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interviewPublic Sénat· 24 octobre 2024 46 min

Agriculteurs : Pourquoi la colère reprend

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous bienvenue dans sens public on est ensemble pour 90 minutes de débat de chronique et de reportage chaque jour vous le savez on choisit deux grands thèmes pour les décortiquer avec nos experts et les journalistes de la rédaction de de Public Sénat notre objectif c'est de donner du sens à une actualité de plus en plus complexe et anxiogène avec au sommaire de ce 24 octobre les menaces des agriculteurs français il manifeste de nouveau et promettent une forte mobilisation le 15 novembre juste avant un G20 où l'accord entre l'Union européenne et les pays sud-américains du mercossur pourrait être annoncé ce traité de libre échange met-il vraiment en danger notre agriculture la France peut-elle empêcher la signature de ce traité par les autres pays européens les promesses faites au printemps dernier par Gabriel Atal était tenue réponse dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission les élections américaines et cette affirmation de Kamala Harris Donald Trump est fasciste lorsque Donald Trump était Président il a dit qu'il voulait des généraux comme ceux d'adolp Hitler Donald Trump a dit cela parce qu'il ne veut pas d'une armée loyale à la constitution des États-Unis non il veut une armée qui lui soit loyale à lui le scrutin du 5 novembre peut-il se jouer sur la défense de la démocratie américaine un nouveau soulèvement insurrectionnel est-il possible faut-il craindre une guerre civile ou alors une forme de Sécession de certains États qui refuseraient la défaite de leur quand ne Ratz pas l'analyse de nos invités ce sera dans trois qu4 d'heure mais d'abord ces départements où les agriculteurs sont déjà mobilisés et en colère comment Occitanie Sophie régiss 200 panneaux de signalisation déposés par les agriculteurs devant la préfecture de lariège cette scène a un air de déjà vu et la colère elle est restée intacte on fait 709 he onve plus à ça ne va plus on nourrit le peuple et onarrive plus à vivre nousmê un an après les mobilisations de masse les promesses du gouvernement ne suffisent plus face au quotidien sans issue dans les exploitations les syndicats à la grève le 15 novembre sans savoir si cette fois encore les tracteurs prendront la route pour Paris la FNSEA le principal syndicat agricole n'exclut aucune possibilité on est là depuis 1 an ça fait 1 an qu'on explique qu'on marche sur la tête et donc oui on est prêt à aller loin pour faire en sorte que nos revendications soi entendues au-delà de la simplification administrative des contrôles ou l'augmentation des revenus les agriculteurs attendent des mesures concrètes face à un contexte particulièrement difficile début octobre la la tempête Kirk aurait détruit un mois de récolte en seulement 24 heures ouz ça c'est la chicoré rouge elles sont pleines de terre à l'intérieur tout est plein de terre tout tout jusqu'au cœur elles vont finir par pourrir et si on les lave on pourra pas les garder elles vont pourrir aussi donc tout ça là on avait 2000 pains de sucre et 1000 chicoré rougge tout est tout est cuit la catastrophe s'ajoute à un été inquiétant avec l'épidémie de la fièvre catarale dans les troupeaux français ils ont des croûtes là ils ont on doit avoir je pense actuellement 80 % du tropau qui est qui est malade on a perdu énormément de bêtes avec des agriculteurs sousension la colère pourrait bien remonter jusqu'à Bruxelles la Commission européenne envisage de signer un accord de libre échange avec le Mercosur le marché commun entre les pays sud-américains les syndicats dénoncent une concurrence déloyale car l'accord permettrait l'importation de produits qui ne serait pas soumis aux mêmes normes que les produits européens évidemment on sera mobilisé pour faire en sorte qu'on soit entendu parce qu'on veut pas être demain au menu du des des des pays sud-américains on a besoin de se défendre le début de la grève précédera de quelques jours l'ouverture du Sommet international du G20 à cette occasion les agriculteurs espèrent interpeller Emmanuel Macron qui devra se rendre au Brésil où le sommet est organisé on tente de comprendre pourquoi cette colère reprend ce qui pourrait la calmer également avec Quentin leillous bonsoir bienvenue vous êtes Secrétaire Général des Jeunes agriculteurs et céréaliers en en heur et Loire tiierry pouche bonsoir bonsoir et bienvenue économiste responsable des études au Chambre d'Agriculture ellvire fabr bonsoir et bienvenue vous êtes chercheuse à l'Institut Jacques Delor et spécialiste de la géopolitique du commerce et Sophie dravinel bonsoir éditorialiste politique bienvenue Sophie vous étiez à Matignon cet après-midi un rendez-vous avec le Premier ministre qui était prévu depuis depuis quelques jours on va dire qu' ne s'est pas monté dans dans l'urgence que vous a dit Michel Barnier alors un rendez-vous qui était qui était attendu et encore plus là avec les annonces maintenant o on a vraiment dit que à partir de la mivembre il nous fallait des actes le plus rapidement possible sinon on repartait on on a tout rebrossé on a pris tous les sujets les uns après les autres que ça soit sur les simplifications les pertes de revenus les maladies comme ça a été expliqué aussi tout à l'heure Mercur aussi qu'on a rediscuté ils nous ont promis que d'ici le 15 novembre des avancées allaient arriver on les attend on leur a demandé de les faire très rapidement pour nous l'objectif c'est qu'il y ait un maximum de retour qu'on puisse un petit peu calmer sur certains sujets par contre si MERCOSUR ou si il nous manque une ou deux mesures de simplification on va continuer maintenant on a semblé être entendu on du moins on a été à l'écoute on espère qu'on a bien été compris et que les actions vont arriver dans les jours ou dans les semaines qui vont arriver concret sur la simplification que ça soit bah stockage de l'eau aujourd'hui il faut du stockage de l'eau dans les régions du sud curage dans le Nord il faut laisser les agriculteurs pvoir entretenir on a vu les inondations on a vu aujourd'hui toute la quantité d'eau qui est tombée c'est pas possible de laisser les agriculteurs et de leur dire non parce que il y a telle règle il y a si il y a ça on nous demande de plan TDM et on a une une injonction contradictoire qui nous dit pour l'entretien et cetera cafouillage complet pour les agriculteurs faut de la simplification simplification administrative simplification dans les contrôles ouais alors on y reviendra parce que ça ça fait évidemment partie des revendications vous portiez déjà l'an dernier à laquelle le gouvernement est censé avoir u on y reviendra tout à l'heure avec Sophie en en détail Thierry pouche est-ce que le gouvernement a de la marche de manœuvre là dans puisquon dit 15 novembre donc c'est c'est c'est demain c'est c'est très très vite pour empêcher que le mouvement reparte vraiment d'après vous il a eu une marge de manœuvre l'hiver dernier il a annoncé un certain nombre de mesures qui d'une certaine façon étaient des prophétie un peu autoréalisatrice tout tout n'a pas été réglé donc mais là la période de temps est quand même très courte euh les agriculteurs sont impatients ils ont accumulé un certain nombre de chocs al l'année 2023 s'est terminé par une baisse de leur revenus à l'échelle nationale on est aux alentours de - 23 % euh ils ont accumulé les maladies dans l'élevage et déjà auparavant il y avait eu la grippe aviaire pendant 2 ans avec un un cheptel qui avait été complètement anéanti en tout cas dans dans certaines régions il y a eu la baisse des prix agricoles en tout cas pour les grandes cultures on était quand même passé de 430 € la tonne de blé en mai 2022 on a perdu à peu près 200 € en 2 ans donc quand on compare les les charges qui ell ont un peu diminué mais pas au même rythme que le que le prix on voit bien en ce moment que le le croisement des courbes il est il est effectif hein c'est les charges sont un peu plus élevés que les les prix maintenant il y a eu l'aléa climatique de cet été et même de toute l'année à peu près dans toutes les régions euh qui a endommagé à la fois les récoltes les rendements ce qui pose la question maintenant de savoir euh qu'est-ce que les agriculteurs vont pouvoir vendre euh et puis le problème de l'exportation du coup parce que quand on regarde aussi ce qui s'est passé au mois d'août on a reculé par rapport à août 2023 en en terme de d'excédent commercial de Mo vous fait une liste qui est très très longue et euh effectivement on se on se demandera à quoi à quoi le gouvernement peut répondre je voudrais euh on va largement parler du du Mercosur de se traiter de de libre échange avec des pays sud-américains ce sera vraiment un des un des chapitres très importants de notre débat je voudrais vous entendre une première fois peut-être sur le calendrier parce que là dans dans ce ce premier temps on essaie de se de se dire 15 novembre qu'est-ce qui peut être fait avant après pourquoi ce calendrier il y a le G20 juste après c'est ça l'enjeu ELV Fabri ça pourrait être annoncé à cette à cette occasion là oui parce que ce serait un moment ce serait un moment clé mais on sait que la Commission européenneueit à négocier continuit à vouloir obtenir des des engagements plus fermes notamment sur tout ce qui était le verdissement la déforestation euh maintenant euh les les les la plupart des États-membres sont en soutiennent cet accord sont impatients et se disent qu'ils ont beaucoup attendu c'est vrai que ça avait été repoussé du printemps jusqu'à maintenant l'automne et on sait que une fois que ces accords sont obtenus ça reste il faut ça reste fragile il faut il faut Ferrer le poisson et et à ce moment-là euh présenter présenter un accord à ratification donc il y a encore des discussions c'est ce que vous êtes en train de de de nous dire on se concentre sur les promesse du gouvernement àal tout ce qui a été promis est en cours de mise en place voilà ce que dit l'ancien ministre de l'Agriculture Marc fenon on l'écoute rien d'ailleurs la ministre jeunevar qui m'a succédé l'a dit rien de ce qui avait été promis n'est pas dans les tuau en cours alors après tout le monde savait pardon tout le monde sait non mais tout le monde sait quand on dit c'est un débat fiscal ou un débat budgétaire que le budget c'est à l'automne et qui s'applique au 1er janvier je veux dire ceux qui font croire qu' y a ça va pas assez vite parce que le budget n'a pas été voté le budget ça fait des dizaines d'années qu'il est voté dans ce délai là donc faut pas être surpris je dis au responsable agricole que quand on on a le mot responsable dans son acronym si je peux dire on regarde le calendrier tel qu'il est connu bon vous aurez l'occasion de répondre sur cette question du du calendrier évidemment Sophie on va détailler un peu est-ce qu'on peut dire que les promesses fait par gabrielriculteur ont été tenu en partie tenu en fait une chose est s Thomas c'est quand même que effectivement efftivement le choix d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée a quelque peu l'avoir largement freiné depuis l'affaire depuis cet été si la loi d'orientation agricole a bien été votée par les députés le 28 mai dernier et ben son examen au Sénat a été suspendu or c'est ce texte qui portait sur la simplification administrative une des revendications fortes du monde agricole et la nouvelle ministre de l'Agriculture donc annie genevar a promis mercredi sur les ZES de Sud Radio que le texte de loi serait au Sénat avant la fin d'année il faut la croire elle attend une date Thomas le massage est passé pour le Sénat et toujours ce mercredi annie genevar a aussi promis que le principe d'une retraite agricole basée sur les 25 meilleures dernières années sera mis en en place le au 1er janvier 2026 et elle a aussi évoqué un dispositif imminent pour faciliter les contrôles des agriculteurs alors peut-on pour autant considérer que les promesses sont en cours de réalisation en tout cas c'est ce qui c'est ce qui est affirmé à Matignon et on peut imaginer que Michel Barnier est bien au courant de ce dossier parce que lui-même a été ministre de l'Agriculture entre 2007 et 2009 il connaît donc le dossier il sait à quel point le dossier est explosif parce que effectivement du côté du syndicat le ton est relativement hostile ambiance le conteniez pas Michel si vous voyez à quoi je fais référence surtout que les conditions météo de cet été la celle de la rentrée sont exécrables que les maladies pululent et que le Mercosur menace certains et donc les agriculteurs redescendent dans la rue absolument un peu partout et depuis un an le changement de logiciel qu'on avait demandé n'est pas au rendez-vous justifie le patron de la fnela donc Arnaud Rousseau on a rien on n'est pas écouté on en a marre on est à bout ajoute remémy dumort qui est président de la Coordination rurale d'ordogne et c'est lui qui avait interpellé on s'en souvient Emmanuel Macron sur les suicides des agriculteurs lors du dernier Salon de l'agriculture mais moi on me répond le gouvernement ne peut pas faire en 3 semaines ce que les autres n'ont pas fait en 6 mois me répond donc effectivement le député LR Julien div et c'est lui qui a bataillé pour que effectivement le régime agricole des retraites puisse être appliqué au 1er janvier 2026 et non pas 2028 comme l'aurait voulu berc et il faut savoir par ailleurs Thomas un point et non des moindres que sur ce dossier il y a un point qui échauffe les esprits qui est celui des élections pour les Chambres d'agriculture elles ont lieu tous les 6 ans elles ont lieu en janvier prochain et ça contribue évidemment à échauffer donc un peu les esprits ou évidemment c'est un élément de l'équation qu'on ne peut pas d'un d'un revers de manche alors je je reprends la la phrase de de Marc F qui qui dit je dis au responsable aricolle quand on a le mot responsable dans son acronyme on regarde le calendrier tel qu'il est connu est-ce que vous faites semblant de croire que les promesses du du gouvernement Atal sont pas finalement dans les tuyaux alors c'est c'est c'est c'est toujours sympa d'entendre ça parce que à l'époque avec Monsieur fen on avait quand même listé point par point toutes les problématiques en agriculture tous tout tout le mal-être qu'il y avait et on peut pe remonter très loin parce que la LOA ça fait quand même 3 ans qu'elle qu'elle dure puis après succession du gouvernement peut-être pour décembre ou janvier il nous avait promis aussi sans sans stockage d'eau qui allait sortir des sols sur le mois de juin on est à zéro euh on nous avait parlé qu'ils allaient regarder sur l'utilisation des produits phytosanitaires normal notamment il devait établir l'établissement a été fait sur les distorsions entre l'Europe et la France on vait remettre tout ça à plat essayer de regarder n'a rien de plus aujourd'hui bon voilà donc oui il y a eu c'est la dissolution qui a tout arrêté en fait bien sûr mais bon voilà quand quand on vient nous dire oui il y a un calendrier et cetera bon nous pendant 2 mois et demi cet été on a travaillé on mais les engagements non je je suis d'accord avec vous mais les engagements de l'État ils vont être pris ils vont être tenus ben on l'espère parce qu'en fait on on a laissé en fait au gouvernement se mettre en place 15 premiers jours on a fait connaissance on s'est regardé bon maintenant il faut du concret faut faut nous dire les choses au moins qu'on nous donne un calendrier aujourd'hui on n'est même même pas capable de nous donner un calendrier de nous dire à telle date on part sur ça à telle date il y a ça ça c'est pris oui on va le faire aujourd'hui c'est un flou un peu artistique on va avec nos courses malheureusement notre liste et on nous dit bah LOA ça va avancer simplification on regarde quelque chose c'est tout donc aujourd'hui on veut du concret pour ça que il a fallu qu'on prenne les devant et qu'on annonce malheureusement mi-novembre c'est-à-dire pourquoi mi-novembre il y a aussi la sor la fin des travaux hein pour une grande partie des agriculteurs aujourd'hui bah le beau temps était là aujourd'hui mais ça fait quand même un an qu'il pleut euh donc on essaie de trouver les créneaux à partir du 15 novembre une grande majorité des exploitants agricoles vont avoir fini les travaux dans les champs on va ils seront un peu plus disponi on sera un peu plus disponible pour retourner dans la rue s'il faut ouai donc la menace euh se maintient vous avez évoqué la la situation C cette cette succession de de finalement de difficultés euh accumulé pour les agriculteurs on l'a entendu dans notre reportage mais ve euh je je veux bien qu'on redonne la parole à ce marichcher deeloa maricher bio euh qui a peur tout simplement de vooir mettre la clé sous la porte s'appelle Anthony Laffond il est interviewé par Jérôme Rabier l'année dernière du coup on n' pas récolté nos légumes divivers ça a mangé toute ma trésorerie que j'avais fait durant plus de 10 ans là refit une mauvaise saison avec des salariés qui sont là qu'il faut payer des salaires à sortir donc si on foire notre production comment payer tout le monde c'est un traca permanent puis se dire fermer l'entreprise on va pas licencier les salariés en sachant qu'on a toujours les crédits pour le matériel donc faut quand même produire assez pour rembourser les crédits payer les salaires de tout le monde euh sans en espérant pas avoir de problème et êt obligé de réinvestir dans du matériel aujourd'hui on n'est pas à l'abri d'une casse sur un tracteur des agriculteurs dans le rouge il y en a beaucoup qutin guillous double question est-ce que vous êtes toujours suivi par les banques et est-ce que c'est à l'état de prendre le relais des banque alors déjà pour pour l'exemple que vous venez de nous montrer ça montre un peu une colère aussi notamment du monde agricole on nous a demandé aux agriculteurs d'avoir 27 % d'agriculteur bio d'ici 2030 oui quand on voit aujourd'hui nous sommes 10 et quelques pour 10,1 10,2 % de d'agriculteur bio en France aujourd'hui les agriculteurs bio ne vivent pas sur leur ferme comment voulez-vous attirer de nouveaux d'exploitants de nouveaux agriculteurs à aller au bio il y en a même qui reviennent vers y a même voilà on a une déconversion ou ENF bon il y a eu aussi une une consommation du bio qui qui a lâché pendant 2 ans à causeination l sauf que je prends l'exemple du blé quand un agriculteur en bio vend 200 € la tonne que son voisin conventionnel donc qui utilise des produits phyos qui a peut-être moins de salariés vend 200 € aussi pareil et que derrière le la baguette traditionnelle vendu 1 € mais la tradet bio bah elle elle est vendu 1,20 € bon il y a il y a un souci quelque part entre les deux donc en fait faut remettre tout ça à plat c'est ce qu'on dit au gouvernement aussi arrêtons de partir dans des objectifs aujourd'hui qui sont intenables je préfère autant plutôt envoyer de l'argent au maintien pour aider AG au lie d'envoyer d'autres nouvelles personnes au bon et et rapido sur les banques aujourd'hui les les les banques ont presque tout ils voient aujourd'hui qui est dans le rouge qui va qui va pas on sent vraiment une semette d'alarme de toute façon ça se voit aussi sur les investissements matériels et cetera tout est presque à l'arrêt aujourd'hui en France donc les banques ont aujourd'hui on arrive encore à discuter nous ce qu'on demande c'est que le gouvernement mette aussi un petit peu sa main à la patte sur ce sujet bancaire pour peut-être bah proposer aux agriculteurs des taux préférentiels ou de l'accompagnement h dever on essaie aussi d'être très concret dans ce dans ce débat et je continue avec toujours l'exemple parce que ça pose la question des assurance et je veux bien vous entendre là-dessus Tiry pouche parce que cet agriculteur bio en fait il est pas assuré on a vu le l'état de seses ses Chico et cetera il est pas assuré parce que ça lui coûte 20000 € par an et c'est grosso modo ce qui ce qui se paye quoi quand et encore quand ça va bien c'està dire qu'il y a beaucoup d'agriculteurs qui sont pas assurés aujourd'hui en France on parlait de la succession de de de de phénomène climatique extrême en fait oui il y a un nombre assez élevé d'agriculteurs qui sont pas assurés alors c'est l'exemple dans le maréage c'est assez important il y a une raison c'est le coût évidemment du contrat d'assurance c'est le fait aussi que certaines compagnies d'assurance maintenant hésite de plus en plus à s'engager parce que les risques sont énormément élevés ça devient un risque systémique si revient systémique et récurrent et et ça c'est pas le modèle de l'assurance quoi c'est pas le modèle de assurance et en plus on sait maintenant que les compagnies d'assurance vont avoir extrêmement de de d'attention sur l'évolution du climat parce que là aussi c'est une double peine et ce marécher alors lui il est c'est c'est un peu le problème du maréchage en France c'est que non seulement il est en bio on a eu un coup d'arrêt sur la consommation de produits bio pendant 2 ans à cause de l'inflation la difficulté c'est que ça ne repart pas il y a quelques frémissements de de de regain d'activité dans certains pays européens sur le bio la consommation alimentaire plus globalement bio et or bio ne repart pas non plus franchement en plus on est sur un secteur où nous sommes sur un déficit commercial structurel depuis au moins 50 ans donc les fruits et les légumes posent un certain nombre de problèmes donc là on peut se poser des questions effectivement sur le modèle économique sur la façon d'accompagner ses agriculteurs parce que je rappelle que dans le cadre de la politique agricole commune c'est un secteur les fruits et légumes qui étit très très peu voire pas du tout soutenu par les dispositifs européens donc là il y a quand même toute une réflexion à avoir sur les conditions de l'assurance est-ce que l'Union européenne alors c'est déjà un peu le cas mais est-ce que la la puissance publique peut accompagner les assureurs dans le dispositif de contrat c'est ce qui se fait aux États-Unis par exemple hein les compagnies d'assurance sont subventionnées par l'État fédéral et donc il y a des contrats qui sont plus abordables euh que dans l'Union européenne donc là il y a vraiment un énorme problème sur cette histoire de couverture assurancielle allez comme promis on ouvre le chapitre consacré à cet accord de libre échange prévu avec des pays sud-américains c'est c'est très concret parce que ça va avoir des conséquences dans nos assiettes aux uns et aux autres dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois et on en parle tout de suite avec Jonathan dupriè pour commencer bienvenue Jonathan donc c'est l'un des points qui cristalise on l'a vu la la la colère du monde agricole de quoi s'agit-il on parle de quoi exactement alors Thomas un très traité de libre échange le Mercosur qui a mis environ 25 ans à être conclu en juin 2019 et alors cet accord c'est un accord donc entre l'Union européenne et tous ces pays-là que vous voyez qui s'affichent le Brésil l'Argentine l'Uruguay le Paraguay la Bolivie avec un double objectif àroître les relations commerciales entre ces deux marchés gigantesques et promouvoir aussi la coopération et le dialogue politique ça ça fait pas débat mais ce qui fait débat c'est vraiment le volet commercial effectivement qui a chope et c'est ce qui explique aussi qu' on se retrouve aujourd'hui en 2024 avec un traité qui n'est toujours pas ratifié euh parce qu'il y a beaucoup de pays dont on fait partie la France les Pays-Bas ou encore l'Autriche qui n'en veulent pas parce qu'il redoutent des conséquences évidemment environnementales sanitaires et aussi économiques sur propres marché et pourquoi le le le monde le secteur agricole rejette aussi violemment se traiter alors les raisons de ce rejette c'est surtout pour des raisons de concurrence déloyale hein vous le disiez avec possiblement l'arrivée massive de denrées alimentaires provenant euh d'Amérique du Sud l'accord prévoit entre autres la suppression euh vous le voyez des droits de douanes sur les importations de denré de miel de riz ou encore de sucre hein c'est des quantités astronomiques hein 45000 tonnes de miel 60000 de riz ou 180000 de sucre mais le point qui cristallise vraiment toutes les tensions c'est euh les 99000 tonnes de viande de bœuf et 180000 tonnes de volaill qui seraient exempté de droit de douane pour arriver chez nous les éleveurs estiment qu'il sera surtout impossible Thomas de euh de concurrencer euh ces très grandes exploitations sud-américaines qui ne sont pas soumises aux mêmes normes sanitaires ni environnementales et on en est où des négociations sur le traité est-ce qu'il y a des marges de manœuvre alors l'exécutif français répète qu'il ne veut pas en l'état ratifier cet accord le gouvernement veut des ce qu'on appelle des clauses miroir afin de de garantir la réciprocité justement de de ces normes entre cell qu'on applique à nos nos agriculteurs et et aux agriculteurs sud-américains écoutez ce que disait la ministre Annie jeuné hier devant le Sénat en l'ét vous le savez ce projet d'accord est inacceptable il est inacceptable pour deux raisons je suis la ministre de l'Agriculture et de la la souveraineté alimentaire donc de la compétitivité des entreprises agricoles et cette compétitivité ne résistera pas des impimportation tel que le prévoit cet accord la deuxième raison pour laquelle ce ce ce projet d'accord car il n'est pas signé faut le rappel et que il ne les les denrées qui seraient importées ne respectent pas nos propre conditions de production voilà Annie jeunevar et pas Annie jeun c'est l'éducation nationale on parlait hier on avait un débat sur ce thème sur ce plateau en tout cas donc voilà Thomas la France quand même semble s'isoler de plus en plus malgré tout sur ce dossier alors que certains pays européen notamment l'Allemagne espère aller beaucoup plus vite et clore assez vite ce ce débat merci beaucoup jeenattends pour toutes ces informations ELV Fabri pourquoi cet accord il est soutenu par une grande majorité on l'a compris de pays européens alors si vous permettez déjà de juste apporter quelques petites précisionsy parce que euh lorsque l'on parle de l'opposition du secteur agricole il faudrait préciser queil y a des intérêts défensifs et offensifs alors on parlait des filières là qui sont les plus vulnérables et qui aujourd'hui en plus sont exposés à des conditions climatiques des problèmes de compétitivité qui qui s'ajoutent euh mais vous avez des filières qui attendent un accord comme celui-là qui exportte beaucoup les filières laitières tous les produits les fromages les les vins les spiritueux et là je parle que de la filière agricole et dans un accord comme celui-là il y a aussi tout ce qui concerne les biens les services sont aujourd'hui des accords qui ont une assiette très très large qui a qui qui permett de protéger la propriété intellectuelle qui permettent de soutenir les les les les PME à l'exportation donc il y a une ambition beaucoup plus large et aujourd'hui également des des ambitions en matière de défense de de l'environnement et de lutte contre le changement climatique alors pourquoi est-ce que autant d'états-membres le soutiennent c'est que il y a il faut remettre cet accord dans un dans un contexte international plus global qui est une une transformation complète de la mondialisation avec des tensions géopolitiques beaucoup plus fortes une concurrence qui vient de la Chine qui est de plus en plus pressante et on et on qui est à la fu sur ce marché sud-américain entre aut qui a énormément investi au ces dernières années sur le marché dans le marché américain pardon sud-américain qui qui déjà a intensifié ces échanges commerciaux NOTAM notamment avec le Brésil la Chine est devenu le deuxème partenaire comm le premier partenaire commercial de du Brésil qui est quand même le gros marché de de cette zone le Brésil exporte notamment de manière massive maintenant ses exportations agricoles vers la Chine elles ont été multipliées par par 17 ne serait-ce que pour le bœuf là en quelques années alors que pour ne prendre que cette filière qui est assez exemplaire sur ce dossier les les importations de de bœuf du mercosour vers l'Union européenne sont resté relativement stable toutes ces toutes ces dernières années là on a un rapprochement des liens commerciaux mais aussi politiques entre des pays comme comme comme le Brésil et la et la Chine et la place qu'on ne prend pas en en Amérique du Sud c'est c'est la Chine qui l' pr d'accord alors c'était intéressant effectivement de de dzomer et on va reentrer dans dans le détail et reprendre un certain nombre d'éléments que vous avez pu évoquer tiens je vais je vais commencer par le le bœuf parce que Jonathan il donnerit des chiffres là qui effectivement quand on les prend comme ça brut on se dit ça c'est c'est beaucoup 99000 tonnes de de viande de bœuf 180000 tonnes de de volet exemplé de droit de 82000 99000 tonnes de viande de bœuf tirpouche ça représente quoi en fait par rapport à à ce qu'on consomme en je sais pas en millions de de de tonnes de bœuf sur le marché européen ou sur le marché français c'est beaucoup c'est pas beaucoup alors c'est assez marginal en terme de consommation de viande bevine sur le territoire européen h euh je précise juste que c'est pas à droit nul que contrairement à ce qu'a dit votre collègue on est on a réduit le droit de doine on l'a mis à 7,5 %. sur la volaille oui on a mis ça à zéro ça il y a pas de problème mais il faut rajouter à ces 99000 tonnes un résidu d'accord commercial d'il y a quelques années ce qu'on appelait le le le résidu hton qui va rajouter euh 4 euh à peu près 50000 tonnes quelque chose comme ça on va arriver à 160000 donc c'est mais la limite combien c'est quoi c'est c'est 1 million c'est 5 millions c'est 6 millions 10 millions de tonnes qu'on qu'on consomme juste pour se rendre compte on est sur une production européenne de 6,5 million de tonnes de viande bovine bon et alors donc vous voyez bien ma question on peut pas on peut pas accepter 100000 tonnes de de bœf venu de des voil le problème c'est que la ce qui va être concerné dans cette affaire d'échange de VI h c'est que l'exportation des pays du Mercosur va porter essentiellement sur des morceaux relativement nobles en particulier ce qu'on appelle la Loyo d'accord or là il y a peut-être une prise de conscience de la part des éleveurs européens et français en particulier étant donné les races que nous avons à viande que ce soit à salaire le le charolet et cetera là il y a probablement un problème de concurrence qui va se poser parce qu'à qualité on va pas avoir de coût de production donc même si ça représente une quantité très marginale de la production et de la consommation il est clair que pour certains établissements de restauration en domicile la la comparaison peut être faite j'entends vou vouliez intervenir je vous donne la parole oui sur sur l'ordre de grandeur parce que le quota qui est envisagé il représente en fait 1,2 % de la consommation de viande bovvine dans l'Union européenne donc c'est important de ramener de de ramener l'enjeu à cette à cette échelle et et par ailleurs c'est pas c'est on a déjà des importations qui viennent du Mercosur là ce que ça signifie c'est que ces importations bénéficieront d'une réduction de droit de douane et sur une phase sur une durée de 7 ans de manière progressive et avec une possibilité de clause de sauvegarde qui permet de suspendre ces avantages préférentiels si l'on voit que il y a un un volume plus important qui se dirige vers l'Union européenne et qui pourrait dstabiliser c le marché européen pas allez encore un mot puis après on va sortir de de de cette partie là pour redonner la la parole à à Quentin madame Fabri a fait référence aussi aux intérêts offensifs de l'Union européenne notamment sur les produits laitiers les fromages plus spécifiquement donc à droit nul donc c'est vrai il y a des intérêts qu'on a obtenu des contingents bon très bien mais quand on regarde bien la succession des accords de libre échange de façon assez systématique les contingents qu'on accorde sont supérieurs à ceux qu'on obtient dans le domaine agricole le fromage donc la balance commerciale nous est pas favorable de toute façon elle alors elle était pas favorable au départ j'ai on a encore du temps et on va continuer de de pouvoir débattre autour de autour de de cette question Quentin vous dites c'est une ligne c'est même pas une ligne rouge c'est une ligne écarlate pourquoi alors que certains secteurs de notre agriculture vont peut-être aussi en bénéficier c'est ce que j'ai un peu de mal à comprendre on peut le demander là on parle 20 spiritueux et cetera oui comment on va aujourd'hui la filière Cognac en France en voilà sous prétexte d'une voiture électrique la filière Cognac est en pleine crise depuis de 3 mois voilà donc on joue avec des choses comm parce risque de perdre le marché chinois voilà a pris en otage 20 spiritux Cognac armac en alors justement peut-être qu'il faut lui ouvrir le marché sud-américain d'accord et puis on va laisser rentrer du coup des viandes aujourd'hui qui respectent pas le cahier des charges français on nous parle de close miroir on sait que c'est impossible peut-être certains contrôles mais alleer sur le pourcentage qui va être rentré en France impossible de regarder moif enfin pas de contrôle aucun contrôle non mais il y a des normes phytosanitaires donc ce qui arrive sur le marché européen doit respecter les normes phytosanitaires là ceon discute c'est en fait les modes de production de production et d'élevage et alors jusqu'à maintenant c'est jamais quelque chose qui a été considéré dans les accords commerciaux parce que comment voulez-vous que on demande à un paystiers d'avoir exactement d'adopter nos nos modes nos modes de production c'est pour ça qu'on retourne la question comment en France on peut s'ofusquer quand on a un élevage qui fait plus de de 200 ou 300 vaches ou 400 vaches on peut reprendre l'affaire des 1000 vaches dans le nord de la France quand derrière on va laisser rentrer de la viande ù les vaches vous pouvez aller sur internet et regarder les fermes sur les Brésils il y a 10000 vaches qui sont sur une une grande Hauge en plein désert qui fait qui fait 2 km de long qui qui vivent tous en extérieur dehors dans la boue sans bien-être animal sans rien en fait c'est ça aujourd'hui qu'on reproche oui c'est un pourcentage c'est minime sauf que entre la production qui va être faite au Brésil et la nôtre elle est elle est indéfendable nous aujourd'hui on va vouloir vendre derrière un prix défini parce que c'est un cahier des charges et cetera on a de la viande qui va rentrer à bas prix élevé pas du tout dans j'entends votre argument mais on on peut pas enfin on va pas non plus vivre dans une bulle européenne vous voyez ce que je veux dire ce c'est on est dans un marché on peut le regretter mais on est dans un marché mondialisé on vend nos produits à un peu partout sur la planète et donc on peut pas faire l'économie de de ces négociations de libre éch un mot un mot ensuite je la c'est pour ça qu'on demande à ce que le cahier des charges ch à respecter celui de l'Europe à minima on aimerait bien même à la France parce qu'on est quand même bien aussi au-dessus mais voilà si si on est capable de respecter aujourd'hui on va se retrouver avec des pays qui vont nous dire bah pour sous prétexte d'une voiture et cetera vont nous mettre des contraintes et puis là pour au Brésil on va envoyer ok fromage vin mais qu'est-ce qu'on envoie d'autre aussi derrière enfin l'agriculture toujours monnaie d'échange sous prétexte pour aller aider on va manger et donner à manger à no à nos enfant à nos enfants parce que ça va se retrouver troué comme vous l'avez dit en restauration collective de la viande qui respecte pas du tout les critères élev peut-être aux hormones et on sa alors ça pose effectivement cette question des la farine cette question des closes miroir qu'est-ce que vous pouvez nous en dire Thierry push elles sont illusoir ce que disa virfabri c'est on va pas obliger un pays à à à changer ses modes de production je voudrais juste rajouter allez-y ou que le Brésil est-ce qu'il avait vraiment besoin d'un accord comme ça sa balance commerciale agroalimentaire est exc terire de 120 milliards de dollars à peu près en moyenne donc il a largement de quoi exporter avec des droits de douane vers l'Union européenne il est d'ailleurs l'un des premiers fournisseurs de viande bovine de l'Union européenne donc bon là on lui facilite les choses en abaissant les droits de doine sur les clauses miroir c'est quand même une une initiative qui avait été engagée par un certain nombre d'état-membres de l'Union européenne et par la France en particulier ça fait quand même maintenant quelques années qu'on entend parler manifestement la Commission semble un peu favorable en tout cas un peu plus qu'elle ne l'était initialement donc l'idée c'est quand même d'afficher dans les échanges une forme de réciprocité dans les conditions de production essayer de respecter un petit peu bon alors comment on peut mettre ça en place d'abord il faut que les pays membres soient convergents sur ce domaine là qu'on soit déjà d'accord entre nous il faut déjà qu'on soit d'accord entre nous parce que vous avez certains étatsmembres qui sont relativement hostile à ce type de de de mesure on est mieux 10 ans par rapport aux autres pays européens en en France sur les clauses miroir enin sur le le degré d'exigence par exemple environnementale ah bah quand même il y a eu un certain nombre de décisions exigences qui ont été prise c'est d'ailleurs une une des un des fondements de de de la colère des agriculteurs en ayant bon on en a ajouté on a respecter on a du bien-être animal on a réduit quand même quand on regarde les courbes on a réduit l'usage des intrant d'abord parce qu'on nous le demande mais ensuite parce que il y a un coût assez assez élevé et puis parce que les agriculteurs sont souvent les premières victimes des puis on sait que les les races à viande sont quand même d'excellente qualité bon donc et j'ajoute un point c'est dans quelle mesure les pays du Mercosur ou n'importe quel autre pays pourrai considérer que finalement ces clauses miroir que pourrai imposer l'Union européenne constitu des formes d'guisées de protectionnisme pass cible de réaction près de l'Organisation mondiale du commerce ok alors là moi je je vais vous donner la parole tout je je suis plutôt de de votre avis sur l'exigence qu'on peut mettre et alors là je réagis en consommateur qui voit ce qui arrive dans dans son assiette je comprends votre argumentv Fabri mais est-ce qu'on doit accepter de de faire rentrer sur notre territoire français européen finalement des produits qui qui ont des des normes sanitaires ou environnementales qui sont finalement dégradés oui mais vous avez raison de distinguer les deux c'est-à-dire que sur la qualité du produit il faut être intransigent et c'est c'est pour ça que les premières clauses miroir justement qu'on a qui existe elles concent le par exemple l'utilisation des antibiotiques pour l'élevage il faut que ce soit util on a on obtient de nos partenaires que que les antibiotiques ne soient utilisés que à titre curatif et pas et pas simplement pour la pour pour la croissance simplement c'est une chose de viser la qualité du produit les enjeux de sécurité et çaen a une autre de s'intéresser aux conditions générales de produc et évidemment on a un enjeu qui est de défense du de lutte contre le changement climatique de protection de l'environnement et là c'est un bien public mondial mais il y a ce qui est réaliste de pouvoir changer dans quel délai progressivement et de contrôler aussi parce que si vous si vous ambitionnez de changer complètement les modes d'exploitation d'un pays grand comme le Brésil il faut pouvoir contrôler derrière c'est pas simplement des des des objectif des vopieux donc là on a envie de on a envie que le monde produise comme nous il faut aussi voir qu'on a un modèle de production qui est différent en France par rapport au reste de l'Union européenne parce que l'érosion de la de la compétitivité des produits français par rapport à nos voisins européens aussi elle s'explique aussi par des différences de modèles vous parlez vous parliez de de règlementation supplémentaire de conditions supplémentaires qu'on impose à nos agriculteurs il y a aussi la taille des exploitations ce qui n'est pas le cas dans d'autres États-membres et qui a évidemment un impact lourd sur sur le le le produit fini ce sont des préférences collectives ce sont des choix que l'on fait en France à ce moment-là il faut être prêt à soutenir aussi nos agriculteurs avec des moyens supplémentair si on veut défendre ses modèles de production est-ce que ce combat il est pas déjà perdu puisque la France finalement est pas seule à décider et que de la majorité des autres pays européens euh veulent les signer ces accords c'est c'est c'est c'est un bras de fer aujourd'hui qui qui est en train de se jouer un petit peu de la France et l'Europe des agriculteurs français F aussi un petit peu à l'Europe euh on on a toujours envie d'y croire clairement que on va pas partir dans dans dans dans dans dans ce Mercosur en fait c'est vraiment nous aujourd'hui ce qui nous pose problème oui il y a la méthode il y a du moins l'élevage et comment ils sont élevés et cetera mais c'est c'est le geste qui est envoyé aux agriculteurs aujourd'hui en en Europe c'est-à-dire on on impose des normes mais alors oui je veux bien qu'on soutienne et cetera mais ça ça a été dit avant 100 milliards sur la balance pour pour l'agriculture de de de de de bénéfice aujourd'hui que pèse la France avec les rendements qu'on vient de faire on va peut-être descendre 2 ou 3 milliards alors qu'on était peut-être premier producteur européen il y a encore 10 ou 15 ans et aujourd'hui on est on descend on descend donc enfin voilà on peut essayer de supporter toutes les crises du monde et et et d'aller supporter tous les pays du monde mais il y a un moment faut pas oublier ce qui se passe ici aussi aujourd'hui en France et en Europe est-ce que c'est illusoire d'imaginer une prise de conscience je vous demande à tous les trois de la part des Français y compris pour les collectivité sur la traçabilité est-ce que acheter français y compris de la viande il y a déjà des il y a déjà des bien s est-ce que est-ce que on peut aller plus loin et est-ce que ça peut être une réponse il compris si qu pendant les manifestations on avait poussé ma cantine pour que les collectivités puissent aller acheter français bio local et cetera voilà tout ça c'est c'est en train c'est en train de se mettre en place maintenant on est sur une maximum de respect minimum à 50 % de temps et cetera enfin voilà faut faut orienter tout le monde pour oui acheter du français c'est une chose mais on on peut acheter européen en fait tant que ça respecte le cahier des charges au moins un minima français j'ai envie de dire pourquoi pas mais quand on commence à avoir des produits qui respecte pas du tout enfin on peut prendre le cas de des Seris donner des serises à nos enfants c'est des Seris qui viennent une grande majorité de Turquie traiter avec des produits qui sont interdit depuis 10 ans en France bon et là on dit rien non plus donc enfin il y a il y a un tout qui aujourd'hui commence à à pousser le ralbol est-ce que c'est le modèle finalement de d'agriculture européenne qui est en train de se se jouer qu'est-ce qu'on veut produire qu'est-ce qu'on veut continuer de produire dans les prochaines années indépendamment des des négociations commerciales et des accords de libre échange la question du du du de la fin du modèle qu'on a qu'on avait construit après la deème guerre mondiale au début des années 60 avec certaines lois d'orientation avec la PAC ce modèle là oui il y a y a il y a des choses qui sont attendues il y a un tournant qui est là c'est bien dit on pourrait devenir l'épicerie fine du monde alors oui mais alors faut faire attention parce que l'épicerphine du monde je suis assez d'accord il y a un certain nombre de pays notamment en Asie qui ont des niveaux de vie qui s'élèvent et qui sont très attachés à l'image du produit français mais on a vu ce que ça a donné pendant 2 ans là avec l'inflation la montée en gamme ça s'est retourné contre nous et comme on parle justement de l'approvisionnement de certaines collectivités et cetera il faut aussi regarder ce point-là j'ajoute un point c'est que quand même les Polonais sont pas très très favorables à l'accord avec le Mercosur parce que les 180000 tonnes de volaill eux ils vont être maintenant concurrencés par les pays du Mercosur alors qu'ils nous ont concurrencé au chacun son point précis on a on a parlé d'agriculture c'est normal c'est le thème de notre débat mais quels autres secteurs de notre économie pourrai avoir à gagner elvir Fabri de cet accord écoutez on vient beaucoup parler du du secteur de l'industrie automobile c'est avec le Salon de l'automobile la semaine dernière euh il est évident qu'un marché comme celui du Mercosur pour pouvoir exporter davantage de de voitures et y compris de véhicules électriques est un marché très important et ça n'est pas simplement un marché pour les Allemands parce que là on sait que les Allemands soutiennent beaucoup le Mercosur c'est que le le le nos constructeurs nous nos sous-traitants euh tous nos équipemtier euh français ont besoin d'être soutenus aussi et qu'on qu'on leur ouvre d'autres marchés alors qu'on voit que la la la transition vers l'électrification de cette industrie aujourd'hui euh continue à être très compliqué et qu'il va falloir continuer à à assurer l'emploi de toutes ces de de toutes ces chaînes de valeur donc là ça n'est qu'un exemple mais il faut faut rappeler que le des un pays comme le Brésil est un pays qui est très protectionniste au départ donc cet accord permet d'ouvrir des marchés et en particulier justement sur tout ce qui est automobile mécanique mais également pour de de de l'industrie pharmaceutique ou des et et et offre des débouchés pour pour les entreprises françaises on va terminer avec la question des élections professionnelles parce que quand même éction chambre d'agculture il faut pas on a promis qu'on en parlerait donc on prend 2 minutes pour le faire avec une colère qui remonte de la base c'est ce que du réseau c'est ce que dit le président de votre mouvement pierre orurel écoutons aujourd'hui on a un certain nombre de départements qui sont en action l'idée aujourd'hui c'est de de de relarifier ça et et de recadrer ça on a besoin que cette colère s'exprime et elle est légitime euh chez jeunes agriculteurs et FNSEA c'est bien le le le le réseau qui décide et le réseau nous dit euh le compte n'y est pas la situation n'est pas claire et on a besoin nous de remettre un petit peu de pression dans le tube pour arriver au bout de ce qu'on demande depuis un certain temps maintenant bon si j'ai bien compris il faut répondre à la base avant les les élections Chambre d'Agriculture de janvier bah si vousz commencz non non pas forcément en fait c'est un enjeu faites pas comme si c'est sû c'est un enjeu mais important bien sûr que c'est un enjeu important parce que c'est derrière la représentation des agriculteurs sur les 6 prochaines années voilà par contre euh surtout qu'est-ce qui s'est passé sur les trois derniers mois qu'est-ce qui s'est passé depuis 2 ans en fait avec les Alliat climatiques qu'on a là on aurait eu une bonne année avec une bonne récolte tout le monde se serait bien passé pas de maladie on serait pas en manif aujourd'hui hein clairement clairement parce qu'aujourd'hui les agriculteurs aurait retrouvé un revenu aurait retrouvé un peu une joie de continuer à travailler mais chacun a quand même besoin de se faire entendre mais de se faire entendre les les les les années antérieures les les les les élections antérieures on éétait pas à chercher à se faire entendre par des manifestations c'est vraiment parce que là il y a une crise profonde qui qui dure un peu en agricole on pensait s'en sortir un petit peu sur le printemps et puis finalement malheureusement avec tous les aléas qu'on a pu avoir tout tout cet été bah on replonge où les agriculteurs sont en train de nous dire mais attendez on est pire que l'année dernière donc on va rechercher encore des solutions alors oui il y a les élections chambre qui vont arriver nous pour l'instant on n'est pas plus que ça forcément contrairement à Coordination rurale qui est clairement en campagne nous on y est pas encore pour l'instant on cherche à sauvegarder et sauver nos agriculteurs les élections chambres on verra ça en décembre janvier pour l'instant on y est pas on est clairement sur la sauvegarde agricole allez un dernier mot mais rapide s'il vous plaît Thierry push est-ce qu'il y a un petit risque de surenchè de revendication dans les dans les deux prochains mois avec ces avec ces élections de chambrre d'agriculture alors je vais pas me proncer sur les Chambres d'agriculture parce que je suis salarié je suis pas responsable donc je j'ai pas je suis pas autorisé surtout dans cette campagne électorale donc je vais c'est bien une campagne électorale c'est bien une campagne électorale ça il y a pas de doute c'est une élection à une chambre à une instance à une institution tout va dépendre d'un de ce que va proposer le le gouvernement de la rapidité avec laquelle ça va être mis en place je pense que le le le sommet du G20 va être aussi décisif euh regardez ce qui s'est passé en avec l'Ukraine l'accord qu'on avait eu en 2015 est-ce que ça a provoqué l'année cette année et l'année dernière avec la réaction des Polonais notamment et cetera donc tout va être un petit peu à à étudier à examiner pour savoir comment ça va évoluer merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à à ce débat je vous dis à bientôt sur sur public scénat

Agriculteurs : Pourquoi la colère reprend — Gabriel Attal · Pourquijevote