Macron peut-il se passer du Parlement ?
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en ce public que continue avec ces mots qu'on a employé hier et encore aujourd'hui motion de censure dissolution 49,3 référendum pour comprendre les enjeux des prochaines semaines au parlement il faut les expertises de constitutionnalistes des spécialistes du droit ils seront les invités dans deux minutes et pour lancer second débat en lice avec jérôme radier justement ces armes institutionnels dont dispose le président de la république finie la présidence jupitérienne et les décisions qui tombe d'en haut emmanuel macron devra compter avec le parlement pour faire avancer ses réformes à sa disposition plusieurs outils comme l'idée d'une coalition de gouvernement et rejeté par les autres partis chaque texte fera l'objet d'âpres négociations qu'il va falloir négocier en amont comme on était en allemagne comme on le fait en italie chaque décision chaque projet de loi avant de faire des grandes annonces grandiloquentes donc ça ça change fondamentalement pas seulement la façon de gouverner d' emmanuel macron mais en réalité la configuration du présidentialisme on le connaît au moins depuis le début du quinquennat faute d'accord en amont des textes le fameux article 49 alinéa 3 pourra être utilisé mais seulement sur un projet de loi par session en plus des textes budgétaires le 49-3 al'avantage d'obliger les oppositions à se prononcer mais reste risqué c'est une arme qui concourent au débat parlementaire et qui considère le texte comme adopté sauf à ce que une motion de censure soit déposé si la motion de censure est adoptée alors le texte est rejeté si au contraire la notion d'intention ne n'est pas adoptée alors le texte lui est considéré comme adopté le président de la république a aussi le pouvoir de passer par référendum en demandant directement aux français de se prononcer mais sur des sujets précis en cas de blocage durable ou de motion de censure adoptée emmanuel macron pourrait aussi dissoudre l'assemblée une solution tout aussi périlleuse le risque qu'une dissolution c'est évidemment que l'assemblée pour emmanuel macron lui reviennent encore plus opposés à lui que la présente assemblée malgré tout il a la possibilité de tenir un gouvernement minoritaire qui comme elle l'est pour faire passer certains textes l'exécutif pourrait aussi sur certaines décisions passées par décret en évitant le parlement comme par exemple sur le montant du smic mais impossible sur le long terme de gouverner sans trouver de majorité sur les projets de loi ce qui promet d'intenses négociations et quelques revirements voilà qui pose les enjeux de notre second débat autour de cette question la france est-elle vraiment ingouvernable j'accueille anne levade bonsoir cette juriste professeur à l'université paris 1 dominique rousseau bonsoir choir professeur de droit constitutionnel à cette même université paris 1 auteur de six thèse pour la démocratie continue c'est aux éditions odile jacob jean pierre mignard a bon soit vous êtes avocat au barreau de paris et docteur en droit il est ici à cuba est resté à mes côtés peut-être cette question générale anne levade que j'ai pour ouvrir le débat la france est-elle ingouvernable peut-être que ça dépend tout simplement d opposition alors ça dépend à l'évidence du comportement que vont avoir les oppositions c'est vraiment la raison pour laquelle je pense que la semaine que nous vivons est une semaine cruciale en tout cas qu'ils devraient l'être parce que c'est le moment avec comme date limite l'installation des organes de travail de l'assemblée la semaine prochaine c'est le moment où les oppositions doivent s'interroger sur la manière dont elles vont jouer leur rôle de parlementaire s'opposer frontalement voté contre tous finalement c'est très facile pas très constructif et donc puisque ce sont souvent qui plus est des formations politiques qui se plaignaient de ne pas avoir d' élus et bien elles sont au pied du mur et donc elles vont pouvoir nous montrer qu'elles savent inventé la manière de gouverner en majorité relative est un peu d'ironie dans votre camp même nom mais je moi je fais partie de ceux qui n'ont jamais été favorable à ce qu'on change le mode de scrutin et je trouve intéressant là de constater que ça n'est pas le mode de scrutin majoritaire à deux tours qui était responsable de l'absence de certaines formations à l'assemblée c'est le fait que l'élection était organisée dans des circonscriptions et bien si les formations politiques n'avaient pas d'ancrage local dans un nombre significatif de circonscription effectivement elle n'avait pas d'élu donc c'est plus un problème territorial si j'ose dire qu'un problème de mode de scrutin en tant que tel dominique rousseau est ce que c'est cette séquence qu'on est en train de vivre on peut positiver c'est l'occasion d'apprendre ou de réapprendre le parlementarisme l'art du compromis politique etc absolument souvenez-vous ans se plaignait de 2 d'un parlement qui suivait aveuglément l'exécutif on se plaignait de des majorités absolues qui diminuait le rôle du parlement on va quand même pas se plaindre maintenant d'un parlement où il n'y a pas de majorité de majorité absolue et ça va nous apprendre quoi ça ou ça devrait nous apprendre ça devrait nous apprendre à négocier à faire des concessions à faire des compromis qui ne soient pas des propos qui ne sont pas des compromissions c'est le lot de tous les régimes parlementaires en allemagne en italie en espagne au tour de autour de nous aucun parti en allemagne par exemple la majorité faut quand même remettre les choses à plat il y a en france aujourd'hui des minorités et une majorité la majorité est relative mais elle est majoritaire et il y à des minorités et par conséquent la pratique parlementaire tous tous ceux qui sont aujourd'hui au parlement se plaignait de la majorité absolue se plaignait d'un gouvernement jupitérien et bien maintenant à eux de faire la démonstration qu'ils savent pratiquer la forme parlementaire en construisant ce qu'edgar fort appelait des majorités d'idées c'est à dire texte sur texte négocié des désaccords en fonction du contenu du texte jean pierre mignard est ce que cette hypothèse vous ives où la pensée la plus probable où est ce que vous imaginez plutôt qu'en s'oriente vers un blocage ou si j'essaye d'exagérer le cas où on reste dix nominés puisque diane je suis beaucoup plus sceptiques que moi savant bon ce qui justifie autorisons scepticisme moi j'étais quand même longue partie de ma vie politique engagée chez michel rocard et jacques delors j'étais toujours pour des coalitions et le modèle allemand j'étais très falloir sauf que c'était dans des périodes où la société est infiniment moins clivé où les oppositions étaient beaucoup moins heurté ou les hostilités n'étaient pas aussi prégnante que ça un programme comme le dit dominique en allemagne est un programme qui prend quelques mois et en général il est appliqué ce qui est d'autant plus remarquable mais entre des forces qui pour l'essentiel sont dans un pacte démocratique qui respecte par exemple au les forces alors guy link mais surtout la fdr qu'un député démocrate chrétien aurait été autorisé à tenir les propos que certains même ancien marcheur que j'ai connus mais j'étais marcheurs ont tenu sur le rassemblement national les départs possibles une seconde donc on est dans une situation française passée les gaulois je sais pas si ce matin' mais elle est infiniment plus clivée ce qui fait que le paradigme vertueux illustré par anne et dominique est le meilleur qu'on puisse espérer je crains malheureusement je le dis que ce soit trop tard oui mais les scènes sont que des mots nous parler des positions compris les marcheurs contre les rassemblements nationalistes ne sont que des mots non pour là on laisse pas passer les dernières les oppositions dont on parle est bien content oui c'est oui mais des mots vous savez en politique les moussanais important mais il ya quand même il ya quand même c'est pour ça que je disais il ya une majorité et des minorités oui c'est à dire qu'il ya quand même les électeurs ont envoyé une majorité oui au québec aeterna d'angoumé en disant c'est une claque c'est honorifique il ya quand même une majorité mais il ya quand même une majorité à l'assemblée et évidemment les oppositions par exemple on entendait jean luc mélenchon les français n'ont pas approuvé le smic à 1500 euros et sinon il aurait été majoritaire donc qu'il y est le programme de de la république en mars enfin deux ensembles qui soit le socle à partir duquel on va créer des négociations avec les autres partis politiques c'est ce qui se fait partout alors oui un risque de blocage parce que nous avons une culture bonapartiste nous avons pas une culture du compromis et de la négociation c'est ce qui s'est passé alors on parlait de l'allemagne mais il ya l'espagne l'espagne a connu comme nous la bipolarisation lépi d'un seul coup le parlement fragmenté résultat il ya eu trois dissolutions à quatre ans mais aujourd'hui un gouvernement il ya on peut même donner trois exemples je vous donnais à la part le tout de suite laetitia puisqu'il ya l'espagne l'allemagne ses pays confrontés nos voisins l'absence de majorité absolue et aussi l'italie on va les voir s'afficher l'italie gouvernement présidé par mario draghi depuis un an et demi un tiers de ministres techniques de tir de miss politique ça va de la gauche à l'extrême droite l'espagne a parlé des socialistes et polemos et puis l'allemagne évidemment ça a été beaucoup commentée coalition sociaux démocrates écologistes et les libéraux laetitia c'est sévère vers quoi on s'oriente plutôt vers un un accord de gouvernement ou alors du des négociations et des discussions texte par texte il semblerait qu emmanuel macron s'inspire de lui-même encore une fois rappelez vous quand il était ministre de l'économie il avait été négocié ça avait été beaucoup comme on dit ce taux rester les raconter ils avaient été négociés individuellement en passant des nuits à l'assemblée nationale eh bien apparemment ce serait la feuille de route qui auraient été donnés aux nouveaux députés arrivant à l'assemblée nationale c'est à dire que l'on gros on essaiera négocier texte par texte la retraite on a entendu christian jacob nous dit qu'ils pourraient voter le texte pour la retraite à 65 ans on aurait plutôt un accord avec l ère pour le pouvoir d'achat pourquoi pas un accord avec socialiste peut-être sociaux-démocrates et puis aussi les écologistes en voyez vous ce sera vraiment texte par texte et ce sera un peu peut-être députés par député pour comprendre un peu la situation va écouter clément boon qui lui a sauvé son siège il était ce matin sur lci la question va être d'inventer quelque chose qui va permettre au delà du théâtre politique 1 votre réelle ça va redonner c'était d'ailleurs un des messages que nous disaient les uns les autres le rassemblement national ils étaient dix ans pour la proportionnelle monsieur mélenchon il disait il faut redonner le pouvoir au parlement bon ils n'ont pas réussi leur pari mais dont tact le parlement va devenir la reine central du jeu politique français peut-être plus et peut-être que c'est pas si mal encore une fois c'est assez surprenant parce qu'il dit va falloir inventer quelque chose le parlement va de manière la reine centrale oui enfin c'était déjà le cas c'est peut-être le maquereau nice mme kivell oublié comment fonctionner nos institutions comprend quand même que ça va être compliqué pour le gouvernement de s'y mettre et qu'il faudra aller comme je vous le disais peut-être convaincre un par un oui alors jusqu'où effet ce qu'évoquait le permis à tout à l'heure jusqu'au rassemblement national oui parce que c'est un des enseignements de ce scrutin le front républicain wii est mort alors il n'existe peut-être encore pour l'élection présidentielle mais pour les autres élections il n'existe plus et donc on comprend qu'il n'y aura pas vraiment de limite dans ces accords et pour bien comprendre on va ré écouter eric dupond moretti en a parlé tout à l'heure qui était sur le plateau de bfmtv c'était dimanche soir plutôt que de critiquer par exemple le bilan justice on vous verra je le dis sans forfanterie au pied du mur c'est au pied du mur qu'on voit le maçon c'est en réalité on à l'assemblée nationale que nous verrons et que nos compatriotes verrons comment nous essayons d'avancer ensemble c'est peut-être le tour s'adresse un représentant du rassemblement international et c'est peut-être le tournant dans notre vème république l'incorporation définitive du rassemblement national dans nos institutions et de ses idées dans le débat public comment vous réagi anne levade en entendant eric dupond-moretti faire cet appel du pied est ce que vous vous dites on est un soir d'élection c'est un séisme politique les éléments de langage ont pas été transmis par tous ou est ce que vous y voyez finalement 1 parler de barrage républicain la énième fissures où l'effondrement total de ce barrage républicain alors je crois que le gouvernement comme d'ailleurs toutes les formations politiques qui aujourd'hui ont des élus à l'assemblée nationale sont devant une réalité c'est que le front national à un nombre très important de députés quoi que l'on pense de ses idées le fait est que il va bien falloir d'une manière ou d'une autre les associer au quotidien au travail parlementaire puisque il fait aucun doute que le rassemblement national aura un groupe parlementaire je rappelle que toutes les instances de l'assemblée nationale sont formés à la proportionnelle des groupes donc ça signifie qu'ils vont avoir des membres dans toutes les commissions au sein du bureau etc et donc il y à un moment où par la force des choses ce qui ne veut pas dire qu'on ne combattent pas les idées mais il va bien falloir quand même travaillé avec ses députés là aussi faut dire aussi qu'en même que l'habitude a été prise en parlement européen aujourd'hui je ne crois pas que grand monde s'émeuvent de ce que des députés qui sont issus du rassemblement national ou de formation comparable d'autres pays européens siège et participe aux discussions une autre chose est de voir dans quel sens ils votent et le type d'amendements qui ne sont susceptibles de déposer jean pierre mignard cette séquence pour vous elle marque une rupture as une trahison moral je veux pas la qualifier autrement parce que c'était une question de justice cette sécurité or le programme le faut le rassemblement national à un programme très particulier en matière de justice est sécurité et sur ce point en effet c'est une rupture à peu près complète avec pompe avec un peu près tout ce qu'il nous reste des dispositions de 45 vous a surpris pendant interrompre de la part d'une hausse un film monsieur le ministre est en position extrêmement difficile à titre personnel donc il a fait une campagne d'une grande violence conclure assemblée nationale quand il était dans le nord il a d'ailleurs subi une très grande défaite à la hauteur de sa très grande violence et maintenant je le vois à tendre des perches le racing en national donc j'ai plutôt le sentiment d'une perdition que d'autres choses mais par exemple dames le pen sur la peine de mort n'a oublié des top 10 mais moi je ne veux pas à faire deux par contre je veux un débat assez très habile parce que le compromis qu'elle a passé c'est sur la peine de mort il faut qu'on a eu des barris alors par exemple si on cherche un rapprochement avec leur assemblée nationale est-ce qu'on va organiser un débat ça va nous manger parce que ça débat chez comment ils commencent je sais pas où il termine on va faire un débat sera mieux j'ai plein d'exemples pas reprendre ça alors ça ça pose en effet un certain nombre de questions sur d'autres points oui pourquoi pas mais sur ces questions là qu'ils sont majeurs qui touchent au pacte démocratique opaque américain à nos engagements en matière de co2 européens de droits de l'homme attention je dis non et là je dis c'est la ligne rouge et là je dis ce serait une trahison moral et dominique rousseau seront toujours si les limites de la deûle à gaudi on pourrait appeler ça comme ça c'est à dire un texte où on va chercher une majorité à droite voire jusqu'au rassemblement national et puis un autre on va aller chercher une majorité peut être vert le parti socialiste quelques dissidents qui n'ont pas voulu de la nuque oui mais c'est le commerce et la pratique parlementaire lorsqu'il n'y a pas de coalition en allemagne il ya une colle aucun parti n'a la majorité absolue sur donc le spd les libéraux et les écologistes ont fait une alliance ils ont mis deux mois pour faire leur alliance est une coalition dont il ya un gouvernement partagé et ils appliquent leurs programmes comme comme comme il est jean-pierre bon visiblement on ne va pas vers cette hypothèse là on va plutôt vers une hypothèse texte par texte donc comment ça va se passer vraisemblablement le gouvernement présentera un projet de loi et puis après il y aura des négociations avec les différents groupes qui vont accepter des amendements patrick pas accepter des amendements jusqu'où ça ira c'est là on sera plus lent çà çà çà çà sera plus lent ça c'est le régime parlementaire on peut pas à la fois on peut pas à la fois ce comment dire critiqué le présidentialisme et les majorité absolue qui bloque le débat on peut pas à la fois critiquer la majorité absolue et elle dira maintenant avec la majorité relative à être plus lent mais cela est plus lent parce que c'est la démocratie est lente sinon céder ou case donc la démocratie c'est lent et les il faudra construire texte par textes ou des majorités il y aura peut-être un blocage mais s'il ya blocage c'est simple dissolution on va en parler l'addition elle va se lier à un mot plus lent et plus paradoxalement oui la gueule parce que ça a été négocié non mais la question de la lenteur de la discussion du texte ne me semble pas problématique parce que bien souvent on a des textes qui ont été adoptés beaucoup trop rapidement et dont on s'aperçoit a posteriori que soit ils ne sont pas de la qualité escompté soit parfois d'ailleurs il n'était pas indispensable parce que n'est pas interdit de penser que si la discussion de chaque loi prend beaucoup plus de temps et d'énergie en termes de négociations peut-être il y aura aussi moins de texte est d'ailleurs français sont pas indispensables souvent les décrets d'application les attend encore oui et de ce point de vue là le fêter aussi et c'est sans doute ce qui sera le plus difficile pour emmanuel macron pour le peu que je perçois de sa personnalité ce qui est clair c'est que ça va être l'anti ce pan de son action prenons un exemple nul n'imagine avec cette configuration là qui lui sera aisé par exemple de demander à pouvoir adopter des ordonnances là je pense qu'on est clairement alors que ça a été pour lui un mode de gouvernement sur les derniers mois on est clairement dans un schéma qui est impossible alors on peut peut-être rappeler on fait de la pédagogie dans cette émission donc ça c'est effectivement l'un des leviers que la constitution offre auprès de la république c'est quoi exactement dans quel cadre il peut les utiliser une ordonnance alors tels que l'article 38 de la constitution prévoit les ordonnances c'est pour l'exécution du programme du gouvernement de fait et dans la pratique c'est toujours sur l'impulsion du président de la république et lorsque d'ailleurs on a eu l'expérience en cohabitation d'un premier ministre qui voulait faire passer par ordonnance des réformes il a pu arriver que le président de la république je pense à la première cohabitation en 86 refuse de la signer l'idée est donc que pour l'exécution de son programme est très clairement pour aller plus vite le gouvernement demande au parlement de l'habilité dont de l'autoriser pendant une durée déterminée a entre guillemets légiférer à sa place c'est-à-dire a adopté sans débat parlementaire un texte qui ensuite devra faire l'objet d'une ratification législatives donc reviendra mais toujours sans débat pour que les parlementaires acceptent que cela reste une loin jean pierre mignard le dans les hypothèses on en a évoqué plusieurs on a évoqué l'hypothèse du blocage on a évoqué l'hypothèse de l'accord au cas par cas ou alors de l'accord de gouvernement ça c'est les trois grandes familles on peut dire ça comme ça si je me place dans l'hypothèse du blocage et là on est un peu dans la stratégie suis pas non plus dans la tête d'emmanuel matheron mais la stratégie c'est de laisser un peu la situation pourrir pourrais éventuellement décider d'une dissolution après c'est là aussi je crois nous sommes en politique donc le ce n'est pas un balle et harmonieux la vie politique il ya des adversaires il ya des opportunités et des circonstances il est exact que si par exemple une opposition par exemple l'opposition de gauche et du nouveau en difficulté et si le parlement fonctionne de manière très difficile le président peut considérer que c'est le moment dissoudre et qui peut espérer une nouvelle majorité le contraire est tout aussi vrai car le président peut se retrouver de nouveau avec une majorité qui lui soit hostile et dans ces cas là je cède devant devant anne et dominique serait il faudrait donc dans ces cas il peut pas il peut par 10 ou doit vendre bah oui disons un nom alors à l'éducation soit la torche et les laissa pas ce que c'est et on va même expliqué avec jérémie hoffmann qui va se retrouver avec un exercice difficile nous expliquer comment fonctionne la dessiner la dissolution face à deux éminent constitutionnaliste me racontez nous comment ça fonctionne sa dissolution ça pourrait être un outil pour emmanuel macron parce qu'avec la majorité relative la plus faible de la vème république dans une assemblée que certains qualifient on l'a dit déjà d'un gouvernable le chef de l'état pourrait faire appel à l'article 12 de la constitution selon cet article le président de la république peut après consultation du premier ministre et des présidents des deux assemblées prononcer la dissolution de l'assemblée nationale les élections générales ont lieu 20 jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution et il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l'année qui suit ces élections autrement dit s'il y a eu dix solutions puis des élections il faut donc attendre un an avant de pouvoir effectuer une nouvelle dissolution mais après des élections législatives classiques comme c'est le cas aujourd'hui rien n'empêche le président de la république de dissoudre l'assemblée nationale il pourrait donc le faire à tout moment après avoir consulté elisabeth bornes gérard larcher et le ou la future présidente de l'assemblée nationale interrogé hier la porte parole du gouvernement olivier grégoire a assuré qu'une dissolution de l'assemblée nationale n'est pour l'instant pas prévu est-ce que c'est aussi un risque politique oui il imagine alors ça pour en parler pour s'en rendre compte on peut essayer de faire un point historique sous la vème république on compte au total 5 dissolution les deux premières sous le général de gaulle en 1962 pour sortir d'une crise politique et en 1968 pour faire face à une crise nationale et dans les deux cas les gaullistes obtienne la majorité absolue de dissolution également sous françois mitterrand à une époque en fait tous les élections législatives n'avaient pas lieu dans la foulée de l'élection présidentielle et en 1987 une réussite mais en 1988 le chef de l'état doit se contenter d'une majorité relative et dernière dissolution en 1997 sous jacques chirac le président est élu depuis deux ans mais il n'a plus de majorité solide à l'assemblée donc il l'a dit sous mais la dissolution est un échec à la boutique sur une victoire de la gauche et 50 cohabitation avec lionel jospin donc la dissolution vous l'aurez compris elle pourrait être risqué pour emmanuel rond et s'ils y avaient recours ce serait en tout cas une première depuis l'instauration du quinquennat en 2002 et le couplage des élections présidentielle et législatives merci jérémy pour tous ces détails à anne levade ya une subtilité qui alors je vous l'avoué humblement m'avait échappé c'est ce délai d'un an là on est on est pas dans ce délai d'un an non et même à qu'on peut dissoudre demain là assurément pas dans ce cas de figure parce que si on relit bien l'alinéa qui a été remarquablement citer les bien parler d'une nouvelle dissolution sera donc forcément une dissolution sur dissolution après ces élections dont celles qui ont eu lieu après une dissolution la raison en est simple c'est que la dissolution peut pas être un mode de gouvernement on peut pas avoir un président qui à chaque fois qu'un texte n'est pas voté ce dimanche je me débarrasse de cette assemblée on va en trouver une nouvelle de la même manière d'ailleurs que quand le président dise où il n'a pas la maîtrise du calendrier des élections qui suivent là aussi la constitution impose que l'élection ait lieu dans les 20 à 40 jours qui suivent pour qu'un président ne soient pas tentés de se passer de l'assemblée puisque finalement c'est quand même bien contrariant flatteur mais en gros soit ils arrivent à avoir une majorité absolue après avoir dissout soit il perd et donc il est forcé à la cohabitation alors soit il a une majorité absolue pour lui ou quelqu'un il a remporté le pari soit il ya une majorité absolue contre lui mais avec une formation ou une coalition qui est en capacité de gouverner parce que elle a seul la majorité absolue et donc la cohabitation soit on est dans la situation qu'on connaît aujourd'hui où il a une majorité relative à une démission enfin la fin à une démission si la nouvelle assemblée président l'accusé on revient il y aura aujourd'hui lionel messi les d'une association réaliste de l'est maison gaullisme vous effraie pas ça n'est pas patron d'alors mais ça n'est pas imposé de qui là c'est selon mais s'il ya une d une dissolution puis d'accord une nouvelle une nouvelle assemblée revient avec cette assemblée est encore plus plus plus je suis celle ci je pense que le président ne peut que prendre acte de ce que c'est la chirac n'a pas démissionné mais jacques chirac avait fait en faire un nom souple il ya un élément il ya un élément je crois qu'il faut qu'il faut introduire ce qu'elle me donne là qu'on ne peut pas se représenter représenter tous les prisonniers et par conséquent les alliances au cas par cas va être aussi comment dire examinée de manière subliminale par le fait que alors il ne pourra pas être candidat tombe déjà c'est intéressant de faire un peu quand même c'est de la politique fiction mais non il peut pas se représenter mais s'il démissionnait maintenant à il a pas fait un second mandat complet à ce que est ce qu'il pourrait éventuellement se représenter grande controverse le dire autres les constitutionnalistes on pourrait considérer on pourrait considérer qu' il n'a pas fait deux fois cinq ans donc il pourrait se représenter mais je suis sûr que d'autres collègues défendons l'idée que ben tant pis c'est accompagné de jésus je rappelle que c'est pas mandat quoi qu'il arrive dans toute sa vie non ces deux mandats il est donc tout à fait possible et reviens d'engendrer un quinquennat pour pourquoi pas revenir oui alors je mens quand même d'écouter juste les des petites idées qui sort de l'elysée et la ja de frace emmanuel macron et serein et il réfléchit la suite oui je pense pas qu'il démissionne n'engage pas ça il va pas démissionner tout de suite ça c'est sûr mais personne n'y croyait pour réaliser que c'était la politique fiction mais il ya très balisé mais si c'est le père vite et le la nouvelle configuration pourrait aussi conduire au moins momentanément mais ça c'est de là qu'est ce c'est une question comment des erreurs stratégiques à maître emmanuel macron en retrait parce que si on va vers un fonctionnement parlementaire comme certains le souhaitent selon le type qui va avoir du pouvoir et les présidents nouveau le ministre des relations avec le parlement et le président de l'assemblée nationale parce que c'est là que vont se construire les majorités mais je reviens jean-pierre bien sûr aurait sur cette idée de dissolution et on a évoqué le précédent jacques chirac 97 c'est je pense la hantise des manuels macron en tout cas c'était ce qu'on disait avant le résultat de ces dix là tu y vas un second quinquennat pour rien en quelque sorte écouter un grand inconnu de notre discussion y compris pour lui compris ces oppositions gruss à ma journée c'est l'événement 1 quels sont les événements qui vont se produire quels sont les événements qui vont amener les lits dirigeants politiques peut-être dans des situations catastrophiques ou dramatique par exemple à monsieur madame mâcon d'appeler monsieur jean luc mélenchon non pas pour nous approvisionner la situation devient extrêmement grave pour le pays je veux vous rencontrer parce que je veux que nous parlions les ça serait donc on aura dans une situation qui est celle que nous connaissons les guerres la question climatique des crises financières qui tôt ou tard se produiront etc vous aurez a évidemment des bouleversements internes qui seront telles que les architectures politiques qui sont du clavecin de la partition jouée par mes amis professeurs et dans le tas leur est considérable un moment donné c'est tout et tout et bouleversant vous dit que la politique prend le dessus sur la évidemment la considère heureusement pardon mais eux ils sont très forts pour nous rassurer quand la politique je dirais pas que c'est le lac léman est là mais quand ça bouleverse évidemment il faut que les gens se parlent et c'est ce qui est peut-être devant nous mais met d'ailleurs on peut parce que c'est intéressant de d'analyser le degré de souplesse de notre constitution finalement pour pour répondre à ces crises pour donner de la marge de manoeuvre à l'exécutif anne levade alors moi je suis intimement convaincu que contrairement à ce qu'on dit parfois on n'est pas face à une crise de régime la preuve bien que scrutin majoritaire à deux tours on a finalement seulement une majorité relative est par ailleurs il ya toute une série d'instruments dans la constitution qui ont été conçus en 1958 à un moment où on n'imaginait pas le fait majoritaire donc des mécanismes qui permettent au gouvernement de sécuriser sa position quand bien même il aurait une majorité relative je ne prends qu'un exemple la motion de censure le vote à la motion de censure donne lieu à un décompte dans lequel les abstentions sont comptabilisés avec les voix ou soutien du gouvernement ce qui veut donc dire que seuls les députés qui demandent le départ du gouvernement sont identifiés ça change beaucoup la donne pourquoi parce que sous la quatrième république s'était pas le cas on identifiait les trois types de vote et donc dans ce cas là on disait ab il ya 150 voix contre mais seulement 120 pour le gouvernement donc c'est une majorité relative contre le gouvernement alors même que la constitution exigé qu'il y ait une majorité absolue contre le gouvernement sauf que le gouvernement était fragilisée et il partait en 58 on a déterminé dans la configuration que je viens de décrire et je suis pas très bonne en maths donc je reste sur mes chiffres simplificateur 150 contre et bien saint-nexans 50 sur 577 tous les autres qu'ils se soient abstenus ou lille j'ai dit oui sont réputées soutenir le gouverneur cinq ans il faut râler dans le maison allait dans le sens de dan faut pas oublier que de 58 à 62 il n'y avait pas de majorité à l'assemblée nationale il y avait des couilles du coup d'état militaire il y avait des goûts et à l'elysée on a une constitution qui est quand même assez souple et ce qu'elle a connu la guerre d'algérie mai 68 les cohabitations bon on a tous connu donc elle elle possède effectivement les éléments permettant de s'adapter à toutes les situations y compris la situation actuelle et celle encore une fois où il ya une majorité et des minorités faut pas l'oublier et en 52 58 à 62 il n'y avait pas de majorité absolue pour le général de gaulle s'est terminée comment ça s'est terminé par le vote d'une motion de censure parce que là les oppositions ont voté le même texte contre le général mentionné général de gaulle il y à une dissolution et il ya une majorité absolue pour le général de gaulle donc si vous voulez le la dissolution est une arme que garde le président de la république et ça se jouera devant l'opinion qui portera la responsabilité du blocage est ce que l'opinion publique rendra responsables du blocage les oppositions qui n'ont pas voulu jouer le jeu parlementaire alors qu elle le demandait ou est-ce que le pignon rendra responsables emmanuel macron qui n'a pas fait suffisamment de concessions pour arriver pour relativiser les oppositions et voir comment on peut fonctionner la vie publique dans le cadre des institutions la gauche manifestent contre françois mitterrand 58 mitterrand écrit le coup d'état permanent il ya des centaines de milliers de gens mendès-france l'élu communiste mitterrand qui manifestent contre lui c'est la détestation absolue puis il ya le coup d'état militaire est alors la gauche se range aux côtés du général de gaulle et malraux d'imams il faut armer la gauche selon effectivement ses souvenirs de la guerre d'espagne donc vous voyez que quand je dis que l'événement commandes je me tiens d'accord mais quand on regarde la crise sanitaire et la façon dont on a décidé de tout emmanuel macron avec ce conseil de défense qu'il est totalement opaque et il y avait bien à chaque fois des textes proposés à l'assemblée où ils allaient ce que on aurait la même tu n'étais même type de gouvernance aujourd'hui avec l'assemblée d'aujourd'hui je pense que oui parce que je pense que l'urgence a encore une fois l'événement et l'urgence commanderont voilà nous avons une assemblée qui serait consitue considère constituée de personnes ayant perdu à moitié le bon sens ce qui n'est pas envisageable c'est encore pire que les appartenances politiques les gens qui n'ont plus le sens des choses écrit alors c'est le seul pari qu'on puisse faire ce sont des choses n'oublions pas que derrière les électeurs qu'ils voient tous les jours mais sur le passage du service vous enfin ça fonctionne et sa fonction si on prend votre sillon plan au type d'ailleurs le la crise sanitaire prix riquiqui redémarre le prénom république qui remet en place le conseil de défense alors là effectivement il peut y avoir une motion de censure déposée par les oppositions et les comment dire la motion de censure peut être votée à la majorité absolue des membres de l'assemblée nationale bon et jeudi celle ci a pas d'incident l'hypothèse que vous soulevez on pourrait considérer par exemple si on prend des positions de marine le pen de jean luc mélenchon était contre 10 contre ils pourraient ensemble sur ces deux là où ça c'est celle là on est plus au puy pour moi simplement dans le nom l'analyse politique je vais aller au bout de ma cuisine son prix charles bardon mai c'est ce qui risque de se passer quand même là avec l'émotion de sens auxerre on va voir une alliance je le dis rouge - pour employer des termes anciens mais bon c'est quand même une possibilité le conseil de défense par exemple s'il devait malheureusement se réunir de nouveau parce qu'il y aurait une nouvelle agression épidémiologique dans ce cas là il s'agit d'associer les trois ou quatre grandes familles du parlement construit doit défendre et on les fait rentrer mais oui c'est à dire contre et cèdent pas ce qu'est ce qui s'est passé là donc quand même été quand même mise à côté alors déjà sont à bout ils ont un caractère donc on sait on s'est cabré et donc je pense que alors c'est peut-être là où la nouvelle pratique politique peut être effectivement d'ailleurs tout à fait se marier avec la constitution la lettre et l'esprit c'est à dire qu'on précède qu'on associe on parle et qu'on trouve des accords et voilà ça alors ça c'est une nouvelle formule où le président n'est plus simple mais plus simplement le primus inter pares s et les celui qui s'est un facilitateur alors vous avez en partie répondu à la question que j'ai quand même donné la parole à l'un des chefs de file de la france insoumise c'est le député du nord réélu adrien cat-nat ce qui relance cette idée de 6ème république on a le bloc ultra libérale avec emmanuel macron le bloc identitaire d'extrême droite comme ça je le qualifie avec madame le pen et ce bloc populaire que nous avons rassemblés mais incontestablement nos institutions elle elle prévoit la confrontation entre deux blocs donc il ya un problème il ya un problème avec les institutions de la vème république sur le papier avec ce que nous avons sous les yeux le pays est ingouvernable c'est dans une logique de coalition alors on écoutait aller 1-4 menacé en même temps les siècles pas me disais qu edward fipa l'instant dit que la majorité doit se placer dans une logique de coalition à l'assemblée c'est intéressant d'entendre l'ancien premier ministre est quand même encore importants efforts aujourd'hui et qui peut-être sera amené à le devenir encore plus dans les mois et les années à venir on verra bien prendre cette position là dominique rousseau 6ème république vous avez en partie répondu à la question il y en a pas besoin la constitution elle n'a pas besoin et je comprends pas le le commentaire du député de la française ont misé parce que justement ce zidane tout à l'heure de la constitution n'a pas été fait pour deux blocs la constitution a été fait pour permettre précisément que des constructions majoritaire se fasse dans l'hypothèse où il n'y aurait pas de majorité absolue donc on est dans la pratique parlementaire normale qu'est ce qu'ils veulent dans la 6ème république la 6ème république en réalité ce qu'ils veulent c'est un retour au texte originel de 1958 ils veulent que le premier ministre détermine la politique de la nation ils veulent que le président soit en souhaitant retrait c'est une des possibilités que permet que permet la cause il ya quand même un une arme de la constitution offre qualifiée aux prises en république on n'en a pas encore parlé ils font parler c'est le référendum évidemment anne levade article 11 de la constitution vous nous rappeler ce qu'il ce qu'il prévoit dans quel cadre on peut l'utiliser alors la constitution prévoit effectivement que le président de la république peut décider d'organiser un référendum sur l'adoption d'un projet de loi qui porte uniquement sur certains sujets l'organisation des pouvoirs publics les réformes les projets de loi relatifs aux réformes et aux services publics qui y concourent ossébi économiques sociaux et environnementaux et en vue de l'autorisation de la ratification d'un traité la particularité du système c'est que là effectivement le parlement disparaît puisque le projet de loi est directement soumis au peuple sans aucune intervention parlementaire d'aucune sorte et en particulier sans aucun amendement possible mais je dirais que dans le contexte là immédiat si on se place à la date à laquelle nous sommes je m'interroge sur la question de savoir si le référendum n'est pas presque encore plus dangereux pour emmanuel macron là je me place de son point de vue que ne le serait une dissolution parce que finalement on est quand même dans une configuration on l'a dit particulière mais une configuration qu'on a déjà connu à l'aube d'un deuxième mandat présidentiel avec françois mitterrand même si bien sûr il venait d'y avoir une cohabitation ce que je veux dire par là c'est que ça n'est pas la même chose d'avoir en cours de mandat présidentiel une majorité hostile et d'avoir alors qu'on viendrait élire un président de la république une majorité qui n'est pas absolument favorables pourquoi parce que et peut-être emmanuel macron peut l'interpréter comme cela finalement peut-être les électeurs lui demande-t-il de cogérer ça n'est pas de la cohabitation mais de cogérer avec d'autres formations politiques le gouvernement de la france et moi j'ai un peu le sentiment je sais que certains se sont étonnés que ce soit lui qui reçoivent les une présidente formation politique aujourd'hui que c'est peut-être l'interprétation qu'en l'état il donne de la situation c'est-à-dire à lui qui vient d'être réélu président de tirer les conséquences puisqu'il est celui qui nommera le premier ministre de cette configuration politique totalement nouveau au lendemain mais bien sûr mais c'est chaque élection mais est-ce que c'est pas le sens de de ce que edouard philippe a dit a dit à l'instant ce que c'est dans une logique de coalition qu'est ce que dit ce que dit edouard philippe me semble-t-il parce que nous nous rapporter je dirais c'est l'hypothèse allemande oui c'est à dire que le lan ensemble passe un accord de gouvernement avec alors bon avec mais sauf que c'est parce qu'ils avaient été on l'a évoqué le débat je reviens je reprends un argument de nos côtes raides donc je lui je lui rends mais pour nos téléspectateurs qui ont assisté à toutes les missions c'est intéressant de vous le rappeler sauf que c'était pas dans le contrat de départ bien des électeurs ce même important de le rappeler c'est même le contraire alors ça c'est un problème on peut changer de position dans la vie politique si les événements l'imposent mais je pense que vous voyez alors que l'événement est plaisant mais l'abstention n'est pas présente dans nos discussions c'est à dire que cet immense immense retrait de 2 millions de nos concitoyens de la vie politique parce que là finalement nous parlons à l'assemblée de gens qui sont finalement une minorité héroïque vertueuse dans la république mais ils y allaient millions et millions et là je pense que le référendum alors c'est sur la question parce que je pense que les délégations les assemblée et sénat je pense que il faut que l'initiative référendaire soit bien travaillé mais qu'elle soit présente dans notre république parce que ce que vous dites qu'ils aient attention notre notre garçon marche mal et donc si on veut trop le faire marcher il des référendum il va se casser la figure c'est vrai mais votre situation le garçon qui marche mal il reste tellement ainsi parce qu'on a peur qu'ils tombent qu'il va avoir des membres atrophiés et c'est ça la situation dans laquelle nous sommes là ce que je disais c'est que le référendum de l'article 11 initié par emmanuel macron à l'heure à laquelle nous est paru accord là dessus dans la mesure où une part importante du vote est quand même une vote un vote contre emmanuel je suis le gars me semble possible entre mm alain il ya des initiatives qui pourraient venir autre que du président de la république on fragilise ont choisi lise la fonction construire une grande coalition dans l'intérêt du pays pour une majorité stable et responsable sinon nous irons vers d'énormes problèmes aux legs exactement ce que gérard fini peu ce que ça très bon comédien mais il n'était pas sur les planches finit pas dit tout à l'heure oui effectivement je pense que c'est une des hypothèses qu'on on a discuté ici l'hypothèse de construire une majorité de coalition bon ça ça pourrait marcher quel est le message que le que les français ont envoyé si on met de côté pour l'instant les abstentionnistes semble-t-il les électeurs ont dit on ne veut pas une majorité absolue pour emmanuel macron on veut qu emmanuel macron est une majorité relative pour l'amener à négocier avec les autres bon ben allons-y allons j que ensemble négocié avec des républicains ou avec quelques divers gauche pour pour construire les biens de tant de commandes coalition parce qu'on on a vu en allemagne ça prenait plusieurs mois mais là mais ça peut peut être immédiat mais ça peut être ça peut être immédiat mais pourquoi voulez vous faire un gouvernement il immédiatement je veux dire aux gens en allemagne ils ont ils ont mis pour dernières élections ils ont mis deux mois pour faire un gouvernement parce qu'ils voulaient faire passer des lois avant l'été c'est pour ça les lois pouvoir d'achat ça met du temps parce qu'il est mais il faut programme écoutez je reviens ce que je disais tout à l'heure attention on a critiqué laverty la verticalité on a critiqué le couvert jupitérien on a critiqué le lait majorité absolue là avec des majorité relative ça prend du temps c'est des négociations et est par conséquent il faut s'habituer à la pratique parlementaire il ya une question que j'ai pas posée on peut faire passer une loi à la majorité relative sa maman si les oppositions de la plupart des textes de lois sont votées à la majorité relative qu'il aurait pu passer par là voilà et donc on n'a jamais besoin d'avoir 289 ou plus devoir à l'assemblée nationale pour adopter un texte sauf que en sens inverse on connaît aussi la pratique de ce qu'on appelle le rideau c'est à dire parfois les oppositions qui tout en ayant l'air de ne pas participer à la discussion sont au moment du vote derrière un rideau qu'ils ouvrent pour venir voter contre donc évidemment que la logique de mais aussi tout les oppose sur le papier une ispo faire tomber un gouvernement ou les parlementaires déjà sur une fois faire justement ça rejoint ce que je disais au départ c'est à dire qu'elle est la conception qu'ils vont avoir de l'eau rôle d'opposant et c'est là que la majorité de projets dont texte par tex j'ai utilisé le mot tout à l'heure et potentiellement épuisante y compris physiquement pour ceux qui vont être amenés à négocier vous parliez de la loi macron effectivement emmanuel macron l'a fait mais on se souvient que ça va durer des jours et des nuits des nuits alors que a priori une coalition de gouvernement ça permet pendant un temps déterminé même si elle est toujours susceptible d'exploser en vol mais quand même d'avoir une forme de sécurité sauf à ce que tout le monde se dédisent les sujets merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat c'était vraiment passionnant j'espère que on a joué ce rôle de pédagogique on essaye de tenir régulièrement avec ou sans gérard philipe pendant cette cette émission merci en tout cas à toutes et à tous de votre fidélité elles sont publiques nôtre
Emmanuel Macron