Michelin, Aubert&Duval : le président de la CCI Claude Barbin réagit à la situation économique dans le Puy-de-Dôme
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Questions et réponses
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- 0:35OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, la visite du ministre est un signe de soutien fort de l'État ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Les entreprises, qu'est-ce qu'elles attendent aujourd'hui ?
- 2:36OuverteRéponse directe
Pour Michelin, 1 500 postes supprimés sur 3 ans, est-ce que vous partagez ce constat ?
- 4:07OuverteRéponse partielle
L'État en fait suffisamment pour aider les entreprises qui utilisent beaucoup de carburant ?
- 4:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous faites aujourd'hui pour soutenir ces entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« En tous les cas, c'est une prise de conscience. »
- 0:52Invité politiqueFait
« il a réaffirmé aujourd'hui que l'industrie était absolument fondamentale dans notre économie. »
- 1:43Invité politiqueFait
« C'est principalement ce qui a amené l'entreprise Michelin à avoir une posture de resserrer ses équipes avec un dialogue social bien connu, bien connu chez Michelin. »
- 1:58Invité politiqueFait
« Je ne prends pas cette décision comme quelque chose de négatif, mais comme une adaptation d'un outil industriel à son environnement. »
- 2:09Invité politiquePromesse
« Je préférerais largement que Michelin dise, au regard de la fiscalité, au regard de la dynamique industrielle, je préfère embaucher. »
- 2:40PrésentateurChiffre
« 1 500 postes sur 3 ans. »
- 3:17Invité politiqueFait
« La fiscalité et des règles différentes pour les entreprises françaises et les entreprises européennes par rapport au reste du monde, oui, c'est un véritable... En gros, c'est comme si vous voulez courir un 100 mètres avec un sac à dos de 10 kilos, alors que les autres, ils n'en ont pas. »
- 3:57Invité politiquePromesse
« Nous avons besoin, effectivement, de règles et de soutien, et peut-être une forme de protectionnisme. »
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Ici Pays d'Auvergne, jusqu'à 9h, vous écoutez Ici Matin.
Entre l'annonce des suppressions de postes chez Michelin et la visite du ministre de l'Industrie samedi chez Aubert et Duval, ce matin, Lauriane, avec l'invité de la matinale, on parle économie et industrie.
Avec Claude Barbin, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Puy-de-Dôme, bonjour.
Bonjour à vous et à vos auditeurs.
Et d'abord, on va parler de la visite du ministre de l'Industrie Sébastien Martin. Il était samedi chez nous, à Aubert et Duval, à Saint-Georges-de-Monts, dans le Puy-de-Dôme-usine, qui produit un des composants pour les avions, Airbus et pour la Défense. Dans un contexte de perte de vitesse pour l'industrie, est-ce que pour vous, c'est un signe de soutien fort de la part de l'État ?
En tous les cas, c'est une prise de conscience. Et dans les propos que le ministre a évoqués, il a bien dit qu'on pensait qu'il y a quelques années qu'on pouvait se passer d'industrie. Donc, il a réaffirmé aujourd'hui que l'industrie était absolument fondamentale dans notre économie. Je pense qu'il y a aussi une réflexion sur la fiscalité des entreprises et sur la compétition qui doit être équitable au niveau européen et au niveau mondial. C'était déjà une réflexion qui avait été évoquée il y a déjà, j'ai envie de dire, à l'école de commerce, il y a six ans, par Jean-Domingue Sénard, sur la nécessité de se réengager pour l'industrie et pour les usines sur notre territoire.
Les entreprises, qu'est-ce qu'elles attendent aujourd'hui, sachant qu'il y a le sommet de choses France qui se déroule aujourd'hui au château de Versailles ? On attend d'ailleurs des annonces de plusieurs milliards d'euros d'investissement.
Je crois que vous venez de l'évoquer, c'est bien sûr des investissements. C'est aussi un encadrement fiscal qui soit cohérent par rapport à nos concurrents. C'est principalement ce qui a amené l'entreprise Michelin à avoir une posture de resserrer ses équipes avec un dialogue social bien connu, bien connu chez Michelin. Et je ne prends pas cette décision comme quelque chose de négatif, mais comme une adaptation d'un outil industriel à son environnement. Cependant, je préférerais largement que Michelin dise, au regard de la fiscalité, au regard de la dynamique industrielle, je préfère embaucher.
Donc, au regard de la vision globale de notre territoire, il n'y a pas que Michelin sur notre territoire. Nous avons des grandes entreprises, vous les avez citées. Vous avez parlé d'Aubert et du Val. Nous pouvons parler de Constellium. Nous pouvons aussi parler, dans le monde de l'agriculture, de Limagrin. Et puis, de tout ce maillage d'entreprises sur notre territoire.
Pour revenir sur Michelin, en effet, c'est ces suppressions de postes. 1 500 postes sur 3 ans. Parmi les raisons invoquées, vous en avez rapidement parlé, c'est les contraintes économiques. Aujourd'hui, pour les entreprises en France, c'est un constat que vous partagez avec Michelin là-dessus ?
Alors, nous le partageons au niveau fiscalité, au niveau compétition, mais nous ne le partageons pas qu'avec Michelin. Nous le partageons avec ce maillage et à la fois de sous-traitants et d'entreprises qui sont dans le monde industriel et qui font du commerce à l'international. La fiscalité et des règles différentes pour les entreprises françaises et les entreprises européennes par rapport au reste du monde, oui, c'est un véritable... En gros, c'est comme si vous voulez courir un 100 mètres avec un sac à dos de 10 kilos, alors que les autres, ils n'en ont pas. C'est assez basique comme réflexion, mais c'est une réalité terrain.
Et si les entreprises aujourd'hui ne s'adaptent pas à cette concurrence, elles pourraient être en beaucoup plus grande difficulté. Alors, Aubert et Duval, qui travaillent pour la défense et l'aéronautique, alors qu'on prend la défense, je pense au canon César, bien entendu, je pense à tous nos avions, à tout ce qui vole dans le ciel, à un morceau d'Aubert et Duval, mais aussi à un morceau de Conselium. Donc, en définitive, un méchant morceau du territoire du Puy-Dôme. Et nous avons besoin, effectivement, de règles et de soutien, et peut-être une forme de protectionnisme. Le ministre, d'ailleurs, l'a évoqué.
Le contexte géopolitique, évidemment, par-dessus, n'aide pas. La guerre, le coût des carburants, est-ce que vous trouvez que l'État en fait suffisamment aujourd'hui pour aider les entreprises qui, notamment, utilisent beaucoup de carburant ?
Alors, bon, mon propos n'est pas de fustiger l'État. Nous vivons un moment complexe qui peut, pour un gouvernement, le gouvernement peut se poser une question. Est-ce qu'à un moment donné, il ne faut pas improviser et puis s'adapter avec des règles, des règles pendant un certain moment qui sont courts, tant que, voilà, ça s'appelle du soutien à un moment particulier de la vie économique de notre territoire.
Et vous, en tant que CCI du Puy-de-Dôme, qu'est-ce que vous faites aujourd'hui pour les soutenir, ces entreprises ?
Eh bien, le rôle des chambres, c'est d'être la voix des entreprises auprès de l'État et d'être la voix de l'État auprès des entreprises. À un moment donné, il faut envoyer à l'État les bonnes informations. Et une chambre, en règle générale, ce qu'elle fait, elle le fait discrètement, mais elle donne en permanence. Et la relation que nous avons avec notre préfète Anne-Vracchio avec Jacob est très proche. Et son souci est bien d'avoir une information juste, équitable, pour pouvoir prévenir le gouvernement de l'évolution de l'économie de notre territoire. Et d'ailleurs, c'est le rôle de toutes les chambres pour le territoire français.
Claude Bardin, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Puy-de-Dôme, merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. Et belle journée.
Merci à vous. Bonne journée à tout le monde. Il est 7h52. Je suis matin.