Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingNathalie Arthaud· 20 avril 2026 3 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Les emplois et les salaires avant les profits !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

<b>Entre deux émissions spéciales sur la guerre,</b> <b>nous avons appris</b> <b>la semaine dernière</b> <b>l'arrêt de la fabrication de voitures</b> <b>dans l'usine Stellantis</b> <b>de Poissy.</b> <b>C'est donc la fermeture programmée</b> <b>de la dernière usine</b> <b>d'assemblage automobile</b> <b>de la région parisienne.</b> <b>L'annonce de la direction de Stellantis,</b> <b>à peine répercutée dans les médias,</b> <b>est scandaleuse et révoltante.</b> <b>Le groupe a fait,</b> <b>sur les cinq dernières années,</b> <b>54 milliards de profits,</b> <b>et le voilà qui supprime</b> <b>2 000 emplois dans le groupe</b> <b>plus des milliers d'autres</b> <b>chez les sous-traitants.</b> <b>Dans la même veine, Renault a annoncé</b> <b>sabrer dans ses postes d'ingénieurs.</b> <b>C'est un millier d'emplois</b> <b>encore supprimés.</b> <b>Alors on a bien sûr l'habitude</b> <b>de ce genre d'annonces</b> <b>parce qu'elles pleuvent,</b> <b>et pas seulement dans le secteur automobile.</b> <b>Mais chacune de ces annonces</b> <b>doit nous mettre en colère.</b> <b>Les travailleurs ne sont pas des machines</b> <b>qu'on peut brancher,</b> <b>débrancher et mettre à la casse</b> <b>quand on n'en a plus besoin.</b> <b>Il faut un salaire pour tous</b> <b>à la fin de chaque mois</b> <b>parce que les loyers,</b> <b>les crédits pour la maison</b> <b>tombent chaque mois</b> <b>et parce que les enfants d'ouvriers</b> <b>mangent tous les jours</b> <b>comme les enfants de bourgeois.</b> <b>Les défenseurs patronaux</b> <b>présentent toujours</b> <b>ces fermetures de site</b> <b>comme inéluctables</b> <b>du fait de la crise,</b> <b>de la guerre</b> <b>ou de la concurrence chinoise.</b> <b>Mais ce sont des prétextes,</b> <b>des prétextes pour que les travailleurs</b> <b>se résignent à voir</b> <b>leurs conditions de vie sacrifiées.</b> <b>Mais dans toutes ces prétendues crises,</b> <b>les actionnaires, eux,</b> <b>ils sauvent leurs millions.</b> <b>D'année en année,</b> <b>ils sont même plus riches</b> <b>parce que si ces grands groupes</b> <b>subissent les aléas des marchés</b> <b>et de la concurrence,</b> <b>ils en sont les acteurs</b> <b>et les profiteurs.</b> <b>L'augmentation des prix,</b> <b>à commencer par la flambée</b> <b>des prix du carburant,</b> <b>ne sont pas une loi de la nature,</b> <b>ce sont les dirigeants de ces grands groupes</b> <b>qui la décident.</b> <b>Et ce sont eux qui organisent</b> <b>la guerre économique,</b> <b>guerre économique dans laquelle</b> <b>ils ne risquent rien,</b> <b>parce que c'est avec la peau des salariés,</b> <b>avec leur salaire, avec leur emploi,</b> <b>qu'ils la mènent.</b> <b>Alors laissons les perroquets</b> <b>du grand patronat</b> <b>pérorer sur la crise de l'énergie,</b> <b>la crise de l'automobile,</b> <b>la crise du commerce.</b> <b>Ce sont leurs affaires,</b> <b> c'est leur problème,</b> <b>occupons-nous des nôtres.</b> <b>Nous, travailleuses, travailleurs,</b> <b>nous sommes confrontés</b> <b>à une guerre sociale,</b> <b>à une offensive générale</b> <b>du grand patronat</b> <b>qui s'intensifie.</b> <b>Elle prend la forme des licenciements</b> <b>mais aussi du racket</b> <b>sur les prix de l'essence,</b> <b>racket qui est en train de se généraliser</b> <b>parce que par ricochet,</b> <b>tous les prix sont en train de flamber</b> <b>et les salaires ne suivent pas.</b> <b>Et dans cette guerre-là,</b> <b>il n'y a aucun cessez-le-feu</b> <b>à attendre du grand patronat.</b> <b>Alors il faut que les travailleurs</b> <b>se défendent.</b> <b>Il faut que les travailleurs</b> <b>se battent pour leur droit</b> <b>au travail et un salaire digne,</b> <b>il faut qu'ils s'organisent</b> <b>et qu'ils retrouvent le chemin</b> <b>de la lutte collective,</b> <b>dans leur entreprise d'abord,</b> <b>et en s'adressant</b> <b>aux autres travailleurs</b> <b>dans tout le pays.</b> <b>Ne laissons pas le patronat</b> <b>s'octroyer un droit de vie</b> <b>ou de mort sur la classe ouvrière.</b> <b>C'est la grande bourgeoisie</b> <b>qui dirige ce système capitaliste</b> <b>et qui est responsable de son évolution</b> <b>et c'est elle qui en profite.</b> <b>Alors c'est aux actionnaires,</b> <b>présents et passés,</b> <b>de payer</b> <b>pour garantir le droit</b> <b>de vivre dignement</b> <b>à la seule classe productive</b> <b>que sont les travailleurs.</b>