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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 13 août 2025 16 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

Réunion Zelensky/Trump : Emmanuel Macron s'exprime|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces réunions vont permettre de changer les choses ? Est-ce que ça permet à l'Europe de donner de la voix ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez demandé à Donald Trump qu'avant qu'il y ait la moindre négociation, d'abord il faut que Vladimir Poutine arrête les combats ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'Ukraine est prête aujourd'hui à des concessions territoriales justement ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que il faut de nouvelles sanctions envers la Russie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Emmanuel MacronFait
    « Les positions sont connues et elle marque aussi l'unité pas simplement des Européens mais de tous les alliés qui se sont retrouvés dans cette coalition des volontaires que nous avons bâti ces derniers mois. »
  • 0:35Emmanuel MacronFait
    « Le premier, c'est que les président Trump a été très clair sur le fait que la volonté américaine était d'obtenir un cesser le feu à l'occasion de cette réunion en Anaska. »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « Le deuxième élément sur lequel les choses ont été très claires et exprimé ainsi par le président Trump, c'est que les questions territoriales qui relèvent de l'Ukraine ne peuvent être négociées ne seront négociées que par le président ukrainien. »
  • 1:25Emmanuel MacronFait
    « Le fait que l'OTAN ne doit pas faire partie de ses garanties de sécurité et on sait que c'est un point fort particulier pour la partie russe mais que les États-Unis et tous les alliés qui étaient prêts devraient en faire partie. »
  • 1:50Emmanuel MacronFait
    « Nous voulons une paix qui soit robuste et durable, c'est-à-dire une paix qui règle à la fois les questions territoriales mais de garantie de sécurité pour l'avenir. »
  • 4:10Emmanuel MacronFait
    « L'Europe ces derniers mois a pris des décisions historiques pour devenir une puissance militaire parce qu'elle n'était pas en tant que quantité. »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « On a un vrai pilier européen de l'OTAN. Il est reconnu comme tel et on a une Europe qui prend en main son destin. »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « Nous sommes en train progressivement de devenir une puissance géostratégique. »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « Il faut pas oublier qu'il y a 3 ans et demi, les Russes étaient à la porte de Kiev et les Ukrainiens ont hequement répussé les forces russes avec le soutien de l'Europe, avec le soutien des États-Unis. »
  • 9:30Emmanuel MacronFait
    « Les questions des territoires occupés seront des éléments déterminants d'une négociation de paix. Elles sont inséparables des garanties de sécurité qui sont apportées au reste du territoire ukrainien. »
  • 10:30Emmanuel MacronFait
    « C'est au président Zelinski de le dire. C'est sans doute pas à nous et nous avons vécu dans notre chair et dans notre territoire par le passé. »
  • 11:30Emmanuel MacronFait
    « Il y a une charte des Nations-Unies qui justement protège la souveraineté des peuples et l'intégrité territoriale de ces derniers. »
  • 12:30Emmanuel MacronFait
    « L'Ukraine est aux avant-postes dans la résistance à un impérialisme territorial russe qui a commencer d'ailleurs quasiment jour pour jour à se jouer en Geéorgie en 2008. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

qui app à la main et qui vous prend la parole. Le président ses européens, monsieur Antonio Costa, vous rendre compte des discussions que que nous venons d'avoir un instant. D'abord, nous avons une concertation avec plusieurs pays européens et avec les institutions européennes et l'OTAN pour ensuite avoir un échange qui vient de s'achever qui pendant une heure nous a permis de de coordonner les choses avec le président Trump avant la réunion qui va donc se tenir en Alaska le 15 août prochain.

Les positions sont connues et elle marque aussi l'unité pas simplement des Européens mais de tous les alliés qui se sont retrouvés dans cette coalition des volontaires que nous avons bâti ces derniers mois. qui est de dire que nous tenons évidemment à cette unité, que nous voulons que tout ce qui concerne l'Ukraine soit discuté avec l'Ukraine, que nous voulons une paix qui soit robuste et durable, c'est-à-dire une paix qui règle à la fois les questions territoriales mais de garantie de sécurité pour l'avenir. L'échange avec le président Trump a permis d'éclairer ses intentions pour la réunion du 15 août prochain et nous a permis d'exprimer très clairement nos nos attentes et je tiens ici à l'en remercier et je crois pouvoir dire que plusieurs messages sont ressortis de l'échange que nous venons d'avoir et qui sont à mes yeux très importants.

Le premier, c'est que les président Trump a été très clair sur le fait que la volonté américaine était d'obtenir un cesser le feu à l'occasion de cette réunion en Anaska. Et c'est très important qu'à l'occasion en effet de cette réunion, il puisse y avoir un cesser le feu qui soit obtenu par les États-Unis d'Amérique et nous soutenons cette initiative en même temps que des nouveaux échanges de prisonniers et des libérations d'enfants. Le deuxième élément sur lequel les choses ont été très claires et exprimé ainsi par le président Trump, c'est que les questions territoriales qui relèvent de l'Ukraine ne peuvent être négociées ne seront négociées que par le président ukrainien.

Et c'est la position que nous soutenons. Elle a été très clairement exprimée par le président Trump et donc elle augure une réunion à venir. Le troisème élément, c'est le lien qui doit continuer d'exister entre toute concession territoriale et les garanties de sécurité qui seront apportées à l'Ukraine.

Vous savez que c'est la position que nous défendons, sur laquelle nous nous sommes battus ces derniers mois, qui a donné lieu même à l'existence et à la planification de notre coalition des volontaires. Et bien le président Trump l'a exprimé clairement en ces termes. Il y a dit même des choses qui pour moi sont très importantes.

Le fait que l'OTAN ne doit pas faire partie de ses garanties de sécurité et on sait que c'est un point fort particulier pour la partie russe mais que les États-Unis et tous les alliés qui étaient prêts devraient en faire partie et et c'est ce dans quoi nous sommes engagés et c'est une clarification pour moi très importante que nous avons eu aujourd'hui. Enfin, il va donc se battre aussi pour obtenir un rendez-vous à venir et donc une trilatérale avec le président Trump et le président Zelinski. Je pense que c'est un point important à cet égard et nous souhaitons qu'elle puisse se tenir en Europe dans un pays neutre qui soit accepté par toutes les parties.

En tout cas, à mes yeux, je vois cette cette réunion comme un point très important. Juste après, nous allons tenir cette coalition des volontaires avec le président Kochta et nos partenaires que nous coprésiderons avec le chancelier Mertz et le premier ministre Starmer et avec la président la présence également de du président Zelinski et d'une partie américaine et elle nous permettra de décliner de manière très concrète avec nos collègues tout cela. Et bien tout d'abord, je veux remercier le président Macron de m'avoir accueilli ici aujourd'hui quand j'étais en vacances en France pour changer de tenue pour avoir cette très importante réunion de travail avec le président Trump.

On est venu ici pour travailler main d'alcir un cesser le feu et une paix juste et durable en Ukraine. Le président Macron a déjà très bien résumé le résultat de cette réunion. Et en fait, le président Trump nous a partagé trois objectifs très importants.

Tout d'abord, laisser le feu. Euh après que personne qui l'Ukraine peut négocier les affaires de l'Ukraine. Et le troisème élément, c'est le la disponibilité des p des États-Unis de partager avec l'Europe les efforts de renforcer les conditions de sécurité quand on obtient une paix durable et juste pour l'Ukraine.

Et donc ce que je veux désirer et exprimer c'est mes meilleurs vœux pour le grand succès de c'est un grand succès de cette réunion le vendredi entre le président Pin et le président Trump pour obtenir encer le feu et ouvrir le chemin de la paix en Ukraine. Monsieur le président, on a souvent taxé l'Europe d'être une puissante impuissance d'être puissance impuissante, excusez-moi. Est-ce que ces réunions vont permettre de changer les choses ?

Est-ce que ça permet à l'Europe de donner de la voix ? D'abord, je pense que c'est très important que les l'Europe soit entendue avec avant un tel rendez-vous. D'abord, c'est une chose tout à fait naturel que les États-Unis d'Amérique rencontent la Russie.

C'est plutôt une bonne chose pour pacifier le climat. Ils ont aussi beaucoup de sujets bilatéraux. Mais c'est important que si les questions qui touchent à l'Europe, à notre sécurité collective sont abordées, il y a une coordination avec nous européens et qu'après d'ailleurs nous soyons nous-mêmes acteurs.

Je pense que ces dernières années ont marqué un réveil très important de l'Europe. Depuis le sommet de Versailles qui a acté la stratégie l'autonomie stratégique de l'Europe. Nous avons pris des décisions fortes dans des domaines technologiques, industriels et de défense et de sécurité qui vont de l'avant.

L'Europe ces derniers mois a pris des décisions historiques pour devenir une puissance militaire parce qu'elle n'était pas en tant que quantité. Et il y avait jusqu'alors on le sait bien une Europe qui était un marché unique, une Europe qui avait des politiques communes, mais sur ces questions de défense et de stratégie, une Europe bah qui se pensait ou à travers l'OTAN ou à travers des destins particuliers. Là aujourd'hui, on a un vrai pilier européen de l'OTAN.

Il est reconnu comme tel et on a une Europe qui prend en main son destin. On sait tout ce qui nous reste à faire pour réduire nos dépendances mais je pense que l'unité qui est la nôtre aujourd'hui, notre capacité à dialoguer, à exprimer nos demandes, nos désirs, nos volontés, nos objectifs stratégiques, mais aussi à les porter est extrêmement importante est en train de marquer, si je puis dire en temps réel, un changement dans la nature de ce qu'est l'Union européenne. Nous sommes en train progressivement de devenir une puissance géostratégique.

En tout cas, c'est ce que nous voulons et ce que nous continuerons de faire. On voit qu'elle reste quand même mise de côté en Alaska ne sera pas présente. Mais de la même manière que si demain nous avons un appel et ce que nous ferons et un rendez-vous avec la Russie, on peut aussi avoir des choses bilatérales.

C'est tout à fait normal qu'il y a un rendez-vous bilatéral entre la Russie et les États-Unis d'Amérique. Ce qui est une bonne chose et là où l'Europe est respectée, c'est qu'il y a une coordination pour les pour les sujets qui la concernent. Et donc je ne on peut pas s'émouvoir du fait qu'il y a des rendez-vous bilatéraux.

Il y a quelques semaines euh le président Kochta et la présidente Vanayen étaient en Chine pour discuter de choses très importantes en notre nom collectif avec le président chinois. Les États-Unis n'étaient pas là. Mais pour ce qui concerne notre agenda avec les États-Unis, il y avait eu un échange préalable.

C'est normal. On voit aujourd'hui la Russie gagner des territoires, continuer à avancer. Est-ce que vous avez demandé à Donald Trump qu'avant qu'il y ait la moindre négociation, d'abord il faut que Vladimir Poutine arrête les combats, qu'il n'y ait plus de combat.

Est-ce que ça c'est une condition que vous avez posé sur la table aujourd'hui ? D'abord, il est vrai qu'il y a une situation aujourd'hui militaire ces dernières heures qui a été difficile sur Pocrosske. Je sais aussi et nous savons tous que nous avons vécu ces derniers mois, ces dernières années, des moments tout à fait comparables à cette situation.

À chaque fois, les Ukrainiens par leur bravoure, leur choix tactique ont su réagir et contrer ses offensives. Et par le soutien que nous avons apporté, nous avons donné la capacité de de maintenir les positions. Et donc c'est pourquoi dans les points forts que nous avons pu euh faire, il y a deux choses par rapport à ce que vous dites qui sont à mes yeux importants.

La première, c'est que nous avons réitéré le fait que jusqu'à ce qu'il y ait un cesser le feu puis une paix durable, il nous faut maintenir le soutien à l'Ukraine. Et quand je dis nous, c'est tous européens et américains. Et la deuxième chose, c'est qu'en effet, le premier objectif du président Trump à l'occasion de son rendez-vous avec le président Poutine en Alaska sera de demander de cesser le feu.

Et donc, je pense que c'est en effet comme ça qu'il faut procéder. Il faut pas je peux ajouter, il faut pas oublier qu'il y a 3 ans et demi, les Russes étaient à la porte de Kiev et les Ukrainiens ont hequement répussé les forces russes avec le soutien de l'Europe, avec le soutien des États-Unis. Et maintenant, ce qu'on discute, c'est déjà très loin de Kiev.

C'est dans la partie l'est de l'Ukraine et il faut tenir soit la pression sur la Russie, soit le support à l'Ukraine, soit l'effort diplomatique coordonné entre l'Europe, les États-Unis, le reste du monde. Parce que cette guerre, c'est pas seulement sur l'Ukraine, mais c'est la c'est la défense du droit international qui doit prévaloir sur la force. On a parlé ces dernières heures d'échange de territoire.

Est-ce que c'est une question que vous avez abordé avec vos interlocuteurs ? on l'a abordé et je crois que le principe qu'il faut retenir, c'est que de toute façon ces sujets là ne se ne doivent être discutés que par l'Ukraine et il y a il y a pas eu de discussion à quelque niveau que ce soit de manière robuste sur des échanges de territoire. Il y a aujourd'hui une guerre qui continue avec comme l'a rappelé à l'instant le président Kochta, une Ukraine qui tient et et il faut tous se rappeler qu'en février 2022, la Russie a annoncé une opération spéciale qui allait durer 3 semaines.

Et donc je pense le plus important, c'est en effet qu'on doit ici se dire que les questions des territoires occupés seront des éléments déterminants d'une négociation de paix. Elles sont inséparables des garanties de sécurité qui sont apportées au reste du territoire ukrainien et à l'Europe et que il elles ne peuvent être discuté sans la présidence sans la présence du président ukrainien autour de la table. Mais il y a pas aujourd'hui de manière sérieuse des schémas d'échange territoriaux qui sont sur la table.

Est-ce que l'Ukraine est prête aujourd'hui à des concessions territoriales justement ? C'est au président Zelinski de le dire. C'est sans doute pas à nous et nous avons vécu dans notre chair et dans notre territoire par le passé.

Ces choses-là, elles ne se font jamais de manière légère et un pays qui a perdu tant d'enfants pour défendre son territoire ne peut pas décider à la légère de céder quel ou quel territoire que ce soit des ou des factos. Et donc ça c'est le respect que nous devons au peuple ukrainien et à ses autorités. Nous notre devoir c'est d'être là pour apporter ces garanties de sécurité.

Pourquoi ? Parce que d'abord c'est la défense de l'ordre international. Il y a une charte des Nations- Unies qui justement protège la souveraineté des peuples et l'intégrité territoriale de ces derniers.

Et si nous commençons à négocier pour le compte de tiers, le monde ne sera plus jamais en paix. La deuxième chose, je veux essayer le rappeler, c'est qu'on parle en fait de la sécurité des Européens. L'Ukraine est aux avant-postes dans la résistance à un impérialisme territorial russe qui a commencer d'ailleurs quasiment jour pour jour à se jouer en Geéorgie en 2008.

Rappelez-vous du 8 août 2008 en Geéorgie et ça ne s'est plus arrêté depuis. Et en Geéorgie, au Caucas, en Asie centrale, il y a une puissance de déstabilisation qui est là et dont on ne peut pas croire les mots parce qu'elle a plusieurs fois dit qu'elle ne ferait pas ceci ou pas cela. elle ensuite fait et donc c'est pour ça que les garanties de sécurité c'est le seul moyen de préserver la paix.

Est-ce qu'il faut de nouvelles sanctions envers la Russie ? Nous avons pris un nouveau paquet de sanctions, nous en préparons un autre et je pense que ça dépendra des négociations des prochains jours et des prochaines semaines, mais que il ne faut rien exclure. Notre souhait, c'est le retour à la paix, à la stabilité, à l'ordre international et le démantellement de toutes ces sanctions.

Mais elle celles-ci sont conditionnées à une paix durable qui sera acceptée par la Russie. Mais en tout cas, il ne faut pas être faible sur ce sujet et si elles s'impose, elles devront avancer. Je note d'ailleurs que le président des États-Unis d'Amérique a pris aussi des sanctions qu'on appelle secondaire sur des pays comme l'Inde qui achètent et revendent aussi du pétrole russe.

Et donc c'est une logique qui est aujourd'hui partagée. Merci beaucoup. Merci.

Merci. Nous allons donc tenir maintenant cette coalition des volontaires pour à la fois évidemment expliquer le tenur de ces discussions à à l'ensemble de nos partenaire et organiser aussi le soutien à l'Ukraine dans la durée et ses garanties de sécurité. Merci beaucoup.

Merci. Merci. Emmanuel Macron depuis le fort de Brégançon.

Très confiant. Le président de la République, vous l'avez vu, vous l'avez entendu à 48h du soumet Poutine Trump. Le président américain a fait part donc aux Européens tout à l'heure de ses intentions et apparemment Donald Trump fait preuve de bonne volonté.

C'est même assez spectaculaire. Il y a sur la table par exemple donc les questions territoriales et les Donald Trump s'est engagé à ce que elle ne soit discutée qu'avec le président Zelenski. Il y a aussi les conditions de sécurité.

Visiblement les Américains seraient prêts maintenant à participer à l'après-gerre en en Ukraine au côté des des Européens. On continue d'en parler avec nos invités toujours autour de la table. On le rappelle Gill Michaelli, directeur de la publication de la revue Conflit qui est avec nous, Cler Cambier, reporter TF1 LCI et notre journaliste politique Mathieu Desmoulin et Vincent, grand reporter essayiste qui nous a rejoint.

Vincent, première analyse de ce que vient dire Emmanuel Macron. Je disais que c'est assez spectaculaire, c'est même assez inattendu du président Trump. Écoutez, je m'en voudrais de jouer les Cassandres, mais on me sera reconnaissant d'apporter un peu de fraîcheur en ces temps de canicule.

Je pense que Emmanuel Macron tente de replacer l'Europe sur la map monde. C'est un peu tard. Je pense qu'il essaie de faire contre mauvaise fortune bon cœur to put a brave face on it comme on dit en anglais.

Mais ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il ignore comme nous tous d'ailleurs ce que sera l'alchimie du tête à tête entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Un exemple, Donald Trump nous a dit ce matin combien il aimait les leaders européens, combien ceci était formidable. Bon euh après avoir expliqué que l'Europe et l'Union européenne avaient été créé pour piller les richesses de l'Amérique et alors qu'il a euh comme point commun parmi d'autres avec Poutine un mépris habissal pour la construction européenne puisqu'il juge le vieux continent veul, irrésolu, décadent et et et sans valeur.

Donc quel Trump peut croire et à quel moment ? Moi il me rappelle ce personnage légendaire, cet artiste italien qui s'appelait Frégolie qui était capable de changer de costume 100 fois. euh en un même spectacle, c'est une sorte de transformiste.

Et bien le problème c'est qu'on ne sait pas quel uniforme, quel costume va endosser Trump dans 48 heures. Donc pour moi quand j'entends et je m'arrêterai là à ce stade, mais sa porte-parole Caroline Levit expliquait qu'il s'agit pour lui de tâter le terrain, d'avoir une meilleure compréhension mais il serait temps mon ami, d'avoir une meilleure compréhension. S'il a un problème pour comprendre ce qui se joue en Ukraine, il devrait regarder plus souvent LCI.

Ça lui serait extrêmement profitable. Quand j'entends dans un même élan Marco Rubio, son ministre d'affaires étrangères, donc son secrétaire d'État, dire qu'il veut regarder Poutine droit dans les yeux pour se faire une idée. Se faire une idée, se faire une idée aujourd'hui.

Il en est encore là à essayer de devoir se faire une idée. Et on se souvient de Vitkov puisqu'on parle hein du high contact, du contact oculaire. Euh on vit de Kov dire la première de ces cinq euh navrants tête à tête avec euh Poutine dire qu'il avait lu dans le regard de Poutine, ancien officier du KGB, faut-il le rappeler, euh sa sincérité.

Donc si vous voulez, tout ça est bel et bon. Tout ce qu'on vient d'entendre, c'est très bien. J'aimerais pouvoir signer dès demain mais on est le 13 août, on n'est pas le 15 et on sait la fascination assez perverse que Trump éprouve pour l'autoritarisme d'un d'un Poutine.

No.