Zizanie en macronie, la NUPES se dispute : un été meurtrier chez les politiques
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:33InvitéFait
« Au moment où ils parlent d'union, les mêmes organisent sciemment la désunion. »
- 2:40InvitéFait
« Pour les élections sénatoriales de septembre par exemple, nous avons proposé de réunir les quatre composantes de l'ANUPS pour trouver un accord national. Refus. »
- 2:45InvitéFait
« Pour les européennes, les écologistes opposent un refus de principe à la simple idée de discuter pour voir s'il est possible de se mettre d'accord. »
- 7:10PrésentateurFait
« Il n'y aura jamais de dialogue possible avec ceux qui entendent imposer leur loi par la violence. Jamais ! »
- 7:48PrésentateurChiffre
« 72% des nappes phréatiques sont en dessous des normales de saison au 1er août, a dénoncé Christophe Béchut, ministre de la Transition écologique. »
- 9:31PrésentateurChiffre
« Les 10% les plus riches de la planète y contribuent à près de la moitié tandis que les 50% les plus pauvres ne participent qu'à 12% de ces émissions. »
- 9:46PrésentateurChiffre
« Les 1% les plus riches, eux, représentent près de 17% des émissions annuelles. »
- 10:56PrésentateurFait
« Les gardes-frontières saoudiens leur demanderaient sur quelle partie de leur corps ils préfèreraient que l'on tire. »
Temps de parole
- Présentateur96 %
- Invité4 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Le Média. Nous sommes le lundi 21 août 2023 et c'est avec un grand plaisir que je vous retrouve sur ce plateau pour votre bulletin d'info du jour. Cet été, comme chaque année, Le Média réduit un petit peu la voilure pour permettre à l'équipe de prendre repos et vacances bien méritées pour préparer la rentrée plus sereinement. Néanmoins, vous le voyez chaque jour, nous sommes au rendez-vous de l'actualité en maintenant des programmes pour vous informer au quotidien. Et la rentrée prochaine, puisqu'on en parle, se fera à la télé mais surtout avec vous.
C'est pour cela qu'il est nécessaire de continuer à signer la pétition sur unetélépourvous.lemédiatv.fr et de soutenir financièrement notre antenne indépendante sur lemédiatv.fr. La rentrée politique approche et les camps politiques se fracturent.
Entre Sarkozy qui a adoubé son ancien sous-fifre Gérald Darmanin, semant quelques zizanis dans le clan macroniste, et l'ANUPS qui s'engueule en particulier LFI et Europe Ecologie Les Verts, le tout au risque de laisser un boulevard au Rassemblement National qui n'a jamais rien à dire sur rien et qui d'ailleurs ne dit rien sinon des conneries comme le larbin de Marine Le Pen qui estime ce matin sur France Inter que le GIEC exagère alors qu'on entre dans une nouvelle semaine de canicule record. Sur ces sujets et d'autres, il en sera question dans cette nouvelle édition du Flash Info de l'été. Ça continue de s'écharper au sein de l'ANUPS.
Après la salve de tweets entre Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure la semaine dernière, c'est au tour de Manuel Bompard et Marine Tondelier de s'envoyer des noms d'oiseaux par presse interposée cette fois en toile de fond les futures élections sénatoriales et européennes. Plus précisément la question de proposer des listes communes aux européennes et aux sénatoriales. La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Bompard en tête déplorent d'avoir été jetés des potentielles listes communes dans ces dites élections sénatoriales et européennes. Si LFI semble insister malgré tout en faveur d'une union, les autres composantes de l'ANUPS devraient faire grouper, mais sans LFI donc.
Selon Marine Tondelier, proposer plusieurs listes permettrait d'avoir plus d'élus au Parlement européen. Mais comme ELV est plus fort dans les scrutins européens, peut-être y a-t-il là aussi l'objectif d'équilibrer un petit peu le rapport de force avec la France Insoumise. Et cette dernière charge dans les colonnes de Libé par l'intermédiaire de Manuel Bompard, le chef de file des Insoumis, dénonce un double langage.
Au moment où ils parlent d'union, les mêmes organisent sciemment la désunion. Pour les élections sénatoriales de septembre par exemple, nous avons proposé de réunir les quatre composantes de l'ANUPS pour trouver un accord national. Refus. Ils se sont mis d'accord entre eux pour nous exclure des listes dans tous les départements. Pour les européennes, les écologistes opposent un refus de principe à la simple idée de discuter pour voir s'il est possible de se mettre d'accord.
L'acte 2 de l'ANUPS qui devait se jouer après la séquence des retraites est bloqué par leur refus d'avancer concrètement, a ajouté Manuel Bompard. La réponse a été donnée par la chef des écologistes Marine Tondelier dans les colonnes du Parisien cette fois, où elle a par ailleurs réitéré son refus de faire liste commune avec LFI.
Je demande de la coopération plutôt que de la mise sous tension et de la brutalisation dans nos rapports. Une brutalisation à laquelle j'assiste tout en refusant que nous, écologistes, y prétions le flanc.
Bon, c'est bien joli tout ça, mais si des listes différenciées sont présentées aux européennes et aux sénatoriales, ce sont les règles de la compétition politique et donc du rapport de force qui prendront la place. Il semble donc paradoxal de vouloir jouer la dite compétition et demander la coopération dans le même temps. Face à une abstention toujours record aux européennes et alors que les sénatoriales se jouent au suffrage universel indirect, ce sont majoritairement les élus locaux qui votent aux sénatoriales, l'EPS et Europe Écologie Les Verts auraient aussi besoin de retrouver une base électorale plus modérée, je veux dire par là plus à droite.
Évidemment, il y a un opportunisme politique évident qui profite à ceux qui ont le rapport de force pour eux. Et au jeu des européennes et des sénatoriales, le rapport de force n'est pas vraiment favorable à la France insoumise, surtout que le mouvement, désormais dirigé par Manuel Bompard, n'a que très peu d'élus locaux. Les chances de gagner et ou conserver des sièges pour l'EPS, l'EPSCF et Europe Écologie Les Verts, de leur point de vue du moins, paraissent logiquement plus grandes sans LFI. Côté Renaissance, si on se fait plus discret sur le sujet, il n'empêche que ça se crispe un petit peu aussi. Et plusieurs ministres semblent cela jouer solo en lousse-dé.
C'est notamment le cas, selon nos confrères de Politico, de Bruno Le Maire et de Gérald Darmanin, adoué la semaine dernière par Nicolas Sarkozy. Les deux ministres profiteront-ils des européennes pour se juger en vue des échéances de 2027 ? Rien n'est moins sûr. Elisabeth Borne, de son côté, essaye tant bien que mal de resserrer les rangs. Elle recevra le chef Renaissance Stéphane Séjourné dans la journée et demain, Édouard Philippe et François Bayrou du Modem et de Horizon. C'est le job du parti, normalement, de les canaliser. Mais tout le monde mène sa barque en dehors, déplorait un macroniste, toujours auprès de nos confrères de Politico.
Mais le « en même temps macronien » poussera-t-il la première ministre à tenter de se la jouer individuelle aussi ? Selon le canard enchaîné, Elisabeth Borne entreprendrait de se structurer et de s'organiser politiquement. Les macronistes, issus de l'UMP Les Républicains, anciens ministres de Sarkozy, on l'aide en longue, à encore 4 ans des prochains scrutins nationaux. La rentrée politique approche et le vote du budget 2024 aussi. Eh ben, on va bien se marier. Qu'est-ce qui a ému et indigné les macronistes, le ministre de l'Agriculture et la presse hier ? Le changement climatique ? La sécheresse ? Les millions de victimes dues à ces phénomènes ? Eh bien non.
C'est pour un golfe dégradé que tous ces gens bien-nés se sont offusqués. Convoi de l'eau, le golfe de Saint-Cyr, victime de dégradation, titre La Nouvelle République. Une enquête a été ouverte après des détériorations sur un green de golf et un système d'irrigation de la Vienne, près de Poitiers, en marge du convoi de l'eau. Le convoi de l'eau, on vous en parlait la semaine dernière, c'est ce convoi de 700 cyclistes et d'une vingtaine de tracteurs. Parti vendredi dernier pour faire Sainte-Séline-Orléans-Paris, il a pour but d'alerter sur les enjeux autour de l'eau mais aussi de l'agro-industrie.
Il est composé de collectifs bassines non merci, la Confédération Paysanne et les soulèvements de la terre. Il s'agit d'un acte revendicatif qui n'a pas été planifié et ne relève pas de l'organisation du convoi, rapporte l'organisation qui raconte cette journée. C'était hier, dimanche 20 août. Alors que les cyclistes entament leur pause de midi, je cite, « en plein soleil, à côté d'un plan d'eau contaminé par des cyanobactéries et où la baignade était donc interdite. Quelques personnes ont de toute évidence voulu aller se rafraîchir sur un des points d'arrosage du Golfe.
» Voilà donc les moyens d'action pacifiques de ceux qui prétendent défendre une cause, dégradent, détruisent, saccagent le travail et l'outil de travail d'autrui. Il n'y aura jamais de dialogue possible avec ceux qui entendent imposer leur loi par la violence. Jamais ! S'indigne le ministre du Golfe, pardon, de l'agriculture, Marc Fénaud. Ce Golfe assure de son côté avoir réduit de moitié leur consommation d'eau avec 30 minutes d'arrosage par nuit. L'utilisation de l'eau, l'accaparement, le partage sont tout l'enjeu de ce convoi.
« Ce Golfe se situe en territoire alerte renforcée, sécheresse et à proximité d'un cours d'eau dont le débit a diminué de 86% » rapporte Michael Correa, journaliste climat chez Mediapart. Le Golfe stipule quant à lui qu'il prend l'eau du lac et non des cours d'eau. Arrosage des Golfe malgré la sécheresse, les dérogations pleuvent, documentait déjà reporter l'année dernière. Il est à noter que 72% des nappes phréatiques sont en dessous des normales de saison au 1er août, a dénoncé Christophe Béchut, ministre de la Transition écologique. Le convoi rappelle aussi que la présence accrue de cyanobactéries interdit l'accès à de plus en plus de plans d'eau dans le pays.
Elle est notamment due au réchauffement climatique et à la raréfaction de l'eau et à la surprésence d'azote causée entre autres par l'épandage d'engrais de synthèse dans les sols. Le Golfe abîmé, lui, assure que les militants se trompent de cible. Pendant que la FNSEA, entre deux actions violentes et radicales, fustige les actions violentes et radicales et exprime son soutien aux victimes. Soutien aux familles du Green de Golfe. C'est notre fil rouge de l'été, bien malheureusement, le changement climatique. La France est frappée par une canicule bien tardive où 50 départements sont en vigilance orange et certains pourraient passer en rouge. Les températures dépassent 40 degrés dans le sud.
Perpignan n'a pas connu moins de 29,7 degrés la nuit dernière qui a été la température la plus froide donc de ces dernières 24 heures. C'est la deuxième nuit la plus chaude jamais enregistrée à Perpignan. France Info titre donc sur nos inégalités physiques à supporter la chaleur. Mais les inégalités se logent surtout dans notre capacité à se protéger de la chaleur. Certains peuvent partir en vacances au bord de l'eau, se climatiser ou vivre dans des grandes maisons aérées et bien isolées qui ne sont pas dans des immeubles surhabités et dites passoires thermiques.
En France ou ailleurs, ce sont celles et ceux qui ont le moins de responsabilités dans le changement climatique qui en subissent le plus les conséquences. Les 10% les plus riches de la planète y contribuent à près de la moitié tandis que les 50% les plus pauvres ne participent qu'à 12% de ces émissions avaient démontré le laboratoire sur les inégalités mondiales. Les 1% les plus riches, eux, représentent près de 17% des émissions annuelles. 75% des pertes dues au changement climatique sont susceptibles de frapper les 50% les plus pauvres de la planète, pointe le rapport. En effet, l'inégalité est criante. Le royaume d'Arabie Saoudite est-il coupable de crimes contre l'humanité ?
Un rapport de l'ONG Human Rights Watch, publié ce lundi 21 août, accuse les gardes-frontières saoudiens d'avoir tué des centaines de migrants et demandeurs d'asile qui tentaient de rejoindre la monarchie du Golfe en passant par le Yémen. Le meurtre généralisé et systématique des migrants éthiopiens pourrait même constituer donc un crime contre l'humanité selon l'ONG. Human Rights Watch se fonde sur des entretiens avec 38 migrants éthiopiens ayant tenté de rejoindre l'Arabie Saoudite depuis le Yémen, ainsi que des images satellites ou encore des vidéos et photos publiées sur les réseaux sociaux recueillis auprès d'autres sources. Les personnes interrogées décrivent des scènes d'horreur.
Je cite « Femmes, hommes et enfants sont éparpillés dans les paysages montagneux, gravement blessés, démembrés ou déjà morts », relate Human Rights Watch. Les éthiopiens dénoncent l'utilisation d'armes explosives et de tirs à bout portant. Les gardes-frontières saoudiens leur demanderaient sur quelle partie de leur corps ils préfèreraient que l'on tire. Les ONG accusent régulièrement l'Arabie Saoudite d'investir des milliards dans le sport et la culture pour détourner l'attention des violations des droits humains et la crise humanitaire au Yémen où elle endosse une lourde responsabilité.
Des centaines de milliers d'éthiopiens travaillent en Arabie Saoudite après avoir parfois emprunté la route de l'Est reliant la corne de l'Afrique au Golfe en passant par le Yémen, pays en guerre depuis plus de 8 ans. Le nord du Yémen est largement contrôlé par les Houthites et rebelles que les Saoudiens combattent depuis 2015 en soutien aux forces pro-gouvernementales et avec la bénédiction de la France qui lui livre des armes. Interpellés par l'AFP sur les conclusions du rapport de Human Rights Watch, les autorités saoudiennes n'ont évidemment pas répondu à leur sollicitation. Et voilà, c'est la fin de ce bulletin d'infos quotidien, un format qui entre dans notre programmation d'été.
Comme à chaque fin de saison, nous réduisons quelque peu la voilure avec notamment la mise en pause de nos directs. Mais l'actualité ne s'arrête pas, alors nous non plus on ne s'arrête pas. Nous continuons à vous fournir dans ces moments importants nos reportages, nos enquêtes, entretiens, plateaux d'analyse, de débats et de décryptage au quotidien. Vous le savez, notre existence et notre projet de débarquer sur vos télés dépendent toujours de votre soutien et surtout de vos abonnements qui sont notre source de financement la plus pérenne. Rendez-vous donc sur www.lemediatv.fr D'ici là, restez connectés aux médias grâce notamment à la diffusion de nos programmes en 24-7 sur YouTube.
Je vous dis à très vite pour nos prochaines émissions. Je vous dis à très vite.