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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 avril 2025 22 min

Véronique Louwagie : « Il y a eu une réponse unie et proportionnée au niveau européen »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Véronique Louvagie, merci d'avoir accepté notre invitation ministre délégué chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l'économie sociale et solidaire. Ça fait beaucoup de choses. On va parler d'abord du budget et on l'a entendu mardi François Beou tirer une nouvelle fois la sonnette d'alarme sur le piège dangereux de la dette.

Est-ce qu'on ait pas plus besoin de piste concrètes d'économie que d'un éème signal d'alarme ? Avant de prendre des décisions pour aller dans un sens de piste l'économie, il faut faire le constat et je pense qu'effectivement nous avons besoin de transparence. Il y a un devoir de vérité à l'égard des Français.

Ce devoir de vérité, nous le devons au français par respect. également pour euh constituer un socle solide pour prendre des décisions raisonnables et des décisions responsables. La situation du budget doit nous amener effectivement à euh décider et à atteindre l'objectif qui a été euh déterminé, hein, un déficit qui ne dépassera pas 3 % en 2029.

Je rappelle qu'aujourd'hui en 2024, c'est un déficit de 5,4 %, l'objectif 2026 4,6 % et nous devons sortir effectivement de cette spirale de la dette aujourd'hui qui nous met en difficulté. Notre dette a atteint 3300 milliards. Nous empruntons chaque année 300 milliards d'euros. 300 milliards d'euros pour financer notre déficit et pour financer également les remboursements d'emprunt qui arrivent à échéance.

Donc nous devons sortir de cette spirale. Il faudra prendre des décisions, des décisions qui devront être courageuses. Effectivement le ministre de l'économie Éric Lombard a évoqué 40 à 50 milliards.

Après quoi pour vous les pistes prioritaires pour trouver ces 40 à 50 milliards ? Eh bien, il faut euh il ne faut pas déterminer comme ça des pistes prioritaires. Je crois que tout doit être ouvert parce qu'à partir du moment où vous déterminez dès maintenant des pistes prioritaires, une fois que nous avons bâti le constat, vous vous limitez.

Je crois qu'il ne faut pas établir de limite. Il faut effectivement probablement recentrer l'État sur ces missions régaliennes. Il faut travailler sur toute la sphère étatique.

Nous parlons souvent de tout ce qui concerne les agences d'État, les opérateurs de l'État qui ont vu effectivement leurs dépenses augmenter au niveau des opérateurs de l'État. Ça va suffire pour trouver 40 à 50. Non, ça ne suffira pas.

Je crois que c'est la raison pour laquelle il ne faut pas déterminer dès maintenant des pistes prioritaires. Toutes les pistes doivent être ouvertes dont probablement celles qui concerne les opérateurs. Il faut probablement et sûrement travailler également sur la sphère sociale.

Je rappelle que la sphère sociale c'est quasiment la moitié de nos dépenses sur les 1700 milliards. Donc vous ne pouvez pas agir sur les dépenses publiques sans vous concentrer ou prendre une part sur la question de la sphère sociale. Après, il faut se poser la question juste sur la sphère sociale, quelle quelle part ?

Et par exemple, la Cour des comptes lanc une piste, c'est de faire payer les dépenses de santé en fonction des revenus. Ça pour vous ce serait une solution ? Écoutez, je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure des solutions parce que nous avons un dispositif aujourd'hui de protection sociale qui est basé sur la solidarité, qui est une protection sociale dont les Français sont très auquels les Français sont très attachés.

Pour autant, cela peut-être une piste. Je crois que encore une fois, rien ne doit être tabou. Tout doit être mis sur la place.

Il faut sur la la place, y compris par exemple moins rembourser des médicaments. Ça c'est une piste qu'il faut remettre sur la table. Il y a déjà un mécanisme de franchise hein qui qui existe au niveau des médicaments qui a été augmenté.

Je crois qu'il est important aussi de responsabiliser les Français. Aujourd'hui, un certain nombre de Français ne connaissent pas le coût des prestations de santé dont il bénéficient. quand vous allez à l'hôpital que vous passez quelques journées à l'hôpital quelquefois dans des dispositifs de soins intensifs qui coûtent très cher, c'est quand même difficile d'imaginer le coût de ces prestations.

Donc il doit y avoir une question de responsabilisation qui doit être mise sur la table. Pour autant, il faut aider aussi les plus fragiles. Il faut trouver, je dirais, le juste curseur pour atteindre cette responsabilisation dont nous avons besoin, mais également prendre en compte tout ce qui concerne la solidarité.

Il y a la question des arrêts de travail par exemple qui est une dépense qui a énormément augmentée. Il faut véritablement je dirais arrêter dans cette spirale d'augmentation du coup des des arrêts de travail et travailler sur un dispositif qui euh contribue à les réduire. Il y a la question des jours de carence également par exemple qui euh doivent être mis sur la table.

Mais au-delà des jours de carence aujourd'hui le nombre d'arrêts de travail a énormément augmenté le nombre de jours également. Donc il faut se poser la question pourquoi pourquoi en en quelques années comme ça nous connaissons des augmentations de cette nature ? Voilà donc des réponses doivent être apporté aussi en ce sens.

Est-ce qu'il faut également faire contribuer les retraités à cet effort ? Écoutez, je pense qu'il doit y avoir encore une fois un dispositif de solidarité qui doit être exister. Effectivement aujourd'hui nous voyons le niveau de revenu des retraités a augmenté plus que le niveau de revenu des actifs.

Donc il faut se poser la question les retraités et nous ne pouvons que nous en réjouir. Enfin les Français vivent de plus en plus longtemps. Donc il y a aussi cet élément à à prendre en compte.

Nous savons également par exemple, vous évoquez tout ce qui concerne les dépenses de santé que les dépenses de santé sont plus importantes au niveau des retraités en fonction de l'âge. Donc il faut prendre en compte tous ces curseurs et je crois que chaque et sur les retraités, on les fait contribuer ou pas ? Parce que les républicains, ils étaient pas favorables à à ce qu'on s'attaque au retraités.

Est-ce que là vous dites bah vous dites toutes les pistes sont ouvertes ? Est-ce que la contribution des retraités c'est une piste aussi qui ouvre ? Toutes les pistes sont ouvertes sur les retraités.

Il y a plusieurs pistes qui sont mises sur la table. Elles doivent être examinées. Il y a la piste euh de de l'abattement de l'exonération de de 10 % qui était une exonération qui existe au titre des frais professionnel pour les actifs.

Il y a également la question de l'indexation. Est-ce qu'il revient effectivement de continuer à indexer les retraites sur l'inflation et ou sur un autre élément qui peut-être par exemple le pouvoir cette piste ? Je je crois encore une fois que toutes les pistes doivent être mises sur la table parce que disaient les républicains.

Laurent Voquier par exemple, il était opposé lui à ce qu'on des index les pensions des retraités. Moi je dis toutes les pistes doivent être mises sur la table. La situation est telle que nous ne pouvons pas euh nous nous exonérer de répondre à cet objectif de diminution de déficit.

Nous préparons l'avenir, nous préparons la situation de nos enfants et de nos petits-enfants. Je rappelle qu'aujourd'hui un enfant qui nî avec une dette de 50000 €. Est-ce que nous pouvons nous satisfaire de cette situation avec effectivement si nous ne faisons rien, un niveau de cette dette qui va augmenter ?

Donc effectivement toutes les pistes doivent être mises sur la table. pris péréniser la contribution des haut revenus dont la droite souhaité qu'elle reste exceptionnelle. Alors moi je suis sur la situation des dépenses parce que pour répondre à une question de déficit, vous avez deux manières d'agir effectivement sur les recettes et sur les dépenses.

Sur les recettes, vous avez deux manières d'agir. Générer de la croissance, créer de la valeur. Et là je suis tout à fait favorable.

Il faut effectivement enclencher un certain nombre de pistes encore de manière plus importante pour générer de la croissance. En revanche, je ne suis pas du tout favorable pour augmenter les impôts. Nous avons déjà en France un taux de prélèvement obligatoire des un des plus élevés euh de de d'Europe et et du monde.

Et et je rappelle que les prélèvements obligatoires pénalisent les ménages et les entreprises. Donc moi, pour moi, il faut agir sur créer de la valeur, générer de la croissance et agir sur les dépenses publiques où aujourd'hui nous avons un taux de dépenses publiques très important. Puisque vous parlez de croissance, avec les incertitudes que fait peser Donald Trump, avec la question des droits de douane, ses revirements, ses pauses, est-ce que vous pensez que les prévisions de croissance pourront tenir ou est-ce qu'il va falloir réfléchir, anticiper une baisse de ces prévisions de croissance ?

Mais écoutez, en matière de prévision de croissance, il y a déjà une baisse qui a été euh prise en compte, hein. Je rappelle que à l'automne, le budget avait été bâti sur une prévision de croissance d' 1,1 % qui a été revue à 0,9 et aussi en ce moment revu à 0,7. Il faut effectivement travailler sur cette période, je rappelle au niveau de l'agenda euh que nous connaissons aujourd'hui, une suspension de de mesures de de droit douane qui était prévue initialement à 20 % sur l'ensemble des euh produits, mais c'est une suspension pour 90 jours.

Alors, c'est une mesure un peu, je dirais d'apaisement mais ça n'est pas le grand virage hein parce que par ailleurs, nous avons tout de même des droits de douanes qui s'appliquent, je rappelle quand même à hauteur de 25 % sur tout ce qui concerne l'acier, l'aluminium, l'automobile et 10 % sur l'ensemble des autres mesures. Donc il nous faut profiter de de cette période pour je dirais faire pression, négocier encore plus fort avec les États-Unis de manière importante et et continuer à parler d'une voie unie au niveau européen et il nous faut pousser effectivement pour que il y ait le moins d'impact possible sur la croissance sur la valeur que nous devons générer mais vous avez l'impression que les Européens ils vont réussir à parler d'une voin Georgia Meloni est aujourd'hui à Washington elle reçoit demain à Rome Did Vent est-ce que vous avez l'impression que les Européens restent unis. Écoutez, jusqu'à maintenant et là on peut s'en réjouir parce que dès le début dès les premières annonces de Donald Trump, l'Europe a parlé d'une voix unie sous et la France a beaucoup poussé d'ailleurs d'avoir cette Est-ce qu'elle agit de manière unie ?

Oui, elle a agit euh d'une manière unie et d'ailleurs Donald Trump ne s'y est pas trompé parce qu'il n'a pas établi de droits de douane différents d'un pays à l'autre au niveau européen. Nous avons effectivement des droits de douanes qui s'appliquent pour toute l'Europe et jusqu'à maintenant effectivement et et ça on peut s'en réjouir, il y a une réponse à la fois unie d'une seule voie au niveau européen et également avec une réponse qui a été proportionnée. Ne pas s'inscrire dans la dans une escalade et la France le poussait beaucoup et ça je crois que c'est très important.

Il faut continuer à négocier, il faut faire pression pour effectivement profiter de ces 90 jours pour avoir des avancées et peut-être obtenir des réductions du droit des des droits de douane. Vous qui êtes ministre du du commerce et des PME, est-ce que vous voyez déjà les conséquences euh de ces fluctuations de Donald Trump sur les droits de douanes, sur nos PME, sur certaines entreprises ? Dire que je vois les conséquences à ce stade.

Non, en revanche, je mesure les incertitudes des entreprises. Nous avons d'ailleurs à Ber côté d'Éric Lombard reçu les entreprises. J'ai moi-même tenu le Conseil national du commerce, tous les acteurs du commerce que j'ai reçu en milieu de semaine.

Il y a plusieurs situations en fait. Alors, il y a des secteurs d'activité qui sont beaucoup plus concernés. ce ceux qui sont concernés par les droits de douan de 25 % par exemple.

Alors vous avez les entreprises aussi qui exportent qui sont directement concerné, vous avez des entreprises qui n'exportent pas forcément mais qui sont ou des sous-traitants qui sont dans une chaîne de valeur de de d'une chaîne d'exportation qui aujourd'hui ne savent peut-être pas qu'elles sont dans cette chaîne de Il y a pas de conséquence. Il y a pas par exemple des entreprises qui ont recours au chômage partiel, des entreprises qui sont obligées de licencier parce que Donald Trump ce qu'il a fait ça a des conséquences sur le sur leur à ce stade il ne met pas remonté un certain nombre d'éléments de cette nature. En revanche, il y a des inquiétudes et et là j'évoqué tout ce qui concernait directement les États-Unis, mais il y a des inquiétudes également sur tous les flux euh de de produits asiatiques qui ne pourraient pas se diriger vers les États-Unis contenu, je dirais, des droits de douanes relativement importants qui ont été établis. entre la Chine et les États-Unis et un risque effectivement de déferlement euh de c'est euh produit vers l'Europe.

Donc comment se prémunit de ce risque ? Pardon ? Comment se prémunit de ce risque de déferlement des produits chinois sur le marché européen ?

C'est c'est une situation qui a été déjà examinée avec beaucoup d'attention au niveau européen parce que nous avons un mécanisme aujourd'hui d'exemption des droits de douane sur les colis de faible valeur jusqu'à 150 € sur lequel déjà le l'Europe avait agi dès début février sous la pression de la France d'ailleurs le 5 février dernier la Commission européenne a pris une décision de revenir et d'anticiper de 2 ans cette réflexion sur l'exemption des droits de douan qui était normalement prévu jusqu'en 2028. Il a été envisagé de revoir ça dès 2026 et d'envisager également la mise en place de frais de gestion non discriminatoire pour financer les services douiniers. Donc c'est un point où l'Union européenne avait déjà apporté beaucoup d'attention.

Ce point est revenu euh avec une autre dimension regarder droite douane et nous devons travailler effectivement sur une réflexion euh s'il ne faut pas baisser, s'il faut probablement baisser d'ailleurs ce seuil d'exemption des droits de douanes pour effectivement apporter une contrepartie à ce flux de de produits asiatiques. De mon côté, j'ai demandé à la DGCCRF d'établir un certain nombre de contrôles sur toutes les plateformes qui participent à faire rentrer des produits sur le le sol européen et là sur le sol français. J'ai demandé également que un grand nombre de produits et maintenant de ces plateformes soient contrôlés en terme de qualité.

Parlons de tout ce qui est sécurité sanitaire, respect d'énormes de ces produits. C'est important. Et avec ma collègue Amélie de Montchalin, nous allons établir un nouveau protocole entre les douanes et la DGCRF pour faire en sorte d'adapter le niveau de contrôle qui doit être opéré au regard de ces nouveaux flux qui arrivent.

Et le nouveau protocole, ce sera pour quand ? Il est en cours de d'établissement, ça c'est pour quelques semaines. Est-ce que le projet de loi de simplification qui a été voté au Sénat, qui est examiné en ce moment à l'Assemblée, pas en ce moment parce que c'est les vacances parlementaires, mais qui a été examiné avant, qui sera examiné après les vacances, il peut permettre de faire des économies ?

Oui. Euh alors simplifier simplifier, ça n'est pas une fin en soi. Euh derrière la simplification euh l'intérêt effectivement c'est de faire des économies et puis comme je le disais tout à l'heure de créer euh euh de de la richesse, de créer de de la valeur et de participer à la croissance.

Je rappelle, il y a eu d'ailleurs un rapport du Sénat en juin 2023 qui chiffrait le coût de la bureaucratie à quasiment 3 % du PIB. euh voilà avec euh aujourd'hui 44 millions de mots et c'était euh indiqué dans dans ce rapport qui constitue l'ensemble de nos normes. Donc c'est un coût pour les entreprises et tout ce qui euh par euh par fait qu'au niveau des entreprises, le chef d'entreprise ne peut pas se concentrer sur son cœur de métier est un coût.

Finalement, c'est une des dépenses les plus les plus importantes. Le projet de loi de simplification va apporter des réponses sur je dirais le stock à la fois par exemple sur les artisans pour leur simplifier l'accès à la commande publique. La commande publique c'est 200 milliards d'euros.

Donc tout ce qui va faciliter l'accès à la commande publique au niveau des nos artisans va faciliter aussi tout ce qui concerne l'économie. des euh modes de facilitation également pour les start-ups, des dispositifs qui vont faciliter aussi euh la vie euh des commerçants notamment en matière de beaux commerciaux euh en faisant en sorte qu'il y ait une mensualisation des loyers plutôt qu'une trimestrialisation. Donc cela fera des sorties moindres de trésorerie au niveau des commerçants.

Limiter également les dépôts de garantie à 3 mois alors qu'aujourd'hui nous pouvons avoir des dépôts de garantie qui sont beaucoup plus longs. Et ça c'est 2 milliards de trésorerie qui va aller directement je dirais chez les commerçants. Voilà, il y a des dispositifs de simplification aussi qui concernent les très petites entreprises en matière bancaire, en matière d'assurance, en matière d'énergie.

Et puis il y a un dispositif pour agir sur euh le flux notamment à travers le test PME qui est un test qui permettra de mesurer préalablement à l'adoption d'une norme l'impact sur la vie des entreprises de cette norme c'estàdire mesurer les coûts directs et indirects d'une norme, d'un projet de loi, d'un arrêté ou d'un décret pour éviter des situations. Ensuite les entreprises doivent subir finalement un certain nombre d'impact technique ou administratif. On va parler de la TVA pour les micro-entreprises.

Le budget prévoyait une baisse du seuil d'exention de la TVA. Pour ces micro-entreprises, le gouvernement l'a suspendu jusqu'au 1er juin. Vous avez mené des concertations qui ont entré des divergences.

Est-ce que du coup la date du 1er juin, c'est toujours la date limite de la suspension ou est-ce que vous prévoyez de la repousser ? Alors, vous avez raison de dire que ces concertations n'ont pas conduit à un consensus. En fait, il y a trois catégories. une catégorie au travers les fédérations, les organisations professionnelles qui considèrent que le seuil de 25000 doit être maintenu.

Il y a une autre catégorie qui considère qu'il faudrait rester sur le régime antérieur. Puis il y a une troisième catégorie qui retient des un flux différent entre ces 25000 et et les seuils de 85000 que nous pouvons avoir avec des dates d'application qui pourraient être progressives. Mais il ressort deux points saillants. c'est que le seuil de franchise de 25000 correspond tout à fait à une situation qui pourrait s'appliquer au bâtiments compte tenu d'un certain nombre de dispositifs de concurrence qui ne sont pas considérés comme loyal. et de c'est que le seuil de 25000 ne correspond pas du tout à tout ce qui euh s'applique au métier de service à la personne et que le seuil 37500 qui existait pourrait s'appliquer.

C'est la raison pour laquelle nous dirigeons plutôt dans cette voie qui pourrait être un seuil de 37500 pour l'ensemble et un seuil de 25000 pour le bâtiment. Donc fini le seuil unique qui a été voté. Il y aura deux seuils.

Pour autant pour autant c'est ce que propose le gouvernement. euh nous ne pouvons pas pour euh des des modalités euh je je dirais euh euh d'application dans le projet de loi simplification euh utiliser ce vecteur législatif pour travailler sur ce point. Donc ça sera pas un amendement du gouvernement dans le projet de loi simplifié.

Non, ça ça ne peut pas l'être puisque c'est considéré en fait ce serait un cavalier. Voilà. Donc il nous faut travailler sur une disposition législative.

Je recevrai les parlementaires tout début mai pour travailler avec eux sur le un dispositif qui pourra permettre d'évoluer et de prendre en compte je dirait l'orientation du gouvernement qui leur sera proposé. Donc tout début mai, je réunirai les parlementaires et nous pourrons travailler sur ce dispositif pour donner une réponse avant le 1er juin. Donc ça veut dire que vous espérer une proposition de loi.

Écoutez, nous allons voir avec les parlementaires si une proposition de loi peut-être retenue dans ce cadre ou si nous retenons un un autre dispositif, mais ce sera avec eux que nous travaillerons cela. Mais est-ce que ça veut dire que le 1er juin ça reste la date où est-ce que vous pourriez repousser la suspension euh et ce qui est en cours actuellement au-delà pour laisser le temps aux parlementaires d'écrire cette proposition de Vous savez, j'ai j'ai lancé une grande concertation à la demande d'Éric Lombard en coordination avec ma collègue Amélie de Montchalin. Cette concertation, je l'ai bâti avec les acteurs, les fédérations, les organisations professionnelles en concertation également avec les parlementaires.

Je veux terminer cette concertation avec les parlementaires début mai et prendre une décision avec eux. C'est le mode un petit peu de fonctionnement du début ma 1er juin, c'est très court. Oui, mais je pense oui, c'est court.

Mais nous avons réagi très rapidementin. Nous avons donné une première échéance qui était le mois de février pour reporter donc jusqu'au 1er mars dans un premier temps alors que la loi avait été adoptée mi-février. Le 28 février, j'ai donné les conclusions de cette concertation.

Nous avons repoussé jusqu'au 1er juin. Nous avons réagi très rapidement au regard de délis. Mais vous vous souhaitez la fin du seuil unique en tout cas qui est deux seuils différents non je euh oui, c'est ce qui ressort.

Ce sont les deux points saillants qui ressortent des des concertations. Je suis très attentive et très respectueuse de de faire un état des lieux de ce qui ressort des concertations. C'est c'est une question de respect à l'égard de tous les acteurs.

Quelques questions d'actualité pour terminer. La tension qui monte entre la France et l'Algérie et l'Algérie qui cible nommément Bruno Retaillot. Est-ce qu'il a eu raison d'afficher une telle fermeté ?

Bruno Rotaillot, est-ce que sa méthode a été la bonne ? Mais écoutez, sa méthode est celle de de de sa vision et et je crois qu'il quand il fait état de fermeté, je ne peux que le rejoindre. En demeurant ce qui se passe là au niveau de de l'Algérie, de relation entre l'Algérie et la France résulte de fait euh que que l'on peut je dirais regretter tout simplement parce que il y a une procédure euh que judiciaire qui est en cours et derrière c'est l'indépendance de la justice qui est là doit être préservée qu'on ne peut que défendre.

Et c'est vrai que pour autant, on ne peut que regretter euh la manière et la réponse un petit peu disproportionnée des autorités euh algérienne et souhaiter finalement que les relations, les discussions euh repartent, le dialogue se rétablisse de manière très importante et très rapidement et en qualité de ministre du commerce, je ne peux que le souhaiter parce que derrière il y a aussi des relations économiques, des flux économiques entre les deux pays et et tout ça est un peu mis mise à l'arrêt. que je souhaite effectivement que le dialogue reprenne rapidement. C'est que là ça a des conséquences sur le commerce à l'heure actuelle.

Oui, il a Oui, j'ai été saisi de de quelques entreprises qui effectivement ont des flux, des contrats qui sont plutôt à l'arrêt. Et que vous disent Jean-Noël Barreau, Bruno Retaillot à ce sujet ? Ben, je crois que tout le monde souhaite aujourd'hui que le dialogue euh reparte, reprenne.

Le dialogue avait d'ailleurs repris euh fin mars, il est arrêté là euh au regard de ce qui s'est euh passé et et du renvoi d'un certain nombre de diplomates, mais je pense que la réponse est disproportionnée du côté des autorités euh algériennes et que très vite, il faut euh susciter, faire en sorte que ce dialogue reparte. Dans la bataille pour la course à la présidence DLR, vous êtes plutôt voqué ou ? Alors écoutez, moi j'ai décidé de rester euh un petit peu en en dehors, d'avoir une certaine neutralité.

Ben écoutez, je suis membre du gouvernement euh gouvernement dans dans lequel Bruno Retaillot est ministre de l'intérieur. J'étais euh député euh il y a encore quelques mois avec comme président Laurent Voquier. Nous avons deux personnalités de talent.

Me par Vous n'arrivez pas à choisir ou vous voulez pas exprimer votre choix ? J'ai j'ai l'embarras du choix. J'ai l'embarras du choix mais je souhaite Non, je ne le ferai pas.

Je ne le ferai pas. Je dis je l'ai dit d'ailleurs et à Bruno Retaillot et à Laurent Voki, je leur ai dit pourquoi que je souhaitais aussi continuer à faire je dirais le pont entre le gouvernement d'un côté le parti, les républicains, le groupe parlementaire, la droite républicaine et j'ai un certain nombre de textes àorter par exemple tout ce qui concerne le texte sur la simplification économique de la vie des entreprises. d'autres textes que j'aurais également apporté, tout ce qui concerne par exemple la le seuil de franchise de TVA sur qui concerne plus particulièrement les micro-entrepreneurs.

Donc moi, je suis je dirais engagé pour conduire une politique économique ambitieuse au service des Français à côté des des chefs d'entreprise, des artisans, des commerçants, mais avec les membres du gouvernement, avec les parlementaires, je suis très attentif au lien à établir avec les parlementaires. Je l'ai été pendant 12 ans. Donc ça me donne une approche, un œil en tout cas important à cette relation et je souhaite poursuivre dans cette relation.

C'est la raison pour laquelle je souhaite rester je dirais avec une neutralité. Merci Vic Loui. Merci à vous d'avoir été notre invité.

On passe tout de suite au club des territoires.

Véronique Louwagie : « Il y a eu une réponse unie et proportionnée au niveau européen » — Véronique Louwagie · Pourquijevote