Bruno Le Maire : «Nous devons soutenir l’Ukraine»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Quand j'étais ministre des Finances, les taux moyens étaient de 1,1 % »
- 0:00Invité politiqueChiffre
« L'écart de taux entre la France et l'Allemagne était de 25 à 30 points. Il est de 150 points aujourd'hui. »
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« Nous devons soutenir l'Ukraine. Car c'est soutenir la liberté. »
Temps de parole
- Bruno Le Maire100 %
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Mais on est déjà dans la crise financière. Et c'est là que j'appelle chacun ses responsabilités à comprendre que il faut activer les freins d'urgence et pas des propositions fantasques. Les Français vont déjà payer l'augmentation des taux. Je rappelle que quand j'étais ministre des Finances, les taux moyens étaient de 1,1 % Le spread d'ailleurs, ça ressort très bien de vos graphiques et je vous en remercie parce que c'est dans la présentation du budget, l'écart de taux entre la France et l'Allemagne était de 25 à 30 points. Il est de 150 points aujourd'hui. Ça a totalement dérapé depuis 2024. Et pourquoi je dis que la situation est ? C'est que elle va d'abord peser sur les ménages.
Ils vont aller emprunter à la banque pour acheter un logement et les taux vont être de plus en plus élevés. Même chose pour les entreprises, ils vont aller investir, ils pourront plus investir parce que l'argent sera trop cher et nos concurrents allemands, italiens vont prendre de l'avance sur nous. Et c'est encore plus grave parce que ça limite la capacité de la France à avoir une voix forte sur des sujets majeurs comme l'Ukraine. Nos créanciers à un moment donné vont nous dire "Mais vous voulez soutenir l'Ukraine, mais si vous n'avez pas l'argent pour le faire, vous ne pouvez pas le faire." C'est un point de désaccord absolument fondamental que j'ai avec le Rassemblement National.
Nous devons soutenir l'Ukraine. Car c'est soutenir la liberté. C'est éviter d'avoir demain à payer beaucoup plus cher en cas d'agression de la Russie ou en cas de difficultés stratégiques. Donc oui, nous sommes déjà dans une crise financière. Il faut la stopper tout de suite et le plus vite sera le mieux. Alors Jean-Philippe Tanguy.
Bruno Le Maire