Inspirée/Expiré #6 : 16h47 - Pour l'égalité femmes hommes, le temps presse !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« ces partis 16h47 aujourd'hui 5 novembre j'en est importante puisque grâce au mouvement les glorieuses nous savons que à partir de ce moment-là de cette date et de cet horaire les femmes vont travailler gratuitement »
- 0:40Invité politiqueChiffre
« si on continue sur le cheminement actuelle nous aurons réussi à combler cet écart salarial entre les hommes et les femmes en 2000 189 »
- 1:22Invité politiqueChiffre
« même quand vous avez des caractéristiques comparables d'emploi ou de formation 8 % d'écart de salaire persiste »
- 1:22Invité politiqueChiffre
« à équivalent temps-plein l'écart de salaire et de 17% et quand on ajoute les temps partiels et le chômage là on a un écart qui est de 24 % »
- 2:42Invité politiqueChiffre
« seuls 18% des enfants de moins de 3 ans ils sont accueillis quand par exemple on sait qu'au danemark on est déjà au stade 2 72% »
- 4:44Invité politiqueChiffre
« plus de 80% des temps partiels sont aujourd'hui occupés par des femmes »
- 6:07Invité politiqueChiffre
« se sont 1,3 million de chômeurs et donc majoritairement très majoritairement des chômeuses qui vont voir leurs indemnités baissé »
- 7:31Invité politiqueChiffre
« le gouvernement a fait le choix sur le dos des chômeurs d'économiser 3 4 milliards d'euros »
- 8:10Invité politiqueChiffre
« les femmes touchent dans leurs retraites 39 % de moins que les hommes »
Temps de parole
- Clémentine Autain100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ces partis 16h47 aujourd'hui 5 novembre j'en est importante puisque grâce au mouvement les glorieuses nous savons que à partir de ce moment-là de cette date et de cet horaire les femmes vont travailler gratuitement c'est pas la première année que cet événement a lieu c'est un événement que je veux saluer place aux femmes inspirez expirez parce que l'enjeu c'est quand même de canaliser la colère 1 la tournée vers la proposition l'espoir c'est parti 16h47 aujourd'hui 5 novembre journée importante puisque grâce au mouvement les glorieuses nous savons que à partir de ce moment-là de cette date et de cet horaire les femmes vont travailler gratuitement c'est pas la première année que cet événement a lieu c'est un événement que je veux saluer parce que c'est une façon d'interpeller sur les inégalités de revenu de salaire et de revenus entre les hommes et les femmes qui sont terriblement persistante au point d'ailleurs que si on continue sur le cheminement actuelle nous aurons réussi à combler cet écart salarial entre les hommes et les femmes en 2000 189 donc si on peut faire mieux c'est bien c'est moins qu'on puisse dire et je vous donne quelques éléments pour qu'on est bien tous en tête et toute la réalité contemporaine en france aujourd'hui même quand vous avez des caractéristiques comparables d'emploi ou de formation 8 % d'écart de salaire persiste alors après quand on prend pas en compte ces caractéristiques là on tombe dans vraiment dans des sphères infernal puisque à équivalent temps-plein l'écart de salaire et de 17% et quand on ajoute les temps partiels et le chômage là on a un écart qui est de 24 % ce qui est tout à fait considérable et qui nous oblige à penser comment faire pour agir et permettre de combler cet écart deux axes pour résorber cette inégalité structurel le premier ce sont des mesures si fiq parce qu'il faut toucher au coeur de ce qui au fond créé cette situation inégalitaire c'est l'histoire l'histoire on a dévolu la sphère publique aux hommes et la sphère privée aux femmes et qui fait que les femmes encore aujourd'hui et bien réalisent l'essentiel des tâches domestiques et parentales et ce temps là est très important puisqu'on sait qu'il représente sur une semaine par exemple quand on a deux enfants à peu près 39 heures de travail ce qui est considérable alors si les hommes et les femmes ne partage pas ces tâches évidemment que cela se répercute sur sur la possibilité de travailler d'être aussi performant dans l'entreprise première mesure je pense c'est déjà de créer des structures publiques d'accueil pour les enfants de moins de 3 ans parce qu'on sait qu'il ya là aussi un moment qui est un moment de plafond de verre il faut le briser pour le briser il faudrait que tous les enfants de 0 à 3 ans puisse être accueillir accueillis dans une crèche qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui seuls 18% des enfants de moins de 3 ans ils sont accueillis quand par exemple on sait qu'au danemark on est déjà au stade 2 72% et c'est vraiment un levier d'égalité de la même manière je pense que le congé de paternité qui est de bon jour pour les hommes c'est à dire très faible et créer là à ce moment là un moment important dans la vie professionnelle évidemment un écart substantiel je pense qu'il faudrait porter peut-être jusqu'à l'égalité le temps qu'ils aient le temps de repos pour les hommes et pour les femmes au moment où un enfant apparaît dans la vie dans la vie d'un couple et d'une famille je pense que ça s'est assez décisif également et c'est une façon aussi d'impliquer dès le départ les hommes dans les tâches qui qui sont générés par l'arrivée par l'arrivée de l'enfant il faut évidemment qu'il y ait des mesures obligatoires dans l'entreprise pour atteindre l'objectif d'égalité et comme on dit maintenant de parité on a vu dans le monde politique que ce n'était pas suffisant pour parvenir à l'égalité réelle mais qu'en tout cas la loi sur la parité a permis véritablement 2 favoriser la place des femmes est d'avancer de façon plus forte vers l'égalité je pense que dans l'entreprise nous avons beaucoup de lois sur l'égalité professionnelle mais elles sont rarement contraignantes ce sont des plans d'égalité à faire des incitations mais il n'y a rien de réellement contraignant et je crois qu'il faut avancer là dessus en dehors de ces mesures plus spécifiques il est évident que l'ensemble des dispositifs d'accompagnement et de lutte contre le chômage les temps partiels sont décisives si on veut permettre aux femmes d'avoir des revenus à égalité des hommes pourquoi parce qu'elles sont les premières à être touchées par cette paupérisation du salariat le temps partiel en particulier temps partiel pour les femmes qui signifiait aussi chômage partiel et retraite partielle les touche tout particulièrement puisque plus de 80% des temps partiels sont aujourd'hui occupés par des femmes donc c'est évident que cela joue évidemment sur ces écarts de salaires or le gouvernement vient de mettre en oeuvre des mesures qui sont des mesures qui vont les pénaliser au premier chef par ce que les femmes sont davantage chômeuse que les hommes et que elle cumule davantage chômage et emploi partiel or depuis le 1er novembre c'est à dire depuis quelques jours vous savez que le gouvernement a décidé même pas à la suite d'un débat parlementaire mais de façon tout à fait autoritaire d'imposer une contre réforme sur le chômage qui va avoir des conséquences tout à fait dramatique avoir travaillé six mois dans les 24 derniers mois ça c'était la règle pour toucher des indemnités aujourd'hui il faudra être avoir travaillé quatre mois sur les 28 derniers mois mais bien entendu c'est à dire que la possibilité d'accéder aux droits au chômage va être durcie et la dégressivité des allocations va être aussi à l'oeuvre et se sont 1,3 million de chômeurs et donc majoritairement très majoritairement des chômeuses qui vont voir leurs indemnités baissé et parmi eux les 7% les plus comment dire ceux qui ont déjà un chômage très bas vont voir carrément leurs indemnités baissé de moitié et donc tout ce mécanisme on pouvait faire un cumul entre chômage et emploi qui permettait de ne pas sombrer dans la précarité totale et la paupérisation et bien là on voit bien que les mécanismes pour être rendu beaucoup plus difficile ce qui est particulièrement injuste puisque la france et c'est pas un problème simplement france est un problème au moins occidentale voire mondiale n'est pas capable aujourd'hui d'offrir des emplois à tout le monde il n'y a pas des millions d'emplois vacants que un troupeau de fainéants ne serait pas capable d'assumer c'est plutôt l'inversé c'est comme on n'est pas capable de partager le temps de travail comme on n'est pas capable de partager les richesses et bien on se retrouve avec un chômage de masse structurelles qui crée une pression sur les salaires pour ceux qui sont dans l'emploi et qui crée beaucoup de désorganisation dans la société alors qu'on pourrait tout simplement partager et les richesses et le travail et aboutir à des solutions qui sont deux solutions justes et qui favoriserait aussi l'insertion je dirais les conditions de vie tout simplement des femmes or aujourd'hui le gouvernement a fait le choix sur le dos des chômeurs d'économiser 3 4 milliards d'euros c'est comme l'objectif de cette de cette contre-réforme absolument unique et je voudrais attirer votre attention aussi sur le fait que 3,4 milliards là si on le compare aux 3 milliards qui ont été données par le biais de la réforme de bsf on se rend compte une nouvelle fois du choix du gouvernement avec sa fameuse théorie du ruissellement qui nourrissent l évidemment jamais est par contre là où ça va rouler si j'ose dire c'est encore sur les retraites parce que j'insiste sur ce point quand on n'a pas une carrière complète ce qui est le cas en particulier pour les femmes on se retrouve avec des retraites qui sont des retraites au rabais or les femmes touchent dans leurs retraites 39 % de moins que les hommes c'est considérable et vous savez qu'en ligne de mire nous avons également la réforme des retraites qui est là aussi une contre réforme voulue par le gouvernement et qui sera débattue après les municipales et pour cause le gouvernement sait bien que sur ce terrain des mobilisations peuvent être très très forte et permettre un recul du gouvernement alors lui veut y aller en force se fichent littéralement de tout ce qu'on pourrait dire d'ailleurs président de la république a lui même dit qu'il irait jusqu'au bout comme à chaque fois et je crois que nous avons la responsabilité de faire entendre notre voix et je vous donne rendez vous le 5 décembre pour une énorme manifestation qui est appelée par les syndicats mais j'ai entendu ce matin qu'elle allait aussi être rejointe par les gilet jaune et je pense que le mouvement des femmes auraient tout intérêt à y prendre pleinement sa place parce que ce qui se joue c'est vraiment cet enjeu de lutte contre la précarité et de partage des richesses et j'y ajouterai et il faut le mettre à l'ordre du jour cet enjeu de partage des temps de la vie et donc du temps de travail puisque je parle des femmes je veux absolument dire à quel point j'ai été bouleversé par le témoignage d'adèle à enel dans une enquête remarquable réalisée par mediapart et adèle à enel qui est une grande comédienne a décidé de livrer les violences sexuelles qu'elle a subies de la part du réalisateur du premier film qu'elle a tourné elle était alors tout jeune ça a commencé à laver elle avait 11 ans et donc c'est son adolescence dont elle parlait aux suites de cette entrée dans la vie de jeune femme bouscule et complètement traumatisé évidemment par ses difficultés à surmonter ces violences ces violences la façon dont l on parle parleront à beaucoup de femmes qui ont subi ces actes puisque elle parle de problèmes de souvenirs à se souvenir précisément ce qui s'est passé elle parle aussi de la cécité d'un certain nombre de personnes qui auraient pu voir n'ont pas vu ou ne veulent pas voir enfin de la difficulté qui est lié au silence tout simplement qui entoure ces violences du mal être bien entendu qu'elle a qu'elle a eue et qu'elle a toujours encore et qu'il faut surmonter et elle le fait dans un geste qui est un acte militant qu'il faut impérativement saluer et je voudrais la cité pour terminer parce qu'elle s'adresse aux victimes et c'est tout à fait poignon elle dit je veux leur dire qu'elles ont raison de se sentir mal de penser que ce n'est pas non elle de subir cela mais qu'elles ne sont pas toutes seules et qu'on peut survivre on n'est pas condamné à une double peine de victime je n'ai pas envie de prendre des xanax je vais bien je veux relever la tête je ne suis pas courageuse dit elle je suis déterminé par les est une façon de dire que l'on survit et évidemment quand je lis ce témoignage je pense au manifeste des 313 que nous avions lancé avant même la vague mitu 313 femme qui disait à visage découvert avoir été victimes de viols et je voudrais dire mon plaisir et c'est pas simplement un plaisir personnel c'est une satisfaction politique de voir que la vague de parole qui se libèrent et qui aussi permise par des personnes qui ont pignon sur rue c'est à dire qu'ils ont une visibilité publique parce que ça donne du courage ça donne aussi une idée de la sororité ça donne de la force au combat qui est un combat dans le débat public que nous avons à mener pour que cette parole se libère et aussi pour que les pouvoirs publics prennent la mesure des choses je voudrais dire aussi par rapport aux mots qu'emploie adèle à enel que bien sûr il faut survivre et c'est ce que tente de faire beaucoup de femmes quand elles viennent d'être victimes de violence sexuelle de violences conjugales aussi ça peut durer très très longtemps mais il est important que nous envoyons collectivement aussi le message qu'il est possible de vivre et pas simplement de survivre quand on a vécu un viol des agressions sexuelles et ça c'est pour moi très important de le souligner est d'interpeller les pouvoirs publics qui aujourd'hui ne répondent pas à la vague ne sont pas du tout à niveau de ce qui se passe dans la société qui est vraiment une façon d'avoir déverrouiller ces questions qui étaient enfermés complètement enfermé dans le silence et le tabou mais maintenant il ya besoin d'accompagner par de l'argent public pour que la justice fasse son travail pour qu'à l'école on en parle pour que les policiers prennent les plaintes dans des formes qu'ils soient des formes correct ce qui n'est pas toujours le cas aujourd'hui mais aussi pour que les associations plus se déployer et accompagner les femmes beaucoup de boulot qui n'est pas fait aujourd'hui et c'est pourquoi j'appelle là aussi à une manifestation le samedi 23 novembre à l'appel d'une association qui s'appelle nous tout et qui fait un formidable travail aussi d'interpellations des pouvoirs publics pour qu'on ait des solutions au plus haut c'est à dire que le sommet de l'état ne fasse pas simplement du féminisme de communication mais prenne des mesures fortes sur ce sujet et on voit bien que tout se tient parce que je commençais sur l'égalité en terme de salaire et je termine sur les violences faites aux femmes mais au fond c'est la même question parce que c'est l'histoire des femmes en marche il nous faut impérativement que dans tous les domaines de la vie on arrive à faire le lien et que ce sexisme soit battu en brèche une fois pour toutes
Clémentine Autain