Menacée de mort après Crépol, la maire de Romans-sur-Isère témoigne
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour Marie-Hélène toraval bonjour Merci d'être d'être avec nous nous venons d'entendre cette cet habitant de de roman de romans sur ris dont vous êtes dont vous êtes la mère en colère après ce qui s'est passé à à crépool ce dont j'ai peur dit-il c'est que l'on finisse par se faire police nous-mêmes est-ce que vous partagez cette inquiétude je je l'entends et je le partage parce que je l'entends très très souventfin et je dois dire que c'est vraiment quelque chose que que je crains bien évidemment je condamne toute forme de violence pour autant quand je vois que nos concitoyens on arrivent à envisager de faire justice eux même là la sonnette d'alarme est tirée et je pense que le gouvernement doit prendre la pleine mesure de de cette intention qui qui qui nourrit certains esprits et et qui qui traverse aussi je veux dire toutes les tranches de population je veux dire c'est pas une seule catégorie je veux dire c'est quelque chose qui passe vraiment dans la tête des gens et ça c'est inquiétant alors vous avez vous-même été menacé ass de morts après vos vos différentes prises de de parole dans les dans les médias on a appris mercredi qu'un individu avait été interpellé à Marseille il a écopé de 8 mois de prison ferme en comparation immédiate pour outrage par parole ou menace cet homme qui avait déjà connu qui était déjà connu pardon déf défauoir défavorablement de la justice puisqu'il avait déjà fait l'objet de 23 condamnations par le passé vous êtes en première ligne après ce ce drame Marie lentoraval comment allez-vous quel est votre votre état d'esprit aujourd'hui après ces ces jours que vous venez de de vivre depuis ce terrible drame de crpol je l'assume j'assume complètement les propos qui ont été les miens j'assume aussi d'avoir dit tout haut ce que les gens pensaient tout bas je n'ai absolument pas l'intention de de m'arrêter j'irai jusqu'au bout je pense aussi que c'est mon devoir d'élu de le dire et puis bien au-delà de du devoir d'élu en tant que citoyenne et bien je n'ai pas envie de de voir la pente dans laquelle glisse notre pays vous avez vous-même porté plainte après ces ces menaces de mort que vous avez reçu quelle suite attendez-vous je trouve que la police a vraiment fait un travail extraordinaire pour retrouver l'auteur des intimidations donc ça c'est une première chose par contre sur les auteurs ou l'auteur qui a manifesté des menaces de mort donc la police travaille dessus mais je sais que c'est beaucoup plus long et beaucoup plus difficile parce que elles me sont arrivées par le réseau Instagram et là ça demande des moyens et il y a des difficultés aussi pour accéder il faut demander des des autorisations entre guillemets auprès des métails c'est c'est plus compliqué et ça aussi c'est un un un objet qui devrait être facilité aussi euh pour nos forces de l'ordre pour pouvoir accès à certains types d'information alors vous avez dit dans les médias et vous le répétez aujourd'hui j'assume de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas alors justement à roman surizer que vous disent aujourd'hui vos administrés mes administrés m' m'encouragent salut le courage déjà donc ben je les en remerci euh c'est quelque chose qui ne m'a jamais fait défaut j'irai jusqu'au bout parce que je pense que c'est extrêmement important j'aurais pu faire le Doron attendre que ça se passe et puis on mettait sous tout enfin on mettait tout ça sur le tapis on passait à autre chose et bien non enfin je fais le choix de de mettre en avant avec le nom de ma ville associée et je peux vous assurer qu'il y a de très belles choses à roman pour autant je sais que c'est focalisé sur cette problématique qui est lié à l'insécurité c'est une problématique que toutes les villes moyennes connaissent et qu'aujourd'hui et bien s'il faut un porte-parole je veux bien servir de porte-parole mais pour autant j'aimerais que mon cri d'alarme soit entendu et que j'ai aussi une réaction de la part du gouvernement puisque j'ai j'ai demandé et j'invite à ce qu'on se mette autour de la table parce que il est pas enfin je veux dire si on veut avoir des résultats il ne faut pas faire cavalier seul mais quand vous dites je dis ce que tout le monde pense tout bas c'est quoi marie-ellè toraval ce que tout le monde pense tout bas ce que tout le monde pense tout bas par exemple c'est l'impunité c'est-à-dire que la réponse pénale elle est pas là lorsqu'il y a des délits ça c'est quelque chose qui est partagé au niveau national c'est aussi de constater que lorsqu'il y a des des agressions et bien on laisse on est beaucoup trop laxiste on est beaucoup trop laxiste aussi avec les mineurs on est beaucoup trop laxiste avec la responsabilité parentale c'est un ensemble de choses qui viennent conjuguer cet état d'esprit où on a l'impression qu'il y a un véritable déc entre le pouvoir et le quotidien le quotidien des Français de manière générale alors vous avez réagi à cette interview d'éisabeth B dans le Figaro ce matin la première ministre qui dit ne soyons pas naïf certains ont tout fait pour donner l'impression que la sécurité de l'ensemble de nos concitoyens était en cause vous vous dites sur le terrain l'insécurité ce n'est pas un ressenti c'est une réalité vécue quelle est cette cette réalité précisément la réalité vécue c'est ce que je vous exprimais tout à l'heure on la vit notamment au travers de comportement de certains donc de comportement quotidiens qu'on peut croiser chaque jour donc c'est vrai chez nous c'est vrai dans d'autres villes aussi c'est aussi de constater des cillassages c'est-à-dire que quand il y a un incendie des pompiers qui se font caillasser pour moi c'est inentendable les forces de police qui se font caillasser c'est c'est pas acceptable et comment on peut laisser ça passer c'est pas possible les rodéo c'est inacceptable aujourd'hui un refus d'obtempéré ça devient quelque chose c'est c'est vraiment le le le sujet sur lequel depuis la mort de Naël j'ose vous dire que et bien l'intervention sur un refus d'obtempéré elle est particulièrement compliqué pour les forces de l'ordre donc il y a un ensemble de dispositions qui font que généralement on a l'impression que la loi elle est plutôt faite pour les gens qui ennuient les autres que pour ceux qui sont ennuyés et je je choisis un vocabulaire dou vous interpelliez tout à l'heure le le gouvernement le gouvernement qui a attendu plus d'une semaine avant de de se rendre sur place par le par la voix de d'Olivier verrant est-ce que est-ce que le gouvernement a pris la mesure de ce qui s'est passé à crépool selon vous alors sur monsieur verran c'est vrai que je je lui ai fait la remarque il m'a précisé à cette lorsque je lui ai fait cette remarque que c'était en respect enfin c'était la volonté des familles donc je l'entends enfin ensuite sur la perception du gouvernement je pense qu'il y a eu une erreur c'est d'avoir considéré cette tragéd dit comme un fait d'hiver euh un quartier en tout cas de de roman Surer est particulièrement pointé du doigt depuis le depuis le drame c'est celui de la monnaie dont sont issu d'ailleurs plusieurs des des suspects vous disiez au Figaro la semaine dernière les Romanis ne se reconnaissent pas du tout dans la délinquence de la monnaie je ne veux pas qu'ils soit stigmatisé à cause d'une bande minoritaire qui mine la vie des gens du quartier cette bande minoritaire dont vous parlez marieeline toraval quelle est-elle est-ce que l'on sait précisément à qui l'on a affaire on sait à qui on a affaire parce que de manière générale ce son sont des gens qui sont récidivistes hein ils ont déjà été arrêtés ils sont bien connus des services de police la réponse pénale n'est pas toujours là c'est pas la prison n'est pas toujours la bonne solution parce que je pense que pour certains il va falloir penser à un grade au-dessus c'est-à-dire qu'il va falloir envisager aussi des méthodes qui permettent de pour certains de les civiliser alors mon mot peut paraître fort mais je rappelle quand même que le ministre de l'Intérieur a employé le mot d'ensuvagement et je pense que il a vraiment eu pour le coup la très bonne analyse quand on parle de d'ensuvagement vous parliez à l'instant de reviliser ces personnes est-ce que c ces personneslà sont pardonnez-moi l'expression mais récupérable alors je n'ai pas l'expertise pour le préciser c'est pour ça que je pense qu'il faudrait qu'on travaille aussi avec des experts sur le sur le SU alors on a perdu la la connexion on va essayer de vous de vous rejoindre à l'instant marie-eline toraval est-ce que vous m'entendez est-ce que vous me recevez je n'ai pas entendu du votre question pardon on parlait à l'instant de de cette de cette de ce mot l'ensuvagement utilisé par par Gérald haranin et je vous demandais si ces personnes sont récupérables dans le sauvagement il a sauvage donc quand il y a sauvage et bien je pense qu'aujourd'hui on n' pas les éléments nécessaires pour accéder à à une forme de recivilisation de d'une certaine partie enfin je dis que c'est quand même une partie minime parce que pour certains je p pense que d'autres moyens peuvent arriver à les remettre dans une situation où ils vont comprendre que le bien vivre ça peut être bénéfique pour eux quoi mais ils ont fait ce choix d'une forme de communautarisme en voulant imposer leurs lois pour certains ils refusent d'être français il refuse les règles aussi qui sont celles qui sont de notre qui sont celles de notre République donc il va falloir qu'il fasse des choix vous dites certains refusent d'être français certains ne se sentent pas français parmi ces parmi ces personnes oui tout à fait moi je vis dire j'invente rien du Toutin il suffit de lire il suffit aussi d'analyser les propos qui peuvent être les leurs au travers des réseaux sociaux qui peuvent être les leurs quand vous les interviewez aussi pour pour certainsfin et puis de voir leur comportement lorsqu'ils sont face aux autorités situation que vous constatez là vous qui êtes maire de roman seriser depuis 2014 comment l'avez-vous vu évoluer est-ce que vous avez vu cette situation se dégrader en disant je dirais pas qu'elle est plus dégradée je dirais qu'elle est plus prononcée j'ai l'impression que on en a pas forcément plus mais qu'ils ont pris un pouvoir plus important fin c'est-à-dire que c'est les notre incapacité quelque part à considérer cette évolution comportementale fait qu'on n pas mis les moyens et les actions nécessaires pour pour la stopper donc moi je je dis qu'on est très certainement tous responsables mais on est tous responsable aussi du devenir et pour être tous responsables du devenir il va falloir accepter aussi de se mettre autour de la table pour reconsidérer les politiques qui sont mises en place je veux dire ça ça n'a rien de gênant de dire qu'à un moment donné on s'est trompé ou à un moment donné benah peut-être que les fléchages des accompagnements ne conviennent pas remettent l'ouvrage sur le métier c'est ce n'est pas une erreur bien au contraire justement sur ces ces mesures vous se remettre autour de la table comment envisagez-vous aujourd'hui de remettre de l'ordre notamment dans dans ce quartier de la monnaie je pense en particulier aux habitants qui ne font pas partie de cette minorité de cette minorité de de délinquants qui vous écoute aujourd'hui comment allez-vous vous y prendre marie-ine toraval pour tenter de remettre l'ordre la première des choses je vous dirais c'est que je pense tout particulièrement à eux je pense à ces gens qui habitent dans ce quartier qui se lèvent tous les matins pour aller travailler qui sont pas sûrs de retrouver leur voiture et qui sont pas sûr d' de ne pas être ennuyés quand ils vont rentrer le soir donc tout ça ça commence à vraiment c'est exaspérant et ils le sont aussi exaspérés sauf qu'il l'expriment pas particulièrement parce que ils ont toujours peur d'une forme de représaille quand il manifeste une quelconque observation donc ça ça n'est plus pass ça n'est plus possible je veux dire ils ont le droit de vivre comme tout le monde donc je je veux vraiment stopper ça je veux dire aussi que nous en tant que mère on a l'impression qu'on a tous les pouvoirs c'est fauf on on peut acter et intervenir sur des problématiques mais n de ces problématiques ont des réponses qui ne relèvent pas uniquement de la compétence du Maire c'est la raison pour laquelle je souhaiterais qu'on puisse travailler autrement c'est pas compliqué maire aujourd'hui ne peut ne peut rien faire ne peut pas suffisamment pour lutter contre cet ensauvagement pour reprendre le terme de Gérald haranin ben non non non chacun chacun le sait par contre moi je suis extrêmement volontaire et nous sommes de nombreux maires à être très volontaires pour pour travailler sur de nouvelles solutions mais qui qui soit enfin qui soit je veux dire vraiment en lien avec le terrain qui soit facile à mettre en œuvre et qu'on n pas une batterie administrative pour pouvoir intervenir ça ça va pas non plus quoi en tant que maire est-ce que vous vous craignez de vous rendre dans ce dans ce quartier de la monnaie je vous pose cette question parce que certains témoignages qui nous ont été rapportés du terrain disent et bien nous le quartier de la monnaie en tout cas quand il fait nuit nous n'osons plus y aller parce que ça craint trop vous en tant que maire est-ce que c'est quelque chose que vous ressentez également bon pas du tout je peux y aller quand vous voulez ça pose aucun problème après si quand il fait nuit il fait nuit partout partout en France hein je veux dire il y a l'éclairage public bien sûr et je rappellerai accessoirement pour quand même éclaircir les choses c'est dans le cadre de notre plan de sobriété énergétique nous éteignons les lumières le soir sauf dans ce quartier donc ils ne sont pas dans l'obscurité Marie-Hélène toraval un collectif d'élus parmi lesquels le maire de traap Ali Rabé ou encore Stéphane rafali de de ris orangiste dans les sones appelle Emmanuel Macron dans le journal Le Monde ce vendredi à mettre en place un observatoire national permettant de géolocaliser les budgets publics il fustise je cite le discours Rance sur les milliards versés au baneleu dont le sous-entendu raciste est évident comment réagissez-vous à ces propos bah écoutez à force de faire des observatoires on va plus rien voir quoi enfin je veux dire je vois pas l'intérêt enfin un observatoire je pense que l'État est tout à fait capable de dire là où il met de l'argent et sur quelle région et combien quoi et sur quel quartier je reviens sur l'enquête qui qui se poursuit plusieurs témins ont affirmé aux enquêteurs avoir entendu des des cris on vient pour tuer du blanc est-ce que marie-ellène toraval ces témoignages vous ont surpris ça m'a ça m'a bouleversé euh ça je peux je vous le dis très honnêtement ça m'a vraiment bouleversé après euh ils l'ont dit euh dans leur témoignage ils l'ont reprécisé et je pense que c'est à considérer faut pas laisser passer ce genre de propos euh vous avez pu échanger à plusieurs reprises avec les les familles de victimes depuis le drame en particulier avec avec celle de de Thomas il souhaite que le caractère raciste de l'agression soit soit retenu est-ce que vous vous dites vous vous dites vous partagez ce ce souhait moi je ne fais pas d'ingérence j'ai juste rapporté que lorsque nous avons rencontré les familles de de et des victimes euh lorsque Monsieur le Ministre Olivier Verant était là les familles euh ont manifesté ce souhait donc j'ai juste rapporté que lors de cette visite les les les familles avaient manifesté deux deux attentes la première qui était une réponse pénale forte et que la caractérisation graciste soit considéré après je n'ai pas faire d'ingérence dans ce qui ne me regarde pas je fais que rapporter les propos qui ont été précisé par les familles et je dis aussi que je comprends euh qu'il est qu'il les redit monsieur le ministre est-ce que les familles craignent aujourd'hui elles qui demandent que le le mobile raciste soit retenu vous qui les avez rencontrés est-ce qu'elles craignent que ce mobile ne soit finalement pas reconnu au terme de l'enquête vous savez je pense que ce qui anime les familles aujourd'hui et les victimes c'est déjà de de penser leur douleur ça c'est extrêmement dur ce qui est dur aussi c'est les les fuites entre guillemets qu'on a pu contester constaté pardon dans dans la presse sur des éléments de l'enquête il y a un ensemble de choses aussi aujourd'hui qui qui leur font très mal alors justement vous parlez de de certaines fuites dans dans la presse de nouveaux témoignages en tout cas ont été révélés par le journal Le Parisien qui tempère qui semble en tout cas tempérer l'hypothèse d'une expédition punitive à crpool selon les informations du quotidien tout serait parti d'une bagarre initiée à l'intérieur de la salle au cours de laquelle un jeune rugbyman aurait provoqué un individu comment réagissez-vous à ces témoignages alors là c'est très clair moi j'aime pas qu'on fasse d'ingérence dans mes affaires donc je vais pas aller faire des ingérences d'ingérence dans dans ce qui relève du d'une enquête donc il y a un procureur il y a un juge il y a un ensemble de personnes qui sont habilité à s'exprimer sur ces pointslà mais certainement pas moi mais en tant que en tant que citoyenne est-ce que vous avez été surprise de lire ces témoignages je n'ai pas à répondre je vous m'interrogez en tant que maire donc en tant que maire je je vous réponds en tant que citoyenne je m'informe euh plusieurs prénoms des des mises en examen en tout cas n'ont pas tout de suite été divulgué il a fallu attendre plusieurs jours pour que cela soit le cas pour quelle raison alors je n'en sais rien je ne suis pas à l'initiative du dévoilement de de ces prénoms ou de ses noms mais je sais que ce délai a été particulièrement mal vécu sur le territoire je reviens également sur les les propos de cet habitant que nous entendions tout à l'heure plusieurs manifestations se sont ont été organisées depuis le le DRAM des manifestations d'ultra drroite il y a notamment eu cette expédition de militant dans le quartier de la monnaiee le le 25 novembre est-ce que vous craignez aujourd'hui un face- à faceace non pas pas forcément je pense aussi que le ministre de l'Intérieur fait le le nécessaire aussi par rapport à à ces initiatives qui relève de certains groupes donc aujourd'hui non je le crains pas particulièrement merci beaucoup Marie-Hélène toraval donc maire de roman sur iser dans dans la Drome on continue évidemment de suivre le le déroulé de de cette enquête dans le Figaro merci pour votre présence dans point de vue aujourd'hui et puisque et puisque
Marie-hélène Thoraval