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Discours / meetingFrançois Fillon· 17 mars 2017 39 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesÉducation & recherche

"Ma bataille, c'est celle des idées !" | François Fillon à Caen

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00François FillonChiffre
    « Notre croissance peine à dépasser 1 % alors que l'Allemagne frôle les 2 %. »
  • 7:00François FillonFait
    « Pendant 5 ans, toutes les opportunités que nous avions de nous relancer nous sont passées sous le nez. »
  • 8:30François FillonPromesse
    « Je doublerai tous les seuils sociaux pour aider les petites entreprises à grandir. »
  • 10:00François FillonPromesse
    « Je supprimerai l'impôt sur la fortune qui a stupidement incité beaucoup de nos compatriotes à enrichir la Belgique, la Suisse ou le Royaume-Uni plutôt que notre pays. »
  • 11:00François FillonPromesse
    « Je proposerai qu'on puisse déduire de son impôt sur le revenu dans la limite de 30 % le montant investi dans une PME. »
  • 12:00François FillonPromesse
    « Je suspendrai tous les droits de transmission tant que les entreprises se transmettent dans la famille. »
  • 15:00François FillonPromesse
    « Je propose de réduire les effectifs de la fonction publique de 8 %, c'est-à-dire 1,5 % par an. »
  • 17:00François FillonPromesse
    « Toutes les pensions du régime de base inférieur à 1000 € augmenteront de plus de 300 € par an. »
  • 18:00François FillonPromesse
    « Je lancerai un plan pluriannuel de lutte contre la grande pauvreté. »
  • 19:00François FillonFait
    « Le niveau des jeunes français chute dans toutes les disciplines et dans tous les classements internationaux. »
  • 20:00François FillonPromesse
    « Je veux créer un statut de travailleur indépendant pour encourager l'initiative. »
  • 23:00François FillonPromesse
    « Je proposerai d'abaisser la majorité pénale à 16 ans. »

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0:00
Non speech

[Applaudissements]

0:08
François Fillon

[Applaudissements] Mes chers [Musique] amis, merci à vous. Merci à vous qui êtes les militants de la France. Merci pour votre cran, merci pour votre fidélité, merci pour votre passion nationale. Merci à tous les élus qui sont présents ici et je veux remercier Joël Bruno, le maire de camp qui nous accueille. remercier Hervé Morin, le président de la région mais qui incarne aussi ici avec beaucoup d'autres élus la présence du centre de la famille du centre à mes côtés dans cette campagne [Applaudissements] présidentielle. Merci aux élus du Calvados, à Pascal Alizard, à Nicole Hameline, à Jean-Lon Dupont. Merci aux élus de la Manche, à Philippe B, à Philippe Goselin, à Genauette.

Merci aux élus de l'Orne, Jean-Claude Lenoir, Véronique Louvagi, Christophe de Ballor. Merci aux élus de scène maritime, Agnè Canailler, Françoise Gegot, Charles Revet, merci à Antoine Rufnac de sa présence qui m'honore et qui nous honore. Merci à Caroline Cailleux, sénatrice de Loise, à Luc Châtel, député de la Haute Marne, à Daniel Fasquel, député du Nord, à Serge Grouard, député du Loiré, à Philippe Juvain député européen qui sont ici ce soir avec moi.

à quand on sait ce que signifie le courage et la résistance à quand on sait ce que signifie la France et sa liberté et à quand on sait ce que veut dire lutter contre vents et [Applaudissements] maré chaque jour à cette phrase du général de Gaulle qu'il avait dédié à la mémoire des marins de la France libre. La vague ne détruit pas le granite. Et bien je suis là, toujours là debout avec vous, pour vous et pour la France. Ce n'est pas ce n'est pas seulement ma personne qu'on veut écarter. C'est une volonté politique portée par des millions de Français qui ne veulent plus de la gauche qui a tellement échoué. Ceux Ceux qui m'attaquent n'aiment la droite que lorsqu'elle marche à l'ombre.

À travers moi, c'est à vos convictions qu'ils en veulent. Je me bats contre une coalition qui a perdu la bataille des idées mais qui a décidé par tous les moyens, par toutes les tactiques de maintenir coûte que coûte la gauche au pouvoir. Un candidat qui veut libérer l'économie française pour la remettre sur le chemin de la prospérité. Un candidat qui veut remettre de l'ordre dans une société déchirée, ça heurte leur certitude, ça heurte leur dogme. Alors, il ne recule devant rien. Et bien moi, je me bats. Je me bats pour la France. Je me bats pour une politique de prospérité et de puissance pour vous, pour nous et pour nos [Applaudissements] enfants. La France, c'est un grand pays.

Elle nous porte, elle nous exalte, mais elle se débat aujourd'hui dans la torpeur, dans le marasme. Elle a peur de l'avenir parce qu'elle ne sait pas utiliser ses forces. Elle est menacée de descendre en 2è division. Les données objectives sont accablantes. Les grands pays qui avaient été plus que nous frappés par la crise de 2008 se sont redressés en quelques années alors que nous avons désespérément stagné sous le quinquena de François Hollande et de son inspirateur Emmanuel Macron. Notre croissance peine à dépasser 1 % alors que l'Allemagne frôle les 2 %. Les États-Unis sont au plein emploi avec un taux de chômage de 4,5 %. La France est absente.

Elle est absence d'une dynamique générale que d'autres ont su saisir. Pendant 5 ans, toutes les opportunités que nous avions de nous relancer nous sont passées sous le nez. Faute de croissance, nous nous sommes englués dans le chômage et nous sommes obligés de continuer à nous endetter sans cesse pour financer notre modèle social. Notre voix est de moins en moins entendue parce qu'un pays économiquement faible ne peut pas être un pays politiquement fort. La France déçoit le monde. Elle déçoit le monde par ses échecs. Et bien moi, je veux que la France étonne de nouveau le monde par ses [Applaudissements] succès.

Nous avons nous avons un potentiel immense mais nous ne savons pas l'exploiter parce que notre société est bloquée parce que sous les normes à ne plus savoir quoi en faire, nous avons étouffé la liberté qui donne l'élan à notre belle devise parce que notre système est décourageant. Décourageant pour l'embauche, décourageant pour l'investissement, décourageant pour l'initiative, décourageant pour la création. Au cours de ces années où j'ai préparé avec beaucoup d'entre vous le projet que je veux désormais soumettre au français, j'ai rencontré des hommes et les femmes représentant toutes les régions, tous les métiers et tous m'ont dit la même chose.

Laissez-nous respirer, laissez-nous libre et nous pourrons alors montrer de quoi nous sommes capables. Si nous nous libérons de nos chaînes, nous pouvons faire de la France en moins de 10 ans la première puissance européenne. Nous pouvons renouer avec la croissance et le plein emploi comme tant d'autres nations qui vont de l'avant, qui balaient les obstacles au lieu de les multiplier, qui ne s'encombrent pas de pesanteurs idéologiques surannées comme celle dont nous avons hélas le secret. Et pour cela, mes amis, il faut se mettre dès maintenant au travail. Il faut rattraper le temps perdu sans attendre un seul instant.

Oui, si je suis élu, je donnerai dès les premiers jours une impulsion puissante et décisive à notre économie et en quelques semaines, nous montrerons aux yeux du monde de quoi la France est [Applaudissements] capable. Je m'attaquerai à tout ce qui freine l'embauche, le développement des entreprises, l'investissement des capitaux français. J'allègerai les charges sociales pour tous les salariés et je les exonérerai pour l'embauche d'un jeune en alternance. J'alignerai le taux de l'impôt sur les sociétés sur celui des pays européens comparables. Je supprimerai les taxes inutiles et complexes.

Je mettrai un terme à l'utopie désastreuse des 35 heures en donnant aux salariés et aux entrepreneurs la liberté de négocier ce qui est bon pour eux. [Applaudissements] Je réécrirai notre code du travail avec une idée simple, ni laisser que ce qui relève des normes sociales fondamentales et renvoyer tout le reste à la négociation dans les entreprises ou dans les branches. Je doublerai tous les seuils sociaux pour aider les petites entreprises à grandir alors qu'aujourd'hui elle préfère ne pas se développer pour s'épargner des démarches complexes et fastidieuses. Je veux que la fiscalité du capital dans notre pays cesse d'être punitive.

Je ne veux plus qu'on fasse fuir les capitaux français pour être obligé ensuite de se rouler par terre devant les émir du golf et les fonds de pension américains pour financer l'économie française. Oui, je supprimerai l'impôt sur la fortune qui a stupidement incité beaucoup de nos compatriotes à enrichir la Belgique, la Suisse ou le Royaume-Uni plutôt que notre pays. Oui, je mettrai en place une flat taxe à 30 % sur les revenus du capital qui replacera la France dans la moyenne européenne. Oui, je veux que tous les Français à travers leur épargne puissent devenir des investisseurs dans l'économie réelle, dans nos PME parce que c'est là que se créent les emplois en priorité.

Et pour cela, je proposerai qu'on puisse déduire de son impôt sur le revenu dans la limite de 30 % le montant investi dans une PME, dans une start-up ou dans une entreprise [Applaudissements] innovante. que je suspendrai tous les droits de transmission tant que les entreprises se transmettent dans la famille pour maintenir les entreprises familiales et cette stabilité dont notre pays a [Applaudissements] besoin. J'aiderai nos agriculteurs qui sont étranglés de réglementation et l'une des premières décisions que nous prendrons consistera à supprimer par ordonnance toutes les normes françaises qui ont été ajoutées aux normes européennes par-dessus la tête des agriculteurs.

La vérité, c'est que notre état étouffe la liberté des Français et il s'étrangle lui-même à force de gonfler au fil de l'eau et au fil des années. Nous sommes au bout d'un processus d'alourdissement de l'État qui a commencé en 1981 avec l'élection de François Mitterran et qui n'est plus tenable. Il y a 10 ans, j'avais choqué en parlant de l'État en faillite. Et bien cette inquiétude, je l'ai toujours. Après 5 ans de Hollande, nous sommes plus que jamais menacés par notre dépendance à l'égard des marchés financiers. Il suffirait que nos taux d'intérêt remontent et ils remonteront hélas pour que nous nous retrouvions dans une situation inextricable.

près de 100 % de dettes, 100 % de la richesse nationale en dette. Nous sommes dans la zone rouge, nous sommes dans la zone du Portugal, de l'Espagne, de l'Italie. cette zone qui conduit un jour à la crise financière majeure et à des adaptations violentes. Chaque année, nous empruntons sur les marchés financiers des sommes astronomiques pour payer les salaires de nos agents publics, pour financer notre protection sociale et ce qui est plus absurde encore pour rembourser nos dettes les plus anciennes. Mes adversaires font semblant de l'ignorer. Il n'en parle pas. Il considèrent étrangement que ça n'est pas grave.

Je suis le seul dans cette campagne à vouloir rompre résolument le cercle vicieux de la dette publique qui étouffe les initiative et menace l'avenir de nos [Applaudissements] enfants. Le désendettement, c'est une exigence politique parce qu'à travers la dette, c'est la souveraineté, c'est l'indépendance de la nation qui est en cause. C'est une exigence morale parce qu'il n'est pas admissible de faire peser ce fardeau sur les générations futures. Et enfin, c'est une exigence sociale parce que c'est tout notre modèle français de solidarité qui risque d'être un jour ruiné par notre incapacité financière. Oui, je veux réformer en profondeur la sphère publique.

Sur l'ensemble du quinquena, je propose de réduire les effectifs de la fonction publique de 8 %, c'est-à-dire 1,5 % par an. C'est une nécessité, c'est un objectif raisonnable. Ça nous replacera dans la moyenne des grands pays qui nous entourent. Ça nous ramènera aux effectifs d'emploi public que nous avions en 2002. Oui, je veux un état moderne, pas un état bureaucratique, pas un état plétorique qui a embauché tellement de fonctionnaires qu'il est incapable de leur proposer des perspectives de carrière et qu'il est contraint de geler leur salaire pour des années et des années. Je veux moins d'emploi public mais je veux qu'il soit mieux rémunéré, mieux formé, mieux valorisé.

Il y a pas de tâche où il y a peu de tâches aussi nobles que celle du professeur, de l'infirmière, du magistrat, du soldat, du policier et je respecte infiniment ceux qui ont choisi la vocation du service public. Mais le discrédit de l'État bureaucratique rejaillit sur eux et c'est injuste. Je veux leur rendre leur fierté. [Applaudissements] Mon projet n'est pas un projet d'austérité, c'est un projet de prospérité. C'est un projet d'activité. Qui peut oser dire que mettre le cap sur le plein emploi, c'est l'austérité ? L'austérité, elle viendra le jour où après quelques années de revenus universel et de 32 heures, nous connaîtrons le destin malheureux de la Grèce.

Le jour où nous ne pourrons plus payer nos fonctionnaires, le jour où les conseillers du fond monétaire international débarqueront dans nos ministères, prendront les manettes et nous diront froidement ce que nous devons faire pour amadouer nos créanciers. Je ne demande pas aux français de se serrer la ceinture. Je dis simplement qu'en se retroussant un peu les manches, on peut réussir, on peut gagner plus, on peut remettre notre pays debout. [Applaudissements] Dès dès le 1er juillet 2017, je diminuerai les cotisations salariale pour augmenter le salaire net des Français et donner un gain de 700 € par an à un couple qui travaille.

Dans la fonction publique, le passage aux 39h donnera lieu à des augmentations de salaires qui seront établies par une grande négociation et la diminution des effectifs redonnera des vraies perspectives de carrière. personne ne sera laissé au bord de la route. J'augmenterai les petites retraites parce que c'est justice. Mon gouvernement l'avait déjà fait et bien je le referais. Toutes toutes les pensions du régime de base inférieur à 1000 € augmenteront de plus de 300 € par an et j'augmenterai d'au moins 600 € par an les petites pensions de reversion.

Je lancerai un plan pluriannuel de lutte contre la grande pauvreté et je serai au côté de tous les Français qui sont touchés par le handicap ou par la perte d'autonomie de leurs [Applaudissements] proches. On ne peut pas affronter l'avenir en continuant comme avant avec nos pesanteurs, avec nos blocages, avec nos crispations. Ceux qui ont 30 ou 40 ans aujourd'hui n'ont connu qu'un pays frappé par le chômage, un pays déprimé par la crise, un pays miné par le sentiment de fatalité, un pays qui s'enfonce sans réagir dans son déclin. Un pays qui s'endettete, qui vit à crédit sur le dos de ses enfants, qui leur laissera pour tout héritage des factures astronomiques.

Je veux reconstruire une France tournée vers l'avenir, une France du plein emploi. Une France où trouver du travail quand on a 20 ou 25 ans ne sera plus un parcours du combattant. Une France dont le système scolaire retrouvera sa grandeur en cessant d'être un laboratoire pour des expérimentations pédagogique de plus en plus [Applaudissements] hasardeuse. Le niveau des jeunes français chute dans toutes les disciplines et dans tous les classements internationaux. Notre école n'est plus ce qu'elle était. Elle a perdu à la fois l'excellence et l'efficacité. Je la remettrai sur pied. Je lui rendrai son sérieux. Je développerai l'apprentissage.

Je lui donnerai ses lettres de noblesse parce que c'est une des clés pour faire baisser le chômage et pour relancer l'activité économique dans notre [Applaudissements] pays. Pour notre jeunesse, je veux reconstruire une France qui soit une terre de création, une terre d'innovation, une France qui encourage, une France qui donne de l'élan, qui donne des forces à ceux qui ont la vie devant eux. Le numérique change nos manières de vivre, nos manières de travailler. Pour les générations qui viennent, le travail se fera de moins en moins dans les grandes structure bureaucratique hiérarchisée. La gauche enfoncée dans son idéologie du passé n'arrive pas à imaginer cette mutation.

à tel point que l'un des candidats de gauche propose de taxer les machines, de taxer les robots comme si on avait sauvé le travail des lavandières en taxant les machines à laver. [Applaudissements] Je veux créer un statut de travailleur indépendant pour encourager l'initiative, la création d'activités, pour mettre nos institutions en accord avec ces nouvelles manières de vivre, avec ces nouvelles manières de travailler. On ne relèvera pas les défis de l'avenir en restant immobile. Nous ne serons pas au rendez-vous du Nouveau Monde avec une société bloquée. L'un des grands défis de cet avenir, c'est le réchauffement climatique. Comment y répondre ?

Certainement pas en nous privant de l'énergie nucléaire qui est d'un des atouts historiques de la France et qui rejette peu de carbone. Oui, il faut moderniser notre filière nucléaire pour la rendre encore plus efficace, encore plus sûre. Il faut mettre le paquet sur les nouvelles technologies. Il faut mettre le paquet sur les énergies renouvelables. Il faut miser sur la science, miser sur le progrès. Nous avons tous les atouts en main pour être en pointe dans ces domaines. Non seulement pour répondre aux besoins de notre pays, mais pour être l'un des pays leaders dans le monde en matière d'énergie, en matière de gestion intelligente de l'énergie.

Mon projet, c'est de refaire de la France un pays d'avenir, un pays qui soit fier de son passé parce que nous avons une magnifique histoire et que nous n'avons pas le droit de jeter en permanence le discrédit sur cette histoire magnifique qui nous a construit, qui a construit la nation française et qui fait ce que nous sommes aujourd'hui. Mais en même temps, un pays qui regarde devant lui avec confiance. Les solutions que je propose, elles sont ambitieuses mais elles sont réalistes. Elles sont précises.

Elles sont fondées sur un diagnostic rigoureux, sur le bon sens, sur l'exemple de nombreux pays qui nous sont comparables et qui ont réussi en quelques années à redresser leurs finances en même temps qu'ils retrouvaient le chemin du plein emploi. Ma bataille, c'est celle des idées. Elle l'a toujours été. Je n'ai jamais hurlé avec les meutes. Je n'ai jamais fouillé dans les poubelles de mes adversaires politiques. Je me bats face à face, droit dans les yeux, programme contre [Applaudissements] programme. Je n'ai pas besoin d'attaquer mes adversaires sur des boutons de guettre.

Il me suffit de regarder leur programme et quand je vois leur programme, je redoute pour la France de nouvelles années perdues, de nouvelles années de crise, de déception, de tension. Les extrêmes droite et gauche se rejoignent dans la démagogie, dans l'inconscience d'un programme funeste qui achèverait de mettre la France à genou. Ils disent que le retour aux France sera la panassée. Mais qui peut les croire un instant ? Qui peut croire que la France redeviendra plus grande en se repliant derrière ses frontières ? Qui peut croire que l'argent public coulera à flot simplement parce que nous serions revenus au franc et la retraite à 60 ans, c'est le franc qui va la financer.

et tous ces services publics dont madame Le Pen a récemment découvert la vertu. Le programme du Front National, c'est fermons les frontières, rétablissons le franc et nous abolirons le monde et l'arithmétique. Le programme du FN, c'est un peu comme ces publicités pour des magnétiseurs qui vous promettent la santé, la réussite aux examens, l'héritage de l'oncle d'Amérique et le retour de l'être aimé. Il est il est facile de s'imaginer qu'on est les meilleurs quand on refuse de se comparer.

Les nationalistes donnent des coups de menton tout seul devant leur miroir et peu importe le déclassement, l'appauvrissement des Français, les vrais patriotes veulent que la France tienne son rang dans la compétition du monde et qu'elle suscite les éloges des autres nations. C'est notre projet. Le programme du Front National, c'est la faillite au bout de 6 mois et les premiers touchés, ce seront les classes moyennes et populaires, les ouvriers, les petits épargnants. Quant à monsieur Amont, l'endettement public, c'est le cadet de ses soucis. Il propose les 32 heures, le revenu universel, la légalisation du cannabis et un impôt absurde sur les robots.

C'est une garantie pour la France de rester au bord de la route du progrès, de quitter la compétition internationale, d'être dépassé sans réagir par tous les pays émergents qui aux quatre coins du monde débordent d'énergie et de volontarisme. Enfin, il y a monsieur Macron. Monsieur Macron, monsieur Macron, c'est la gauche hollandaise relookée. C'est le radeau de sauvetage des naufragés du quinquena. Vous avez aimé les synthèses molles de Hollande. Vous allez adorer les synthèses élastiques d'Emmanuel Macron. Le même jour, monsieur Macron recevait le soutien d'Alain Madelin et celui de Robéru. Ces gens ne sont d'accord sur rien. Qu'importe.

Mais soyons sérieux parce que derrière le spot publicitaire écuménique se posent les vraies questions au sujet du gouvernement de la France. Quelle cohérence intellectuelle peut se cacher derrière cette farce attrape tout ? Combien de temps, combien de semaines, combien de jours, combien d'heures pourrait durer une majorité écartelée entre des idéologies aussi contradictoires ? Quelle est la politique qui peut réunir des Français venant d'horizon aussi éloigné ? Qui seront les dupes ? Qui seront les déçus ? La politique de monsieur Macron, c'est pas un mystère. Ça sera la continuité de celle de monsieur Holland. Il a pour lui cette jeunesse qui vaut pour l'apparence du changement.

Mais sur le fond, c'est le refus et l'impossibilité organisée de prendre des mesures énergiques pour traiter en profondeur les racines des mots dont souffre notre pays. C'est du radical socialisme à l'ancienne. C'est le retour à la 4e République incapable de gouverner la France. avec une ligne politique claire, avec une ligne politique définie.

Oui, si monsieur Macron succède à monsieur Hollande qui ne fait plus qu'inaugurer les crés et remettre des médailles depuis 6 mois, nous nous retrouverons comme au temps où René Cotti succédait à Vincent Oriol avec un président sans majorité qui aura peut-être un gouvernement socialiste en hiver puis un autre vaguement centriste au printemps soutenu puis lâché par des coalitions éphémères conclues par des opportunistes du moment et ainsi de suite jusqu'à la paralysie [Applaudissements] générale. Monsieur Macron, Monsieur Macron et moi, nous avons beaucoup de différence. Il ne croit pas à l'existence d'une culture française.

Moi, je suis fier de la culture française qui a écrit des grandes pages de l'histoire du monde. Il a il a attendu le dernier moment pour sortir une esquise de programme. Moi, j'ai préparé le mien depuis des années. Il se glorifie de son immaturité et montre beaucoup de dédains pour les élus. Moi, j'ai donné près de 40 ans de ma vie au service de la France à tous les niveaux et j'en ai tiré des leçons, des réflexions et des [Applaudissements] [Applaudissements] solutions. Je ne crois pas je ne crois pas pour un président de la République française au vertu de cette inexpérience.

de cette immité satisfaite de soi, ni pour la représenter dans un monde en pleine mutation où les incertitudes sont nombreuses, où les rapports de force sont de plus en plus durs, ni pour lui apporter les réformes dont elle a besoin pour se relancer, ni pour établir l'autorité et la sécurité dont notre pays a tellement besoin aujourd'hui. Hier, hier et aujourd'hui, deux événements nous rappellent à la vigilance et à l'action. Le premier, c'est un acte clairement terroriste. Il s'agit de l'explosion d'un colis piégé qui a fait un blessé au siège du fond monétaire international à Paris et dire qu'hier le ministre de la justice envisageait la fin de l'état d'urgence. Quel angélisme !

Et puis il y a cette fusillade dans ce lycée de grâce qui a fait plusieurs blessés. Certains essaient de nous présenter ce drame comme un différent entre lycéen ou relevant d'un problème d'ordre psychologique. Comme si on avait fini par baisser la garde, comme si on avait fini par accepter l'inacceptable et trouver normal qu'un élève transporte avec lui des armes de guerre et s'introduise dans un lycée pour tirer autour de lui. Et bien moi, j'ai une pensée ce soir pour les victimes et parmi elles pour ce proviseur qui s'est comporté de façon exemplaire et qui a été blessé.

Une pensée aussi pour les policiers qui ont œuvré avec professionnalisme et notamment l'un d'entre eux qui semblait-il n'était pas en service sur les lieux du drame mais qui était sur les lieux du drame. Il y a quelque chose de brisé dans notre République. Chaque semaine, nous assistons à des événements d'une violence accrue. La semaine dernière, c'était 50 élèves d'un lycée qui décidaient de détruire leur lycée, de le casser, de le saccager, d'y mettre le feu et ensuite d'attaquer les force de police. La culture de la violence ronge les esprits, elle ronge les cœurs. Il faut retrouver cette autorité juste sans laquelle aucun lien social ne peut exister.

l'autorité de la loi, l'autorité de l'État, l'autorité du [Applaudissements] professeur. Il faut mettre fin au sentiment d'impunité. Oui, nous relancerons la construction de 16000 places de prison interrompu par madame Tobira et par le gouvernement de François Hollande. Oui, nous supprimerons la quasi automaticité des remises et des aménagements de peine. Oui, nous rétablirons les peines planchées automatiques parce que la récidive doit être plus lourdement condamnée. Et enfin, il est temps de prendre en compte les évolutions de la société. Si certains pensent que les délinquants attendent gentiment d'avoir 18 ans pour sévir, ils se trompent lourdement.

Je proposerai d'abaisser la majorité pénale à 16 ans. Enfin, j'apporterai tout mon soutien aux policiers, aux gendarmes qui effectuent des missions dangereuses, essentielles, difficiles. Chaque année, plus de 10000 d'entre eux sont blessés et près d'une dizaine d'entre eux perdent la vie. Je les soutiendrai sans réserve. sans ambiguïé. Je moderniserai leurs moyens. Je les libérerai des tâches administratives qui leur font perdre un temps précieux. Je renforcerai, je généraliserai les polices municipales. Je le dis clairement, nous avons le devoir d'apporter le respect, le soutien permanent à ceux qui assurent la cohésion de la société française.

Car sans les forces de police, sans les forces de gendarmerie, sans l'ensemble des forces de sécurité dans une société aussi violente que celle que nous connaissons, ce serait le chaos. Nous leur devons tellement. [Applaudissements] Je veux, je le dis clairement, l'immigration sans intégration, sans assimilation, l'immigration non contrôlée, c'est de l'irresponsabilité. C'est la France en 1000 morceaux. Et bien, ça n'est pas ma France. Ma France, c'est celle dont l'honneur est d'avoir toujours été une terre d'asile pour ceux qui fuient la guerre. Mais pour les autres, il faut limiter l'immigration à son strict minimum.

Et je propose que notre politique d'immigration soit fixée par des quotas établis chaque année au Parlement en fonction de la réalité de nos capacités d'accueil et des besoins de notre économie nationale. Je veux que la procédure d'examen des demandes d'asile soit rapide et que ceux qui sont déboutés soient systématiquement expulsés. Les lois de l'hospitalité ne sont pas à sens unique. Ça n'est pas à nous de nous adapter à ce que nous recevons. C'est à eux de respecter nos modes de vie, nos traditions philosophiques, nos lois républicaines.

31:42
Non speech

[Applaudissements]

31:49
François Fillon

Les étrangers présents sur notre territoire ont des devoirs et pas seulement des droits. J'exigerai qu'un délai de 2 ans s'impose avant toute obtention de prestation sociale. Nous sommes toujours confrontés à une menace mortelle. cette menace que j'ai qualifié de totalitarisme islamique et je n'ai pas peur, contrairement à d'autres, de nommer les choses par leur nom. Les fanatiques ont choisi leur drapeau. Il est noir comme la mort, comme la destruction, comme le néant. Le mien est tricolore. C'est celui de la vie, c'est celui de la liberté et c'est celui de la résistance. [Applaudissements] Alors oui, demain toute personne coupable d'intelligence avec l'ennemi sera condamnée.

Tout français qui tourne les armes contre ce pays, son pays se verra comme la loi le permet retirer la nationalité française. Tout étranger appartenant à la mouvance intégré. Enfin, le culte musulman fera l'objet d'un contrôle administratif jusqu'à ce qu'il soit fermement ancré dans la République comme les autres religions. Tous les mouvements se réclamant du salafisme où des frères musulmans seront dissous. Je refuse que sur le territoire de la République, l'égalité entre les hommes et les femmes soient remise en question. Je refuse la progression de l'antisémitisme. J'exéc tous les racismes dont le racisme antifrançais. Nous formerons tous ensemble le peuple de France.

Je prendrai mes responsabilités et je demande à nos compatriotes musulmans de nous aider à faire le ménage contre l'obscurantisme, contre l'intégrisme qui détruit leur propre religion. Enfin, je défendrai la famille. La famille, c'est la base de l'éducation, de l'apprentissage, du respect, de l'insertion dans la vie sociale. C'est notre notre institution la plus ancienne, la plus naturelle. C'est sans doute pour cela que certains voudraient la casser. Et bien, on va pas les laisser faire. Nous protégerons le droit de l'enfant. Nous relèverons le cent familial. Nous rétablirons l'universalité des allocations familiales.

Alors mes amis, maintenant tous à l'action, ne vous laissez pas intimider. Soyez les plus courageux. Soyez les plus forts, soyez les plus volontaires. J'en ai connu des campagnes électorales, j'en ai affronté des vents contraires. Alors, faites-moi confiance si je vous dis que la victoire vient rarement aux tièdes, aux immobiles, aux satisfaits. La victoire ne vient qu'à ceux qui donnent tout jusqu'au dernier jour. Je donne et je donnerai tout dans cette campagne. Toute ma volonté, tout mon courage, toutes mes forces. Vous le verrez avec vous, je battrai tous les scénarios soi-disant écrits d'avance. Vous verrez que le peuple français est dans ses profondeurs à nos côtés.

Il rejettera les rêveries des socialistes. Il se détournera des faux fuyants du macronisme. Il écartera la faillite des extrémistes. Nous nous avons les idées claires. Nous avons un programme précis. Nous avons avec nous une force politique qui a une histoire, qui a une cohérence et nous aurons une majorité pour gouverner. Pour tout dire, nous sommes le camp de la raison et le camp de la nation. [Applaudissements] Alors, pas d'hésitation. Aux invectives, opposez vos arguments. Aux indécis, montrez vos convictions. Aux sceptiques, exprimez vos idéaux. Aux résignés, faire faites entendre votre espérance. Proclamez vos ambitions. Brandissez-les comme un étendard.

La France fière d'elle-même, la France debout, la France en tête. Et ensemble, allons chercher la victoire pour notre pays, pour le peuple français. Vive la France ! Vive la République !

36:35
Non speech

[Applaudissements] [Applaudissements] [Musique]