"L'hôpital au coeur de nos territoires": table-ronde de N. Sarkozy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 76 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la fusion public-privé réduit le choix des patients ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La médecine déshumanisée : choix du médecin et équipe médicale maintenu ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux des soins palliatifs dans ce projet ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Manque de lits dédiés aux soins palliatifs et charge administrative des médecins
- 40:00OuverteRéponse directe
Développement des structures d'aval et lien entre hôpital et cité
- 50:00OuverteRéponse partielle
Pérennité de l'emploi et statuts des employés après rapprochement
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 16:00Nicolas SarkozyChiffre
« 150 millions d'euros d'investissement dont un peu plus de 70 millions pour la puissance publique »
- 20:00Nicolas SarkozyFait
« l'ONDAM n'a jamais été respecté jamais pour la première fois elle sera respecté en 2010 »
- 24:00Nicolas SarkozyChiffre
« nous avons créé depuis mon élection 20 unités de soins palliatifs en a 107 et nous allons continuer »
- 1:20:00Nicolas SarkozyChiffre
« 55 % des infirmières et infirmiers ont choisi la catégorie A »
- 0:05N. SarkozyPromesse
« nous allons travailler sur des expérimentations et si claud pouvait en définir dès la fin de l'année comment on peut lever le mur de la méfiance »
- 0:15N. SarkozyPromesse
« je souhaite qu'on puisse avoir davantage d'étudiants généralistes dans des cabinets de médecins de ville et plus longtemps »
- 0:30N. SarkozyFait
« je crois de moins en moins à la réforme définitive et immuable »
- 0:35N. SarkozyFait
« j'ai dit l'accord du gouvernement sur la PPL du sénateur Fourcade »
- 0:40N. SarkozyFait
« on corrige mais qu'est-ce qui crispe beaucoup les rapports sociaux en France c'est sentiment qu'on a qu'on viendra pas en arrière »
- 0:50N. SarkozyFait
« je suis pour le pragmatisme et l'évaluation »
- 1:05N. SarkozyPromesse
« je suis ravi d'entendre la question mais j'aime bien me faire mon avis réfléchir et je prends l'engagement d'y répondre »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
monsieur le Président Monsieur le Président les Français sont très attachés à le système de santé vous le savez nous le savons tous par ailleurs la santé est un monde en pleine mutation le geste médical évolue notamment sous l'avancée des sous la poussée des avancées technologiques la population vieillit les patients sont plus exigents et cetera bref il y a une nécessité de repenser en profondeur l'organisation de notre offre de soins dans ce cadre monsieur le Président de la République je tiens à vous remercier particulièrement d'avoir choisi fontaine Blau pour venir évoquer avec des professionnels de santé avec des patients bref avec la la communauté de tous ceux qui sont intéressés par l'avenir de la santé en France d'avoir donc choisi fontainebau pour évoquer tous ces sujets vous êtes ici sur un territoire qui s'est interrogé depuis longtemps sur l'avenir de son offre de soins et qui a tenté d'apporter des solutions que l'on est innovante et en tous les cas qui nous paraissait surtout adapté la cénemarne est pour être vraiment très court la cénéarne c'est un contexte médical difficile on a beau être en île- de-fance nous sommes loin du cœur de l'île-de-fance et on a une des densités médicales l'une des plus faible du pays surtout dans le Sud cemma territoire beaucoup plus rural que le nord de notre département par exemple il y a un seul chiffre à donner on a deux fois moins de généralistes en densité pour 100000 habitants 120 généralistes par rapport à Paris qui en a deux fois plus face à cela euh nous avons réagi il y a quelques années avec les acteurs de la communauté médicale notamment la la clinique euh et l'hôpital pour essayer de voir comment conforter cette offre de soins avec une seule euh un seul une seule priorité euh le patient une seule préoccupation le patient et comment travailler ensemble pour mieux soigner puisque c'est toute la la réflexion qui était la NRE cela a débouché sur un projet de plateforme hospitalière publique et privé original qui est partie d'un projet médical commun un partage des des services un partage des des spécialités avec donc l'idée à partir d'un projet de reconstruction de dire que ce que fera l'un l'autre ne le fera pas mais pour le patient il y aura sur le territoire de manière consolidée une offre de soins qui permettra dans un bassin de vie de 100 150000 habitants d'apporter en premier recours un certain nombre de spécialité aujourd'hui nous sommes prêts nous sommes dans l'attente de la confirmation du soutien au titre du plan Hôpital 2012 cette stratégie là le s'inclu aussi dans une stratégie de territoire une stratégie de groupe public puisque ce projet médical est un projet médical qui intègre l'hôpital de nemour donc c'est un projet médical à 3 mais qui intègre une une mutualisation et un déménagement si je peux dire ça comme ça une reconstruction à deux clinique et hôpital il nous reste à préciser c'est l'un des enjeux que nous avons maintenant avec l' RS à inscrire cette stratégie dans une offre plus globale prenons en compte Montreau Melin et le Sud franceyen et le lien bien sûr avec avec Paris en île- de France les enjeux de la réorganisation sont nombreuses la question la permanence des soins comment assurer efficacement le parcours de soins en intégrant aussi les nouvelles formes de prise en charge par exemple l'hospitalisation à domicile ou les réseaux de soins bref autant de questions qu'il nous reste maintenant à élaborer à travailler dans le cadre du plan régional avec l'ARS et nous y sommes et nous y sommes tout à fait conscients donc merci monsieur le Président d'être venu sur un territoire qui essaye modestement mais qui essaie d'être un territoire d'expérimentation et d'innovation et nous avons donc autour de la table pour discuter surtout pour vous interroger cinq personnalité marie-fançoise bolet qui est usager patiente usager de de cet ensemble d'offres de soins le docteur Jean-Pierre grappin oncologue qui exerce à la fois au centre hospitalier de Fontainebleau à la sa pétrière mais aussi à la policlinique de la forêt donc il est un des éléments qui font le trait d'union entre les établissements le docteur Philippe Cosson chirurgien orthopédique PDG de la des cliniques Saint-Jean de Melin et de l'Hermitage à Damarie léliss puisque Melin porte aussi un projet de partenariat qui est fondé un peu sur la même idée de coopération publique privée que Fontainebleau madame Corine Roger infirmère anesthésiste à la Clinique Saint-Jean Melin et le docteur Vincent malavois médecin généraliste à Avon important aussi de de discuter du lien entre médecine de ville et structure hospitalière voilà j'ai essayé de plaider sur le caractère innovant de nos initiatives monsieur le Président peut-être en introduction je je vous souhaiterais tenter de de vous donner la parole est-ce que c'est uniquement pour ces raisons-là que vous êtes venu où est-ce que au-delà de ça il y a derrière l'initiative que nous portons des choses que vous voyez et qui pourrai éventuellement j'allais dire soit être généralisé en tout cas être l'embryon de nouvell opération Monsieur le Maire Mesdames et Messieurs c'est une habitude de dire que le principal capital qui est le nôtre c'est celui de notre santé donc la France continuera à investir dans la santé de nos concitoyens il n'est pas question de réduire nos dépenses de santé elles augmenteront elles augmentent et elles augmenteront elles augmenteront parce qu'on vit plus longtemps donc on a besoin davantage de soins elles augmenteront parce que les progrès médicaux rendent les traitements les machines les médicament plus onéreux elles augmenteront parce que notre capacité à accepter la douleur recu et donc le choix n'est pas entre moins de dépenses de santé ou plus il y en aura plus mais cet argent que nous mettrons qui est l'argent des Français nous devons nous assurer qu'il aille à la seule personne qui est importante dans cette affaire le patient donc c'est pas une question de de diminution la la la France comme tous les pays du monde a connu une crise sans précédent en 2008 et en 2009 et les dépenses de santé ont augmenté 3 % alors que l'économie française reculait de près de 2 % et demi mais vous comprenez bien que notre devoir c'est de veiller à ce que votre argent soit investi de la façon la plus efficiente possible les besoins sont immenses les équipements les formations la recherche le personnel qui se dévoue sans compter les attentes innombrables et nous n'avons pas le droit de perdre un centime d'euros parce que nous nous laisserions aller à des habitudes ou à des querelles de chapelle je j'ai visité cette clinique Monsieur le Maire ce matin me suis rendu compte que c'est la première fois qu'un président de la République en exercice visitait un établissement privé or les établissements privés représentent 25 % de l'offre de soins je vais très souvent NAB le sait dans l'hôpital à l'hôpital public dans les CHU très souvent mais viendrait à l'idée de personne de proposer ou d'affirmer que l'hospitalisation privé ne remplit pas une mission au service de la santé publique et je suis très intéressé par votre projet parce qu'au lieu d'opposer clinique et hôpital et faire mourir les deux et faire mourir les deux parce que placé où vous êtes relativement proche de très grand établissement il y a ce qu'on appelle la fuite je veux dire des patients qui appartiennent à votre bassin de santé et qui par conseil par réputation par ignorance pense que pour bien se faire soigner on faut les faire soigner au cœur de Paris et nous nous nous sommes engagés dans ces restructuration parce que nous voulons l'efficience dans la dépense publique le patron de de l'agence régionale de santé claudévin qui a toute ma confiance un homme de grande qualité qui a exercé des fonctions avant d'accepter de prendre cette direction aura nous faire des propositions sur les choix d'investissement donc comprenez-moi bien l'enu on rentrera dans le détail le suivant à celles et ceux d'entre vous qui accepteront de se restructurer pour jouer les complémentarités nous donnons de l'argent pour investir vous vous voyez bien l'enjeu dans le projet dont on parle et que je soutiens Monsieur le Maire c'est 150 millions d'euros d'investissement dont un peu plus de 70 millions pour la puissance publique vous pensez bien que pour créer ce nouvel ensemble clinque hôpital 150 millions c'est quand même mieux d'avoir un nouvel ensemble qui joue les complémentarités plutôt que d'avoir de côtés deux établissements qui s'appauvrissent l'un l'autre et qui finiront par mourir l'un l'autre si on laisse les choses en l'état voilà l'objet de de ma visite en même temps bien sûr que de rencontrer les équipes soignantes les personnels des établissements de santé pour leur expliquer les enjeux aussi pour leur expliquer les enjeux et je terminerai par cela le Parlement il y a de nombreux Parlement je salue vote chaque année Lam qu'est-ce que c'est Lam c'est l'autorisation de déévolution du montant des dépenses depuis 1997 Mesdames et Messieurs mes chers compatriotes l'ONDAM n'a jamais été respecté jamais pour la première fois elle sera respecté en 2010 est-ce que ici quelqu'un peut me dire que c'est raisonnable de continuer à fixer des règles que personne ne respecte l'ONDAM a progressé de 3 % en 2010 c'est ce qui était prévu et on peut pas continuer à faire comme si il n'y avait pas de contrainte je n'ai pas été élu pour que la France devienne connaissent la situation de l'Irlande du Portugal de la Grèce voire des États-Unis donc plus d'argent pour la santé mais resp nos engagements en 2007 tenez-vous bien il y avait les 2 Ti des hôpitaux qui étai en déficit je dis au personnel et tous ceux qui vont est-ce que c'est agréable d'aller travailler dans un établissement dont on sait qu'il en déficit structurel donc nous avons des impératifs pour vous soyez mieux soignés nous allons investir pour vous soyez mieux soigné mais en même temps on a des impératifs de tenir les dépenses et de faire en sorte que notre pays ne connaisse pas la situation que connaissent un certain nombre d'autres pays voilàin ça a l'air simple à expliquer je vous assure que tous les jours ça demande un certain engagement monsieur le Président vous l'avez dit donc au cœur de de toutes ces réflexions il y a le patient et la manière dont il est accompagné je vais tout de suite passer la parole à Madame marie-fançoise bolet qui a une question à vous poser étant elle-même usager des filières hospitalières oui monsieur le Président si la médecine a gagné en efficacité elle me paraît parfois dshumanité déshumanisée alors que pour un patient quel que soit le statut du médecin quel que soit le type d'établissement privé ou public le plus important c'est d'avoir le sentiment d'être bien prise en charge et garder le côté humain Hyppocrate guérir soulager écouter la connaissance et la confiance en son médecin le docteur grappin me suit je suis suivi par le docteur grappin à Fontainebleau depuis 20 ans la connaissance de son équipe paramédicale et la proximité que m'offrent les soins de qualité et essentielle pour la patiente comme moi vivant loin de Paris alors que la maladie longue des fois difficile nécessite des soins fréquents et individualisés je suis à 40 km de Fontainebleau et 100 de Paris mon protocole est suivi par la salle pétrière le professeur grapin est attaché à la salle pétrière ma question est est-ce qu'en fusionnant le public et le privé je suis entre les deux les soins j'aurais toujours le chin le soin de choisir qui je veux comme médecin et comme équipe médicale merci Madame vous ai prononcé un mot important c'est le mot humanité on choisit pas sa santé on choisit pas sa maladie ça vous tombe dessus un beau jour ou un triste jour et à ce moment-là on est bien souvent seul pour se battre et le médecin en qui on a confiance l'équipe médicale en qui on a confiance est absolument essentiel et la confiance ça s'explique pas ça se ressent au long de toutes ces années vous avez affronté cette longue maladie est-ce qu'en faisant ce qu'on va faire on réduit votre possibilité de choix je vous dirai madame bolet qu'on l'augmente je m'en explique la fusion n'est pas une fusion totale c'est une complémentarité mais madame bolet dans le traitement dans le rapport que vous avez avec votre médecin que ça soit la même direction financière la même direction des relations humaines des salles d'opération qui alternativement sont utilisé par la clinique ou par l'hôpital qu'est-ce que ça change dans votre rapport avec votre médecin rien même que l'entrée soit la même mais que les uns choisissent la clinique que les autr choisissent l'hôpital c'est toute la force du système français à laquelle je suis attaché le choix le choix de votre médecin le choix de votre établissement et pour votre médecin le choix du traitement personne ne touchera à ces principes fondamentaux qui font que nous avons l'un des meilleurs systèmes de santé au monde si ce n'est le meilleur à l'inverse Madame B permettez-moi de faire le cheminement inverse si nous n'avions pas eu une équipe clinique et hôpital qui a compris le risque vous habitez é à 100 km m'avez-vous dit de de de Paris à 40 km de de Fontainebleau si j'ai bien reçu qu'est-ce qui se passe la clinique voit chaque année une partie de ces patients fuir vers des établissements plus importants l'hôpital est dans la même situation est-ce que vous pensez qu'en laissant la clinique seul dans son coin et l'hôpital seul dans son coin quelle que soit la qualité du personnel et des médecins il pourrait pour lutter à armes égal avec les très gros établissements qui se trouvent à Paris en périphérie est-ce qu'une personne peut le penser et vousmême les patients du bassin de santé est-ce que vous accepteriez longtemps d'aller dans un établissement où il n aurait pas les moyens d'acheter d'acquérir les derniers équipements les dernières machine de faire venir des praticiens des internes d'avoir des liens comme le euh comme le docteur grappin avec d'autres centres euh chhu en région parisienne est-ce que vous voyez le le la médecine moderne il y a des médecins autour de moi aujourd'hui elle tourne le dos à l'isolement elle doit travailler en complémentarité et en réseau c'est ça qui fera la force d'une santé de proximité et vous serez soigné aussi bien ici que dans un établissement prestigieux de recherche peut-être avec davantage d'humanité voilà et j'y crois profondément madame profondément et je pense en plus madame bolet qu'on a pas le choix alors j'ai conscience du décalage entre vous et moi parce que vous la maladie vous la voyez tous les jour vous la sentez en vous et le médecin que vous voyez c'est c'est j'imagine c'est plus qu'un ami un confident c'est un rock dans les jours on doit douter c'est quelqu'un qui est là et moi vous m'entendez parler équilibre budgétaire choix d'investissement réorganisation de la carte et pourtant c'est la même chose madame parce que si je ne fais pas ça c'est notre système qui s'écroulera je v vous donner un dernier élément tout cet argent il vient d'où il est prélevé sur votre travail aux uns et aux autres c'est pas moi qui le fabrique c'est les cotisations que vous payez sur vos revenus sur vos salaires c'est des impôts que vous versez charge sociale et CSG je peux pas les augmenter parce que sinon on délocalise les emplois qui sont déjà trop chargés trop pénalisés donc il faut bien qu'on fasse des choix et le choix c'est celui de la rationalité au service du patient au service du patient c'est pour ça que j'étais très heureux que vous soyez la première intervenante pardonad vous bien sûr un sourire jusqu'ici c'est pas une déclaration que je fais je parle des patients dans leur ensemble dans leur ensemble il y a pas d'un côté les enjeux économiques et de les autres les enjeux d'humanité c'est la même chose donner les meilleurs outils pour vos médecins puissent vous traiter le mieux hein voilà donc non seulement vous n'avez pas de crainte sur la liberté de choix mais ça va renforcer l'offre de choix et ça va péréniser des structures d'excellence dans ces départements de la région parisienne qui souffrent d'une désertification médicale absolument [Applaudissements] inadmissible Monsieur le Maire vous avez noté que je me suis un peu engagé sur votre projet oui j'ai noté je rien et j'aimerais bien mais j'en suis sûr qu'il ne me désavoue pas totalement sur ce projet mais si on y croyait pas Claude la ministre norabra et moi on serait pas venu vous vous voyez hein et je souhaite qu' d'autres projets comme le comme les vôtres il y en a d'ailleurs Melin il y en a un Melin tout à fait qui est en train d'émerger beau projet avec lequel j'espère on travaillera et et qu'on soutient aussi tout plutôt que mesdames et messieurs on ne peut pas se payer le luxe de l'immobilisme du conservatisme et la frilosité le monde change vos demandes en tant que patient ch vos exigences je sais Pasi quand je suis nére pas le moyen-âge c'était le siècle précédent certes il serait pas venu l'idée à ma mère de demander une périurale ça ne se faisait pas on n'imaginait pas ça enfin j'ai l'impression de parler d'un temps les moins de 20 ans j'ai un tout petit peu plus que 20 ans c'est pour ça mais aujourd'hui dans les maternité viendraitil l'idée une jeune femme une jeune mère de ne pas demander la périurale vous voyez l'évolution à l'époque dans les années 50 60 durée moyenne de séjour pour un accouchement cétait 9 jours 8 9 jours on restait au moins la semaine aujourd'hui c'est quoi 4 3 TR bon d'accord ok 3 et demi bon mais vous voyez comme les choses vous vous le comprenez bien vous vous voyez ça c'est un exemple bon le on faisait une radio c'est un truc extraordinaire maintenant le scanner c'est banal mais on vous demande l'IRM et qui viendrait à l'idée de dire que l'IRM c'est un examen extraordinaire plein de gens font des IRM peut-être trop mais vous voyez bien comme les choses ont évolué de manière spectaculaire et si nous les les responsables de l'État les responsables politiques nous ne sommes pas capables de percevoir ces évolutions alors nous aurons un système de santé madame bolet en décalage avec vos attentes vous vous vous le comprenez ça change à une vitesse stupéfiante aujourd'hui il y a des infirmières qui pour des très longues maladies mettent un des des ampoules dans la boîte vaut plus cher que le salaire de l'infirmière qu'il met ce sont des réalités mesdames et messieurs qui qui des réalités profondément humaines et qui m'amène à à pousser Xavier Bertrand noraberra à à à épouser ces changements justement pour que vous gardiez un système de santé efficient voilà c'est ceux qui sont pour l'immobilisme qui n qui détruiront notre système de santé voilà ce que je pense profondément parce que c'est c'est pas possible c'est pas pour vous embêter qu'on fait ça c'est parce que profondément nous nous voyons changer les nous voyons changer vos aspirations et nous sommes bien obligés d'adapter notre système pour qu'il reste le même dans les fondamentaux hein liberté de choix du médecin liberté de choix de prescription voilà merci beaucoup alors vu du point de vue de l'usager on vient de l'entendre peut-être maintenant vu du point de vue du médecin c'estàdire qui est confronté lui aussi à ses enjeux et qui constate ses rapprochements docteur grappin donc je suis Jean-Pierre grappin je suis oncolog médical et donc j'exerce à la à Fontainebleau à la fois à titre libéral à la clinique de la forêt mais aussi à titre public hospitalier à l'hôpital de Fontaine et également la piité salrière donc dans le service donc Mical je suis arrivé à à Fontainebleau il y a maintenant un peu plus de 32 ans et j'avais fait d'ambler le choix d'un d'un exercice mixte un ex libéral mais aussi un exercice hospitalier parce que je pensais qu'on ne pouvait pas s'occuper de cancérologie sans appartenir au aux deux secteurs les débuts ont été difficiles parce que les deux secteurs au départ étaient vraiment concurrentiels et puis avec le temps les choses se sont nettement amélioré de de concurrence on a pu parler de partenariat on a parlé de de complémentarité ce qui nous a permis à terme à à Fontainebleau maintenant d'offrir sur un site de proximité d'offrir une prise en charge je dirais globalisé de de nos patients quel que soit leur état quel que soit leur le chemin qu' prennent dans leur parcours de soins que ce soit un parcours public ou privé et avec en plus une unité de du personnel médical donc ma j'aurais deux questions à à vous poser monsieur le Président la première c'est concernant c'est question matérielle ça concerne essentiellement les personnes en fin de vie nous avons de gros aussi avec maintenant des patientes qui ont des fins de vie très difficiles on a à Fontaine Blau une équipe mobile de soins palliatif très performante à l'hôpital on a aussi un réseau de de soins palliatifs mais je pense qu'on manque de lit dédié à au soins palliatifs et c'est un un enjeu très important ma deuxième question elle est plus je dirais administrative je crois être le porte-parole de le porte-parole de beaucoup de mes collègues pour dire que nous sommes actuellement de plus en plus submergés par des tâches administratives je dirais presque bureaucratique ce qui nous prend un temps qui est un temps qui est au dépend je pense du temps médical et donc du temps qu'on doit passer avec nos malades je crois que ça nuit grandement à la qualité des soins qu'on peut donner et je pense qu'il faut peut-être aussi rapprocher ça qu'on en parlait tout à l'heure de la démographie médicale qui dans notre domaine est assez défavorable et je pense que mal heureusement la pérénité de notre action et notre activité n'est pas certaine du fait justement de ces risques démographiques je vous remercie docteur d'abord la question des soins palliatifs peut-être vous en souvenez-vous j'ai visité au tout début de mon mandat de président une unité de soins palliatif c'est un sujet dont on ne parle jamais et on a grand tort parce que c'est la question de la mort et la mort devrait être un sujet de préoccupation pour chacun d'entre nous c'est pas parce qu'on est en fin de vie miné par la maladie qu'on a perdu dignité et je plaide pour le développement d'unité de soins palliatif pour que les gens puissent mourir dignement dignement notre pays avait beaucoup de retard sur le sujet les unités de soin palliatif pour ceux qui ne connaissent pas c'est assez simple ce sont des patients pour lesquels il n a plus rien à faire enfin de l'ordre de l'humanité ou de la médecine si ce n'est diminuer la douleur et préserver la dignité et lutter contre la solitude et permett à ceux qui les aiment que ces dernières semaines ou ces derniers mois soit des semaines humaines ou des mois humains je me souviens d'avoir rencontré un jeune couple dont le le mari 35 ans n perdre sa femme et qui me disait les deux derniers mois qu'elle a passer dans cette unité de soin palliatif ça a été de mois on a pu tous dire ah pardon he alors là on est vraiment au cœur de l'humanité dans ce qu' a de de plus extrême et de plus nécessaire on a pu tous dire pourquoi parce qu'elle n'était pas tordue par la douleur parce qu'elle n'était pas seule parce que les unités de soint palliatif il y a une place pour la famille et du personnel docteur remarquable parce que c'est pas rien d'accompagner quelqu'un vers la mort quand on connais pas nous avons créé depuis mon élection 20 unités de soins palliatifs en a 107 et nous allons continuer il y a aujourd'hui dans tous les CHU à l'exception d'un seul Ren une unité de son palliatif pour les soins palliatifs mobiles nor a consacré à exabier Bertrand 20 million d'euros et nous continuerons à faire une priorité voyez c'est un peu désespérant ch palliatif parce que d'une certaine façon c'est un échec mais moi je crois que c'est très important pour l'humanité euh vous savez l'importance que j'attache au Plan Cancer 2 qui avait été lancé par mon prédécesseur Jacques Chirac que j'ai poursuivi près de 1illard 900 millions hein sur 2000 2000 jusqu'à 2014 le le on n'a pas le droit de de d'arrêter la recherche sur le cancer on obtient des résultats vous obtenez des résultats faut pas arrêter l'effort il faut au contraire continuer il y a il y a de l'espérance il y a maintenant des cancers qui se guérissent formidablement bien il y en a d'autres malheureusement on n pas trouvé mais je je n'oppose pas l'argent qu'on met dans la recherche pour faire reculer le cancer et l'argent qu'on met dans les soins palliatifs pour que les gens puissent mourir d'inument pour moi c'est le même combat combat de l'humanité hein mais c'est c'est vraiment une priorité docteur je ne le dis pas parce que je vous ai en face de moi je le dis parce que Jean Leonetti le sait bien il m'a souvent entendu parler de de cela et je suis pas sûr qu'il a beaucoup de président République qui ont été dans les soins palliatifs comme j'ai été moi-même et on devrait tous y aller au moins une fois dans sa vie on comprend beaucoup de choses on comprend la douleur de la maladie et en même temps Jos Lemot une certaine grâce qui rend la maladie fait perdre sa liberté et rend une certaine liberté aussi c'est-à-dire la liberté de se détacher du superficiel pour s'attacher au profond je l'ai observé j'ai bien des malades dont j'admirais le le courage et la dignité donc je vous le dis j'en dis pas plus docteur grappin pour moi c'est une priorité Roseline Bachelot le savait Xavier Bertrand neurabra aussi le le SAV alors c'est moins valorisant pour tout dire que un centre fantastique de recherche sur le cancer ou les maladies du cœur ou la procréation bon mais pour moi c'est c'est aussi important voilà parce que les gens qui sont là ils ont pas de syndicat ils ont pas de ils ont pas de porte-parole ils sont là avec le rendez-vous qui est l'heure et et nous notre devoir c'est des aider donc soyez assuré que c'est sans précédent ce qu'on fait et on va continuer alors pour votre deuxè question il y a R plus urgent que de rendre au médecin du temps médical il a rien de plus urgent jaavier Bertran et norabra feront des propositions avant l'été docteur là-dessus c'est c'est inv vraisemblable est-ce que quelqu'un a essayé de remplir le dossier d'inscription d'un vieux parent dans une maison médicalisée ben écoutez félicitations parce que je ne suis pas sûr d'en être capable je ne suis pas sûr et qu'est-ce qui se passe comme on est pas capable on va voir son médecin et on lui dit tiens au fait rendez-moi service c'est pas vrai remplissez le dossier à ma place je suis désolé c'est pas le boulot du médecin voil donc on va très fortement les parlementaires qui sont ici notamment jeanierre SAV bien allger Contin administrative et puis nous allons pour la nouvelle convention évoquer sans tabou le question la question de la rémunération des médecins est une question absolument centrale à mes yeux je suis attaché je l'ai dit tout à l'heure au paiement à l'acte mais le paiement à l'acte ne résume pas toute l'activité médicale notamment ce qu'il a pas d'acte je pense par exemp impératifs de santé publique il y a d'autres missions de service public quand on va dans une dans des dans des régions où il y a pas de médecin quand on doit faire la différence entre la première consultation celle du diagnostic longue profonde la connaissance de l'être humain que vous avez en face et celle du renouvellement du traitement de longue durée j'imagine que docteur grappin suivant madame bolet depuis 20 ans c'est toujours même plaisir de voir Madame bet mais l'investissement personnel pour connaître madame bolet et son dossier est moins grand 20 ans après qu' a 20 ans non c'est pas pour être désagréable je dis ça pour pour parleron donc j'ai tout à fait conscience que l'exercice de la profession médicale publique comme libéral a beaucoup changé et qu'il faut qu'on adapte les conditions de rémunération à ce changement de la même façon que les aspirations de vos jeunes confrères ont totalement changé il y a 30 ans il ils voulaient tous monter leur cabinet aujourd'hui il y en a beaucoup qui veulent être salariés y compris en libéral y compris en libéral et nous devons tenir compte de cette réalité voilà je voudrais faire alors c'est dès que je dis ça on dit mais comment vousou les remettre en cause non je ve remettre en cause je veux préparer un système où il y a davantage de jeunes qui ont envie d'être médecin où la démographie médicale sera mieux répartie sur le territoire et où les différentes spécialités seront mieux réparties aujourd'hui il y a de moins en moins de chirurgiens c'est un problème il y a de moins en moins d'obstétricien c'est un problème il y a de moins en moins d'anesthésistes c'est un problème il faut tenir compte de de de cela donc on va le tenir compte en vous rendant du temps médical et en repensant les conditions de votre émunération merci beaucoup monsieur le Président vous l'avez esquissé tout à l'heure dans votre propos il y a aussi le lien entre les établissements et les structures d'aval les soins de suite et autres sur ce sujet le docteur Philippe Cosson donc qui est PDG donc de la clinique saint-gent l'Ermitage a une question à vous poser monsieur le Président Madame le Ministre mesdames messieurs oui je suis effectivement chirurgien hostéoarticulaire depuis une vingtaine d'années à la cliniique Saint-Jean de de Melin et j'exerce dans cet établissement ainsi que dans celui de la clinique de l'Hermitage Adam Marie lélis qui est une commune contigue les fonctions de président-deur général je suis bien sûr très heureux et très honoré de pouvoir évoquer avec vous sur les terres Belly fontaine la thématique de l'offre de soins de proximité mais j'aimerais tout en précisant le contexte et le cadre de la question que je souhaite vous poser revenir sur un projet qui m'est très cher qui est le projet sanitaire du bassin de Melin pour évoquer la signalétique qui est derrière moi entre locaux et visiteurs moi je fais partie des visiteurs mais le match est très très amical les cliniques de Melin les cliniques Saint-Jean et les cliniques de l'Ermitage de Damarie sont en effet engagés dans un projet lourd de partenariat avec le Centre Hospitalier de Melin l'objectif c'est la constitution d'une plateforme publique privée qui intégrera probablement d'ailleurs la trème clinique melunaise la clinique des fontaines et constituera des facto la la plus grosse plateforme de coopération publique privée jamais créée en France elle comptabilisera près de 850 lit dont 360 li plac pour le pôle privé monsieur claudvin a rencontré à Melin la semaine dernière l'ensemble des acteurs de ce projet ainsi que les élus de l'agglomération Melin val-desine pour confirmer tout l'intérêt et le soutien que l'agence régionale de santé d'Île-de-France entend accorder à ce projet qu'elle qualifie volontiers de projet pilote la pertinence de cette restructuration on en parlait tout à l'heure au plan médical en tout cas c'est avant tout le regroupement sur un site unique d'une offre de soins extrêmement complète qui sera partagée entre l'hôpital public et l'opérateur privé et je crois qu'on peut le dire son point fort son point même d'originalité à ce niveau de programme capacitaire et d'échelle c'est l'absence totale de redondance sur les activités ou les disciplines qui sont coûteuses en plateau technique et en ressources humaines pour schématiser ce projet à l'opérateur public incombra l'accueil des urgences l'exercice des activités médicales et de l'activité obstétricale tandis que le pôle privé assurera la totalité de l'activité chirurgicale et de la cardiologie interventionnelle cette plateforme vous en parliez tout à l'heure monsieur le Président a effectivement pour ambition de réduire les taux de fuite qui restent beaucoup trop nombreux et beaucoup trop élevés sur la capitale et la petite couronne en apportant au bassin melunau sénarté qui est fort de 350000 habitants une offre de proximité bien sûr mais aussi et surtout une offre de qualité alors ce projet c'est bien sûr un projet économiquement lourd et j'ose même dire tendu pour l'opérateur privé même si celui-ci pourra se prévaloir d'une aide de l'État au titre de sa participation à plusieurs missions de Service publics l'équilibre économique de cette opération passe néanmoins en terme en tout cas d'exploitation par une réduction extrêmement volontariste vous en parliez là aussi des durées moyennne de séjour de nos patients les fameuses DMS c'était évolution vers des séjours de plus en plus courts confinant à l'hospitalisation à la journée ou ambulatoire a déjà démarré vous le savez il y a quelques années lors de l'avèement de la tarification à l'activité mais il existe une double et très forte pression pour qu'elle se poursuive et que cette tendance même s'emplifie la première pression elle est exercée par les tutelles qui y voi et c'est tout à fait normal c'est tout à fait naturel un moyen de réduction du coût des soins mais la deuxième pression et elle n'est pas moins forte c'est celle que je qualifierai plus sociétal et plus culturel de nos patients qui souhaitent de plus en plus réintégrer leur domicile ou des structures d'aval plus légères après leur séjour dans des structures d'aigu plus lourds j'en arrive à mes questions pour évoquer cette problématique des structures d'aval don parlait monsieur Valtou à l'instant centre de soins de suite et de rééducation structure d'hospitalisation à domicile et plus innovant plus récent dans leur concept appartements thérapeutiques qui sont bien sûr soumis à autorisation de l'État et et qui malheureusement nous paraissent actuellement trop peu nombreus et sous-dimensionné pour faire face à cette véritable révolution culturelle qui a touché déjà d'autres pays y compris il y a quelques décennies pour ne parler que des États-Unis d'Amérique ces structures d'aval nous paraissent précisément pouvoir répondre au double impératif vous en parliez de contrôle des dépenses de santé mais aussi bien sûr de satisfaction des aspirations de nos patients tout en préservant leur confort et leur sécurité l'état monsieur le Président de la République est-il pr à s'engager pour développer ces structures d'aval et permettre d'une certaine façon de tisser un véritable lien fonctionnel entre la structure offreuse de soins l'hôpital au sens large et la cité bon je connaissais le projet Melin parce que moi quand je regarde locaux visiteurs moi je suis local partout pour les ennuis alors euh quand nous avons fait la loi sur la restructuration hospitalière au au fond qu'est-ce qu'on vous a proposé vous tous les acteurs on vous a dit restructurez-vous et on va investir pardon c'est un peu caricatural n ce que je dis mais ça revient ça hein c'était le plan Hôpital 2007 Hôpital 2012 on vous a dit voilà il y a de l'argent pour investir mais on veut une restructuration je parle sous le contrôle de Nora cl desvin il y a 30 projets de communauté hospitalière depuis le 1er juin 2010 donc on a et c'est une bonne nouvelle à arbitrer entre des projets finalement il y a beaucoup moins d'immobilis qu'on aurait pu le craindre il y a des tas de gens qui comme vous docteur réfléchissent et disent dans le fond dans la complémentarité on va pouvoir résoudre nos problèmes voil et ça c'est une très bonne nouvelle je connais votre projet mais si je regarde votre projet celui de Fontainebleau et celu de Corbe son dans le bassin c'est 120000 séjours par an que vous perdez au bénéfice des grands établissements hospitaliers parisiens va pour l'essentiel si vous perdiez 10 % de ces fuites en moins c'est 30 à 36 millions d'euros de recettes qu'immédiatement vous avez en plus vous voyez l'enjeu hein c'est pas une petite affaire je je parle très concrètement très concrètement quelle que soit la qualité des médecins quel que soit la qualité du le le dévouement du personnel vous perdez sur le B les trois un bassin vous perdez 100000 séjours par an si vous en perdez 10 % de moins vous récupérez 36 millions d'euros immédiatement de plus donc c'est un enjeu absolument majeur euh Claude va voir le le le projet mais enfin vous voir à cette table c'est plutôt bon signe pour le projet hein ben vous imaginez bien docteur que fait pas venir uniquement des gens qui on est en total désaccord qui ont penser un truc absolument stupide pour que j'ai le plaisir moi de dire absolument non tout de suite bon donc oui c'est c'est porteur j'en profite pour dire à la ministre que à l'automne de cette année nous lancerons la deuxème étape du plan Hôpital 2012 donc je vous l'annonce nous allons continuer à investir dans les hôpitaux publics et privés français c'est c'est c'est moi je crois dans cette politique je je je suis certain qu'on ne peut pas faire une restructuration intelligente sans investir qu'il faut investir pour avoir une restructuration intelligente donc il y aura une nouvelle étape définie en à l'automne 2011 on vous donnera des moyens et vous choisirez on aura une très grande exigence sur la complémentarité et le service aux patients mais c'est une une une première réponse deuxème élément sur ce que vous appelez les soins de suite et de réadaptation les gens veulent rentrer chez eux et d'ailleurs il faut qu'on se pose la question à quoi sert l'hôpital moi moi t pensé que l'hôpital c'est pour la phase aigue de la maladie ou ou ou de l'accident c'est ça le rôle de l'hôpital l'hôpital doit rester ce lieu extraordinaire où on va on est soign au moment de la phase aigu problème de l'hôpital il y a trop de gens qui viennent alors qu' devrai pas y venir pardon hein de dire ce que je pense il y a trop de gens qui y restent alors qu'il devrai pas y rester hein je je je donc donc l'hôpital est pris en amont par des urgences maintenant on a un panari on voit urgences et on s'étonne d'ailleurs que qu'on doiv attendre c'est pas exactement l'hôpital autant je peux comprendre une énorme fiève pour l'enfant on est inquiet on se précipite mais mais si on demande à l'hôpital de tout faire l'hôpital ne pourra plus rien faire l'hôpital c'est la phase aigu et en même temps il y a des établissements qu'on va développer pour le long séjour c'est toute la réforme de la dépendance sur laquelle le gouvernement est en train de travailler quelque chose en quoi je crois beaucoup qui est très vous savez les Doss qui me reste sur ma table c'est que les dossiers difficiles parce que les dossiers faciles m'ont été généreusement [Musique] évités bon hein donc la retraite une année la dépendance une autre avec ça vous avez de quoi vous occuper bon mais la dépendance pourquoi bah pour que des gens qui sont pas malades mais qui sont dépendants puissent avoir des établissement pour les recevoir c'est pas l'hôpital l'hôpital encore une fois c'est la phase sur les soins de suite et de réadaptation 2007 2011 nous avons 17 % de place en plus 1illard millions que nous avons investi parce que le plus on peut vous libérer des patients qui n'ont plus besoin d'être traités en phase aigu le plus on rend à l'hôpital sa fonction originelle et original mais alors là aussi je dois constater une chose il y a 50 % de plus de capacité de soins de suite par habitant en région provençale Côte d'Azur dans le Nord pas decalais jean-lonati me dit qu'ils sont meilleurs il le pense moi je peux pas le penser mais je vois quand même là la limite de la liberté de choix vous voyez docteur je là aussi si c'est la liberté de choix complète pourquoi une région a deux fois moins place de soins de suite qu'une autre je suis contre l'égalitarisme mais je suis pour l'égalité là là aussi pour la formation des médecins nous avons des dermatologues de façon assez nombreuse mais nous n'avons plus d' iste si on laisse je ne crois pas à la coohercition mais si on laisse faire nous avons des villes entière ou vos confrères ne peuvent pas s'installer parce qu'il y en a trop et ils ne sont pas en mesure ils ont saturé la clientèle et puis vous avez des régions entières il y en a pas assez est-ce que je peux laisser faire ça donc il faut par la rémunération qu'on ch les choses voilà donc on va continuer l'effort sur les soins de suite et sur l'investissement on va redonner une enveloppe à l'automne 2011 pour que les projets de restructuration puissent continuer je crois docteur con en cette politique et et d'ailleurs je dir un dernier point c'est pour ça qu'on a cru su créer un climat de confiance et que le climat social est relativement apaisé parce que chacun y a vu un système gagnant gagnant voilà c'est pas une volonté de récupérer de l'argent sans le dire c'est une volonté de mieux servir les intérêts du patient merci [Applaudissements] beaucoup alors le le docteur grappin l'a évoqué tout à l'heure public privé c'est ça a été pendant longtemps le le choc de de cultures ça l'est parfois encore ici à Fontainebleau ça a été accompagné ce projet d'un gros travail de pédag comme on vous l'a dit tout à l'heure avec le directeur de l'hôpital Jérémy sécher au final l'ensemble de la communauté hospitalière nous a personnel compris nous a suivi et suit le et soutient le le projet je vais peut-être donner la parole à Corine Roger donc infirmière anesthésiste parce que la question de la la perception par les personnels de ces rapprochements de ces réorganisations est importante et je crois que sur la question elle a une une question à vous poser monsieur le Président bonjour donc je suis infirmière anesthésiste à la Clinique Saint-Jean je suis aussi référente au bloc opératoire et membre du comité d'entreprise donc les melunet les deux établissements qui vont se rapprocher trouvent ce nouveau pôle de santé complémentaire très intéressant mais pour le personnel le rapprochement nécessitera une réorganisation qualitative et quantitative qui générera beaucoup de stress au sein des deux structure qui au final ont le même but c'est-à-dire le des soins de meilleure qualité et un sens du contact Act humain pour le patient mais n'employant pas la même façon d'y parvenir cela va générer des difficultés supplémentaires donc ma question est la suivante en tant que représentante du personnel je me demande quelle sera la pérenité de l'emploi et le statut des employés en fonction de la répartition des activités aux différents établissements comme par exemple le personnel de la maternité de la clinique Saint-Jean lorsque les deux établissements vont être rapprochés bon s'agissant de de l'hôpital lorsque je suis devenu président de la République j'ai déjà eu le premier problème à régler qui était sueli des heures supplémentaires qui étai pas payé vrai ou pas et c'était pas rien puisque ça représentait 300 millions d'euros mais moi je l'ai dit au personnel d'hôpital 100000 personnes je n'ai pas été élu pour ne pas payer des gens qui ont travaillé plus et l'accord que nous avons négocié a été signé par la quasi-ttalité des organisations syndicales problème réglé ensuite je me suis trouvé confronté avec les ministres au problème des infirmières savez-vous qu'il y a un demiillion d'infirmiers et d'infirmières en France t ne sont pas anesthésistes parce que dans le monde des infirmiers l'anesthésiste a une formation des responsabilité un statut un peu particulier un demiillion pant la campagne électorale je ne pouvais pas aller quelque part sans trouver des infirmières et des infirmières disant LMD LMD LMD on a fait le LMD c'est-à-dire ces 4 ans de formation c'était une demande des infirmiers I qui a permis de revaloriser 2000 € les débuts de carrière et puis nous avons eu un dernier problème à régler c'est l'appartenance des infirmiers infirmières à la catégorie A alors qu'elles sont aujourd'hui en catégorie B c'est exact si je dis une bêtise surtout arrêtez-moi bon alors j'ai dit aux infirmières aux infirmières avec les ministres on est prêt à vous passer en catégorie A ce qui représente une meilleure rémunération mais dans ce cas-là vous ne partez pas à la retraite à 55 ans mais à 60 ans et nous avons laissé le choix 55 % des infirmières et infirmiers ont choisi la catégorie A et ont renoncé à un départ plus précoce mais ce qui est intéressant c'est quand je regarde l'âge toutes les jeunes infirmières et infirmiers ont choisi de travailler plus longtemps de gagner plus a il y a si vous les 75 % des 30 34 ans parmi les infirmières et infirmiers ont choisi de partir à 60 ans et d'avoir la catégorie a donc on a beaucoup avancé sur le statut la rémunération la formation la reconnaissance du métier d'infirmier d'infirmière on a eu un petit loupé jeis le dire avec les anesthésistes mais qui depuis je trouve s'est amélioré puisque les travaux sont en cours sur la mastérisation et sur des conditions de rémunération parce que l'infirmière anesthésiste je v pas entrer dans le détail mais a un rôle particulier dont il nous fallait tenir compte parce que la vérité c'est qu'à l'intérieur de l'hôpital et des cliniques tout le monde voit ça comme un monde mais quand vous descendez à l'intérieur je parle sous contrôle des présidents de fédération c'est 50 60 70 statuts différenciés bon alors si s'agissant du statut quand il y a rapprochement mais l'employeur vous aurez pas deux employeurs vous en aurez un seul soit il y a fusion et il y a plus qu'un seul établissement dans ce cas-là on s'établit sur le statut plus avantageux quand il y a rapprochement il y a complémentarité et que vous gardez deux employeurs vous gardez vos deux statuts c'est exactement ce que nous avons prévu alors si un jour vous voulez aller plus loin dans le rapproche ement dans la fusion c'est une chose qui ne m'appartient pas à ce moment-là et à ce moment-là seulement se posera la question de la fusion des statuts mais tant que vous gardez deux employeurs hein en vérité c'est une communauté de moyens enfin pardon communauté de projet enfin les professionnels libéraux connaissent connaissent bien ça hein il y a des avocats qui sont associés au Bénéfic et aux pertes et il y en a d'autres qui sont simplement qui partagent le loyer des bureaux la c'est une communauté de moyens au service d' d'un projet mais vous restez clinique et vous restez hôpital donc on ne change pas les statut madame anger hein moi mais le personnel par exemple je prends cet exemple de la maternité à Saint-Jean va se retrouver ne sera plus personnel de la maternité Saint-Jean ça sera pas du personnel de la maternité privée qui va aller travailler avec du personnel de la maternité publique bon ça là vous me posez une colle sur la maternité Saint-Jean mais mais là je dois dire je je suis pas je suis pas descendu là-dessus je veux bien m'en occuper hein mais non pardon madame Roger c'est je comprends que pour vous ça soit très important l'idée quand il y a rapprochement on garde deux entités juridiques vous gardez vos statuts si il n'y a pas de rapprochement des fusion à ce moment-là on on a un seul statut et comme toujours on s'aligne sur le statut le meilleur voilà c'est ça ma réponse alors sur la maternité Saint-Jean je dirais au docteur Cosson de me venir en aide immédiatement je confirme parfaitement vos propos il est question en effet pour la réduction des plateaux techniques que j'évoquéis tout à l'heure qu'il y ait une intégration par la maternité publique de l'hôpital de la maternité privée actuelle de la clinique et nous réfléchissons bien sûr dès maintenant même si ce projet ne sera opérationnel que dans 3 ou 4 ans à l'intégration de nos personnel qui vont de fait probablement devenir sous sein public en effet et et donc le statut Meur et d'ailleurs je pense que ce sera d'une certaine façon un contrat jeai pas dit ça pas dit ça j'ai [Applaudissements] grand je pasou mais moi je vais vous donner juste un tout petit conseil j'ai une grande expérience de ça c'est c'est rare qu'après une grande négociation on s'aligne sur le statut le moins bon je l'ai connu pouro ANPE et unique si j'avais commencé en disant voilà on prend le statut le moins favorable et on aligne tout le monde je suis pas sûr que ça serait bien passé en revanche qu'on peut obtenir docteur c'est d'avoir une organisation de service qui permet d'améliorer la productivité il ne peut pas il n'y a pas d'amélioration de statut de droit sans une contrepartie de devoir mais en général ça ça se passe comme ça et c'est d'ailleurs souhaitable c'est c'est le schéma qui est proposé qui sera sûrement utiliséès bien vous rendez compte tu tes même occuper de la clinique rendez compte si ça marche le docteur Cosson sera un héros si ça marche pas j'ai pris une l'utre responsabilité non mais je c'est un sujet grave et Madame Roger Le j'imagine je me mets à la place du personnel je serai à la fois passionné et inquiet pour pour dire les choses je serais passionné et inquiet passionné parce que je ne connais pas une personne qui travaille dans le secteur hospitalier public ou privé qui n'aime pas son son travail pass sont des gens passionnés on aime son travail on vient pas par hasard soigner les gens être au côté des gens au moment de la souffrance c'est pour ça moi j'aime beaucoup ce ce personnel parce que bien souvent quand je les vois il me disent donnez-nous des moyens pour qu'on fasse mieux notre travail assez peu disent on en a assez non non donnez-nous des moyens parce que ils sont inconditionnels de leur établissement de leur service de leur travail il y a un dévouement exceptionnel c'est vrai il y a pour moi il y a pas besoin d'être malade pour voir ce dévouement je le vois quand je visite les gens et en même temps je sens bien l'inquiétude parce qu'on est français et qu'on a l'habitude on s'inquiète parfois on proteste mais souvent on s'inquiète voilà et donc la seule façon de traiter cette passion et cette inquiétude c'est une très grande honnêteté je suis persuadé que les gens sont capables de d'accepter beaucoup d'efforts s'ils se sentent respectés considérés et sil y a un respect de la parole donnée voilà bon il y aura des investissements pour le projet ça vaut le coup de faire un effort je je je crois mais il faut pas berner les gens faut le tout de suite de de la même façon que moi j'ai dit aux Français sur les retraites je sais que ça vous fait pas plaisir mais je préfère votre mauvaise humeur à votre colère le jour où vous rendrez compte qu'après une vie de travail il y a plus de quoi payer vos retraites je je je veux pas être ce président là je veux pas qui met la la poussière sur le tapis qui dit les problèmes pour les autres je veux pas il y av pas d'argent pour payer les retraites il a déjà un million et demi de retraité on allait emprunter à la banque g pour les retraites ça fait pas plaisir aux gens de travailler 2 ans de plus pour pas un centime de plus à qui ça peut faire plaisir moi je préfère leur mauvaise humeur à leur colère le jour partant à la retraite ils se rendent compte qu'il y a plus d'argent pour le pays ouais quand je pense qu'on a voulu faire descendre des lycéens dans la rue il y a un lycéen sur deux d'aujourd'hui qui vivra jusqu'à 100 ans on va les faire manifester pour leur trait à 60 ans est-ce que c'est raisonnable franchement quel que soit ce qu'on pense par ailleurs quel que soit quel que soit par ailleurs ce qu'on pense et on peut penser ce qu'on veut du du du du projet ça c'est la démocratie mais quand même un sur deux qui va vivre jusqu'à 100 ans on a pas autre chose à faire que leur proposer d'aller manifester pour pour leur traite à 60 ans enfin voilà et bien pour pour le le statut c'est la même chose quand on a fait au zoo fusionn ou la DGI et la CP j'ai dit aux gens on va vous demander plus de travail plus d'obligation mais on va vous aligner par le haut pas vers le bas je je je moi je suis pas d'accord avec ça mais en même temps si on aligne vers le haut bon on demande plus j'ai dit aux infirmiers aux infirmières si vous voulez être catégorie A vous gagnerez plus mais bon la retraite ça sera 5 ans plus tard et c'est il faut être honnête il y a pas d'autre solution et je crois que c'est comme ça qu'on répond à l'inquiétude des gens et et malgré tout depuis 4 ans que je suis président ré publublique j'étais très très souvent dans les établissements hospitaliers hein vous en avez eu des réforme climat social et j'en suis très reconnaissant personnel était relativement apaisé parce qu'on a beaucoup mis d'argent on a beaucoup investi on s'en est beaucoup occupé et les gens ne sont pas sa ils comprennent bien ça ils aiment leur outil de travail ils aiment leur métier voilàin et moi je me suis investi comme si j'étais ministre de la Santé dans dans dans vos affaires pourquoi parce que je sais qu'on touche là à quelque chose qui est centrale dans l'état d'esprit du pays la santé les médecins les hôpitaux hein la douleur la maladie la mort l'humanité un sujet absolument central pas un sujet comme les autres celui qui nous occupe parce que tout le monde en nous écoutant se dit et moi si un jour je suis malade comment on va s'occuper de moi qui va être là est-ce que je serais obligé de partir de mon domicile c'est une angoisse que chacun vous savez quand on est malade on est inquiet pour sa maladie puis quand on est bien portant ce dis pourvu que ça dure et ça durera pas voilà je voulais pas vous parler de tout ça mais ça m'est venu que je pense qu'on je vais faire la transition on parle de quelque chose de très important en vé alors effectivement au plus près du patient et un des enjeux de la réforme hospit hier c'est le lien avec la médecine de ville vous l'avez un peu évoqué monsieur le Président d'aut d'autres orateurs l'ont évoqué c'est vrai qu'une des une des des mutations une des évolutions qu'il faut réussir dans notre réorganisation de l'offre de soins c'est ce lien plus étroit sans doute à retrouver avec le médecin de ville avec l'exmédecin de famille avec le généraliste qui ACC compéan au plus près le patient en amont et en aval je vais donner la parole à à Vincent malavoie qui sur ce sujet veut vous poser une question monsieur le Président Madame le Ministre messieurs je suis effectivement médecin généraliste sur l'agglomération depuis 30 ans je suis responsable de formation continue et j'ai également une expérience de médecin coordonateur d'un réseau de santé en soins palliatifs et en cancérologie comme le disait monsieur Valtou le médecin généraliste est un maillon essentiel dans l'offre de soins de proximité et c'est nous que le patient vient vient voir en premier lorsqu'il est confronté à la maladie et lorsque la problématique deospitation donc se se pose et nous l'accompagnons dans ce choix choix du spécialiste choix de la structure d'accueil donc dans cette perspective de rapprochement public privé le médecin généraliste est confronté à à ce choix qui sera je pense différent et malgré vos propos tout à fait rassurant sur la complémentarité à quel j'adère parfaitement et qui à mon avis est essentiel pour améliorer l'efficience du système de santé il persiste une crainte et je voulais vous la vous la dire de la part des patients et même de certains qu' confrère sur la répartition des spécialités dans cette projet de plateforme publi privée euh sur des critères de rentabilité on entend des réflexions euh les la médecine rentable ira au privé et le reste au public alors c'est un c'est un problème auquel on sera confronté et nous en tant que médecin généraliste nous avons à à jouer un rôle je dirais de de mise en confiance du patient et ce rle je pense qu'il faut le renforcer et pour améliorer pour je dirais espérer réussir ce challenge qui est qui est une presque qui sera un choc culturel hein réunir le public et le privé c'est c'est pas évident je pense qu'il faut repenser à la place du médecin généraliste et dans cette perspective essayer de démarrer une réflexion dès maintenant sur l'évolution du statut du médecin généraliste lorsqu'il sort de l'université et avant qu'il ne s'installe en ville en libéral essayer de lui trouver un statut qui lui permette de rester de garder un pied à l'hôpital tout en ayant une activité libérale et j'y verrai beaucoup de d'avantages pour l'accompagn accompagnement du patient lorsque justement il doit être hospitalisé le médecin généraliste s'il a un pied à l'hôpital et s'il a son activité en en libéral il pourrait optimiser la qualité de l'hospitalisation la qualité du suivi du patient à l'hôpital et améliorer surtout le retour au domicile et le préparer ce que nous faisons dans le casadre des réseaux de soins et donc ma question est la suivante peut-on réfléchir dès maintenant et je parle surtout pour les futurs diplômés d'un nouveau statut du médecin de famille qui serait à la fois à l'hôpital et dans le public et dans le privé oui mais il faut même qu'on aille au-delà de tout ça la concurrence entre guillemets entre l'hôpital ou la clinique et le médecin traitant c'est un sujet vieux comme la médecine combien de médecins traitant généraliste de famille comme on dit avait l'angoisse que le patient à l'hôpital ou à la clinique sur un patient qui est perdu pour lui et on m'a pas transmis le dossier et on m'a pas prévenu au moment de la sortie et quelle collaboration entre les deux alors que ça n'a pas de sens puisque qu'est-ce qui envoie les patients à l'hôpital ou à la clinique si ce n'est les médecins traitants quand même le rappeler pour l'essentiel on va pas à l'hôpital parce qu'on a vu une pancarte hôpital on va à l'hôpital parce qu'on a vu un médecin je parle pas de la la phase aigu mais qui vous a dit il va falloir y aller donc la plupart des patients doivent être envoyés par des médecins traitant et une fois qu'on sort de l'hôpital la question de la gestion de l'information entre le médecin traitant et le médecin de l'hôpital est clairement posé je demande à norabera et aux As de réfléchir à des expérimentations pour gérer de façon conjointe les sorti de patient médecine libérale et médecine hospitalière un premier élément parce que tous vos confrères docteur n'ont pas forcément envie de faire quelques heures à l'hôpital chaque semaine et il faudrait alors devenir à temps partiel médecin hospitalier pour avoir les informations sur son patient ah non moi je pense pas je je pense quand on est médecin généraliste médecin de ville on a un droit à suivre les résultat de ce qui s'est passé avec son patient quand même donc nous allons travailler sur des expérimentations et si claud pouvait en définir dès la fin de l'année comment on peut lever le mur de la méfiance deuxième élément je ne comprends pas pourquoi on continue à former des médecins généraliste qui passe la quasi-ttalité de leur formation à l'hôpital et sur 10 ans de formation 9 ans à l'hôpital 6 mois dans un cabinet là aussi on crée par les études un mur entre ces deux mondes imaginez une jeune qui qui qui suit puisque maintenant c'est une spécialité spécialité généraliste je fais 9 ans à l'hôpital et si mois dans un cabinet mon réflexe il est quoi il hôpital mais moi je pense que de nos jeunes peuvent être parfaitement formé en étant en stage avec un maître de stage qui s'appellera le médecin de famille le médecin traitant et qui apprendra à son étudiant le diagnostic l'écoute l'humanité l'expérience du terrain hein comprenez ça ne remet pas en cause le savoir accumulé par l'hôpital mais ça mettrait aussi he Madame B un peu plus d'humanité donc je souhaite qu'on puisse avoir davantage d'étudiants généralistes dans des cabinets de médecins de ville et plus longtemps troisièmement je souhaite une ouverture de l'accueil des internes dans des établissements du secteur privé voilà c'est dit je je pense je je ça ne retire ça ne retire rien à personne ça ne remet pas en cause la qualité des CHU et de l'hospitalisation publique mais il n'y a aucune raison qu'on ne le fasse pas moi aussi j'ai un devoir d'équité je ne suis je ne dois être prisonnier d'aucun d'aucune organisation j'ai un devoir d'équité alors docteur je je qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça pour terminer des habitudes de méfiance alors qu'il faut créer une méthode de confiance c'est le même patient qui nous rassemble voilà et qui est notre intérêt qui est notre centre unique de préoccupation voilà alors je ne doute pas qu'il a encore ici au là des problèmes qui sont dû à des vieilles écoles à une vieille vision de l'organisation de la santé moi je suis venu plaider pour une nouvelle vision de l'organisation de la santé enfin dernier point que je voulais vous dire parce qu'il me tient très à cœur je crois de moins en moins à la réforme définitive et immuable je voudrais vous le dire à tous j'ai dit l'accord du gouvernement sur la PPL du sénateur Fourcade parce qu'on s'était trompé sur tel ou tel point de la loi hospitalière c'est pas un drame on en a souvent parlé avec jeanonetti c'est pas un drame on corrige mais qu'est-ce qui crispe beaucoup les rapports sociaux en France c'est sentiment qu'on a qu'on viendra pas en arrière moi je vous propose qu'on avance tous ensemble qu'on progresse forcément on va réussir des choses puis d'autres on vain les réussir on changera à nouveau ant la violence au moment d'une réforme et l'oubli complet dans lequel elle tombe une fois qu'elle est adoptée souvenez-vous 1974 valériardestin Jacques Chirac Simon veille la loi sur l'interruption volontaire de grossesse des débats d'une violence inouie aujourd'hui y a-t-il un seul parti politique qui vient contester euh je parlais des retraites il y a 4 mois je lisais dans les journaux que c'était un nouveau mes 68 je vous mets au défi de trouver dans votre journal un seul article sur la réforme des retraites il y a 4 mois 4 mois on en parle trop et souvent mal au moment où on le fait on en parle pas assez et souvent mal après alors que c'est le moment de l'évaluation madame Roger vous vous vous voyez ce que je veux dire moi je suis pour le pragmatisme et l'évaluationin donc on a pris la PPL la proposition de loi du sénateur Fourcade parce que nous ça nous a permis d'apporter docteur malavo des réponses aux médecins libéraux qui avaient été choqués par un certain nombre des propositions qu'on avait retenu je le dis à tort et bien on corrige et donc voilà comment on va créer la confiance on va continuer à avancer on va continuer à faire des changements et puis on les corrigera au fur et à mesure quand on sera tpé c'est comme cela que ça va fonctionner je vous [Applaudissements] remercie c'est une question d'intérêt public que je voulais qui me motive mon intervention vous avez félicité les él de nemour et fontaineauavoir F en fusion en synergie le service le maire de nemour a envisagé une réforme de ses urgence qui pourrait servir de modèle national est-ce que vous l'autorisez à vous poser en de mots sa question pour que vous lui disiez non ou si au contraire elle peut poursuivre cette fusion cette modernisation des services d'urgence va présenter comme ça qu' me pose la question mais mais je vais te dire une chose qui est très simple c'est que i bien volontiers au merour mais après avoir vu le dossier non mais c'est très simple oui oui non non non non non attends je si tu fais la question la réponse et le paquet cadeau moi il me reste à quoi à signer alors [Applaudissements] comprends-moi tu sais j'étais hier à Calais et à dkererk j'avais promis un métanier j'ai vraiment je fais en sorte de tenir mes engagements parce que j'ai très je lucide sur la méfiance de l'ensemble du peuple français sur la parole publique quel qu'en soit le niveau donc je vraiment je dis au merde de mot je suis ravi d'entendre la question mais j'aime bien me faire mon avis réfléchir et je prends l'engagement d'y répondre mais euh si c'est si simple comme ça pourquoi on doit m'en parler très [Applaudissements] bien je vais voir la merde de merci merci beaucoup monsieur le Président merci de avoir répondu à tout questions
Nora Berra