Bourdin Direct du 26 mai - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 36 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:13OuverteRéponse directe
Est-ce qu'aujourd'hui, il faut encourager la consommation ?
- 25:29OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut maintenant accélérer le déconfinement ?
- 28:29OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut encourager la consommation compte tenu de la situation économique ?
- 34:05OuverteRéponse directe
Plan de soutien à l'automobile indispensable ?
- 33:30OuverteÉludée
Pourquoi la production de substances actives se délocalise-t-elle en Inde ?
- 34:11OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'État doit investir dans l'automobile aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:59InvitéChiffre
« Notre chiffre d'affaires a été réduit de 70%. »
- 2:02InvitéChiffre
« Il est probable qu'il faille faire partir pas loin de 10 personnes. »
- 4:20InvitéChiffre
« Le coût pour l'État et l'UNEDIC s'élève à 24 milliards d'euros de mars à mai. »
- 4:26InvitéChiffre
« En avril, 8 600 000 salariés bénéficiaient du dispositif. »
- 31:25InvitéFait
« On s'est retrouvé incapable de produire des surblouses et que c'est ma mère avec ses copines qui en produisent pour l'hôpital d'Abbeville chez elle avec plein d'autres bénévoles. »
- 33:44PrésentateurFait
« C'est un mode de contournement des normes environnementales qui existent en Europe. »
- 33:47PrésentateurFait
« C'est un mode de contournement des progrès sociaux qui ont été acquis en Europe. »
- 34:38PrésentateurFait
« Renault dit qu'ils vont fermer pour Alpine à Dieppe. »
- 36:15PrésentateurFait
« On est dans le mur qu'on se réveille. »
- 36:35PrésentateurFait
« Il y a le clutch assistant, le pendule, le volant flexible et tout ça part en Corée pour être produit. »
- 39:37PrésentateurChiffre
« Un député touche 5800 euros par mois quand même. »
- 40:09PrésentateurFait
« Il y a un troisième mois dans la convention collective. »
- 41:51InvitéFait
« Il y a une confiance qui a été cassée dans le pays entre la police et un certain nombre de personnes. »
- 42:35InvitéFait
« La France est l'un des pays où il y a l'une des plus grosses distorsions en termes de contrôle d'identité. »
- 44:43PrésentateurFait
« Je suis un partageux. Je suis pour le partage. »
- 45:03PrésentateurFait
« Quand il y a des milliards qui sont gagnés y compris pendant la crise, il y a une indécence. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Invité9 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mardi 26 mai, l'info sur AMC. Il est 8h01 et Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Ils ont appris hier l'annonce imminente de licenciements au sein de leur entreprise. Dès le début de ce journal, nous serons dans le doux où des sous-traitants du secteur automobile subissent de plein fouet les conséquences de la crise du Covid-19. Emmanuel Macron dévoile aujourd'hui un plan de soutien pour la filière. Inefficace et néfaste contre le coronavirus, l'Organisation Mondiale de la Santé suspend temporairement ses essais cliniques sur l'hydroxychloroquine. Et puis l'application est prête, il ne manque plus que le feu vert des parlementaires. Stop Covid pourrait être lancé dès ce week-end. Bienvenue à tous sur RMC. L'hécatombe a déjà commencé.
Les conséquences économiques et sociales du Covid-19 s'annoncent dramatiques dans bien des secteurs. A commencer par celui de l'automobile. Emmanuel Macron va annoncer un plan de puétable dans les Hauts-de-France, dans l'usine Valeo, qui fabrique des alternateurs, notamment pour Renault. Activité fortement réduite. C'est le cas également à Technitube, à Etube dans le Doux, sans salarié, une production en chute libre. Pas le choix, l'entreprise va devoir licencier. Le reportage pour RMC de Florian Chevalet et Romain Poiseau.
Une usine presque déserte, une poignée de salariés au travail. Michel, chef de production, à la boule au ventre en arrivant tous les matins. T'es tout seul, tu vois ton café, tu sais pas de quoi sera fait le lendemain. Depuis début avril, la production de pièces automobiles fonctionne au ralenti. 60% des salariés sont au chômage partiel. Karim, Michel et les autres l'ont appris il y a quelques jours, il y aura bien des licenciements dans l'entreprise. C'est peut-être le dernier jour, peut-être c'est la dernière semaine, c'est le dernier mois. On est obligé d'y penser, c'est obligatoire. Pour autant, il faut sauver l'entreprise, continuer à travailler pour limiter la casse.
Ne pas lâcher, pour aller jusqu'au bout. De ne pas avoir à passer devant son entreprise avec des vitres peintes en blanc pour montrer qu'il n'y a plus rien dedans. L'entreprise ne reçoit plus de commandes de grands groupes comme PSA ou Mercedes. Ça fait usine qui est en train de crever si on ne fait pas quelque chose. Le PDG de Technitube, Jean-Pierre Moret. Notre chiffre d'affaires a été réduit de 70%. Il est probable qu'il faille faire partir pas loin de 10 personnes. Alors aujourd'hui, il demande au gouvernement de mettre la pression sur les banques afin d'obtenir rapidement des crédits. Il faudrait qu'on puisse avoir d'ici 15 jours, 3 semaines, 1 million.
Sans cet argent, le nombre de départs pourrait être plus important.
L'objectif du plan qui va être dévoilé par Emmanuel Macron, c'est de donner envie aux Français de changer de véhicule. Le gouvernement dit d'ailleurs vouloir miser sur les véhicules propres, notamment les voitures électriques. Pour le député écologie, démocratie, solidarité Mathieu Arphelin, ce plan doit être assorti de garanties strictes.
Il faut sauver les emplois chez Renault, les emplois dans la filière automobile. Mais il faut le faire avec des contreparties fortes. Il faut que l'État puisse obtenir des garanties sur la stratégie industrielle, sur le fait effectivement que Renault va s'engager encore plus qu'aujourd'hui dans la promotion, la conception des véhicules les moins polluants, les moins émetteurs de gaz à effet de serre. Ça ne peut pas être simplement un plan de soutien à la demande pour qu'on vende toujours plus de véhicules. Ça ne peut pas être ça. Oui, encouragement à la consommation, pas que dans l'automobile. Est-ce qu'aujourd'hui, il faut encourager la consommation ?
Voilà une question que je vais poser à François Ruffin, le député de la Somme, affilié au groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale. François Ruffin, une voix un peu discordante qui sera tout à l'heure. Mon invité, 8h35 sur RMC et BFM TV.
On l'apprend à l'instant, l'assurance AXA, l'assureur AXA va investir 500 millions d'euros supplémentaires dans le secteur des PME, c'est ce qu'annonce son directeur général ce matin chez nos confrères de RTL. Pour relancer la machine économique, le gouvernement va bien revoir à compter de lundi les conditions de prise en charge du chômage partiel. En clair, les entreprises vont devoir participer à hauteur de 15%, Gladys Lafitte. Oui, exactement. Alors si vous êtes salarié au chômage partiel, ça ne changera rien pour vous. Vous continuerez toujours à toucher au moins 70% de votre salaire brut. Ce qui change, c'est pour votre employeur.
Il financera lui-même 15% de cette indemnisation, alors qu'elle était exclusivement prise en charge par l'État et l'UNEDIC jusqu'ici. Le but, éviter une explosion des licenciements et encourager la reprise d'activités dans les secteurs qui ne subissent plus de contraintes à la reprise, explique le ministère du Travail. Et jusqu'ici, le coût pour l'État et l'UNEDIC s'élève à 24 milliards d'euros de mars à mai. En avril, 8 600 000 salariés bénéficiaient du dispositif. Évidemment, tout cela ne concerne pas les entreprises dans les domaines qui connaissent des fermetures administratives, le tourisme, la culture ou encore la restauration.
Elles continueront de bénéficier d'une reprise, d'une prise en charge à 100% par l'État. Merci Gladys. RMC, 8h06, l'hydroxychloroquine, inefficace contre le coronavirus, voire même néfaste pour la santé. L'Organisation Mondiale de la Santé suspend temporairement les essais cliniques avec ce médicament. La décision a été prise par mesure de précaution après la publication d'une étude dans la revue médicale de Lancet, étude qualifiée de foireuse par le professeur Raoult, Laura Tauchanoff. Une molécule non seulement inefficace, mais potentiellement dangereuse.
Selon les résultats de l'étude anglaise qui a fait réagir l'OMS, la chloroquine augmente le risque de décès, comme l'explique le professeur Jean-François Toussaint, médecin et professeur de physiologie à l'Université Paris-Descartes à Paris. Ce sont principalement des effets cardiologiques, des effets de torsade de pointe qui posent la question. Et c'est donc sur ce domaine-là que la prévention et l'arrêt par l'OMS a été décidé. Un arrêt des tests logique et inévitable aux yeux du docteur Pierre Squara, chef du service de réanimation de la clinique Ambroise-Parey à Nui.
Que la chloroquine ne marche pas, ça fait 50 ans qu'on le sait. On pouvait espérer qu'il y avait une petite exception pour ce virus, mais en fait il n'en est rien. Ça suffit pour qu'on interdise ce médicament, parce que là on parle de millions de patients sur la planète. Si on a donné du plaquénil à des gens qui ont attrapé le Covid, avec les complications cardiaques que ça peut avoir, peut-être qu'il y en a qui sont morts chez eux et qu'on a étiqueté mort subite. Ou je l'ai donné à deux personnes de ville, deux médecins, je m'en suis excusé.
Une mesure de précaution que ne compte pas suivre le Brésil, pays le plus touché par la pandémie en Amérique latine. À Marseille, les élèves de petites sections de maternelle ne reprendront pas l'école avant septembre, annonce de la mairie, qui explique cette décision par la difficulté de respecter les recommandations sanitaires. Il ne manque plus que le feu vert des parlementaires, l'application de traçage Stop Covid, destinée à repérer la propagation du coronavirus, disponible dès ce week-end. Si les parlementaires l'approuvent, c'est ce que fait savoir le secrétaire d'État au numérique, Cédric O, dans le Figaro, Martin Cadoret.
Un fonctionnement qui paraît très simple, avec des messages clairs, des images qui révèlent tout d'abord qu'un code délivré par son laboratoire sera obligatoire pour pouvoir se déclarer positif au coronavirus sur l'application. Les autorités veulent ainsi limiter les fausses déclarations qui pourraient nuire aux opérations de traçage et susciter inutilement des inquiétudes. Si un utilisateur s'est déclaré positif, une alerte sera alors envoyée sur les téléphones des personnes qu'il a croisées. On peut y lire « Vous avez croisé ces derniers jours une personne testée positive au coronavirus ». Pour que cela fonctionne, l'exécutif mise sur le téléchargement massif de cette application.
De nombreux messages incitent d'ailleurs à la partager auprès de ses proches. Ils ont bravé toutes les précautions sanitaires, indignation du personnel soignant. À Strasbourg, plus de 300 personnes se sont retrouvées dimanche après-midi pour assister à un match de football, une rencontre organisée sur les réseaux sociaux. Maxime Brandstatter a retrouvé pour RMC l'un des joueurs. Ibrahim ne pensait pas du tout qu'il y aurait autant de monde.
Quand Ibrahim revoit les images du match sur les réseaux sociaux, il n'y croit toujours pas. Il y a des supporters qui rentrent dans le terrain à chaque but. Comme ça, on n'avait jamais imaginé ça.
D'après lui, au départ, c'est juste un match entre amis. Ils savent qu'ils ne respectent pas les règles, mais ils pensent ne pas être plus d'une vingtaine de quoi faire deux équipes. Quand on arrive sur le terrain, il y a déjà quelques supporters. On dit, mais comment vous avez été mis au courant ? Ils nous disent que l'info, elle a été relayée. Et au fur et à mesure des minutes du match, le nombre de supporters, il n'a fait qu'augmenter. Vraiment un match entre copains.
Du coup, il n'y avait pas de sécurité, il n'y avait rien. Du coup, les supporters qui rentrent, on ne pouvait pas les repousser.
Dès le lendemain, les réactions ne se font pas attendre,
comme celle de Serge Lair, adjoint au sport à la mairie de Strasbourg. On n'est pas dans une situation où juste j'enfreinte une règle. Non, il y a un risque quand même, encore une fois, pour soi. Et pour ses proches, on a quand même cette maladie sur les bras. C'est quand même un poison, qu'on le veuille ou non. Un poison qui depuis préoccupe Ibrahim. Et on a juste voulu faire un petit foot. Ça s'est transformé en, comme ils disent bien, en bombe virale. On verra ce qui va se passer dans les prochains jours, mais c'est clair que ça fait peur.
La préfecture doit préciser ce matin les suites judiciaires de ce match non autorisé. Si vous habitez dans les zones classées rouges à cause de la propagation du coronavirus, c'est d'ailleurs le cas à Strasbourg, vous devez forcément vous poser cette question. À quand la réouverture des parcs et jardins ? Deux semaines et demie que la France est déconfinée et toujours rien à l'horizon. L'association respire à déposer un référé liberté devant le Conseil d'État. Elle estime que cette fermeture est contre-productive. Et vous allez l'entendre, c'est évidemment l'avis de tous les Parisiens rencontrés hier par Thomas Chupin. C'est un peu amer que cette Parisienne est sortie prendre l'air.
On est comme dans un zoo, on regarde la nature, d'ailleurs les grilles. Besoin de verdure pour Amélia aussi en plein pique-nique, mais un pique-nique un peu particulier, la nappe est dressée sur les pavés parisiens. C'est vrai qu'en bas c'est plus sympa, il y a plus de verdure, là on est sur les pavés. Les gens se regroupent pareil à l'extérieur des parcs, alors pourquoi pas à l'intérieur ? Autre fervent militant de la réouverture des parcs, Joël et Guérino, deux joueurs de pétanque du nord de Paris.
Parce qu'il y a beaucoup de joggers qui font leur footing justement en dehors du parc. Déjà qu'on nous a autorisés à jouer plus ou moins au boule, les gens comme il fait beau, ils viennent se promener
et puis on est trop près des uns des autres. Alors c'est avec tous ces arguments que l'association Respire et son président Olivier Blond a saisi le Conseil d'État.
Vers 18h, on voit bien des attroupements sur une petite placette, le rebord d'une petite rue au fond d'une impasse.
Alors qu'on veut protéger les gens, en fait,
on les confine dans les rues, sur les trottoirs. Sous réserve qu'on fasse respecter les règles logiques de protection, on peut utiliser ces parcs de manière saine.
Et pour l'instant, les deux bois de Boulogne et de Vincennes sont ouverts, mais il est toujours interdit de pique-niquer, de jouer au foot ou de se rassembler à plus de 10 personnes. Et puis le parc animalier le plus fréquenté de France annonce sa réouverture mardi prochain, au Zoo de Beauval. Ça faisait plus de deux mois qu'il était fermé, alors les entrées, attention, seront limitées à la moitié de la capacité du parc. Et puis, finalement, il reste André Villas-Boas, l'entraîneur olympique de Marseille. Il a été convaincu par ses joueurs, il rempile pour la saison prochaine.
Très bonne nouvelle pour l'OM. Alors, sur RTL, notre joli Caxa va investir 500 millions d'euros pour investir dans le secteur français des PME, entreprises intermédiaires. Comment un assureur peut investir dans le secteur ? Je ne comprends pas très bien. Mais je vois qu'AXA, on a été utile à quelque chose, à force de les bousculer, à force de leur demander de faire des efforts, à force de leur dire, soyez au plus près de tous celles et ceux que vous assurez qui sont vos clients. Vos clients, je vois que ça commence à bouger un peu. Ça commence à bouger un peu, mais il a fallu beaucoup, beaucoup d'efforts. Investir 500 millions, j'aimerais comprendre. Bien, nous verrons bien.
8h12, allez, le docteur Bruno Grand-Bastien est avec nous, médecin hygiéniste, président de la Société française d'hygiène hospitalière. Docteur Bruno Grand-Bastien, bonjour. Bonjour. Merci vraiment d'être avec nous. Alors, on attend jeudi des décisions qui vont être prises. Importantes décisions pour la phase 2 du déconfinement. Nous serons tout jeudi. Ce que je sais, c'est qu'en Italie, les piscines publiques sont déjà accessibles. Est-ce que vous pensez qu'en France, les piscines publiques vont rouvrir ? Est-ce qu'on peut rouvrir les piscines publiques, docteur Grand-Bastien ?
Alors, la question qui se pose, c'est est-ce qu'il y a un danger à utiliser des piscines publiques, un danger de transmission de ce virus ? Oui. Alors, le virus est particulièrement résistant, enfin, il se détruit très facilement dans l'eau, donc le risque de transmission à l'occasion de baignades est relativement faible, il ne faut pas dire quasiment nul. Puis dites-moi, docteur Grand-Bastien, il y a du chlore dans les piscines. Exactement, parce qu'effectivement, les piscines sont traitées et les traitements qui sont habituellement utilisés dans les piscines publiques ou même les piscines privées détruisent complètement le virus. Donc, le danger n'est pas là.
Le danger, par contre, serait plutôt à croiser de façon trop proche des personnes sur le bord de la piscine, ne pas respecter les distances entre les différents nageurs dans les piscines. Alors, le gouvernement devrait permettre la réouverture des piscines. Nous saurons ça jeudi, avec des règles très strictes. Dans les piscines couvertes, ce sera plus strict que dans les piscines à plein air. C'est normal ? À l'extérieur, il y a une diffusion beaucoup plus large.
Quand on respire, qu'on évacue éventuellement, qu'on diffuse éventuellement des particules contenant de la salive et peut-être le virus pour les personnes qui en seraient porteurs, le risque est plus important dans les espaces extrêmement confinés. Mais même une piscine couverte reste un espace qui est quand même très, très large. Ce n'est pas une petite pièce confinée. Oui, piscines, salles de gym, clubs de fitness sont rouverts dans plusieurs pays, notamment l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne. Donc, on attend la France. Les piscines privées à usage collectif rouvertes déjà dans les bouches du Rhône. C'est ce qu'annonce la préfecture.
Piscines privées à usage collectif, ce sont les piscines des résidences de tourisme, des hôtels, je ne sais pas moi, des gîtes. Il est possible de les rouvrir ? Alors, je pense qu'on est dans la même situation qu'une piscine publique avec un peu moins de monde présent dedans. Donc, j'aurais envie de défendre les mêmes règles de sécurité, garder un peu de distance, éviter de fréquenter la piscine lorsqu'on présente des signes cliniques aussi. Oui, donc pas de risque dans la piscine. Le problème, c'est à l'extérieur. Dites-moi, le masque. Alors, vous, vous êtes spécialiste d'hygiène. Donc, le masque. Son masque en tissu réutilisable.
Comment, je voudrais le rappeler encore une fois, comment doit-on le laver ? Alors, laver le masque est important à la fois pour détruire le virus SARS-CoV-2, le virus de Covid, mais aussi pour détruire les autres micro-organismes qu'on développerait et qu'on diffuserait dans son masque, parce qu'on porte au niveau de sa bouche, de son nez, de nombreux micro-organismes, virus, bactéries et autres. Donc, quand on fait l'entretien et quand on lave ce masque, l'important, c'est de pouvoir détruire l'ensemble des micro-organismes.
Et c'est pour ça qu'on a recommandé de le laver, dans une machine à laver, de préférence, où on a à la fois l'effet mécanique du tambour qui tourne, l'effet thermique de la température, on a recommandé des cycles à 60 degrés, et puis l'effet un petit peu chimique, l'effet du produit, de la lessive qu'on utilise à condition de bien rincer, que la machine rince correctement le masque. C'est pour ça que la machine à laver à 60 degrés est la solution la plus sûre. Elle combine toutes les stratégies de lavage et de sécurisation du masque. Bien, merci beaucoup, docteur. Grand Bastien, merci. Il est 8h17. Stéphane est là pour parler automobile. Stéphane, bonjour. Oui, bonjour, Jean-Jacques.
Vous êtes dans le Calvados, Stéphane. Merci vraiment d'être avec nous. Vous écoutez la radio, vous êtes agriculteur. Vous regardez la télé ? Non, c'est la radio, parce que vous êtes le métro. Le matin, en déjeunant, je vous regarde à la télé. Ah bon, d'accord. Bon, d'accord, Stéphane. Stéphane, vous avez changé votre voiture juste avant le confinement. Zut. Oui, donc j'ai pas fait une bonne affaire. Bon, bref, j'en sais rien. On verra. On verra. Non, mais la question, c'est qu'on avait regardé pour un hybride rechargeable. Donc moi, j'ai une famille, on est cinq. On est adultes, t'es trois enfants.
Et quand on regarde, et on fait 20 000 kilomètres par an, quand on fait tous les calculs dans tous les sens qu'on veut, malheureusement, j'en sais rien, mais c'est le diesel qui reste le moins cher. Oui, mais neuf ou pas neuf ? Neuf, neuf, neuf. Neuf. Et l'essence ? Et l'essence ? Parce qu'à moins de 20 000, il vaut mieux une essence. vu les prix aujourd'hui ? Oui, mais pas en hybride rechargeable. En hybride rechargeable, vous avez des véhicules qui coûtent 15 000 à 20 000 euros plus chers.
Oui, oui.
Moi, j'ai regardé pour un SUV pour être à 5 000 dedans. C'est 15 000 à 20 000 euros. Bon, donc là, ça commence à faire. Oui, ça commence à faire. Et je suis désolé, mais tant que le diesel est moins cher à la pompe... Oui, mais pardon, pardon de vous dire, mais calculez bien avec l'essence, vous allez voir, entre le prix d'achat et la différence entre le prix du gasoil et le prix de l'essence, je ne suis pas certain que vous soyez gagnant à acheter. Ça dépend du nombre de kilomètres que vous faites. Mais on est dans la mauvaise tranche. À 20 000 kilomètres, en fait, je suis dans la mauvaise tranche. Ah ben oui. Non, mais c'est vrai. En dessous, il n'y a pas de soucis.
On ne se pose pas la question. Ceux qui sont honnêtement au-dessus, ils ne se posent pas la question non plus parce qu'ils vont en diesel. Donc, on est dans la mauvaise tranche. Voilà, c'est tout. Exact, Stéphane. Bon, allez, bonne journée, Stéphane. Merci. Bonne journée. Merci, merci. Romain est à Villefranche de Rouergue, dans l'Aveyron. Bonjour, Romain. Oui, bonjour, Jean-Jacques. Vous écoutez la radio, vous regardez la télé. Qu'est-ce que vous faites le matin, Romain ? Je suis devant la télé, là. Vous êtes devant la télé, Romain. Vous êtes très nombreux. D'ailleurs, devant la télé, je vous en remercie. Romain, vous êtes propriétaire d'une véhicule hybride rechargeable. Oui, tout à fait.
Alors, est-ce que c'est bien ? Est-ce que vraiment, c'est bien ? Ah oui, c'est très agréable. Déjà, c'est très silencieux. C'est très confortable. Là, tu vois, par exemple, depuis le 8 mars dernier, je n'ai pas fait une goutte d'essence. J'ai toujours le plein. Je n'ai pas fait une goutte d'essence. Non, depuis le 8 mars ? Ben oui. Ah oui, évidemment. Parce que j'ai 60 km d'autonomie, à peu près. Donc, 60 km, c'est à peu près ce qu'on fait par jour. Et pas besoin de faire d'essence. Donc, l'essence, c'est un appoint. Voilà. Le moteur thermique est un appoint. On allait souvent dans les Pyrénées, à Fournme notamment. Et on a été un petit peu faire un tour en Bretagne, sur Reims et tout ça.
Quand on bouge beaucoup, c'est là qu'on retrouve le problème, le problème des bornes. Oui, évidemment. Il y a un souci avec les bornes en France. Car soit elles sont en panne, soit il faut attendre pour les avoir accès, soit vous avez les voitures thermiques qui se gardent sur les emplacements des bornes. Ah oui, ça c'est vrai. Aussi. Merci Romain pour votre témoignage. C'est très sympa d'être avec nous. C'est très sympa d'être avec nous. Ville-Franche-de-Rouergue, si belle région, dans l'Aveyron. Il est 8h20. Vous êtes sur RMC.
Mathieu. À suivre, à partir de lundi prochain 1er juin, les entreprises devront payer une partie du chômage partiel. On va tout savoir avec Frédéric Simotel dans un instant sur RMC. RMC, Romain Direct. Et puis cet autre sujet qui nous a agité ce matin, les rodéos à la ville, à la campagne d'ailleurs. Ces scooters lancés à vive allure. Ali nous dit qu'il est originaire de Vaud-en-Velin et maintenant j'habite à la campagne. C'est partout pareil en fait. Je constate les rodéos quand je vais voir mes parents à Vaud-en-Velin. Pour moi, ce sont les rockeurs ou les skaters des temps modernes. Sébastien pratique le quad, le buggy. Tout le monde nous fait passer pour des délinquants.
C'est dommage parce qu'on nous ferme énormément de possibilités de chemin, de forêt. C'est très difficile de vivre de cette passion. Mourad aussi pratique le rodéo à Châteauroux. On a demandé depuis plusieurs années au maire de nous construire un terrain de crosse pour pratiquer notre passion. Au lieu de ça, il nous installe des caméras. Donc on n'a pas de choix de pratiquer le crosse en ville, malheureusement. Mickaël nous dit que ces rodéos de toute façon ne s'arrêteront jamais parce que c'est totalement impuni. La police n'intervient pas. Christophe répond c'est normal.
C'est normal que la police n'intervienne pas dans la mesure où dès qu'il y a un accident, elle est désignée comme responsable. Même si la police respecte toutes les consignes de sécurité, elle est aujourd'hui désignée coupable avant même qu'il se passe quoi que ce soit. Et vous, qu'en pensez-vous ? Avez-vous constaté ce genre de rodéo à la ville, à la campagne ? Témoignez. RNC, 6h-9h. Bonne indirecte.
Il est 8h25, 8h25, nous sommes avec Frédéric Simotel. Bonjour Frédéric. Bonjour Frédéric. Alors, le chômage partiel sera moins généreux à partir du 1er juin. L'État commence à baisser. Il faut dire que le chômage partiel, finalement, c'est du salarié, du salariat nationalisé. Oui. Ben oui. Non mais c'est une nationalisation du salaire. C'est ça le chômage partiel. Donc, l'État accordera moins à l'employeur. Oui. C'est un désengagement à petits pas. À petits pas, oui. Concernant l'indemnité
que l'État accorde à l'employeur. Donc, jusqu'ici, l'État a remboursé 100% à l'employeur. Et donc, le 1er juin, il ne remboursera plus
que 85%, donc, à charge pour l'employeur, 15%. Alors, attention, c'est pour les entreprises dont l'activité a repris, même ralenti. Pas de changement pour les entreprises fermées administrativement par le secteur des hôtels, les restaurants, tout ça. Les bars, les boîtes de nuit. Exactement. Et puis, pour les salariés, celui qui est au SMIC continuera à toucher 100% de son net. Pour les autres, ce sera 84% du net. Pour les salariés, ça ne change pas grand-chose. Le plafond reste aussi à 4 fois et demi le SMIC. Alors, on peut se demander pourquoi le gouvernement réduit la voilure. D'abord, ça coûte très cher.
Oui, il considère qu'il est temps de cesser progressivement cette nationalisation des salaires du privé. Laissez brancher trop longtemps, est-ce que ça ne va pas avoir un effet contre-productif ?
100% de prise en charge ? Est-ce qu'on va hésiter à reprendre tout de suite ? On va attendre qu'il fasse un peu meilleur pour vraiment remettre tout le monde au travail.
Ce filet anti-chômage peut avoir un effet un peu pervers.
Faire ces annonces de désengagement début juin, n'est-ce pas un peu tôt ? Peut-être, parce qu'il faut regarder aussi l'autre côté. Il y a trois raisons.
Depuis le 11 mai, c'est là que le plus dur va commencer pour les entreprises. Elles se remettent à travailler, elles sortent du confinement,
elles vont se remettre à avoir leurs charges habituelles. Là, on leur remet 15% de charges en plus. Du coup, peut-être, on risque d'avoir dépensé des fortunes pour les préserver du chômage.
Mais là, en sortie de confinement, on va peut-être gâcher tous ces efforts. La reprise du 11 mai aussi a réduit la demande de chômage partiel. Il y a beaucoup de salariés qui sont revenus. Donc finalement, l'État, il ne va pas dépenser autant que ça parce qu'il y a moins de monde au chômage partiel. Et puis troisièmement,
attention au trompe-l'œil, souvent les entreprises,
on dit qu'il y a 12 millions de demandes, mais en fait,
selon le ministère du Travail, il n'y a que 8 millions de personnes qui sont vraiment au chômage partiel. 8 600 000. Les entreprises, souvent, elles demandent une entreprise de 300 personnes de dire je voudrais en mettre 200 au chômage partiel et finalement, elle ne va en mettre que 120. En activité partielle. Le système a très bien fonctionné jusqu'ici. Il a très bien fonctionné. Il pourrait fonctionner. On aurait pu le maintenir encore. Ça n'aurait pas changé grand-chose pour l'État et pour les entreprises. Elle aurait encore eu cette petite bouffée d'exil. Il faut bien que ça s'arrête un jour. Dans tous les cas, oui, le chômage partiel, je vais en parler avec mon invité François Ruffin.
Je vais lui parler de la relance de la consommation aussi parce que là, on va se heurter à beaucoup de mouvements écologistes qui disent attention, ne relançons pas trop vite la consommation. Oui, mais si on ne relance pas trop vite la consommation, on ne va pas relancer l'emploi. Enfin bon, c'est un cercle vicieux tout ça. Il va bien falloir qu'on prenne des décisions. Qu'en pensez-vous ? Vous allez nous dire, vous allez écouter ce que dit François Ruffin dans un instant. Est-il adepte justement de cette relance de la consommation, lui ? Qu'en pense-t-il ?
Il est notre invité, il est 8h28, je voudrais remercier encore une fois comme je le fais tous les matins depuis le début de ce confinement depuis tant d'années. remercier toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin.
Le 32-16, c'est notre lien, vous êtes avec nous, nous sommes avec vous et remercier toute l'équipe qui est là, toute l'équipe technique et puis toutes celles et ceux qui, dès 4h30, sont autour de Mathieu Rouault avec Charles Magnin, avec Anaïs Castagna, avec Quentin Vinet, évidemment, Quentin qui est au standard et toutes les équipes, Anne Bingler qui produit cette émission, toutes les équipes qui sont avec nous pour réaliser ce rendez-vous, ce rendez-vous que vous aimez, que vous appréciez. 8h29, François Ruffin, dans un instant sur RMC et BFM TV. Anne-Sophie Balbi, elle est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. L'État va présenter son plan de soutien à la filière automobile. Emmanuel Macron s'en chargera cet après-midi. Des pistes ont déjà été évoquées. Plus gros bonus pour acheter un véhicule électrique, meilleure prime à la conversion. Il faut encore que les parlementaires donnent leur accord mais l'application StopCovid pourrait être disponible dès ce week-end, annonce du secrétaire d'État au numérique Cédric O. Et puis l'OMS a suspendu temporairement les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine par mesure de précaution après la publication d'une étude qui estime que ce traitement est inefficace voire néfaste. Il est 8h31.
Dans un instant, François Ruffin, député de la France Insoumise de la Somme et l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. RMC, Bourdin direct.
Jean-Jacques Bourdin. François Ruffin, député de la Somme, groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale. Bonjour François Ruffin. Bonjour. Ça va ? Ça va ? Vous allez bien ? Le déconfinement, ça se passe bien ? Tout va bien ? Pour moi, tout va bien. Et pour ma famille aussi. Bon, c'est l'essentiel. Jeudi, nous connaîtrons la suite du déconfinement. La deuxième phase. Est-ce qu'il faut maintenant accélérer ? Ouvrir les collèges et lycées, les parcs et jardins en zone rouge, les cafés-bars-restaurants en zone verte, mettre fin à la limite de déplacement, cette fameuse limite de 100 km ?
En tout cas, moi, la logique qui aurait été la mienne pour le déconfinement serait d'avoir une logique non pas par les grandes institutions, c'est-à-dire par les écoles, par les transports, qui supposent des déplacements de millions de personnes, mais d'avoir d'abord ce qui peut se passer dans les familles, auprès des amis et je pense que les lieux du lien, par exemple, comme les cafés, sont des lieux importants qu'il ne faut pas laisser faire. Donc, il faut ouvrir ? Il faut ouvrir. Je ne dis pas qu'il faut ouvrir de manière unilatérale qu'on soit en zone rouge ou en zone verte et ainsi de suite.
Mais moi, en tout cas, je pense que ce sont des lieux qu'il ne faut pas perdre et le lien est important. Le lien est l'essentiel de ce qu'il nous faut préserver. Mais même chose pour les collèges et lycées. Oui, maintenant, j'ai mon gamin qui est au collège, donc pour l'instant, il est en zone rouge, on ne sait pas quand est-ce qu'il va rentrer. Il va peut-être rentrer au moins à classe. Il est en sixième.
Maintenant, oui, maintenant, je veux vous dire, moi, c'est qu'est-ce qu'on va réserver à nos gosses et y compris pour ce mois de juin parce que quand on me dit qu'il va devoir porter le masque pendant toute la journée, qu'il y a un sens de déplacement dans les collèges, je me dis, merde, en tout cas, il ne faut pas qu'on s'habitue à ça. Il ne faut pas qu'on ait ça à offrir à nos gosses et il faut que, pour la suite, on gère les choses. N'est-il pas essentiel pour certains enfants, certains collégiens, certains lycéens de retrouver le chemin de l'école ? En tout cas, ce que je crains, moi, c'est ce que disent beaucoup de mères, de régions populaires, de communes populaires.
J'entends et c'est pour ça que j'étais très mesuré sur, par exemple, le retour à l'école et mesuré en me disant qu'il y avait une des nécessités. Maintenant, ce qu'on voit aussi, c'est que dans le retour à l'école, c'est parfois les gens qui étaient déjà les plus fragiles qui se retrouvent fragilisés, les plus isolés qui s'isolent. Pourquoi ? Parce que cette crise du Covid a été gérée par la psychose. C'est-à-dire, un jour, on vous dit restez chez vous, tout va bien, on a les masques, et le lendemain, c'est maintenant enfermez-vous, ce n'est plus possible de vivre, faites attention à tout.
Donc, comme il y a une montée dans l'angoisse, ceux qui étaient déjà angoissés, ils se sont retrouvés à être hyper éloignés. Et moi, je pense qu'il faut les rattraper, les gamins sur le plan scolaire. Il va falloir aller les chercher. Mais voilà. Il faut les faire revenir. Oui, il faut les faire revenir, mais il faut sans doute aller taper à leur porte. Je le vois dans ma circonscription. Il faut aller taper dans leurs portes, il faut rediscuter avec les familles, il faut décontracter ce qui a été un climat de psychose pendant deux mois. Est-ce qu'il faut encourager la consommation, François Ruffin ?
Est-ce qu'aujourd'hui, compte tenu de la situation économique, il faut encourager la consommation ? D'abord, la consommation, c'est pour qui et quoi. C'est-à-dire, encourager la consommation. Il y a des ménages qui ont besoin de davantage consommer. Je veux dire que, y compris dans mon coin, il y a des familles qui sont dans grande difficulté et qui sont entraînées dans la difficulté évidemment, il faut qu'ils puissent s'habiller, se loger, se nourrir, se vêtir, se déplacer, tout ça correctement. Maintenant, donc, qui ? On aide et pourquoi faire ? Pourquoi faire ?
Moi, je pense que la consommation et la production, l'hyper-consommation et l'hyper-production nous ont entraînés droit dans le mur écologique avant le Covid. Je n'ai pas envie qu'on remène sur pied le même monde. Vous savez, on vient de vivre, semble-t-il, l'une des années à nouveau les plus chaudes, malgré le Covid. La crise écologique, il y a une crise sanitaire, en dessous, il y a une crise sociale, mais en dessous, il y a une crise écologique et on va foncer à nouveau droit dans le mur. Je crois qu'aussi, cet épisode du Covid est une chance que nous attendons l'histoire aussi. Oui, mais est-ce qu'il ne faut pas relancer la consommation à tout prix pour sauver le désemploi ?
Alors, je vous dis, François Ruffin, c'est un vrai débat. C'est un vrai débat. Alors écoutez, j'étais hier avec des entrepreneurs du bâtiment. S'il faut relancer la consommation, s'il faut relancer l'emploi, par exemple, il nous faut un grand plan sur le logement. Un grand plan logement et bureau aussi pour qu'on cesse d'avoir 8 millions de passoires thermiques en France. Il nous faut un immense plan là-dessus. Et de cette manière-là, vous réglez des problèmes d'emploi dans l'immédiat, mais vous réglez un problème écologique dans la durée parce que vous cessez d'avoir des logements qui diffusent des émissions de CO2 tous azimuts.
Et vous avez un apport social puisque dans la durée, les locataires ou les propriétaires de ces logements-là, les habitants de ces logements-là, n'auront plus des factures de gaz et d'électricité à payer qui sont... Vous n'êtes pas un défenseur. Vous êtes écologiste dans l'âme, mais vous n'êtes pas un défenseur de la décroissance. En tout cas, moi, mon slogan, vous savez, c'est consommer moins, répartir mieux. Oui, je pense qu'il y a la nécessité de consommer moins, mais ça dépend moins de quoi. Et il y a la nécessité surtout de répartir mieux. Et de consommer français, le made in France ?
Oui, ça vous savez, moi j'ai écrit un bouquin et c'est pas comme si mon engagement est daté d'aujourd'hui, en 2008, qui s'intitulait Leur Grande Trouille, journal de mes pulsions protectionnistes. Je suis protectionniste. Je suis favorable à ce qu'on... Vous êtes patriote, vous défendez le patriotisme économique. Moi, ce que je défends, c'est une relocalisation très importante des emplois. Pourquoi ? Pour d'abord, sur le plan social, évidemment, il faut qu'on ait un outil industriel. Quand je vois, puisqu'on vient dans cette crise du Covid, je vois dans mon coin la Picardie, qui a été, comme le vôtre, un grand coin textile.
et que maintenant, on s'est retrouvé incapable de produire des surblouses et que c'est ma mère avec ses copines qui en produisent pour l'hôpital d'Abbeville chez elle avec plein d'autres bénévoles, je veux dire, c'est une tragédie. Et moi, ça fait 20 ans depuis que j'ai lancé mon journal, ça fait 20 ans que j'alerte. Ça fait 20 ans que je dis qu'on ne peut pas laisser faire ce dumping social qui est aussi un dumping environnemental et parce qu'on assigne des accords de libre-échange, continuer à laisser partir nos vêtements, nos médicaments et tout vers, en l'occurrence, l'Afrique du Sud-Est. Y compris l'agriculture.
Et vous savez, pendant ce temps où on est en train de dire qu'il faut relocaliser et ainsi de suite, on continue de signer des accords, en l'occurrence avec le Mexique, sur la viande bovine. Qu'est-ce qu'on veut ? Quelle agriculture on veut ? On veut une agriculture locale ou bien on veut une agriculture internationalisée où on exporte des carcasses de viande tous azimuts à travers les pays ? Alors, la relocalisation aujourd'hui est défendue par le Rassemblement National, par une partie des Républicains, par les Verts, par la France Insoumise et maintenant par le gouvernement. Tout le monde est d'accord.
Quand j'ai écrit mon bouquin il y a une dizaine d'années, tout le monde était déjà d'accord sur la relocalisation. Oui. Non, le problème ce n'est pas la relocalisation, c'est comment on l'a fait cette relocalisation. Et si je dis, moi, et je le disais déjà il y a 12 ans, je le disais avant Marine Le Pen, si je dis qu'il faut des quotas d'importation, qu'il faut des taxes frontières, outils de régulation à nos frontières. Mais il faut aussi de la mondialisation. On l'a vu à l'occasion de cette crise sanitaire. Les frontières volent en éclats. Je n'ai aucun souci à dire qu'il faut une part de mondialisation, que je suis favorable au commerce.
Maintenant, si on achète des produits, pardon, je vous coupe François Ruffin, mais si on achète des produits fabriqués en Inde, par exemple, ou dans des pays qui souffrent, on fait baisser la pauvreté aussi. Non, non, non. Non ? Oui ou non ? Non, ce n'est pas comme ça du tout que je... Non, non, non. Vous savez, on produit d'abord... Pourquoi ça se passe en Inde, par exemple, la production de substances actives ? Ce n'est pas par philanthropie que l'industrie du médicament décide de délocaliser là-bas. Et y compris, les lobbyistes du médicament le disent. Pourquoi ? Parce que c'est un mode de contournement des normes environnementales qui existent en Europe.
Et c'est un mode de contournement des progrès sociaux qui ont été acquis en Europe. Donc, nous ne devons pas laisser faire ça. Nous devons, en effet, avoir une part de l'industrie, pourquoi pas, qui se produit là-bas, mais aussi une grosse part qui continue à se produire sur notre territoire. Vous savez, ce n'est pas nouveau. Keynes disait déjà tout ce qui peut être produit à l'échelle nationale doit l'être. C'est tout. Bien. Plan de soutien à l'automobile indispensable. François Ruffin. Indispensable. Est-ce que l'État doit investir notre argent ? Est-ce que l'État doit investir dans l'automobile aujourd'hui ? Pourquoi faire ? C'est ça la question.
Et le problème, c'est qu'on a des dirigeants qui n'ont pas de direction. C'est-à-dire qu'il y a un an, ils reçoivent Renault Alpine, par exemple, qui est produit à Dieppe dans la cour de Matignon. Ils grimpent dans la voiture et disent c'est super, voilà l'industrie de demain. Et aujourd'hui, on met 5 milliards. Renault dit qu'ils vont fermer pour Alpine à Dieppe et le gouvernement dit c'est très bien. Quelle est la direction ? On va attendre les décisions. C'est vendredi. Vous pensez que Renault va fermer Dieppe ? En tout cas, c'est ce qu'ils annoncent et le gouvernement dit s'ils veulent le faire, ça peut se faire. C'est ce qu'a dit Bruno Le Maire hier matin.
Mais il n'a pas annoncé, ça n'a pas été annoncé à Dieppe. Mais d'accord, mais Dieppe est dans la liste. Dieppe est dans la liste. Et donc, simplement, quel est le cap ? Quel est le cap ? On a eu une loi mobilité à l'Assemblée Nationale qui n'a pas fixé cette cap ? Quelle est la place de l'automobile dans le panel de déplacement de main ? Le gouvernement dit, alors je ne défends pas le gouvernement, que les choses soient très claires, mais le gouvernement dit Renault, on va, d'accord, on va aider Renault, mais en contrepartie, Renault va être obligé de fabriquer toutes ces voitures hybrides, rechargeables ou électriques en France. Déjà, comment ça se fait qu'on y songe maintenant ?
Où est l'état stratège pour que depuis des décennies qu'on sait qu'il y a un problème avec l'industrie automobile, ce soit maintenant qu'on est dans le mur qu'on se réveille. Ensuite, là aujourd'hui, il y a une réunion de Macron et moi, je ne suis pas d'accord pour que Macron se réunisse avec les capitaines d'industrie de l'automobile et tout seul et qu'un autre jour, il va aller rencontrer Greenpeace, il va rencontrer la Fondation Nicolas Hulot, il va rencontrer la France Nature Environnement. Ce n'est pas possible de fonctionner comme ça.
Il faut mettre tout le monde autour de la table pour savoir demain quelle mobilité on veut dans le pays, quelle place pour les trains, quelle place pour les modes doux, quelle place pour l'automobile dans demain. Et donc, ça ne peut pas être une gestion au cas par cas. Enfin, vous dites ça. Moi, j'ai adressé sur le fait que la condition, ça va être que ça soit produit en France. J'ai adressé il y a maintenant plus de six mois, en novembre 2019, une question au gouvernement auquel il ne m'a toujours pas répondu sur Valeo puisque Macron se rend sur un site Valeo aujourd'hui.
J'ai demandé comment ça se fait que l'usine d'Amiens avait un grand centre de recherche et développement qui a inventé des tas de trucs. Je peux vous les citer, mais il y a des tas de trucs qui ont été inventés. Il y a le clutch assistant, le pendule, le volant flexible et tout ça part en Corée pour être produit, à Mondovi, en Italie ou part en Turquie. Alors que, juste en face, à Amiens, vous avez un centre de production, donc on a un centre de recherche et les inventions sont produites à l'autre bout du monde. Est-ce que la production ne coûte pas trop cher en France ? C'est le vieux débat, François Ruffin. Si on fonctionne les charges sociales, oui, non ?
Si on fonctionne comme ça, jamais on sera compétitif avec la Corée, jamais on sera compétitif avec la Scevallée. Est-ce qu'il faut aller jusqu'à nationaliser une partie de Renault ? Est-ce que l'État doit augmenter sa participation au capital ? Renault et Air France, même chose. Ou Valeo, vous savez, le premier actionnaire de Valeo, c'est l'État. Simplement, moi, je demande que l'État joue son rôle de direction, qu'il dirige, qu'il nous dise qu'est-ce que c'est l'automobile de demain. Mais de la même manière, on voit une grande contradiction de la même manière que je vous l'ai dit sur l'agriculture. Il n'y a pas de cap, il n'y a pas de boussole.
D'un côté, on nous dit qu'il faut relocaliser, de l'autre côté, on signe des accords de libre-échange à l'échelle internationale. Bien, vous devez être satisfait puisqu'hier, ici même, Bruno Le Maire nous dit oui, on imposera l'abandon par Air France je l'écris V-E-R-T trait d'union N-I-S. C'est-à-dire que ça, ça concerne trois lignes sur toute la France. Si on veut nous faire croire que le grand changement écologique demain, c'est qu'il y a trois lignes intérieures d'Air France qui vont être supprimées, c'est du bidon. D'accord ? Et moi, je le dis avec un sentiment de tragédie parce que la grande question, c'est quel monde je vais laisser à mes enfants ? Voilà ma question.
Et je suis convaincu qu'on risque de leur laisser un monde terrifiant et je souhaite l'éviter. Bien, François Ruffin, vous avez vu ces rencontres, ces coups de téléphone d'Emmanuel Macron ? Je ne sais pas, moi, à beaucoup. Il ne vous a pas appelé. Non, il ne m'a pas appelé. Vous savez, M. Bondin, je vous dis la vérité, je ne viens pas pour parler de ça. Je viens pour parler des femmes de ménage. Vous savez. Alors, parlez-moi des femmes de... Non, non, mais je sais que vous allez déposer une proposition de loi. Je le sais. Il y a des choses sur lesquelles je suis engagé dans ma conscience et dans mon ventre.
Je vous parlerai des présidentielles, mais les femmes de ménage qui vont être prioritaires. Allez-y. J'ai là... Allez-y. J'ai là. Alors, oui. Ça n'est d'une rencontre, un coup de fil qui m'est passé dans ma circonscription par Géraldine qui me dit voilà, moi, j'interviens à l'hôpital d'Amiens pour un sous-traitant honnête et est-ce que je vais toucher la prime Covid ? A priori, elle me dit non, je ne vais pas la toucher parce que je ne suis pas salarié de l'hôpital. Mais par ailleurs, elle nous raconte comment elle travaille. Elle se lève à 5h du matin, elle prend deux bus, elle intervient sur un premier chantier à 6h, entre 16h et 19h.
C'est le quotidien de millions de personnes dans ce pays qui ont nettoyé le micro ce matin, qui ont nettoyé les tables pour qu'on puisse parler et ainsi de suite. Est-ce que c'est normal ? Et qu'ils gagnent moins du SMIC. Et qu'ils gagnent moins du SMIC. Parce qu'ils ne font pas les heures. J'ai là les salaires des personnes de l'Assemblée nationale où un député touche 5800 euros par mois quand même. Et on est à 740 euros, 780 euros, 780 euros, 780 euros, 950 euros, 950 euros, 780 euros. Est-ce que c'est normal ? Et qu'elles viennent travailler comme des invisibles entre 6h et 9h du matin et qu'elles repartent ? Qu'est-ce que vous demandez ?
Alors, j'ai déposé une proposition de loi qui sera discutée demain en Commission des Affaires Sociales. Oui. Je demande deux choses. D'abord, que toutes les personnes qui interviennent comme ça, comme sous-traitantes, bénéficient des mêmes avantages que les salariés. C'est-à-dire que, par exemple, ici, on est dans une entreprise de presse. Il y a un troisième mois dans la convention collective. Elle touche aussi le troisième mois. Le troisième mois. Elle bénéficie de tous les avantages dont bénéficient les salariés qui sont intégrés. Et la deuxième chose, c'est qu'il y ait une surtaxation des heures entre 18h le soir et 9h le matin. Pourquoi ?
Pour qu'il y ait une incitation des entreprises, des donneurs d'ordre à réintégrer ces salariés-là dans les heures normales et non plus à les invisibiliser. Il faut savoir que sur un dossier comme celui-là, c'est comme la relocalisation. Il y a grosso modo un accord général. J'ai eu des patrons, et y compris le patron des patrons de la propreté, la fédération des entreprises de propreté qui est d'accord sur ça. Maintenant, il faut qu'il y ait une loi qui arrive et qui serve de point d'appui à toutes les bonnes volontés qui veulent améliorer un peu ce qu'Emmanuel Macron a évoqué longuement dans ses discours en disant qu'ils étaient ceux qui avaient tenu le pays pendant ce temps-là.
Donc il faut que ça se traduise aujourd'hui et que ça se traduise par des lois. Bien, François Ruffin, avant de revenir sur Emmanuel Macron et la politique politicienne, François Ruffin. Camélia Jordana, vous avez vu ce débat autour de ses déclarations. N'est-ce pas un peu facile un raccourci de sa part, non ? Je n'ai pas vu. Vous n'avez pas suivi sans recul ? Non, je n'ai rien vu. Je n'ai rien vu. Je n'ai rien vu. Je ne sais pas. Je suis peut-être le seul du père. Je suis peut-être le seul du père. Est-ce que vous avez peur quand vous rencontrez un policier ? C'est ce qu'elle dit. Elle dit qu'on peut avoir peur. Il y a un sentiment d'insécurité en présence des policiers.
On a un sentiment d'insécurité. Il se trouve qu'avant le déconfinement, j'avais produit un rapport pour une police de la confiance. Et en effet, il y a une confiance qui a été cassée dans le pays. Il faut l'entendre de toute façon. Il y a une confiance qui a été cassée dans le pays entre la police et un certain nombre de personnes. Cette confiance, il faut absolument la rétablir. C'est documenté statistiquement. C'est documenté statistiquement par un certain nombre de sociologues qu'aujourd'hui, on a une confiance qui a été brisée. Et je pense que la police est un outil. Est-ce qu'elle vous fait peur la police ? Non, moi, elle ne me fait pas peur. Elle est raciste ?
Est-ce qu'il y a des policiers racistes ? Je ne dis pas qu'il y a des policiers racistes du tout. Il peut y en avoir après tout comme dans toutes les corporations, je veux dire, mais ce n'est pas ça. C'est qu'on peut avoir un fonctionnement, on a un fonctionnement, il faut le dire, qui fait que les contrôles d'identité sont ciblés, par exemple. C'est documenté statistiquement.
C'est montré que la France est l'un des pays où il y a l'une des plus grosses distorsions en termes de contrôle d'identité, le fonctionnement, qui est aussi lié à d'autres choses et qui peut nous ramener à ce qui s'est passé dans le problème de la santé, qui peut nous ramener même à la quersenne dans le pompier que je visitais hier à Ville. Attendez, c'est quoi ? C'est quand on fait la politique du chiffre, quand aujourd'hui on nous parle d'optimisation, de rationalisation, d'efficience et que c'est avec SAF qu'on fonctionne, qu'on enjoint aux policiers de faire du contrôle, de ramener des statistiques, de faire des petits bâtons. Le policier est obligé de contrôler, non ? Non.
François Ruffin, non ? Il peut y avoir une part. Les rodéos que vous connaissez bien, il y en a partout à la ville comme à la campagne. Les rodéos en l'occurrence, ce n'est pas du contrôle, c'est de l'intervention. S'il y a des choses qui... Il faut bien donner un sentiment d'insécurité aux dealers, aussi, aux délinquants. Mais c'est une chose, mais c'est pas... Là, vous confondez deux choses, M. Bourdin, s'il vous plaît me permettre. C'est l'intervention lorsqu'il y a une infraction et évidemment qu'il doit y avoir intervention lorsqu'il y a une infraction et le contrôle d'identité sur des gens qui se baladent dans la rue et qui n'ont rien fait, en l'occurrence.
François Ruffin, oui, je disais tout à l'heure, Emmanuel Macron appelle tout le monde, Philippe Devilliers, Jean-Marie Bigard, Éric Zemmour, ils rencontrent Didier Raoult, donc pas vous, il ne vous a pas... Vous êtes une voix un peu discordante, un peu iconoclaste. Est-ce que vous pouvez affirmer ce matin que vous ne serez pas candidat à la présidentielle de 2022 ? Il paraît qu'il a peur d'un candidat qui serait un peu différent. Est-ce que vous pouvez l'affirmer ce matin ? Non. Non, je laisse la porte ouverte. Je laisse la porte ouverte à ce qui peut se passer dans le pays et si jamais, je l'ai déjà dit, mais si jamais c'est moi qui dois ramasser le drapeau, j'irai ramasser le drapeau.
Ça ne veut pas dire que je me lève tous les matins en me rasant mal parce que je me suis gratinien. En plus, c'est pas ça du tout. Je ne suis pas du tout avec inquiétude, je me dis parfois... Certains disent même voilà un homme qui pourrait faire le lien entre l'extrême gauche et l'extrême droite. Vous savez, moi je suis de gauche. Je le dis, je l'ai dit et je l'ai répété tout le temps, je suis de gauche. C'est-à-dire que je suis un partageux. Je suis pour le partage. Je considère que notre société elle vit dans une indécence. Une indécence qui est celle des femmes de ménage, c'est l'indécence par le bas.
Une vie de galère pour un salaire de misère et c'est pareil pour les auxiliaires de vie sociale, c'est pareil pour les assistantes maternelles, c'est pareil pour des millions de personnes dans ce pays et il y a une indécence par le haut. Oui, quand il y a des milliards qui sont gagnés y compris pendant la crise, il y a une indécence et ce sont les nouveaux seigneurs et ils sont servis. Moi, voilà ma matrice, voilà ce qui me motive, voilà ce qui fait que je me lève le matin, c'est pas 2022 et c'est pas aller chercher... A l'occasion, si l'occasion se présente, vous serez là. Si jamais il y a nécessité, si jamais...
Voilà, si jamais le drapeau est à terre et qu'il faut le ramasser et que pour le partage, eh bien je dois être l'une des personnes... Maintenant, moi, mon objectif, c'est juste... Franchement, je pense pas être aujourd'hui l'homme de ça, mais c'est pas grave, mais... Moi, mon objectif, c'est d'ouvrir un chemin d'espérance entre l'extrême droite et l'extrême argent. C'est d'ouvrir un chemin d'espérance entre Macron et Le Pen. Et pour ça, je me bagarrerais. Je me bagarrerais pour que les femmes de ménage, elles puissent espérer que demain, il y ait un vivre mieux pour elles dans ce pays.
Et pour mes gosses, pour que demain, ils puissent espérer vivre, vivre sans que l'eau soit imbuvable, l'air irrespirable et la vie invivable. Merci François Ruffin, 8h54, vous êtes sur RMC et BFM TV. Merci d'être là tous les matins.
RMC, 6h09, Votre Indirect.