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InterviewRadio France (sur Site radio)· 1 septembre 2026 6 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheNumérique

Portable interdit en classe : les trois quarts des lycées de l'académie de Montpellier sont prêts, selon la rectrice

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40OuverteRéponse directe

    L'une des nouveautés concerne l'interdiction du portable en classe.

  • 2:38RelanceRéponse partielle

    On a entendu des syndicats dire que le nombre d'élèves par classe augmente.

  • 4:34OuverteRéponse directe

    La rentrée va-t-elle être compliquée avec les températures élevées ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:32Locuteur 3Chiffre
    « aujourd'hui, moi j'ai les trois quarts de mes lycées qui sont prêts, qui ont anticipé »
  • 2:09Locuteur 3Fait
    « la loi ayant été promulguée, de toute façon elle s'applique au 1er septembre »
  • 4:02Locuteur 3Chiffre
    « Dans notre académie, c'est un peu moins important, mais si je regarde pour l'Hérault par exemple, nous perdons rien que dans le premier degré, 2000 élèves à la rentrée »
  • 5:00Locuteur 3Fait
    « Le ministre a annoncé des examens uniquement le matin pour le printemps prochain »

Temps de parole

  • Locuteur 372 %
  • Invité politique22 %
  • Présentateur6 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On est-tu local ? 7h46, en ce jour de rentrée scolaire pour 176 000 élèves hérolétés. Sébastien Garnier, vous recevez la rectrice de l'Académie de Montpellier. On est en connexion avec elle depuis la Lausère, où le Président de la République est attendu.

0:18
Invité politique

Bonjour Carole Drucker-Godard. Bonjour. Vous accompagnez effectivement Emmanuel Macron dans un lycée à Monde ce matin, c'est bien ça ?

0:27
Locuteur 3

Oui, tout à fait, lycée Chaptal à Monde, oui ce matin, avec le ministre de l'Éducation nationale également.

0:32
Invité politique

Bon, vous aussi vous irez manger à la cantine avec les élèves ?

0:36
Locuteur 3

Bien sûr, d'ailleurs ce ne sera pas la première fois, ça m'arrive très souvent.

0:40
Invité politique

Ok. L'une des nouveautés, on en parle beaucoup depuis ce matin de cette rentrée, concerne justement les lycées, l'interdiction du portable. Alors on a entendu à 7h30 le proviseur du lycée Champollion à Lade, près de Montpellier. Chez lui, le portable sera toujours autorisé dans la cour et les couloirs, car il nous disait que c'était trop difficile d'interdire. C'est un peu de la com' alors, dans les faits, il n'y a pas vraiment d'interdiction.

1:05
Locuteur 3

Alors vous savez déjà, ne pas avoir le téléphone en classe, c'est quand même une nouveauté pour les lycéens. Je dois vous dire qu'on est tous d'accord, les proviseurs sont tous d'accord pour dire qu'il faut interdire le téléphone en classe, pour, enfin au lycée, pour dénoncer vraiment un enjeu de santé publique. On le sait, le lien social est tout à fait chamboulé avec ces téléphones portables et notamment les réseaux sociaux, bien sûr. Aujourd'hui, moi j'ai les trois quarts de mes lycées qui sont prêts, qui ont anticipé, c'est ce qui s'est passé à Champollion d'ailleurs, ce que le proviseur a expliqué.

L'idée c'est absolument d'embarquer les élèves en anticipation, les parents aussi je dois dire, de leur expliquer et de trouver avec les élèves des solutions pour que ça se passe dans la plus grande sérénité possible. Et c'est ce qui se passe dans la plupart des lycées. Donc pour certains, on est complètement prêt, c'est-à-dire dans la classe, mais aussi en dehors de la classe, alors peut-être pas évidemment 100% du temps. Et pour d'autres, ça va prendre un tout petit peu de temps, un petit peu plus de temps, mais la loi ayant été promulguée, de toute façon elle s'applique au 1er septembre.

Donc pour Champollion, en effet, on trouve des moments où les élèves reprendront leur téléphone, mais c'est aussi, vous savez, il y a des exceptions pour certains élèves qui en auront besoin de toute façon. Parfois c'est aussi pour des apprentissages, et comme le disait d'ailleurs le proviseur de Champollion, aussi pour regarder, pronotes, les emplois du temps, etc. Et oui, c'est un outil indispensable aujourd'hui.

2:35
Invité politique

Bon, ça va se faire donc progressivement, dites-vous. On a entendu ce matin aussi sur notre antenne des syndicats qui nous disent que leur préoccupation, c'est le nombre d'élèves par classe, qu'il y en a toujours trop, alors que globalement les effectifs sont en baisse. Alors expliquez-nous, parce que là on a du mal à comprendre.

2:55
Locuteur 3

Alors, de plus en plus d'élèves en classe, déjà je ne peux pas laisser dire ça, puisque le nombre d'élèves par classe a plutôt tendance à diminuer, même si évidemment c'est encore peu sensible, mais on a quand même une diminution d'élèves par classe, et parfois quand même assez fortement. Nous avons, on en a beaucoup parlé, eu des pertes de poste pour cette année, que ce soit dans le premier ou dans le second degré, mais beaucoup moins que par rapport à la baisse des effectifs. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui on a quand même plus d'enseignants qu'hier, pour un nombre d'élèves finalement proportionnellement identiques.

3:36
Invité politique

Donc les enseignants n'ont pas raison de se plaindre ce matin ?

3:40
Locuteur 3

Alors, évidemment, je ne peux pas vous dire que certains n'ont pas de raison de se plaindre, parce que oui, certains vont encore avoir 32 élèves par classe. Cela dit, les enseignants, ça ils savent faire, et il n'y a rien de nouveau cette année, et je dirais que la tendance est plutôt à la diminution qu'à la hausse. Nous allons perdre, vous le savez, et on en a beaucoup parlé dans les médias, beaucoup d'élèves, si on regarde en France, c'est phénoménal. Dans notre académie, c'est un peu moins important, mais si je regarde pour l'Hérault par exemple, nous perdons rien que dans le premier degré, 2000 élèves à la rentrée. Rien que pour le demi. Donc c'est quand même sensible.

On ne peut pas dire qu'on a plus d'élèves par classe, alors qu'on a diminué le nombre d'enseignants, mais moins que proportionnellement au nombre, à la baisse d'effectifs élèves.

4:31
Invité politique

L'année scolaire s'est terminée avec la canicule. La rentrée, ça va être un peu pareil, des températures au-dessus de 30 degrés. Ça veut dire que dans les classes, ça va être compliqué ?

4:42
Locuteur 3

Pour l'instant, je pense que pour la rentrée scolaire, on n'est pas trop inquiets. C'est vrai que dans l'académie de Montpellier, le 32 degrés, on est très habitués. Ce n'est pas pour autant que c'est une bonne chose, mais vous savez, c'est très important. Le ministre a annoncé des examens uniquement le matin pour le printemps prochain. On s'y prépare dès maintenant, ça ne va pas se faire à la dernière minute. Ça demande de l'organisation, beaucoup d'organisations, ça va se faire. Et puis surtout, je dirais que nous sommes... Je crois qu'en fait, on n'a jamais eu autant...

En tout cas, moi, en tant que rectrice, je sens que la puissance publique n'a jamais été autant mobilisée qu'aujourd'hui. Donc, on a des chargés de prévention, on a identifié les écoles, les établissements scolaires qu'il faut regarder en urgence, en priorité en tout cas. On va trouver des solutions au cas par cas. On travaille main dans la main avec les collectivités locales, c'est ça qui est très important. Les préfets sont aussi à nos côtés. Ils disposent de fonds et nous sommes avec les collectivités locales pour appuyer, pour qu'ils aillent chercher ces fonds. Il existe aujourd'hui des fonds, des fonds verts, les fonds et du Rénov', etc.

Et donc, le tout, c'est de s'y prendre aujourd'hui, de ne pas au printemps se rendre compte que de nouveau, nous sommes sous la canicule.

6:09
Invité politique

L'avantage, c'est qu'à la rentrée, il n'y a pas d'examen, a priori. Merci, Carole Drucker-Godard, rectrice de l'Académie de Montpellier, en ligne depuis Mande, où vous allez accompagner le Président de la République en cette rentrée.

6:22
Présentateur

7h52, vous écoutez ici.