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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 13 janvier 2025 16 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileRetraitesInstitutions & élections

La France doit reprendre son destin en main face à l'Algérie ! - Laurent Jacobelli (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Vous dites quoi sur la proposition de Darmanin d'enfermer les 100 plus grands trafiquants de drogue dans la même prison ?

  • 0:53RelanceRéponse directe

    Est-ce que le personnel pénitentiaire va enfin pouvoir faire les contrôles lors des visites ?

  • 1:21OuverteÉludée

    Ce tandem Darmanin-Retailleau est-ce que ce n'est pas une bonne nouvelle ?

  • 1:42RelanceRéponse directe

    Est-ce que ce tandem va être capable de passer de la parole aux actes ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    On découvre que les réseaux des délinquants emprisonnés exercent une pression sur les familles des surveillants. Comment lutter contre ça ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Comment vous traiteriez la menace des familles des surveillants par les réseaux criminels ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21Invité politiqueFait
    « certaines cellules de prison sont de véritables bureaux de gestion de la drogue. »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « Il y a des caïds qui, avec des téléphones portables, des ordinateurs, gèrent le business depuis des cellules. »
  • 1:16Invité politiqueChiffre
    « depuis qu'il a mené cette opération, le nombre de crimes liés au narcotrafic et tentatives d'un certain nombre augmenter de 60%. »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « On est arrivé dans une situation ubuesque où aujourd'hui, ceux qui font la loi, ce sont les narcotrafiquants. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « Maintenant, on retrouve du courage, on arrête avec la repentance, on arrête avec l'excuse. »
  • 4:05Invité politiqueFait
    « C'est fini l'époque où Emmanuel Macron mettait un genou à terre et parlait de crime contre l'humanité. »
  • 4:21Invité politiquePromesse
    « Les flux financiers vont s'arrêter. Il n'y aura plus de visa tant que vous ne reprendrez pas vos ressortissants. »
  • 5:21Invité politiqueChiffre
    « Le taux d'OQTF vers l'Algérie est un des plus bas par rapport à la moyenne nationale. »
  • 9:26Invité politiquePromesse
    « nous, on attend l'abrogation de la réforme des retraites. »
  • 9:30Invité politiquePromesse
    « nous, on est pour une retraite à 60 ans, 40 annuités pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes. »
  • 9:34Invité politiquePromesse
    « jusqu'à 62 ans, 42 annuités. »
  • 12:06Invité politiqueFait
    « le comité d'orientation des retraites est déjà en train de nous expliquer que même la réforme Macron ne suffirait pas à remplir les caisses. »
  • 12:16Invité politiqueFait
    « Le problème de fonds, productivité de nos entreprises, natalité. »
  • 14:22Invité politiqueFait
    « elle regrette de ne pas avoir eu le choix. »
  • 15:17Invité politiqueFait
    « Jean-Marie Le Pen est né en 1928. C'est une autre forme de politique. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli51 %
  • Présentateur18 %
  • Invité8 %
  • Invité 26 %
  • Invité 35 %
  • Invité 44 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Locuteur non identifié 22 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli, bienvenue. Vous êtes député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. Gérald Darmanin hier soir sur LCI veut enfermer les 100 plus grands trafiquants de drogue dans le même endroit, dans la même prison, pour éviter qu'ils ne gangrènent, qu'ils ne contaminent d'autres co-détenus et surtout qu'ils ne dirigent leur trafic depuis les prisons. Vous dites quoi ?

0:19
Laurent Jacobelli

Enfin, ça fait des années que nous le disons au Rassemblement National, certaines cellules de prison sont de véritables bureaux de gestion de la drogue. Il y a des caïds qui, avec des téléphones portables, des ordinateurs, gèrent le business depuis des cellules. Donc très bien, M. Darmanin le reconnaît enfin, c'est un premier pas. Maintenant, 100 personnes qui vont être isolées, combien de places de prison vont être construites ? Est-ce que le personnel pénitentiaire pourra enfin... Zéro ! Ben non, le zéro, il y a l'air soir. Donc on voit bien le problème.

0:48
Présentateur

Là, le projet c'est de vider une prison pour y mettre les 100 plus dangereux et de répartir les autres.

0:53
Laurent Jacobelli

On y avait bien compris. Est-ce que le personnel pénitentiaire va enfin pouvoir faire les contrôles lorsqu'il y a des visites ? Parce qu'on sait bien aujourd'hui que c'est ça le problème. C'est par les visites que transitent un certain nombre d'armes et un certain nombre de téléphones portables. Ça ressemble quand même, même si ça va dans le bon sens, à une opération de communication. Vous savez, on a habitué avec M. Darmanin, rappelez-vous, PlaceNet XXL, quand il était ministre de l'Intérieur pour arrêter le trafic de drogue, depuis qu'il a mené cette opération, le nombre de crimes liés au narcotrafic et tentatives d'un certain nombre augmenter de 60%.

1:21
Invité

Mais n'empêche ce tandem, Bruno Retailleau à l'intérieur, Gérald Darmanin à la justice, est-ce que, à vos yeux, ce n'est pas tout de même la fin, on se souvient, de bagarres homériques entre la place Beauvau et la place Vendôme ? Est-ce que ce n'est pas une bonne nouvelle ? À vos yeux.

1:35
Laurent Jacobelli

Si vous me demandez si je suis heureux que M. Dupond-Moretti fasse maintenant une carrière d'acteur et qu'il ne soit plus ministre, la réponse est oui, 40 fois oui.

1:42
Invité

Je vous pose la question sur ce tandem-là, ce nouveau tandem.

1:44
Laurent Jacobelli

Est-ce que ce tandem va être capable de passer de la parole aux actes ? C'est ça que nous attendrons. Le discours peut être séduisant, nous l'entendons. Certains points sont des points que nous avions évoqués dans le passé. On ne va pas dire parce que c'est M. Darmanin ou M. Retailleau que nous ne sommes plus d'accord, mais on attend des projets de loi, on attend des actes. Aujourd'hui, par exemple, lorsqu'il nous dit qu'il faut que les narcotrafiquants soient isolés et ne fassent plus leur business, il a raison. Est-ce que les apprentis djihadistes, eux, doivent être aussi isolés pour ne plus avoir de contact avec l'extérieur, notamment les réseaux sociaux ?

Tout ça, ce sont des questions importantes, des questions de fond. On ne s'en tirera pas par de la com'.

2:18
Invité

Il y a aussi du détail. Et quand on rentre dans le dossier, on s'aperçoit que ce n'est pas aussi simple. Ce n'est pas qu'une question d'argent. On découvre, par exemple, que les réseaux, les réseaux qui appartiennent à des délinquants emprisonnés, exercent une pression sur les familles. Les familles des surveillants. Comment on lutte contre... Vous voyez ça, c'est une menace. Bon, voilà, écoutez, si vous ne me traitez pas comme je le souhaite, on sait où vous habitez, qui vous êtes, où vos enfants vont à l'école, etc.

2:45
Laurent Jacobelli

Comment vous traiteriez ça, vous ? Il faut réarmer, et je ne parle pas seulement physiquement, le personnel pénitentiaire, qui n'a aujourd'hui plus aucun droit, plus le droit de fouille, plus... Aujourd'hui, c'est pratiquement eux qui se font réprimander si jamais ils parlent un peu de manière virulente à un détenu. Il faut qu'aujourd'hui, force soit à nouveau chez le personnel pénitentiaire.

3:05
Présentateur

Ce n'est pas la question que vous pose, Pascal, ça, M. Jacob ?

3:07
Laurent Jacobelli

Les détenus ne doivent pas faire la loi dans les prisons, mais à partir du moment où ils seront isolés. Ou en dehors des prisons. À partir du moment où ils seront isolés, à partir du moment où ils ne pourront plus communiquer avec leur réseau par le biais de téléphones portables ou par le biais d'ordinateurs, forcément, ils ne pourront plus établir ces menaces. Aujourd'hui, simplement, certains vivent comme des coques en pâte, il faut le dire, ils préfèrent être en prison qu'à l'extérieur parce qu'ils sont protégés des autres gangs et qu'ils peuvent faire leur commerce.

On est arrivé dans une situation ubuesque où aujourd'hui, ceux qui font la loi, ce sont les narcotrafiquants, la peur doit changer de camp. Si c'est la direction que nous prenons, tant mieux, mais une fois encore, attention aux effets d'annonce.

3:42
Présentateur

La mesure de rétention qui vise l'influenceur algérien Doualemène a été prolongée jusqu'à 90 jours après son refus de l'Algérie, enfin le refus de l'Algérie de l'AQR sur son sol, il a été expulsé. Comment on fait alors maintenant ?

3:54
Laurent Jacobelli

Maintenant, on retrouve du courage, on arrête avec la repentance, on arrête avec l'excuse. L'Algérie nous défie, nous allons répondre. Le gouvernement algérien n'est pas tout puissant par rapport à la France. C'est fini l'époque où Emmanuel Macron mettait un genou à terre et parlait de crime contre l'humanité. C'est fini Gérald Darmanin qui va déposer une gerbe de fleurs au pied d'un monument pour les terroristes du FLN. Il faut aujourd'hui reprendre notre destin en main et dire à l'Algérie vous nous défiez, nous allons répondre. Les flux financiers vont s'arrêter. Il n'y aura plus de visa tant que vous ne reprendrez pas vos ressortissants. L'Algérie a beaucoup plus à perdre que la France.

Il ne faut pas là-dedans s'enfermer dans une espèce de dette mémorielle qui aujourd'hui pourrit

4:33
Invité

nos relations avec l'Algérie. La suggestion de M. Darmanin hier soir était de dire qu'il y a plusieurs milliers voire dizaines de milliers de fonctionnaires ou d'anciens fonctionnaires algériens qui peuvent se rendre en France sans visa. Essayons de revenir sur cette mesure-là. Est-ce que ça vous paraît aller dans le bon sens ? Et si jamais ça devait entraîner en représailles le fait qu'un certain nombre de Français, notamment des pieds noirs, qui veulent pouvoir revenir chez eux, aller sur la tombe de leurs ancêtres, étaient à ce moment-là en difficulté, est-ce que ce genre de guerre des visas, en quelque sorte, ne conduit pas à un climat insupportable ? Qui a le plus à perdre ?

5:11
Laurent Jacobelli

L'Algérie ou la France ? Évidemment pas la France. La France qui subit ses visas, puisque effectivement, un certain nombre d'Algériens, pas tous évidemment, se comportent mal sur notre sol et ne repartent jamais. Le taux d'OQTF vers l'Algérie est un des plus bas par rapport à la moyenne nationale. Et puis il faut revenir sur les accords de 1970.

5:27
Invité

Donc vous êtes d'accord sur les... Il faut arrêter avec ça. Pour les fonctionnaires algériens, leur supprimer l'accès immédiat sans visa en France, vous êtes d'accord ?

5:35
Laurent Jacobelli

Oui, et puis oui aussi pour que les dirigeants algériens ne soient pas soignés automatiquement en France avec un laissé-passer de priorité. Tout cela doit rentrer dans l'ordre. On doit montrer que nous aussi on a des muscles et croyez-moi, à la fin nous gagnerons.

5:47
Présentateur

Et nous allons revenir dans quelques instants en direct. Vous nous direz, tiens, comment vous attendez le discours de politique générale de François Bayrou ? C'est demain, Céline a t'invité à tous.

5:57
Locuteur non identifié

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6:48
Invité

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7:18
Locuteur non identifié

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7:40
Invité

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8:16
Locuteur

53

8:17
Invité

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8:45
Locuteur non identifié

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9:09
Présentateur

Laurent Jacobelli est notre invité ce matin, porte-parole du RN et élu de Moselle. Vous serez donc demain dans les travées de l'Assemblée nationale pour écouter le discours de politique générale de François Bayrou. Je voudrais commencer par un point précis. Est-ce que vous attendez dans sa bouche le mot « suspension » de la réforme des retraites ? On sait qu'il y a une bataille politique autour de l'utilisation de ce mot.

9:26
Laurent Jacobelli

Alors nous, on attend l'abrogation de la réforme des retraites. Vous le savez, nous, on est pour une retraite à 60 ans, 40 annuités pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes. Et puis après, jusqu'à 62 ans, 42 annuités. Mais très honnêtement, je pense que demain, ça va être un grand numéro d'équilibriste. Le Premier ministre va essayer de plaire à la fois au Parti Socialiste et au Vert et à la fois au LR. C'est-à-dire qu'on aura une espèce de en même temps...

9:46
Présentateur

Et à la fois au RN aussi.

9:48
Laurent Jacobelli

Et on aura une espèce de en même temps un peu flou. Franchement, on n'est pas naïf et on n'en entend pas grand-chose. Vous savez, je n'oublie pas l'ensemble des déclarations absolument macronistes avant Emmanuel Macron.

10:01
Présentateur

Donc, il n'y a pas une attente particulière de votre côté sur... Parce que l'abrogation, le mot ne le prononcera pas demain.

10:06
Laurent Jacobelli

On verra bien le mot qu'il prononce. Moi, je pense qu'il est entré dans une logique, en fait, où il veut effectivement garder ses alliés LR et où il veut travailler avec le PS. Mais moi, ce qui me fait peur, c'est que le PS, les Verts, les communistes, ça veut dire quoi ? Ça veut dire plus de taxes, ça veut dire plus d'impôts, plus de normes. Et donc, j'ai très peur que la réforme des retraites, si jamais elle est suspendue, abrogée, mise au congélateur, soit compensée par des hausses massives d'impôts et de taxes. Donc, on verra bien ce qu'annonce demain le Premier ministre. Mais là, il est sur un chemin de crête. Très honnêtement, les Français veulent une rupture avec cette politique.

Je ne crois pas qu'ils l'auront demain. Je pense que demain, ils auront un centriste bontain qui essaye de ne froisser personne pour faire que son intérim dure le plus longtemps possible.

10:46
Invité

Mais un centriste bontain, je reprends vos termes, que vous ne censurerez pas dès cette semaine. Parce qu'on sait qu'il y a une motion de censure qui va être déposée et qui sera débattue jeudi. On est bien d'accord que l'ERN ne vote pas jeudi la motion de censure.

10:58
Laurent Jacobelli

Sauf déclaration improbable du Premier ministre. Mais nous, nous réservons le droit de censurer sur du concret. Le concret, ce sera le budget de la nation. Si on nous amène un budget qui prend en compte les deux membres des Français, qui en ont ras-le-bol de l'étouffoir fiscale, qui en ont ras-le-bol des normes abusives, qui veulent que les petites entreprises aient un peu d'air pour travailler, qui veulent plus de sécurité, moins d'immigration, alors très bien. Mais si en revanche, il y a un budget barnier 2 avec un peu de cosmétique, les mêmes causes ayant les mêmes effets, nous utiliserons la censure.

11:26
Invité

Mais en même temps, s'il y a des changements sur la réforme des retraites, ce sera plus compliqué pour vous de voter la censure. Vos électeurs, ils n'en voulaient pas de la réforme des retraites.

11:32
Laurent Jacobelli

Je vous le confirme. Une fois encore, je ne suis pas dans la tête de M. Béroud. Je verrai bien ce qu'il nous propose. J'ai du mal à croire qu'il revienne en profondeur sur cette réforme des retraites qui est fondamentalement ce qu'il estime bon alors que les Français, pour les trois quarts d'entre eux, n'en veulent pas.

11:47
Invité

Dans vos propositions, vous dites 42 ans. Ça fait moins de 170 trimestres. Ça ne passe pas parce qu'on ne finance plus. Ou alors, il faut expliquer aux Français que vous aurez de petites retraites.

12:01
Laurent Jacobelli

Vous savez ce qu'il faut expliquer aux Français ? C'est pourquoi le comité d'orientation des retraites est déjà en train de nous expliquer que même la réforme Macron ne suffirait pas à remplir les caisses. Pourquoi ? Parce qu'on ne règle pas les problèmes de fonds. C'est une politique à la petite semaine. Le problème de fonds, productivité de nos entreprises, natalité. Il faut travailler sur ces deux points-là pour sauver notre système d'attraite. Tous les ans,

12:22
Présentateur

on nous demandera de travailler un an de plus. Vous m'avez un peu perdu pour tout vous dire parce que... Essayez de vous rattraper alors. Non, mais vous dites pique-pendre a priori de ce gouvernement et vous dites en même temps, vous dites en même temps, je vais attendre de voir ce qu'ils proposent. Mais oui. Mais vous nous dites, je sais ce qu'ils vont faire. C'est la même chose qu'avant. Et vous nous dites en même temps, mais en même temps, c'est terrible, c'est la continuation du macronisme. Donc je vous dis, vous m'avez perdu parce que je ne comprends pas quelle est la logique politique à ne pas censurer tout de suite une équipe que de toute façon vous condamnez.

12:48
Laurent Jacobelli

Non, on ne condamne pas, on se méfie. C'est-à-dire qu'on les a déjà vus à l'œuvre. Les LR, les PS, les 100%. Justement. C'est eux qui nous ont amenés dans le mur. Maintenant, nous, on veut garder de la stabilité dans ce pays. On ne veut pas agiter le cocotier pour agiter le cocotier. Si jamais on a un budget qui ne nous paraît pas horrible, qui nous paraît à peu près acceptable, on sait très bien que ce ne sera pas un budget RN, alors nous ne voterons pas la censure. Nous essayons d'être raisonnables. C'est-à-dire que pas horrible,

13:13
Présentateur

c'est la... Pardon de vous entendre, M. Jacob Lime, c'est-à-dire que pas horrible, pour vous citer. C'est ce que vous proposez à vos électeurs. Non. C'est-à-dire que pas bon, ça passe. Non. C'est-à-dire que mauvais, ça passe.

13:23
Laurent Jacobelli

Je voulais dire que nous allons essayer d'éviter un budget qui serait néfaste à la nation, évidemment. Et nous allons tout faire, ne serait-ce que par des amendements, par des propositions, pour que ce budget soit acceptable pour les Français. Et pendant cet intérim, que cet intérim soit le moins douloureux possible, voire même le meilleur possible. Sur le plan fiscal, nous ne sommes ni naïfs, ni naïfs, ni couards. Voilà. Nous prendrons...

13:45
Invité

M. Jacobelli, sur le plan fiscal, ils vont proposer la même chose que vous. Des impôts sur les super riches et des impôts sur les holdings. Vous votez ça, non ?

13:53
Laurent Jacobelli

C'est ce que vous souhaitiez. Si c'est des impôts sur les super profits, si le rachat d'actions... Les rentes, le rachat d'actions. Vous êtes... Oui. Il n'y a pas de problème. Si en revanche, on s'en prend aux classes moyennes, alors là, vous pourrez protéger les Français.

14:07
Présentateur

Encore un mot, s'il vous plaît, M. Jacobelli. Marine Le Pen, dans un entretien au journal du dimanche, regrette d'avoir exclu son père du parti Front National. C'était en 2015. Je ne dis pas de bêtises. Est-ce que vous comprenez ses regrets ?

14:19
Laurent Jacobelli

Alors, je crois qu'elle regrette de ne pas avoir eu le choix. Je pense que ça lui crée, de ce que j'ai lu dans l'interview, beaucoup de peine. Honnêtement, elle n'avait pas le choix. Elle n'avait pas le choix parce qu'il y avait des déclarations qui n'étaient pas compatibles avec ce qu'est le Rassemblement National, le parti de gouvernement. Mais effectivement, quand vous êtes à la fois leader politique et fille de Jean-Marie Le Pen, vous prenez une décision en tant que chef de parti qui vous crève le cœur en tant qu'enfant. Et ça, je crois qu'on peut le comprendre. Je tiens à préciser d'ailleurs que cette interview est une interview très responsable, très lucide et très digne.

14:53
Présentateur

Justement, dernier mot là-dessus. Elle dit dans cette interview qu'à part faire de l'eau tiède à la Sarkozy, je la cite, ou à la socialiste, tous les hommes ou les femmes politiques ont des propos, parfois, je ne sais plus quel est le terme qu'elle choisit, mais en gros, c'est la façon dont elle justifie les dérapages et les condamnations de son père. Est-ce que ça vous semble normal ? Est-ce que vous, par exemple, qui a priori n'êtes pas une tasse d'eau tiède sarkoziste, puisque vous êtes dans son parti, vous pouvez tenir des propos diffamatoires et condamnables ? Non, mais je pense que

15:17
Laurent Jacobelli

Jean-Marie Le Pen est né en 1928. C'est une autre forme de politique. Je crois que Jean-Marie Le Pen, pardon, a pris les mesures qu'il fallait prendre. Effectivement, on retient un certain nombre de déclarations de Jean-Marie Le Pen. Il faut, je pense, prendre un peu de recul, voir aussi ce qu'il a apporté à la vie politique française. Il a amené au cœur du débat un certain nombre de thèmes, comme l'immigration, comme la sécurité, la place de la France dans le monde et dans l'Europe. Et je pense qu'il faut avoir une vision un peu plus mesurée. Vous savez, c'est toujours compliqué de juger le passé avec les yeux actuels.

Maintenant, quand il y a eu des dérapages, puisque c'est ce que vous évoquez, les décisions ont été prises et c'est là qu'on voit que Marine Le Pen est une femme courageuse.

15:53
Présentateur

Merci beaucoup, monsieur Jérôme. Merci à vous. d'avoir été avec nous ce matin sur LCI. Merci à vous.

La France doit reprendre son destin en main face à l'Algérie ! - Laurent Jacobelli (LCI) — Laurent Jacobelli · Pourquijevote