PENDANT QUE LES BOULANGERIES FERMENT: COMMENT LES PROFITEURS DE CRISE S'ENRICHISSENT (MARINA MESURE)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Marine Mesure, vous lancez une enquête parlementaire sur la situation des boulangers. Comment vont-ils ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement annonce un bouclier tarifaire pour les TPE. Que pensez-vous de ce dispositif ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous évoquez des profits excessifs des énergéticiens. Pouvez-vous préciser ?
- 8:00OuverteRéponse directe
L'Europe est-elle responsable de cette crise énergétique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Marine MesureFait
« les fournisseurs d'énergie ont accepté de garantir à toutes les très petites entreprises de France qu'elles ne paieront pas plus de 280 euros le mégawattheure »
- 8:00Marine MesureFait
« la directive de 96 notamment et après celle de 2003 et de 2009 il y a eu trois directives importantes pour libéraliser mettre la fin des monopoles dans le secteur énergétique »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et donc on a commencé à creuser et à se rendre compte qu'en fait déjà ce dispositif et discutable puisqu'il renvoie la notion de libéralisation du secteur de l'énergie et toutes les conséquences dramatiques que nous connaissons mais en plus il y en a qui se gavent sur la prise en essayant en fait en revendant ce que nous on leur garantit grâce à des dispositifs d'État [Musique] bonsoir marine mesure quoi alors je rappelle que vous êtes député européenne et les filles UPS membres de la Commission de l'énergie et que vous avez lancé une enquête parlementaire sur la situation épouvantable de nos artisans boulangers en particulier dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur on a envie de vous demander comment ils vont qu'est-ce qu'ils vous ont dit ils vont mal c'est un sentiment de détresse et de colère que j'ai vu dans toutes les boulangeries dans lesquelles je me suis rendue c'est des situations extrêmement préoccupantes et dramatiques pour vous donner des exemples concrets je revois ce couple de 39 dont le rêve et c'est souvent le cas d'ailleurs parce que c'est la passion du métier donc le rêve était d'ouvrir cette boulangerie et qui après deux ans d'installation aujourd'hui déjà travaille plus de 300 heures par mois pour 800 euros pour deux et qui lorsqu'on leur demande la facture d'électricité la facture des matières premières ils disent ben concrètement aujourd'hui on fait 6 centimes sur la baguette de pain en tant que Mars et ils en vendent environ 80 à 100 par jour donc vous imaginez à peu près 5 euros c'est ce qui se fond dans la journée lorsqu'ils vendent les baguettes de pain alors je leur ai demandé mais à ce prix là pourquoi vous continuez et bien ils m'ont c'est simple pour nous c'est un service rendu ça veut dire que on sait que si on vend plus notre pain il y a toutes ces personnes âgées dont c'est la balade quotidienne quoi d'aller à chercher le pain qui ne viendront plus c'est ça exactement c'est le lien de toutes ces personnes qui se retrouvent dans la boulangerie pour discuter et donc il me disent on rend un service en fait on ne fait plus de marge mais on rend un service pareil sur les viennoiseries et donc c'était terrible de voir cette situation et de se dire que ces personnes qui rendent vraiment le service essentiel à la population et bien sont dans de tels situations et ils sont dans des telles situations pour et c'est ce qu'on discute avec eux pour un marché totalement spéculatif qui ne correspond à rien c'est là parce que lorsqu'on discutait avec eux du prix de des matières premières du prix l'énergie ils me disent mais on comprend pas ça correspond à quoi est-ce qu'il y a des coûts de production supplémentaires mais non c'est juste parce qu'il y a de la spéculation qu'on est dans cette situation là et alors d'une boulangerie à une autre [Musique] [Musique] au niveau de l'énergie que des matières premières et je précise les deux parce que c'est vrai qu'on parle beaucoup de la crise énergétique et c'est le sujet de notre de notre discussion mais ils insistaient bien sur le fait que la question des matières premières est essentielle quand ils ont le prix du beurre qui augmente de 100 % la farine justement le boulanger qui était là depuis 25 ans il dit mais j'ai jamais vu en 25 ans une telle augmentation il y a eu des augmentations des prix mais sur la farine on n'a jamais vu ça et pourtant c'est de la farine avec du blé qui est produit en France et pourquoi on aurait une augmentation par trois du prix de la farine donc en fait s'ils veulent qu'on agisse sur la question énergétique mais aussi sur la question des matières premières et c'est principalement par le blocage des prix alors si un grand nombre de boulangeries ferme ce sera un drame personnel pour de nombreux artisans boulangers boulangères mais ce sera également un vrai problème économique et social pour la France avec une sorte de destruction d'un maillage qui est encore plus dense que le maillage de la poste et on se demande à qui cela pourrait bien profiter est-ce que distribution effectivement qui eux justement vont négocier des prix de gros notamment alors que pourtant elles ont un rôle central comme on en parlait c'est le lien dans les villages dans les communes donc effectivement ça va profiter aux grandes anciennes et là on parle déjà d'une diminution conséquente parce qu'on était dans les années 70 autour de 55000 boulangers aujourd'hui on est à 33000 si vous voyez la situation en Allemagne ils sont arrivés pareil à 14000 donc il y a quand même vraiment un vrai sujet et donc il faut qu'on défende ces artisans plongés et le sujet c'est aussi la disparition des métiers finalement parce que effectivement si vous vous passez du de la profession d'artisans qui vous donne une certaine dignité même si vous n'avez pas beaucoup d'argent à une sorte de de de job de dépôt de colis de pain déjà fait industriels on voit bien que c'est une mutation tropologique de la désespérance aussi qu'on installe et une fois le plus la défaite oui effectivement et on parle vraiment d'amour du métier c'est ce que je disais en introduction quel que soit la boulangerie dans laquelle je suis allé ils étaient tous extrêmement fiers de du métier qu'ils exercaient du savoir-faire des fois transmis par le grand-père par la grand-mère donc c'est effectivement tout un savoir-faire qu'on va perdre en même temps et au-delà du lien social dont je parlais qui est essentiel donc c'est effectivement un constat d'échec énorme et on ne peut pas laisser faire ça et la France la France la France bah c'est la boulangerie c'est la pâtisserie mais par contre les boulangeries on les laisse on les laisse disparaître les boules malheureusement alors Bruno Le Maire a annoncé ce weekend un bouclier tarifaire pour les TPE les très petites entreprises qui devraient selon le gouvernement régler une partie des problèmes problème de nos boulangers boulangères nos artisans et artisanes on regarde un petit Magnéto et on commentera les dispositions de ce fameux bouclier tarifaire j'ai entendu l'inquiétude et l'angoisse elle est légitime j'en ai comme vous assez qu'on est des gens qui sur la sur la base de la crise face des profits excessifs les fournisseurs d'énergie ont accepté de garantir à toutes les très petites entreprises de France qu'elles ne paieront pas plus de 280 euros le mégawattheure alors on va commencer par les boulangers parce que c'est l'époque de la galette des rois qui certaines d'ailleurs sont un peu chères faut bien le dire bon l'État va aider financièrement les boulangers en prenant en charge une partie de leur facture d'énergie ça c'est à qui évidemment qu'il faut aider les boulangers avec ça il y aura pas de faillite vous savez les boulangeries ils sont emblématiques de notre pays d'abord par le travail il se lève très tôt il travaille très dur et puis ensuite parce que c'est aussi notre patrimoine culturel gastronomique évidemment qu'il faut les protéger ils font face à une augmentation très forte des coûts de l'énergie il y aura pas de faillite et bien sûr on met tous les dispositifs en place de manière à permettre au boulanger de tenir et de traverser cette crise avec l'augmentation des prix de l'énergie et la mesure qui a été annoncée par Bruno Le Maire avec mes collègues Olivia Grégoire et en Espagne rue naché elle est extrêmement forte puisqu'il permet de garantir qu'aucun boulanger en 2023 ne paiera une facture d'électricité à plus de 280 euros le mégawattheure des gens qui nous écoutent mais ça garantit quand même un iPhone à un prix soutenable par ailleurs il y a d'autres dispositifs de guichets qui permettent d'accompagner juste une chose sur ça qui prendra en charge cette dépense j'allais dire est-ce que ce sont les énergéticiens ou est-ce que l'État va donner de l'argent aussi alors on travaille avec eux en ce moment effectivement pour partager le coup de cette mesure ah c'est pas les énergies nous suivons bien sûr que si en grande partie nous ce qu'on demande parti mais pas tout demande au fournisseur d'électricité d'être aussi des fournisseurs de solidarité et d'accompagner ces artisans qui travaillent dur et qui doivent pouvoir continuer à exercer leur métier et si c'est nécessaire peut-être pour certains énergéticiens qui sont plus fragiles en ce moment l'état pourra accompagner il y a des discussions encore qui sont menées avec Bruno Le Maire pour les énergéticiens pour regarder comment est-ce qu'on partagera le coût de cette mesure alors avant de continuer avec vous je voudrais dire à tout le monde que s'ils sont obligés de passer des sortes de diapos au lieu des extraits au nom du droit à la libre citation qui reconnue depuis 19e siècle par le droit de la presse en France et parce que un certain nombre d'opérateurs de télévision comme France TV TF1 ben en fait il traque systématiquement les contenus et violent systématiquement le droit à la courte citation qui est qui est un droit français et en réalité il impose à YouTube ils utilisent la plateforme Youtube comme un moyen de finalement détourner le droit français c'est pour cela d'ailleurs qu'on sera le média sera en procès face à TF1 le 6 mars prochain parce que c'est aussi une manière quelque part de fragiliser d'affaiblir et de de tuer d'une certaine manière indirectement les médias indépendants cela dit Marina mesure que pensez-vous du dispositif mis en place par le gouvernement le fameux bouclier tarifaire pour les TPE écoutez les boulangers sont pas satisfaits déjà concrètement sur le terrain parce que je leur ai posé la question il me disait en gros en 2021 on était les entreprises pézillées en moyenne 106 euros le mégawatt puisqu'on parle de mégawatt en 2022 on nous met un bouclier qui ne bénéfait pas à tout le monde à 280 euros le mégawatt concrètement c'est un bouclier qui permet une augmentation de 174% du prix de l'énergie donc c'est pas sérieux et ça ne absolument pas le problème de des artisans boulangers comme des TPE des PME comme des collectivités et comme des ménages qui est l'augmentation est un peu plus basse mais qui est toujours extrêmement importante de 15% ce qui est énorme sur les factures et dont vous parlez d'ailleurs dans votre premier reportage donc non ce n'est pas satisfaisant et d'ailleurs plusieurs boulangeries nous ont dit mais en plus nous nous sommes même pas assujettis finalement à ces dispositifs puisque il toujours ce petit axe Astérix selon la puissance justement quelle puissance vous utilisez en terme énergétique et donc il y a un seuil et aujourd'hui il est à 36 kWh et en fait les boulangeries ce qu'elles ont des fours électriques un peu puissants elle dépasse en fait ce seuil et donc il y a plusieurs plusieurs la Fédération des boulangers a commencé à dire mais en fait nous excluez finalement les boulangers par rapport à votre mesure les artisans boulangers donc c'est extrêmement problématique c'est une mesure qui ne va pas régler les choses et il y a du mécontentement et c'est pour ça que la mobilisation est maintenue parce que les solutions qui sont mises sur la pâte ne sont pas suffisantes alors ce sera pas suffisant et d'une certaine manière une fois de plus le gouvernement va aller plutôt secoure des énergéticiens les entreprises spécialisées parce qu'en fait elles vont être encore subventionnées via cette mesure oui et bien sûr et vous avez raison c'est que en partie de la mesure donc elle n'est pas satisfaisante mais où on va chercher pour justement essayer de baisser les prix c'est pas sur les super profit d'ailleurs que que pendant des mois le gouvernement n'a pas reconnu le super profit de ces énergéticiens bon aujourd'hui finalement Emmanuel Macron parle de enfin profit excessif il reconnaît qu'il y a ses procès excessifs mais il va toujours pas les chercher là et pourtant c'est là que il faut aller chercher et si on veut avoir des avions concrètes et après ça renvoie évidemment à d'autres questions qu'on abordera peut-être après sur la question du marché de l'énergie mais comment c'est ces énergéticiens font ces profits faramineux sur le dos des ménages des collectivités de nos artisans boulangers et de toutes les TPE et PME parce que la situation est la même partout parce que vous savez moi j'ai commencé là cette enquête sur les artisans boulangers mais comme je vous le disais avant on était sur les collectivités quand on parle des factures pour des communes de 4000 habitants où on passe de 100 000 à 200.000 euros d'une facture énergétique concrètement on fait quoi en couple dans les services publics donc ça veut dire ben oui on va devoir baisser à 17 degrés n'importe de quoi une la température dans les écoles on ferme les piscines municipales en ferme toutes les activités en fait qui permettent qui sont là aussi les liens sociaux importants pour pour la population donc tout ceci est dramatique et toujours et toujours pareil c'est pour que certains se gavent quoi derrière alors vous avez signé en octobre une tribune dans la tribune du côté du journal La Tribune intitulé Comment le marché européen de l'énergie organise des profits de crise dans laquelle vous expliquez que avec les autres signataires que depuis 2010 des fournisseurs vendent au consommateurs à prix d'ordre énergie obtenue quasi et gratuitement dans le cadre de l'accès régulier à l'électricité nucléaire historique qu'on appelle aussi à Rennes exactement donc en fait on est parti là aussi pareil l'enquête de terrain d'abord c'est on a été alerté par les organisations syndicales des cimenteries en France qui sont ce qu'on appelle des électrons intensifs concrètement c'est ceux qui utilisent beaucoup d'énergie et donc lorsqu'il y a eu la donc lorsqu'il y a eu la libéralisation du secteur imposé par du secteur de l'énergie imposé par l'Europe du coup en 2010 avec la loi norme on crée ce dispositif pour que nos entreprises restent compétitives et donc un accès réglementé à l'énergie et derrière on le fournissait aussi au fournisseurs alternatifs là aussi pour faire jouer la concurrence donc on donnait aux fournisseur alternatifs et aux industries électron intensives donc parmi les industriels les industriels électrom intensives vous avez notamment les cimenterie et en fait les salariés étaient surpris que notamment en août au moment où sur le marché le prix de l'énergie a pu s'échanger à plus de 1000 euros le mégawatt ce qui est énorme il nous disait l'entreprise elle nous demande de d'arrêter la production mais pas pour faire des économies mais plutôt pour revendre finalement ce qu'ils auraient obtenu à tarif réduit grâce à des dispositifs d'État en comparaison donc sur le marché vous avez ce ce énergie qui est à 1000 euros de mégawatts au moment du pic en août et le dispositif à Rennes donc l'énergie qui est garantie par l'État grâce à ses dispositifs à 46 euros le mégawatt donc vous imaginez le différentiel et donc on a commencé à creuser et à se rendre compte qu'en fait déjà ce dispositif est discutable puisqu'il renvoie la notion de libéralisation du secteur de l'énergie et toutes les conséquences dramatiques que nous connaissons mais en plus il y en a qui se gavent sur la prise en essayant en fait en revendant ce que nous on leur garantit grâce à des dispositifs d'État c'est-à-dire que globalement globalement moi je suis l'état je garantis une société de cimenterie par exemple un prix un volume un volume à un prix régulé et en fait dans ce volume moi la société de cimenterie je dis mais en fait c'est moi rentable pour moi de fabriquer du ciment avec l'énergie que j'ai obtenu que de la revendre disons un cimentier d'un autre ou bien un foyer en Moldavie en fait en gros de la revanche sur le marché en fait vous le revendez comme ça passe via l'état vous le revendez en fait à EDF mais sauf que EDF est obligé de vous le racheter au prix du marché et donc c'est là le scandale ça veut dire qu'il vous le rachète pas au prix auquel il le donne c'est à dire enfin il le donne il le vent à 46 €. il vous le rachète à 1000 € et là où ça devient encore plus donc on a encore en train d'entreprise peut devenir une spéculatrice et gagner de l'argent en dehors de sans doute peur de métier exactement mais par contre et d'ailleurs enfin pour les cimenterie malheureusement c'est pas l'unique cas parce que quand vous arrêtez la production d'un côté vous pouvez vous dire ah peut-être je vais pouvoir revendre mes volumes d'électricité mais en plus dans notre côté vous allez revendre vos quota carbone parce que vous savez les fameux marché carbone donc si vous produisez pas des missions et donc vous allez revendre sur le marché et j'en parle parce que notamment il y avait eu une émission je crois que c'était je sais pas c'est cette complément d'enquête ou bon peu importe où il dénonçait le fait que Lafarge avait je mets des entreprises et avait généré à travers le marché caban 400 millions d'euros juste en revendant son droit à polluer donc en fait il y a plusieurs tableaux en plus sur lequel les entreprises peuvent jouer mais là où c'est encore plus problématique et je veux revenir sur ce point là c'est que quand je vous disais il y a d'un côté les industries et il y en a certaines par contre qui ne profitent pas qui ne se gave pas et qui sont en difficulté et qu'il faut qu'on aide et il y a par contre c'est fournisseurs alternatifs et là où c'est encore plus incroyable quand même cette situation c'est que en ce moment comme vous le savez normalement la France est une exportatrice d'électricité parce que nous avons les centrales nucléaires notamment et donc on a toujours été le principal exportateur d'électricité en Europe bon là comme vous le savez il y avait 24 des 56 réacteurs qui sont à l'arrêt et donc on a dû pour la première fois importer de l'électricité de nos voisins donc à ce moment là EDF avait garanti c'est volumes donc Darren donc c'est volumes apris fixe à plusieurs à des fournisseurs alternatifs aux industries électro-intensive sauf que pour les garantir comme là et puis d'électricité elle a dû aller les acheter sur le marché donc aujourd'hui EDF est obligé d'aller acheter sur le marché européen donc à des prix hallucinants de dévoluments qu'elle va en plus après revendre à 46 euros le mégawatt au fournisseur alternatif alors c'est ça c'est quand même incroyable et les fournisseurs alternatifs parce que autant sur les industries on est encore en train d'investiguer parce que c'est dur d'avoir des éléments concrets pour pour avancer sur le sujet par contre les fournisseurs alternatifs la Commission de régulation de l'énergie a déjà dans le giron deux enquêtes contre deux fournisseurs qui du coup veulent revendre les volumes d'arènes et comment ils font pour les revendre et ben il pousse les clients à se désabonner pour avoir les volumes et pouvoir les revendre donc ça veut dire que eux il faut y fournissent rien ce sont des fournisseurs alternatifs qui reçoivent l'électricité et qu'on juste soit faire une marge au-dessus ce qui reçoivent avec ses volumes marins mais en plus justement ils vont pousser les clients donc ils vont pousser les prix pour que les clients se très bonne comme ça ils auront plus de volume à RAM et comme ça ils pourront plus les revendre sur le marché vous avez pris l'exemple notamment de Ohm énergie oui parce que ça fait partie des deux enquêtes en fait il y a deux fournisseurs en cours de fournisseurs alternatifs qui sont sur le coup d'une enquête de la Commission de régulation qui justement est au H&M et viser justement par ça c'est-à-dire il pousse par rapport à des prix excessifs ils poussent les clients à se désabonner à lui en tant que fournisseur d'électricité pour avoir un moment donné des volumes et pour boire les revendre sur le marché alors là on se rend compte que la loi du marché qui est imposée aux forces en fait n'est plus du tout du marché enfin ce n'est plus le marché tel qu'on le connaît c'est à dire un vendeur un acheteur c'est une sorte de société financiarisée ou la spéculation règne et en réalité ou l'absurde devient la règle ah oui c'est totalement là on marche sur la tête vous imaginez alors je sais pas si c'était très clair parce que c'est vrai que c'est un peu complexe ce marché c'est quand même hallucinant avant c'était simple justement quand en 46 on a nationalisé le secteur énergétique il y avait il y a un producteur un producteur et un distributeur d'énergie c'est simple les gens il y a des tarifs d'un seul coup vous avez fait rentrer le marché et là d'un seul coup bah on a ces fournisseurs qui ne produisent rien depuis qu'ils sont arrivés qui sont censés faire concurrence EDF depuis qu'ils sont arrivés on a baissé nos capacités de production donc on ne produit moins d'électricité en France depuis la libéralisation et derrière ben voilà on est en retard surtout quoi la France est le seul pays européen à n'avoir pas respecté ces objectifs de développement des énergies renouvelables donc là encore on se retrouve dans des situations catastrophiques quoi du fait de ce marché de cadeaux fournisseurs d'électricité privée peut-être que il démarche dégagerait pour investir mais globalement nous sommes dans une situation où il y a la guerre en Ukraine et on ne sait toujours pas dans ce qui ce qui relève de cette guerre en Ukraine dans les augmentations de tarifs et ce qui élèves finalement de cette financarisation de testiculation effrénée et sur l'énergie en France est-ce que quelque part de toute façon vu qu'il y a une il y a des problèmes sur un certain nombre de centrale nucléaire la France était de toute façon déficitaire et devrait faire face à une situation de marché qui est défavorable étant donné cette guerre et les sanctions qui sont imposées à la Russie oui alors au niveau de des capacités de production effectivement la guerre en Ukraine impacte le gaz aujourd'hui nous la France n'est pas dépendante du Glase on est à peu près dans notre mix énergétique 14 15% de gaz et c'est pour ça toute la subtilité du système on définit le prix de l'électricité sur le coût de production le plus cher qui aujourd'hui le gaz et donc vous vous fixez les prix grâce avec le prix du gaz alors que vous vous ne dépendez pas majoritairement du gaz donc nous quand on est sur le nucléaire ou l'énergie renouvelable et encore une fois il faut investir relativement et c'est pas ce qui est fait donc là encore on va avoir du retard mais ça veut pas dire que que on peut pas y arriver et que à un moment donné on va pas se mobiliser pour pour pouvoir avancer sur le développement des énergies journées sachant que il y a plein de projets qui sont qui sont aujourd'hui développés en France qui sont extrêmement intéressants je pense notamment à l'hydrogène en mer qui est en train une première mondiale qui est en train de développer sur Saint-Nazaire il y a des choses vraiment particulièrement importantes qui vont nous permettre à un moment donné de gagner en souveraineté énergétique mais pour ça il va falloir mettre des moyens il faut planifier et pour cela nous pouvons pas avoir des acteurs privés qui se gavent au milieu on a besoin que l'État récupère sa pleine capacité de planifier justement cette transition écologique et énergétique et investissent dans les bons les les bonnes ressources en énergie pour demain Marina mesure vous êtes député européenne on a envie de se dire finalement tout ce chaos tout ce chaos spéculatif c'est quand même à cause de l'Europe on a du mal à dire autre chose que c'est à cause mais c'est vrai puisque c'est l'Europe qui a imposé la libéralisation du secteur donc enfin mais après l'Europe c'est quoi c'est aussi les personnes qui sient non bon donc on est responsable ce qui était au moment de la libéralisation la directive de 96 notamment et après celle de 2003 et de 2009 il y a eu trois directives importantes pour libéraliser mettre la fin des monopoles dans le secteur énergétique donc oui l'Europe a eu un a fait un aspect néfaste sur sur les questions énergétiques mais après ça veut pas dire qu'on peut pas changer justement parce qu'on est au cœur de l'Europe je suis député européenne et je me bats pour que les choses changent c'est pour ça justement est-ce que aujourd'hui dans ce cadre qui est construit celui de l'Europe avec des pays qui sont dissemblables avec des des pays qui géopolitiquement ne sont pas si alliés que ça on le voit en fait avec même l'Allemagne qui mène des politiques agressives notamment dans le domaine de la défense commune est-ce que il le rapport de force permet de pouvoir à partir de ces absurdités aujourd'hui le Parlement européen notamment et puis à la Commission européenne aussi mais la crise énergétique est tellement importante là on parle de désindustrialisation massive de l'Europe ah oui mais dans toute l'Europe donc de fait il y a une prise de conscience que ça va pas sur ce marché là et d'ailleurs avant lorsqu'on disait sortir du marché critiquer le marché de l'énergie c'était en commençant vous allez critiquer le marché maintenant dans les commissions dans lesquelles je siège on parle de critiques du marché déjà la la présidente vanderlion parle aussi de critiques du marché après le problème c'est que entre le moment où ils ont commencé à critiquer le marché et maintenant on est quelques mois plus tard on voit que on parle maintenant de petites réforme alors que c'était normalement une réforme structurelle du marché européen de l'énergie et donc ça va pas dans le bon sens le rapport de force du coup n'est pas très bon pour vraiment aller dans une réforme structurelle de ce qui est aujourd'hui le marché de l'énergie par contre on n'est pas obligé d'avoir toute la même politique énergétique en Europe c'est à dire que est-ce qu'on peut sortir de ce marché on pourrait décider de sortir du marché européen mais ça veut pas dire que on se retrouve en autarcie totale et qu'il y a plus d'échanges je veux dire avant la libéralisation il y avait ces interconnexions c'est à dire ben quand on voulait aller vendre de l'énergie on pouvait avec un autre état et inversement si on voulait en acheter ailleurs donc c'est à dire que avant la libération la libéralisation ça existait c'est coopérations et c'est pas c'est pas après en sortant de ce marché que on ne pourrait plus coopérer nous on pourrait décider donc d'avoir un monopole public c'est-à-dire un acteur économique qui pourrait aller sur un autre marché si par exemple notre pays veut rester dans un marché avoir son marché parce qu'on parle de marché européen mais c'est des marchés il faut bien comprendre et bien nous pourrions du coup acheter sur notre marché si nous en avions besoin même si nous nous ne sommes plus dans un dans un marché au niveau de la France donc c'est totalement possible en prenant en considération les différences entre pays la volonté de chaque population de ce qu'elle veut faire de son secteur énergétique mais nous nous pouvons en tout cas au niveau de la France décidez de sortir de ce marché de l'énergie donc ça pourrait être un bon mot d'ordre pour les mobilisations des artisans boulangers et des autres la sortie du marché européen de l'électricité le slogan en tout cas de mon enquête parlementaire c'est souvent les boulangeries du marché de l'énergie donc oui effectivement je pense que c'est un bon mot d'ordre à voir merci beaucoup Marina mesure députée européenne LFI nups
Marina Mesure