Laurent Jacobelli : "Nos dirigeants sont totalement irresponsables face à l'islamisme !" (RMC)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes au moins d'accord sur le constat, le travail ne paye pas assez ?
- 0:42FerméeRéponse directe
Si le gouvernement avançait sur cette idée, est-ce que vous voteriez la censure ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il est normal à vos yeux que le financement de la protection sociale repose presque uniquement sur le travail ?
- 1:56RelanceRéponse directe
Vous arrivez à 40 milliards avec les dépenses de l'immigration ?
- 2:35FerméeRéponse partielle
Mais concrètement, dans l'état où sont nos finances publiques aujourd'hui, qui peut croire qu'on a les moyens de ce que vous proposez ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Autre point de l'interview hier, une réaction au rapport qui accuse les frères musulmans d'antrisme.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiquePromesse
« quand on augmente les salaires de 10%, et bien ces 10% sont exonérés de charges patronales. »
- 0:54Invité politiqueFait
« Lorsqu'on augmente la TVA, on augmente finalement le prix des biens de consommation, et donc on baisse le pouvoir d'achat. »
- 2:43Invité politiqueChiffre
« L'immigration, aujourd'hui, il y a au moins 10 milliards à trouver par an entre l'aide médicale d'État, le minimum vieillesse pour les étrangers et le coût même du traitement de l'immigration. »
- 2:52Invité politiqueChiffre
« Sur le budget de l'Union Européenne, entre ce que l'on donne à Bruxelles et ce que l'on reçoit, il y a un écart de 10 milliards, reprenons-en une partie. »
- 3:05Invité politiqueChiffre
« Le Grand Est, c'est le rassemblement de trois régions. Eh bien, en les rassemblant, on a augmenté les frais généraux de 25%. »
- 2:03Invité politiqueChiffre
« Vous avez vu ce rapport terrifiant de la Cour des comptes qui nous montre que sur les trois dernières années, il y a eu des dépenses de sécurité sociale de 15 milliards, dont personne ne sait où ils sont passés. »
- 3:28Invité politiqueFait
« Le Premier ministre a dit « tous les Français devront faire un effort ». Moi, je commencerais par dire « les étangs rangés devront faire un effort ». »
- 3:33Invité politiquePromesse
« Les soins gratuits, c'est fini. La retraite, sans cotisation pour ceux qui arrivent d'ailleurs, c'est fini. L'hébergement, quand on n'a pas le droit d'être en France, c'est fini. »
- 4:42Invité politiquePromesse
« Fermer les mosquées liées aux frères musulmans, renvoyer chez eux les prêcheurs de haine, fermer les associations tenues par les frères musulmans, et puis interdire le frérisme. »
- 6:00Invité politiqueFait
« Elle est historique, malheureusement, parce que demain, quelqu'un aura deux jours pour décider s'il veut mourir ou pas. »
- 6:37Invité politiqueFait
« Ce n'est pas ce que nous voulons pour notre société. On peut comprendre qu'il faille accompagner des gens pendant leurs derniers jours, leur éviter la souffrance des dernières heures. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli72 %
- Présentateur28 %
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Bonjour Laurent Jacobelli, vous êtes député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. Est-ce que vous êtes au moins d'accord sur le constat, le travail ne paye pas assez ?
Ah oui, bien sûr, le travail ne paye pas assez, c'est pour ça qu'il faut encourager les chefs d'entreprise à pouvoir augmenter les salaires. Vous savez, on a une proposition concrète, c'est de dire que quand on augmente les salaires de 10%, et bien ces 10% sont exonérés de charges patronales. Ça, ça peut relancer le goût du travail et la juste paye du travail, plutôt que le matraquage fiscal annoncé à demi-mot par le Premier ministre.
À demi-mot, c'est sûr, la TVA sociale, le débat est relancé d'abord par le Président de la République il y a quelques jours, repris par le Premier ministre hier. Le Rassemblement National est clairement contre toute hausse de la TVA. Si le gouvernement avançait sur cette idée, est-ce que vous voteriez la censure ?
En tout cas, on s'en rapprocherait bien évidemment, puisque nous avons toujours dit qu'une ligne rouge, pour nous, c'était la perte de pouvoir d'achat des Français. Or, il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. Lorsqu'on augmente la TVA, on augmente finalement le prix des biens de consommation, et donc on baisse le pouvoir d'achat.
Mais il y a l'idée, et là j'interprète parce que ça n'a pas été dit clairement, mais il y a l'idée qu'on pourrait peut-être baisser les cotisations salariales, et donc augmenter le salaire, et donc le pouvoir d'achat. Je veux dire par là, je vous posais la question autrement, est-ce qu'il est normal à vos yeux que le financement de la protection sociale de tous les Français repose presque uniquement sur le travail ?
Mais on ne va pas se laisser avoir par le discours du Premier ministre. Vous imaginez bien que si l'idée c'était d'augmenter la TVA pour baisser les charges patronales ou salariales, ça n'aurait aucun intérêt pour le gouvernement, puisqu'on gagnerait des milliards d'un côté et on les perdrait de l'autre. Tout cela, c'est une grosse entour... Non mais on valoriserait le travail peut-être, Laurent. Oui, mais attendez, ce n'est pas l'objectif. L'objectif c'est de trouver 40 milliards, vous ne la sentez pas venir l'arnaque, et c'est de dire qu'au grosso modo on va augmenter la TVA, point barre.
En fait, le vrai problème de ce gouvernement, c'est qu'il contourne le problème justement, qu'il n'a pas le courage de prendre les mesures. Les mesures, c'est ne pas augmenter les recettes, c'est diminuer les dépenses, les dépenses de l'immigration, les dépenses du budget de l'Union Européenne, les dépenses du budget territorial.
Vous arrivez à 40 milliards avec les dépenses de l'immigration ?
Mais il faut cumuler. Et puis parlons des dépenses sociales. Vous avez vu ce rapport terrifiant de la Cour des comptes qui nous montre que sur les trois dernières années, il y a eu des dépenses de sécurité sociale de 15 milliards, dont personne ne sait où ils sont passés. Gérons d'abord bien les données publiques. Gérons avec raison, en bon père de famille, si vous me permettez l'expression, plutôt que de faire les poches des Français, qui s'est amené au lieu de plus pour être moins bien dirigés.
Je suis sûr que les gens qui nous écoutent sont sensibles à ce que vous dites, à l'idée qu'on leur fait les poches. Et d'ailleurs, le Rassemblement National propose l'inverse, mais c'est massivement la TVA. Mais concrètement, dans l'état où sont nos finances publiques aujourd'hui, Laurent Jacobéli, qui peut croire qu'on a les moyens de ce que vous proposez ?
Mais tout le monde peut le croire, je vais vous le dire. L'immigration, aujourd'hui, il y a au moins 10 milliards à trouver par an entre l'aide médicale d'État, le minimum vieillesse pour les étrangers et le coût même du traitement de l'immigration. Sur le budget de l'Union Européenne, entre ce que l'on donne à Bruxelles et ce que l'on reçoit, il y a un écart de 10 milliards, reprenons-en une partie, le coût du millefeuille territorial. Moi, j'habite une région et je suis élu du Grand Est. Le Grand Est, c'est le rassemblement de trois régions. Eh bien, en les rassemblant, on a augmenté les frais généraux de 25%.
Est-ce que vous croyez que c'est raisonnable de dire aux Français « on gère vraiment très mal, on dilapide l'argent des Français, mais on va quand même continuer à vous demander à payer plus ». Tout cela n'a pas de sens, il faut que cela cesse. Cet État devenu obèse doit faire une cure d'amincissement.
Donc, à la fin, les Français vont devoir faire un effort ?
Non, pas les Français. Le Premier ministre a dit « tous les Français devront faire un effort ». Moi, je commencerais par dire « les étangs rangés devront faire un effort ». Les soins gratuits, c'est fini. La retraite, sans cotisation pour ceux qui arrivent d'ailleurs, c'est fini. L'hébergement, quand on n'a pas le droit d'être en France, c'est fini. Et là, vous arrivez à 40 milliards ? Pas suffisant, non, en effet. Mais là, déjà, vous avez des milliards. Ensuite, le millefeuille territorial, les comités qui ne servent à rien, les dépenses sont tuaires. Et je le répète, la mauvaise gestion.
Qu'on m'explique où sont passées les 15 milliards que personne ne retrouve dans les comptes de la Sécurité sociale.
Autre point de l'interview hier, une réaction au rapport qui accuse les frères musulmans d'antrisme. François Bayrou balaye la proposition de Gabriel Attal d'interdire le voile aux mineurs de moins de 15 ans. L'ancien Premier ministre, d'ailleurs, Gabriel Attal, qui est brocardé de toutes parts pour cette proposition. Vous apportez votre soutien, Gabriel Attal, ce matin ?
Attendez, rappelez-moi, Gabriel Attal, celui qui, il y a deux ans, disait, quand nous demandions la fin du voile dans l'espace public, que nous étions, grosso modo, islamophobes.
Là, il le propose pour les mineurs de moins de 15 ans.
Et donc, à 16 ans, vous pouvez porter le voile tranquillement, par exemple, dans les lieux publics. Non, tout cela n'a pas de sens. Même l'attitude hier du Premier ministre, essayant de relativiser l'impact des frères musulmans en France, ne sont pas responsables. Il faut prendre des mesures. Vous savez, Marine Le Pen a écrit un projet de loi là-dessus en 2021. Fermer les mosquées liées aux frères musulmans, renvoyer chez eux les prêcheurs de haine, fermer les associations tenues par les frères musulmans, et puis interdire le frérisme. Voilà. Quand on tient des propos fréristes, quand on se comporte en voulant faire l'apologie de l'islam politique, eh bien, on est condamné.
Le Premier ministre parle de l'islam comme d'un sujet de fixation aussi. Il dit aussi que c'est un sujet à la mode, qui a du succès dans certains cercles. Vous êtes à la mode, en fait, Laurent Jacobili ?
Oui, je vous le confirme. Nous sommes à la mode, mais pas à cause de ça. Le Premier ministre confond tout. Il confond islam et islamisme. Moi, je suis gêné pour lui, et gêné pour ces millions de Français de religions musulmanes qui vivent tranquillement dans notre pays et qui ne posent aucun problème. Notre problème aujourd'hui, c'est évidemment pas l'islam, ni aucune religion, ou d'ailleurs le fait de ne croire en rien.
C'est l'islamisme, qui est une idéologie politique, qui veut saper les valeurs de la République, qui veut faire de la femme un être inférieur à l'homme, qui veut empêcher les enfants de chanter et de faire de la musique, qui veut établir les règles de la charia au lieu de la loi républicaine. Et c'est contre ça qu'il faut que nous soyons tous mobilisés.
Une dernière question. Vous avez voté contre le texte sur l'aide à mourir qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale hier. Qu'est-ce qui vous gênait dedans ? Et est-ce que vous comptez désormais sur le Sénat pour bloquer cette loi que certains qualifient déjà d'historique ?
Elle est historique, malheureusement, parce que demain, quelqu'un aura deux jours pour décider s'il veut mourir ou pas. Vous savez, si vous voulez faire de la chirurgie esthétique, vous avez 15 jours pour vous rétracter. Et aujourd'hui, si on demande à mourir, on n'a que deux jours pour se rétracter. Et puis, ça parle des maladies qui vous amènent vers la mort. Mais il y en a qui mettent 15 ans à vous amener vers la fin, même si elles ne sont pas soignables. Qu'est-ce qu'on va faire de ces gens qui demandent la mort ? En fait, aujourd'hui, il n'y a pas de garde-fou.
Et les pires abus sont possibles, comme on le voit en Belgique, comme on le voit aux Pays-Bas, où les taux de suicide assisté ou d'euthanasie augmentent, notamment pour des gens qui sont en dépression ou des gens qui sont atteints de troubles d'autisme. Ce n'est pas ce que nous voulons pour notre société. On peut comprendre qu'il faille accompagner des gens pendant leurs derniers jours, leur éviter la souffrance des dernières heures. Mais en revanche, quelqu'un à qui il reste 5, 10, 15 ans à vivre, quelqu'un qui a une douleur qui pourrait être calmée par des soins palliatifs, alors on doit la préserver, on doit la garder parmi nous.
La vie, c'est ce pour quoi on doit combattre. Je précise simplement que les troubles du spectre autistique ne sont pas dans ce texte de la loi sur la fin de vie.
Il n'y a pas non plus en Belgique et en Hollande et malheureusement il y a eu une évolution parce que le texte n'était pas assez bien écrit pour nous préserver des abus.
Merci Laurent Jacobelli. Merci de votre invitation. Député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National, merci d'avoir répondu à nos questions en direct ce matin sur RMC.
Laurent Jacobelli