Tadej Pogacar est trop fort pour la concurrence
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Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-20h, Frédéric Bradel. C'est parti pour le Tour de France. Vous espériez, comme nous tous, une victoire d'un Français le 14 juillet. Eh bien, non, parce que M. Tadej Pogacar en a décidé autrement. 14 juillet, jour de fête nationale, une dixième étape de montagne sur les routes du Cantal et de l'Aveyron, disputée entre Aurillac et la station de ski du Lioran, dans le Massif central. Au programme, 3 800 mètres de dénivelé positif réparti sur les 166 kilomètres du parcours. Nos consultants sont là. Ambassadeur Centuri 21, Samuel Dumoulin. Bonsoir, Samuel. Salut, Frédéric. Bonsoir à toutes et à tous.
Toujours en route vers l'hôtel, retour de l'arrivée, on est d'accord ? Toujours, c'était une arrivée en sommet, donc il y a une évacuation générale sous escorte. C'est toujours un peu long à démarrer, mais c'est mieux que rien. Ouais, et c'est super. On vous a avec vous, Samuel.
Notre autre consultant qui a aussi, vous le savez, la casquette de président de l'UNCP, le syndicat des coureurs. Et c'est important, on vient encore de parler de canicule avec Rémi André, on a parlé des orages, et puis on a parlé des coureurs français aussi, que vous représentez. Pascal, bonsoir.
Oui, bonsoir à toutes et tous.
Voilà, on voulait vous avoir dans ce rendez-vous, parce qu'entre les hommages, les cérémonies, les événements de ce 14 juillet, on se retrouve là sur le Tour de France, et messieurs, pour accueillir, alors, une des légendes, champion du monde 1997, et peu de temps avant sur le Tour de France. Il a le maillot de meilleur grimpeur, on est le 14 juillet, il gagne l'étape. Laurent Brochard est là, bonsoir Laurent.
Bonsoir Frédéric, bonsoir Sam, et bonsoir Pascal.
Quel plaisir de vous avoir. Alors, juste pour nos auditeurs, Pascal, on va y revenir, Laurent, pardon, on va y revenir, mais vous continuez de faire un peu de compétition du gravel, c'est ça ?
Oui, ces dernières années, oui, j'ai eu le plaisir à mettre un petit dossard de temps en temps pour avoir un peu de motivation et sortir le vélo aussi pour l'entraînement, et puis, avec cette condition que j'avais ces dernières années, j'ai réussi à être champion du monde dans ma catégorie de gravel, donc il y a trois ans, oui, oui, j'ai toujours un grand, grand plaisir à faire du vélo.
Vous savez ce qu'on va faire, on va écrire un livre ensemble, Laurent Brochard, je vous donne la clé pour être champion du monde, parce que ça va marcher à tous les coups. Bon, Laurent, vous êtes même chose, vous avez assisté à l'étape aujourd'hui, là, vous êtes resté avec Madame, je crois, sur le bord, et on vous a en visio, on vous voit d'ailleurs sur la chaîne YouTube.
Oui, oui, bien sûr, on habite à une heure et demie, comment dirais-je, du parcours, et bon, nous, maintenant, comme on organise une cyclosportive, on a voulu faire un petit peu de promotion sur la route, on avait un peu maquillé tout un rond-point sur les hauts de Murat, donc, oui, ça nous tenait à cœur de venir avec toute l'organisation, et puis de montrer un petit peu nos nouvelles couleurs.
Donc, Murat dans le Cantal, c'est ça ? Oui, parfait, oui. Voilà, et la cyclosportive, c'est quand ?
La cyclosportive, c'est le 12 et 13 septembre, et c'est au lac Chambon, c'est dans le Sensi.
Ah, oh là, puis ça...
C'est à côté du Mont-de-Or, Saint-Nectaire.
Oui, oui, Murole et tout ça, Superbes, c'est pas loin. Voilà, tout à fait.
Exactement, effectivement, ça fait partie du parcours.
Bon, voilà, alors, nous avons donc notre grand témoin, Laurent Brochat, on va rentrer dans le vif du sujet, maintenant, de l'étape du jour, avec nos consultants. Samuel Dumoulin, on a eu 31 coureurs qui se sont échappés, et dans ce groupe, alors, on rêve à ce moment-là, parce qu'il y a Valentin Paré-Peintre, il y a le champion de France, Romain Grégoire, il y a Alex Baudin, bref, des Français. On se dit, c'est une étape qui permet de s'échapper, et puis, d'un seul coup, qu'est-ce qu'on voit en tête du peloton ? Les hommes de Tadej Pogacar. Il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que personne ne pourrait gagner d'autre que Tadej Pogacar aujourd'hui, Samuel ?
Oui, c'est vrai que le groupe, là, ils étaient forcément trop, parce que ça a toujours du mal à s'entendre. Il y avait Kevin Vauclin, Baudin, Paré-Peintre, on avait des belles cartes pour les Français. Et puis, quand c'est arrivé, déjà, au premier GPM, où les cars ne montaient pas, on s'est vite fait une raison, et on a compris que l'échappée n'allait pas prendre de champ. Ils ont utilisé la même technique sur les routes vers Hücel, pour user leurs adversaires. Et puis, voilà, à la fin, je pense qu'on l'avait évoqué déjà un petit peu hier, mais en fait, Pogacar, il voulait prendre sa revanche d'il y a deux ans, il était vexé, et voilà, il a couru différemment en attaquant dans le Pertus.
Donc, voilà, il a pu remettre les points sur les huit par rapport à cette étape voulurant.
Oui, parce qu'il y a deux ans, il avait été battu par Jonas Vingegaard, ici même. Et alors, il fait coup double, parce qu'il s'impose pour remettre les pendules à l'heure, devant le groupe de leaders, alors Remco Evenpool, le champion olympique, Paul Sexas, notre jeune Français troisième, un jour de 14 juillet à 19 ans, ça laisse beaucoup d'espoir. Lipovic, Ayuso, ce qui est le mieux aux oeufs, et on arrive seulement à la septième place pour trouver Jonas Vingegaard, qui arrive avec 44 secondes de retard.
C'est dire que ce qu'a fait Tadej Pogacar, c'est un coup de maître, parce qu'il rebat les cartes, hormis peut-être pour son coéquipier Isaac Del Toro, qui perd beaucoup de temps, et son équipe sur qui il a beaucoup tiré, Samuel Dumoulin, quand même. Il y a du dégâts à l'intérieur de l'équipe UAE, non ? Samuel ? Samuel, vous nous entendez ? Alors, même question, Pascal Chanteur. Il y a du dégâts à l'intérieur de l'équipe UAE, Del Toro lâché, et il ne va pas pouvoir continuer de tirer sur ses coéquipiers comme ça, Ad vitam aeternam, Pascal Tadej Pogacar.
Non, mais c'est vrai que depuis le début du tour, il met à l'ouvrage quand même pas mal son équipe, mais il a une équipe très forte. Aujourd'hui, on a vu quand même quelques limites de la part de Del Toro. Cette étape a été très intéressante. Il y a un certain nombre de masques qui sont tombés. On voit bien qu'Evenepoel a montré aussi ses limites. On voit que Vingegaard s'est mis épuisé. Et ça, ça fait déjà plusieurs jours que l'on voit que Vingegaard commence à plier un petit peu les ailes parce qu'après son giro, c'est jamais simple d'enchaîner de grands tours d'affilée. Donc oui, moi, son équipe est présente. Son équipe a fait le boulot.
Il voulait laver la fronde il y a deux ans, comme vous l'avez dit. Chez les suiveurs, beaucoup y pensaient déjà. Eh bien, lui, il l'avait en tête depuis longtemps. Il l'a dit d'ailleurs à l'arrivée. Il a dit qu'il souhaitait, c'était une étape qu'il avait marquée d'une croix blanche sur le roadbook. Et donc, il a suivi son tableau de marche. Et aujourd'hui, il a encore démontré la puissance qui était la sienne.
Bon, on va marquer une petite respiration. Et puis, on va développer tout ça avec vous. Je le rappelle, nos consultants Samuel Dumoulin, Pascal Chanteur. Mais un mot, Laurent Brochard. Quand on voit finalement, alors bien sûr, Pogacar, intouchable, d'accord. Mais aujourd'hui, Del Toro dégringole. Donc, pour le maillot blanc, ça laisse des possibilités. C'est Ayuso qui le porte, mais Vingegaard dégringole. C'est la journée idéale pour Paul Sexas en ce 14 juillet, finalement, Laurent Brochard, non ?
Je crois que déjà, oui, il a démontré qu'il a déjà une place de haut rang. Effectivement, oui, il fait 3e, mais bon, Pogacar est intouchable pour l'instant cette année. Je pense que là, toutes les étapes qui vont finir en altitude, il aura à cœur de vouloir y briller, je pense. Mais oui, c'est sûr que ce que Paul Sexas a fait aujourd'hui, je pense que ça mérite, vu son âge, ça mérite presque une victoire. Et c'est aussi beaucoup d'expérience à engranger. Je pense qu'il court intelligemment parce qu'il ne fait pas forcément beaucoup d'erreurs. Et il suit les bonnes roues. Il a la condition de pouvoir suivre les bonnes roues.
Et c'est vrai qu'il y en a quelques-uns qui commencent à tomber un peu les masses.
Et au classement du maillot blanc, qui, je le rappelle, est le classement du meilleur jeune, vous avez premier, alors un Espagnol, désolé en ce jour de demi-finale de Coupe du Monde France-Espagne, un Espagnol, Juan Ayuso, devant un Français, Paul Sexas, 13 secondes seulement, laissé par 13 secondes. Et Del Toro est à 46 secondes. Nous sommes, chers amis, sur Sud Radio, spécial Tour de France, avec des garçons qui ont fait le Tour de France, qui ont marqué la légende comme notre grand témoin. Vainqueur un 14 juillet avec le maillot de meilleur grimpeur Laurent Brochard. Et puis nos deux consultants, Samuel Dumoulin, Pascal Chanteur. On revient, mais vraiment dans une poignée de minutes.
14 juillet sur le Tour de France, fête nationale, une dixième étape entre Aurillac et la station de ski du Lioran, dans le massif central. Et c'est la victoire, une nouvelle fois, de Tadej Pogacar. Devant Remco Evenpool et Paul Sexas, bravo à notre jeune Français, au classement général. Tadej Pogacar compte 3 minutes 36 d'avance sur Jonas Vingegor. Remco Evenpool est à 4'06, Juan Ayuso à 4'22 et Paul Sexas à 4'35. Un mot sur Leni Martinez, qui reste neuvième du classement général, à 6'34. Un jour de fête le 14 juillet avec nos Français qu'on attendait.
On en parle avec notre consultant, Samuel Dumoulin, ambassadeur Century 21 sur le Tour de France, avec également Pascal Chanteur, consultant et président de l'UNCP, le syndicat des coureurs. Et mesdames et messieurs, oui, le grand témoin du jour, champion du monde 97, l'année même où il gagne l'étape du 14 juillet sur le Tour de France, avec le maillot de meilleur grimpeur, Laurent Brochard. Laurent Brochard, on se souvient tous de ce qu'on appelait le catogant, qui était une coupe de cheveux, cheveux longs. Et là, ceux qui nous suivent sur YouTube peuvent voir... Alors, il y a un petit peu moins de cheveux, mais je vous rassure, on a tous le même problème.
Et c'est surtout pas Pascal Chanteur qui dira le contraire. Mais vous avez quand même une espèce de petite queue de cheval. Alors ça, c'est énorme. Vous nous la montrez sur la chaîne YouTube. Jamais battu sur la coupe de cheveux, hein, Laurent Brochard ?
Oui, oui, c'est vrai qu'après, à la fin de ma carrière, j'avais un peu coupé les cheveux pour changer. Et puis, il y a quelques années, ça m'a repris de reprendre un petit peu ce look. Mais bon, je pense que ça va rechanger encore, d'ici quelques temps. Oui, bien sûr.
Un peu renouvelé. Oui, voilà. On ne s'en lasse pas. Dites-nous... Alors, on est quoi ? On est de 97 jusqu'à 2026. C'est-à-dire que, bon, il y a... Je ne sais plus combien on vit. Ça fait 20, ça fait... Allez, 29 ans. 29 ans, voilà. Merci à Maxime Sénat, notre réalisateur, qui était très très fort en maths au bac. Donc, ça reste gravé dans votre tête. Alors, c'est une année énorme, 97 pour vous. Mais ça fait quoi au moment où vous gagnez l'étape du 14 juillet avec le maillot de meilleur grimpeur ? Vous vous souvenez de ce qui se passe dans votre tête ?
Ce que je me souviens surtout, c'est que j'ai eu de grosses difficultés pour finir parce que j'avais une fringale au sommet d'Iternicol. Et que, malgré tout, je suis descendu tambour battant pour essayer d'aider mes coéquipiers qui étaient devant, Richard et Laurent Dufault à l'époque. Et donc, après, quand je suis arrivé en bas, je me suis dit, bon, pourquoi pas tenter ma chance parce que j'étais complètement rincé et je pense que je n'aurais pas été très très utile. La preuve, c'était un petit peu limite limite dans la dernière bosse. Mais bon, ça l'a fait. Et oui, une grande joie parce que c'est le résultat aussi de beaucoup d'années, d'une envie de victoire sur le Tour.
Tout le monde en rêve. Et bon, c'est la seule que j'ai, moi. Donc, pour moi, malgré un bon palmarès, c'est vrai. Mais j'en suis aussi très fier parce que déjà, c'était table de montagne. 14 juillet, maillot à poids. Je crois que tout était réuni ce jour-là. Ça fait un peu comme avec le championnat du monde. Ce n'était pas prévu pour moi. Mais bon, j'ai donné le maximum pour réussir et gagner pour l'équipe de France.
Et regardez, 29 ans après, vous êtes l'invité d'honneur de Sud Radio, bien sûr, où on se souvient tous de ce grand moment. Pascal Chanteur, en tant que président du syndicat de l'UNCP, vous êtes le porte-parole des coureurs français. C'est un moment particulier pour tous les Français. On a vu, tout à l'heure, Samuel Dumoulin le rappelait, tous les gros du moment. Vauclin, Grégoire, Romain Grégoire, Valentin Parépeintre se sont échappés. On aborde ce jour différemment. Et les Français le savent, ça, les coureurs français, Pascal.
Oui, bien sûr. Les coureurs cyclistes ont déjà cette âme en eux de respecter la fête nationale. Mais pas que. Ils respectent leurs sponsors. Ils respectent un certain nombre de choses. Il y a des valeurs qui sont immuables et que les anciens nous ont transposés au fur et à mesure de nos années de formation lorsqu'on est né au pro. Et par exemple, le 14 juillet, moi, j'avais souvenir qu'on mettait des habits neufs. On mettait un cuillard, des gants et un maillot neuf. Parce que c'était faire honneur à la fête nationale. Je ne sais pas si les jeunes d'aujourd'hui le font encore. Je pense que l'on pourra en parler aussi. Mais moi, les anciens m'avaient inculqué ça.
Un peu comme à l'arrivée aux Champs-Élysées. C'était des moments privés.
Parmi les anciens, il y a notamment celui qui gagne l'étape symbolique à Marseille en 1989. Vincent Bartho, qu'on retrouve tous les week-ends sur Sud Radio avec toute l'équipe, Alexandre Priam et compagnie, qui avait fait un très beau coup. Alors justement, Samuel Dumoulin, c'est à vous que va la question polémique. Un Tadej Pogacar qui crame toute son équipe aujourd'hui pour empêcher, alors qu'il y a une possibilité, les Français de gagner le jour du 14 juillet, d'un point de vue diplomatique, ça peut déranger. Est-ce que ce que fait Pogacar aujourd'hui, on peut lui en tenir rigueur d'après vous ? Non, je ne pense pas. Et puis lui, il ne pense pas comme ça.
Il avait décidé qu'il allait prendre sa revanche sur cette étape. À mon avis, quand il décide quelque chose, ses coéquipiers déjà, ils nous font confiance à 1000%. De plus, lui, il l'a pris comme le fait que ça l'a motivé, que ce soit le 14 juillet. Le public l'a encouragé, il a dit que ça lui a donné de l'énergie. Et puis, il ne s'est même pas posé la question de laisser une étape aux Français ou pas. Il a foncé, quoi. En fait, ce qui est beau aussi, c'est que le maillot jaune gagne aussi le jour du 14 juillet. Ça aussi, c'est beau.
Et quand Samuel, vous dites finalement que le public ne lui en tient pas rigueur et vous êtes sur les bas côtés depuis le début de ce tour et vous nous le dites, Samuel. Donc, c'est aussi très intéressant. Alors, je veux quand même revenir sur les conditions, justement, et notamment atmosphériques. Pascal Chanteur, on en a parlé un petit peu hier. Vous avez entendu tout à l'heure Rémi André qui a parlé de la canicule qui va continuer un petit peu. Il y a en plus les orages qui arrivent. Il y a un moment où il va vraiment falloir adapter les horaires parce qu'on l'a vu, les coureurs n'ont jamais eu autant de jours de canicule dans toute l'histoire du Tour de France.
Il y a eu des canicules de trois jours, mais jamais autant, Pascal.
Oui, c'est clair. Moi, de souvenirs de coureurs et pour en avoir entendu aussi les mots de Bernard Hinault qui le disait lui-même, n'avoir jamais connu ces conditions-là aussi longtemps, c'est clair qu'il va falloir se mettre autour d'une table, discuter clairement de la situation et trouver des solutions parce que d'être systématiquement en réaction plutôt que d'anticiper les événements de fortes canicules, c'est un problème. Et aujourd'hui, les coureurs n'ont pas à être une valeur d'ajustement par rapport à des droits télé, à avoir des médias, des partenaires ou autres qui d'ailleurs, je pense, n'en sont pas réellement parce qu'on trouve toujours des solutions.
On le voit bien avec la Coupe du Monde de football où il y a des matchs à 23h ou 1h du matin.
Où il y a des pauses fraîcheurs. Où il y a des pauses fraîcheurs. Un petit clin d'œil. Exactement.
Il y a même des fois des arrêts de match pendant deux heures dans les vestiges à cause de conditions climatiques exceptionnelles avec les orages aux Etats-Unis. Donc tout ça fait que le public, nous les coureurs, l'organisateur nous met en place un programme. Les coureurs n'ont pas envie de boycotter des étapes ou de diminuer des kilomètres. Eux, ils ont envie d'exercer leur métier dans de bonnes conditions et surtout avec une santé optimum. Et aujourd'hui, il est clairement montré, démontré que la santé n'est pas au rendez-vous. Aujourd'hui, on met en danger clairement la santé des coureurs.
Bon, le message est passé et vous, ce que vous préconisez, on en a parlé hier, c'est qu'on avance plutôt qu'on recule les horaires d'arrivée puisqu'après, il y a toute la récupération, etc. Alors, messieurs, pour, et on va évidemment conclure avec notre grand témoin, Laurent Brochard, j'aimerais que vous écoutiez la réaction de Paul Sexas. Donc, Paul Sexas, troisième de l'étape, cinquième du général, deuxième meilleur jeune. Écoutez-le au micro de nos confrères de France Télévisions.
Aujourd'hui, c'était une étape de make-pore, simplement. Blague. Forcément des grimpeurs, mais des efforts plus courts, plus, on va dire, plus chaotiques. Et voilà, réussir à être présent sur ces deux types de terrain, c'est une très belle réussite. Je pense que le tour est encore long. Il faut savoir aussi ne pas faire n'importe quoi. Et forcément, tout le monde était à fond. Donc, je n'ai pas cherché à savoir ce qu'il fallait pour le maillot blanc ou pas. Juste à rallier l'arrivée avec ce groupe. Pour nous entendre, peut-être, pour prendre le maximum de temps. Aller le plus vite possible jusqu'à la ligne. Et voilà, c'était l'important pour moi aujourd'hui.
Voilà, le clin d'œil à Paul Sexas. Laurent Brochard, est-ce que le début du Tour de France, après donc dix étapes, c'est la première fois qu'il fait une course de deux semaines, il a 19 ans, est-ce que tous les indicatifs sont au vert ? Il avait raison de se présenter à ce Tour de France d'ores et déjà ? On peut le dire, Laurent Brochard ? On peut le dire, Laurent Brochard ?
Il a eu raison. En tous les cas, il a pris cette décision. Il s'est senti, il se sent capable de le faire. Son encadrement aussi, apparemment. Donc oui, pour l'instant, c'est vrai qu'il ne fait pas défaut. Il est là, il est présent. Ça fait dix jours. Bon, maintenant, c'est vrai, les conditions ont été assez particulières, très difficiles pour tout le monde. On le voit bien dans le peloton, sur le bord de la route, je regardais un petit peu tous les faciès de chaque coureur. C'est vrai qu'il y en a quand même quelques-uns qui sont très fatigués, qui ont besoin de souffler. Je dirais qu'il y avait une journée de repos hier.
Mais oui, pour Paul, effectivement, pour l'instant, il nous démontre qu'il a eu raison. Bon, il prend, même s'il a peut-être encore, on verra dans la semaine, même s'il aura, s'il a une défaillance, je crois qu'on n'y en voudra pas. Il prendra de l'expérience, c'est surtout ça. Oui. Là, chercher ça, je ne comprends pas qu'il ait des grosses ambitions. Mais ça va y arriver, le podium. Mais pour l'instant, il est bien présent.
Pour l'instant, l'ambition d'être deuxième du Tour de France pour son premier tour à 19 ans reste très, très, très concrète. C'était un immense bonheur de vous retrouver, Laurent Brochard. Merci. Avec Madame, qu'on salute, vous êtes arrêtés, bord de la route pour être avec nous en visio. Pascal et Samuel, on se retrouve demain, messieurs. Salut Laurent,
salut Fred, salut Pascal. Et regarde les Movistar, Pascal.
Ah, voilà, petit message pour l'équipe espagnole. Oui, mais alors, les Espagnols, attention, ce soir, c'est France-Espagne, demi-finale de Coupe du Monde. on va gagner, Pascal Chanteur, non ?
Bah écoutez, j'espère, j'espère qu'on va gagner et on va être tous derrière les bleus parce que c'est important.
Bon, et Samuel, demain, rendez-vous pour les sprinters sur le Tour de France. Oui, ça repart pour deux jours. Ah oui, ça va être bien. Vous guettiez rapide au sprint. Messieurs, merci. Réagissez-vous, les auditeurs de Sud Radio au 0826 300 300. On s'approche, dans un instant, les tontons du Mondial à 20h avec Joseph Ruiz. Mais avant, faites monter la sauce. Est-ce que ce genre d'événement est capable de faire nation ? Est-ce que cette équipe de France de football vous rend fière ? Quentin Barbaza va nous rejoindre. Il a déjà vos échanges au standard. Appelez-nous 0826 300 300 sur Sud Radio. Bon 14 juillet.
19h20, les vraies voix font parler la France. Sud Radio.