être là fondamentalement heureux d'être là et t'as l'impression ils ont retrouvé leur première jeunesse avec ce discours qui au fond leur plaît qui leur a fait venir vers Emmanuel Macron et qui a quand même bien dérivé depuis c'est quand même marquant que même les macronistes ne sont capables de tenir ce discours-là qu'à Paris qui vote à 20 points plus à gauche que le reste du pays D'ailleurs la sociologie de Bournazet quand tu regardes la géographie ressemblait un peu à celle de Macron en 2017 parce qu'après évidemment votre Macron est juste une de droite donc effectivement il y a cette espèce de bourgeoisie ou de cadres actifs assez aisés qui veulent effectivement progresser par ailleurs de la bordure du milieu de Paris qui effectivement se sont retrouvés mais bon ils n'ont plus le choix donc je ne sais pas est-ce qu'ils vont tomber c'est vrai que du coup la géographie fait que ça pourrait être un petit peu un peu partagé quand c'est pas égal

1:09:15
Chloé Ridel

donc tu as bien un sujet sur quel est l'électorat d'Horizon

1:09:19
Présentateur

je me souviens bien que Horizon au moment de sa fondation Edouard Philippe en faisait des caisses aussi sur les élus locaux il voulait un parti de cadres locaux bien implantés il avait fait tout un programme pour inviter des maires le parti des maires pour que les maires adhèrent etc qu'est-ce qu'il en sera après ce après ces municipales on comptera les points on verra s'il a augmenté le nombre de maires d'horizon et surtout à quoi ça sert pour une présidentielle d'avoir des maires à part avoir 500 signatures je ne vois pas éventuellement avoir quand même des relais locaux le problème c'est que les maires ne suffisent pas ça ne marche plus comme ça il faut des maires c'est sur Twitch il pourrait espérer c'est sur les réseaux sociaux que va se passer la campagne

1:10:00
Chloé Ridel

ils sont dans les campagnes c'est pas là-dessus c'est juste en termes de positionnement d'image de stratégie que tu mets en avant il va jouer là-dessus il va jouer sur l'implantation locale le gars qui a déjà tenu la barre pendant la période du Covid je ne sais plus comment il disait mais au moment il disait nous on a le calme des vieilles troupes je vois l'expression sur cet aspect-là et l'implantation locale c'est hyper important pour justement se différencier de Macron dont il a quand même été Premier ministre pour dire Macron déconnecté pas de lien avec la population moi j'ai cette implantation locale

1:10:35
Présentateur

j'espère qu'on le recevra sur backseat Edouard Philippe parce que ça fait partie des questions que j'ai envie de lui poser cet ancrage-là et l'identité politique c'est un vrai Paris c'est un Paris de ouf oui je t'inviterai évidemment non non c'est bon on garde ces réflexions en suspens évidemment parlons un petit peu aussi des villes écolos rappelez-vous 2020 aussi la capacité qu'ont eu les écolos à divine surprise avoir des grandes villes des villes importantes bon comment ils se défendent comment ça se passe dans leurs villes les écolos c'est la Bérezina ou pas c'est difficile au minimum mais l'option Bérezina n'est pas totalement encore à exclure après le deuxième tour il y a des villes Besançon qui paraît déjà perdu je ne vois pas comment Pierre Hurmique à Bordeaux peut se remettre le désistement de Philippe de Sertine même si d'autres me disent ça peut être un peu plus serré sociologien certain j'arrive pas à y croire le total gauche est mauvais à Bordeaux Strasbourg la configuration qui me paraissait complètement morte pour Jeanne Barseguian est peut-être pas si horrible que ça j'allais te poser la question what the fuck Strasbourg what the fuck Strasbourg en général d'ailleurs d'une manière générale pourquoi d'abord c'est une ville où voilà effectivement Jeanne Barseguian s'est fait élire contre les socialistes la dernière fois qui tenait la ville même si les socialistes étaient pas mal partis chez les macronistes le candidat macroniste était un ancien cadre socialiste l'ancien maire socialiste Ron Loris soutenait le macroniste donc c'est un peu mal né à gauche là vous avez aussi un PS strasbourgeois qui est disons pas le plus à gauche du parti socialiste on peut utiliser ce terme là avec beaucoup d'ironie disons ce qui fait qu'il y a vraiment un antagonisme entre les écolos et les socialistes à Strasbourg donc du coup hors de question évidemment de fusionner avec Jeanne Barseguian qui elle-même fait un très mauvais score pour une mère sortante quand même il faut le dire moins de 20% et donc elle est carrément allée chercher une fusion avec Horizon parce que en fait Catherine Trottmann l'ancienne mère Catherine Trottmann a été élue maire de Strasbourg la première fois je n'étais pas né incroyable donc c'est assez fou la télévision était en noir et blanc et comment parce qu'en fait elle n'a pas tant d'avance que ça contrairement à ce que les sondages disaient elle a le candidat de droite qui est juste derrière elle alors qu'on pensait que l'électorat centriste et c'est un peu ce qui s'est passé aller voter utile en votant Trottmann pour s'éviter Barseguian en fait moins que prévu donc elle se retrouve obligée d'aller obligée en tout cas c'est comme ça qu'elle l'a perçue d'aller fusionner avec Horizon qui a fait une petite liste à 6 ou 7% pour se prémunir soit d'une poussée de la droite soit de la fusion entre Barseguian l'écolos et le candidat insoumis qui a fait 12%

1:13:33
Chloé Ridel

d'ailleurs c'est intéressant ce qui s'est passé au PS parce que suite à ça donc suite à cette alliance entre Trottmann du PS et Horizon il y a Olivier Faure qui a dit voilà elle ne respecte pas les règles elle s'est mise hors du PS et après t'as Menucci qui a dit ah mais en fait non il n'y a pas eu de bureau qui s'est réuni donc en fait elle a toujours l'investiture du parti socialiste c'est magique ça c'est la synthèse socialiste

1:13:58
Locuteur 6

c'est quand même

1:14:00
Présentateur

extraordinaire

1:14:01
Locuteur 6

non c'est faux on voulait parler des écolos on se retrouve à parler des socialistes encore une fois sur les écolos

1:14:05
Chloé Ridel

peut-être un point vas-y alors t'as évidemment les configurations locales qui jouent ce qui s'est passé dans le précédent dans le précédent mandat mais est-ce que les écolos ne payent pas aussi le fait d'avoir un position à force d'avoir voulu ménager la chèvre et le chou entre LFI et le PS le trait d'union vouloir être le trait d'union vouloir être à deux endroits à la fois ils se retrouvent finalement à peu près dans une position qui est assez compliquée

1:14:31
Présentateur

il y a ça ceci étant on peut rétorquer qu'à l'inverse là on est en pleine semaine de fusion entre le PS et LFI et c'est un peu les écolos qui se retrouvent au milieu de cette stratégie en disant on disait depuis le début entre le PS et LFI aussi des têtes de liste écolos qui fusionnent avec les écolos sont un peu de toutes les fusions de toutes les fusions en fait c'est un peu la stratégie écolos donc là pour moi ils vivent leur meilleure semaine les écolos mais en tout cas dans ces résultats de premier tour c'est vite dit dans l'idée en tout cas il se trouve que contextuellement toute la gauche est en train de faire des alliances un peu partout

1:15:02
Chloé Ridel

oui mais si tu veux sachant que les écolos de toute manière vont être ce trait d'union avec les autres autant voter directement soit pour LFI et pour le PS sachant que les écolos se rallieront à l'un des deux dans l'expective je pense que ça

1:15:15
Présentateur

c'est ce qui s'est passé à Lille par exemple c'était l'un des rares cas où socialistes insoumis et écolos avaient une liste différente les écolos avaient failli gagner Lille la dernière fois contre les socialistes ça s'était joué à une poignée de voix dans le dernier bureau de vote à 40% chacun et là Stéphane Bali qui était le même candidat se retrouve à 17% alors que vous avez le maire sortant qui n'est plus Martine Aubry c'est Arnaud Deslandes à 26 et LFI à 23 donc un vrai échec là-dessus il y a aussi quand même des endroits où ça s'est bien passé pour les écolos à Tours par exemple ça s'est bien passé je pense aussi ah bah évidemment il faut parler quand même de Lyon on a parlé de Jean-Michel Holas tout à l'heure voilà peut-être sans doute que la poussée de Doucet est moins impressionnante que l'effondrement de Holas mais ça fait partie de ces villes où le total gauche lui il progresse quand même par rapport à 2020 même si même si même si la bonne surprise de voir Doucet virer en tête a complètement explipsé que les écolos sont en train de perdre leur plus grosse collectivité c'est-à-dire la métropole de Lyon qui est très importante là en plus pour le coup il n'y a pas de fusion ils n'ont pas réussi à s'entendre donc ils sont à peu près sûrs de perdre donc voilà plutôt contrasté moins ça peut être la cata ils peuvent sauver les meubles on pense aussi à Grenoble Grenoble si ce n'était pas une ville écolo on l'aurait mis dans la même catégorie que Nantraine ou Clermont c'est un très mauvais score au premier tour devancé par Alain Carignan l'ancien maire qui est l'un des rares élus dans ce pays à avoir fait de la prison pour et il en est revenu plus fort et il en est revenu plus fort mais c'est assez extrait il y a quand même une petite humiliation de se retrouver juste derrière Alain Carignan pour Laurence Ruffin mais quelle maire on était à Bordeaux il y a 10 jours avec Baxit c'est assez chaud à Bordeaux pour Pierre-Hurumic non ?

c'est il ne faut pas avoir de mots définitifs mais ça pue si Philippe de Sertine qui a fait un score étonnamment haut à 20% pour un candidat hors-partie un peu le Bayrou de Bordeaux là ça paraît très si vraiment il arrive à gagner parce que la dernière fois il a réussi à gagner alors qu'il y avait eu fusion à droite macroniste au dernier moment juste avant la limite des fusions il avait réussi à gagner moi j'ai habité longtemps à Bordeaux parce que je suis convaincu que les gens qui avaient choisi de soutenir les macronistes contre la droite sortante à Bordeaux c'est des gens qui en 2017 quand ils s'étaient engagés en politique ils ne s'étaient pas engagés pour sauver la maison Juppé et donc ça a donné un boost à Urmic alors qu'il avait contre lui une liste LFI-NPA menée par Philippe Foutou là il est le sortant j'ai du mal à croire qu'il réussisse la même performance alors on est en plein d'entre-deux-tours des élections municipales il y en a peut-être certaines et certains d'entre vous pour qui c'est les premières élections municipales on va essayer de faire de la pédagogie et on va essayer de vous expliquer des mots notamment que vous entendez en ce moment quand on parle de fusion par exemple de quoi on parle c'est la possibilité pour deux listes de candidats différents de fusionner mais selon quelle modalité comment ça se passe alors si vous faites moins de 5% municipale vous êtes éliminé vous ne pouvez rien faire vous ne pouvez pas aller au deuxième tour vous ne pouvez pas fusionner si vous faites plus de 10% vous pouvez aller au second tour si vous faites entre 5 et 10% vous pouvez fusionner avec une liste qui va au second tour fusionner ça veut dire quoi ça veut dire mélanger les candidats si je puis dire selon les modalités que les candidats décident entre eux évidemment le plus juste entre guillemets c'est de faire quelque chose d'à peu près proportionnel ça ne l'est pas toujours il faut négocier aussi il faut négocier en 48 heures puis on négocie aussi les gens c'est assez horrible les négociations parfois entre les listes c'est vraiment lui c'est hors de question je ne veux pas en entendre parler sur ma liste et du coup on négocie et ça fait échouer des fusions et ça fait échouer des fusions parfois c'est casus belli c'est pas possible etc voilà c'est ça une fusion comme ça qu'on fait les plateaux à backseat d'ailleurs c'est comme ça qu'on fait les plateaux à backseat

1:19:16
Locuteur 6

moi je ne veux jamais des milliens mais pourtant on me le rajoute à chaque fois

1:19:19
Présentateur

je suis obligé d'accepter de temps en temps

1:19:21
Chloé Ridel

c'est quoi une fusion technique je pense que la différence que tu as entre fusion technique fusion technique ça ne veut rien dire c'est utilisé par les candidats qui fusionnent comme ce que tu as expliqué mais qui ne veulent quand même pas trop dire qu'ils fusionnent parce qu'ils ont dit trois jours avant qu'ils ne voulaient pas fusionner et donc ils disent c'est une fusion technique donc il n'y a pas d'accord de programmatique parce que la fusion normalement tu rédiges une sorte de programme d'union entre les deux listes et tu t'accordes quand même sur ce que tu vas faire fusion technique tu dis juste en gros on mélange les candidats mais derrière on fera tous les deux séparés on ne sera pas dans la même majorité et on ne s'accorde pas sur un programme donc c'est un peu l'union honteuse

1:20:08
Présentateur

c'est un peu l'union honteuse c'est ça c'est un peu paradoxal c'est à dire qu'en gros il y a une grosse liste et une petite liste la grosse liste accepte de fusionner avec la petite en sachant très bien que la petite n'a aucune intention de faire partie de la majorité une fois qu'elle sera élue au conseil principal elle est rassigée de son côté et elle cassera les couilles mais elle sera dans l'opposition voilà c'est comme ça mais pourtant ils ont été élus sur la même liste c'est paradoxal tu dis on vous explique des termes c'est peut-être vos premières élections municipales mais pardon moi c'est les premières élections municipales où j'entends parler de fusion technique oui c'est un peu inventé il me semble l'avoir un peu entendu parfois au régional des fois où la gauche avait dû se retirer pour le front républicain parler éventuellement de fusion technique qui n'avait jamais eu lieu pour dire s'il vous plaît donnez-nous droit siège comme on soit là mais là c'est quand même un phénomène extrêmement nouveau d'habitude une fusion alors rien au-delà des règles de délai et du fait que vous ne pouvez pas inventer des candidats qui n'étaient pas des candidats au premier tour il n'y a rien qui régit les fusions vous ne dites pas que vous êtes obligés de mélanger les points ça n'existe pas faites ce que vous voulez sur le fond je précise quand même que dans le cadre d'une fusion dite technique les deux listes qui fusionnent y voient un intérêt il n'y en a pas un qui gagne un qui perd c'est celui qui a accepté de fusionner avec ses futurs opposants il est bien content parce qu'il va quand même réussir à gagner l'élection voilà et lui il va être maire ce qu'il faut quand même dire c'est que c'est aussi quand même une manière d'atténuer l'effet du mode de scrutin qui est un scrutin on parle de proportionnel mais c'est un scrutin majoritaire celui qui gagne c'est le premier si dimanche Rachida Dati obtient 45% Grégoire 44% et Chikirou Skires donc 11% et bien elle n'a pas la majorité absolue d'Yvoire Rachida Dati mais elle a la majorité absolue au conseil de Paris donc l'important c'est d'arriver premier alors vous avez peut-être entendu parler de désistement un désistement comme son nom l'indique c'est assez simple c'est le fait de ne pas maintenir sa candidature de laisser tomber d'arrêter là sa campagne et le jour du vote il n'y aura pas les bulletins sur la table c'est terminé vous vous désistez vous pouvez vous désister avant le premier tour si vous voulez il suffit juste de ne pas déposer de liste c'est aussi simple que ça et si par contre vous êtes qualifié au second tour et que finalement vous décidez de jeter l'éponge pour quelques raisons que ce soit notamment des raisons politiques et bien vous vous désistez mais j'ai entendu dire qu'il est possible de se maintenir au second tour mais de quand même pas mettre les bulletins qu'est-ce que c'est que cet embrouille c'est l'espèce de désistement de Schrödinger

1:22:32
Chloé Ridel

vous demandez à Emilien c'est le spécialiste des embrouilles il étudie la droite

1:22:35
Présentateur

oui mais alors je ne compte pas ce qu'il dit il se trouve que il y a des gens qui ont déposé de leur liste parce qu'en fait une liste peut être annulée s'il y a la majorité des membres d'une liste qui acceptent en fait de supprimer de retirer la liste en préfecture mais bon si à un mardi 18h tu as déposé ta liste et que tu te dis après je n'ai pas tellement envie d'y aller j'ai fait une merde en fait j'ai peur de l'extrême droite je ne sais pas quoi et bien tu ne peux plus te retirer mais il se trouve que la responsabilité d'impression et de délivrer les bulletins est à la charge des candidats donc tu dois les envoyer je crois la veille alors si c'est à Nice tu mets un petit permis dessus mais voilà et donc effectivement si tu ne livres pas de bulletins la mairie n'a rien à mettre sur le bureau de vote alors ça n'empêche pas des gens d'imprimer leur bulletin chez eux il y en a qui le font il y a des candidats qui font ça il y a des élections il y a des gens qui ont quelques dizaines de voix parce qu'il y a des gens qui disent oh non j'ai vraiment envie de voter pour eux alors qu'ils ont dit ne votez pas pour moi mais ils sont quand même déterminés c'est vraiment une communauté engagée voilà s'ils sont engagés même contre toi c'est beau ce que vous faites voilà mais donc et de facto ce qui se passe il y a sans doute beaucoup de désillusion une fois que tu arrives dans le bureau de vote mais de facto si on ne peut pas voter alors c'est vrai que je me demande comment est-ce que les gens choisissent du coup ils devraient un peu paniquer mais effectivement il n'y a pas de bulletin tu ne peux pas l'accéder dans l'urne et donc c'est un désistement de facto c'est un peu bâtard mais oui pour un second tour qui a lieu dimanche vous avez jusqu'au mardi d'avant 18h pour déposer votre liste au second tour et si vous la déposez vous avez encore quelques jours pour réfléchir oui pour déposer les bulletins alors par contre je ne crois pas qu'on puisse envahir le dépôt de bulletins pour retirer ces bulletins qu'on a déjà mis ou les brûler ça je pense que c'est pas possible ça pourrait donner des anecdotes lunaires le candidat qui crame ses propres bulletins votez pas pour moi cela dit juste là-dessus c'est effectivement quelque chose de rare malgré tout mais pas du tout c'est pas comme la fusion technique une nouveauté de cette année c'est quelque chose d'assez régulier je pense notamment aux élections législatives il y a des décennies où en fait le seuil pour accéder n'était pas du tout à 12,5% des inscrits mais le deuxième tour était quasiment le premier tour était une sorte de galop d'essai et quasiment tout le monde on pouvait se maintenir au second et bien en fait vous avez des gens qui souvent quand on voit les archives il y a plein de gens qui ont 2,3 voix en fait ça veut dire qu'ils se sont retirés après et même en 2024 il y a eu quelques cas où en fait ils n'ont pas fait le front républicain ils se sont fait démonter par leur état-major ils ont dit bon en fait votez pas pour moi on dépose pas les bulletins c'était une blague et tout et donc ce cas-là il y en a aussi qui se font taper sur les droits ok mais c'est ça que j'aime beaucoup avec le droit électoral c'est qu'il suffit de changer un paramètre et tu peux changer le visage d'une élection entière juste un seuil par exemple effectivement peut tout changer une anecdote on m'a raconté vous savez que vous pouvez avoir des candidats étrangers de l'Union Européenne aux élections municipales sauf qu'il faut le signifier sur le bulletin mais voilà il est j'allais dire norvégien mais évidemment ça tombe pas bien il est finlandais et si vous ne le mentionnez pas votre bulletin est nul est nul et on m'a raconté l'histoire d'une commune où quelqu'un d'un peu malin n'a rien dit au moment du dépôt des bulletins de son adversaire et le soir du vote il dit bon ben je veux mettre une petite observation sur le procès verbal les bulletins sont nuls parce que le candidat il a perdu l'élection zéro voix donc dénonce à l'étranger finalement bonne tradition les élections municipales c'est 34 000 élections différentes et c'est 99% du contentieux électoral en France à chaque fois les tribunaux c'est normal ça se passe mal dans des villes dans des petits villages etc bon heureusement 68% des communes n'avaient qu'une seule liste donc il n'y a pas de contentieux on peut toujours toujours gueuler pas misestimés bref je vous rappelle que le second tour des élections aura lieu ce dimanche et avant de continuer cette émission je tiens à vous rappeler mesdames et messieurs que cette émission elle est rendue possible grâce à vous grâce à votre soutien on a besoin de votre aide pour continuer à faire backseat toute cette année il va se passer des choses incroyables dans ces après-municipales dites-vous qu'entre aujourd'hui et la fin de la saison backseat donc jusqu'à l'été et bien je pense que ça va bouger politiquement au niveau national au niveau des présidentielles à mon avis ça va commencer à bouger sortir du bois il va y avoir la question de la primaire à gauche est-ce qu'elle aura lieu pas lieu etc il va y avoir des déclarations de candidature ça va commencer à s'agiter ça a déjà commencé à s'agiter donc voilà rendez-vous sur la plateforme Ulule pour soutenir l'émission backseat vous pouvez faire un don même de 1 euro 2 euros si toutes les personnes qui nous regardent filaient 1 euro ou 2 euros alors on aurait de quoi financer cette émission pour toute la saison donc n'hésitez pas à nous soutenir les amis et pour continuer cette émission je vous propose qu'on retrouve une chronique qu'on aime toutes et tous c'est parti pour l'Eduito bonsoir à tous bonsoir Edoui comment vas-tu ?

1:27:24
Intervenant

mieux que le monde mieux que le monde tu veux nous en parler ?

oui je suis d'un pays mon pays d'enfance la Martinique de l'autre côté de l'Atlantique le pays de Franz Fanon d'Aimé Césaire et aussi d'Edouard Glissant qui fut un grand ami un poète un philosophe l'homme de la créolisation du monde l'idée qu'il n'y a pas d'identité à racine unique qu'il n'y a que des identités en relation un homme qui avait l'idée que l'imaginaire qui pouvait nous préserver des catastrophes est un imaginaire de la précaution un imaginaire de la sensibilité un imaginaire où notre espèce qui s'est appelée homo sapiens prend conscience qu'elle est aussi homo démens qu'elle est une toute petite part du vivant et néanmoins immensément destructrice immensément ravageuse par sa puissance par son délire de puissance Edouard Glissant nous donnait un conseil agis en ton lieu et pense avec le monde toutes et tous nous discutons actuellement des municipales du commun de la commune cela a même donné le nom communisme agir en notre lieu au plus près là où nous vivons là où nous habitons là où nous travaillons mais il disait je répète agis en ton lieu mais pense avec le monde et Dieu sait si le monde est actuellement un peu absent de ce que nous nous disons de la parole publique de la parole médiatique alors le monde je voudrais vous en parler en parlant d'une seule histoire pour commencer celle d'un garçon d'un garçon qui n'est pas très vieux il a 11 ans j'ai ouvert la portière de la voiture et appelé à l'aide en criant ma famille a été tuée un soldat s'est avancé et m'a tiré par les cheveux il m'a jeté au sol en criant à ses collègues nous avons tué des chiens puis il s'est agenouillé sur moi et a commencé à me frapper il a aussi voulu frapper mon petit frère Moustapha je me suis interposé de toute ma force les soldats m'ont ensuite mis dans une jeep ils m'ont fouillé et m'ont demandé qui était avec moi dans la voiture j'ai répondu mon père ma mère mes frères ils m'ont traité de menteur c'est l'histoire de Khaled Khaled qui revenait de Naplouse avec toute sa famille pour acheter des vêtements pour la grande fête du ramadan qui va se terminer là et puis la police des gardes frontières israéliennes celles qui avaient déjà frappé des gens qui se rendaient deux palestiniens qui voulaient se rendre les avaient tués tout simplement les avaient exécutés à tuer toute cette famille c'est une histoire parmi d'autres de ce qui est en train de se passer à bride lâcher comme un torrent de sang d'enfer et nous ne serons pas épargnés parce que ça se passe au loin c'est ce qui se passe évidemment au Liban où dans le délire du grand Israël les dirigeants d'Israël ont décidé de prendre possession du Sud Liban et d'en chasser leur population d'obliger des gens sous une heure à quitter leur domicile et à ne plus jamais y revenir déjà 1000 morts au moins et 2500 blessés et parmi ces morts des secouristes qui sont tués des gens qui vont pour aider sauver des gens qui sont blessés et qui sont tués nous l'avons aussi documentés sur Mediapart un bain de sang comme si l'ordre nouveau au Moyen-Orient reposait sur cette logique d'une puissance sans limite d'une armée la plus puissante du monde aidée par l'autre armée la plus puissante du monde les Etats-Unis d'Amérique et une offensive tous azimuts qui viole tout principe toute règle des exécutions extrajudiciaires de dirigeants quels qu'ils soient on peut ne pas les trouver sympathiques et absolument condamner la répression qu'ils font de leur propre peuple mais il ne revient pas à d'autres pays de décider qu'ils doivent mourir sinon à créer d'autres résistances d'autres ressentiments d'autres violences infinies en Iran il y a cette image de cette école de petites filles avec toutes ses petites tombes un tomahawk ça dit bien ce que ça veut dire cette logique de puissance le tomahawk contre les indiens contre les autres la frontière on repousse les autres et on les détruit et on fait une erreur sur l'ordinateur et c'est une école des petites filles qui sont mortes et de la même manière dans le sud Liban Israël pour retrouver le cadavre la dépouille d'un soldat mort il y a 30 ans a tué plusieurs dizaines de civils de civils libanais on ne n'honore pas les morts en massacrant des vivants on ne libère pas des peuples et des femmes femmes vivent liberté en Iran en tuant des petites filles c'est ça que nous avons sous les yeux comme un je le redis comme un train d'enfer parce que dans le même moment sur notre propre continent l'allié de Trump renforcé par le cours du pétrole avec toutes les conséquences de cette catastrophe monsieur Poutine s'en donne à coeur joie et n'a aucun frein pour continuer sa guerre sa guerre contre l'autodétermination d'un peuple le peuple ukrainien je vous dis tout ça avec gravité comme souvent mais au fond pour nous poser une question et on peut peut-être le faire avec ironie où est la France dans tout ça un porte-avions va s'appeler la France libre jusqu'en 2036 il va remplacer le Charles de Gaulle la France libre il ne suffit pas de mettre ce nom sur un porte-avions c'était la France qui disait non où tout le monde était bienvenu pour dire non pour dire non à l'imposture à l'affaissement de la majorité des élites politiques économiques intellectuelles médiatiques qui avaient accepté le fait accompli de la collaboration ce pétainisme qui est de retour il ne suffit pas de mettre bientôt Marc Bloch ce grand historien grand résistant martyr de la résistance qui savait qu'il n'y a d'histoire qu'au présent et que le passé est une alerte sur le présent par rapport aux irresponsables qui font la courte échelle au pire il ne suffit pas de le mettre au panthéon comme ce sera le cas en juin pour être lucide alors où est la France sous cette présidence qui a déjà 9 ans où est la France qui ne prend pas conscience qu'elle doit dire non et que les Etats-Unis d'Amérique ne sont évidemment ni un allié ni un partenaire avec Trump mais un adversaire et qu'il faut rompre et qu'il faut se dresser où est la France qui se dressait comme en 2003 au moment de la guerre en Irak depuis un vieux continent et un petit pays pour dire non à la puissance où est la France quand on a un président qui en pleine campagne municipale dit qu'il faut mettre en garde contre les extrêmes les extrêmes ah bon l'antifascisme et le fascisme c'est la même chose ceux qui tiennent ce discours et bien sont ceux qui évidemment font la courte échelle au fascisme l'antifascisme et le fascisme ce n'est pas la même chose quels que soient les débats qu'il peut y avoir dans le camp antifasciste des gaullistes aux communistes dans le passé et aujourd'hui évidemment dans toute la diversité du camp démocrate où est la France quand une candidate soutenue par le parti présidentiel à Marseille reprend le slogan du maréchal Pétain travail famille patrie et que personne ne se dresse du côté de ce camp présidentiel pour dire que c'est une honte et une abomination c'était la devise qui devait remplacer liberté, égalité et fraternité sous Pétain où est la France quand une ministre de l'égalité entre les hommes et les femmes notre idéal l'égalité l'émancipation sans distinction d'origine de condition d'apparence de croyance de sexe de gens et bien quand cette ministre diabolise ses adversaires en les traitant d'anti-France le terme créé par le laboratoire de l'extrême droite européenne et française puisqu'il était français c'était l'action française le laboratoire de l'antisémitisme moderne où est la France quand on soutient des candidates qui ont rendez-vous avec la justice pour des affaires de corruption je pense évidemment à Rachida Dati à la mairie de Paris où est la France quand la vertu est piétinée

1:36:18
Locuteur 2

cette vertu que râle dans la douleur de 1940

1:36:26
Intervenant

et qui va l'amener à un âge déraisonnable à prendre contact avec des jeunes de 22 ans lui avait passé la cinquantaine pour aller résister résister réellement jusqu'à mourir fusillé après avoir été torturé et il disait rappelant une évidence une phrase de Montesquieu dans un état populaire nous dirions démocratique il faut un ressort qui est la vertu la probité et c'est évidemment un thème qui est aujourd'hui piétiné où est la France pour terminer celle de l'affaire Dreyfus celle qui a su se dresser grâce aux libertaires qui ont une petite minorité qui ont secoué les indifférents les préjugés de racisme d'antisémitisme qui ont accompagné le complot de l'état-major contre un officier ce mensonge qui a mis quatre ans à être dénoncé de manière forte par Émile Zola c'était une affaire de presse mais quatre ans et ils étaient très très peu à se dresser comme ils étaient très peu dans la France libre ou dans la résistance des premiers jours alors c'est la France de Péguy ce Dreyfusard ce Dreyfusard qui n'hésitait pas à mener le combat physique contre les ligues antisémites ce Dreyfusard qui était un socialiste libertaire un chrétien indocile un patriote internationaliste alors voici ce que nous disait Péguy et qu'il faut que nous gardions car c'est notre héritage ce sont les moments où quelles que soient nos fautes nos crimes la France a parlé au monde au monde entier et nous que disions-nous nous disions une seule injustice un seul crime une seule illégalité surtout si elle est officiellement enregistrée confirmée une seule injure à l'humanité une seule injure à la justice et au droit surtout si elle est universellement légalement nationalement commodément acceptée un seul crime rond et suffit à rompre tout le pacte social tout le contrat social une seule forfaiture un seul déshonneur suffit à perdre d'honneur à déshonorer tout un peuple c'est un point de gangrène qui corrompt tout le corps où est la France mes amis ?

1:38:44
Présentateur

Merci beaucoup Edoui Plenel pour cette Edoui Tour Merci cher Edoui on va essayer de la retrouver cette France on va faire ce qu'on peut à notre échelle en tout cas chers amis nous allons marquer une pause dans cette émission dans la deuxième partie de cette émission nous recevrons non pas une mais deux invités politiques Claire Lejeune et Chloé Riedel du Parti Socialiste et de la France Insoumise pour continuer la discussion qu'on avait sur le bilan à tirer de ce premier tour des élections municipales et pour se projeter dans le second tour de dimanche et dans la suite éventuellement c'est parti pour la pause à tout de suite A tous bienvenue sur Backseat bonsoir le public bonsoir les copains merci d'être là merci chers amis et bienvenue dans cette deuxième partie de l'émission Backseat nous allons recevoir nos invités politiques mais avant la chronique que vous attendez toutes et tous c'est parti pour la vie d'Adèle

1:39:37
Locuteur 6

Salut Adèle

1:39:43
Intervenant

Salut tout le monde va bien ? Ça va et toi ? Ouais écoute ça va super ça va super la guerre est en train de devenir totale au Moyen-Orient et tout le monde s'en fout écoute l'Iran a attaqué les raffineries d'Arabie Saoudite et taper l'Arabie Saoudite dans le pétrole ça secoue le pays vraiment dans son patrimoine national dans sa fondation tu vois c'est un séisme je sais pas c'est comme si chez nous il y avait un MeToo Patrick Bruel tu vois

1:40:06
Présentateur

allez waouh il rapporte moins l'argent

1:40:09
Intervenant

je sais pas pourquoi on a démarré comme ça mais bref c'est la guerre c'est la guerre mais il y a une autre guerre beaucoup plus intéressante qui fait rage enfin pas plus intéressante mais plus intéressante pour nous ce soir qui fait rage surtout le territoire français c'est les municipales j'ai un peu de mal avec la communication et le commentaire autour des élections enfin sauf Jean et Baxit bien sûr mais déjà dimanche soir tu sais en suivant les résultats j'ai eu du mal à comprendre la tendance générale parce qu'à 20h Clémence Guettet poste un poste qui publie les résultats impressionnants de LFI partout en France et puis après il y a le parti socialiste qui nous lance sa fierté d'avoir 343 mères élus au premier tour je me dis la gauche ça se passe bien et tout puis après il y a le RN qui balance mais attends on a l'air contents plein de mairies gagnées triomphantes marines et tout et après les LR qui balancent en toute modestie on est le premier parti de France

1:40:59
Présentateur

oui vous ne voulez pas le croire

1:41:02
Intervenant

donc tout le monde a gagné

1:41:05
Présentateur

oui

1:41:06
Intervenant

ça va trop loin Montessori ça va trop loin

1:41:08
Locuteur 8

non mais

1:41:10
Intervenant

attendez qui n'a rien publié le parti présidentiel

1:41:17
Locuteur 8

ben oui

1:41:18
Intervenant

Renaissance ils étaient nettement plus humbles eux ils n'ont rien pas revendiqué de victoire puisqu'ils n'en ont aucune mais ils ont quand même publié ça un petit mème de Gabriel Attal qui dit Renaissance ne fera aucune alliance ni avec LFI ni avec le RN

1:41:37
Locuteur 6

d'accord

1:41:38
Intervenant

ok ben ça ne devrait pas être trop dur vu que vous n'êtes pas sollicité je veux dire tu sais Gabriel c'est le mec sur Tinder qui refuse les plans d'un soir mais il a zéro match depuis dimanche aussi il a fallu développer très vite un nouveau vocabulaire vous en avez parlé un petit peu mais moi c'est la première fois que j'avais entendu parler des machins incangulaires là tu vois d'abord au début en plus j'ai cru que c'était une sorte de place de parking tu sais je me suis garé dans une quinquangulaire ou alors une pratique chelou sexuelle tu vois tu nous rejoins dimanche on a une grosse septangulaire à Saint-Jean-de-Vedas c'est vraiment là où il y a une grosse septangulaire absolument c'est là où on peut aller pour dimanche

1:42:19
Présentateur

il a l'air vraiment intéressé si on peut voilà

1:42:23
Intervenant

alors il y a aussi eu les désistements les ralliements les simples fusions techniques pourquoi techniques je veux dire pour pas dire ah ben non nous on fait une fusion programmatique non non on ne fait pas ça non on ne fait pas une fusion programmatique non nous on fait une fusion parfaitement opportuniste complètement cynique

1:42:38
Locuteur 6

c'est ça

1:42:39
Intervenant

non arrêtez les gens nous on veut savoir qui est dans l'équipe à qui c'est ça ouais dans l'équipe à qui dans l'équipe de qui quoi l'équipe de qui ah non non non on dit dans l'équipe à qui parce qu'on dit aussi comme ça c'est pas vous que je critique c'est le maire on pouvait pas parler comme ça monsieur le maire et oui vous enculez à vous absolument je pense que c'était très important quand même mais oui le maire d'Arcachon nous donne un cours de langue occitane sur cette histoire de fusion les gens disent que c'est pas clair alors que moi je trouve que c'est limpide le principe c'est que le PS ne veut absolument pas d'alliance avec LFI sauf quand c'est nécessaire pour gagner mais attention c'est une règle qui ne s'applique pas à Paris où le PS est contre LFI et espère battre la droite en récupérant les voix des électeurs de droite de Bournazel mais c'est une technique qui marche pas à Strasbourg parce que si tu fais comme Catherine Trottmann la candidate PS et que tu t'allies au candidat horizon pour vaincre une autre candidate PS et que elle-même elle s'est alliée à LFI et ça c'est interdit et bien Olivier Faure lui il t'exclut du PS

1:43:52
Locuteur 6

c'est ça

1:43:54
Intervenant

parce que t'es pas censé aller à droite c'est logique moi je vous propose une simplification est-ce que le plus simple ça serait pas qu'Olivier Faure se remémore qu'il a lui-même passé tout l'hiver dernier à faire des accords avec la droite dans le cadre du budget et qu'il procède donc en conséquence à son auto-exclusion

1:44:10
Locuteur 6

c'est une suggestion

1:44:12
Intervenant

je propose juste une simplification parfois quand il n'y a pas fusion il y a désistement comme à Marseille et d'ailleurs Mélenchon a salué le sang-froid de Delogu après son retrait déjà l'utilisation de l'expression sang-froid qui prend une tonalité particulière en référence à Mélenchon et Delogu non mais je veux dire c'est pas les premiers que j'invite à une méditation bain de gong c'est ça que j'essaye de dire et puis d'où Mélenchon félicite Delogu pour son désistement c'est une vraie question parce que tout le monde sait que c'est Jean-Luc qui l'a décidé de toute façon ce désistement c'est comme si ma mère me disait je salue ton choix d'avoir pris latin en quatrième donc pareil de l'autre côté où Edouard Philippe a incité Bournazel à fusionner avec Dati mais pour Bourna Boy il s'en était trop il a dit merde à sa famille il s'est cassé sans rien cap sur l'indépendance dans son camtar de saisonnier

1:45:03
Présentateur

il y avait un peu de ça dans son interview complètement

1:45:08
Intervenant

moi je l'ai vraiment vécu comme ça et puis si ça se trouve on le retrouve dans 10 ans il a une école de surf yoga avec un jardin en permaculture on sait pas ou alors peut-être il sera lancé dans la crypto il vendra des solutions business à des influenceurs à Dubaï tu es désormais libre de choisir ton chemin Pierre-Yves mais c'est vrai que cette séquence du départ de Bournazel l'homme qui ne transige pas avec ses valeurs je sais pas ça lui a fait un petit côté hérodramatique il pourrait être un protagoniste de Los Republicanos précédemment dans Los Republicanos cette semaine la start-up nation France est partout en ébullition du nord au sud des bulletins et des trahisons des désistements et des fusionne à Nice où l'extrême droite devance la droite et où le nom de la ville s'écrit désormais avec deux S un duel fratricide oppose Cristiano Estrozizo à Ricky Ciutito la tête de porc contre la tête d'œuf Estrozizo est mis à mal par son ancien protégé Ricky son Brutus ou comme dirait la journaliste Natalia Santacrica son Benito mais le duel n'est pas finito alors qui sortira vivant de ce combat de casque à pointe on le saura dimanche enfin Zontag comme on dit désormais à Nice on est polyglotte dans Los Republicanos non loin de là à Cannes David Elisnar la sorpresa de la Riviera garde la tête de son fief avec 80% des voix touché par la grâce de Dios non élu par Los Retretados dans la capitale la Rashidita Dati affronte El Manuelo Gregorio héritier de son ancienne rivale à Nidalgo lui-même dépassé sur sa gauchat par l'insumista Sofia Shikira la milady du Mélenchon genre des problèmes qui l'attend en Obuscara pour lui décocher son désormais famoso sourire cabillo de son côté la Rashidita bénéficiera-t-elle du départ de Bournazelito petit ange parti trop tôt et de celui de Sarah Knafo qui lui lègue ses voix fachos gagnera-t-elle la bataille à des Paris et si oui aura-t-elle le temps d'agir avant que la Justicia s'occupe de son cas elle risque de faire comme son mentor un Nico Sarkova un tour au mitard pendant ce temps à l'ombre des Volcanos un homme continue de fabriquer sa dynastie Baptisto Vauquie le figlio de Lorenzo le doigno des Dinéchiro de la Montagna rejoint à 22 ans le conseil municipal du Puy-en-Velay Lorenzo respire une bouche voquée de plus nourrie par l'argent publico pas très loin à Lyon capitale des Gaules et des Quenelles Juan Miguel Olas pleure dans son vestiaire du Grupa Maestadio tous les médias l'annonçaient victorioso du match allé et finalement Juan Miguel s'est fait stopper par Gregorio Duce l'écologue a garé le bus devant la mairie et cette fois Juan Miguel ne pourra pas chouiner pour l'arbitrage contre l'arbitrage pardon pour l'ancien presidente de l'OL ça doit faire très mal au coulo de se faire une remontada par les verts

1:48:10
Locuteur 8

gagnera-t-il

1:48:17
Intervenant

sans coéquipier pour lui faire la passe des Ricky Benito Siotito raflera-t-il Nissa La Bella et enfin quand Baptisto Wauquiez fera-t-il son premier détournamiento de fondo vous le saurez en regardant la suite de Los Republicanos bon alors mon dieu Jean les invités de ce soir Claire Lejeune Chloé Ridel je ne vous les présente pas vous les connaissez déjà moi je suis si émue de les retrouver on les a connues toutes petites et puis maintenant elles sont élues de la nation elles vont s'asseoir de ce côté mais quelle fierté elles en ont fait du chemin ça grandit vite un chroniqueur enfin elle quoi moi je suis toujours là saison 5 et toujours pas de proposition de rejoindre la moindre liste après peut-être que je représente le peuple français autrement on n'est pas tous obligés de mettre sa tête sur une affiche électorale on peut aussi la mettre sur une affiche de spectacle c'était la transition pour faire ma promo

1:49:17
Locuteur 8

j'en profite

1:49:19
Intervenant

pour faire mes petites annonces tous les vendredis soir 21h à la Nouvelle Seine il y a un petit bar devant les quais donc même avec le beau temps venez ce samedi je suis à Saint-Etienne le 1er avril à Lille et le week-end de la Pentecôte à Toulouse faites passer autour de vous je vous retrouve bientôt des bisous

1:49:33
Locuteur 6

merci beaucoup Adèle pour cette avis Adèle

1:49:36
Présentateur

c'est une promo subtile à la Bristiel on dirait Antoine Bristiel c'est incroyable c'est très bien fait c'est des villes clés pour les municipales ce sont des villes clés où joue évidemment Adèle bien sûr mesdames et messieurs sans plus tarder je vous propose ce qu'on accueille sur ce plateau nos deux invités politiques Chloé Ridel et Claire Lejeune salut installez-vous merci d'être avec nous merci beaucoup Chloé Ridel tu es eurodéputée socialiste et par ailleurs tu es candidate aux élections municipales à Nîmes Claire de ton côté Claire Lejeune tu es députée la France Insoumise de la 7ème circonscription de l'Essonne et vous êtes toutes deux d'anciennes chroniqueuses de backseat vous êtes à la maison vous connaissez l'émission évidemment très content de vous retrouver de ce côté-là de la table on voudrait parler un petit peu de vous avant de rentrer dans le vif du sujet des municipales qui est un peu l'objet de l'interview croisée qu'on voudrait faire racontez-nous un petit peu vous avez été élue ensemble enfin ensemble non on va y revenir on va y revenir mais voilà non au même moment dans ce mouvement de 2024 celui des élections législatives pour toi Claire et juste avant les européennes pour toi Chloé comment se passent vos mandats ça fait bientôt deux ans dites-nous un peu Claire comment ça se passe à l'Assemblée

1:50:53
Claire Lejeune

par bien dans le micro par contre oui il faut que je me reprenne mes marques

1:50:58
Présentateur

tu connais

1:50:59
Claire Lejeune

c'est forcément un mandat particulier vu le contexte politique dans lequel on est donc c'est beaucoup beaucoup de travail beaucoup de combativité mais en gros moi j'ai fait un petit peu ma place en commission des finances j'ai bataillé sur le budget voilà pendant 3-4 mois on a suivi ça on a suivi ça donc c'était du boulot après c'est un travail qui est de tous les instants y compris parce que il y a le travail qu'on voit à l'Assemblée mais derrière un rôle très important du député c'est bien sûr le travail en circonscription et en fait on est dans un contexte où vu que tous les services publics qui prennent l'eau vu que les préfectures dysfonctionnent en fait le député devient un sorte de relais de dernier recours du service public où on a des sollicitations sur le logement social sur l'accès au logement sur les renouvellements de titre de séjour et voilà tout ça on essaye de jouer le plus possible ce rôle là aussi qui est pleinement notre rôle aussi mais bon qui devrait être le rôle de l'Etat voilà donc on vient un peu pallier aussi à plein de défaillances de l'Etat qu'on voit naître en fait dans les textes qu'on étudie à l'Assemblée voilà donc il y a un peu un côté ramasser l'océan à la petite cuillère parfois mais on sait pourquoi on est là nous l'extrême droite on la voit en face de nous quotidiennement on voit les cadres du RN on voit les cadres du DR on voit leurs discours on voit aussi la manière dont ils essayent de lisser leur image et on les voit au quotidien être véritablement qui ils sont c'est-à-dire des dangers pour la République et pour toute notre société donc on s'accroche et plus que jamais le mandat fait sens et les idées qu'on défend les idées sur lesquelles on a été élus dans le cadre du nouveau front populaire font sens doivent être défendues après toute la question du moment et on va en parler longuement c'est la configuration stratégique et les positions politiques qui permettent à la fois de faire face à l'extrême droite le plus solidement possible et de faire gagner nos idées et de faire de transformer de changer la vie on va en parler

1:53:05
Présentateur

évidemment de ces choix stratégiques et de ces débats y compris ceux qui sont internes à la gauche Chloé de ton côté députée européenne dans un moment particulier de l'histoire européenne

1:53:13
Intervenant

absolument et je voudrais juste dire que c'est vrai qu'on a été élus quasiment en même temps avec Claire et je me souviens avoir été élue députée européenne le soir de la dissolution de l'Assemblée nationale et avoir été soutenir Claire lors d'un super meeting qu'elle avait fait dans sa circonscription donc voilà ça nous ramène à quelques temps déjà et au Parlement européen tu as raison c'est un contexte qui est très difficile parce qu'historiquement le Parlement européen c'était une institution progressiste un peu à l'avant-garde de la construction européenne et aujourd'hui c'est le laboratoire de la fusion entre la droite et l'extrême droite et donc nous élus de gauche devons résister chaque jour à ce que cette fusion cette nouvelle majorité qui existe au Parlement européen amène de régressions environnementales sur le plan social des politiques migratoires inhumaines et un alignement complet sur l'international réactionnaire et sur la politique de Trump et donc ça ça affaiblit l'Europe donc c'est un mandat au Parlement européen de résistance parfois on arrive à enfoncer des coins à sauver ce qui peut l'être voire même à obtenir des progrès sur le plan social démocratique mais on arrive à le faire quand on divise le groupe de droite c'est possible c'est difficile mais voilà on lâche pas

1:54:33
Chloé Ridel

Antoine déjà c'est un plaisir de vous avoir toutes les deux en plateau ici moi la question que je voulais vous poser c'est une question que je me posais d'ailleurs depuis pas mal de temps c'est avant d'avoir été élu député vous aviez toutes les deux une posture intellectuelle avec un regard critique sur ce qui pouvait se passer avec une liberté aussi que ce soit d'analyse et d'opinion dans votre appréhension de ce qu'il pouvait avoir dans la société que ce soit dans un travail de recherche que ce soit dans les engagements dans les think tanks que vous pouviez avoir comment ça se passe le passage à vraiment un engagement politique dans un parti avec une discipline partisane est-ce que est-ce que vous êtes toujours à l'aise avec ce que vous dites est-ce que comment ça change et comment ça change votre perception de la situation et votre façon de vous exprimer Claire ?

1:55:30
Claire Lejeune

Ouais bah c'est sûr qu'il y a des choses qui changent dans le sens où quand on appartient à un collectif politique il y a des choses qui changent évidemment mais après moi le regard critique et les outils d'analyse et de mise en perspective que le monde universitaire et que ma formation de chercheuse m'ont apporté j'ai plutôt l'impression que ça me donne des arme supplémentaires pour comprendre ce qui se passe autour de moi par exemple lorsqu'on a des discours néolibéraux qui se mettent en place à l'Assemblée et qu'en fait les protagonistes de ces propos les présentent comme étant des choses qui sont évidentes et comme s'il n'y avait pas d'alternative etc.

Moi on a la mise en perspective critique de dire le néolibéralisme c'est un courant politique qui a des racines historiques bien précises qui a une genèse et une évolution bien précises et on sait aussi les porosités que cette idéologie a aujourd'hui avec les courants d'extrême droite donc j'ai plutôt l'impression d'une forme de continuité dans la manière dont ces choses-là peuvent me servir aujourd'hui et par ailleurs il se trouve qu'à la France insoumise on essaye de travailler le plus possible aussi avec le monde de la recherche notamment par l'Institut de la Boétie et du coup moi je donne encore des formations notamment sur Marx dans ce cadre-là donc j'ai pas l'impression d'une coupure ou en mode il y avait un moment où j'avais la liberté de m'exprimer et puis tout d'un coup j'ai plus la liberté de m'exprimer c'est pas du tout ça et puis si je suis là et si j'occupe ce mandat et que j'appartiens à ce parti politique-là c'est que ça correspondait à des choses que j'ai pendant longtemps défendues avant d'être élue donc j'ai pas l'impression d'une rupture ou d'une discontinuité avec qui j'étais avant ni avec mes modalités d'expression entre avant et maintenant voilà

1:57:23
Intervenant

Merci pour ta question je la trouve intéressante moi j'ai été nommée porte-parole par le parti socialiste alors que je n'avais jamais auparavant appartenu à ce collectif partisan et que j'avais ma propre parole dans le débat public et donc c'était un choix courageux qu'ils ont fait et ils n'ont jamais restreint ma parole le parti socialiste c'est un parti démocratique certains diront trop

1:57:46
Présentateur

oui la discipline de parti elle est large

1:57:48
Intervenant

donc je n'ai pas été je ne me suis pas sentie à aucun moment restreinte dans ma liberté de parole mais comme le dit Claire un parti politique c'est un collectif militant et ça ça se respecte donc il faut en tenir compte on n'est plus juste tout seul on ne parle plus en son nom propre en fait on représente des militants et ça ça se respecte et puis ensuite je voulais dire quelque chose mais j'ai oublié

1:58:13
Locuteur 6

tu peux parler dans ton micro plus proche tu peux rapprocher ton micro de toi

1:58:17
Intervenant

non mais poursuis ça va me revenir

1:58:19
Présentateur

non mais écoutez c'était une première passe juste de questions parce qu'on voulait prendre de vos nouvelles mais la raison pour laquelle on voulait vous recevoir toutes les deux ce soir c'est pour avoir votre regard sur les élections les dernières élections qu'on a eues depuis vos deux élections à vous c'est-à-dire les élections municipales quelle est votre lecture à chacune de ce premier tour si tant est que vous ayez une lecture parce qu'on a passé tout le début de la première partie de l'émission à expliquer que c'est compliqué d'avoir une lecture de ces municipales qu'est-ce que vous en pensez vous Claire

1:58:49
Claire Lejeune

bon nous on est plutôt très satisfaits de ce qui s'est passé dimanche c'est-à-dire que c'est la première fois que la France insoumise investit vraiment cette élection et l'investit non seulement en présentant donc dans 500 dans 500 villes il y avait des listes insoumises on était parfois dès le premier tour dans des coalitions voilà dans ma circonscription on a soutenu par exemple un candidat écologiste à Savigny-sur-Orge enfin bon ce genre de configuration existe aussi mais on l'a aussi investi j'allais dire intellectuellement et politiquement c'est-à-dire que le communalisme donc la doctrine à partir de laquelle on s'est positionné sur ces municipales le fait d'avoir une vraie théorie et pratique politique des communs d'utiliser l'échelon municipal pour justement affronter l'état néolibéral et s'opposer aux politiques nationales qui peuvent être menées aussi avoir une politique de protection des effets austéritaires et du coup précarisant du néolibéralisme tout ça c'est des choses dont voilà nos candidats nos candidats ils sont partis à la rencontre des habitants avec armés de tout ça d'un programme de mesures et d'une vision politique qui a la spécificité d'articuler les échelons c'est-à-dire que on estime qu'il y a une cohérence à avoir entre eux les choses qu'on dit et qu'on vote et qu'on fait à l'échelon national et ce qu'on dit pour l'échelon local et donc on nous a beaucoup reproché de nationaliser le scrutin en fait ce qu'on a simplement dit c'est que en tant qu'élu lorsqu'on s'adresse à nos concitoyens on se doit d'avoir une cohérence entre les choses qu'on établit et qu'on dit au niveau national et ce qu'on dit et ce qu'on fait au niveau local donc nous on est contents parce que dimanche on a gagné on a gagné ça en hyperfit on est en passe de gagner plusieurs autres grandes villes on regarde Toulouse bien sûr et qu'on a multiplié il me semble que c'est par 11 notre part notre pourcentage par rapport aux élections dernières municipales et que voilà il y a plein de là puisque beaucoup d'élections se sont soldées au premier tour voilà il y a beaucoup d'élections qui se font déjà au premier tour on a déjà un nombre multiplié de conseillers municipaux donc des élus insoumis qui vont pouvoir siéger dans des conseils municipaux et jouer leur rôle voilà de défenseurs des intérêts populaires et ça on en est extrêmement fiers et heureux après bien sûr on reste très très mobilisés pour ce second tour qui est particulier voilà il y a beaucoup de choses qui se jouent et donc on attend on est en campagne et je pense qu'on aura l'occasion de parler de ce second tour plus précisément Chloé

2:01:35
Intervenant

il y a plusieurs choses à dire déjà à droite on voit à l'occasion de ces élections municipales de plus en plus de fusions entre le rassemblement national et les républicains un vote utile de droite aussi qui se fait au profit du rassemblement national moi je l'observe très directement dans ma ville de Nîmes où le RN Julien Sanchez a commencé à vider les voies de droite dès le premier tour donc ça ça se met en place c'est pas quelque chose de nouveau mais c'est quelque chose qui est confirmé dans le cadre de ces élections municipales et donc ça nous oblige d'autant plus à gauche à regarder les choses lucidement moi ce que j'observe à gauche d'abord c'est la réussite et peut-être que Claire ne sera pas d'accord avec moi mais la réussite des listes de gauche unies qui totalisent 5 millions de voix à travers le pays quand LFI en totalise un peu plus de 1 million donc c'est un rapport de 1 sur 5 et c'est important de le dire il y a des électeurs LFI qui se sont reportés sur des listes d'union de la gauche y compris quand elles étaient menées par le parti socialiste ou des écologistes ou des communistes donc ça valide pour moi dans le cadre de ces municipales une stratégie qui consistait à construire des rassemblements de gauche le plus large possible sur des programmes clairs ambitieux au parti socialiste on a fait élire et réélire plus de 704 maires dès le premier tour et donc on est en tête dans plus de 80 villes de plus de 30 000 habitants donc je crois que c'est une validation en tout cas de la stratégie qu'on a poursuivie maintenant dans le cadre de ce second tour et ce serait important que tous les électeurs de gauche se mobilisent dimanche la gauche peut avoir de très très grandes réussites dans ces élections municipales je pense qu'il faut qu'on soit plus positifs dans notre discours parce qu'à gauche on passe beaucoup de temps à se taper les uns sur les autres mais la vérité c'est que dimanche soir il y aura beaucoup de villes qui vont rester à gauche ou qui vont basculer à gauche et ça doit augurer d'une bonne dynamique en vue des élections présidentielles de 2016

2:03:41
Présentateur

Rachel ce qui marque cet entre deux tours c'est évidemment les fusions à gauche vous avec votre liberté de parole au sein du parti socialiste c'est quoi votre regard sur ces fusions fallait les faire c'est une erreur est-ce que c'était une erreur d'être trop sévère avec la France insoumise avant pour là du coup se retrouver à faire des ententes quel est votre avis là-dessus ?

2:04:06
Intervenant

Alors sur c'était une erreur d'être trop sévère avec la France insoumise non moi je pense que ça n'était pas une erreur de dénoncer des propos inacceptables qui ont pu être tenus par Jean-Luc Mélenchon au moment où il les a tenus je crois que c'est une question de droiture dans le combat antiraciste qui est le nôtre ceci étant dit sur les fusions les élections municipales c'est 36 000 élections il y a 36 000 communes en France vous ne pouvez pas avoir une vision depuis Paris qui s'applique à tout donc moi je soutiens mais sans aucun problème les fusions qui se sont faites par exemple à Toulouse qui se sont faites à Limoges qui se sont faites à Nantes qui se sont faites à Clermont-Ferrand à Brest parfois derrière un socialiste parfois derrière un insoumis mais je soutiens aussi la position qui est celle d'Emmanuel Grégoire ou de Benoît Payan à Paris et à Marseille parce que la situation est complètement différente moi j'entends l'inquiétude je ne suis pas à Paris en ce moment je suis beaucoup à Nîmes pour faire campagne mais l'inquiétude de beaucoup de Parisiennes et Parisiens sur Paris va basculer à droite dimanche prochain et j'ai confiance qu'Emmanuel va réussir mais je prends au sérieux cette inquiétude là et je veux leur dire qu'une fusion des listes entre Emmanuel Grégoire et Sofia Chikirou aurait conduit pour sûr à la défaite de la gauche à Paris parce que ça aurait été totalement incohérent vous avez une candidate Sofia Chikirou qui est entrée en campagne contre le Parti Socialiste et contre Emmanuel Grégoire qui avait derrière lui la gauche unique qui a mené campagne entièrement contre lui et donc c'est incohérent au second tour de dire on va fusionner il y a une forme de malhonnêteté et par ailleurs et par ailleurs et par ailleurs je suis désolée mais ça ne s'additionne pas comme ça les scores

2:05:54
Présentateur

c'est vrai

2:05:54
Intervenant

et donc Emmanuel Grégoire aurait perdu plus de voix en faisant cette fusion avec Madame Chikirou que dans la voie qu'il a choisie et donc moi j'ai confiance dans les électeurs de gauche pour qu'ils se mobilisent massivement dimanche et qu'ils aillent voter Emmanuel Grégoire on va faire réagir Claire

2:06:14
Locuteur 6

qu'est-ce que t'en penses Claire toi des alliances avec le PS il fallait le faire ou pas le faire

2:06:17
Claire Lejeune

déjà je pense que là un premier point de désaccord c'est qu'il n'y a pas une situation où il y a eu des listes LFI autonome partout et des listes d'union de la gauche partout c'est absolument faux il y a eu des listes d'union avec non même pas même pas il y a eu des configurations où il y a eu des unions nous on a soutenu par exemple un communiste un écologiste dans ma circonscription là où le PS n'a pas soutenu le communiste en question alors que toute la gauche était autour de la table voilà donc il y a une pluralité de situations et nous on a démarré ces municipales en ayant des discussions avec les partenaires du nouveau front populaire et là où il y avait des points d'accord programmatiques politiques stratégiques on s'est mis dans des configurations d'union là où ça n'était pas possible on est effectivement en partie seule notamment parce qu'on entrait dans un champ politique qui est où les écologistes les communistes et le parti socialiste avaient l'habitude de traiter entre eux de faire des listes entre eux d'avoir une liste de liste de gauche etc.

et nous on arrive on dit bon on est un parti très fort à gauche dans le paysage national ça nous paraît normal d'être représenté à l'échelon local donc on a envie d'être représenté sur ces municipales donc je pense que ça c'est un premier point de désaccord après je voudrais quand même souligner que à mon sens ça n'est pas possible pour la direction du parti socialiste de faire un communiqué où le propos est de dire en somme que la France insoumise est un parti antisémite et une semaine plus tard de revenir avec des accords et de dire que tout ça est cohérent en fait moi je voudrais aussi signifier que la période qu'on a vécue qui a été extrêmement violente pour les élus et les militants de la France insoumise qui vivent ces accusations alors que c'est des militants alors que dans notre mouvement il y a des militants antiracistes il y a des gens dont le cœur le moteur de l'engagement c'est la lutte contre les discriminations et la lutte contre tous les racismes alors ça c'est une cabale médiatique qui pose problème en tant que tel et moi j'ai extrêmement bien sûr mal vécu le fait que le parti socialiste à la fois au moment où on était sous le feu des critiques et où certains allaient jusqu'à demander notre dissolution très clairement au moment de la mort de Quentin Durant il y a eu cette absence de solidarité du parti socialiste donc aujourd'hui nous malgré malgré ça notre position avant le premier tour ça a été de dire au second tour nous on fait la différence on fait la différence entre un désaccord stratégique et politique qui est existant qui est profond à gauche entre le parti socialiste et la France insoumise on fait la différence entre ça et l'extrême droite qui est en face et la droite extrémisée qui est en face donc on propose partout où c'est possible de faire un front antifasciste et de faire soit des fusions programmatiques là où c'est possible soit des fusions techniques là où on voit que l'accord programmatique n'est pas possible ce qui par ailleurs permet de respecter les électeurs parce que par exemple ce qui va se passer à Marseille c'est que les électeurs de la France insoumise ne vont pas du tout être représentés au conseil municipal puisqu'il y a un désistement de la liste donc aujourd'hui moi la ligne du parti socialiste je pense que personne ne la comprend voilà personne ne la comprend parce que vous dites une chose à Paris vous dites l'autre à Toulouse moi j'étais en faveur de ce qu'on réussisse à faire des fusions techniques ou programmatiques partout donc moi j'espère voilà que les listes qu'on va mener ce dimanche et que la gauche présente unies ou pas unies vont faire des bons scores et vont surtout qu'on va éviter des situations qui pourraient être catastrophiques je ne suis pas tellement d'accord avec ton argument sur Paris et sur le fait que la fusion dans le cas de Paris aurait servi la droite ça j'y crois pas du tout on l'a vu au moment du nouveau front populaire à quel point une dynamique d'union permet de multiplier les scores les reports de voix ne sont pas automatiques ça je suis d'accord pas avec cette candidate et bien moi je veux bien elle a un score elle est légitime à être au second tour et par ailleurs moi vraiment je commence à en avoir vraiment marre de ces arguments moi Emmanuel Grégoire je l'ai entendu ces arguments pour ne pas faire la fusion c'est une question de style de personnalité enfin je veux dire une campagne politique c'est dur

2:10:36
Présentateur

il y a un petit peu plus d'arguments que ça même si on peut les contester

2:10:39
Claire Lejeune

oui mais Emmanuel Grégoire avait décidé bien avant que la campagne démarre qu'il n'allait pas faire de fusion avec nous donc à un moment l'argument de ah c'est parce que la campagne elle a été violente etc on a des déclarations d'Emmanuel Grégoire préalables à la campagne donc préalables à ce qu'il qualifie d'attaques violentes etc donc ça n'est pas vrai c'est une stratégie du PS qui veut prouver qu'il peut faire sans la France insoumise et moi j'ai peur que ça nous coûte Paris j'ai peur que ça nous coûte Paris et si ça nous coûte Paris dimanche je suis désolée mais on aura des responsabilités très grandes

2:11:12
Intervenant

l'irresponsabilité qui est celle de Sophia Chikirou qui fait 11% alors qu'Emmanuel Grégoire et la gauche unise sont à 37% qui refusent de se retirer alors que la fusion n'est pas possible la fusion n'est pas possible quand on a passé la campagne à faire campagne contre le candidat avec lequel on veut maintenant impositionner quand on est aussi une candidate qui en met va avoir un procès pour escroquerie aggravée c'est pas ça avec ça que la gauche peut conserver il faut de l'honnêteté pour les électeurs et donc Emmanuel

2:11:48
Présentateur

Claire tout à l'heure tu parlais en tant qu'ancienne camarade de thèse qui est en pause d'ailleurs

2:11:55
Claire Lejeune

j'ai vu la question elle est en pause vous arrêtez de poser la question

2:11:59
Présentateur

c'est une grosse pause j'impression mais ça se respecte peut-être plus utile ailleurs qu'en thèse toujours utile une thèse tu parlais voilà je le sais tu parlais tout à l'heure de droite extrémisée la question qui se pose pour toutes les deux c'est quoi la frontière justement entre cette droite extrémisée et cette droite respectable qui justifie du coup qu'on se désisse ou qu'on fusionne etc il y a l'exemple évidemment de Marseille bon là c'est du RN clair et net à Nice l'argument de la candidate écologiste pour qui refuse la fusion par ailleurs avec la liste à l'FI mais pour ne pas désister c'était que Estrosi n'est pas très one-suit ce qui n'est pas tout à fait faux mais voilà la question se pose est-ce qu'il y aurait dû avoir désistement et à Paris c'est une LR mais qui a des affaires qui a reçu le soutien de Sarah Knafo la question c'est comment est-ce qu'on comment est-ce qu'on détermine entre donc comment est-ce qu'on détermine pareil de Bardella et de Le Pen donc comment est-ce qu'on détermine je sais que c'est compliqué moi-même travaillant dessus et je n'ai pas de réponse mais comment est-ce qu'on distingue la droite qui reste encore potable et de la droite où voilà c'est pareil que du RN quoi qu'est-ce que vous en pensez

2:13:19
Claire Lejeune

bon moi je pense que 2027 va clarifier énormément de choses et que effectivement à LR en ce moment il y a une partie des députés des élus LR qui sont en train de virer de bord dans leurs propos dans leurs positions mais c'est également vrai de certains macronistes sur quand on voit leur position sur des textes sur l'immigration ou autre on a déjà ce glissement qui est clairement en train de se faire voilà après nous on a toujours lors par exemple lorsqu'il y a eu les désistements au moment du second tour des législatives on a fait ce front républicain et quelque part on le reconnaît encore malgré le fait que certains essayent de faire exister un espèce de front républicain inversé qui viendrait isoler la France insoumise donc nous on combat ça de toutes nos forces bien sûr les ressources les plus vivaces les ressources les plus solides dans notre pays pour faire ce front antifasciste elles sont bien sûr du côté de la gauche et des partenaires ex-partenaires du nouveau front populaire mais on fait encore ce distinguo entre l'extrême droite UDR RN et le reste voilà même si la droite extrémisée elle existe voilà elle existe et que quelque part le désistement de Sarah Knafow à Paris est aussi un indicateur de ce qui est en train de se passer et de ce qui est en train des mutations en cours dans la droite parisienne et le score de Sarah Knafow est le signe quand même d'une radicalisation d'une certaine bourgeoisie parisienne qui fait partie des classes dominantes qui occupe des postes de pouvoir et d'influence et ça pour moi c'est un signal extrêmement grave parce que Knafow c'est même pas le RN c'est le parti de Zemmour reconquête qui est encore plus radical et encore néofasciste c'est difficile à dire plus raciste que le RN parce que je sais pas s'il y a une hiérarchie à faire entre racisme mais quand même ils sont allés sur des positions ils ont essayé d'occuper cette position à l'extrême extrême droite voilà donc on a toute une partie quand même de la bourgeoisie des classes dominantes

2:15:28
Locuteur 2

qui adhère à ça aujourd'hui on est un petit peu les discussions

2:15:36
Claire Lejeune

qu'on a et la nature des discussions qu'on a entre nous à gauche parce que ce qu'on a en face c'est ça et nous c'est aussi pour ça que très tôt on a proposé ce front antifasciste qu'on a proposé les unions et les fusions partout où c'était possible parce qu'on fait bien bien ce distinguo entre le grand péril qu'on a en face de nous et des accords qui existent vous le voyez ce soir entre Chloé et moi mais qui ne doivent pas nous faire oublier les combats qu'on a en commun et que 2027 nous prépare sur le combat contre l'extrême droite

2:16:05
Locuteur 6

Chloé tout à l'heure tu as parlé du Parlement européen comme un laboratoire de la fusion entre la droite et l'extrême droite tu fais les différences aujourd'hui entre la droite fréquentable et l'extrême droite

2:16:14
Intervenant

en tout cas j'observe que la droite ne fait plus le front républicain contre l'extrême droite et souvent maintenant se met à faire un front contre la gauche anti-Mélenchon donc moi j'ai pas de sujet ta question en gros c'est qu'est-ce qui fait qu'on peut s'unir à gauche face à la droite selon qu'elle est plus ou moins extrémisée moi j'ai une position très claire quand on peut faire basculer la ville à gauche ou quand on peut battre la droite on s'unit mais pour que cette union elle marche encore une fois il faut que ce soit fait sur des bases cohérentes cohérentes et à Paris et à Marseille ces bases-là n'étaient pas réunies voilà je le dis et donc dans ces conditions c'est le retrait de la liste la moins bien placée qui doit prévaloir moi des candidats qui font plus de 10% et qui se retirent j'en croise partout ce sont des anonymes dans mon département du Gard où il y a des risques qui rènent au second tour partout j'ai un candidat Benzilabert un ALS qui a fait plus de 10% dont c'est la première campagne qui se retire alors que c'est toute sa vie son engagement municipal il n'est pas député comme Madame Chikirou ou conseiller régional il avait ce siège de conseiller municipal il se retire il fait le choix de se retirer pour faire battre l'ERN donc c'est cette responsabilité-là qu'on est en qu'on est en le droit d'attendre quand on se dit vraiment antifasciste et antiraciste

2:17:35
Présentateur

Rachel ?

Oui je reviens quand même sur la question des unions on a parlé de ce fameux communiqué je crois 10 jours ou 2 semaines avant le premier tour des municipales qui était très hypocrite puisqu'en fait il y avait toutes les prises possibles pour ceux qui voulaient refuser la fusion et toutes les prises possibles pour ceux qui voulaient in fine fusionner est-ce que c'est tenable pour le parti socialiste de se va et vient entre de souffler le chaud et le froid de l'union de la gauche on a l'impression que depuis 2022 c'est quand même un peu tous les deux ans 2022, 2024, 2026 même si c'est plus chaotique cette année encore plus que les deux précédentes fois est-ce que c'est tenable pour le parti socialiste ?

2:18:18
Intervenant

Très sincèrement dans ces élections municipales la stratégie nationale du parti socialiste c'était de faire des accords il y a eu accords national avec les écologistes et avec les communistes qui est contre l'union de la gauche très sincèrement c'est la France moi je crois en l'union de la gauche mais encore une fois il faut que pour qu'elle soit possible et pour qu'elle puisse être en mesure de battre l'extrême droite elle se fasse sur un programme ambitieux réaliste clair sur le plan des valeurs mais il me semble et donc c'est la raison pour laquelle on ne va pas se taire c'est la raison pour laquelle on ne va pas se taire quand on pense que Mélenchon qui est un homme de culture et qui sait ce qu'il fait quand il joue avec des non-juifs sur une scène sur une tribune on ne va pas se taire quand il fait ça on doit le dénoncer et c'est pas ça ne fait pas de nous des gens qui font partie de la cabale médiatique comme tu le décris enfin à ce moment-là on doit se taire non on ne va pas se taire et donc nous ce qu'on attend en tout cas moi comme militante de gauche ce que j'attends c'est qu'on mette fin à ces gauches irréconciliables et qu'on mette de côté les irréconciliables à gauche et qu'on réconcilie ceux qui veulent bien se réconcilier on arrête avec la gauche qui passe son temps à exprimer et je ne dis pas

2:19:30
Présentateur

que la France insoumise ne participe pas à créer ces gauches irréconciliables

2:19:33
Intervenant

mais des deux côtés ça y participe moi je le reconnais mais tout à fait volontiers et ce que je vous dis c'est que ça je crois que c'est une stratégie perdante pour 2027

2:19:44
Locuteur 6

il faut virer Hollande je pense que la nouvelle génération

2:19:49
Intervenant

doit prendre le pouvoir c'est pas un scoop ça fait longtemps que je le dis

2:19:53
Locuteur 6

c'est bien que tu répondes à ça bref on le recevra quand même dans Baxit à nouveau parce qu'on a plein de questions avec Usul avec Usul bien sûr

2:20:05
Présentateur

non mais on continue cette discussion Emilia t'avais une question non ?

ou pas d'ailleurs Antoine parlait tout à l'heure de la question de la cohérence finalement la visibilité des stratégies de pari socialiste qui a des positions sur les accords nationaux mais on voit après que chaque livre se fait son choix est-ce que finalement on va dire quelle est aujourd'hui la capacité alors je dirais du PS mais en fait je me pose aussi un peu la question sur LFI d'avoir cette emprise je pense que personne n'a envie d'avoir un parti dominateur sur ces listes locales mais capacité en fait à avoir à donner en fait une impulsion commune qui justement permette la lisibilité aussi de la stratégie alors effectivement il y a des partis plus anciens plus pluriels que d'autres mais la question du coup quand on est un parti très très diverse comme le PS c'est qu'est-ce qu'on peut encore imposer comme stratégie nationale et ne pas se retrouver en fait à dépendant de ce que chacun décide au niveau local et qui fait que les électeurs après se disent mais bon c'est le PS qu'est-ce qu'il veut quoi donc est-ce qu'aujourd'hui le PS c'est candidat locaux c'est quoi son rapport est-ce qu'il y a de la conviction est-ce que les élus nationaux si vous êtes porte-parole vont après discuter avec les élus locaux sur les fusions comment ça se passe ?

Claire ?

2:21:31
Claire Lejeune

Alors sur sur la question de la cohérence c'est de la lisibilité du parti socialiste je peux faire des commentaires après je ne suis pas je ne suis pas donc non non moi je trouve que c'est un moment effectivement où il y a beaucoup de bougés politiques et notamment une des leçons de ce scrutin c'est qu'une stratégie qui a été mise en oeuvre de manière massive de manière très violente de diabolisation de la France insoumise c'est juste ça ne marche pas d'ailleurs c'était un peu c'était intéressant le lundi après les scrutins d'entendre sur les plateaux mais on ne comprend pas il y a une incohérence entre eux tout ce qui s'est passé ces dernières semaines et les votes les gens votent quand même pour la France insoumise et oui il y a un phénomène médiatico-politique de bashing anti-LFI et les gens ne sont pas dupes en fait les gens ne sont pas dupes parce qu'ils voient bien qu'on représente pas nous tout seuls mais on représente une partie de la force qui peut s'opposer à l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite et qui se raccroche à ça et qui voit

2:22:38
Présentateur

il y a des candidats qui ne sont pas non plus toujours Mélenchon ceux qui font le plus de polimique au niveau national

2:22:43
Claire Lejeune

c'est pareil moi je pense qu'il faut arrêter il faut arrêter de différencier en fait il n'y a pas il n'y a pas une France insoumise non-mélenchoniste en fait il n'y a pas Mélenchon et le reste il n'y a pas Sophia Chiquirou et le reste et je trouve que vraiment cette façon d'individualiser et de psychologiser et de rapporter ce n'est pas l'impression que les bons résultats

2:23:06
Présentateur

ils sont plutôt sur des campagnes hyper locales de candidats

2:23:09
Claire Lejeune

en fait je vous entendais dire cet argument de dire en fait vous avez dit alors ce n'est pas les plus proches de Mélenchon je n'ai pas dit ça parce que je ne dis pas qu'ils se sont modérés

2:23:20
Présentateur

ils ne sont pas forcément ultra mainstream dans la manière dont ils sont fait de faire compagnie

2:23:25
Claire Lejeune

François Picmal c'est un collègue comme un autre on a une solidarité au collectif qui est la même je ne vois pas vraiment de différence dans les profils si vous entendez si vous entendez nos nouveaux maires de Saint-Denis aujourd'hui ils rapportent tout de suite à la question de la présidentielle c'est un très bon exemple je trouve qu'ils ne parlent pas du tout

2:23:44
Présentateur

comme Mathilde Panot ou Manuel Bompard on sent qu'il a été au Parti communiste avant

2:23:48
Claire Lejeune

si on peut sortir de ces trucs de les manières de parler je suis désolée mais ce n'est pas à la hauteur du moment moi j'ai une manière de parler Sophia Chikirou a une manière de parler franchement si on perd la présidentielle 2027 parce qu'il y en a qui parlent trop fort à gauche franchement on se sentira bien

2:24:07
Présentateur

c'est comme moi que les élections présidentielles c'est très important

2:24:10
Claire Lejeune

et c'est pour ça que je trouve ça dramatique à Paris parce que les programmes il y aurait pu avoir des points de convergence même on aurait pu demander une fusion technique c'était possible la question de demander un retrait sur des municipales ça n'a jamais existé à gauche tout simplement

2:24:24
Intervenant

demandée par Mélenchon il y a une vidéo qui circule ce soir qui montre que Jean-Luc Mélenchon disait que c'était complètement immoral de refuser les retraits des listes les moins bien placées sur des élections

2:24:35
Claire Lejeune

dans des villes comme Paris Marseille Lyon c'est des immenses villes où en fait vous avez une partie de l'électorat qui doit être représentée les électeurs qui votent la France Insoumise au national puis au municipal qui représentent parfois 10, 12 13, 15% mais alors non je ne suis pas d'accord avec ça non plus on fait des campagnes politiques voilà on a peut-être des manières différentes de les faire mais c'est des campagnes politiques voilà quand on se présente c'est pour gagner il se trouve que Sophia Chikirou

2:25:08
Présentateur

c'était une critique

2:25:11
Claire Lejeune

du bilan des sortants c'est-à-dire des socialistes elle a aussi porté des coups à la droite et à l'extrême droite bien évidemment mais tout ça ne disparaît pas mais on devrait être responsable je pense lors d'un second tour on a effectivement la droite en face

2:25:27
Locuteur 6

Chloé le parti socialiste

2:25:29
Présentateur

met en avant comme tu l'as fait tout à l'heure

2:25:31
Locuteur 6

son relatif bon score aux élections municipales et j'ai l'impression d'en entendre certains des responsables se projeter vers 2027 en disant que c'est encourageant et que ça va vers quelque part mais les élections locales n'ont jamais donné une indication claire des élections présidentielles suivantes voire même parfois on a vu l'inverse enfin c'est pas qu'on a vu l'inverse mais 2020 PS c'est plutôt bien débrouillé 2022 ça a été la Bérésina qu'est-ce que tu en penses ?

2:25:55
Intervenant

Non il faut être prudent tu as raison il faut être prudent dans l'analyse qu'on fait mais quand même il y a des faits politiques à travers une élection municipale qui peuvent être extrapolés ça veut pas dire que ça va faire l'élection présidentielle derrière mais quand même je maintiens quand la gauche s'unit ça fonctionne autour encore une fois d'un programme quand elle n'excommunie pas à tout va quand elle ne fait pas d'erreurs et de dérapages Ça lui arrive d'excommunier

2:26:24
Locuteur 6

Jean-Luc Mélenchon par exemple

2:26:25
Présentateur

Oui quand même

2:26:26
Intervenant

Pour des dérapages antisémites oui alors là pour le coup je veux bien excommunier non mais je suis désolée moi je ne vais pas dévier de cette intégrité là je trouve que ce qu'il a fait est grave et qu'il fallait le dire et quand tu dis on parle fort moi je peux être d'accord avec Claire pour dire la manière de parler c'est pas le sujet la manière de parler par contre quand j'entends Sophia Fikirou expliquer que les journalistes certains sont des nazis à petit pied oui cette manière de parler me dérange et c'est ça en fait je suis désolée

2:26:57
Claire Lejeune

en fait vous ne vous rendez pas compte

2:27:00
Intervenant

je crois

2:27:01
Claire Lejeune

à quel point beaucoup de français ne comprennent pas ça et que dans le combat contre l'extrême droite qui est premier ça nous dessert mais je pense qu'il faut tous qu'on soit conscient qu'on est dans un moment où moi je le vis en tant qu'élu insoumise le moindre tweet la moindre prise de parole tout d'un coup ça peut devenir un tourbillon médiatico-politique parce que l'extrême droite s'en empare ça se retrouve sur CNews ça se retrouve sur BFM etc.

exemple sur cette histoire de comparaison entre les journalistes et les nazis sur ce point là elle était dans un moment où elle parlait d'une partie de la sphère médiatique donc côté extrême droite qui sont où elle disait elle pointait le fait que certains journalistes sont devenus des militants de l'extrême droite c'est dans ce cadre là et de cette partie spécifique là du monde médiatique qu'elle parlait de cela a été sorti l'extrait qui s'est retrouvé dans les sphères des réseaux sociaux de l'extrême droite ça s'est retrouvé sur CNews ça s'est retrouvé sur BFM et moi je suis je suis je suis vraiment désolée de voir que ça se retrouve maintenant dans ta bouche et que ça devient un argument pour je suis désolée encore une fois parce que c'est incohérent avec le fait que tu te poses en unioniste ce soir ça redevient un des arguments que vous utilisez pour fracturer la gauche et rendre impossible des unions là où ce soit ou cette semaine on les a demandé partout unioniste pas sans condition

2:28:21
Locuteur 6

c'est qu'il s'est excusé c'est que lui-même reconnaît que c'était pas ouf

2:28:23
Claire Lejeune

alors sur le alors c'était deux choses différentes

2:28:26
Locuteur 6

ah tu parlais de la même chose pardon

2:28:28
Claire Lejeune

voilà on parlait d'un moment d'une prise de parole de Sophia Chikirou avec une comparaison des journalistes effectivement sur la prononciation il s'est excusé très rapidement voilà et d'ailleurs il l'a fait en se rendant compte de l'effet que ça pouvait avoir c'est une prise de parole où il a écorché plusieurs noms d'affilée il s'est excusé de ça et parce que effectivement dans le cas de Raphaël Guzman ça peut avoir une interprétation et des effets qu'on ne souhaite pas du tout véhiculer et vous m'accorderez que c'est suffisamment rare de voir Jean-Luc Mélenchon ça c'est vrai et quand il le fait il faut le prendre au sérieux voilà et moi encore une fois sur le communiqué du parti socialiste pour moi c'est une faute très grave parce que cette OUCAZ vous la mettez sur tout le parti je suis désolée vous ne pouvez pas dissocier l'un et l'autre et c'était un moment où le feu était extrêmement nourri contre la France insoumise moi il y a des positions il y a des positions de certains militants élus même du parti socialiste enfin je ne sais pas il n'y a pas de les soutenir oui mais on ne dit pas plus jamais avec le parti socialiste ah bon ?

il y en a

2:29:35
Locuteur 8

dans ce coup il y en a qui dit

2:29:37
Claire Lejeune

oui mais dans la réalité dans la réalité vous scandez même à notre université d'été tout le monde était à l'EPS ce n'est pas quelque chose qu'est-ce qu'on a fait au soir dans les moments qui comptent dans les moments de vérité et dans les moments historiques il s'agit de prendre nos responsabilités qu'est-ce qu'on fait ?

on les prend voilà et moi ce que je vois c'est que dans les moments importants comme ceux-là on est en capacité malgré tout ce qui s'est passé entre nos deux formations politiques et j'ai été sur budget donc les affrontements de position politique avec l'EPS il y en a eu pas mal malgré ça on est en capacité de faire la différence et de voir des situations où c'est important de se mettre ensemble parce qu'il y a la droite et l'extrême droite ensemble et en face et je vois que le Parti Socialiste aujourd'hui n'est pas je pense assez uni en interne pour être en capacité d'avoir une ligne claire sur ce point-là individuellement j'ai pas de douce sur le fait que tu sois clair sur ces sujets-là toi d'autres élus du Parti Socialiste par contre moi ce que j'arrive pas à lire et ce que je ne comprends pas aujourd'hui c'est la position nationale du Parti Socialiste il en a deux

2:30:41
Locuteur 6

personne

2:30:41
Claire Lejeune

il va falloir une clarification il y aura une primaire vite avant 2027 parce qu'on peut pas se projeter enfin nous on sait où on va mais je pense que ça va être compliqué de projeter une victoire de la gauche en 2027 si vous n'avez pas un minimum de clarté sur ces sujets-là

2:30:58
Chloé Ridel

justement si on se projette sur 2027 quels enseignements vous tirez de ces municipales en termes de relations entre les partis de gauche est-ce qu'au final excellente

2:31:09
Claire Lejeune

non non mais

2:31:13
Chloé Ridel

est-ce qu'au final ça veut dire que même si bon on s'aime pas trop on est pas trop d'accord pour gagner faudra bien s'unir

2:31:21
Claire Lejeune

bah oui ça c'est depuis 2022

2:31:25
Chloé Ridel

non mais

2:31:26
Claire Lejeune

j'ai l'impression

2:31:26
Locuteur 6

que c'est devenu

2:31:27
Présentateur

la menthe sur santé on se fout sur la tronche jusqu'au moment

2:31:30
Locuteur 6

où il y a les moments de vérité dont tu parlais on se réunit

2:31:32
Intervenant

tu veux commencer moi je je l'ai dit tout à l'heure et plus tôt je pense que la seule façon de pouvoir faire gagner la gauche dans ce pays c'est qu'elle arrive à mettre de côté les irréconciliables et il y en a et il y en a et Mélenchon en fait partie et qu'elles se réunissent il y en a d'autres de l'autre côté du spectre et il y en a aussi et il y en a aussi de l'autre côté du spectre et donc que nous mettions de côté les irréconcilables ceux qui ne veulent pas se réconcilier et que nous nous réunissions autour d'un programme clair ambitieux dans la transformation sociale écologique démocratique que nous voulons pour ce pays où chacun devrait pouvoir vivre libre quelle que soit sa condition quelle que soit sa naissance ça n'est pas le cas aujourd'hui la liberté est quelque chose qui est de plus en plus le privilège du plus riche et des plus puissants donc se réunir autour d'un programme et puis ensuite désigner quelqu'un pour le porter à l'élection présidentielle mais ça ça doit se faire dans le cadre d'un processus maîtrisé clair et pas dans une tambouille de logo deux semaines avant l'élection parce que ça ça ne crée pas de dynamique de campagne et les électeurs n'y croient pas

2:32:44
Présentateur

voilà ce qu'on voit là et qu'on avait vu déjà en 2022 et 2024 c'est que le moment de vérité à gauche c'est toujours le pied du mur le pied du mur de se retrouver à 30 députés en 2022 le pied du mur de voir Vardella à Matignon en 2024 le pied du mur de perdre des villes qu'on pensait pas perdre qu'on déteint des décennies et finalement il faut fusionner alors qu'on pensait pas fusionner au fond le même schéma se reproduit à chaque fois et rien et d'aucun côté de la gauche

2:33:14
Intervenant

ne semble enrayer cette mécanique pour le coup la stratégie qui est celle issue du dernier congrès du parti socialiste auquel j'ai participé autour d'Olivier Fort

2:33:23
Présentateur

c'est intéressant parce que justement on a l'impression que pour Olivier Sport il applique l'inverse de ce qu'il a gagné

2:33:27
Intervenant

la tenue d'une primaire à gauche et d'un processus pour y parvenir donc on n'est pas dans une logique où on arriverait comme vous dites au pied du mur deux semaines avant pour se décider donc maintenant il y a ça qui est sur la table cette proposition-là qui est sur la table mais effectivement on observe que des deux côtés du spectre de l'irréconciabilité ça tourne le dos à cette proposition qui à mon sens est la seule qui puisse permettre que la gauche se présente rassemblée et forte face à l'extrême droite en 2020

2:33:59
Claire Lejeune

Tu as commencé avec les questions programmatiques donc moi je vais commencer par là également il y a un programme il y a un programme d'union de la gauche ça existe dans ce pays c'est le programme du nouveau front populaire il a permis de mettre la gauche au plus haut qu'elle n'a été depuis un moment à l'Assemblée nationale c'est un programme de transformation c'est un programme sérieux autour duquel des députés socialistes des députés écologistes des députés communistes des députés insoumis ont pu se rassembler moi c'est celui sur lequel je suis encore aujourd'hui engagée donc la question elle n'est pas programmatique enfin elle l'est pas et elle l'est en même temps dans la mesure où ce qui se joue aujourd'hui dans les tensions qu'il y a au sein du PS et les divergences qu'on entend même dans ta bouche ce soir puisque tu assumes de dire que François Hollande n'est pas l'avenir du parti socialiste voilà je suis contente de t'entendre le dire parce que moi j'étais vraiment assez moi fin 2012 je passais mon bac moi toute ma formation politique tout mon engagement politique c'est pour faire en sorte de remettre la gauche debout après la catastrophe qui a été le hollandisme pour notre pays quand même et la France insoumise on peut on peut l'attaquer comme on veut mais elle a quand même fait ce travail là de refaire en sorte que la gauche elle pèse sur un programme de rupture un programme de transformation et que les gens se remettent un petit peu à croire à la gauche donc moi mon combat c'est pour que cette gauche là cette gauche de transformation cette gauche qui ne cède pas elle soit à nouveau en capacité de l'emporter et de changer la vie des gens voilà et après les conditions stratégiques et politiques c'est elles qui sont les variables d'ajustement mais l'important c'est ce fond là voilà et si la gauche elle lâche et qu'elle dévie vers un espèce de hollandisme bis ça ne sera jamais acceptable pour nous et ça je voudrais le dire assez solennellement c'est faux de dire qu'aujourd'hui on voudrait je sais pas quoi détruire le PS je sais pas trop quoi mais par contre il y a un non je suis assez trop par contre on ne laissera jamais se réinstaller dans notre pays une gauche qu'on a déjà vue à l'oeuvre et qu'on a déjà vue perdre perdre le pays et perdre la confiance de tous les françaises et les français lors du quinquennat Hollande donc oui cette ligne là on la combattra et on la combattra parce que c'est le fondement de notre engagement de réussir à mettre cette gauche debout et la grande victoire du nouveau front populaire c'était à la fois l'union l'union pas que entre partis mais l'union avec des mouvements de la société civile avec des acteurs des luttes etc c'est ça qu'a fait la puissance et la dynamique du nouveau front populaire et certes ça a été quelque chose qui a été négocié rapidement etc il n'empêche que c'était quelque chose d'extrêmement puissant politiquement donc ça ne s'exclut pas ça ne s'exclut pas et donc il y avait cette condition de l'union mais il y avait aussi la condition programmatique voilà donc nous en vue de 2027 effectivement on a vu toute la période du budget passé et moi je ne comprends pas non plus quelle est la position programmatique du PS aujourd'hui puisqu'on a eu donc nous on partait sur la base du nouveau front populaire on a fait on était donc opposé au budget sur cette base là on a vu un contre-budget du parti socialiste qui était une version moins disante du programme du nouveau front populaire et on a vu une non-censure du PS sur un budget où il y avait zéro mesure issue de ce contre-projet du PS donc je ne sais pas aujourd'hui quelle est la position programmatique économique budgétaire du PS du coup c'est très compliqué de savoir si quoi que ce soit est possible en 2027 moi j'ai plutôt tendance à conclure à 7h que non et que si c'est pour faire une primaire ce sera une soupe de logo malheureusement je ne vois pas comment ça en sera autrement tout ça peut bouger d'ici à 2027 mais ça demande une clarification interne au PS que je vois mal arriver pour le moment vu la situation

2:38:00
Présentateur

mais alors justement par les programmes il me semble que l'une des grandes forces malgré tout de la France insoumise à gauche c'est que si là maintenant quelqu'un se demande tiens quelle est la position de la France insoumise je ne sais pas sur l'agriculture ils vont sur le site de la France insoumise il y a les positions de la France insoumise sur l'agriculture pour le parti socialiste ce n'est pas possible et c'est même souvent sur l'agriculture si c'est possible en l'occurrence mais je comprends votre argument vous êtes responsable de l'écriture du programme pour l'année prochaine quand est-ce qu'on va voir enfin arriver quelque chose il y a eu des fuites dans la presse mais je crois qu'ils ne sont pas forcément la version définitive qu'est-ce qui va se passer est-ce que ça va être un programme plutôt de centre-gauche de gauche de gauche radicale vers quel sens ça va

2:38:47
Intervenant

ça va être un programme de gauche un programme socialiste il va être dévoilé au printemps parce qu'il va être voté par nos militants d'abord et ça met du temps parce que j'ai voulu comme chargée de la refondation du projet du parti socialiste que justement on prenne le temps de mettre en cohérence toutes les idées et tout le travail qui est accompli au sein de notre parti mais qui ne se retrouvait pas dans un document unique et mis en cohérence aussi avec un récit politique et donc on a mené ce processus de refondation sur un an à travers d'abord un tour de France d'écoute des françaises et des français puis ensuite une série d'auditions avec la société civile des chercheurs des scientifiques des syndicats puis aussi une participation militante et de nos élus et donc on a mis tout ça en commun et maintenant le processus démocratique au sein du PS va bientôt commencer avec un droit d'amendement pour nos militants et un vote militant au printemps mais moi le programme que j'ai à cœur de proposer c'est un programme qui soit radical sur le plan des ambitions de transformation économique sociale écologique démocratique qui soit en même temps pro-européen qui n'est pas les droits humains à géométrie variable qui soit intransigeant aussi vis-à-vis de la violence en politique et je pense qu'on peut construire une offre de gauche claire sur l'ensemble de ces points voilà et ce que tu disais claire tout à l'heure sur le budget tu disais le parti socialiste est arrivé à la rentrée avec des propositions budgétaires qui étaient moins disantes que le programme du NFP mais pardon en fait on démarrait une négociation où il n'y avait pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc on arrive avec des propositions budgétaires qui sont susceptibles de passer et d'être discutées dans un contexte où tu n'as pas de majorité de dire et d'arriver comme tu le fais en disant c'est le NFP ou rien à la fin ça n'amène rien pour les gens et ça je crois aussi qu'il faut qu'on se le dise à gauche on n'est là pas pour se faire plaisir à la tribune et faire des concours de pureté on est là pour obtenir des choses concrètes pour celles et ceux pour qui on se bat et donc moi je n'ai pas honte qu'au Parti Socialiste on fasse des propositions d'entrée qui s'adaptent en fait à un Parlement qui est celui qui a été souhaité par les Français

2:41:20
Présentateur

j'ai quand même une interrogation parce que pour avoir travaillé sur les primaires à droite le problème des primaires c'est que le Parti fait un an deux ans à faire des propositions soit c'est assez complet après c'est ambitieux ou pas à quel point est-ce qu'on peut être audacieux quand on n'a pas les élus derrière qui nous appuient et après il y a une primaire et chacun a son programme on oublie en fait largement le programme du Parti et alors le PS avait un peu réussi à cadresser en 2012 parce que c'est la primaire du PS mais si vous voulez voilà et du PRG trop bien et si vous voulez élargir ce qui veut dire qu'il y aura d'autres gens que le PS qui ont d'autres programmes et du coup est-ce que le programme sera retraillé dans un genre de programme de la primaire ou est-ce que les gens seront libres de se positionner par le programme du PS et du coup ce sera quoi le devenir enfin le programme peut-être très bien j'en sais rien j'ai pas vu encore il sera voté mais voilà ça va être quoi en termes d'obligation pour les gens de suivre vraiment le programme

2:42:17
Intervenant

la refondation qu'on mène ce qu'on va présenter c'est le projet du Parti Socialiste et c'est quelque chose qui va au-delà de la seule élection présidentielle de 2027 c'est le programme socle attaché qui sera attaché à notre parti comme l'Avenir en Commun et le programme socle attaché à la France Insoumise et ça n'empêche pas ensuite pour l'élection présidentielle de 2027 de verser nos propositions et notre programme dans un pot commun et qu'il soit discuté avec des partenaires qu'on aurait pour l'élection présidentielle de 2027 je crois que ce sont deux objets différents si tu peux

2:42:53
Claire Lejeune

oui bon juste pour rebondir sur ce que tu disais par rapport au contre-budget d'une part il y avait une question d'accepter ou non le cadre de ce débat budgétaire avec un gouvernement qui était de fait pas légitime parce qu'encore issu du macronisme ça c'est un premier point sur lequel il y a eu un désaccord entre nous par ailleurs sur ce contre-budget je l'ai dit il n'y a aucune mesure qui a été retenue dans le budget voté finalement c'est un budget avec 30 milliards de coupes des postes 2000 postes d'enseignants en moins on a l'article 30 qui a été passé par décret qui double parfois le droit de timbre quand on renouvelle un titre de séjour donc en gros c'est une taxe sur les gens qui vont juste renouveler leur titre de séjour qui sont déjà dans des galères qui sont parmi les plus précaires de notre pays c'est une socialiste qui a fait passer

2:43:42
Intervenant

la loi

2:43:43
Claire Lejeune

pour le renouvellement automatique je veux bien entendre les discours d'il faut être constructif parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée je ne sais pas trop quoi mais il y a un moment il y a aussi une responsabilité il y a une responsabilité de ce qu'on produit comme conséquence quand on décide de ne pas censurer un gouvernement et de laisser passer le genre de budget

2:44:00
Intervenant

qu'est-ce qui aurait changé après ? ça aurait été un budget encore pire et du coup une dissolution et il en serait sorti quoi ? de mieux pour les gens la démocratie est toujours

2:44:10
Claire Lejeune

oui oui je pense que la clé est de se cantonner à des principes si on n'est pas d'accord avec un budget et si on n'est pas d'accord avec un gouvernement les principes ça ne change pas la vie des gens on vote la censure et là je veux dire on ne devrait jamais avoir peur d'une élection ou peur d'un scrutin je pense que c'est pas un bon c'est peur des conséquences

2:44:31
Intervenant

qu'on a sur la vie des gens

2:44:32
Claire Lejeune

oui après sur la question initiale qui était sur la dimension programmatique effectivement en fait on partait d'un moment en juillet 2024 on avait en commun ce socle programmatique du nouveau Front Populaire maintenant on repart dans une situation où en fait bon le parti socialiste va avoir un programme après moi il y a une chose qui je ne comprends pas très bien comment il peut y avoir un accord vous pouvez vous mettre tous d'accord sur un programme lorsque vous avez des personnes qui encore au sein du parti socialiste continuent de soutenir madame Trottmann à Strasbourg qui fait alliance avec les macronistes je veux dire il y a une telle pluralité et une telle dissonance au sein du parti socialiste que la faisabilité de vous mettre d'accord sur un programme me paraît compliqué rajouter à cela si ça doit se fondre encore dans une primaire où on remet au pot commun bon après

2:45:29
Intervenant

c'est quoi votre proposition il n'y a pas de pot commun il n'y a pas de discussion moi je l'ai dit

2:45:34
Claire Lejeune

dès le départ Chloé j'ai été élue sur un programme qui nous était commun voilà il y a un moment y compris lorsqu'on a fait campagne je ne vois pas pourquoi on aurait besoin d'un autre socle programmatique que celui sur lequel on s'est mis d'accord et l'EFSI a mis à jour

2:45:49
Présentateur

son propre socle programmatique oui mais

2:45:51
Claire Lejeune

on le dit de manière répétée qu'on est là pour défendre le programme du nouveau front populaire

2:45:56
Présentateur

commission de rénovation du programme du NSF

2:45:58
Claire Lejeune

oui oui mais ça va être dans la filiation du programme du nouveau front populaire et demain tous les partenaires du nouveau front populaire diraient on revient au programme on revient sur les ambitions stratégiques et politiques qui étaient celles du nouveau front populaire bah écoutez le 2027 il y aurait une autre configuration pour 2027 celle qu'on voit aujourd'hui

2:46:18
Présentateur

on aura l'occasion évidemment d'en reparler sur Backseat de 2027 on arrive déjà à la fin de notre échange merci beaucoup Chloé Rydel et Claire Lejeune d'être venu sur le plateau de Backseat merci toutes les deux exceptionnellement vous n'allez pas quitter le plateau vous allez faire la conclusion avec nous ça me va très bien évidemment je l'ai tellement fait de fois avec vous donc voilà les copains merci du fond du coeur chers amis chroniqueurs et chroniqueuses pour toute cette émission merci évidemment à Edoui également Adèle également bien sûr où est-ce qu'on vous retrouve sur les internets ou en librairie ? ah oui en librairie c'est quand même

2:46:57
Chloé Ridel

comme Emilia elle a très bien chroniqué j'ai sorti un livre il faut soutenir tout ça comment il s'appelle ton livre ?

2:47:01
Présentateur

il s'appelle Les entrepreneurs de la peur Les entrepreneurs de la peur à retrouver chez les meilleurs libraires ou en ligne Emilia on te retrouve où ? sur Blue Sky ici précisément à cette place là précisément là de toute façon je ne bougerai pas je pense la prochaine fois vous me rangez en dessous et vous me ressortez après dans un an comme Antoine on te remet dans le stock très bien merci beaucoup Rachel on te retrouve avec ta newsletter bloc et parti abonnez-vous édition spéciale lundi matin après une nuit blanche sur le deuxième tour des municipales et puis dimanche le 29 mars on fait une poste soirée électorale des municipales avec l'ami Mathieu Gallard sur ma chaîne toujours lui

2:47:41
Locuteur 6

toujours cette moustache Claire on te retrouve sur tes réseaux sociaux évidemment Claire Lejeune

2:47:47
Claire Lejeune

et on se retrouve dimanche pour voter on se retrouve dimanche dans les heures

2:47:51
Locuteur 6

sauf s'il n'y a plus

2:47:52
Claire Lejeune

de secondes

2:47:53
Locuteur 6

voter pour qui vous voulez vous avez bien compris que c'était l'union en ce moment bref ok oui t'as raison appelez les gens à voter c'est important

2:48:00
Claire Lejeune

pour que vous soyez à part si vous avez un premier tour qui a déjà élu le maire ce qui est le cas dans beaucoup de communes il faut voter voilà

2:48:07
Locuteur 6

carrément ça a bien raison on te retrouve à partir de la semaine prochaine pour la reprise des travaux à l'Assemblée Nationale

2:48:12
Claire Lejeune

oui tout à fait

2:48:13
Locuteur 6

ta prochaine question au gouvernement tu sais qu'en c'est ?

2:48:15
Claire Lejeune

non non par contre on a la niche du modem jeudi prochain c'est important trop de chance il faut que je t'en parle ils ont proposé des dingueries je prends tous les gros textes un peu techniques voilà et du coup j'ai un texte sur le contrôle de l'agentification et des opérateurs de l'État ah ça c'est bien c'est super intéressant je vais la niche modem

2:48:38
Présentateur

ce que vous voulez dire c'est que vous êtes responsable pour votre groupe sur un texte du modem c'est ça ?

2:48:42
Claire Lejeune

oui voilà

2:48:42
Présentateur

ils ont proposé une loi pour augmenter la répartition du pognon des GAFAM envers les créateurs de contenu sur internet voilà ça m'ajuste c'est plutôt pas mal

2:48:51
Claire Lejeune

très bien

2:48:52
Locuteur 6

la naine qui vient du modem sur ce plateau

2:48:56
Claire Lejeune

je ne me garantis pas qu'on vote pour je ne sais pas

2:48:58
Présentateur

elle ne sera jamais à l'ordre du jour t'inquiète on verra bien Chloé où est-ce qu'on te retrouve sur tes réseaux sociaux aussi Chloé Riedel site internet du parlement du parlement européen pour suite oui j'ai même un site internet à mon nom

2:49:10
Intervenant

où il y a où il y a des récapitulatifs de tout ce que je fais de tous les combats au parlement européen et puis comme Claire dans les bureaux de vote dimanche et je dis ça sur le plateau de Baxit parce que j'étais déléguée dans un bureau de vote dimanche dernier et j'ai vu très très peu de jeunes très sincèrement même par 1% du total donc vous ne faites pas vos élections et allez voter les jeunes

2:49:30
Locuteur 6

quant à moi je vous retrouve dimanche soir

2:49:34
Présentateur

en direct sur ma chaîne Twitch pour vous proposer évidemment une soirée électorale pour suivre les résultats compte tenu du fait que c'est des résultats dans les grandes villes en tout cas pour beaucoup on va faire ça de 18h à 23h en direct sur ma chaîne je serai accompagné d'Adèle et de Sacha et voilà donc rendez-vous dimanche soir c'était Gozulting à la technique c'était Iqo à la production c'était le public c'était les chroniqueurs merci à tous et à tous

2:49:59
Locuteur 6

à la fin de cette discussion

2:50:00
Présentateur

merci à tous et à tous