Assassinat de Samuel Paty : l'avocate de Mickaëlle Paty fustige le comportement du gouvernement
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour Maître Karine schex vous êtes l'avocate de Michel paaty Michel Paty c'est la sœur de Samuel paatti je l'avais reçu sur RMC et BFM TV le 28 mars dernier et quelques jours avant justement vous aviez écrit au ministère de l'éducation au ministère de l'intérieur et au Premier ministre pour leur demander de reconnaître la responsabilité de l'État dans la mort de Samuel pati ou plus précisément de ne dans la responsabilité de ne pas avoir fait en sorte que cet engrenage ne conduisent pas à la mort de Samuel paatti le délai des de mois est passé avez-vous eu une réponse bonjour madame de Malherbe non hélas nous n'avons eu aucune réponse et ce silence est consternant parce que dans un pareil drame on ne peut pas ajoutter à la douleur d'une famille le déshonneur du silence et il est d'autant plus concernant que le gouvernement avait promis à Michael Bti de lui répondre et pardon de le rappeler mais avant l'émission qu'elle a fait avec vous la veille vers minuit Michell paaty a reçu un coup de téléphone du cabinet du premier ministre lui assurant qu'ils allaient lui répondre et depuis rien pas un mot et alors attendez ce qui est très intéressant c'est que vous racontez ça et on va tous dire sur RMC je peux même vous dire que le cabinet du premier ministre a appelé toute la rédaction de BFM TV pour avoir le contact de Michel Patti en voyant qu'elle allait être mon invité sans doute pris dans la panique qu'elle ne dise à l'antenne qu'en effet elle n'avait aucune rép réponse donc à la dernière minute vraiment on raconte les choses les coulisses à la toute dernière minute ils sont dit il faut absolument qu'on lui parle avant qu'elle ne soit au micro pour lui dire non non mais je vous promets qu'on vous répondra c'est pire j'ai envie de dire c'està-dire que donc ils ont ils ont fait cette promesse pour qu'elle se taise et qu'elle ne disent rien ce matin-là qu'elle leur fasse confiance et puis finalement rien on peut effectivement se poser la question de la raison de leur coup de téléphone à minuit passée est-ce pour la déstabiliser est- pour l'apaiser temporairement en tout cas tout ça est assez affligeant et on peut s'étonner que le gouvernement manque à ce point à sa parole et fasse preuve de si peu de dessence ce qui est d'autant plus ce qui est d'autant plus étonnant maître c'est que au fond vous ne demandiez pas à ce que l'État s'autoflagè ou dise qu'ils sont responsables directement de la mort de samuempie mais que ils reconnaissent en tout cas que dans les 10 jours qui ont précédé qui sont jours terrible quand on écoute et quand on regarde précisément le récit de ces 10 jours d'une sorte de de de conduite à l' à l'échafaud c'està-dire qu'il y a un certain nombre de signaux il y a des alertes et il y a Samuel Paty qui est terrorisé qui est lui parfaitement conscient de la gravité de la menace je rappelle ce ce signe qui paraît à la fois tragique et dérisoire qui est que le le jour même où il est assassiné décapité à la sortie du du lycée il avait glisser dans son sac à dos un marteau c'est ça veut dire on l'imagine partant de chez lui et se disant bon si jamais je croise quelqu'un qui en veut à ma vie au moins j'aurais de quoi me me défendre évidemment ça n'a pas suffi mais ça montre en tout cas que la menace il avait bien compris que CIT une menace très sérieuse il a alerté et pour autant les mécanismes de protection n'ont pas été enclenchés c'est exactement cela et c'était important que l'État reconnaisse cette responsabilité compte tenu justement de l'évidence tragique des nombreuses fautes que l'administration a commis mise et dont a été victime Samuel paatti avant d'être victime du terrorisme et on peut se demander comment l'État peut incarner la justice en refusant lui-même d'assumer sa responsabilité alors que cette reconnaissance est le préalable à la réparation et cette vérité et le préalable à la justice vous demandiez précisément cette reconnaissance puisqu'elle n'a pas été apportée quelle est la suite allez-vous intenter un procès à l'encontre de l'État comment ça va se passer concrètement quels sont les les armes juridiques nous sommes dans un état de droit donc nous allons aller devant la justice dans les de mois impartis en l'occurrence le tribunal administratif pour tout simplement faire juger que l'État est responsable du défaut de protection absolue envers son agent envers Samuel Patti le motif c'est ça c'est défaut de protection envers un un agent c'est à la fois le défaut de protection envers un agent parce qu'il ne faut pas oublier que l'État comme l'ensemble des employeurs doit une obligation de sécurité à ses salariés à tous ses fonctionnaires et en l'occurrence à Samuel pati l'État n'est pas au-dessus des lois et lorsqu'il a failli il est normal il est juste et nécessaire qu'il en réponde que ces fautesl soient reconnu et l'une des deuxièm vertus qu'aurait été la reconnaissance de la responsabilité outre le fait de tout simplement faire œuvre de vérité et de justice aurait été de la reconnaître s son erreur afin de ne pas la reproduire le corps enseignant attendait cette reconnaissance pour être convaincu que l'État assume son devoir de protection envers ses enseignants or aujourd'hui que signifie ce refus de prendre sa part de responsabilité est- à dire que pour Madame Boubé monsieur Darmanin et monessieur hatal l'État n'aurait pas de devoir pas d'obligation par de responsabilité envers les hussards de la République et ce qui était évidemment tragique c'est quand vous dites pour la suite il y a eu une suite il y a Dominique Bernard il y a eu le proviseur de Maurice Ravel qui a été contraint de se cacher puis finalement de d'arrêter de de travailler il y a en ce moment même dans la métropole de Lyon professeur qui est menacé donc effectivement il y a eu tristement une suite merci Karine schex d'être venue dans ce studio je rappelle que vous êtes donc l'avocate de Michael pati la sœur de Samuel pati vous annoncez donc que vous allez poursuivre l'État en justice dans sa responsabilité de ne pas avoir protégé sa SAMU Paty [Musique]
Bernard Chaix