"On ira plus loin sur les consommateurs" de drogues, assure Laurent Nuñez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Le ministère de l'intérieur s'est fait pirater. Que s'est-il passé ? Quelles données ont été volées ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il a volé des données du fichier des antécédents judiciaires ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pendant combien de temps ces intrusions ont-elles eu lieu ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ça met en danger la vie de certains compatriotes ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous faites une enquête pour savoir qui a communiqué ces mots de passe ?
- 5:00FerméeÉludée
Est-ce un coup des Russes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Laurent NuñezFait
« Il y a une enquête judiciaire en cours. »
- 8:00Laurent NuñezFait
« Il y a effectivement des individus qui ont essayé de s'introduire dans un système de traitement de données d'un navire. »
- 14:00Laurent NuñezFait
« On gagne de nombreuses batailles. On démantelle énormément de réseaux. »
- 21:00Laurent NuñezFait
« On encadre et on évite les dégradations. »
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[Musique] Bonjour Laurent Nuñez. Bonjour. Merci d'être avec nous sur franceinfo.
Bonjour Paul. Bonjour Agathe. Laurent Nuñez, on va revenir sur l'augmentation de la monde pour consommation de drogues, sur la colère et les blocages des agriculteurs.
Mais d'abord un hackeur dans l'un des lieux les plus sécurisés de France. Le ministère de l'intérieur s'est fait pirater. Que s'est-il passé ?
Quelles données ont été volées ? Si des données ont été volées ? Oui, je vous confirme qu' on a fait l'objet d'une intrusion malveillante, hein, il y a il y a quelques jours maintenant. hein.
Donc une intrusion malveillante qui a eu lieu euh par un individu ou un groupe d'individus qui s'est introduit dans nos systèmes d'information en utilisant un nos messageries en réalité, hein. Donc il a il a il a d'abord piraté nos nos messageries et puis euh vous savez, on a il y a 300 000 agents, hein, au ministère de l'intérieur et donc à partir de certaines boîtes professionnelles, il a pu récupérer des codes hein, des codes d'accès qui sont échangés en clair hein, en dépit de toutes les règles de prudence. Pourtant que l'on diffuse très régulièrement, il suffit de quelques individus qui ne respectent pas ses règles et quelqu'un de malveillant peut récupérer un certain nombre de mot de passe qui lui ont permis qui lui ont permis non c'est pas ce que je suis en train de vous dire qu'ils ont récupéré des mot de passes sur des boîtes des boîtes mail et ils ont pu effectivement le ou la personne a pu accéder à certains de nos systèmes d'information je vous le confirme est-ce qu'il a volé confi on parle notamment du fichier des antécédents judiciair qu'est-ce qu'il a volé effectivement il a c'est je je confirme hein qu'il a il a pu enfin ce c'est les données qui sont publiées proviennent bien de de nos bases il a pu euh consulter un certain nombre de de fichiers importants pour nous notamment le fichier que vous citez hein traitement des anécdents judiciaire notamment notamment et et procéder à un certain nombre d'extractions.
Voilà donc on a des personnes recherchées aussi et concerné. Oui également également. Donc ça veut dire qu'ils ont accès à aux individus qui sont en France aujourd'hui surveillés ou en fuite et au passé judiciaire de citoyens.
Alors on ne connaît pas l'ampleur des compromissions. On la connaît pas encore hein. On sait pas ce qui a été extrait.
Voilà, moi à date hein, je sais qu'il y a quelques dizaines de de de fiches qui ont pu être sorties du système. On parle on parle de millions de données hein, je vous dis parle de quelques dizaines à date. Moi, je reste très prudent.
Voilà, on continue à investiguer à la fois en judiciaire puisqueévidemment on a saisi immédiatement la justice, on a saisi la CNIL aussi hein, la Commission nationale informatique et liberté comme la loi nous l'impose et puis il y a une enquête administrative que j'ai demandé sur laquelle on travaille. J'étais encore hier soir avec mes collaborateurs à ce sujet. On duré combien de temps ces ingérences ?
Pendant combien de jours ces personnes ont eu accès à vos données ? On on pendant plusieurs jours hein. Donc et actuellement évidemment enfin depuis depuis on a mis en place non pas plusieurs semaines depuis on a mis en place un symptôme de remédiation hein.
On a imposé aux agents des contraintes fortes comme systématiser la doule authentification. On a supprimé des mots de passe, supprimer des des comptes. Évidemment ça auère un peu notre notre mode de fonctionnement mais c'est une mesure évidemment de protection.
Voilà. Est-ce que ça met en danger la vie de certains compatriotes ? ça met en danger la sécurité de la France.
Ça ne ça n' ne ne met pas en danger la vie de nos compatriotes. Voilà, encore une fois, c'est une personne qui a pu accéder à des fichier de en utilisant, j'insiste he des mots de passe qui n'auraient pas dû être échangés sur des boîtes messageries qui sont des boîtes en clair en fait hein. Et donc il les a utilisé pour accéder à des à des donc il y a eu des imprudences au ministère de voilà il y a eu évidemment des imprudences.
Vous faites une enquête pour savoir aussi qui a a communiqué ces mot de passe sur l'enquête. L'enquête c'est d'abord l'enquête d'abord judiciaire pour essayer de retrouver très vite l'auteur hein. Donc je fais toute confiance d'ailleurs aux services qui sont saisis dans dans l'office anti anticinalité anti cybercriminalité pardon.
Vous avez des pistes ? Est-ce un coup des russes ? Non non je je je voilà je ne parlerai pas de piste.
Voilà je il y a une enquête judiciaire en cours. Ce que je peux vous dire c'est que en administratif on a mis en œuvre tous les moyens pour remédier à tous cela évidemment que c'est grave qu' a quelques jours. Je disais qu'on on avait pas on ne savait pas s'il y avait eu des compromissions ou pas.
Là, on sait qu'il y a eu des compromissions dont on ne connaît pas l'ampleur, hein. À date, on parle de quelques dizaines d'extractions sur le dark web. Millions de données à cœur présumé parlent de millions de données et ils menacent de les divulguer s'ils n'obtiennent pas quelque chose en échange.
Ils sont en train de vous faire chanter. Alors, ce que je peux vous dire ce matin, c'est qu'il n'y a pas eu extraction de millions de données. À ma connaissance, c'est faux, mais je reste très prudent sur le niveau des compromissions.
Voilà, je reste très prudent. On est en train d'investiguer sur t sur tous ces sujets et surtout de de immédiatement de se protéger. Vous avez reçu une demande de rançon ?
Non, pas pas j'ai pas reçu de demande de rançon. Voilà, c'est ce qui est dit sur les c'est ce qui est dit sur les réseaux sociaux par un forum. Mais voilà, donc le mais j'insiste le ministère de l'intérieur c'est 300000 personnes et voilà l'hygiène numérique c'est extrêmement important.
C'est vrai à l'intérieur comme dans tous les ministères, nous sommes pas le ministère, le seul ministère agirait des systèmes d'information extrêmement importants. Et donc ce qu'on appelle l'hygiène numérique, c'estàd la précaution que doivent prendre les agents à ne pas échanger de données protégées, de données chiffrées. En clair, c'est extrêmement important puisqu'on on a vu que c'est cette vulnérabilité qui au cas d'espèces a été exploitée.
Évidemment, on en tira toutes les conséquences. Dernière question. Est-ce que ça pourrait mettre des enquêtes en cours à terre par exemple ?
Et est-ce que vous redoutez que ces données soient divulguées ? Le le Oui, évidemment. Oui, à partir du moment où vous avez le le propre d'un système d'information, c'est pour ça d'ailleurs qu'il est validé par Lail, la Commission nationale d'informatique et liberté, c'est qu'on traite des données personnelles et la contrepartie de ce traitement, l'autorisation qui nous est donnée, c'est d'en assurer la protection la plus totale.
Bon, au cas d'espèce, ça il y a eu une intrusion, donc ça n'a pas été le cas. Je considère que c'est un acte grave, hein, je je le dis, c'est très grave et donc voilà, après savoir si ça va compromettre des enquêtes ou pas, je ne peux absolument pas vous le dire à ce stade. Je ne pense pas, mais j'en ai aucune certitude.
Voilà, il faut parler à cœur ou pas ? Est-ce qu'ils vous ont demandé directement une rançon ? Il y a un certain nombre de choses qui ont été publiées sur les réseaux.
Voilà, mais nous n'avons pas de contact bien évidemment. Là, ces personnesl on les recherche en judiciaire hein. Il y a des investigations judiciaires et puis en administratif évidemment.
Enfin, quand je dis en administratif, ça veut dire nous service du ministère de l'intérieur. On a travaillé évidemment sur ce sujet. Mystérieuse affaire sur laquelle enquête la DGSI, un boîtier espion a été découvert sur un ferry qui s'appelle le fantastique qui a accosté dans les RO7.
On parle d'un système informatique susceptible de permettre a priori une prise de contrôle à distance du navire. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur cette affaire ? On sait qu'un laon a été intercepté, interpellé.
Euh et s'ils sont avérés ces fil ces faits sont-ils aussi graves ? Alors, ce sont des d'abord ça démontre d'abord ça montre la la l'extrême réactivité et la performance de nos services de nos services, hein. Donc effectivement, je suis au courant qu'il y a une affaire, vous comprendrez que c'est une affaire très grave hein, donc est couverte par le secret de de l'instruction.
D'une part, il y a une enquête judiciaire. Euh s'agissant d'un navire qui effectue des lisons internationales, ça met en nous avons des relations avec des partenaires, des services partenaires étrangers sur cette affaire. Donc voilà, moi je vous en dirai pas plus.
Ce que je sais c'est qu'il y a effectivement des individus qui ont essayé de s'introduire dans un système de traitement de données d'un navire. Voilà, je je Mais pour faire quoi ? Pour détourner le bateau.
À ce stade, rien on on nen sait rien. En tout cas, il y a des enquêtes en cours et vraiment ce sont des affaires qui sont couvertes par le secret de la défense vous dites qu'on en sait rien mais il y a quand même un citoyenon qui a été mise en examen à Paris notamment pour atteinte à un système de traitement automatisé de données en bande organisée dans le but de servir les intérêts d'une puissance étrangère. C'est une c'est c'est manifestement les enquêteurs s'enquêtent sans s vont manifestement sur la piste de l'ingérence.
Oui, je vous le confirme. Voilà, une ingérence étrangère. Voilà, une ingérence étrangère.
En ce moment, les ingérences étrangères, elles proviennent très souvent du même pays. Donc je je peux vraiment pas vous en dire plus. Vraiment, il y a une enquête en cours, il y a des investigations.
Voilà, il faut respecter tout ça. Sauf que ce n'est pas le premier boîtier espion trouvé sur un bateau. C'est c'est ça.
En tout cas, ce type de dispositif a pu être trouvé dans d'autres affaires. Oui. Voilà.
Donc je je peux c'est tout ce que je peux vous dire vous dire que c'est un bateau qui aille sur des liaisons internationales. La France n'est pas seule dans cette affaire et moi je veux saluer la réactivité des services surtout he qui ont pu interpeller des personnes dans cette affaire don dont je je je m'arrête là pour ce qui est de de des développements concernant l'affaire à Marseille. Vous rentrez de Marseille où vous étiez avec le président un mois après l'assassinat de médiassi par des narcotrafiquants.
On va rien lâcher, on doit pilonner. À mesure qu'on sert, ils vont continuer de réagir. La route sera longue mais on doit rien lâcher.
Voilà, c'était Emmanuel Macron. Laurent Nunz, la violence ne cesse de franchir des capes. On n' jamais autant consommé de cocaïne et le marché des drogues a presque triplé ces dernières années.
On est en train de perdre la guerre. Non, non, non, non. C'est on perd pas la guerre du tout.
On perd pas la guerre du tout. On gagne de nombreuses batailles. On démantelle énormément de réseaux.
On depuis 10 ans, on a complètement réorganisé l'appareil de lutte contre le trafic des stupéfiants, hein. Chaque séquence a amené, chaque période a amené ces dispositifs nouveaux. Vous savez, en 2015, François Hollande a a expérimenté ce qu'on appelle les crosses.
Aujourd'hui, les les cellules dans chaque département où les services échangent toutes les informations. Et puis en 2017, le 2018, le président de la République, Emmanuel Macron, a créé l'Ofast. On a poursuivi le décloisonnement.
On on démentelle énormément de réseaux récemment quand lors il y a eu la période Gérald Armanin où on a eu les opérations placennet qui continuent on continue à démanteler les réseaux avec Bruno Rotaillot. On a eu la loi narcotrafic et moi je j'applique tous ces dispositifs. Non, on gagne énormément de batailles, on démantelle énormément de réseaux.
Vous dites qu'effectivement la la les sais de cocaïne augmentent. C'est vrai. Là, on est déjà on a déjà dépassé le le seuil de saisie en cocaïne de l'année dernière.
Mais ça ne t'arrive rien parce qu'il y en a 53 54 tonnes, on est déjà à plus de 70 tonnes. Euh mais pour autant on on démantelle, il y a moins de points d'al et on démantelle de plus en plus de réseaux. Donc on gagne des batailles mais la guerre, vous avez raison, est loin d'être gagné mais on la poursuit.
Et demander aux habitants du quartier de la paternelle à Marseille au Tonquin, ville urbane ou dans la plupart des quartiers de Saint-Touan où avec le maire de Saint-Touan, enfin un travail formidable en matière de démantellement de réseau, demander à ses habitants si on les a pas libéré des trafiquants, on gagne des batailles, il faut savoir positiver sur ce sujet. Moi, je veux voir le côté positif mais je ne suis pas naïf. Il y a encore beaucoup de choses à faire.
Il y a encore beaucoup de choses à faire et la loi narcora trafic, la dernière loi, nous a encore donné des moyens supplémentairire. Eddard Philippe vous réclame un état d'urgence narco, donc un régime d'exception avec des moyens dérogatoires au droits commun. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
En clair, il vous la question qui se pose, c'est est-ce qu'on est suffisamment armé ? Oui, nous sommes suffisamment armés. On a on a d'ailleurs on va on a un débat d'ailleurs aujourd'hui, vous savez, au Sénat et à l'Assemblée nationale autour du Premier ministre sur ce sujet.
Oui, on a des dispositifs juridiques euh qui n'ont cessé de monter en puissance euh avec un dernier aboutissement avec la loi Narco qui nous donne qui donne au service d'enquête des techniques spéciales d'enquête supplémentaires qui sont plus intrusives, qui créent un parquet national contre la criminalité organisée, un peu comme en matière de de terrorisme, he on peut faire très clairement le parallèle. Et puis on a aussi un état majeur qui réunit tous les services où on échange en permanence des informations pour mieux mieux identifier ce qu'est ce cette hydre que sont que créent les trafiquants de sup sur l'ensemble du territoire. Et puis on a renforcé notre coopération judiciaire avec les trafiquants de de stup.
Hier Emmanuel Macron a ciblé une autre catégorie. Il avait déjà parlé des bourgeois des centresvilles. Une fois de plus, il a taclé les consommateurs.
Écoutez, rien de tout ça n'arriverait s'il y avait pas des gens qui gentiment achètent de la cocaïne, du ha et cetera et cetera. Et moi, j'en ai ral bol d'avoir des jeunes qu'on pleure et dans des quartiers d'avoir d'autres gens qui considèrent que c'est festif d'aller acheter de la drogue. Emmanuel Macron qui a annoncé que l'amende pour les consommateurs va passer de 200 à 500 €.
Écoutez le scepticisme du maire de Marseille, Benoît Paï. Vous pensez que un consommateur va être dissuadé par une amende à 500 € ? On verra.
Moi, mes ennemis à moi, c'est ceux qui ont du sang sur les mains, c'est les narcotrafiquants. Je suis là pour couper la tête de la pieuvre. Laurent Nunes, est-ce que c'est vraiment le consommateur le problème ?
Il y a pas une volonté de se défausser ? Non, mais d'abord attendez, je réagis à ce que dit Beno Paillan. Enfin, c'est pas la seule mesure que qu'a proposé le président de la République depuis 2017.
Il a complètement révolutionné le trafic de de la lutte contre le trafic de stup. C'est lui qui suffisamment bien sûr, il nous a demandé de créer l'ha, c'est ce qui a été fait. On a décloisonné, on démantelle de plus en plus de réseaux.
On a des moyens juridiques, des moyens budgétaires. Avec le projet de loi de 2026 budgétaire qui j'espère sera voté, on aura 700 emplois supplémentaires, dont 300 qui rend sur la criminalité organisée. Donc on ne lutte pas les moyens pour l'investigation, on attaque la pieuvre et on essaie de l'attaquer à la tête.
On aura avec la loi narco la possibilité de geler administrativement des avoirs. C'està-dire que les préfets pourront prendre des décisions de gel d'avoir contre les narcotrafiquants. Donc on s'attaque évidemment à la pieuvre.
Je peux pas. On a Benois Payant la pensée qu'on s'attaque au consommateurs. Les consommateurs oui, c'est un problème.
C'est un problème. S'il y avait pas de consommateur, il y aurait pas il y aurait pas de trafic. C'est juste ce que ce qui est dit.
Pas plus pas plus. Mais c'est efficace une amende de 500 € Laurent N. L'amende actuellement, elle est 200 €.
Quand vous la payez tout de suite, c'est 150. L'idée, c'est de la monter à 500 €. Et par ailleurs, le président l'a dit à d'autres d'autres moments de cette séquence marseillaise, il y a aussi cette volonté d'améliorer le recouvrement.
Oui, parce qu'elles sont pas recouvrées dans la majorité les on recouvre 6/ 10 quand même hein, ce qui est beaucoup. J'entendais sur vos antennes maintenant enfin c'est un peu comme toutes les amendes mais c'est beaucoup 6/10 et on va améliorer notre potentiel de recouvrement notamment en faisant intervenir des services de la direction générale des finances publiques et puis surtout en ayant on espère la possibilité d'obtenir des adresses postales pour en améliorer le recouvrement. Un commissaire ce matin juste il y aura des saisies pour trouver cet argent ou pas ?
Non. Alors faut pas penser ne pensez pas que c'est qu'une amende. C'est une amende forfaitaire dtuctuelle.
C'est un délit. C'està dire que le consommateur on lui on lui prend de l'argent, c'est évidemment très important et par ailleurs c'est un délit he avec inscription et cetera et cetera. C'est un délit.
Donc ça a des conséquences. Le commissaire Frédéric L ce matin sur France info, il est secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale et il vous fait une proposition. On l'écoute.
Je pense moi qu'il faut aller plus loin qu'il faut qu'il y ait aussi un coût social. Il faut que les employeurs soient prévenus lorsque quelqu'un les employeurs soient prévenus. pour usage de Ah bah oui, lorsque quelqu'un est interpellé pour usage de stupéfiant et qu'il amimente le crime organisé, le consommateur peut pas être considéré comme une victime hedoniste passif.
Il est un acteur et un maillon du crime organisé. Monsieur le ministre de l'intérieur, est-ce qu'il faut que les employeurs soient informés qu'en un de leur employés prend une amende pour avoir consommé du hashich ou de la cocaïne ? Mais tout se regarde sur les consommations.
Moi, je je ne suis pas a priori hostile à cette proposition. elle se regarde hein euh le salarié peut conduire des véhicules, vous savez le le on garde dans dans dans le corps les substances, les drogues pendant longtemps. Donc tout se regarde.
Il y a une autre mesure à laquelle sur laquelle on va on va aussi travailler pour pour frapper aussi les consommateurs, c'est est-ce que des consommateurs régulier de stupe dont il nous aurait été signalé par mes effectifs les les forces de sécurité intérieure qui ont été contrôlés à de nombreuses reprises comme consommateur ? Est-ce que on ne devrait pas convoquer ces personnes devant la commission départementale du permis de conduire de se demander s'il faut pas leur suspendre le permis de conduire ? Tout ça on va le regarder.
On va le regarder parce que soit appliqué et pour les employeurs et pour le permis de conduire. les employeurs, ça se regarde, le permis de conduire, ça se regarde. Je veux dire, on ira plus loin sur les consommateurs.
Le président a fait l'annonce importante d'une augmentation d'amende qui est une demande forte des services. C'est une demande forte, il y a une vraie attente là-dessus parce que ça a un effet dissuasif et donc il y aura évidemment d'autres mesures. Il y a celle que vient de proposer Frédéric Lose et puis je viens de vous parler également sur le permis de conduire.
Il faut il faut il faut s'interroger. Il faut s'interroger parce que la réalité c'est que une amende de 200 € c'était pas vraiment dissuasif. C'est dissuasif.
C'est dissuasif. Il faut dissuader les consommateurs de consommer de la drogue. Mais je vous assure que l'amende est dissuasive.
Il y a il y a des par le passé on on avait pas l'amende forfaitaire décuelle, on avait une amende douanière qu'on appliquait de la même façon. On l'a appliqué sur certains quartiers là je parle avec ma longue expérience mais dans certains quartiers je pense à Saintm par exemple l'application de cette amende a été dissuasible. Vous frappez les consommateurs au portefeuille et ils n'y reviennent plus parce qu'après vous encore une fois c'est un délit vous avez commis un délit qui est constaté.
Laurent Nunes ministre de l'intérieur dans un instant avec vous on va parler de la colère des agriculteurs. Quelle est votre ligne en terme de maintien de l'ordre face à la souffrance des éleveurs ? Tout de suite, il est 8h49 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard.
Des rassemblements d'éleveurs sont de nouveau organisés aujourd'hui dans l'aute, dans le barin, dans l'ine ou encore dans la Creuse. Des manifestations en cours entraînent aussi l'interruption du trafic des trains entre Bordeaux et Marseille et entre Toulouse et Narbonne. Ces éleveurs s'opposent à l'abattage des bêtes dans les élevages touchés par la dermatose.
La ministre de l'agriculture appelle à l'instant à l'apaisement et demande d'éviter les violences et les blocages. Le bilan s'alourdit après l'explosion d'un immeuble d'habitation lundi dans l'in au nord de Lyon. Le corps d'une femme a été retrouvé sous les décombres hier soir.
Les deux autres victimes sont deux enfants de 3 et 5 ans. L'hypothèse d'une explosion du haut gaz est privilégiée. Un homme d'une vingtaine d'années arrêté dans l'héro à 7 la semaine dernière.
Il vient d'être mis en examen et placé en détention provisoire. Il est de la nationalité lonne. On le soupçonne d'avoir installé un logiciel espion sur un fer pour en prendre le contrôle.
Le tout pour le compte d'une puissance étrangère. Et puis la police australienne vient d'inculper Navet d'Akram pour meurtre. l'un des auteurs présumés de l'attaque de ciné en Australie le weekend dernier. 15 personnes tuées, elle célébrait une fête juive sur la plage.
L'autre assaillant, son père, a été tué pendant l'attaque. France info, le 830 France info. Agath Lambret, Paul Larouturau.
Avec Laurent Nunz, ministre de l'intérieur. On parle de la colère des agriculteurs. Oui, avec cette double réaction ce matin, la ministre de l'agriculture qui appelle à l'apaisement et votre prédécesseur Bruno Rotaillot qui dit "On n'envoie pas de blindé avant de commencer les négociations.
On a entendu l'ampleur de la colère agricole, tous ces blocages, ces actions coup de point. La tension monte, elle est palpable. Vous qui surveillez le mouvement comme le lait sur le feu.
Quelle est précisément la situation sur le terrain, monsieur le ministre ? Alors, la situation sur le terrain, c'est actuellement on a des mouvements qui sont organisés. Alors, il se concentre beaucoup dans le Sud-Ouest, mais pas que.
Un peu partout sur le territoire national, des rassemblements d'éleveurs, d'agriculteurs, souvent avec des tracteur qui se rassemblent devant des bâtiments publics qui donc manifestent et qui devant les bâtiments publics en général déchargent des des barques des déchets ou à Rose comme on l'a vu hier devant la préfecture de Loche. À Hoche, pardon, de de du du Lisier. Ce matin, c'était à 5h du matin à Bourge où c'est je crois du fumier qui a été et du lisier aussi qui a été répandu.
Donc voilà, on a ce type d'action qui se déroule depuis maintenant une grosse semaine. On a des blocages d'autoroute aussi, des blocages d'autoroute, des blocages de voie ferré également et qui se déroulent sur l'ensemble du territoire national. Et donc la doctrine est très simple hein.
Les forces de l'ordre pour l'instant accompagnent le mouvement, on l'encadre et on évite qu'il y ait des dégradations et des violences. Pourquoi vous évacuez pas ? Je là j'ai appelé les préfets, j'ai demandé au préfet de gérer ce mouvement avec euh souplesse et tacte.
Voilà, il y a il y a des discussions en cours. Il y a un travail qui a été engagé par la ministre de l'agriculture. Donc voilà, avec tacte et souplesse veut dire ça.
On encadre et on évite les dégradations. Ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que face aux agriculteurs, il y a une grande tolérance parce que ça fait plusieurs jours que des autoroutes sont bloquées. Ça ça dérange des des personnes.
Il y a même mieux un accident des blites bien faites de posites pas évacuer. Vous faites bien de me poser la question comme ça. Pourquoi ? parce que j'entends dire ici ou là que il y aurait une répression que on donnerait la force que à partir de ce qui s'est passé évidemment à bord sur Haris hein on peut y revenir à partir de ce qui s'est passé la semaine dernière avec les images qu'on a vu j'entends dire beaucoup de choses mais en réalité on gère mon prédécesseur à juste titre disait on nenvoie pas de blindé on négocie on discute c'est ce qui est en train de se passer la ministre rencontre est allée à Toulouse le premier ministre rencontre les représentants syndicaux demain vendredi il y a une discussion et Moi je gère le mouvement pour la partie qui est la mienne en terme d' public avec souple étape et on est loin de ce qu'on entend dire on est loin de ce qu'on entend dire de d'un mouvement du d'une posture répressive des forces parce que la semaine dernière dans l'Ariège vous avez envoyé les blindés les fameux sors de la gendarmerie face aux éleveurs que cela a ému.
Il y a eu des échanges de gaz lacrymogène de grenades lacrymogène. Cela a ému. C'est pour ça que Bruno Rotaillo aujourd'hui il dit on nenvoie pas les blindés sur les agriculteurs.
Depuis il y a une volonté de redescendre en pression. Vous voulez montrer que on n'est pas dans l'affrontement avec j'ai suffisamment d'expérience maintenant comme je suis ministre de l'intérieur certes depuis 2 mois mais j'étais au fonctionnaire, j'étais secrétaire d'état auprès du ministère de l'intérieur. On a toujours géré les mouvements agricoles comme ça tel que je viens de vous le dire avec souplesse, avec tacte et ça a toujours été notre ligne.
Et à un moment évidemment quand il y a des dégradations, des débordements, on intervient. Évidemment, quand vous commencez à casser les gré d'une préfecture, on intervient. Quand il y a des violences contre les personnes, on intervient.
ça s'est passé sur certains barrages. Je ne dis pas qu' il y a eu quelques violences, il y a eu des interventions des forces de maintenant à borde ce qui s'est passé dans l'Ariège, c'était des équipes de vétérinaires qui devaient intervenir sur une opération d'abattage et qui on été empêché par plusieurs centaines de personnes. On on il y a eu beaucoup de fakes que de de de mauvaises informations qui ont circulé sur cette affaire.
Attention, il y avait il y avait pas que des éleveurs et des agriculteurs. On a identifié plusieurs dizaines de militants d'ultra gauche qui qui avait des cocktails molotof. On en a récupéré, on a des photos.
Voilà. Donc, il y a eu des prises à partie extrêmement violentes des forces de l'ordre qui ont entraîné l'action que nous avons à laquelle nous avons assisté ou contrairement à ce qui a pu être dit compris par un député de la République président de groupe, il y a pas eu de g de grenade lacrimogène depuis un hélicoptère, il y a pas eu de gendarmes qui ont qui se sont dit "Non, on n'y va pas, c'est pas bien." Donc voilà, il y a eu beaucoup de fausses informations qui ont circulé mais il y a eu ces images, évidemment, ça a été une action d'ordre public qui a été dure et ces images ont tourné ensuite en boucle et évidemment ont été porté à notre passif.
Mais il fallait mener cette action. Voilà, elle a été menée et regardz la façon dont on gère le mouvement maintenant. C'est ça ce qu'il faut regarder.
Vous attendez, on a compris la négociation pour intervenir éventuellement. Est-ce que vous êtes capable de chiffrer les dégâts ? Est-ce que vous pensez que ça peut s'améliorer d'ici le salon d'agriculture en février ?
Mais mais bien sûr, ça peut ça va s'améliorer. Voilà, il y a des discussions qui sont en cours. La ministre de l'agriculture a annoncé hier un certain nombre de mesures nouvelles avec la vaccination systématique dans les dans les non seulement dans les zones protégées, mais au-delà.
On a pris en compte un cordon sanitaire, enfin une zone sanitaire. il va y avoir beaucoup plus de vaccination. Voilà, ça répond, me semble-t-il, une partie euh à une partie des demandes qui sont faites euh du terrain.
Voilà. Donc je j'ai bon espoir que ça s'améliore. En tout cas, il est certain il est certain que il ne faut pas oublier que ce weekend quand même voilà ce weekend, il y a des départs en vacances, il y a voilà, il faut que les gens puissent circuler normalement.
Mais vous dites aujourd'hui on ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS comme Gérald Malin l'avait dit en janvier 2024. Oui, mais il avait raison. Bien sûr.
Oui. Oui. Donc il y a un deux poids de mesure, vous comprenez Il a pas de Vous n'avez pas la même indulgence avec les mouvements écologistes ou avec d'autres types de mouvements euh d'ultra gauche parfois eux ils n'ont pas le droit de bloquer des routes pendant plusieurs jours.
Il y a il y a pas de poids de mesure. C'est on a toujours traité les mouvements agricoles de cette façon. Géral Darman a raison de le dire.
Bruno Retaillou a eu raison de dire ce qu'il a dit ce matin, même si j'apporte un bémol à ce qu'a dit mon mon prédécesseur pour lequel j'ai un grand grand respect, c'est que les blindés, on les a vu sur une action ponctuelle où il y avait des barrages avec donc des barrages qui empêchaient d'accéder à cette ferme qui étaient mise à feu et donc il y a aussi un moment la protection physique hein de nos effectifs qui rentrent en ligne de compte et des manifestants même. En une petite minute avant la question qui euh qui vous sera posée ce matin par Agath, vous avez annoncé renforcer la sécurité des lut cultees après l'attentat antisémite de Sydney en Australie. Est-ce que les Juifs sont en sécurité en France aujourd'hui ?
Oui, tout est mis en œuvre pour que ce soit le cas. Qu'il soit menacé. Oui, c'est vrai aussi malheureusement.
Voilà. Oui, il y a il y a une montée de l'antisémitisme. Il y a ils sont clairement ciblés dans la propagande de des terroristes de l'État islamique, d'Al-Qaïda comme les forces de sécurité intérieure, comme d'autres cibles, hein, les lieux de grand rassemblement.
Oui, ils sont ils sont ciblés. Il y a une montée de l'antisémitisme qui peut conduire un certain nombre d'individus plus fragiles psychologiquement ou à passer à l'action. On a vu ce qui s'est passé à Sydney, ce qui est terrible jours d'Anou France.
Mais tout peut arriver en France. Tout peut arriver. C'est pour ça qu'on est vigilant.
C'est pour ça que moi je demande au préfet comme l'ont fait chacun de mes prédécesseurs, ça a toujours été pour tous les ministres de l'intérieur une priorité de protéger les lieux de culte, de protéger les fêtes religieuses. Ça veut dire des contacts avec les organisateurs, une présence physique de force de sécurité intérieure, deux militaires du dispositif Sentinel que je n'oublie pas. Et donc nous nous protégeons évidemment la communauté et donc oui, il y a une menace mais oui sont en sécurité.
En tout cas, c'est l'honneur du gouvernement de la France d'assurer à tous nos compatriotes, quel que soit leur confession, de pouvoir exercer leur culte, de pouvoir s'afficher hein librement. Laurent Nunes, comme tous les jours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui la question qui démissionne, c'est assez invraisemblable mais le maire de Chessie en Sain etmarne et tous ses adjoints ont présenté leur démission lundi parce qu'ils étaient contraints par la justice de célébrer le mariage d'un étranger visé par une OCTF, une obligation de quitter le territoire.
Est-ce que c'est normal d'être contraint de célébrer le mariage d'une personne qui ne devrait pas être en France ? Est-ce que vous comprenez que cette situation puisse choquer ? Alors, c'est c'est oui, je non mais évidemment je comprends que ça choque.
Vous vous mariez quelqu'un qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire qui euh normalement n'a pas être là. Bon euh comme citoyen, évidemment que ça me choque. Après, il y a les règles de droit qui s'appliquent et ça relève d'abord du procureur de la République, hein, qui euh qui peut ou pas euh décider invalider le mariage quand il est saisi en ce sens par le maire, qui demande une enquête de police pour vérifier qu'il y a une vie commune et cetera.
Je comprends qu'au cas d'espèce, ça a été fait, que le procureur a en application du droit, en application du droit confirmer sa décision. Voilà, on peut être pour ou contre. Moi évidemment ça me ça me je je je trouve prenez ce maire.
Je je trouve aussi que c'est ça peut paraître abérrant pour nos concitoyens aussi. Moi ça me semble aussi aberrant. Ce sont des sont des choses qu'on ne comprend plus.
Voilà, nos citoyens ne comprennent pas. Maintenant c'est le droit. C'est le droit et surtout ce que je veux dire c'est que ça n'empêche pas attention et c'est pour ça d'ailleurs que Géraldin a fait modifier les textes et notamment la loi de janvier 2024 qui nous permet de de reconduire néanmoins ces personnes.
C'est pas parce qu'elle va se marier avec quelqu'un qui est français ou qui est résident en France qu'on ne pourra pas le reconduire. Donc voilà, il ça n'est plus un obstacle à la reconduite. Et donc dès lors que l'on caractérise des troubl à l'or public, dès lors qu'on caractérise qu'il n'avait rien à faire sur le territoire national, on peut le reconduire.
Et c'est ce qu'on fait. On a j'ai plusieurs centaines d'affaires en cours en ce sens. Voilà.
Merci beaucoup Laurent Lun d'avoir répondu aux questions de France info. Merci Paul. On se retrouve demain.
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Laurent Nuñez