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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 juin 2023 26 min

Dissuasion nucléaire : "Elle ne serait pas moins efficace si elle était plus contingentée"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Michael Valley de nous accompagner pendant cette première demi-heure sénateur socialiste de la Charente-Maritime vous êtes membre de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées on va longuement parler de la loi de programmation militaire qui arrive aujourd'hui au Sénat mais d'abord évidemment vous suivez ce qui se passe du côté de l'Ukraine et de la Russie on l'a vu Vladimir Poutine qui a pris la parole hier soir pour la première fois depuis le recul de prix gaugine qu'il a accusé d'avoir trahi son pays et son peuple Poutine s'est posé en garant de la paix intérieure de la Russie comment vous avez compris le fait qu'il soit obligé de s'exprimer sur quasiment un aspect de de guerre civile étant soit un aveu qui pouvait difficilement ne pas faire et qui est quand même le fait ça y est en fait de ce qui s'est passé ces derniers jours si vous voulez avoir une analyse qui soit claire et transparente de la situation c'est impossible d'abord parce que le principe en criminologie que ce soit en 89 en 91 au moment de l'accession de de Poutine au pouvoir sur la gare de Tchétchénie et la suite c'est de se tromper c'est à dire que on arrive jamais à avoir les les renseignements même quand les Américains disent qu'ils avaient vu venir la rébellion de prigogi on ne peut pas savoir si après coup c'est pas une façon d'expliquer que le verre est encore plus profond dans dans le fruit ça peut être aussi de la comment dire des enjeux de communication pour pas dire de manipulation donc c'est impossible de savoir exactement ce qui s'est passé quels étaient les buts entre guillemets de guerre des uns et des autres en revanche ce qui est intéressant c'est de constater dans quelle situation ça met le président aujourd'hui et ce fois tout le monde s'accorde à peu près et je pense qu'on peut le dire de manière raisonnable c'est que s'il n'était pas question de l'ouverture d'une succession préalablement puisque au moment de la guerre en Ukraine on s'était dit il y a peut-être des gens qui préfèrent l'économie à la guerre et qui vont peser tous leurs poids et ce qui va avoir les oligarques avec lui bah oui il a des égards avec lui parce qu'il détient d'une manière ou d'une autre c'est un régime corrompu pour pour faire pour faire simple mais là maintenant on peut penser que il y a différents clans qui vont apprécier les choses de manière différente ça veut dire qu'il est affaibli l'animaire Poutine pour pouvoir est en train de vaciller vous avez parfois des retournements de situation et je pense notamment aux événements qui ont eu lieu en Turquie plusieurs mois avant la dernière élection présidentielle qui a vu Erdogan par un coup de de faire politique retourner la situation durcir les choses malheureusement et finalement infinie dans les urnes quoi qu'on en pense sortir pas affaibli sortir plutôt gagnant de la situation la visiblement ce n'est pas le cas pour l'instant mais les élections en Russie l'année prochaine et on va voir comment le quelles conséquence pour la contre-offensive ukrainienne qui est en cours est-ce que l'armée russe est affaiblite moi je suis pas en mesure d'analyser le fait de savoir si la la puissance de feu la capacité de de résister à la tristesse les munitions qu'ils peuvent produire ou qu'ils avaient prévu son nature à faire en sorte que on ne sentent que l'épaisseur du trait du fait de ce qui vient de se passer ou bien si au contraire il peut y avoir une espèce de débandade le moral compte quand même énormément dans la guerre énormément donc la valse hésitation de certains militaires y compris de base sur le fait de savoir s'il fallait s'embarquer dans une aventure rebelle ou rester fidèle au pouvoir enfin c'est quand même c'est quand même comment dire pas la meilleure des situations pour mener pour mener une opération enfin pour mener une guerre néanmoins il y a que dans les faits qu'on le verra il est normal que le président Zelinski en réjouissent parce qu'il y a aussi la côté du le côté de l'opinion publique et du et du moral des troupes qui a pointé la faiblesse de la Russie et puis il a redit comme il dit il en a profité pour redire il est maintenant temps de fournir toutes les armes nécessaires dont les chasseurs F16 qu'est-ce qu'il faut répondre à ça il aurait tort de il aurait tort de ne pas le faire parce que ce qu'il faut qu'il donne à comprendre à ceux qui lui fournissent les armes dans une guerre mondiale dans l'univers des forces non pas encore tout donné bon comme aurait dit l'autre et donc il a raison de le faire et de le faire comprendre peut-être qu'il suffit de quelques engins supplémentaires pour faire basculer c'est son rôle de donner cela à penser maintenant est-ce que tu es un bon vue militaire et stratégique c'est le cas bien évidemment les Occidentaux et les Américains ne lis ça de très très près il faut lui donner ses avions moi je pense que il y a une analyse en temps réel à faire sur le risque coût bénéfice dans le fait de ne pas entrer en guerre parler de la LPM tout à l'heure nous annonce qu'on est dans une économie de guerre on n'est pas dans une économie de guerre c'est pas ça une économie de guerre on les donne au moins que nous ne sommes pas en guerre et qu'il faut bien garder une gradation parce que si un moment devait avoir des événements imaginer une prise de contrôle par des factieux en Russie on l'aurait pas dit il y a trois jours ça là je le dis aujourd'hui parce que finalement l'hypothèse paraît moins délirante même si je pense qu'elle est peu probable imaginez cela et que derrière on est des gens qui ne s'encombrent pas de la lecture des traités du droit international qui sont donc en tout cas encore moins que Poutine aujourd'hui il faut garder une gradation dans tout ça maintenant s'agissant de l'Ukraine dans la mesure trempée comme on l'est dans le soutien l'Ukraine et fort heureusement il y a peut-être un certain nombre de sujets sur lesquels il faut ne pas mégoter après la question de l'aviation c'est le risque de l'utilisation et du débordement du conflit et on va parler de la LPM la loi de programmation militaire vous le disiez puisqu'elle arrive cet après-midi dans l'hémicycle du Sénat on va d'abord voir ce que contient ce texte avec notre journaliste parlementaire Alexandre tout ça [Musique] bonjour Yann bonjour Michael bonjour militaire qui va être examinée par les sénateurs elle prévoit une hausse budgétaire inédite pour nos armées sur la période 2024 2030 le budget de nos armées s'élèvera au total à 413 milliards d'euros une hausse de 40 % par rapport à la précédente loi de programmation mais qui s'inscrit dans un redressement progressif de nos moyens de défense depuis le début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron par exemple en 2017 le budget des armées sur l'année était de 32 milliards d'euros cette année il s'élève déjà à 44 milliards d'euros et en 2030 il devra donc atteindre 69 milliards d'euros alors une grande partie de la classe politique et assez unanime sur cette hausse budgétaire mais la question c'est à quel rythme on passe de 44 milliards d'euros cette année à 69 milliards en 2030 et en commission des affaires étrangères et de la défense et bien les sénateurs ont déjà choisi d'accélérer cette hausse budgétaire le gouvernement nous présente une loi de programmation militaire qui jusqu'en 2027 continue à dépenser 3 milliards et puis les 100 en quelque sorte l'effort au nouveau président de la République qui viendra en 2027 or nous nous pensons que c'est maintenant que nos forces armées ont besoin d'un rehaussement de leur de leur plan de charge de leurs activités de leur matériel et donc nous avons proposé un amendement qui lisse en quelque sorte cette somme considérable et va permettre de dépenser non pas 3 milliards mais 3 milliards 6 chaque année tout en restant dans la même enveloppe et Alex a commencé en matière de défense c'est la gare en Ukraine la France continue de livrer des équipements militaires à l'armée ukrainienne et cela a un coût et dans ce contexte géopolitique inquiétant cette loi de programmation militaire permet de faire des investissements supplémentaires dans notre dissuasion nucléaire également de moderniser nos moyens de lutte anti drone et puis ce texte il va aussi servir à financer le porte-avion nouvelle génération le PNG qui va remplacer le porte-avion Charles de Gaulle alors ce PNG il pourra accueillir 2000 marins il pèsera 75000 tonnes il va abriter deux mini centrales nucléaires il sera construit entre 2026 et 2037 et forcément il aura un coup écouter le ministre des armées sur ce point le PNG est une classe à 10 milliards d'euros et en revanche chez les travaux qui vont être menés dans les 18 mois qui viennent qui va vous permettre d'affiner les sommes que j'espère pas la hausse évidemment on se paye aussi il faut qu'on le reconnaisse tous ensemble notre autonomie française c'est-à-dire que forcément si on a acheté américain ça coûterait moins cher il faut s'y mettre les pieds dans le plat tout ça coûte aussi un peu plus cher parce que c'est franco-français en autonomie et que c'est lié la dissrusion voilà un porte-avion français à 10 milliards d'euros noter que lors de l'examen de cette loi de programmation militaire à l'Assemblée nationale et bien les députés ont ouvert la voie la construction d'un deuxième porte-avion Michael Valley d'abord question simple est-ce que les sénateurs socialistes sont plutôt enclins à voter cette loi de programmation militaire sur les sujets aussi importants il n'y a qu'une que le groupe peut se présenter au vote je pense il y a pas de 4 consciences au sein du groupe sur la programmation de la LPM vous dire le résultat avant le débat non je ne le ferai pas on est plutôt enclin à accompagner le mouvement mais il y a des amendements qui ont été adoptés en commission tous n'étaient peut-être pas tous n'avait peut-être pas l'heure de plaire au ministre donc on verra bien ce qu'il en reste en fin de de discussion sur le sur le vote et ensuite il y a la question de la CMP et notamment sur certaines exigences qui a exprimaient le président de la commission des frères étrangères de la défense et des forces armées et dont on va voir s'il va classer MP c'est la réunion entre députés sénateurs pour se mettre d'accord sur le texte voilà c'est ça qui qui normalement va se tenir parce que le texte ne sera pas identique et on va voir jusqu'au bout si si tient le le texte en tout cas les grandes lignes tels qui sont sortis de la commission frères étrangère et de la défense du scénario et je pense qu'il y a assez peu de visibilité sur ce point là et qu'est-ce qui vous pose principalement problème c'est la il y a trop de dépenses qui sont portées après 2027 quand même parce que avant de rentrer dans le détail de savoir combien coûte la modernisation des drones combien coûte précisément à nouveau porte-avion et vous savez que pour avoir ce genre de d'information il faut en faire en commission il faut en demander au ministère de des armées parce que spontanément au Parlement français on ne vous dit pas comme dans d'autres Parlement occidentaux ben écoutez ça va être temps et vous pouvez vous exprimer et essayer de de choisir il y a eu ce qu'on appelle une revue nationale stratégique nous nous aurions préféré un livre blanc c'est d'ailleurs pour ça que un amendement en commission a été passé sur sur le fait de demander un livre blanc dans quelques années au moment de la l'évaluation de la LPM une revue nationale stratégique au début tout le monde devrait être associé ça a pris le chemin d'être dans des espèces d'ateliers ou un peu plus j'imaginais qu'on nous allait nous mettre les post-it les gommettes et les et les stabilos finalement la Commission au Sénat a refusé de participer à l'exercice on a monté nos propres groupe de travail mais enfin tout ça a été fait un peu à la va-vite et pourquoi parce qu'il faut quand même rappeler que la LPM actuelle n'est pas allée jusqu'à son terme donc la première question qu'on peut se poser c'est qu'est-ce qui justifie vous avez évoqué il y a la question de la guerre en Ukraine mais si la guerre en Ukraine rebat fondamentalement l'ensemble des cartes de des armées françaises c'est qu'il aurait fallu peut-être même changer de modèle et là on est dans une continuité parce qu'on fait une LPM deux ans avant la fin de la LPM précédente et que c'était pas le moment de faire une LPM de rupture ça pose aussi peut-être la question du budget parce que la précédente votre programmation militaire vous le disiez c'est 2019-2025 il y avait 295 milliards là c'est 2024 2030 413 milliards est-ce que du coup c'est 413 milliards sont en trompe l'oeil comme ils chevauchent la précédente la réponse est un peu dans la question c'est ce que vous voulez ce que vous voulez m'amener vous avez raison parce que dans la façon d'annoncer les chiffres il faut prendre je vais pas dire se méfier mais enfin encore que le parlementaire il est là pour contrôler l'action du gouvernement il est par définition méfiant mais il faut bien avoir en tête l'idée du chevauchement il y a la question de qui n'existait pas de la même façon sous la LPM précédente et puis il y a la question de savoir à quel moment la bosse se situe chronologiquement et là cette nouvelle LPM elle arrive à un moment où nous aurions dû avoir une bosse en 24 25 et comme on remet tout à plat la bosse et redécalé et accrochez-vous elle est décalée après la fin du mandat présidentiel donc là-dessus il y a une quasi uneanimité au sein de la Commission à faire des étrangère en tout cas entre différents groupes de la majorité sénatoriale ou de l'opposition pour penser que c'est un peu gros et que comme l'exprimer Christian Cambon il y a des points sur lesquels on n'a pas envie de de lâcher j'ajouterai à ça que quand même dans la revue nationale stratégique d'une part et dans le rapport annexé qui d'ailleurs est fait pour être lu grand public c'est pas comme un texte de loi des fois il faut s'y retrouver dans les alinéas les renvoie les suppressions mais la revue nationale stratégique d'une part le rapport annexé d'autres parts il y a quand même un certain nombre de concepts qui je vais qui ne sont pas fumeux comme ils devraient l'être c'est pas grave des fois d'avoir des concepts un peu fumeus parce que ça permet finalement à tous les partenaires de s'y retrouver mais ils sont pas fumeux comme il faudrait qu'il le soit juste pour qu'on soit bien clair après alex va rentrer dans le détail mais ce qui vous pose problème c'est un que la trajectoire soit trop reportée après 2027 donc avec un risque après le mandat présidentiel avec un risque effectivement ce ne soit pas effectif il y a cette histoire de chevauchement qui fait que les hommes ne sont peut-être pas exactes et il y a le problème que le Parlement n'est pas assez associé bien sûr concrètement quelles sont les priorités selon vous dans nos investissements militaires est-ce qu'il faut faire évoluer notre modèle d'armée il faut pas se précipiter pour faire ces choses là et les faire mal c'est à dire que poser une LPM là maintenant un petit peu plus d'un an avec le déclenchement d'un conflit dans la plaine européenne pour parler de manière géopolitique et avec tout ce que ça peut impliquer de bouleversement dans l'ordre mondial et compris dans le droit international qui est assez répercussions sur le droit de la guerre c'est probablement pas le moment de d'absolument tout remettre à plat et pour autant il ne faut pas vendre cette continuité ce changement dans la continuité je crois que c'est ça le c'est ça le l'expression non c'est l'effort dans la continuité il faut pas le vendre comme quelques il faut pas le vendre comme une rupture ce qui est quasiment le cas parfois dans certains propos de la revue nationale stratégique et ça nous fait courir le risque à force de dire qu'on est une puissance d'équilibre quand je parlais de concept parfois un peu que chacun peut entendre comme il veut il faudrait pas que ce soit finalement un jeu d'équilibriste où on ce qu'on appelle parfois et je ne le dis je n'ai pas cette conception de l'armée française mais une armée bonsaï qui serait équipée dans l'ensemble des domaines mais c'est la question que pose ceux qui pensent moi j'y crois pas un deuxième je crois pas nécessaire un deuxième porte-avion mais c'est le risque d'être doté un petit peu partout mais comme on n'est pas doté de manière puissante ou plus que certains autres États bah oui on peut être nationcadre sur certaines interventions mais on n'est pas forcément chef de fil dans tel ou tel domaine et ça c'est un vrai sujet mais qui doit être débattu mais pas seulement au Parlement y compris dans l'opinion publique sur la question de la dissuasion nucléaire ce qui fait que la dissuasion est à son bon à son bon niveau et à son bon étiage c'est un débat qui doit pouvoir avoir lieu vous avez des spécialistes qui considèrent que la dissuasion nucléaire elle ne serait pas moins efficace aujourd'hui si elle était un peu plus contingentée et qui a eu lieu à l'assemblée qui a divisé la gauche d'ailleurs cette question de la dissuasion nucléaire quel est votre position est-ce qu'il faut revoir la doctrine nucléaire alors d'abord le ministre le Cornu a pour habitude de citer le général de Gaulle à toutes les phrases au début à la fin au milieu ça serait bien un qu'on affiche la paix à ceux qui sont plus là pour s'exprimer et deux qu'on est quand même en tête je vais faire le contraire de ce que je viens de dire que le général de Gaulle il a su toujours rompre soit avec les visions de l'État majeur soit sur la question de sur la question des engins blindés soit sur la question du matériel soit sur la question de la communication avec le passage à la radio donc il faut aussi savoir rompre de temps en temps néanmoins la diffusion nucléaire elle reste fondamentalement le premier étage mais qui ne se suffit pas lui-même on a trop dans le texte de la revue nationale stratégique ou dans le rapport annexé l'idée que à partir du moment de la dissuasion nucléaire il y a tout un tas de menaces qui ne d'État qui ne s'applique plus à nous non la dissuasion nucléaire je pense qu'on doit la repenser et simplement pour terminer on entend dans certains discours il y avait un documentaire cette semaine je crois sur votre chaîne ou sur LCP où j'étais très étonné d'entendre des anciens présidents de la République expliquer leur rapport à la diffusion nucléaire et tout se dire en plus pour pas être utilisé il faut surtout pas le dire en tout cas un président ne devrait pas dire ça c'était pas lui un dernier mot puisque évidemment la question qui se pose en plein en pleine guerre en Ukraine c'est est-ce que notre armée est aujourd'hui prête à faire face à un conflit de haute intensité mais est-ce qu'il existe d'un point de vue géopolitique en regardant depuis la chute du mur et en regardant aussi la géographie telle qu'elle est dans la question de la pleine européenne de l'océan de la question de la Méditerranée est-ce que nous avons un risque de haute intensité avec l'idée des chars qui traversent et qui arrivent jusque là qu'est-ce qu'on appelle la haute intensité en France il faut pas être naïf on a un nombre de menaces qui est énorme qui est exponentiel d'ailleurs les moyens nouveaux donnés aussi beh au drone il faut le faire s'il faut se mettre au goût du jour mais la haute intensité et puis moi franchement les concepts au bout d'un moment je ne sais pas ce que ça veut dire la haute intensité c'est la guerre dans ce cas la plus moche voilà et quand c'est hybride ça veut dire qu'on n'utilise pas que l'artillerie ou les bombes on utilise d'autres moyens que la technologie maintenant avec un mélange civil militaire il faut arrêter de se payer de de concept et bien évidemment l'idée d'une armée française la question se pose et on n'a pas trop les réponses notamment sur la question des munitions qui n'est pas un sujet tabou quand on donne des munitions ailleurs il faut qu'on en récupère par ailleurs et c'est peut-être aussi pour ça qu'elle était lancé l'idée de l'économie hier on a donné à l'Ukraine à affaibli notre armée non ce sont des choix à l'instant T parce que l'Ukraine ça renforce la défense européenne mais donc c'est pas assez bien la France il faut pas le prendre comme ça je laissais au RN qui est en quête de concept lui aussi tout aussi fumeux mais simplement il faut avoir en tête que ce qu'on appelle l'économie de guerre en fait c'est une façon de dire on doit être en capacité de produire à l'instant T si jamais on entre en économie de guerre ça que ça veut dire il faut pas se payer de moi avec ça merci Alex à tout à l'heure à tout à l'heure on évoquera la popularité d'Emmanuel Macron du RN de la nuque ce sera le baromètre doxa en découvrir assez avec vous Alex on va continuer à parler de cette loi de programmation militaire et on va voir l'actualité dans votre département on va aller retrouver Jefferson des sports qui est grand reporter politique et défense à sud-ouest bonjour Jefferson merci d'être avec nous on va parler du séisme qui a touché l'ouest de la France il y a quelques jours mais d'abord puisque de Jefferson vous vous maîtrisez bien évidemment ces questions de défense vous les reveniez sur un des aspects de la loi de programmation militaire oui bonjour Michael Valley oui restons sur cette LPM parce que l'empreinte défense est forte en nouvelle-aquitaine avec la base aérienne de Mont-de-Marsan la base école de Rochefort dans l'autre département et les Forces Spéciales terre dans la région simplement la priorité de cette LPM vous en avez évoqué plusieurs mais à celle du renseignement avec la volonté de réinvestir fortement de doubler les crédits dans le renseignement est-ce qu'il y avait urgence Michael Valley à revenir sur ce terrain-là est-ce qu'il y avait des lacunes dans le renseignement français le problème du renseignement c'est que vous avez deux facteurs il y a un facteur technologique où on ne peut pas se permettre d'être à la traîne et sans enfoncer une porte ouverte toutes les questions d'intelligence artificielle ou de traitement le plus automatisé possible ou d'algorithmes dans le respect des libertés publiques sont des domaines d'investissement on peut pas se permettre d'être en retard en fait c'est pas qu'on je pense que c'est pas qu'on était en retard c'est qu'on est obligé de se tenir à niveau et dans le renseignement ça c'est la règle vous avez le facteur humain et le facteur humain il est il est fondamental en termes de formation de recrutement d'avoir des profils qui évoluent avec le temps c'est pour ça que je suis toujours épaté moi d'entendre des responsables politiques qui s'alarent du fait qu'on apprenne des langues étrangères en France ou que des personnes qui l'ont pour langue maternelle ou de grands-parents le pratiquent en France on a besoin de tout ça donc dans le domaine du renseignement oui je vous ferai remarquer ça sera peut-être l'objet d'une de mes interventions dans le cadre de l'examen de cette LPM que on en a plein la bouche pour le dire comme ça de l'OTAN et du partenariat avec nos alliés historique que sont les Américains il y a à peu près 18 mois de ça les américains ils nous ont fait passer sous le nez un contrat à 50 milliards d'euros sans que nos services de renseignement ne le voient venir aucunement donc soit les responsables politiques ont préféré passer pour mal informés que pour pas capable de de mettre à basse ce coup de poignard soit on était en été effectivement mal informés donc on a de toute façon la nécessité de se tenir à niveau et puis il faut pas oublier la menace la menace terroriste parce que la dissuasion nucléaire dont il est dit dans la revue nationale stratégique qu'elle protège des menaces de des autres États souverains ce qui n'est pas vrai on pourrait avoir un débat là-dessus un jour en tout cas elle ne protège pas la dissuasion nucléaire contre la question du du terrorisme ou contre la question de de trafic ou de d'action hostiles qui sont déstabilisantes on va revenir avec vous sur cette actualité qui a ce terrible séisme qui a frappé l'ouest de la France était une saison oui bien sûr Oriane et Michael Valley le sait le 16 juin la terre a trembler dans le Sud-ouest et plus particulièrement au Charente-Maritime avec ce tremblement de terre évalué entre 5,3 et 5,8 sur l'échelle de Richter le lendemain Gérald Darmanin a annoncé une procédure accélérée et de reconnaissance de catastrophes naturelles et le fond d'aide au logement d'urgence a été activé Michael Valley est-ce que ces mesures sont pleinement à l'oeuvre aujourd'hui est-ce que les crédits seront au rendez-vous pour les sinistrés moi je me suis rendu sur place jeudi dernier pour aller voir certaines communes en l'occurrence les les plus touchés et je peux dire que de manière spontanée unanime je suis allé voir aussi les pompiers au PC à la Laigne d'ailleurs ils ont à la fois du matériel et une façon d'agir qui est très impressionnante ils étaient partout encore sur les toits tous les maires que j'ai vu ont loué l'action des services de l'état des services de secours de la gendarmerie des forces de l'ordre et des pompiers le ministre a très bien fait de venir et on la remercie parce que il faut noter ça il aurait pu ne pas venir il y a quelques petites imprécisions qui demandent à être levées mais après c'est dans la mise en oeuvre sur les questions de catastrophes naturelles sur le fait de savoir qui paye le relogement pendant 6 mois ou j'ai vu des administrer qui n'y voyaient pas encore tout à fait clair mais les maires sont tout à fait en mesure de l'expliquer et donc il faudra voir sur le long terme c'est ce qu'on s'est dit avec les collègues mer ils sont tous un peu allés voir ce qui s'est passé visiblement dans la Drôme il y a je crois deux ou trois ans si je ne m'abuse je crois que c'est dans la Drôme et où ils étaient un peu inquiets du fait que ce qui est annoncé au départ ne suis pas forcément toujours aussi vite mais ça ce sont des questions de conduite de de projet et ce que j'ai dit à mes collègues c'est que bon les services de d'extrême urgence ils sont là ils font ça très bien sur le moment mais maintenant ça va être à nous tous ensemble de suivre tout cela je pense autant au département à la région qu'aup parlementaire et puis aux élus locaux voilà dernière question que Jefferson oui est-ce que on se sent pas démuni face à un tel phénomène un séisme la Charente-Maritime n'est pas nécessairement une terre de tremblement de terre justement est-ce que le enfin les bâtiments ne sont pas non plus prévus pour résister à des secousses extrêmement forts donc voilà est-ce qu'on est plutôt diminue ou est-ce que ça résonne comme une prise de conscience Michael ça tremble en Charente-Maritime et depuis toujours et depuis longtemps mais pas dans ses proportions là moi dans ma commune il y a eu un tremblement de terre au printemps 2016 dont je me souviendrai longtemps mais moi je n'ai pas senti mais sur le sur le moment ça avait fait beaucoup parler et j'habite à côté d'une commune qui s'appelle La Tremblade vous voyez c'est certainement certainement pas pour rien ce que j'ai noté la première chose c'est que et on l'a vu au moment du séisme en Turquie qui était sans commune mesure c'est que quand les choses sont faites dans les normes et qu'il y a pas la corruption qui se met par dessus ou ou l'absence de responsabilité des entrepreneurs ça tient plutôt bien dans la commune de la laine que je suis allé visiter les constructions les plus neuves le maire me faisait remarquer quand elles sont bien faites bien dosées sur les constructions neuves ça tient ça bouge pas mais ce que je voudrais dire est-ce qu'on est préparé que vous dire en tout cas sur la question de l'urgence des plans communaux de sauvegarde de la façon de se mettre tout de suite au service des habitants moi j'ai vu trois mères il y en a un qui agent immobilier donc il savait de quoi il parlait tout de suite sur les questions immobilières l'autre qui a fait de l'action humanitaire toute sa vie en Haïti qu'avec lui les tremblements de terre bien plus important que celui qu'il a eu dans sa commune et il était Vincent froid extraordinaire et le troisième qui est infirmier aux urgences et qui a pris aussi les choses avec beaucoup de sang-froid et je crois que ça dénote aussi cette capacité qu'on a sur des événements qu'on attend pas parce que le maire qui a vécu ça Haïti en revenant dans son village natal en étant mère je pense qu'il s'attendait pas à vivre un tremblement de terre mais on voit aussi qu'on sait affronter ces choses là mais bien sûr la question des normes et le compte beaucoup donc on n'est pas tant démunis que ça mais simplement sur les questions de la culturation au risque merci de Jefferson merci beaucoup regarde la ligne de Sud-Ouest examen le sprint final c'est à la Une de sud-ouest et Jefferson on se retrouve jeudi on reparlera évidemment de cette loi de programmation militaire à jeudi Jefferson merci beaucoup allez merci d'avoir été avec nous et on suivra évidemment l'examen de cette pas de programmation militaire tout au long de la semaine dans cette émission dans 20 minutes dans le club des territoires résultat de notre baromètre mensuel au doxa pour les chaînes parlementaires et la presse régionale quelle image avez-vous de la nuque et du RN réponse dans 20 minutes d'abord on accueille notre prochaine invité Jean-Christophe de rej