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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 28 février 2011 11 min

Jean-Pierre Raffarin veut un nouvel élan pour 2012 - Le Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour, bienvenue au Tor Orange le Figaro. Aujourd'hui, nous recevons Jean-Pierre Rafarin, ancien premier ministre, sénateur UMP de la Vienne. Jean-Pierre Rafarin, bonjour.

Bonjour. Merci d'être avec nous. La semaine dernière, vous aviez plaidé pour un remanement.

Le président vous a entendu, qui a opéré un changement dimanche, mais est-ce qu'il a répondu à votre attente en grande partie ? Est-ce que vous réclamiez un acte 2 du quin de Kenaard ? Donc ça répond à cette attente là.

Je pense que il était important de redonner confiance à notre diplomatie, de trouver un bon successeur au ministère de la défense, de faire en sorte que on puisse sur les questions de la sécurité avoir disons un pôle régalien puissant. J'ai apprécié très franchement l'intervention du président. Bonne intervention, bonne décision mais naturellement dans ma demande il y avait la volonté d'engager un acte 2 du quinquena.

Je pense que nous avons besoin d'un acte 2 du quinquena pour gagner dans le je dis ça va dépendre de l'action du gouvernement. Je pense que le gouvernement doit renforcer son pôle économique et social. Le pôle régalien est renforcé.

Je pense que le pôle économique et social avec les équipes actuelles doit être plus présent dans le débat politique parce que les préoccupations des Françaises et des Français sont encore aujourd'hui l'économique et social. Et plus nous approcherons de l'élection présidentielle et plus les questions d'emploi, de santé, de revenus, de pouvoir d'achat seront au cœur des débats. Au fond, ce que vous disiez c'est que vous plaiddiez pour un changement de politique après les cantonales.

Donc là, ça arrive un peu tôt. Ce que vous réclamez aujourd'hui, c'est que maintenant après les cantonales, on fasse un un deuxième changement. Non non, je ne demande pas qu'on ait des changements toutes les semaines.

Ce que je souhaite c'est que l'action du gouvernement soit relancée. Il s'agit de dynamique gouvernemental. Il faut pas un gouvernement qui puisse s'installer remanement après remanement dans une sorte de d'action qui soit une action certes continue mais manquant de dynamiques nouvelles.

Je pense que nous avons besoin certes de continuité mais que pour l'élection présidentielle il nous faut un élan nouveau. On a évoqué votre nom comme titulaire du poste de ministre des affaires étrangères. La proposition vous a été faite ? ce n'était pas mon initiative et donc je n'ai jamais personnellement envisagé d'appartenir à gouvernement sous ce quinquena.

Mais est-ce que Nicolas Sarkozi vous a fait la proposition de pas directement à cette occasion ? Alain Jupé qui donc va occuper ce poste a décidé de rester à Bordeaux. Est-ce que votre avis c'est compatible d'être maire de Bordeaux avec l'actualité telle qu'elle se présente cette année la présidence du G8 et G20 à la France ?

Bien sûr puisque à la fois à la fois c'est un maire expérimenté, c'est un ministre expérimenté. Il est clair que ce sont des fonctions que vous pouvez pas cumuler quand vous commencez dans votre phase d'initiation. Mais Alain Jupé est un grand professionnel.

Il sait ce que sont les équipes. Il sait ce qu'est aujourd'hui la politique étrangère du pays. Il sait ce que c'est que les grands dossiers de Bordeaux.

Et donc avec son expérience, il a les équipes en place à Bordeaux. Il y a aucune difficulté pour pouvoir être dans ces deux fonctions. Le départ de Michel Liomari, c'était nécessaire ou c'est une injustice pour vous ?

C'est une tristesse notamment parce que moi j'ai beaucoup de gratitude pour elle. Elle a été pendant que j'étais premier ministre un excellent ministre de la défense. Donc il y a un moment, vous savez, on devient le symbole nécessaire d'un changement et c'est ce qui ce en quoi la politique est d'une extraordinaire violence.

Je voudrais dire à ceux qui nous écoutent que souvent on accuse la politique d'être une sorte de facilité. La politique est une rare brutalité. La politique est très violente et aujourd'hui ce que vit Michel Aumari, il faut le respecter.

Alors justement à propos de violence à gauche, on ironise sur ce remaniement mais Pierre Moscov ici tout à l'heure sur RTL disait que tout ce nouveau dispositif est fait pour diminuer François Filon et pour l'humilier. C'est votre avis ? Non, je ne crois pas.

Je pense que François Fillon a établi sa relation aujourd'hui un peu nouvelle dans la 5e République d'un premier ministre qui accompagne le président. C'est une autre forme de pratique des institutions de la 5e République et je ne crois pas que le Parti socialiste en matière de gestion des ressources humaines et des leçons à donner. Nous attendons voir leur brillante organisation des primaires pour voir si nous devons être attentifs à leur conseil.

En même temps, certains présentent la nomination d'un Jupé comme évidemment le retour en force de l'ancien premier ministre et n'hésite pas à parler de lui comme d'un vice-président. Il est clair, il est clair qu'Alin Jupé a un parcours exceptionnel, que c'est un homme d'expérience. Il est aussi clair qu'il a des qualités humaines assez exceptionnel et que il est très utile aujourd'hui parce que c'est vrai que ce qui se passe à la Méditerranée était mal prévu par la diplomatie française mais aussi par toutes les autres et aussi un peu comme c'était le cas quand le mur de Berlin est tombé.

Donc on fond on se trouve face à des mutations qui sont des mutations très rapides, très brutales, très vives et c'est bon d'avoir quelqu'un avec la vision de d'Alain Jupé à cette fonction. Gérard Longuet a été nommé ministre de la défense. Euh très bonne nouvelle.

Très bonne nouvelle. Pas pour la présidence du groupe UMP au Sénat qui est libre. Euh est-ce que vous avez déjà le nom du remplaçant ?

Est-ce que vous avez une préférence ? Moi, j'ai une préférence pour une personnalité nouvelle. Je pense qu'à côté du président Larcher, il faute pour représenter la majorité une personnalité plus jeune qui n'est pas connu aujourd'hui du grand public, qui est un parlementaire à la fois d'expérience et de compétences, mais quelqu'un qui soit un visage nouveau pour le Sénat.

Nous avons des élections sénatoriales au mois de septembre. Je pense que des visages nouveaux, cette participation, renouvellement un peu des équipes serait un atout pour la majorité aux élections sénatoriales de septembre. On avait parlé de l'entrée de personnalité centriste au gouvernement.

C'est un peu encore une fois raté, c'est-à-dire queon en avait parlé déjà en novembre, on en reparle maintenant. C'est c'est remis au calandre grec ou alors le mot centriste, c'est un mot un peu ambigu parce que si on parle et on fait l'identité centriste et UDF, Gérard Longuet était une des personnalités majeures de l'UDF. Certes, il était plus libéral, mais il appartenait à à l'UDF dans laquelle il a eu des responsabilités.

Donc moi je pense que l'avenue de Gérard Longuet dans l'équipe est une ouverture qu'il nous faut saluer parce que c'est vrai que depuis le départ d'Herv Novelli, une grande partie des UDF se sentait un peu orphelin. Je pense que le compte n'y est pas mais j'attends des prochains secrétaires d'état pour que le compte y soit complètement. Mais c'est un signe que nous relevons comme positif.

Nicolas Sarkozi a chargé Jean-François Copé, le patron de l'UMP, de mener un débat sur l'islam. L'UMP tiendra une convention sur ce sujet le 5 avril. Je vous propose d'écouter François Fillon qui était ce matin sur RTL à ce sujet.

Ici, ce débat devait être centré sur l'islam. Si ce débat devait apparaître comme un débat qui d'une manière ou d'une autre conduit à stigmatiser les musulmans, je m'y opposerai. Je le dis très clairement, je m'y opposerai.

Je veillerai à la place qui est la mienne à faire en sorte que ce débat ne dérive pas. Difficile de faire moins enthousiaste pour un débat proposé lancé par le chef de l'État. Non, mais je comprends le premier ministre, il est un peu dans sa fonction un peu naturelle en souhaitant que les débats ne stigmatis, que les débats ne dérivent pas, mais je n'ai pas entendu dire que quelqu'un avait l'idée que le débat devait dériver et que le débat devait stigmatiser.

Je pense que le premier ministre exprime une crainte qui n'est point fondée. Mais dans le fond de l'affaire, je pense très clairement que le vrai débat n'est pas un débat entre l'UMP et l'islam. Le vrai débat, c'est entre l'islam modéré, l'islam républicain, l'islam laïque qu'il faut soutenir et puis l'islam fondamentaliste, l'islam l'islam qui est extrémiste là qu'il faut vraiment essayer de maîtriser parce que il n'est pas possible qu'on ait des comportements antiépublicains au nom d'une religion.

L'espace français est un espace laïque. Je suis moi-même catholique, catholique engagé. J'ai passé une partie de ce weekend à la BE de l'égugé pendant qu'on s'agitait à Paris.

Là, j'étais au calme. Ça, c'est ma fonction personnelle mais ce n'est pas mon projet politique. La religion n'est pas un projet politique dans la République française.

Sur le fond, est-ce que vous souhaitez que la loi de 1905 qui établit la séparation de l'église et de l'État soit modifiée justement pour tenir compte de ce qui pourrait apparaître dans ce débat sur le financement de Je ne le pense pas. Je pense qu'elle est cette loi bien équilibrée. On l'a modifié à plusieurs reprises.

Je l'ai moi-même fait avec une large majorité au Parlement à propos du voile à l'école. Je pense qu'à l'hôpital, il y a encore des actions qui sont à engager de manière à faire respecter les règles aussi de la laïcité à l'hôpital. Donc il y a certains aménagements qui peuvent être envisagés mais la loi de 1905 fixe la charpente laïque de notre République à laquelle il ne faut pas toucher, même si la laïcité a quelque peu évolué aujourd'hui et qu'elle est devenue plus positive que négative.

Les internautes sont amenés à vous poser des questions. Tif c'est son pseudo vous demande si Nicolas Sarkozi est toujours le meilleur candidat pour l'UMP pour les présidentiels de 2012. Je crois qu'il y a pas à hésiter et il est clairement que à la fois, je dirais par son tempérament, sa dynamique, le meilleur candidat et d'autre part c'est un principe institutionnel de la 5e République, il n'y a pas d'adversaire dans le camp du président contre le président.

En même temps, la semaine dernière, vous avez dû avoir le sentiment que Jean-Louis Borlot se préparait à être candidat à élection présidentielle. Vous le souhaitez qu'il soit candidat ou c'est le sentiment que vous avez eu par rapport à des actions qu'il entreprenait ? C'est le sentiment que j'ai eu.

Je vois Jean-Louis Borlot très actif. il veut avoir un projet de refonder le parti radical, il envisage de prendre ses distances avec l'UMP, ce qui est ainsi qu' doit quitter l'UMP si est candidat. Moi, je ne souhaite pas qu'il y ait de départ de l'UMP, je suis le premier vice-président de l'UMP mais j'ai cru comprendre qu'il y avait une réflexion sur ce sujet que Jean-Louis Borlot en avait parlé au président de la République.

Donc je vais voir quelles sont les conclusions qu'ils en tirent l'un et l'autre. Mais il est clair que on peut se poser la question de l'utilité d'un candidat centriste. Jusqu'ici Nicolas Sarkozy n'en voulait pas.

Jusqu'ici la thèse de Nicolas SarkoZi, c'est d'être en avance au premier tour le plus possible. Donc tout dépendra un peu du paysage de l'opposition, de voir combien de candidats de l'opposition se présenteront. Mais c'est vrai que quelquefois on a pu imaginer dans on a pu observer dans le pays que sep candidats contre un sep contraints c'est beaucoup à la radio, la télévision et que quelquefois on peut avoir intérêt à ce qu'il y ait d'autres candidatures qui sont des des candidatures distinctes mais mais non agressives, des candidatures amicales.

C'est peut-être possible. En tout cas, ça peut se discuter. Ce que je dis, c'est que Jean-Luc Borot, on a la dimension.

Jean-Pierre Raffarin, merci d'avoir répondu à nos questions. À demain pour un nouveau talk. [Musique]