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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 17 mars 2025 26 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : "Il est inacceptable que Macron reste silencieux sur Boualem Sansal !" (E1)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 43 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse partielle

    Est-ce bien nécessaire de remettre le dossier des retraites sur le devant de la scène ?

  • 0:12OuverteRéponse partielle

    Est-ce que votre groupe à l'Assemblée nationale va donc se mettre avec la gauche pour faire barrage au gouvernement ?

  • 2:16FerméeRéponse directe

    Laurent Jacobelli, censure ou pas censure ?

  • 6:34RelanceRéponse partielle

    Comment faites-vous augmenter le taux d'emploi des jeunes et des seniors ?

  • 6:51RelanceÉludée

    Et est-ce que vous pouvez accepter l'idée qu'il faut faire un effort sur les retraites ?

  • 18:10OuverteRéponse partielle

    Cette affiche avec le visage de Cyril Hanouna, comment justifiez-vous son caractère soi-disant non antisémite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:05InvitéChiffre
    « en 2024, les recettes fiscales par rapport à 2023 ont augmenté de 10 milliards. »
  • 1:19InvitéChiffre
    « seulement 40%, 39% pour être précis, des plus de 60 ans sont en situation d'emploi. »
  • 5:47InvitéChiffre
    « 40% de ce minimum vieillesse est donné à des étrangers. »
  • 5:58InvitéChiffre
    « 1040 euros par mois, ça coûte plus d'un milliard par an. »
  • 7:05InvitéChiffre
    « l'écart de financement selon les années est entre 0 et 15 milliards. »
  • 11:03InvitéFait
    « Boalem Sansal est l'otage de la politique française vis-à-vis du Maroc. »
  • 13:00InvitéFait
    « La France tremble lorsqu'il s'agit de durcir le ton avec les Comores, dont on voit bien la politique vis-à-vis de Mayotte, d'invasion par l'immigration et de conquête par l'immigration. »
  • 21:59InvitéFait
    « je me souviens d'Adria Quintenins quand il n'était pas content du résultat des élections en disant il va falloir maintenant marcher sur Matignon comme Mussolini avait appelé à marcher sur Rome. »
  • 24:11InvitéChiffre
    « l'ALIA, c'est-à-dire le départ vers Israël, a augmenté encore cette année. »

Temps de parole

  • Invité44 %
  • Invité 215 %
  • Laurent Jacobelli15 %
  • Invité 314 %
  • Présentateur7 %
  • Invité 42 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Jacobelli

Laurent Jacobelli, je voudrais peut-être qu'on parle de la réforme des retraites. Est-ce bien nécessaire de remettre le dossier sur le devant de la scène ? Je vais poser la question, parce que François Bayrou a dit non à l'âge de départ à 62 ans. Je vais vous poser la question directement. Est-ce que votre groupe à l'Assemblée nationale va donc se mettre avec la gauche pour faire barrage au gouvernement ? Laurent Jacobelli.

0:17
Invité

En tout cas, c'est une éventualité que nous étudierons, parce que le Premier ministre, je crois...

0:21
Laurent Jacobelli

Ah, vous avez étudié ? Non mais c'est incroyable. On va repartir quand même, on va repartir.

0:24
Invité

Bah écoutez, le Premier ministre a essayé de blouser tout le monde pour essayer d'avoir un accord avec le Parti Socialiste. Il a créé ce comité pour étudier les retraites, ce conclave, comme il l'appelle. Et puis maintenant que le PS lui a donné quittus, qu'il s'est dissocié un peu de la France insoumise, eh bien le Premier ministre dit, bah finalement on ne va pas en parler du sujet des retraites, et ce ne sera pas 62 ans. Se servant d'ailleurs un petit peu de l'univers effrayant et apeurant avec la guerre en Ukraine, en disant, et bah voilà, puisqu'il y a la guerre en Ukraine, il va falloir acheter des armes, et donc on ne va pas pouvoir faire la retraite à 62 ans.

0:56
Laurent Jacobelli

Non mais de toute manière, c'est impossible, non ? La retraite à 62 ans, vous la demandiez, je sais, mais c'était impossible à mettre en oeuvre. En plus, la situation économique de la France.

1:03
Invité

Alors on continue à la demander, d'abord j'ai une nouvelle pour vous, en 2024, les recettes fiscales par rapport à 2023 ont augmenté de 10 milliards. C'est-à-dire que chaque année, les Français mettent un peu plus à la poche, et à chaque fois on leur dit, bah vous aurez un peu moins de droits. Tout ça est quand même un petit peu contradictoire. Et puis moi je vous rappelle que seulement 40%, 39% pour être précis, des plus de 60 ans sont en situation d'emploi. Ce qui veut dire qu'à chaque fois que vous décalez l'âge de la retraite, et bien vous mettez des gens au chômage deux ans de plus.

Alors peut-être que vous allez faire une économie dans les caisses de la retraite, mais vous allez plomber les caisses chômage. En fait c'est idéologique derrière. Pour lutter contre les problèmes de financement des retraites, il faut plus d'emplois, plus de productivité, plus de natalité. Ça demande du courage, ça demande des mesures sérieuses que l'on peut suivre. Et la solution, j'ai l'impression que la paresse intellectuelle amène les gouvernements successifs à revenir tous les trois ans le bec enfariné en disant « Ma pauvre dame, il n'y a plus d'emploi, ma pauvre dame, il n'y a plus d'enfant, il va falloir travailler encore un peu plus. » C'est évidemment pas la solution.

Il faut des mesures de fond pour que nos métiers soient plus créateurs de valeur ajoutée, c'est-à-dire pas d'ubérisation de l'emploi, et pour qu'une vraie politique d'aide à la natalité soit à nouveau mise en place.

2:16
Laurent Jacobelli

Alors je suis obligé de donner la parole à Philippe Guilbert, qui trépigne à côté de vous, Laurent Jacob-Béli,

2:21
Invité

porte-parole du Rassemblement National, qui a-t-il ? Est-ce bien un député du RN que nous écoutons, puisque j'ai l'impression d'écouter les Forces Ouvrières, la CGT ? Monsieur Jacob-Béli, porte-parole du Rassemblement National, Philippe Guilbert. Peut-être un peu LFI et d'autres à gauche, qui nient toute nécessité de travailler plus longtemps. Vous êtes toujours sur cette position ? Je vous le confie. Mais est-ce que c'est bien raisonnable ? Parce que vous savez bien que notre régime par répartition, compte tenu de l'évolution de la démographie, il faut bien bouger. Monsieur le député, est-ce que vous avez une baguette magique avec vous ? Non, j'ai un téléphone, mais je ne sais pas.

Alors, je ne crois pas que ça fasse au fils. Quand on explique que les plus de 60 ans n'ont pas de travail, vous êtes en train de dire qu'au lieu de ne pas avoir de travail pendant 2 ans, ils devront ne pas avoir de travail pendant 4 ans. Eh bien, il va falloir le financer. Ça pose un problème. Donc, poser cette question n'est pas quelque chose de sacrilège. Bien évidemment, on peut se poser la question. Seulement, la réponse ne peut pas être d'allonger la durée de travail et la durée de cotisation, puisque, je le répète, les conditions du travail, aujourd'hui, du marché du travail, n'existent pas.

Donc, tant qu'il y aura 5 millions de chômeurs, tant qu'il y aura 60% des plus de 60 ans qui ne sont pas en situation d'emploi, eh bien, vous pourrez dire que la retraite est à 195 ans. Ça ne changera malheureusement rien. Vous savez bien que le taux d'emploi des seniors, il augmente avec la durée de départ à la retraite. C'est vrai dans tous les pays, c'est vrai en France aussi. Il va augmenter ce taux d'emploi si on repousse l'âge. Gabriel Cluzel. Je crois qu'il y a deux aspects. Le premier, c'est l'aspect purement politique.

C'est-à-dire que, c'est vrai qu'on a le sentiment de se faire un petit peu, quel que soit l'avis que l'on puisse porter sur l'âge de départ à la retraite, de se faire un peu rouler dans la farine par M. le Premier ministre. Je ne sais pas qui est clave, mais je sais que le con, c'est le Français qui y a cru à ce conclave. Parce que, il était évident que c'était, vous savez, comme quand il parle de 6 semaines avec l'Algérie, c'était une façon de dire, écoutez, pendant que vous débattez, on peut rester sur un malentendu, « Nul ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépenses » et ça a permis aux socialistes de voter le budget. Nous sommes d'accord ? Oui, bien sûr, bien sûr.

Donc, maintenant, il dit, « Ah, il y a la guerre en Ukraine, donc ça ne va pas être possible de faire ce qu'on avait dit. Ah bon, on va rester à 64 ans, alors que tout le monde sait très bien que ce n'est pas conjoncturel, c'est structurel, son avis sur le sujet. » Maintenant, moi, je pense qu'on peut partager plusieurs points de vue, possiblement, c'est-à-dire que c'est un fait que la retraite par répartition, et personne n'ose le dire, sans la natalité, c'est une pyramide de Ponzi, c'est Madoff.

Mais inversement, moi, je crois que les Français sont capables d'entendre, ils sont majeurs, vaccinés, que peut-être qu'il faudra intégrer à un moment un peu de retraite par capitalisation, le faire progressivement. Je crois que le vrai sujet, c'est que les Français se disent, « Il y a beaucoup de gabi partout, beaucoup, et pourquoi c'est toujours à nous qu'on demande plus ? » Je pense que le seul vrai sujet est là. C'est ça la vraie question. D'abord, Laurent Jacobini.

Une remarque, si le taux d'employabilité des jeunes, par exemple, qui commencent à travailler en France assez tard, était le même qu'en Allemagne, eh bien aujourd'hui, il n'y aurait aucun problème, pas un centime de manquer dans les caisses de retraite. Donc vous voyez, le problème n'est pas qu'on part trop tôt ou trop tard à la retraite, le problème est qu'il n'y a pas, l'assiette de cotisation n'est pas assez étendue, il n'y a pas assez de gens qui travaillent pour faire simple. Donc il faut étudier ce problème, il faut effectivement avoir une politique de la natalité, et puis chasser la mauvaise dépense.

Vous savez, il y a ce qu'on appelle le minimum vieillesse qui est donné aux gens qui n'ont pas une retraite suffisante. Eh bien, 40% de ce minimum vieillesse est donné à des étrangers. Voilà. Donc vous arrivez en France, vous n'avez pas travaillé en France, vous n'avez pas cotisé en France, et vous touchez la retraite. 40% ? 1040 euros. Oui, 1040 euros par mois, ça coûte plus d'un milliard par an, à peu près autant que l'aide médicale d'État.

Donc vous voyez, avant de dire aux Français « Vous allez vous serrer la ceinture », créons des conditions propices à l'emploi, moins de normes, moins d'impôts, notamment des impôts de productivité, ça permettrait d'engager, et créons aussi une espèce de justice, qui fait que les Français soient les premiers à toucher la retraite. Oui, oui, c'est... Jusqu'une remarque pour arriver, retraités étrangers en France, ce n'est pas le cas majoritaire, donc ça représente extrêmement peu de personnes. Un milliard par an. Oui, un milliard par an, par un gros 30 milliards de déficits qui sont demandés. Comment faites-vous augmenter le taux d'emploi des jeunes et des seniors ?

Vous disiez, est-ce que j'ai une baguette magique, mais quelle est la vôtre ? Pour obtenir ce résultat que tous les gouvernements recherchent depuis 30 ans, et comment vous, miraculeusement, allez-vous y parvenir ? Et est-ce que vous pouvez accepter l'idée qu'il faut faire un effort sur les retraites ? Parce que là, vous tenez complètement le discours de la gauche, mais alors à 150%. Si demain, la gauche dit que le ciel est bleu, je ne vous prétendrai pas que le ciel est rouge.

Moi, simplement, aujourd'hui, je vois que l'écart de financement selon les années est entre 0 et 15 milliards, que ces 0 et 15 milliards, on peut les trouver ailleurs, et oui, il faut que les jeunes arrivent plus tôt sur le marché de l'emploi. Aujourd'hui, en France, il y a le culte de l'étude. Certains font des études universitaires très longtemps, avec très peu d'embauches à la fin, alors qu'ils pourraient commencer à travailler plus tôt. C'est pour ça, d'ailleurs, que pour ceux qui commencent à travailler tôt, avant, la majorité, c'est 60 ans, 40 annuités pour nous.

Et puis, selon des conditions, notamment sur l'impôt sur le revenu, pendant les premières années, les jeunes en seront exemptés. Évidemment, c'est un effort fiscal d'un côté, mais ce sera un gain général de l'autre. C'est une politique cohérente qu'il faut mener.

7:45
Laurent Jacobelli

Laurent Jacobili, censure ou pas censure ? C'est ça qui nous intéresse aussi ce soir.

7:48
Invité

Écoutez, on se réserve le droit de le faire. Ce ne sera probablement pas sur un seul sujet, mais c'est vrai qu'aujourd'hui, le Premier ministre est très loin de la parole donnée. On vient de le voir sur la question des retraites, puisque le débat est morné. On le voit dans le bras de fer avec l'Algérie. On est très inquiet avec les annonces qui peuvent être faites sur la pression qui va être faite sur l'épargne ou les impôts des Français pour financer l'effort de défense. Bref, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de nuages à l'horizon.

8:13
Laurent Jacobelli

Bruno Retailleau a mis sa démission dans la balance avec le dossier algérien en disant, si on ne me laisse pas travailler et si on n'applique pas effectivement les mesures qui s'imposent aux autorités algériennes, moi je m'en vais.

8:25
Invité

Quel réveil ! Parce que M. Bruno Retailleau a cru qu'en étant à la même table de ministre qu'avec des socialistes, qu'avec des macronistes, il arriverait à changer les choses. Mais je rappelle qu'Emmanuel Macron, à chaque coup que l'Algérie crie, il se met à genoux et il demande pardon.

8:38
Laurent Jacobelli

Mais pourquoi Laurent Jacobelli ? Qui peut m'expliquer ça ?

8:40
Invité

Parce que c'est la vieille musique de la repentance. Non mais ça ne suffit pas, ce n'est pas suffisant la vieille musique de la repentance, c'est autre chose. Il n'est pas possible. On est encore là, il y a autre chose. Il l'a dit, il faut me le dire. Mais à chaque fois, il a parlé de crimes contre l'humanité en Algérie en qualifiant les Français. Comment voulez-vous qu'en mettant ces termes-là sur la table, il puisse gagner un quelconque bras de fer avec l'Algérie ? Avec nous, je vais vous dire, ce sera très simple. Si l'Algérie ne reprend pas ses ressortissants, plus de visa, plus d'aide au développement, plus de transfert financier entre la France et l'Algérie.

Et croyez-moi, ça prendra à peu près deux heures avant que le président algérien prenne son téléphone et reprenne ceux qui, en France, commettent des crimes et délits venus d'Algérie. Mais aujourd'hui, on a un président de la République qui a la politique du paillasson, la politique de l'appliantisme, sans aucun courage.

9:28
Laurent Jacobelli

Je ne comprends pas. Moi, ça me dépasse. Je ne comprends pas. Je pense que les auditeurs aussi ne comprennent pas.

9:32
Invité

Je pense qu'il y a des peurs de quoi ? Dans certaines banlieues, à nouveau, on retrouve les émeutes parce que le président algérien ne se cache pas d'attiser un petit peu la haine de la France. Avec les influenceurs algériens, notamment. Bien sûr, exactement. C'est une arme dont se sert le président algérien. Et plutôt, face à cela que d'user de fermeté, le président de la République, par quoi redise, cède. Vous savez bien que le directeur de nos services de renseignement fait souvent le voyage en Algérie parce qu'il y a de la coopération avec l'Algérie sur des sujets comme l'immigration subsaharienne, comme plein d'autres sujets sur le terrorisme.

Et donc, il n'y a pas que l'idéologie de la repentance qui explique l'attitude de la France, tout gouvernement confondu, d'ailleurs, pas simplement celui de l'actuel, et pas seulement ce président de la République. Il y a des intérêts avec l'Algérie. On ne peut pas faire comme si l'Algérie était un pays avec le pays. On ne peut pas tout accepter non plus. Oui, ça c'est vrai. Il y a quelque chose d'absurde de dire, et c'est marrant, c'est un discours récurrent, pardon, c'est pas personnel, Philippe Guibert, mais à dire, oui, il faut qu'on soit très laxiste avec ces pays parce que sinon, ils nous... Non, mais je traduis. Sinon, ils ne nous aideront pas en matière de terrorisme.

Sauf que s'ils reprenaient leurs OQTF, déjà, on aurait moins de problèmes avec les terroristes. Il y a quelque chose, voyez, dans ce raisonnement que je peine à comprendre. Ça, j'avoue. Et puis, il y a quand même la question, moi, qui me frappe, et ce sera quand même le grand échec de ce gouvernement, qui restera, moi, je vous le dis, c'est Boalem Sansal. Ah oui, c'est quand même cristallisé, symbolisé, incarné par un intellectuel, c'est le seul génitine d'Algérie, que la France est incapable de faire libérer. Et ça, c'est quand même quelque chose de profondément chaud.

Alors, imaginez, imaginez, dans n'importe quel pays, un citoyen français détenu dans les geôles du pays, avec pas le droit de recourir à l'avocat qu'il souhaite, avec des motifs assez flous pour le retenir. Jamais la France ne l'accepterait. Vous auriez probablement, au journal de 20h du service public, tous les soirs, le portrait de ce détenu. Eh bien, pour Boalem Sansal, dont je le rappelle, il a la double nationalité française et algérienne, eh bien, rien ne se passe, en tout cas publiquement. C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui un citoyen français dans les geôles algériennes, et apparemment, ça n'émeut pas grand monde.

11:50
Laurent Jacobelli

C'est une victime collatérale, c'est ça ?

11:52
Invité

D'abord, ça montre bien le fait que le gouvernement algérien n'est pas un gouvernement démocratique, mais que tout simplement, quand on bosse le critiquer, il vous met en prison, ça montre bien son hostilité vis-à-vis de la France, et ça montre bien la faiblesse, j'allais dire, d'Emmanuel Macron, qui ne remet pas le sujet sur le tapis. Je le redis une fois encore, est-ce que vous imagineriez la même situation avec aucun autre pays au monde ?

12:15
Laurent Jacobelli

Bon, Philippe Guibert.

12:16
Invité

Boalem Sansal est l'otage de la politique française vis-à-vis du Maroc, où Emmanuel Macron a eu, à mon sens, raison de rétablir des relations avec le Maroc, notamment sur le Sahara occidental, et Boalem Sansal est l'otage et la punition, et c'est lui qui en fait les frais et qui risque sa peau au fond, au fin fond des geôles. Donc je crains que la négociation sur Boalem Sansal soit très complexe, ce qui ne veut absolument pas dire qu'il faut être laxiste avec le gouvernement algérien, mais ayons quand même en tête que tout ça est un équilibre complexe entre le Maroc, l'Algérie et la France, et que vous y seriez confronté tout autant si vous étiez au pouvoir.

Mais vous vous rendez compte de ce qui est devenu la France ? Aujourd'hui, la France tremble quand il s'agit de négocier avec l'Algérie. La France tremble lorsqu'il s'agit de durcir le ton avec les Comores, dont on voit bien la politique vis-à-vis de Mayotte, d'invasion par l'immigration et de conquête par l'immigration. La France, sur la scène internationale, au moment où on réfléchit, enfin, à la paix entre la Russie et l'Ukraine, est absente des débats au tel point que le Président de la République est obligé de s'agiter pour apparaître sur la photo alors que personne ne veut qu'il y soit. Donc, c'est quand même terrible. Nous avons été chassés de la politique internationale.

La position de la France, aujourd'hui, est une position de soumission par rapport aux plus petits pays. Donc, tout cela est inquiétant. Et malheureusement, le Président de la République, qui a dissous le corps diplomatique, a joué un grand rôle dans cet affaiblissement du rôle de la France à l'international.

13:41
Laurent Jacobelli

On va parler dans un instant des affiches antisémites. Non, mais ça, c'est très important. Et du pardon pétage de plomb de Jean-Luc Lange. Non, mais d'ailleurs,

13:47
Invité

pour faire une transition avec l'autre sujet, moi, ce qui me frappe, c'est qu'on dit « Nous sommes impuissants face à l'Algérie, mais encore, faudrait-il vouloir agir ? » Parce que, je rappelle qu'il y a quand même des gens, des élus français, par exemple, des eurodéputés, Rima Hassan et d'autres, qui ont refusé de voter la résolution au Parlement européen demandant la libération de Wallem-Sensel. C'est vrai ? On peut le résoudre, mais ils en ont le droit. Non, mais qu'ils en aient le droit, c'est une chose, mais c'est quand même profondément scandaleux.

Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas seulement l'unité nationale et puis une forme d'impuissance face à un pays, il n'y a pas d'unité nationale, même sur ce sujet. Et ça, c'est quand même profondément choquant. Et on voit bien qu'il y a une partie du monde politique qui soutient finalement l'influence qui est une ingérence de l'Algérie dans notre pays. Et on peut dire pourquoi ? Et pourquoi, Laurent Jacobé ? C'est parce que la France insoumise, citons la France insoumise, évidemment, est élue dans des zones où les communautés d'origine étrangère sont nombreuses. Et donc, ils imaginent qu'en acceptant de ne pas voir ce que fait l'Algérie, ils conquièrent un électorat.

Je pense qu'il y a cette vision extrêmement utilitariste et extrêmement cynique du vote de certains électeurs. Un peu méprisant, d'ailleurs, parce qu'on peut être d'origine étrangère et avoir la France au cœur et défendre les intérêts de la France. Mais la France insoumise ne fait que très rarement dans le détail. Ils font plutôt dans le massif, dans le brutal.

15:14
Laurent Jacobelli

Laurent Jacobé, évidemment, vous avez dû voir ses affiches cette semaine. On n'a parlé que de ça et pour cause. Pardon, mais des caricatures. Comment je vais appeler ça ? Des espèces de caricatures. L'intelligence artificielle a permis certaines choses avec la photo de Cyril Hanouna qui a été publiée. puis retirer cette photo avec des références clairement antisémites et des affiches qui remontent aux années les plus sombres de notre histoire. On va en parler dans un petit instant, peut-être... Pardon, je dis oui, je réponds à Esteva avec vous. Parce que pétage de plomb de Jean-Luc Mélenchon qui ne reconnaît rien.

On va entendre Jean-Luc Mélenchon, les tweets de Manuel Bompard et autres comparses qui refusent de reconnaître cet antisémitisme et qui joue avec le feu. Je voudrais bien vous entendre là-dessus. Il est 20h29 sur Europe 1.

16:02
Présentateur

Europe 1, le journal permanent.

16:05
Laurent Jacobelli

Le journal permanent Brandon Moretz.

16:07
Présentateur

La toute première photo du Père François depuis son hospitalisation le 14 février publiée ce soir par le Vatican. On voit le souverain pontife en train de prier ce matin au sein de la chapelle de la clinique Gémélie à Rome. Le Saint-Siège qui nous dit ce soir que l'état de santé du souverain pontife reste stable. Il poursuit sa thérapie à l'hôpital. Les tractations entre Washington et Moscou s'intensifient au sujet de la guerre en Ukraine. Je pense que Donald Trump et Vladimir Poutine vont avoir une discussion vraiment bonne et positive cette semaine, veut croire sur CNN l'émissaire américain Steve Witkoff. A 400 km de la Terre, la première étape s'est bien déroulée.

La mission de la NASA est arrivée à bon port pour aller récupérer deux astronautes américains bloqués depuis neuf mois dans la Station Spatiale Internationale. Le retour pourrait arriver mercredi prochain. Je suis confronté à une épreuve et je me joins à tant de frères et de sœurs qui sont malades fragiles en ce moment comme moi. Les mots du pape François aujourd'hui qui se dit toujours affaibli et confronté à une épreuve dans un message de remerciement aux fidèles. Il a été diffusé depuis l'hôpital de Rome où il est soigné depuis le 14 février. Le pape qui souffre d'une double pneumonie. Faut-il vraiment craindre une pénurie d'eux ?

Depuis quelques jours, plusieurs supermarchés peinent à approvisionner leurs rayons. Des tensions qui s'expliquent notamment par une forte hausse de la demande alors que la production est stable. Du football avec la 26e journée de Ligue 1 et un choc ce soir PSGOM au Parc des Princes. La rencontre ne débute qu'à 20h45 et déjà une ambiance tendue. Un premier appel à l'ordre il y a quelques minutes du speaker du stade contre des chants insultants pendant l'échauffement des Marseillais. Chantez fort, respectez toujours. Les chants insultants sont interdits. Voilà le message qui a été diffusé il y a quelques minutes sur grand écran dans le stade. Une rencontre classée à haut risque.

300 policiers et gendarmes sont mobilisés ce soir autour du stade.

18:02
Laurent Jacobelli

Merci beaucoup on a tout à l'heure sur Europe 1 20h31.

18:06
Invité

Europe 1 soir week-end

18:07
Laurent Jacobelli

19h21 Pascal de la Tour Dupin Cette affiche avec le visage de Cyril Hanouna puis Pascal Praud ensuite pour essayer de justifier le caractère soi-disant non antisémite de ces premières affiches évidemment on a tous été transis transis de voir cette affiche je vais le redire encore aujourd'hui Cyril Hanouna on a parlé aussi cette comparaison avec je le dis ces heures les plus sombres de notre histoire.

Alors Laurent Jacobelli vous êtes toujours avec nous porte-parole du Rassemblement National je voudrais qu'on écoute parce qu'évidemment on interroge la France Insoumise on lui demande des justifications mais quand même on se régale quand on les entend moi je voudrais qu'on écoute Manuel Bompard d'abord pour commencer puis on écoutera Jean-Luc Mélenchon alors lui qui perd carrément ses nerfs

18:51
Invité

je vous dis que cette affiche a été supprimée à partir du moment où elle commençait à donner lieu à ce parallèle et je peux même vous dire sans aucun problème sans aucune difficulté manifestement puisqu'elle a permis de faire ce parallèle cette affiche n'aurait pas dû être publiée je pense qu'à partir du moment où elle peut faire référence ou donner l'impression d'avoir eu une intention qui visait une personne en fonction de sa confession religieuse il ne fallait pas la publier donc c'est pour ça qu'elle a été supprimée j'ai cette question de quel droit de quel droit qui vous êtes parce que c'est vous vous m'accusez est-ce que vous m'accusez pas du tout alors taisez-vous vous êtes en train de continuer une campagne qui a démarré à l'extrême droite contre nous il ne fallait pas publier ce visuel alors attendez donc maintenant on demande à l'extrême droite ce qu'on peut publier ou pas vous pensez que la tête de monsieur Hanouna comme la mienne ne peut pas être caricaturée moi je suis caricaturé continuellement vous voulez que je vous montre les caricatures de Charlie Hebdo et ça n'est pas de l'antisémitisme pourquoi ça serait de l'antisémitisme ça suffit ça suffit maintenant

19:46
Laurent Jacobelli

voilà alors Jean-Luc Mélenchon et tout à l'heure Manuel Bompard qui était aujourd'hui sur Europe 1 et CNews au micro de Pierre de Villeneuve c'est terrible non mais c'est oui Laurent Jacobéli porte-parole du Rassemblement National c'est très grave moi ça me gueulasse le sang pardon mais là le comparatif avec cette image et bien sûr tout le monde l'a vu de 1940 et on y

20:08
Invité

mais c'est terrible

20:09
Laurent Jacobelli

c'est de la mauvaise foi Laurent Jacobéli bien sûr

20:12
Invité

mais imaginez ces gens au pouvoir quand j'entends Jean-Luc Mélenchon qui dit aux journalistes taisez-vous mais de quel droit

20:18
Laurent Jacobelli

c'est la République c'est moi vous souvenez c'est un peu ça le droit de journaliste qui a le droit

20:21
Invité

de poser des questions imaginez ces gens au pouvoir ils mettraient des affiches dans les rues avec la tête de ceux qu'ils considèrent comme les ennemis en leur mettant une cible dans le dos comme ils l'ont fait pour Cyril Hanouna et je pense que personne qui a eu un cours d'histoire n'a eu un doute une seconde sur la référence de cette affiche qui était vraiment l'affiche de l'exposition des expositions à la fin des années 30 sur le juif entre guillemets qui avait ses caractères physiques complètement caricaturaux cette affiche elle est en noir et blanc elle est clairement antisémite et une fois encore ça vient de la France insoumise qui a multiplié les déclarations antisémites ça aussi c'est quand même un morceau d'anthologie Paul Vanier qui a expliqué que ça avait été fait sur le logiciel d'intelligence artificielle

21:07
Laurent Jacobelli

à l'usée d'Elon Musk donc c'est la faute d'Elon Musk donc l'extrême droite

21:11
Invité

oui voilà l'extrême droite donc en fait c'est toujours la même rhétorique à la fin c'est la faute de l'extrême droite c'est comme si vous imaginez si le terroriste qui a pris une mini-hostine à Munich pour foncer sur la foule disait c'est la faute du constructeur de bagnoles donc là c'est la faute d'Elon Musk et là c'est l'extrême droite qui a fait scandale mais si vous voulez moi je suis frappé de cette incapacité à faire à Mont-Dolorable jamais jamais jamais mais Orang Jacob

21:35
Laurent Jacobelli

et quelle est la position du Rassemblement National sur cette affaire

21:38
Invité

totalement et d'ailleurs je tiens à dire à Cyril Hanouna tout notre soutien parce que ça doit être terrible de se voir affiché comme ça avec clairement je le répète une cible dans le dos puisqu'un esprit un peu dérangé pourrait en vouloir à Cyril Hanouna et vouloir se venger moi je dis qu'aujourd'hui il y a évidemment un risque aujourd'hui il parle beaucoup d'extrême droite et moi je me souviens d'Adria Quintenins quand il n'était pas content du résultat des élections en disant il va falloir maintenant marcher sur Matignon comme Mussolini avait appelé à marcher sur Rome aujourd'hui il y a des affiches antisémites il y a des attaques anominèmes sur les opposants notamment dans les réseaux sociaux ils ont demandé la fermeture d'une chaîne C8 en l'occurrence parce qu'ils estimaient qu'elle n'avait pas la bonne ligne éditoriale s'il y a aujourd'hui un groupe d'extrême droite s'il y a aujourd'hui un danger fasciste en France il s'appelle la France insoumise il s'appelle Jean-Luc Mélenchon Philippe Guibert je me demande si un jour vous gagnez les élections arrivées au pouvoir il faudra peut-être que vous fassiez un remerciement à Jean-Luc Mélenchon qui aura beaucoup contribué à votre dédiabolisation et à votre banalisation parce que c'est vrai que ce que fait les filles et Mélenchon

22:46
Laurent Jacobelli

le Rassemblement National il n'y a pas de dérive de ce côté-là le Rassemblement National défend la communauté juive pour le coup

22:53
Invité

c'est un petit changement parce que pour ma génération celui qui avait des attaques contre les juifs contre les journalistes c'était Jean-Marie Le Pen et donc je redis ce que j'ai dit le LFI et Mélenchon ont rendu un grand service au Rassemblement National mais je remarque que Mélenchon va encore plus loin dans l'ignominie c'est-à-dire que vous avez entendu sa comparaison avec Charlie Hebdo

23:19
Laurent Jacobelli

oui exactement vous avez raison Philippe Guibert

23:21
Invité

c'est-à-dire qu'il fait une comparaison entre les caricatures de Charlie Hebdo qu'on peut parfois ne pas trouver drôles qu'on peut trouver très drôles et irrésistibles dans d'autres cas avec des caricatures qui sont dans des codes antisémites c'est-à-dire qu'il fait une comparaison entre ce qu'a publié les filles et ce que fait Charlie Hebdo et ça c'est profondément écœurant parce qu'il faut souvenir que Jean-Luc Mélenchon était un ami personnel de Charbes le directeur de Charlie Hebdo qui a été assassiné en janvier 2015 comme ses compagnons et je trouve que là le cynisme de Mélenchon va au-delà de même de ce que vous appelez à juste titre son calcul ses calculs électoralistes tout à l'heure c'est quelque chose qui est profondément dégueulasse c'est dégueulasse et moi je pense à tous les français aujourd'hui de confession juive qui vivent une situation difficile beaucoup réfléchissent à aller en Israël d'ailleurs l'ALIA c'est-à-dire le départ vers Israël a augmenté encore cette année qui sont inquiétés agressés insultés aujourd'hui suite notamment au conflit israélo-palestinien et ils voient face à eux un parti politique qui a pignon sur rue qui a plus de 70 députés qui passe son temps à faire des allusions alors c'est rarement frontal mais ce sont toujours des allusions qui envoient des signaux très clairs aux antisémites

24:36
Laurent Jacobelli

ils sont borderline en fait personne n'a jamais été condamné ils nous disent moi antisémite j'ai jamais de la vie

24:40
Invité

absolument et donc ils se sentent en danger c'est pas un groupuscule qui fait ça c'est la France insoumise un des principaux partis de France avec Jean-Luc Mélenchon qui a été ministre sénateur etc et donc c'est extrêmement inquiétant et je pense que tout le monde doit condamner très fort ses propos très fort ses actes et ne plus avoir aucune tolérance moi je pense à monsieur Gabriel Attal qui entre les deux tours de l'élection législative a appelé à voter pour la France insoumise pour que le rassemblement national ne puisse pas avoir la majorité et bien aujourd'hui je leur dis à tous ces gens qui ont fait cette erreur ne le faites pas deux fois parce que vous savez maintenant clairement qui est la France insoumise et on ne rigole pas avec l'antisémitisme même pour protéger son fauteuil de députés

25:20
Laurent Jacobelli

merci beaucoup merci beaucoup je vais vous expliquer pourquoi je coupe Laurent Jacobili à 20h38 puisque nous avons des temps de parole à respecter des quotas c'est pour ça pour être tout à fait pour être transparente avec les auditeurs d'Europe Laurent Jacobili merci d'être venu dans le studio d'Europe en porte-parole du rassemblement national et député de Moselle