Brunet sans filtre du vendredi 9 janvier 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est un tout petit peu avant midi, c'est ça ? 11h50 9. Et ben c'est l'heure de se retrouver.
Bonjour à tous, soyez les bienvenus sur notre plateau. Toujours son filtre, vous le savez. Bonjour Éric.
Bonjour [musique] Magalie. Soyez les bienvenus. Donc et à la une, vous le savez, les manifestations en Iran, jamais le régime iranien n'a paru aussi faible. [musique] Le pays, on a connu un des révolutions.
Est-ce que celle-ci elle est différente ? C'est la question qu'on essaiera de se poser dans notre émission. Les manifestations commencées fin décembre prennent de l'ampleur et Donald Trump [musique] de son côté ne rallâche pas la pression.
La situation est telle que le guide suprême est sorti de son silence ce [musique] matin. Il s'est exprimé à la télévision d'État. On l'entendra.
Et puis nous parlerons du du Groenland. La question c'est comment les 57000 habitants du Groenland, quatre fois la France, perçoivent, comprennent, accepte cette offre qui est faite par les Américains que pour l'instant qui n'est pas encore écrite sur le papier, mais on vous donnera entre 10000 et 100000 € par personne hein pour trouver un accord et vous faire rentrer dans le giron américain. Comment perçoivent-ils ça ces ces inuites enfin les habitants du Groenland parce qu'il n'y a pas que des inuites, il y a aussi des des Danois d'origine qui vivent là-bas.
Ça serait intéressant et on a une chance incroyable, c'est qu'on a Thomas Missraki qui est sur place, je sais pas si vous avez vu hier aux alentours de 14h, on est allé avec Thomas Misraki faire un duplexe au Groenland. C'était fou, il se promenait dans la les rues de la capitale. On a découvert les Champs-Élysées de Nuc.
Bon, il y a un peu moins de voiture que sur les Champs-Élysées, mais on a découvert ces paysages grandioses, sublimes, ce pays qu'on [musique] ne connaît pas, cette région qu'on ne connaît pas. C'était incroyable. Il sera avec nous encore Thomas Missraki en direct avec sa caméra qui se promène dans les ben dans les ses paysages grandioses du Groenland tout à l'heure vers 12h45.
Surtout ne ratez pas parce que ça a été un moment de magie incroyable dans notre émission hier. Et puis on va partir à Cran a d'ailleurs dans dans quelques secondes rejoindre notre équipe Brandon War qui nous attend sur place parce que l'émotion est extrêmement vive. He 10 jours après [musique] le terrible incendie et bien une cérémonie d'hommage est organisée en présence notamment d'Emmanuel Macron.
Les cloches de toutes les églises du pays vont sonner à 14h. Il y aura [musique] une minute de silence observé également à partir de 14h partout en Suisse. Nos équipes dont vous l'avez compris sont sur place. [musique] Nous suivrons cette cérémonie en direct à partir de 13h. [musique] Et nous partons mesdames messieurs justement maintenant à Cran Montana pour commencer notre journal.
Les écrans géants ont donc été installés dans la petite ville du sud-ouest de la Suisse. Une cérémonie du de de d'hommage qui pour des raisons de sécurité aura lieu dans la vallée à côté à Martinier. Nous sommes avec Brandon Warrette et Juline Garnier.
Vous êtes tous les deux positionnés à Cran Montana où on l'imagine l'émotion est forte. Nous sommes à peu près 2h avant le début de cette commémoration. Brandon, bonjour Magalie.
Bonjour Éric. Effectivement, beaucoup d'émotions pour ces nombreux habitants, ces touristes, ces locaux, ces commerçants qui sont ici. Regardez sur ces images de Julien Garnier.
C'est une sorte de chapelle qui a été installée ici avec notamment cette bâche pour recouvrir les nombreux messages de soutien, les bougies, les fleurs par centaines et par centaines. Et puis regardez sur ces images, à l'instant, ce sont des drapeaux sous forme de pancarte parce qu'il y a de nombreuses nationalités qui ont été touchées dans cet incendie. un drapeau italien, belge, portugais, turc, suisse, français, roumain aussi.
Et puis regardez à côté, de nombreuses personnes viennent se pressent pour écrire quelques mots sur ce carnet d'hommage. Quelques mots depuis tout à l'heure et puis ce qui nous a particulièrement marqué Éric Magali tout à l'heure, lorsqu'une femme est venue, elle était très marquée, elle avait un un visage en pleur et portait des lunettes de soleil. Elle nous expliquait qu'elle venait pour la première fois parce qu'elle a perdu un membre de sa famille dans l'incendie le 31 décembre et elle voulait voir les lieux du drame.
Elle nous disait aussi qu'elle voulait participer à cet hommage et que c'était très important pour elle. Et là, l'atmosphère qui règne, ce que l'on peut vous dire aussi, c'est un silence de cathédrale. On voit beaucoup beaucoup de monde qui font la queue, beaucoup d'émotions, des personnes ampleurs qui vont donc rendre hommage aux 40 personnes qui ont perdu la vie et aux 116 blessés.
Vous l'avez dit, un moment attendu aussi à 14h, ce sont les cloches de toutes les églises du pays qui raisonneront à l'unisson pendant 5 minutes avec une minute de silence qui sera également observé. Des écrans géants seront installés à quelques mètres de là pour permettre à tous au plus grand nombre de rendre hommage avec cette cérémonie hors norme et une sécurité aussi très importante. 37 délégations étrangères attendues pour cette cérémonie.
Effectivement et on vous rejoindra d'ailleurs à cette occasion. Merci beaucoup Brandon Waret. Notre édition spéciale est à suivre à partir de 13h.
Et en attendant bien l'enquête continue puisque le couple de Français propriétaire du bar le la constellation vous le savez où où a lieu le le où où lieu le drame ? Et bien ce couple est entendu pour la première fois. Quelle est leur responsabilité exactement pour le moment ?
Il s'agit de savoir quelle était leur situation à leur arrivée en Suisse. Matthéo Sierravinot, vous êtes avec Éric Josè public de Sion. Est-ce que le couple est toujours dans les locaux ?
Le couple Morétique est toujours en audition derrière nous ici au ministère public. L'audition s'est déroulée en deux phases. D'abord, Jacques Moretti a été entendu autour de 8h puis sa femme Jessica autour de 9h30.
Et vous l'avez dit, l'audition ne porte pas directement sur le constellation sur les potentiels normes incendies non respectées, mais bien sur la situation personnel de ce couple de français originaires de Corse. Il fallait donc pour les enquêteurs essayer d'appréhender leur arrivée en Suisse, comprendre comment ils ont ouvert autant d'établissements en si peu de temps, avec quel financement. Le couple Moretti s'est déjà exprimé une fois via un communiqué où ils ont partagé leur profond chagrin et l'ont assuré, ils ne vont pas se dérober l'enquête.
C'est donc la première étape à noter le timing tout tout de même qui interpelle puisque vous l'avez dit aujourd'hui, c'est un jour de deuil national ce qui laisse préjager que cette audition ne devrait pas s'éterniser tout au long de la journée. Et puis nous venons de l'apprendre mesdames messieurs. Trois surveillants pénitentiaires de la maison d'arrêt d'ex Luine ont été agressés par un détenu.
Guillaume Chièz est avec nous du service police justice LCI TF1. Vous nous avez rejoint. Qu'est-ce qu' cette affaire d'agression ?
Nouvelle agression au sein de l'administration pénitiaire dans une prison française. Ouais, une nouvelle agression par un détenu de 23 ans armé d'une paire de ciseaux. Il s'en est pris pour une raison toujours inconnue à trois agents pénitentiaires.
Le plus grièvement blessé a été touché au niveau du coup, soigné sur place. Son pronostic vital n'est pas engagé. L'agresseur détenu depuis avril 2024 a été condamné notamment pour viol sur conjointes et violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique.
Il a été placé en garde à vue et sera donc interrogé par les enquêteurs sur les faits de ce matin. Merci beaucoup Guillaume pour pour toutes ces précisions avec cette information. Donc qui nous est parvenu il y a quelques minutes seulement.
Et puis à la une de l'actualité, la tempête Goretti qui a balayé une partie de l'ouest de la France notamment le Cantin, ce département de la Manche qui a été particulièrement touché avec des vents, écoutez bien, avec des vents à plus de 210 km/h. C'est rarissime en France, les dégâts sont considérables. Des arbres arrachés bien évidemment, des inondations et toujours à cette minute 380000 foyers qui sont privés d'électricité.
Mais on va partir à Cherbourg tout de suite pour savoir quelle est la situation sur place puisque Sarah Marty vous êtes avec Arthur Grelet donc peut-être au côté des secours, comment ça se passe du côté de de Cherbourg ? Et oui, les pompiers sont actuellement en train d'inspecter un collège et de le sécuriser. Là, vous le voyez, ils sont en train d'enlever les dalles parce que c'est une partie du toit du collège qui s'est envolé cette nuit et on est avec l'adant chef.
Vous nous expliquez là pourquoi vous êtes en train d'enlever les dalles en fait ? Donc là, on enlève tout simplement les dalles parce que le le toit s'est envolé. Pour l'instant, les conditions météo nous permettent pas de d'obstruer le trou avec une bâche ou d'autres tôle.
Donc ce qu'on a, on a décidé d'enlever les dalles du plafond suspendu pour éviter qu'elles se gorge d'eau et qu'elle ne fasse tomber la structure. Et en même temps, ça nous permet de voir vérifier l'installation électrique s'il y a pas des boîtes de dérivation ou des branchements qu'il faudrait qu'on protège pour éviter d'éventuels départs de feu. Très bien.
Merci beaucoup pour ces explications. Actuellement donc ils sont en train de sécuriser les bâtiments. Plusieurs ont déjà été condamnés. cet étage sera condamné aussi.
On ne sait pas encore si le collège pourra réouvrir dans la semaine. Merci beaucoup Sarah. Effectivement le sur le point sur la situation, c'est le préfet de la Manche qui l'a fait ce matin.
Il y a des dégâts bien évidemment, vous l'avez compris mais heureusement, il n'y a pas eu de drame. Écoutez, conformément aux prévisions météorologiques, nous avons connu un épisode particulièrement violent avec des pointes devant jusqu'à 213 km/h du côté de Barfleur. Une vitesse moyenne qui était à 160 km/h dans le Cotentin.
Donc euh on peut qualifier cet épisode climatique d'exceptionnel. Euh au total plus de 400 interventions euh dans la nuit euh qui euh ont fort heureusement occasionné peu de victimes humaines et on le disait, c'est quand même tout l'ouest de la France qui a été concerné par cette tempête. On va partir dans l'heure maintenant retrouver une autre de notre une autre journaliste Léana Bol et Camille Courta.
Vous êtes donc vous dans l'heure. Quelle est la situation ici ? Oui, beaucoup de routes restent impraticable.
Comme vous le voyez sur les images de Camille Courta, cet arbre est allongé sur cette voie, sur cette entrée de village et bloque donc la circulation. Et des arbres comme ça, il y en a encore plusieurs qui tombent. Justement, nous venons de croiser un bus qui a pris un arbre sur le son véhicule.
Il a dû s'arrêter, le rétroviseur était était touché. Il a donc pas pu continuer sa tournée et ces scènes-là, ces scènes de dégâts, il y en a un peu partout dans tout le département. C'est pour ça que les travaux de déblayage devrait continuer jusqu'à au moins ce soir.
Merci. Voilà pour cette tempête Goretti. Maintenant, on part en Iran.
Vous savez que la situation dans ce pays est absolument incroyable, explosive. Les manifestations qui ont débuté juste après Noël le 28 décembre et bien se poursuivent. Elles prennent surtout chaque jour, chaque soir, chaque nuit davantage d'ampleur.
Euh, ils sont des milliers pratiquement dans toutes les régions, dans toutes les villes, parfois dans des petits villages euh à sortir dans la rue et toutes les provinces sont concernées. Alors, désormais, les slogans sont très clairs. On savait qu'au début, c'était des slogans qui touchaient sur la question du pouvoir d'achat, de l'argent.
Désormais, c'est un peu plus politique. Regardez. mort au dictateur, c'est le guide suprême évidemment qui est ici visé.
Hallirai face à la situation a pris la parole pour la première fois depuis le début du moment. C'était ce matin à la télévision d'État. Regardez, il se dit encore déterminé à l'Iran.
L'Iran ne reculera pas aux manifestants "Ces saboteurs, ses vandales", a-t-il dit. On le rappelle, il y a de nouveaux appel à manifester ce soir. On verra ce que donne donc cette mobilisation ce soir.
En tout cas, la répression s'est dur en milieu de semaine. Les ONG comptent 45 morts en une douzaine de jours. Et puis ce régime des MOL affaibli.
Depuis 2 ans, il perd des alliés les uns après les autres. Il y a la guerre menée par Israël contre le Ramas. contre le Hezboll, Bachar Al-Assad qui a été renversé et puis dernièrement Nicolas Maduro hein, ça beau être loin de l'Iran, le Venezuela c'était un allié fidèle de ce pays de l'Iran, Nicolas Maduro donc a été capturé et puis il y a la pression la pression constante des États-Unis contre la République islamique d'Iran.
Oui, c'est vrai que ce régime n'a jamais paru aussi faible. Donald Trump mercredi soir a prévenu he le guide suprême. Si vous tuez des gens et bien nous frappons très fort.
Et cette nuit le vice-président américain Jidy Evens a insisté. Les manifestants ont le soutien de l'administration Trump. Écoutez, certainement nous soutenons quiconque participe à une manifestation pacifique.
Quiconque cherche à exercer ses droits à la libre association et à faire entendre sa voix. Il est évident que le régime iranien a beaucoup de problèmes et comme l'a dit le président des États-Unis, la chose la plus intelligente qu'ils auraient pu faire, c'était vrai il y a 2 mois, c'est encore vrai aujourd'hui, serait d'engager une négociation avec les États-Unis sur ce que nous voulons voir en ce qui concerne leur programme nucléaire. Je laisserai le président s'exprimer sur ce que nous allons faire à l'avenir, mais certainement nous nous tenons au côté de quiconque dans le monde, y compris le peuple iranien qui défend ses droits.
Voilà, on va revenir dans un instant en attendant un petit mot de foot quand même pour vous dire qu'il y a un nouveau titre pour le PSG. Les Parisiens hier soir ont remporté le trophée des champions face à l'OM. Victoire au tir au but 4-1 avec un un Lucas Chevalier impérial he dans les cage parisienne.
Un très beau match. Les deux équipes s'étaient quitté sur le score de deux partout à la fin du temps réglementaire. La rencontre, on le rappelle, avait loin, très très loin de chez nous.
Avait lieu très loin de chez nous, c'était au cowette. Tout à fait. Vous êtes très football vous.
Vous êtes toujours fan du supportrice du du FC Nant. Ouais, les temps sont durs mais la réponse est oui. Bien mesdames, messieurs, vous restez avec nous parce que dans une poignée de seconde nos intervenants sont au maquillage, ils vont rentrer dans le studio, on va parler de ce qui se passe en Iran.
C'est franchement c'est ce qui se passe bouleversant [musique] et il y a déjà eu des mouvements en Iran. On vous en a tellement parlé, de tr 4, [musique] au cours desquels on s'est dit "ça y est, le régime va tomber." Mais là franchement franchement on peut raisonnablement imaginer que [musique] la fin des mol est possible.
Nous en parlons dans un instant avec nos invités. Ça sera le premier gros thème [musique] de Brunet sans filtre. Et puis les drapeaux sont en berne cérémonie dommage aux victimes du terrible incendie qui a lieu il y a une dizaine de jours pendant la nuit de la Saint-Syvestre à Cran, Montana.
Une cérémonie d'hommage avec des invités de marque, des chefs d'état dont Emmanuel Macron sont attendus sur place. Nous la suivrons en direct sur notre antenne des 13h. À tout de suite.
À tout de suite. Et puis tiens, ce sera mon édito aussi dans une poignée de seconde écarter les chaste oreilles. Je vous expliquerai pourquoi j'ai peur.
À tout de suite. Bonjour Magalie Lunel. Bonjour Éric.
Bonjour [musique] Magalie Bartè. Bonjour à vous Didier et Jady. Merci d'être avec nous.
Bonjour. euh d'origine iranienne. On a vraiment besoin de vos lumières parce qu'on va parler de l'Iran dans un instant.
Il s'est passé des choses très très [musique] importantes hier soir, mais vraiment très importante en Iran et pas que des émeutes. Euh il y a eu sans doute un un tournant très [musique] important, on va vous l'expliquer. Nivine Potros est avec nous.
Bonjour Nivine. Bonjour Éric. Bonjour à tous.
Avant de parler, si vous êtes d'accord de l'Iran, j'aimerais [musique] que vous me donniez une minute parce que moi j'aimerais vous parler, mesdames messieurs, de ma peur. C'est mon édito. Quand avons-nous eu peur pour la dernière fois nous français ?
Je ne parle pas de cette petite angoisse qu'on éprouve quand on va faire une IRM ou une coloscopie, mesdames messieurs. Je parle de la vraie peur collective, celle qui sert les entrailles d'une nation toute entière. ce sentiment que nous avons éprouvé au lendemain du 11 septembre 2001 par exemple ou au lendemain des attentats du Bataclan.
Cette peur que nous avons ressenti dans les premières semaines du Covid par exemple. Et puis je je voudrais même préciser ma question euh plus profonde. Quand est-ce que la situation internationale nous a foutu la trouille ?
Quand est-ce que c'était que ça s'est déroulé la dernière fois ? Mesdames, messieurs, réfléchissez-vous, songez à cette question. La peur bleue ?
Et ben quand on y réfléchit, on n pas connu nous la peur de la guerre. On n pas connu la peur de la guerre. La dernière génération qui a connu la peur de la guerre était sur les routes de France en mai juin 1940.
Ça s'appelait l'exode et il y avait là des femmes, des hommes, des enfants qui étaient bombardés par les stchtouas de d'Hitler. C'est la dernière grande peur nationale qui a qui a touché la totalité de la nation à cause à cause d'une guerre. Alors, vous vous dites sans doute en m'écoutant euh voilà les grands mots.
Brunet convoque la Seconde Guerre mondiale. On en est pas là quand même. Sans doute, vous avez raison.
Mais on en est où alors ? On en est où ? Posez-vous un instant la question. songer un instant à la marche du monde.
La tentative d'invasion par Poutine de l'Ukraine en 2022 ne vous pouvez pas penser à une autre invasion en 1939, la Pologne, la tripartition du monde là en ce moment entre Xinping, Donald Trump et Poutine, ça ne vous fait pas penser quelque part à 1945, la conférence de Yalta où on se partage le monde et et puis pensez maintenant à la situation de notre Europe. votre Europe affaiblie, désunie, qui n'est pas en mesure d'affronter tout cela, ça vous fait pas peur un tantinet, mesdames messieurs et Trump là qui veut s'acheter un territoire quatre fois grand comme la France, le Groenland, à coup de de milliards, est-ce que tout ça vous semble cohérent ? C'est normal.
Et la CIA qui nous a dit il y a quelques années que oui, la Russie avait songé à utiliser une bombe atomique tactique contre l'Ukraine. Ça vous fait pas peur ? simplement l'idée que les Russes ai pu y penser mesdames messieurs et les Américains qui veulent utiliser le Groenland, ils en ont reparlé cette nuit pour la détection des missiles nucléaires qui pourraient venir les frapper.
Tout ça ne vous fait pas peur, mesdames messieurs ? Et bien pour la première fois depuis longtemps, je vous le dis, autant le confesser, la marche du monde m'inquiète, pas que moi d'ailleurs. Elle doit inquiéter beaucoup de Français et je vous la je vous l'avoue, oui, moi j'ai peur.
Voilà. Est-ce que c'est une peur partagée par nos invités, nos éditorialistes tout à l'heure qui nous rejoindront ? On en débattra dans un instant.
Mais d'abord, on va partir en Iran parce que la situation semble semble se durcir. Le régime des mola n'a jamais paru autant affaibli. On le sait, depuis 2023, tous les alliés de l'Iran sont neutralisés les uns après les autres.
Nicolas Maduro vient d'être capturé et puis il y a la pression de plus en plus forte de Donald Trump d'un côté et de l'autre. Regardez la pression de la rue. Les manifestations au fil des jours prennent de l'ampleur pas seulement à Teran, la capitale mais partout dans le pays quasiment.
Toutes les provinces sont concernées. La situation est telle que le guide suprême Alameney qui est à la tête du régime donc a pris la parole pour la première fois depuis le début du mouvement. C'était ce matin à la télévision d'État.
Il a dit entre autres ça. L'Iran ne reculera pas face aux manifestants ses saboteurs et ses vandal dit-il Didier Ijadi. Finalement la prise de parole du guide suprême, on aurait presque pu la faire avant.
Comme d'habitude, il tente de décrédibiliser les manifestants et comme d'habitude, il affirme que ces manifestants sont manipulés par des puissances étrangères qui sont à la manœuvre. Comme d'habitude, le régime iranien qui est un régime totalitaire, si vous voulez là, a été dans le mensonge systématique et contre le peuple entièrement. Comme tous les dictateurs vers la fin de leur pouvoir effectivement ils disent toujours on est fort là et à 15 minutes avant leur chute ils sont toujours dans cette croyance comme quoi ils sont toujours au pouvoir.
Et bien aujourd'hui ce qui se passe comme vous l'avez évoqué avec effectivement le démarrage de ce de cette phase de mouvement et qui depuis plus d'une dizaine de jours continue depuis hier soir nous avons effectivement un nouveau chapitre c'est-à-dire ce mouvement là qui était qui ça a commencé à gagner les villes et hier soir on a atteint effectivement plus d'une centaine de villes en Iran là et que donc effectivement il y avait des villes comme ter les médias iraniens de l'opposition ils ont parler des millions qui se sont mobilisés dans les rues dans les différentes villes si vous voulez là et sans précédent j'étais très marqué de voir que ces émeutes ces révoltes ces rébellions, ces indurrections qui ont commencé vers le 28 décembre cette fois on a beaucoup dit oui les impôts ont augmenté on a essayé au début de dire qu'il s'agissait un peu comme au début de la Révolution française des questions de pouvoir d'achat. C'est vrai que les révolutions naissent souvent pour des raisons économique hein, mais là regardez regardez ce petit extrait. C'est très clair.
Maintenant, ce sont des révoltes qui ont une dimension politique au sens noble du mot politique. Regardez ce petit bout, ce petit extrait, ce petit son. Magalie Bertes.
Là, on dit pas du pain, on dit pas moins d'impôts parce que les impôts ont augmenté de 62 %. On dit pas plus de pouvoirs d'achat, on dit pas le régime vous êtes des voleurs, on dit mort au dictateur. Et le dictateur c'est qui ?
Yatamena j'im bien sûr celui qui s'est présenté justement aujourd'hui en disant ben moi je n'ai pas peur et regardez je suis bien là et le message d'ailleurs de de Ramen c'est bien pour signifier qu'il est toujours au command il se montre il parle il dénonce les puissances étrangères qui instrumentaliseraient soi-disant ces ces manifestants. Vous avez raison de de pointer l'évolution des slogans parce que tout est partie du du bazar de Tréran sur des questions de pouvoir d'achat et là maintenant on voit à quel point les étudiants ont rejoint le régime, la classe moyenne a a rejoint le régime et c'est vrai que c'est l'évolution de ce slogan montre à quel point et bien le régime maintenant peut se méfier. Je vois que Nivine a dû Niv a dû bosser sur le sujet.
Effectivement, ça ça [rires] commencé pendant les les vacances de de fête de fin d'année et on n'est pas forcément au courant de l'évolution de ce mouvement. Tout a commencé Nivine le 28 décembre exactement dans le bazar de Teran et dans les rues commerçantes adjacentes. Plusieurs vendeurs de téléphone en fait décident tout simplement de baisser le rideau et de se mettre en greffe pour protester contre quoi ? flambé des prix mais aussi la chute spectaculaire du rial iranien face au dollars américain dès le lendemain le 29 d'autres commerçants rejoignent le mouvement descendent également dans la rue et il faut le préciser c'est inédit car les bazaris les commerçants du bazar de terran sont plutôt des conservateurs.
Ils sont proches du pouvoir qu'ils ont d'ailleurs financé pendant des décennies. Mais cette fois la situation économique est telle et bien qu'ils ne peuvent plus soutenir le pouvoir. Ils accusent les autorités de sacrifier le pouvoir d'achat et donc leur rentrée financière.
Rapidement, on l'a dit, la contestation s'étend. Les étudiants décident de rejoindre le mouvement. les étudiants d'abord de Teran et très rapidement de l'ensemble des universités du pays.
C'est tout le peuple iranien qui descend dans la rue qui réclame d'abord la fin de la vie chère et puis rapidement la fin des Mola et le retour de Rza Palavi. On va en parler. C'est le fils du chat d'Iran qui est exilé à l'étranger et qui sur les réseaux sociaux appelle les Iraniens à descendre dans la rue tous les soirs à 20h précisément.
Cet appel, il a été entendu par la population qui est de plus en plus nombreuse à descendre dans la rue à travers l'ensemble du pays. Vous le voyez ces images hier soir, que ce soit à Tean ou à Avza, dans toutes les villes du pays, les Iraniens sont descendus. au point qu'hier soir le régime a décidé de couper internet pour que les images, les appels ne soient pas diffusés, signe aussi qu'un cap a été franchi pour la première fois ce matin.
La télévision d'État iranienne a décidé de dénoncer les manifestations, dénoncer, je cite, les terroristes soutenus par les États-Unis et par Israël. Le guide suprême, on l'a dit, s'est également exprimé en disant que le régime ne reculera pas face à des manifestants, je cite saboteur et vandales. Ces manifestations, il faut quand même le rappeler, elles ont été violemment réprimées euh selon l'ONG Iran Human Right.
Au moins 45 manifestants sont morts dont h mineurs. H mineurs depuis le début donc de ce mouvement qui a donc démarré le 28 décembre. Merci Nivine Potros.
Didier Ijad, vous le sociologue, l'universitaire français réfugié politique iranien, vous regardez ça avec passion. Vous avez dit quelque chose là qui m'a en écoutant Nivin, je mon esprit s'envolait et et vous avez dit à la fin des dictatures, les dictateurs sont encore plus durs. C'estd qu' on visse on visse davantage.
Et là ce matin, le guide suprême Ramenaï s'est exprimé avec une immense dureté. Il aurait pu faire le choix de de concéder un petit peu, de dire "Oui, effectivement, il y a eu deux trois problèmes, on va corriger le tir." Pas du tout.
Ça m'a fait penser à la fin de Vichi. On on vire Busque qui est commissaire aux affaires juives et on met le milicien d'Arnant à la place qui est beaucoup plus dur juive euh en 1944 qu'avant. Mussolini à la fin la République de Salo dans dans le nord de l'Italie avec encore une fois une un fascisme beaucoup plus dur et beaucoup plus rigoureux que pendant toutes les années qu'il y a eu avant.
Vous avez raison. À la fin les dictatures sont encore plus des dictatures. Elles vont tomber mais elles ressentent le besoin d'être encore plus dur.
Et c'est ce qui se passe en Iran en ce moment. Ramena, il dit alors là franchement zéro zéro concession et à mon avis ça va pas l'aider ça. Absolument. comme également il faut parler donc de la dictature où le dictateur en Roumanie également làes qui au moment au dernier moment il était toujours soi-disant au pouvoir mais le système était complètement disons fracturé et fragilisé et donc il est tombé et ce ce monsieur-là ce dictateur en Iran est au pouvoir depuis combien de temps ? depuis 37 ans au pouvoir absolu h disant disons les premières années c'était Roméi et ensuite c'est Ramen là et Rameni en fait qui est à la tête d'un système totalitaire religieux islamique et politique contrôle tout sur 90 millions d'Iraniens c'est lui qui prend toutes les décisions à la fois au niveau politique économique mais également s'il faut changer un responsable d'une médiathèque dans une ville, c'est lui qui doit valider si vous voulez à ce niveau-là.
Et donc aujourd'hui là ce dictateur il est est ébranlé bien évidemment car on sait au sein de ce régime là il y a beaucoup de évidemment d'aspects conflictuels si vous voulez qui montent en même temps on a entendu qu'effectivement oui ça ça sent ça sent la fin et les crocodiles commencent à se dévorer entre eux. Oui. Exactement.
Et d'ailleurs d'ailleurs c'est une information qu'on a eu sur certaines chaînes françaises que comme quoi une vingtaine donc de politiques du régime iranien qui ont demandé un visa à la France également là. Donc il faut faire gaffe. La France doit rester du côté de la de la nation irranque.
Alors attendez, attendez Magalie Magalie très important parce qu'il est 12h34, on a beaucoup d'actualité et vous vouliez donner la parole à Magalie Bart, vous allez lui donner mais ce que je voulais c'est qu'on rate pas l'information essentielle. Il y a eu là là il y a Tolamenaï qui a dit ce matin on y va on tape dedans, on est dur, on est méchant. Vou pas la vie c'est mais mais Ra pas la vie.
Bon sang, le fils du chat d'Iran a réussi son examen de passage hier. C'est fou ce qui s'est passé. C'estd qu'avant il y avait pas de projet.
Il y avait pas de projet pour l'Iran. Il y avait pas de projet. Et il y a le fils du roi qui dit "Non, moi je veux pas être le fils du roi.
Moi c'est pas je veux pas être le roi. Je veux juste modestement assumer la transition." Ça quand même c'est un super événement.
Et et donc il a aussi lui aussi appelé à manifester. Premier appel mercredi soir. Ça s'est renouvelé hier.
Écoutez-le. Je suis fier de chacun d'entre vous qui jeudi soir avait pris les rues dans tout l'Iran. Vous avez vu que les foules massifes font reculer les forces de répression.
Ce qui hésitez rejoignez vos autres compatriotes vendredi soir et augmenter la foule pour que la capacité de répression du régime soit encore plus faible. Alors, il pourrait être une alternative au régime là. Alors, il se pose évidemment en en alternative et c'est vrai que ces messages sont extrêmement relayés sur les réseaux, que l'on entendom qui est scandé par les manifestants.
Attention quand même à une vision trop déformante. Enfin, c'est-à-dire que nous ici, on a en exil beaucoup de gens qui on ont on fuit évidemment comme vous hein, les les MOLas et l'arrivée des MOLA et et qui voit en palavie évidemment la la suite naturelle. Est-ce que vraiment il a une telle influence ?
C'est très compliqué à mesurer en Iran. Ce qui est certain, c'est que son appel à un en effet de descendre dans la rue, je dis donc hier et euh et ce soir, a eu manifestement un impact. Après, il a été rejoint aussi euh par les mouvements kurdes qui ont appelé aussi à à se mobiliser pour la chute du régime et que depuis les États-Unis euh on voit à quel point il est en train notamment dans la presse américaine d'écrire des tribunes pour essayer de de rassurer sur le fait qu'en effet il pourrait incarner cette cette transition, qu'il la prépare, que s'il était aux manettes, il n'y aurait pas de vide de du pouvoir.
Je lisais la tribune qu'il a écrit dans le Washington Post il y a de jours en disant en fait aux Américains parce qu'il est en il est en exil, il est réfugié aux États-Unis depuis dans le Maryland depuis des décennies et il disait aux Américains "Avec moi, ce sera pas le scénario de de l'Irak, on va pas faire les mêmes erreurs. L'idée, c'est d'avoir une transition en douceur. Nous, on la prépare en en coulisse.
On est prêt. Donnez-nous notre chance et avec moi, ce sera une transition démocratique." Ce qui est fou c'est que vous avez face à vous Magalie Bartes cet homme Didier Ijadi sociologue réfugié politique iranien universitaire français.
Bon cet homme en 79 il est plutôt de gauche. C'est un compagnon de route des communistes iraniens et il s'est fait avoir comme beaucoup de communistes iraniens parce que beaucoup ont accompagné la révolution de la Yatola Roménie et au bout de quelques temps, les islamistes ont dit aux communistes vous dégagez et cetera. Mais beaucoup de membres de la gauche iranienne ont cru dans cette révolution 79.
D'ailleurs, beaucoup de journalistes français disaient "Roménie, il est formidable, c'est le nouveau Cheegevara, il est super, on l'adore" et cetera. Et ça a commencé à déchanter quelques temps plus tard. Et cet homme qui n'est donc pas un monarchiste, qui n'est pas un monarchiste, il commence lui à croire, c'est vrai Didier à se résap la vie pour être simplement celui qui va opérer la transition vers euh un Iran démocrate.
Les institutions, on verra plus tard, mais celui qui pourrait opérer la transition. Et vous commencez à dire bah il est il est en train de gagner ce Paris, cet homme qui vit dans le Maryland aux États-Unis. C'est vrai et moi je suis républicain comme vous venez de signaler là mais néanmoins effectivement comme d'autres républicains iraniens pas tous mais comme d'autres républicains.
On pense qu'effectivement cette phase de transition où on n pas encore un choix validé par une élection donc ce qu'on appelle effectivement le mécanisme de transition et que donc Rapav dit moi je suis là pour uniquement conduire dans cette phase de transition là et on arrive à la l'Assemblée constituante et à ce moment-là on votera pour pour choisir effectivement le système politique nécessaire mais néanmoins dans n'importe quelle révolution au monde, il faut toujours un certain leadership bien évidemment aussi une certaine programmation également vers quoi on avance. Et lui il avait dit qu'effectivement un pour la démocratie la liberté mais également pour une gouvernance laïque ce qui est effectivement un élément intéressant. Nivine Potros qui est une qui est originaire j'ai plus le droit de le dire qui est une chrétienne d'Irak.
Iron est réconcilié [rires] un mot quand même surapie qui est soutenu par Donald Trump. C'est très important cette nuit à Fox News, le président américain, il a rappelé que Tolamene allait partir très probablement selon ses dire probablement en Iran, en Russie pardon et que pour lui succéder, il fallait donc quelqu'un soutenu par Washington qui serait donc pas la vie. Mais il refuse de le voilà c'estàd qu'il y a beaucoup beaucoup de pression aujourd'hui pour qu'il le rencontre à la maison blanche.
Il a dit ce n'est pas encore le moment exactement mais il a bien prochain. Bien les amis merci beaucoup c'était passionnant mais là il faut que nous changions de thème. Autrement il va y avoir un mort.
Ce mort c'est notre envoyé spécial Thomas Misraki qui est branché en ce moment qui est avec nous. Vous savez où il est ? Il est au Groenland.
Parce que le Groenland sur LCI on en parle mais on a des équipes qui sont sur place. Il est là. Et si je continue à parler de l'Iran pendant une demi-heure, cet homme va mourir de froid, vous le voyez sur votre antenne.
Alors, je vais lui passer la parole. Hier, il y a eu un moment incroyable. Il nous a fait visiter Nuc, la petite capitale de cet état grand comme quatre fois la France, enfin de cet état de cette province danoise grande comme quatre fois la France, 57000 habitants.
Et il nous a montré des paysages éblouissants. On en a été ému. On a reçu des appels, des coups de fil, des mails de téléspectateurs qui nous a dit "C'était dingue, il y a eu un moment de magie formidable." Et donc c'est normal qu'on vous redemande d'être avec nous une autre fois.
Alors là, il fait nuit à Nuc. Je sais pas pour quelle raison il fait nuit. ZB 3h de moins et puis surtout alors la la question que je vais vous poser après vous vous livrez à vos divagations éditorial préféré vous faites ce que vous voulez mais la question qu'on veut se pose tous c'est comment les Groenlandais que vous avez rencontrés prennent considèrent entendent cette proposition américaine.
On va vous donner entre 10000 et 100000 € puis comme ça vous serez américain. Voilà. Bonjour la parole.
Bonjour Thomas Misraki. Bonjour Éric et bonjour à tous. Alors il fait encore nuit parce que le jour ne s'est tout simplement pas encore lever.
Ici on a 3 à 4 he de jour de journée de lumière par jour en ce moment au Groenland. Et donc il va falloir patienter encore un peu pour voir le soleil qu'on ne verra probablement pas d'ailleurs aujourd'hui parce qu'une tempête est en train d'arriver sur ce territoire semi-autonome. Alors pour répondre à votre question euh sur la possibilité pour les États-Unis soit de racheter le Groenland, soit d'en prendre le contrôle par la force, et bien il y a deux obstacles à cela.
D'abord le prix combien combien vaut le Groenland ? Alors si vous vous référez par exemple à Harry Truman en 1946, il avait proposé à l'époque 100 millions de dollars pour le Groenland. Si vous faites le calcul avec l'inflation, ce ferait 14 milliards de dollars aujourd'hui.
D'autres proposent, vous l'avez dit, euh jusqu'à 1 million de dollars par Groenlandais pour prendre le contrôle de ce territoire, ça ferait 58 milliards de dollars. Mais si l'on prend en compte toutes les potentialités de ce territoire, c'est-à-dire le pétrole, le gaz, les terres rares et j'en passe, et bien la facture pourrait monter jusqu'à 3000 milliards de dollars. Ça c'est le premier problème. comment on évalue le prix du Groenland.
Le second problème c'est que les Groenlandais, eux, ils sont très bien ici. Ils veulent rester Groenlandais. Selon un sondage qui a été publié hier dans la presse locale, et bien 85 % refusent de devenir américain.
Ça ne veut pas dire que les 15 autres pour veulent devenir américains, mais ça veut dire que les gros hinlandais tiennent à leur pays, tiennent à leur culture et ne veulent pas pour l'instant changer globalement l'état des choses, même si une majorité de Groenlandais veulent une indépendance totale, ce qui n'est pas encore le cas, vous le savez, parce que le Danemark, par exemple, paye la moitié du budget du Groenland chaque année sur sa sécurité militaire ou encore ses relations internationales. Tout va se décider en tout cas dans les jours qui viennent selon la presse groenlandaise ce matin. Et bien c'est mardi, mardi prochain que Marco Rubiot, le secrétaire d'État américain, rencontrera des représentants danois et Groenlandais pour tenter de trouver une solution à cette ce début de conflit qui se dessine ici.
Un Groenlandais nous disait il y a quelques instants à peine, c'est un un investisseur ici dans le pays, il nous disait "Écoutez, c'est très simple. Si jamais les États-Unis prennent le contrôle du territoire, que ce soit euh en l'achetant ou par la force, c'est non seulement la fin de l'OTAN, la fin euh de l'Union européenne, mais aussi la fin de l'équilibre et de l'ordre mondial comme on le connaît depuis plus de 80 ans maintenant. Thomas Misraki, c'est un vrai bonheur de vous entendre.
Dites franchement vous êtes sérieux comme un pape. Je sais que vous êtes un éditorialiste solide, sérieux dans cette chaîne, mais enfin franchement nous on veut connaître le Groenland. personne n' aucun journaliste.
La plupart des journalistes reporterurs ne sont jamais allés au Groenland. C'est comment ? Qu'est-ce que vous avez fait hier soir ?
Qu'est-ce que vous avez mangé ? [rires] Qu'est-ce que que que est-ce que vous avez pu discuter avec des habitants du du Groenlande ? Est-ce que vous êtes allé en en boîte de nuit ?
Enfin, l'ambiance est plutôt sérieuse en ce moment puisque une tempête se une tempête se prépare. Nous avez-vous dit mais racontez-nous la vie de de la vie à Nuc. On connaît les soirées parisiennes mais les soirées de Nuc, la capitale du Groenland, à quoi ressemble-t-elle Thomas ?
Je vais vous faire une confidence. Hier soir, on a beaucoup travaillé avec Camille Sa. Alors, on se couche tôt ici, hein, parce que le soir, il fait froid, on fait pas grand-chose.
Mais Camille avait un rêve. Camille, c'est la personne qui tient la caméra et qui est en train de me filmer. voulait voir une aurore boréale.
Alors, on s'était écarté un peu de la ville dans la neige pour aller voir une aurore boréale. Je sais pas si on va pouvoir vous montrer ça. Et ça c'est une photo prise par Camille hier soir de ce qu'on a pu voir ici aux alentours de de cette capitale nuc.
Il n'y avait pas de nuage hier soir, il n'y avait pas de neige dans le ciel et donc la luminosité était quasiment parfaite et on a pu assister à ce spectacle là. Euh pour tout vous dire, c'est Camille qui voulait y aller. Moi, j'étais vraiment fatigué hier soir.
Je l'ai accompagné parce queon ne se sépare jamais quand on est en mission euh et qu'on fait euh euh quasiment tout ensemble. Euh et écoutez, j'ai vécu probablement hier soir l'une des plus belles expériences personnelles euh de ma vie. C'était absolument inoui comme spectacle.
Voilà pour ce qu'on a fait hier soir et puis le matin on se lève très tôt pour préparer évidemment les duplexes et pouvoir répondre à toutes vos questions. Éric et Magalie, on l'a très bien vu. Après, j'arrête de vous torturer Thomas Misraki, mais vous avez dit 85 % des habitants du Groenland ne souhaitent pas être américains.
Il y avait un un sondage il y a de tr jours que j'ai entendu qui disait 95 % je sais pas si c'est la proportion qui a bougé mais quand vraiment Trump va aligner les dollars quand il aura sur place on sait vous nous avez dit hier qu'il y avait déjà un représentant du Groenland qui est un peu un supporter maga de de Trump quand sur place il va commencer à faire sa propagande quand il va commencer à aligner les dollars peut-être que ça va un peu infléchir la position de la société groenlandaise. Peut-être qu'il y aura 30 40 % des Groenlandais qui vont se gratter la tête et qui vont dire finalement si on reste autonome avec notre identité après tout il y a bien des Indiens aux États-Unis aujourd'hui on préserve leur identité si nous on préserve notre identité être américain pourquoi pas ce que je veux dire c'est que ça va peut-être bouger Thomas ah tout est possible effectivement si les choses venaient à se préciser notamment avec des des chèqus sur la table mais ce que nous disent aussi les gens ici ça c'est très intéressant c'est qu'il bénéficie ici d'un d'un système social identique à celui du Danemark et ça c'est très important pour eux. Par exemple, les habitants de de Nou, la ville où nous nous trouvons qui est la capitale du Grenland pe l'électricité un peu plus cher pour que les 62 villages qui se trouvent sur les 2200 km de c de côte habité au sud du Groenlande puisse payer le même prix.
Les écoles sont gratuites, les Groenlandais qui veulent aller étudier au Danemark peuvent le faire. Il y a un système social très similaire à celui que l'on connaît en France et beaucoup de gros hinlandais nous disent "Si les États-Unis arrivent, il va falloir tout payer. L'école, euh la retraite, la santé et tout cela, ça n'a pas de prix.
Alors même si effectivement on reçoit un chèque d'un million de dollars, ce sera formidable. Mais après, qu'est-ce qui se passe ? Voilà, donc il réfléchissent à ça.
Sachez aussi que l'ensemble du système bancaire groenlandais est adossé au Danemark qui est noté triple A par les agences financières. Si le Danemark était séparé du Groenland, et bien il faudrait repartir d'ici à zéro. Par exemple, tous ceux qui ont fait des emprunts pour acheter leur leurs appartement et bien devrait rembourser l'argent immédiatement aux banques danoises auxquelles sont adossés les établissements financiers Groenlandais.
Donc ce serait un bazar pas possible et tout cela évidemment tout le monde ici en est en est conscient. Donc ce chèque de 1 million de dollars, il est complètement illusoire. Et puis il y a un dernier point.
Le Groenland est très très inquiet. euh de son environnement, de la planète. Il refuse que les les Chinois, que les Américains, que les Européens viennent foré ici à Touva.
Alors, il y a eu des des explorations, des tentatives de forage, mais tout ça est très encadré. Il y a des lois très strictes là-dessus et il redoutent que si les Américains venaient à prendre le contrôle de ce territoire et bien euh le Groenland ne se transforme en Texas et que la pollution ici soit soit telle que l'ensemble de ce pays qui est recouvert par la glace à plus de 80 % soit entièrement gâché. Merci Thomas.
Est-ce que vous pourriez donc je après je sais que j'abuse je sais que j'abuse. Est-ce que vous pourriez nous remontrer alors j'ai vous avez des gros gants remontrer sur votre téléphone l'Aurore boréal parce que euh Renault Pil l'a mal vu et ça va ça va je le connais il peut s'effondrer en pleur. C'est un gamin sensible donc si vous pouvez nous le remontrer remontrer l'Aurore boréal qui est sur votre téléphone faire ça.
Génial il va perdre un doigt à cause de nous hier soir. Ouais, pas Ouais, c'est sûr. Ah, incroyable.
Attention. Ouais, magnifique. Magnifique.
C'était vraiment vraiment magnifique. Ouais, incroyable. Magnifique.
Voilà. Et et ça bouge, c'est sublime. Ouais, c'est On dirait des dessins.
On dirait des dessins. Bravo. Merci beaucoup Thomas et un grand merci Camille Camille Soo derrière la caméra qui fait aussi un travail formidable que ce soit en Ukraine ou avec vous là au Groenland avec des images toujours magnifiques.
Ouais. La voilà Cam derrière la caméra. Merci Camille.
Et on peut lui dire un grand merci. Merci Camille. Ouais super.
Merci hein. Merci Camille aussi d'avoir attendu les questions d'Eric qui sont parfois longues dans le froid tous les deux parce qu'il fait très froid en ce moment au Groenland et la tempête arrive. Merci à tous les deux.
Allez vous mettre grave. Ils ont perdu quelques orteils et quelques doigts. C'est pas non plus [rires] la fin du monde.
Extrêmement intéressant ce qu'il disait d'ailleurs à la fin. C'est-à-dire que c'est pas si simple. H c'est pas si simple de passer américain et de l'Europe, elle a du bon en fait.
Il faut il faut quand même voir que le slogan de Donald Trump pendant la campagne c'était drill baby drill. Ça veut dire foron bébé foron. Donc c'est vrai que c'était aller creuser creuser toujours plus loin pour aller en sortir les ressources naturelles.
Et quand on entend Thomas, on voit à quel point les Groenlandais ils sont inquiets justement, ils sont sensibles à l'écologie. Évidemment, ils vivent dans dans un endroit où il voi directement, ils sont en première ligne pour constater le réchauffement climatique. C'est dire quand même s'ils ne sont pas sur la même ligne que que le président américain et puis on voit que l'Europe a du bon.
Oui. Que le modèle social euh européen est et en plus scandinave. Danois, ouais, voilà. n'importe lequel a du bon et que se priver en effet des soins gratuits, de l'école gratuite, rentrer dans un système américain ultralibéral, tout ça, ça doit certainement pas les faire complètement rêver.
Les Danois, pardon, sont sont devant nous en terme de dépenses publiques par rapport au PIB sont les premiers au monde. C'est le seul pays du monde qui vient de dépasser la France au niveau de niveau de onarrive pas à les rattraper dépenses d'argent public. Attendez, attendez, vous attendez ma question.
J'ai une question à vous poser pour vous Isabelle. À partir de combien d'argent sur votre compte en banque aujourd'hui vous accepteriez d'être américaine et et que d'être américaine et que toute la France soit une colonie américaine he je vous parle pas de de d'avoir de passeport ce qui est assez sympa. À partir de combien vous acceptez que c'est Renopil qui veut devenir une colonie américaine d'abord combien d'argent faut-il pour vous acheter ?
Je suis patriote moi. Pour vous acheter ? Je sais pas.
Écoutez, on m'a jamais proposé tellement d'argent pour m'acheter, donc je me rends pas bien compte. Non mais enfin pour devenir une colonie américaine de Donald Trump en ce moment, on n' quand même pas très très envie, hein. Je veux dire, d'abord on n' pas envie intellectuellement, on n' pas envie vu ce qui vient de se passer avec ce mec de lyce qui a tué à bout portant une jeune mère de famille de trois enfants de 37 ans.
Enfin, on est quand même dans un monde de dingue chez Trump aujourd'hui. Et par ailleurs, je trouvais pour revenir à quelque chose de plus léger mais en même temps effectivement d'important comme vous l'avez souligné Magalie, je trouve quand même que vous voyez les Groenlandais, ils aiment l'État providence. C'est pas comme vous monsieur Brunet, il trouve ça formidable et je pense que c'est quand même vous avez raison de le rappeler et d'insister là-dessus Magalie c'est qu' on a l'impression vous savez c'est Sylvain Tesson qui dit toujours à propos de la France et des Français que c'est un paradis peuplé de gens qui ont l'impression d' vivre en enfer.
Bon ben voilà en fait les groslandais ils ont conscience de ça. C'estàd que le service au fond l'école gratuite rien n'est gratuit on le paye par nos impôts. Je sais bien la santé et tout ça en fait c'est quand même incroyable les filets de sécurité qu'on a dans nos pays européens.
C'est merveilleux en fait. H et donc ça ça n'a je pense que ça vraiment ça n'a pas de prix. Oui.
Ouais. Vous remarquerez que je vous laisse dérouler sans hein. Je sais pas le moment de la polémique mais très bien je le prends pour moi.
Voilà. [rires] Renault Pila, même question à Est-ce que vous accepteriez vous ? Mais c'est une question très sérieuse de de de vous dis qu'on vous dise à partir de combien vous acceptez que votre pays vive sous tutelle américaine, sous la gouvernance aujourd'hui de Donald Trump mais plus généralement des institutions américaines pour combien voilà combien ça coûte ça devenir un un état américain ?
Euh non, moi j'accepterai jamais d'être d'être de sous le giron américain, une colonie américaine. Moi, je pense à je pense à mes grands-parents euh à nos grands-parents, arrière-grands-parents qui ont lutté euh qui ont versé du sang pour pouvoir rester euh rester indépendants. Moi, je suis patriote.
Américain pour le coup, hein. Oui, sur la guerre mondiale. Oui, oui, oui.
Enfin, ils sont pas intervenus en 39, hein. Mais mais heureusement qu'on les a eu. Bien sûr.
Oui, oui, oui. En 41. Oui, oui.
En 41. Mais heureusement qu'on les a eu et évidemment on pense à tous les boys qui qui sont morts pour notre liberté. Est-ce que je peux rappeler que heureusement qu'ils nous ont eu au moment de l'indépendance américaine ?
Heureusement qu'ils ont eu la Fillette et les Français qui qui les ont passablement aidés également dans un quelques siècles plus tôt et ils ont pas été extrêmement fairplay lorsque le fameux Monro hein en 1823 a dit alors c'était plutôt les britanniques et les et les et les espagnols mais il a dit vous décarpissez de l'Amérique latine. Maintenant c'est à l'Amérique he ça démarre là. Maintenant, c'est à nous.
Donc les relations entre les États-Unis et l'Europe, mais on a on a et et Isabelle a raison, on j'allais dire on avait les mêmes valeurs. Moi, il y a une moitié il y a il y a une moitié de l'Amérique aujourd'hui dans lequel je ne me reconnais plus du tout. Mais c'est affreux quand hier le vice-président JD Vince fait une conférence de presse en sermonant les de tiers des journalistes qui sont là en disant "Franchement vous mentez, vous mentez.
Vous dites que le avant même l'enquête, vous dites que le cette femme de 37 ans, cette mère de famille de trois enfants euh sur qui on a tiré à bout portant en voiture parce qu'elle a elle a elle a accéléré mais sans viser, regarder cette vidéo, sans viser apparemment le policier, alors j'ai pas fait l'enquête ici évidemment, mais au moins un peu de dessence et en disant qu'il y avait une immunité absolue avant l'enquête. Il y avait une immunité contre ce cet officier qui lutte contre l'immigration clandestine aux États-Unis avant même l'enquête. Toute façon, il y a une toute façon alors c'est tragique, c'est une mère de famille mais et puis on en enfin voilà, on sort à mon avis du cadre des valeurs des valeurs démocratiques européennes.
Notre journaliste Sonia Dripondante à a posé une question à JD V et sur le Groenland qui fait les véléités réelles de l'Amérique sur le Grandland. il faut le prendre très au sérieux et il a confirmé cette cette entrevue effectivement avec Marco Rubio et des dirigeants Groenlandais la semaine prochaine. Écoutez, tout d'abord, je crois que le secrétaire Rubio va rencontrer les dirigeants du Danemark et du Groenland la semaine prochaine.
Nous continuerons de délivrer certains messages en public, certains en privé. Mais je crois que mon conseil pour tous les leaders européens et n'importe qui d'autre serait de prendre le président des États-Unis au sérieux. Alors, ce que nous demandons à nos amis européens, c'est de prendre la sécurité de cette zone plus au sérieux parce que s'ils ne le font pas, les États-Unis vont devoir faire quelque chose à ce sujet.
Ce que cela sera, je laisse le président s'en charger lors de nos échanges diplomatiques avec nos amis européens. Il y a quand même un mélange de C'est vrai, c'est vrai que les États-Unis euh en 1958 590 pousse le général de Gaulle à décoloniser. Les Américains détestent la guerre d'Algérie et considèrent que il faut aller vers l'autodétermination et l'indépendance de l'Algérie très vite, que la colonisation, c'est un truc des vieux empires européens.
C'est l'Autriche Hongrie, c'est le Portugal, le royaume du Portugal, royaume d'Espagne, hein, euh la France de l'époque de Jacques Cartier qui va au Canada, l'Angleterre bien évidemment, mais que dans au 20e siècle, c'est totalement ringard, il faut décoloniser. Or là, ça les arrangeait bien, ils avaient pas de colonieux, il avait pas de colon [rires] on va affaiblir l'Europe. Or là, que font-ils ?
Oui mais même la doctrine Monro que vous que vous évoquez c'est dégager espagnol portugais dégager de l'Amérique du Sud ce quié et après tout c'est la modernité américaine. Pourquoi pas ? On aime après tout.
Bon, évidemment, mais là précisément, ils sont en train de de coloniser de recoloniser. Ce qui est ce qui est vraiment intéressant dans cette réunion qui va avoir lieu la semaine prochaine, donc entre les Danois, les Groenlandais et les Américains, c'est en effet ce qui va être véritablement sur la table parce qu'on voit bien à quel point Donald Trump il est monté en puissance en disant en effet c'est une question de sécurité nationale. Mais moi je rappellerai quand même une chose, c'est que les Américains, ils ont une base déjà au Groenland et que les Danois, les Groenlandais, je pense qu'ils seraient pas du tout hostile là à ce qui est une davantage de présence américaine.
Ils ont pas besoin d'acheter le Groenland, ils ont pas besoin de faire une opération pour récupérer le Groenland. les accords, les les Danois et les Grinlandais, ils sont certainement d'accord hein pour euh pour avoir en effet euh plus de présence peut-être militaire, sécuritaire parce que eux aussi doivent être inquiets de de ce qui se passe. Sauf que là en fait, on a ce discours de la Maison Blanche qui est toujours dans le dans le mode quand même du cowboy en disant en il me semble que le [rires] sous-sol est riche, non ?
Oui, le sous-sol du Groenland, il est riche. Et c'est ça, c'est qu'en fait on aécitaire la on a on a cette obsession et cette conviction de Donald Trump que tout est toujours à vendre et qu'en fait il peut faire du business avec tout. Vous avez 57000 habitants au au Groenland sur un territoire qui est grand comme quatre fois la France.
Vous faites le calcul, vous leur donnez 10000 dollars à chacun. Je veux dire, c'est une formidable affaire pour Donald Trump vu la la richesse, vu la richesse, tout ça est inacceptable. Et ce sont en fait c'est une façon de négocier déjà de faire monter la pression.
Alors Magalie, Renault Isabelle, on va faire ce qu'on adore faire ici. On va penser contre nous-même. Et est-ce que de tout ça, on râle, on renacle, on parle souveraineté, le Danemark, le désir d'indépendance des inuites du Groenland que la chanteuse Bior a dit soyez indépendants, proclamez votre indépendance.
Et si de tout cela sortait quelque chose de bien ? Si finalement les Américains au Groenland pour des raisons géostratégiques, géopolitiques, pour des raisons liées aussi au rêve américain, peut-être que de tout ça pourrait sortir un Groenland différent avec des des inuites qui se sentent pas tellement danois hein, c'est pas des Vikings hein, hein, des inuites qui pourraient demain considérer que finalement ils se sentent protégés et qu'ils ont une vie très convenable au sein de des États-Unis d'Amérique. Trump sera peut-être pas au pouvoir dans 2 ans.
Peut-être peut-être que le continuum sera préférable pour eux, j'en sais rien. Oui, mais là vous avez peut-être un peu d'avance sur le changement du monde qui qui est désormais violent quotidien et sur LCI, on le suit, on le suit, je dirais, heure par heure. Vous mettez peut-être quelques mois ou années d'avance sur le choix à faire entre la Chine et les États-Unis.
Hm. Ça effectivement si euh nos enfants et nos petits-enfants euh un jour ont le choix entre l'Empire chinois, je parle pas des Russes hein parce que Poutine et Poutine et l'économie russe c'est de la gnognote, l'empire chinois et l'empire américain où il y aura effectivement un G2, il y aura plus un G20, il y aura un G2 avec d'immenses zones d'influence. Là effectivement le choix entre l'empire chinois et l'empire américain, bah là peut-être que vous l'Up, non ?
Bah le choix de l'Europe, bah oui bah oui pour l'instant combien de division ? Non, c'est formidable. Mais non mais combien de division ?
Non mais il faut le faire mais ça fait 40 ans que j'entends ça moi l'Europe. [rires] Allez, il est 13h euh tout juste l'actualité du jour. Vous le savez c'est cette cérémonie dommage qui va se dérouler en Suisse une dizaine de jours après le terrible drame qui s'est déroulé la nuit de la Saint-Sylvestre, vous le savez avec cet incendie qui a coûté la vie à 40 personnes dont la moitié était des jeunes, étaient des des mineurs.
Cérémonie d'hommage avec toute la Suisse qui é appelée à à respecter une minute de silence. Ce sera 14h pile. Toutes les églises de la Suisse vont aussi raisonner.
Tout ça, on va le suivre en direct sur LCI. Cérémonie d'hommage avec plus de 1000 invités parmi lesquels des chefs d'état. Emmanuel Macron a fait le déplacement, il sera il sera présent.
Euh et donc cette cérémonie de dommage aura lieu dans la vallée parce que les conditions météo ne permettent pas d'accueillir tous ces invités à Cran Montana dans la station où il neige. D'ailleurs, les conditions météo ne sont pas toutes réunies. Brandon Waret, vous êtes-vous sur place à Cran Montana parce que des écrans géants ont été installés pour que la population puisse malgré tout suivre cette cérémonie.
On imagine que l'émotion est extrêmement forte aujourd'hui. Bonjour Magalie. Effectivement, beaucoup d'émotions extrêmement fortes depuis tout à l'heure.
Nous sommes arrivés avec Julien Garnier il y a environ 30 minutes cette entrée des médiia et vous le voyez derrière moi, il y a déjà de nombreuses personnes qui se sont rassemblées. On voit des femmes, des hommes, des enfants en pleur depuis tout à l'heure. On a vu aussi un couple qui se tenait la main.
J'ai pu échanger quelques mots avec eux. Ils me disaient avoir perdu un membre de leur famille le jour du 31 décembre 2025. Et puis vous entendez cette musique qui raisonne extrêmement triste.
Et derrière nous, il y a aussi ces fameux drapeaux qui sont en berne. Le drapeau suisse, le drapeau du comté du valet. Beaucoup de personnes rassemblées.
Dans quelques minutes, cette salle sera complète. Pour vous dire une chose Magalie, elle a été réservée en moins de 3h. Personnes seront rassemblées derrière nous dans quelques minutes avec un moment attendu puisque de nombreuses familles de victimes qui n'ont pas voulu aussi aller à Martini où se déroule l'hommage national se retrouveront dans cette salle. un écran géant derrière nous, deux autres écrans géants rassemblés dans le centre-ville de Crontana pour permettre à toute cette population d'assister, de rendre hommage à ces 40 victimes, à ces 116 blessés et puis autre moment attendu que l'on suivra en direct sur LCI, ça va être toutes les les cloches de ces églises dans tout le pays qui raisonneront pendant 5 minutes puis une minute de silence à 14h qui sera respectée dans l'ensemble de cette confédération.
Oui, vous nous ferez vivre évidemment cette cérémonie depuis Cran Montana avec Julien Garnier à tout à l'heure donc Brandon. Euh cette cérémonie, elle sera suivie également à travers des écran géant qui ont été installés à l'extérieur Marirou. Vous êtes avec Morganpope, vous sur place donc à l'extérieur à Cran Montana où il neige.
Euh malgré tout donc euh les personnes qui le voudront au sein de la station suivre cette cérémonie le pourront grâce au aux écrans géants. Oui, effectivement, on est ici à place du Scandia. On est à quelques mètres à peine du bar Constellation à côté de la chapelle Saint-François et c'est ici et bien que deux écrans géants ont été installés pour que les personnes, les touristes, les habitants puissent suivre cette cérémonie en direct depuis et bien Cran Montana.
À savoir qu'actuellement une musique solennelle raisonne déjà, une musique qui donne le ton et bien pour cette journée de deuil national inédite en Suisse à Cran Montana. Vous l'aurez compris, tout a été installé pour permettre au plus grand nombre de suivre donc la cérémonie officielle qui se déroulera à Martini à une cinquantaine de kilomèt d'ici avec [musique] les chefs d'état et les familles des victimes et des blessés. Les habitants ici eux sont invités à se rejoindre, à se regrouper sur la place du Scandia qui est en quelque sorte la place principale de la commune de Cran Montana dans les prochaines minutes, dans les prochaines heures aux alentours de 13h puisque la cérémonie officielle, elle commencera à 13h45.
Ce que l'on peut vous dire ici, c'est que dans la station depuis 8 jours et bien on le temps semble comme suspendu et plus particulièrement aujourd'hui car tous les commerces de la station ont décidé de fermer leurs portes entre midi et 2 pour eux aussi également participer à ce temps de recueillement. L'émotion, la tristesse, ça se lie encore sur les visages des personnes que nous avons rencontré, des personnes qui assisteront donc à cette cérémonie ici depuis la place du Scandia et qui regarderont en direct la cérémonie officielle à 14h. Brandon l'a dit, toutes les cloches des églises et des chapelles raisonneront au même moment avant qu'une minute de silence soit observée dans tout le pays.
Merci. Merci beaucoup à vous Marie Rou. Bien évidemment, on voit que l'émission prend bien évidemment un ton de gravité tout particulier.
D'ailleurs, je tiens à saluer parmi nous la présence de Lor Vespal. Bonjour madame, vous êtes psychologue clinicienne, chargée d'enseignement à Sciencep. Merci de nous avoir rejoint.
Un ancien directeur de la police judiciaire de Paris, Christian Flèche est là. Merci, merci monsieur d'être avec nous. Nos équipes sont là.
Nous sommes également rejoints par Alexandra Guillet, journaliste au service police justice de LCI et TF1. Merci Alexandra. Pour être complet, d'ailleurs, il faut dire que le plus elevette, le plus suisse des journalistes de LCI, je parle de Darius Rochbain, euh est en Suisse en ce moment et qu'il et qu'il sera présent tout au long de cet après-midi, tout au long de cette journée à travers de longs duplexes, des interviews que la soirée bien évidemment d'CI sera menée depuis la Suisse par Darius Rochbin.
La cérémonie, on la suivra avec lui bien en On suivra la cérémonie avec lui bien évidemment parce que vous l'avez compris, nous étions à Cran Montana là où a lieu le drame il y a une dizaine de jours où des écrans géants ont été installés mais la cérémonie en elle-même se déroule dans la vallée à Martini plus précisément. C'est là où vous trouvez Matthéo Siavarino. Racontez-nous effectivement c'est pour des raisons de quoi de de sécurité que ces chefs d'état que ces 1000 invités ont été conviés.
Allez, alors la liaison, il faut tout vous dire. La liaison est un petit peu compliquée avec Martini, là où va se dérouler la cérémonie d'hommage tout à l'heure. On essaiera évidemment de réétablir le contact pour vous faire vivre au mieux cette cérémonie d'hommage qui va commencer aux alentours de 13h45.
Il faut dire Renault Pilat rapidement et c'est ce que nous pressentions au lendemain de la Saint-Sylvestre. C'est ce que nous pressentions sans pouvoir le dire, c'est que cette tragédie est une tragédie française. Cette tragédie est une tragédie suisse.
Cette tragédie est une tragédie italienne, allemande, britannique et puis européenne et puis mondiale. Parce que même les pays qui n'ont pas de victime parmi les 40 morts et les dizaines de blessés et bien vivent ça dans leur chair parce que ça touche à l'enfance hein, on touche enfin à l'adolescence, à des gamins. La plus jeune des victimes décédées avec 13 ou 14 ans.
Donc c'est quelque chose qui dépasse largement le contexte suisse que nous allons vivre ensemble là. Bien sûr, il y a eu une émotion, vous l'avez dit, une émotion européenne et une émotion mondiale. Pourquoi ?
Parce que c'est le lieu de la fête, le lieu de l'insouciance, le lieu de d'une forme de d'une forme de naïveté qu'on a évidemment toute la vie devant soi. Et et et mourir dans ces conditions, c'est absolument ignoble. Et le courage des familles depuis depuis 15 jours est absolument absolument phénoménal.
Et les visages et les visages qu'on a découvert sur LCI un peu partout dans le monde le lendemain, le surlendemain dans les 3 jours des des gamins soveteurs, j'utilise cette expression des gamins sauveteurs. Le petit Jan 19 ans qui était sur ce plateau il y a on a vu des mineurs dont on a recueilli le le son puis on s'est rendu compte à postériori qu'ils étaient mineurs. Ils témoigaient.
Je suis allé extraire une et donc nous avons dû les flouter puisque ce sont des des mineurs, on ne peut pas les passer à la télévision sans le consentement des parents. Donc on a découvert une génération de victimes tout jeune, une génération de saufteurs tout jeunes, une génération de gens qui pleuraient la la mort comme s'ils avaient été sur un champ de bataille en 141 qui avait 16 17 18 ans. On a pratiquement pas vu de personnes de 40 ans s'exprimer sur ce sujet.
Et une dernière phrase sur Cran Montana, il faut savoir que euh cette station euh du Valet euh qui était une station euh il y a un un remarquable article euh dans le monde dans le monde ce weekend qui montre bien effectivement que c'est une station au départ paysane. Ce sont des paysans, des montagnards extrêmement attachés euh à leur à leur terre et et à leur village. Les années 7080, c'est une station très hupée, très calme et puis là, on a la fête et la fête avec ce drame absolu.
Très bien. Merci Renault pour ce ce cette mise en perspective de cette tragédie. Nous allons revenir dans un instant avec cette cérémonie d'hommage avec ces ces ces ces chefs d'état de l'Europe entière qui sont présents en ce moment à Marinier à [musique] côté de Cran Montana et je vous passerai à chacun le micro.
On marque une toute petite pause et on se retrouve pour le direct d'CI dans une poignée de [musique] seconde. À tout de suite. Journée d'hommage, tout à fait inédite mesdames messieurs dans l'affaire de la tragédie de Cranna du bar le constellation [musique] et euh nous avons décidé de de suivre cet événement et vous voyez ces images en direct au moment où je vous parle. l'arrivée du président de la République française Emmanuel Macron euh en Suisse à Marign, la petite ville qui était pas très loin de Crontana dans la vallée Martini où euh aura lieu la cérémonie.
Il neige en altitude. C'était un peu compliqué de faire cette cérémonie à CR Montana. Il s'entretient là avec le président de la confédération ou Guimar Parmelin qui prendra la parole au cours de cette cérémonie. le président de la confédération helvétique effectivement qui a accueillé les invités les uns après les autres.
Ils sont à peu près 1000 à participer à cette cérémonie d'hommage. Il y a donc Emmanuel Macron, il y a aussi Sergio Matarella le président italien puisque que ce soit la France ou l'Italie et bien les deux pays ont été extrêmement deillés dans cette tragédie. On le rappelle 40 morts dont la moitié était des jeunes étaient des mineurs, des adolescents pour la plupart.
Et donc cette cérémonie dommage va commencer aux alentours de 13h45. qui aura sans doute un moment fort. C'est toute la Suisse qui est invitée à observer une minute de silence à 13h59 et à 14h toutes les cloches des églises de Suisse se mettront à raisonner.
On le suit évidemment en direct sur LCI. Ça se passe à Martini, vous le disiez, parce qu'en altitude, il neige. Les conditions météo n'étaient pas réunies pour pouvoir accueillir tous ces invités pour cette cérémonie d'hommage.
à Cran Montana, le lieu du drame donc qui a été endeuillé, durement enillé il y a une dizaine de jours. Euh Brandon Waret, vous nous le dites, il y a aussi des écrans géants qui ont été installés à l'intérieur d'une salle, à l'extérieur pour que la population extrêmement touchée puisse également se recueillir aujourd'hui. Effectivement Magalie, il y avait tellement de personnes qui voulaient assister à cet hommage national. 3h seulement pour réserver entièrement cette salle avec cet écran géant derrière nous qu'il a fallu effectivement installer deux écrans géants à l'extérieur dans le centre-ville de Crontana à quelques dizaines de mètres du lieu où s'est déroulé le drame.
Et vous entendez cette musique saisissante derrière nous et malgré cela et bien il y a un silence de cathédrale qui règne. On voit les différentes personnes arrivées par la droite de cette image tout doucement. On les voit très ému.
Certains ont les larmes aux yeux, d'autres se serrent les mains, s'embrassent les uns des autres. Au premier rang, on peut voir sur ces images de de Julien Garnier différents élus communaux du Canton également. On voit ces ces deux drapeaux en berneon du Valet et beaucoup de personnes ému.
Une dame nous disait tout à l'heure qu'elle a perdu un membre de sa famille et que c'était important d'être ici. Pourquoi ? Et bien parce que il faut rendre hommage à ces 40 victimes, à ces 116 blessés.
Et puis ils nous disent beaucoup aussi refermer cette page extrêmement forte émotionnelle parce que la ville doit revivre et il faut aussi passer à autre chose nous disent des commerçants, des habitants, beaucoup de personnes. Cette salle qui commence à se remplir avant le début de la cérémonie prévue à 13h45. Merci beaucoup Brandon Waret, envoyé spécial de LCI sur place.
Nous sommes rejoints par un journaliste correspondant de la radio télévision suisse à à Paris, Benjamin Louise. Faut que je vous dise également que le le plus suisse des journalistes de LCI est sur place, Darius Rochbin qui va suivre tout cela et donc qui nous permettra de suivre cet cet événement tellement important pour la Suisse. Je rappelle qu'on parle de la Suisse en France et que la Suisse n'a pas été touchée meurtr à ma connaissance ces dernières années par l'équivalent de ce que nous avons vécu en France.
Je pense par exemple au Bataclan. Donc euh cette tragédie de la Saint-Sylvestre pour la Suisse, c'est une je dirais pas que c'est quelque chose d'inédit, mais enfin c'est quelque chose de de tout à fait exceptionnel qui qui meurtrit touche la société suisse dans des proportions incroyables. Benjamin Louis donc journaliste disais correspondant de la RTS à Paris qui sont les gens qu'on a vu un peu sur ces images qui va arriver qui va être présent à cette cérémonie de de dommage qui va débuter à à 14h 13h45 de tous les invités effectivement ou la cérémonie commence dans quelques minutes.
Vous avez vu Emmanuel Macron qui a longuement salué le président du gouvernement Valaisan donc de l'exécutif du canton du Valet Mathias Renart. C'est vous le voyez ici à côté du président de la confédération Guy Parmelin. Il a la tête baissée.
Vous avez autour d'eux ce qu'on appelle des huissiers. C'est quelque chose de très protocolaire dans tous les cantons. Il y a ces personnesl qui représentent en fait un peu officiellement la la les autorités canton qui les accompagnent absolument partout avec le le bicorn traditionnel.
C'est ça. Exactement. Vous les avez dans tous les cantons et ensuite leur leur habit est aux couleurs de de du canton respectif.
Donc ici, le Canton du Valet dont le drapeau que vous verrez tout à l'heure dans la salle du CERME, cette fameuse salle qui a été réquisitionnée pour ce espèce de mini somommet international he au fond c'est pas seulement une cérémonie d'hommage. Euh bah vous le voyez à côté là du drapeau suisse, le drapeau valaisant. Il est aussi rouge et blanc, il a 13 étoiles.
Euh donc faut pas les confondre. Il y a le drapeau avec évidemment la Croix Blanche sur fond rouge. Ça c'est le drapeau de la Confédération et le drapeau cantonal donc qui est juste à côté là.
Emmanuel Macron qui est en train de signer le livre de condoléance. Hm. Avec Emmanuel Macron, vous l'avez dit effectivement, qui noircit ses pages sans doute pour apporter tout son soutien à ses familles.
On va on va rester à Martini parce qu'on a plusieurs équipes sur place, vous l'avez compris. Darius Rochbin nous rejoindra dans un deuxième temps pour nous faire vivre cette cérémonie. Mais d'abord, on a pas mal de journalismes de journalistes postés à côté de cette salle dont Emma Barrier et Emma racontez-nous.
Donc on est à quelques minutes du début de cette cérémonie d'hommage. On a du mal à percevoir ce qui peut se passer nous d'ici de ici depuis Paris, mais on imagine que l'ambiance doit être quand même très particulière en Suisse aujourd'hui. Oui, exactement quelques minutes.
La cérémonie commencera exactement à 13h45. Vous en parliez Emmanuel Macron, on l'a vu, il vient d'arriver. On l'a vu parce qu'ici nous nous trouvons dans une dans une salle exprès pour la presse et pour vous dire à quel point cet événement est d'envergure internationale, ce sont pas moins de 200 journalistes venant du monde entier qui ont été accrédités ici et où est donc retransmise cette cérémonie.
À l'intérieur de cette cérémonie, ce sont pas moins eux de 1000 invités qui ont été qui seront présents. Parmi eux évidemment des officiels suisses, des représentants de chefs d'État étrangers. Ce sont délégations étrangères qui sont représentées.
Des pays dont sont originaires les victimes, mais aussi des pays qui sont venus en aide à la Suisse après cette tragédie. Et puis évidemment seront présents des proches de victimes, des représentants des secours, des ambulanciers, des policiers, toutes ces personnes qui sont arrivées sur les lieux assez vite après ce drame donc du 1er janvier. Et puis je vous parlais des délégations étrangères.
Les premiers pays touchés après la Suisse par ce drame, ce sont la France et l'Italie, représentés respectivement par Emmanuel Macron et son homologue italien Sergio Matarella. On va Merci beaucoup et ma barrier. Merci à vous. priorité au aux images, j'ai plein de choses à vous dire et nous avons beaucoup de d'intervenants autour de la table ici à Paris en direct, mais priorité aux images.
Benjamin Louis, je rappelle journaliste suisse correspondant RTS à Paris, radio télévision suisse. Donc racontez-nous parce que certains protagonistes que nous ne connaissons pas forcément nous français. Alors en l'occurrence là, vous avez je pense des représentants d'autres pays qui sont qui ont été touchés par ce drame qui encore une fois là salue le le président du gouvernement Valaisan à côté de lui donc le président de la confédération suisse.
Vous savez que chez nous le président il est d'abord membre du gouvernement parce que le gouvernement suisse gouvernement fédéral n'a pas un chef d'état çaen est sep se sep ministres le conseil fédéral et à tour de rôle ils assument la présidence durant une année. Là, vous avez donc Guy Parmelin que vous aviez peut-être déjà connu, notamment il y a quelques années lorsque Joe Biden et Vladimir Poutine se sont rencontrés en sommet à Genève. Il était déjà président à cette époque-là et là en fait, il vient de réassumer la présidence de la confédération à partir du 1er janvier.
Donc le symbole est quand même très très fort. Il a repris cette fonction qui est avant tout honorifique, hein, le jour du drame du du constellation. Ah ouais.
Que peut-on dire du du Valet ? En en deux mots, on va pas faire des chapitres sur le valet, mais le valet c'est une région un canton plutôt plutôt francophone, tout petit. C'est un petit canton, hein.
Alors, c'est pas ça parce que c'est euh euh au tr recouvert de montagnes et de très grosses montagnes. Euh c'est un canton qui n'est pas seulement francophone, c'est un des trois cantons bilingues de la Suisse. Donc, vous avez le haut valet qui parle suiss-allemand et le bas valet qui est quand même plus majoritaire qui parle français.
D'accord. Donc c'est un canton bilingue et c'est et c'est dans le bavallet que se trouve grand Montana. Exactement.
Alors c'est presque à la frontière linguistique hein. La frontière linguistique se trouve au niveau à peu près de la ville de Sierre. Je je voudrais on est avec beaucoup d'intervenants.
Christian Flèche ancien directeur de la police judiciaire de Paris. Vous me disiez, il faut le dire parce qu'on est une chaîne d'infos, on doit donner d'informations. C'est aujourd'hui que la justice suisse, précisément concomitence des temps, euh a choisi de d'entendre les propriétaires du du bar le constellation.
Déjà, il faut saluer le le travail qui a été fait pour permettre d'identifier les victimes au moment où il y a cet hommage national. Là, tous les morts et tous les blessés ont été identifiés. C'est vraiment un travail qui a été fait, c'est considérable pour être sûr que la dépouille correspond bien à telle ou telle personne et la rendre à la famille. 2e point, j'imagine que décider de convoquer euh des personnes qui sont euh mises en avant par euh tout un tas de d'événements euh c'est-à-dire les propriétaires, les convoquer le jour de la journée de match, c'est quand même très symbolique et je pense que ce sera intéressant de savoir ce qui va se passer à l'issue de cette journée où ils sont convoqués devant la justice suisse.
Et je suis pas spécialiste de la procédure suisse mais serait intéressant de savoir puisque la le sujet que tout le monde évoque, c'est doivent-ils être incarcérés ou pas. Alors sans bon présomption d'innocence bien évidemment mais Isabelle Saporta, il y a quand même des petites choses qui transpirent. Je voudrais pas qu'on fasse l'émission sur l'enquête parce que c'est un moment dommage mais on est une chaîne d'info, il faut que nous en parlions maintenant sur ce couple de propriétaires, les Moretti.
Il y a quand même des informations qui circulent qui laissent à penser qu'on n'est pas sur des gens qui sont forcément blanc bleu comme on dit. Et d'abord, il y a plusieurs choses qui sont sorties. Il y a eu effectivement sur les lieux la question de l'inflammabilité notamment de la mousse d'insonorisation qui avait mis qui avait été mise sur le plafond.
On a eu des serveuses qui ont pris la parole en disant que elles avaient démissionné parce qu'elles voulait pas se prêter à ça, ces trucs pyrotechniques. Elles avaient peur elles-mêmes de prendre que leurs cheveux prennent feu et elles avaient peur de ce feu. Il y avait la question effectivement des portes de secours qui semble-t-il n'étaient pas n'était pas ouvrables, accessible et on a eu effectivement les personnalités du canton qui ont expliqué que il n'y avait pas eu de contrôle pendant 5 ans et qui reconnaissaient ne pas avoir eu de la commune pardon de pas de pas avoir eu de contrôle pendant 5 ans.
Quant au au fond au propriétaire effectivement le propriétaire a semble-t-il un pédigré quand même problématique de un passé de proxénétisme. C'était un peu tout ce qui est sorti dans la presse le décrivit comme le Epstein des montagnes au fond proposant des jeunes filles à qui à qui voulait. Donc c'est quand même une condamnation pour prox pour prox pour escroquerie.
Il a été il a fait 2 ans de prison pour escroquerie. Il a été effectivement il y a eu proxénitisme séquestration c'est quand même un drôle de profil. Et vous aviez un personnage que vous vous devez de connaître, Benjamin Louis, qui est Sébastien Fanti qui est l'avocat aujourd'hui d'une partie des des victimes et qui est un ancien magistrat euh qui avait œuvré sur la force pré à la protection des données.
Exactement. Et qui a donné une une interview très forte. Bon alors c'est l'avocat des victimes, donc il faut voir d'où il parle hein, si tu me permettre.
Mais une interview très très forte où il s'interrogeait sur le fait qu'il n'y avait pas eu de contrôle justement dans cet établissement alors qu'il y en avait eu un peu partout ailleurs dans d'autres établissements qui s'interrogeaient sur le fait que le propriétaire avait pu acheter en liquide sans hypothèque des biens immobiliers dans un endroit où c'était quand même compliqué. Voilà. Effectivement, Matthéo Siravino est également l'un de nos journalistes qui nous attend sur place à Martini, là où va se dérouler tout à l'heure la cérémonie d'hommage.
Elle va débuter d'ici quelques minutes, Matthéo. Et ce qu'on voit ici, c'est que les invités, ça y est, arrivent les uns après les autres. Oui, ça y est, tous les invités, toutes les délégations sont quasiment arrivées ici à Martini.
Vous l'avez mentionné, nous ne sommes pas à Crontana, là où s'est passé le drame aux constellation. Nous sommes à une trentaine de minutes de ce bar. Alors, les premières délégations donc sont arrivées.
On a vu Emmanuel Macron il y a quelques minutes franchir le pas de ce centre des expositions. Et j'aimerais m'attarder quand même sur cette présence puisque euh Emmanuel Macron, c'est la première venue française, on va dire d'envergure depuis le début de ce drame. Aucun membre du gouvernement ne s'est rendu à Cran Montana depuis ce 31 décembre.
à contrario euh de l'Italie, il est aussi euh très fortement touché euh par ce drame. Le lendemain, le ministre des affaires étrangères était présent à Cran Montana pour rendre hommage. C'est évidemment un temps de recueillement très important.
Il va avoir une minute de silence qui va commencer autour de 13h50. Puis très vite, les euh les cloches de toutes les églises du pays vont sonner autour de 14h pour 5 minutes afin de rendre hommage à ces nombreuses victimes évidemment de cet incendie terrible. Merci beaucoup Matthéo, vous l'avez dit donc cérémonie dommage qui va débuter maintenant dans un quart d'heure.
On la suit en direct sur LCI avec ces moments forts. Vous les avez rappelé, les églises de toute la Suisse qui vont sonner à 14h pile juste après une minute de silence. Tous les Suisses sont appelés à l'observer cette minute de silence.
On a vu il y a un instant, la présidente du Parlement européen arrivé alors qu'Emmanuel Macron, ça y est, est déjà dans la salle. Et donc ce livre de condoléance qui est en train d'être rempli par les chefs d'état, les chefs de gouvernement qui seront présents durant cette cérémonie. Darius Rochbin sera là-bas, vous le savez, le le plus suisse des journalistes d'CI, mais nous sommes avec Benjamin Louis, journaliste correspondant de la radio Télévision Suisse à Paris.
Benjamin, vous êtes plus familier de de la Suisse que nous. Euh donc parlez-nous commenter peut-être ces images. Donc là, on est dans un édifice religieux qui se trouve euh du coup alors centre de congrès.
C'est un centre de congrès. C'est un centre de congrès. Centre de congrès.
Euh il a fallu en quelques jours organiser la venue de euh dizaines de représentants officiels dont plusieurs chefs d'état. Euh d'abord, il avait été envisagé d'organiser cette cérémonie au centre de congrès le régent dont on a beaucoup entendu parler qui est euh à Cran Montana euh parce que c'est là aussi où les familles ont été euh réunies pendant quelques temps, là où c'était un peu le le le centre névralgique durant la gestion de la crise, euh mais malheureusement pour des questions de météo tout bêtement de neige, il a été préféré et aussi pour des questions de sécurité, comment sécuriser le périmètre ? Il a étit donc préféré d'aller dans ce grand centre de congrès qui est très connu là-bas parce que c'est là-bas que chaque année se tient un des grands événements du canton qui est la foire du Valet.
Euh mais c'est vraiment parce que au fond, c'est ce que disait d'ailleurs le porte-parole du département des des affaires étrangères, donc le le ministère des affaires étrangères en Suisse. Euh c'est un petit World Economic Forum qui a été organisé en quelques jours. Donc il y avait aucun risque à prendre aussi lorsqu'on reçoit euh le président de la République italienne, le président de la République française, lorsqu'on reçoit aussi les familles et qu'on veut faire en sorte parce que cette cérémonie, elle est destinée avant tout aux familles, pas au chefs d'état.
Et quand on veut faire en sorte que les familles puissent se recueillir dans les meilleures conditions possibles, il faut de l'espace. Il faut pouvoir canaliser, il faut pouvoir sécuriser. On va parler des des familles justement, c'est un moment extrêmement important aujourd'hui pour elle cette cérémonie d'hommage.
Donc vous l'avez dit, ça se passe à Martini mais donc à Cran Montana dans cette fameuse salle le régent. Il y a un écran géant qui a été installé et il y en a d'autres qui ont été installés dans la station à l'extérieur Marie Rou. Est-ce que vous allez pouvoir nous dire ?
Vous êtes aussi avec un habitant qui va peut-être vous vous expliquer pourquoi c'est important cette cérémonie d'hommage aujourd'hui. Oui, exactement. On est place du Scandia.
On est à peine à 5 minutes à pied du bar le constellation là où s'est déroulé le drame. Vous voyez sur ces images de Morgan Pope, la cérémonie bien en quelque sorte commencé puisque les écrans géants sont déjà en marche. Ils sont pratiquement une centaine à être regroupés ici sur cette place principale de la station de Cran Montana.
On est avec François qui habite la station depuis des années. Pourquoi pour vous c'était important d'être ici de se recueillir aujourd'hui ? Déjà pour partager l'émotion et apporter notre soutien moral. et surtout prier pour Alors, pardonnez-nous là, on fait juste une petite interruption.
Regardez ce qui se passe. Ce sont les secouristes qui ont été mobilisés cette nuit de la Saint-Cla à Crontana qui entrent dans la salle de Martini pour cette cérémonie d'hommage. Écoutez, écoutez, ils sont applaudis.
Ouais. Donc Benjamin Louis, là nous avons les familles des victimes décédées ou blessé hein. Les familles des victimes qui sont déjà dans ce centre de congrès de Martini hein, la ville qui est dans la vallée, pas très loin de Cremontana qui applaudissent les secouristes.
Ça ne s'arrête pas hein. Exactement. Vous avez donc les famill Écoutonsles parce que on va les écouter silencieusement si vous voulez bien et puis on reprendra le micro. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Il y a il y a deux endroits [musique] là.
Nous sommes à Martini dans cette fameuse salle de congrès. Les pompiers eux sont arrivés dans la salle [musique] de Cran Montana, le régent parce queils vont suivre depuis Cran Montana sur l'écran géant cette cérémonie d'hommage. C'est déjà le premier moment fort de la cérémonie.
Alors qui qui va commencer dans une dizaine de minutes mais cet accueil quand on sait combien ces pompiers ces secouristes ont été marqués certains étaient en larme. Ensuite voilà l'hommage qui leurait rendu avec ces applaudissements. C'est le premier moment fort évidemment de l'après-midi.
Benjamin Louis peut-être préciser qu'il y a pas que à Crontana. Alors évidemment qu'à CR Montana, il y a une retransmission de la de la cérémonie, mais il y a aussi des retransmissions ailleurs en Suisse. J'ai noté qu'il y avait une retransmission dans la cathédrale de Lausanne.
Et puis il y a d'autres instants symboliques qui vont avoir lieu, notamment le GDO de Genève, la ville dont je viens moi, et dont Darius Rogemin est aussi originaire qui qui va s'éclairer ce soir aux couleurs du valet, donc en rouge et blanc. C'est un peu notre tour et fait à nous. D'accord.
D'accord. Donc pour ceux qui nous rejoignent, la cérémonie principale avec les familles, les chefs d'État, celle où on attend environ 1000 personnes se déroule à Martinier, la ville qui est en contrebas dans la vallée où on a préféré faire la cérémonie à cet endroit car euh c'est plus pratique, il y a des problèmes météo euh en altitude. Mais à Crontana, dans la salle du régent, il y a quand même une petite retransmission en direct avec quelques habitants, des softeurs qui ont souhaité se s'y rendre.
Exactement. Alors à l'origine, il avait été envisagé de faire cette cérémonie. Effectivement, il y a il y a eu un endroit symbolique.
Alors à la base Emmanuel Macron devait aller déposer une gerbe de fleurs à Cran Montana pour des évoquer, il a pas pu s'y rendre. Il a été prévu donc un endroit symbolique pour que les chefs d'état puissent déposer une gerbe de fleurs à Martini. Lor Westfal, vous êtes avec nous, vous êtes psychologue clinicienne.
Merci de nous accompagner d'abord pendant cet instant. Les familles, des gens qui ne se connaissent pas. des gens qui ne se connaissent pas ou qui pour certains peuvent se connaître mais se regroupent.
Voilà, ils sont assis là pour ce moment de communion assez solennelle et ce sont les familles des victimes. Parmi ces victimes, il y a peut-être des quelques blessés légers, des blessés graves qui sont pour certains encore hospitalisés et puis il y a des personnes décédées, souvent des jeunes. Est-ce que c'est c'est est-ce qu'il fallait y aller ?
Est-ce que c'est déterminant ? Est-ce que c'est un un voyage qui était nécessaire pour ces familles ? Mais ce que vous soulignez là, c'est une communauté de vécus partagée par toute une série de personnes qui ont vécu les choses différemment mais qui les ont vécu quand même ensemble.
Il y a beaucoup de gens qui ont attendu extrêmement longtemps, une semaine avant de savoir si leurs proches étaient vivants ou pas et dans quel état. Il y a beaucoup de gens qui ont suivi les les l'évolution de la situation dans les médias. Beaucoup de gens se sont sentis concernés.
Plus les gens sont proches évidemment, plus ils ont contribué aussi aux recherches et au soutien euh et aux recherches actives, plus ils se sentent impactés. est concerné par euh par ce ce moment de recueil collectif, de recueillement collectif et et il est extrêmement capital pour toutes les personnes qui ont été impactées, traumatisées, qui ne le savent peut-être pas encore maintenant mais qui le sauront plus tard, d'assister à ce genre d'événement puisque ça ça répare un petit peu un socle, un sentiment de sécurité, de sociabilité parce que il faut bien comprendre que ce genre de de traumatisme enfin de de choc pour le moment extrêmement effractant provoque un sentiment d'impuissance, de colère, de de déshumanisation, l'impression d'être seul sans rien pouvoir faire. Le le le fait d'être seul et accompagné ensuite lors de ce genre de d'événement, ça permet de se sentir soutenu.
Et à partir de ce moment de de de soutien collectif, chacun va pouvoir quand même avancer dans son propre deuil, dans dans son dans sa reconstruction identitaire à de façon singulière. Nous nous avons été, Magalie, on peut le dire, extrêmement euh marqués par le fait que beaucoup de jeunes ont pris la parole. C'est une tragédie qui touche avant tout la jeunesse.
Ceux qui ont filmé, qui ont donné des premiers indices aux policiers, ce sont des jeunes. Euh ceux qui ont témoigné, ceux qui ont sauvé avant même l'arrivée des pompiers, ce sont des jeunes. Les pompiers volontaires, c'était des jeunes bien évidemment.
Et ceux qui ont témoigné sur les chaînes d'info, on était parfois obligé de leur dire "Arrêtez, allez vous reposer au bout du 3è jour et ne dormez pas." C'était des jeunes parfois des mineurs. Vous imaginez ?
Attendez Benjamin Lis. Oui. Vous vous regardez les images en même temps.
Vous êtes notre journaliste suisse de référence. Voilà. Non mais alors c'est en l'occurrence c'est pas des suisses, c'est le président de la République italienne Sergio Matarella qui vient de rentrer et puis il était suivi du grand du Luxembourg.
J'ai pas encore vu le Premier ministre belge, mais il faut savoir que la Belgique a une histoire particulière avec le canton du Valet parce qu'il y a quelques années, il y a eu un des grands drames aussi qui a enuillé la Suisse et un des rares pour lesquels nous avions déjà décrété un deuil national fédéral en l'occurrence, c'était la la tragédie du d'un bus scolaire qui a eu un très grave accident à Sierre, donc qui est une ville à quelques à quelques kilomètres de de Cran Montana et il y avait eu plus d'une vingtaine d'enfants belges, 22 enfants belges qui avait péri durant cet accident et donc la la Belgique a très vite proposé tout comme la France son aide à la suite du drame de Cran Montana. Donc ces visages, ce sont des officiels de de voilà, vous avez donc vous avez vu le président de la confédération avec sa femme. On voyait aussi notre ministre de la justice Beaans à quelques à quelques personnes de lui.
Là vous de nouveau le président du gouvernement Valaisan suivi d'un autre conseiller d'État donc un autre membre de l'exécutif du canton du Valet, Christophe Darbelet. sont deux francophones et vous vous avez parlé du deuil bien sûr visiblement en Suisse. Donc c'est pas forcément habituel de décréter des jours de de extrêmement rare.
C'est extrêmement rare. Dans l'histoire contemporaine suisse il y en a eu quatre. des deuils nationaux, des deuils décrétés par le conseil fédéral, des drapeaux mis en berne.
Vous savez, on sait très bien organiser les choses, on sait très bien organiser les grands événements. Exprimer nos émotions, c'est autre chose. Sa la la Suisse est quand même un pays de tradition majoritairement protestante et exprimer ses sentiments, ça fait pas forcément partie de l'habitude.
Il y a quelque chose très intéressant aussi au niveau psychologique. Je pense qu'il y a quelque chose de la psychologie de masse aussi aujourd'hui parce que c'est vraiment tout un pays qui n'a pas forcément l'habitude d'être à ce point uni mais qui là a aussi besoin de de tourner la page et de faire son deuil. Mais je pense que cette cette cérémonie va contribuer à ça.
Alors c'était ma question mais en en deux mots. Cette cette Suisse qui est finalement un un pardonnez-moi de le dire comme ça qui est qui est un petit caléidoscope avec des italophones, des francophones, des germanophones qu'on aime bien nous parfois un peu moquer nous les Français. La la rigueur germanique du du Suisse-allemand.
Bon est-ce qu'elle s'est retrouvée totalement unie ? Est-ce que toute la Suisse du nord, de l'est, des montagnes, des villes de la trait financière Genève de de de Est-ce que toute la Suisse s'est sentie touchée dans sa chair par la tragédie du de Cran Montana ? Bien sûr, vous vous imaginez un pays d'un petit peu moins de 9 millions d'habitants, 40 morts en quelques minutes la nuit du nouvel an, c'est énorme.
Si vous rapportez ça à la France, ce serait quoi ? Ce serait plus de 200 morts d'un coup aussi. Donc en France aussi, ce serait une tragédie totale.
Là, en l'occurrence, vous avez un pays qui effectivement, vous l'avez dit, qui est très multiple, qui euh se réfléchit d'abord par son identité locale, cantonale, parfois même communale. Vous savez, moi je suis citoyen jeune voie avant d'être citoyen suisse. Darius Rogemin aussi d'ailleurs.
Et et donc réfléchir et s'émouvoir de manière nationale comme ça, c'est rare, mais là en l'occurrence vraiment depuis alors je vis depuis Paris bien entendu, mais je suis en contact avec ma rédaction tous les jours avec mes amis aussi sur place. c'est dans un aussi petit pays, dans une aussi petite région linguistique que la Suisse-ome. On connaît tous quelqu'un à quelques degrés qui a été touché ou qui est en lien avec ce drame.
Et euh ce que je voulais dire vis-à-vis de la de la psychologie de masse, c'est que cette cérémonie, elle est pour les familles, mais elle est aussi pour le pour le pays. Le pays qui, vous le disiez parle plusieurs langues. Là en l'occurrence depuis quelques jours, je crois qu'on vit à peu près tous à l'unisson parce que c'était le temps de l'émotion, le temps du choc, le temps de la sidération, ensuite le temps de la solidarité parce que vous avez vu qu'au départ, il a d'abord fallu répartir les blessés dans les différents hôpitaux du pays.
Ensuite, après les partenaires internationaux européens en premier lieu sont arrivés. Euh mais voilà, on a vécu euh 6 jours là de de de solidarité nationale très intense. Ça ne veut pas dire que d'ici quelques jours la colère ne va pas monter.
H et d'ailleurs elle commence je ne parle pas de division mais il y a déjà quelques signes que entre et c'est normal c'est une vie nationale c'est une vie démocratique ce serait pareil en France entre les régions et entre les départements et bien il y a quelques critiques qui émanent et vous le disiez aussi au niveau culturel les Suisses allemands qui sont beaucoup plus carrés on va un peu dans le cliché là mais qui sont on va dire un peu plus carrés que les Suisses-Roman quelle critique par exemple commence déjà à dire que par exemple au niveau de l'enquête ou au niveau de l'instruction ça se serait pas passé de la même manière encore une fois ça montre aussi que c'est un pays qui est très divers au niveau culturel et que on ne fait pas les choses de la même manière dans tous les cantons. Mais ça franchement je vous dis un peu, j'enfonce un peu une porte ouverte, c'est exactement la même chose en France. Est-ce que nous avons vu des softveteurs, c'est pas le moment d'ouvrir des polémiques, mais je vous pose quand même la question.
Nous avons vu des sauveteurs bénévoles, hein, pas pas des pompiers, dire que les pompiers bénévoles, les pompiers volontaires volontaires qui sont intervenus dans la nuit de la Saint-Sylvestre aux constellations étaient un peu perdus, paumé, on le sait à moins bien sûr, mais il y a eu quand même une certaine mise en cause de la part de de de soveteur hein qui je pense à à Gianni et à son père qu'on a beaucoup vu. C'est c'est un débat qui qui est monté en en vous n'avez pas été à la hauteur. Non non non, je crois pas.
Et honnêtement, alors en tout cas, je vous parle de du point de vue du service public, ça c'est pas quelque chose que l'on a nous ressenti dans les diverses enquêtes qui sont encore en ce moment en train d'être menées. Euh je crois que ce qui a ce qui a primé c'était la bravoure des des sauveteurs et c'est aussi les moyens colossaux qui ont été mis en place. Il y a eu des dizaines d'hélicoptères, des dizaines de de d'ambulances qui ont été mobilisées très vite.
Encore une fois, ramenons ça à l'échelle d'une région, d'un hôpital régional. Imaginez si ça s'était passé, je veux pas faire d'équivalent un peu mal venu, imaginez s'était passé, je ne sais pas, à Poitier. Encore une fois, il y a une force de réaction, une rap rapidité de réaction qui a qui ont été assez phénoménal au fond.
Et ça, c'est quelque chose qui a été relevé par tous les partenaires internationaux. Ça a été relevé aussi par la sécurité, la protection civile euh ici en France, des moyens non assez fous qui ont été euh qui ont été mis mais enfin encore une fois, on parle pas d'un pays sous-développé hein, on parle de la Suisse. Donc on a des moyens qui sont conséquents.
Heureusement, ils ont été mis tout de suite à disposition pour euh essayer de de faire face à ce drame qui est encore une fois, imaginez quand même une centaine de grands brûlme disiez une centaine de grands brûlés, c'est quelque chose qu'aucun pays européen ne pourrait gérer. Vous vous disiez quand même que il y a le début d'un débat avec des Suisses qui disent si ça s'était passé dans un autre région de la Suisse, dans un autre canton, ça se serait passé différemment. Il y a quand même par je parle pas je parle pas du sauvetage, je parle pas de la gestion de la crise et de l'urgence.
En l'occurrence, le Canton du Valet est un Souvenez-vous, il y a quelques il y a quelques mois, il y a un village qui a été rayé de la carte dans le Canton du Valet parce qu'il y a un glacier qui s'est effondré dessus. Alors heureusement, il avait été évacué bien avant parce que on sait gérer les grosses catastrophes naturelles. C'est un canton qui a l'habitude de gérer de grosses catastrophes.
Il a été son histoire est parsemée de de glissement de terrain et avec le changement climatique, c'est en train de devenir de plus en plus prignant. Les questions qui sont en train d'émerger et elles sont bien légitimes, elles sont autour de l'enquête, autour du profil des tenanciers de ce Comment ont-ils pu euh faire fortune aussi rapidement dans ce canton ? Comment est-ce qu'une personne qui a un tel casier judiciaire en France a-t-il pu s'installer sans aucun problème dans le canton du Valet ?
Ça c'est des questions qui sont légitimes à poser. Comment il sort des moyens pareils tous les mois ? Honnêtement.
Absolument. Et honnêtement je crois qu'aujourd'hui il y a absolument aucun débat en tout cas en Suisse sur la rapidité des secours et sur la forme des secours qui a été plutôt exemplaire en l'occurrence. Très bien.
Vous fermez la porte. Vous avez été très efficace. Oui, allez-y.
Question est sur la non incarcération préventive des propriétaires et la possibilité là alors qu'Emmanuel Macron va à son tour prendre place donc pour cette cérémonie d'hommage on sait pas encore qui prendra la parole qui a priori sur le programme il prend pas la parole. Vous disiez que c'était sur ça que le débat était en train de monter parce que il se posait aussi la question de destruction potentielle par exemple de vidéos. Il paraît que le lendemain, enfin euh à l'heure même, c'est les gamins durant la nuit, ils ont effacé les vidéos du site et cetera et cetera qui montrait la reconstruction en fait un peu à la comme je te pousse si je puis me permettre de la rénovation.
Et ça c'est ça c'est quand même une vraie il y a peut-être une destruction de preuve non ? Effectivement. Alors moi je suis journaliste et je vais respecter la la présemption d'innocence et puis euh la l'enquête qui est en train d'être menée par la justicean en l'occurrence parce qu'il y a pas de justice suisse à proprement dit, il y a des justices cantonales.
Donc là en l'occurrence c'est les autorités cantonales valisanes qui et le ministère publicalaisan qui qui mène cette enquête. Ce qui est intéressant tout de même, c'est que en Suisse, il commence à y avoir des demandes, notamment de la part de certains avocats très médiatiques comme Sébastien Fanti de dépayser cette affaire parce que il commence à apparaître que le ministère publicalaisan mène cette enquête d'une manière qui est discutable du point de vue de certains avocats et de certains autres magistrats suiss dans la scène, ce sont des des roses blanches qui sont arborées par les par les invités et on a vu ces gendarmes avec leur badge et barré d'une de d'une forme de deuil avec ce ruban noir. Éid, c'est la Suisse qui est enil aujourd'hui et roses blanches qui serviront donc à la fin de la cérémonie pour
Jean-Pierre Bataille